Prix bord champs: Cacaco 825 Fcfa, Kg;  Café  700 Fcfa Kg,  Hevea 275 Fcfa; Anacarde 350 Fcfa

vendredi 28 février 2020
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Débrouillardise et petits commerces en Côte d’Ivoire // Sur les traces des travailleurs saisonniers nigériens à Abidjan

mercredi, 28 août 2019 22:48 Written by

Tentés par l’aventure et l’envie de faire fortune, ils sont nombreux les  aventuriers  africains qui arrivent en Côte d’Ivoire par la route.  Parmi ceux-ci, il y a  les   ressortissants  nigériens vendeurs et  de colas et  tenanciers  de rôtisseries communément  appelées Choukouya. Enquête…  Chétifs  comme des enfants souffrant  de la  malnutrition et parfois habillés quasiment en aillons, ils arpentent tous les jours,  les grandes  artères et ruelles d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, à la recherche d’éventuels clients. A qui,  ces petits débrouillards venus du Sahel   proposent leurs produits. Eux,  ce sont les petits nigériens, vendeurs de colas et de consommables électroménagers. Ces petits commerçants  dont l’âge oscille entre 15 et  20 ans  sont pour  la plupart d’origine nigérienne. Ils sont    de jeunes   Haoussa  et des Zerma qui viennent  plus précisément de Tahoua.  Zone  presque désertique située  dans le Nord- Ouest du Niger. Leur activité principale, à Abidjan tourne autour du   petit  commerce ambulant de noix de  colas et  de petits colas.  Soigneusement disposées sur un  morceau de sac jute imbibé d’eau fraîche et le tout sur un plateau posé sur la main droite. (C’est selon).  Des grosses noix de colas blanches en passant par   celles de couleur rouge aux noisettes de petits colas fraîche  ou  séchées. En tous cas,  il y en a de tous les goûts et pour  toutes bourses. L’un d’entre eux, accosté à Adjamé 220 logements, se nomme Aguibou. Il a  16 ans environ et est  de nationalité  nigérienne, natif de la région de  Zinder,  située   au Centre-est du pays  et faisant frontière avec le Nigeria voisin.  Aguibou vit  depuis quelques années à Abobo, une commune populeuse située dans la partie Nord d’Abidjan. Aguibou a décidé de s’associer à d’autres petits compatriotes.  Avec lesquels, il va  s’approvisionner à   Anyama ‘la cité de la Cola’  située plus au Nord du District d’Abidjan. «  Au lieu d’aller me ravitailler à Adjamé.,  moi je vais prendre mes noix de colas à Anyama. Ensemble,  nous achetons un panier de 50 kg à 65 mille Fcfa. Après la vente au détail nous arrivons  à atteindre facilement les 85 mille Fcfa.  Après la soustraction des différentes charges, nous mettons de côté  notre bénéfice et retournons nous ravitailler à nouveau à Anyama » explique-t-il,   avec son plateau  de noix  de  cola  sur la main. Autre  vendeur, autre explication. Salifou Moussa, 19 ans est arrivé en  Côte d’Ivoire depuis environ deux ans.   Les dents jaunies à fosse de croquer de cola,  squelettique  et les cheveux ébouriffés témoignent de l’effort qu’il fournit  dans la quête de la pitance journalière. A l’image de ses compatriotes, Salifou  se rend quant à lui,  régulièrement à  Adjamé non loin du grand marché, plus  précisément au « Black Market » (marché noir) pour  s’approvisionner  dans  ses produits du cru. « J’ai 19 ans    et je  suis originaire de Maradi au Niger.  C’est en  début 2016  que je suis arrivé en Côte d’Ivoire. Avec le secret espoir  de me faire de l’argent et retourner au pays pour aider mes parents et me marier.  Pour l’instant,  n’ayant pas trouvé mieux, je  suis dans le petit commerce de   colas, des petits colas et de  datte  », se confie-t-il, le visage sensiblement  tuméfié par la fatigue.  Pour gagner combien ? « Très tôt chaque matin, j’achète  des  noix  de cola à 1100Fcfa le kg,  un autre de datte et un autre de petit colas que je viens placer sur le marché auprès des consommateurs de la commune de Cocody. Ce,  à 50Fcfa la noix. Ainsi  à la fin de la journée,  rien que sur les noix  de   cola, j’arrive à recouvrer  mon prix d’achat, mais aussi je réalise un petit bénéfice de 600 Fcfa à 800Fcfa », soutient Salifou, l’air très frileux. Pour sa part, Moumouni Abdoulaye, originaire du Niger, de la  région  de  Tahoua,  la quinzaine  révolue  est quant à lui aussi  vendeur de cola  ambulant à Abidjan.  