Prix bord champs: Cacaco 825 Fcfa, Kg;  Café  700 Fcfa Kg,  Hevea 275 Fcfa; Anacarde 350 Fcfa

vendredi 28 février 2020
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Transformation locale des produits agricoles à 50%: le pari difficile de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020

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(photo unité de transformation  de caoutchouc) . Les acteurs invités  a passé à la phase de la deuxieme transformation (photo unité de transformation de caoutchouc) . Les acteurs invités a passé à la phase de la deuxieme transformation

« La transformation de notre économie demeure l’une des priorités du Gouvernement pour conduire notre beau pays vers l'émergence. Dans cette perspective, je voudrais, à nouveau, féliciter Monsieur le Premier Ministre et le Gouvernement pour les progrès réalisés dans la transformation locale de nos principales matières premières, notamment le cacao et l’anacarde. A titre d’exemple, la signature récente de l'accord de financement du projet Bird- Enclave pour la compétitivité de la filière anacarde avec la Banque Mondiale. Ce projet, d'un montant de 200 millions de dollars Us (soit environ 110 milliards de Fcfa), contribuera à atteindre l'objectif de 50% de taux de transformation de ce produit à l’horizon 2020 contre 6 à 7% aujourd’hui. L’objectif visé est de valoriser rapidement l’important bassin d’emplois évalué à 440.000 emplois directs et indirects, dont au moins 60% sont destinés aux femmes ». Extrait du discours de Allassane Ouattara, le Chef de l’Etat ivoirien. C’était face aux centrales syndicales le 1er Mai, 2018 à l’occasion de la fête du Travail. Un engagement du gouvernement ivoirien qui pourrait aider à sécuriser et garantir les revenus des producteurs ivoiriens. Seulement le dire et concrétiser cette volonté politique, il faut se mettre dès à présent au travail pour y parvenir. En attendant 2020 comme l’annonce le Chef de l’Etat ivoirien, affichons donc les taux actuels de transformation locale de nos produits agricoles. D’abord le cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier pays producteur mondial. Sur la base d’un potentiel actuel de transformation basée sur une capacité installée de 706.000 tonnes et des accords signés par les sociétés de broyage avec l’Etat de Côte d’ivoire pour transformer au moins 50% de la production à l’horizon 2022, les prévisions relatives à l’évolution de la transformation ont été projetées. Sur l’année 2017, la quantité de produits finis de cacao fabriquée et exportée a été de 576 097 tonnes, soit un taux de transformation national de 27%. Nous sommes bien des 50% à l’horizon 2020 Ensuite, ensuite en ce qui concerne la transformation locale de la noix de cajou, il était de 6,62% en 2017 contre 6,22% en 2016. Dans un contexte où la fuite des produits agricoles ne cesse de prendre de l’ampleur, il y a de quoi à être pessimiste face à l’optimisme béat de l’exécutif ivoirien. Enfin, s’agissant du café, de transformation se stabilise à 24%. Ce n’est pas seulement sur ces trois produits de rente que le taux de transformation locale est encore très faible. Au niveau du caoutchouc naturel, le taux de transformation atteint 5% de la production nationale. Alors ministre de l’Industrie et des mines, Jean Claude Brou, avait indiqué qu’il serait attentif à l’approvisionnement des industries locales tout en exhortant les industriels à davantage transformer le latex et en particulier à passer à la deuxième transformation sous forme de granulés compactés et de produits semi-finis ou finis.

Bamba Mafoumgbé,