Il y   est arrivé pour la première fois, en  2018  grâce  à  un compatriote  qui à l’époque était vendeur  de « Garba » au sous quartier  « Adjamé 220 logements » dans la commune d’Adjamé.  Chaque matin, l’adolescent  Marouane, habillé d’un tricot polo aux couleurs de l’équipe nationale de football de son pays natal, ‘Les mena du Niger’ va  s’approvisionner   dans un magasin de cola, non loin de son lieu d’habitation. Très fier  et derrière un sourire que cachent ses yeux de  gazelle perdue dans la savane, il nous apprend un peu plus. «Chaque jour, je vais acheter au moins deux kilogrammes de colas  dont le kg oscille entre  1500 et 1400 Fcfa que j’arrive à placer en moins de deux jours sur le marché. Avec le petit bénéfice dégagé, j’arrive à me nourrir et envoyer un peu d’argent à ma mère restée au pays quand j’y retourne au  par moment. »Mais que viennent-ils chercher en Côte d’Ivoire ? Les propos de  Arouna, la vingtaine à peine, baragouinant  à peine la langue de Molière  et   opérant  dans la même filière  donne  plus de précisions quand il dit : «  Il  y a  seulement 15 mois que je suis arrivé en  Côte d’Ivoire, précisément à Abidjan. Sur conseil d’un  cousin  retourné au pays, mon père  s’est engagé à payer   le frais  de transport  qui s’élève à  45 mille Fcfa,  de  Tahoua à Abidjan via Niamey.  Comme ce cousin, je suis venus non seulement   à l’aventure mais aussi  me faire de l’argent et retourner doter ma fiancée restée au pays. Mais pour l’instant, je n’ai trouvé mieux que vendre des noix de colas que j’achète régulièrement dans un grand magasin  situé dans le sous quartier d’Adjamé où j’habite ».Une activité qui ne semble pas être facile à mener, selon lui. « Pas vraiment. C’est difficile. Très difficile. Quand nous finissons de nous approvisionner dans les noix dont le prix du kg varie en fonction de la qualité et de la couleur, il faut parcourir des dizaines de kilomètres d’Adjamé en passant par  la Riviera  jusqu’à Akouédo pour  écouler nos marchandises. C’est très pénible mais,  ça vaut mieux que voler… », nous  indique Oumar, lui aussi originaire de Tahoua. Par ailleurs compagnie de route de  Arouna que nous avons rencontré au Rond- Point de la Riviera II dans la commune de Cocody. Dans le petit commerce ambulant, des consommables d’appareil électroménagers aussi…Outre  ce créneau   de revendeurs de cola au détail, ces petits nigériens se  retrouvent également dans l’univers de vente de consommables d’appareils électroménagers.  Des télécommandes en passant par  les antennes pour des  postes    téléviseurs,   au fer à repasser, ces petits  commerçants offrent  pour toutes les bourses. Malheureusement, ces produits vendus à prix très abordables sont pour la  plupart de mauvaises qualités.  Ils sont nombreux les Abidjanais à avoir acheté ces consommables  et qui ont été déçus par la suite,  par la mauvaise qualité. Au nombre des victimes, T. M., employé  de bureau dans une entreprise de communication  de la place. Très déçu,  Eugène D., un professionnel  de la communication âgé   de plus de  quarante   ans révèle : «  J’ai  acheté  au moins trois fois  des télécommandes avec ces petits  vendeurs ambulants, mais à chaque fois elles n’ont pas fonctionné ». Avant d’être plus incisif : « Ce sont des arnaqueurs… ». Mais qui se cachent derrière ces petits travailleurs saisonniers  qu’on trouve dans les rues de certaines  capitales de la sous- région ? Existe-t-il une filière de placement de ‘petits esclaves  nigériens’ ? Sur les activités de ces petits travailleurs saisonniers,  les   données du Bureau international du travail (Bit) ne donnent pas assez de  détails mais  en dit plus tout de même.  Aux dires de  M.  Sigui  Mokié Hyacinthe, alors administrateur national de Programme au Bit ( Bit/Ipec), «  une enquête de 2010 indique  que  près de 9 000 enfants seraient victimes de traite en Côte d'Ivoire et 37 359 seraient contraints à travailler.  Par ailleurs, le rapport  en question  ne parle pas spécifiquement des enfants  Ahoussa. ( voir encadré)  Aboki,  Garbadrome  et revendeurs dans les boutiques au détail… ces petites chasses-gardées.En  attendant de prospérer comme les  gros vendeurs de bois de construction, de fer  à béton et autres  matériaux  pour  bâtiment  dont ils ont  à la  limite le monopole dans certaines villes ivoiriennes, d’autres ressortissants nigériens  estimés à un million,  tiennent  pour certains,  des  café chaud et  des points de ventes d’attiéké dont  les noms  riment avec leur nationalité. Il s’agit des Aboki et des Garbadromes. Quant  à ces  ressortissants nigériens, qui exploitent jalousement le segment de vente d’Attiéké( semoule de Manioc cuite à la vapeur) au thon grillé   dans les « garbadrome »,  et de cafétéria populaire communément appelés ‘ Aboki’. En outre,  nous avons ceux qui prospèrent dans la  vente de bois de construction, de tôles, de fer à bêton  et de vente d’oignon  avec le célèbre ‘ violet de Galmi ‘( Oignon  produit exclusivement au Niger et dont le brevet est déposé à l’Office africaine de la propriété intellectuelles, (Oapi). Désormais,  il faut compter avec ceux qui enregistrent  des  percées ailleurs. Notamment   la constitution  d’un réseau de détaillants avec des boutiquiers d’ethnie Ahoussa et  très interconnectés. Sans oublier la gestion des rôtisseries traditionnelles qu’ils maîtrisent  à volonté avec le fameux choukouya bien  épicé et très bien apprécié par les consommateurs ivoiriens.  Le  Choukouya ?   Ce  sont ces grillades de viande (poulet, bœuf…) bien assaisonnées, incroyablement bonnes et confectionné   par  des rôtisseurs artisanaux  nigériens. Là aussi,  selon   des confidences à nous faites par   le journaliste- formateur Zio Moussa, «  le commerce du Choukouya en Côte d’Ivoire  rapporte  à la filière qui prend ses racines  au Niger,  plus de 9 milliards de Fcfa  à ce dernier pays cité.  Ces chiffres  datent de dix ans (…) ». Donc, il  faut  les  revoir à la hausse en tenant compte de la croissance rapide de la population, de l’évolution des habitudes alimentaires et  du développement de l’industrie de la nuit  en Côte d’Ivoire depuis quelques années.    Bamba Mafoumgbé, ( In Lginfos du 27 aout 2019, 22heures 43mn) Légende photo : Les rôtisseries traditionnelles   de Choukouya rapportent gros aux acteurs de cette filière transnationale    Encadré : Aller à  l’aventure ; un   phénomène culturel… Aussi, l’éclairage de  M. Alkassoum Atahirou, cadre  nigérien et  le représentant du Conseil Nigérien des Utilisateurs des transports publics( Cnut) nous donne davantage de précision sur  ce phénomène transfrontalier. «Ces  enfants sont  majoritairement originaire de Tahoua,  région du Nord –Ouest  de notre pays. Au Niger,  les ressortissants de Tahoua,  une zone presque désertique, sont reconnus comme de grands aventuriers qu’on retrouve  en grande majorité en Côte d’Ivoire,  en Afrique Centrale au Cameroun et au Gabon   mais aussi en Lybie ( de Kadaffi) La plupart des gens de Tahoua qui sont en Côte d’Ivoire, sont riches et ont fait fortune ici », fait-t-il  savoir. Avant de révéler  que c’est un phénomène culturel.  «Plus qu’une pratique passagère, c’est un phénomène  culturel  qui ne date pas de maintenant. Ceux  qui sont venus  à Abidjan et qui ont fait fortune sont des modèles pour ceux qui sont  restés au pays. La célèbre cantatrice Zabiya Houssey  Bonbon   qui est venue faire une tournée à Abidjan, incite, dans ses chansons,  les Nigériens à   venir y faire fortune », soutient notre interlocuteur. Tout comme ces  petits acteurs du commerce informel qui vivent  à Abidjan chez des parents et dans  des maisons de fortunes dans les quartiers précaires,  nous avons les  travailleurs saisonniers et les  vendeurs dans les boutiques au détail qui pullulent dans  des  quartiers du District d’Abidjan.  B. Mafoumgbé   Légende  photo :  La  vente de Choukouya rapporte gros aux acteurs de  cette filière transnationale         

Agro-industrie/ De la production à l’industrialisation de la cola en Ci// Dans le secret d’une filière très rentable et peu explorée…

vendredi, 23 août 2019 15:32 Written by

La noix de colas, est l’un des produits du cru dont la production, l’industrialisation et l’exportation rapportent gros aux acteurs de cette jeune filière qui ne cesse de se développer au fil des années. Mieux, Dame cola très sociable est dans une phase d’industrialisation active. Enquête…
La Côte d’Ivoire en plus d’être le premier pays producteur mondial de cacao avec environ 2 millions de tonnes, occupe également le même rang mondial avec la Cola, pour une production annuelle de 260 mille tonnes de noix fraiches. En 2016 dont, la Côte d’Ivoire a exporté plus de 200 mille tonnes de belles noix fraiches. Selon les chiffres officiels publiés en 2019, la filière a occupé plus de 2 mille producteurs et a généré au moins plus 78 milliards de Fcfa de chiffre d’affaires. Mieux des sources nous indiquent plus de 100 milliards de Fcfa de chiffre d’affaires. Le prix d’achat moyen du kilogramme est de 400 Fcfa. Rappelons que le colatier est un arbre typiquement africain, cultivé dans de nombreux pays du continent africain comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun mais aussi ailleurs comme en Jamaïque. Le colatier peut atteindre jusqu’à 20 m de hauteur, ses fruits sont constitués de 3 à 5 follicules dans lesquels sont logées des noix dont la couleur varie du rouge foncé au blanc crème, en passant par le rose. Mais pendant combien de temps, la Côte d’Ivoire, va –t-elle continuer à se comporter en importateur nette de noix brutes et donc de pourvoyeuses de Matières premières pour les transformateurs implantés en Europe et aux Etats unis d’Amérique( Usa). Dans ce dernier pays, nous dit-on, la noix de cola rouge foncée est très prisée.

La Cola : Ce produit aux atouts insoupçonnés

Les noix d’origine Côte d’Ivoire sont très prisées dans la pharmacie moderne, dans l’industrie textile (confection de la teinture), dans la cosmétologie. La noix de cola est utilisée aussi dans l’agroalimentaire, du fait de sa forte teneur en caféine, la noix de cola est utilisée pour la fabrication de boissons gazeuses, tonifiantes et énergisantes, de vins et de liqueurs. Egalement, la cola entre dans la composition de médicaments produits par la pharmacopée africaine qui traitent certaines maladies (toux, fontanelle, diarrhée, etc.). Par ailleurs, dans la zone soudano-sahéliennes à dominance musulmane,la cola exerce des fonctions sociales, culturelles et religieuses importantes. Elle a longtemps été considérée comme un produit de cueillette, les producteurs se contentant d’exploiter des arbres spontanés trouvés lors de la création des plantations de cacao et de café. Une option qui a désormais changée.

 

L’avènement des marchés nouveaux ; comme socle d’un tissue industriel local en devenir.

Aujourd’hui, avec l’avènement sur les marchés de nouveaux produits à base d’extraits de la noix de cola et l’exploitation abusive des forêts avec pour corollaire la disparition des colatiers spontanés, on assiste à la création de plantations de colaterais, la culture se substituant à la seule cueillette. La colaculture a toujours fait vivre bon nombre d’Ivoiriens et constitue une source de revenue substantielle pour de nombreuses familles. Depuis près d’une dizaine d’années, la culture de la cola en Côte d'Ivoire connaît une véritable révolution et un engouement réel dans le monde paysan, avec un nombre croissant de producteurs ivoiriens et des plantations allant jusqu’à 10 hectares d’un seul tenant. Autrefois produit de cueillette, l’on note un intérêt croissant des producteurs qui mettent, de plus en plus, en place des plantations de colatier en culture pure. La plupart de ces plantations se concentrent dans cinq principales régions : les Régions des Lagunes (Sikensi), de l’Agneby-Tiassa (Azaguié, Agboville), de l’Indénié (Abengourou et Bettié), du Sud-Comoé (Mafféré et Bianouan) et du Bas Sassandra (San-Pédro).Selon des informations recueillies sur le site du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole,( Firca), « la filière ivoirienne de la cola est en plein dans l’organisation. Avec la cohésion au sein des acteurs très dynamiques mais qui ont jusque-là travaillé dans le désordre dans une filière pourtant très porteuse. Pourvu qu’on y mette de l’ordre. Partie de l’informel, l’interprofession de la Filière Cola de Côte d’Ivoire, ‘Intercola’ (Interprofession Cola) a été reconnu par décret n° 2018-716 du 12 septembre 2018. Son président du Conseil d’administration est M. Abou Cola. Qui est au four et au moulin avec les administrateurs, pour parler d’une même voix et asseoir solidement cette jeune filière »Désormais, les informations sur l’état de santé de la filière est difficile à obtenir. Toutes aussi précieuses que la tranche de Goulèh ou cola(Bété) durant la période de soudure dans nos contrées. Nous avons l’amer constat lors de notre enquête sur le terrain. Le Professeur Biego Henri, le Directeur exécutif de l’Intercola ne peut parler à la presse, sans autorisation du Conseil d’Administration. Ne disposant pas de programme de développement soutenue par l’Etat, la filière est confrontée à des difficultés tant au niveau de la production, de la transformation que de la commercialisation. Nos investigations et compilation de fonds documentaires nous ont permis de savoir que « la filière Cola ne faisant pas partie des filières cotisantes, le financement de ses projets se fait sur la Caisse de Solidarité du Firca. Ainsi, de 2009 à 2018, plus 425 millions de Fcfa ont été mis à disposition pour réaliser les projets aux profits de la filière Cola. Dans l’objectif de contribuer à son développement, le Firca a en accord avec les acteurs,a financé des actions/projets aux profits de la filière Cola dans les domaines des études d’accompagnement, de la recherche appliquée et du renforcement des capacités des acteurs ». Ainsi, des projets sont en cours de réalisation. Notamment des projets de recherche en vue de l’amélioration de l’itinéraire technique du colatier d’une part, et l’amélioration et la création variétale du colatier et d’autre part. Sans oublier l’appuis aux Organisations professionnelles agricoles( Opa). Ce n’est pas tout. Tout est mis en œuvre pour l’opérationnalisation de l’Intercola ainsi que l’appui à la mise en place d’un système de commercialisation et de cotisations professionnelles.
Seulement dix mille tonnes de noix transformées localement par an.
A travers ce projet, chaque année, le Firca mène des actions au profit de la filière Cola dans l’objectif de contribuer à son organisation, de l’aider ainsi à sortir de l’informel et de la rendre plus performante. Il s’agit de la formation des dirigeants à la gestion coopérative, du financement de tournées d’investiture des délégués régionaux et départementaux et de l’Assemblée générale constitutive de l’organisation interprofessionnelle Cola. L’ensemble de ces actions, conjuguées avec celles des acteurs de la filière, ont permis d’obtenir la reconnaissance par le gouvernement ivoirien de l’Intercola par décret n° 2018-716 du 12 septembre 2018. En vue de l’opérationnalisation de l’Intercola et de la mise en place d’un cadre formel de mobilisation des ressources suite à sa reconnaissance, les actions du Firca en direction de la filière Cola portent sur : Appui pour la mise en place de dix (10) représentations régionales de l’Intercola par le financement d’une tournée d’information et de sensibilisation des producteurs et des commerçants-exportateurs dans les zones de production et de transit de la cola pour permettre une adhésion et une forte implication des acteurs. Ces représentations auront pour rôles, d’appuyer le développement de la filière et d’assurer le suivi de la commercialisation intérieure, ainsi que les flux de cola à l’export. Le Firca a élaboré et introduit un décret portant institution de la cotisation professionnelle sur le kilogramme de noix de cola sur la période quinquennale 2019-2023, à la suite de concertations avec les acteurs de la filière, conformément à la procédure en la matière. Les efforts entrepris pour la production de la noix de cola ont propulsé les exportations de cette filière et le pays est devenu un leader africain en la matière. Il y a de fortes chances que le Coca-Cola ou le Pepsi que nous buvons résulte de la noix de cola récoltée en Côte d’Ivoire. Si ce n’est déjà fait. Élément essentiel dans l’économie du pays, la noix de cola est croqué partout en Afrique subsaharienne. Jadis, cette noix était tellement prisée, qu’elle était considérée comme une monnaie. Elle est réputée pour donner de la vigueur et de l’énergie. Nos investigations nous indiquent que la transformation locale est au stade embryonnaire. Une seule entreprise basée à Abidjan a décidé de s’engager dans la transformation locale et ne traite que 10 mille tonnes de noix brutes par an : Il s’agit de l’ Africaine d’échanges commerciaux,( Afreco) dont le Président n’est autre Jean Claude Gombert. Se confiant à des confrères, il a dit que «La Côte d’Ivoire est le premier pays exportateur de noix de cola. C’est une activité qui se perd dans la nuit des temps. Elle est séculaire voire millénaire. C’est une activité qui intervient entre les producteurs au sud en forêt et les consommateurs au nord en savane et depuis toujours » La production ivoirienne de noix de Cola attire les grands groupes comme Coca-Cola. Sur la période de 2010 à 2020, le géant américain aura investi 17 milliards de dollars soit plus de 8500 milliards de Fcfa sur le continent africain. «Ce niveau d’investissement est la preuve de notre confiance et de notre engagement en Afrique». Estime le président du Groupe Coca-Cola pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, Brian Smith lors d’une visite en septembre 2017 à Abidjan. La Côte d’Ivoire passe à la vitesse supérieure. La filière cola en Côte d’Ivoire a décidé de s’organiser afin de booster ses opérations de production, de collecte, de stockage, de transformation, de commercialisation et de rentabilité.( voir encadré 1) Produit à forte symbolique d’intégration en Afrique de l’Ouest, le nom Cola était en compétition avec Afriki et Eco pour donner son nom à la future monnaie unique de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest,( Cedeao). L’Eco a été retenu par les experts.
Bamba Mafoumgbé,

Légende photo : Une vue d’un centre de traitement de noix de cola après la cueillette ténu par plusieurs dizaines de femmes ( In Lginfos du 22 aout 2019)
Encadré : Des résultats significatifs malgré le manque de financement

Une filière agricole ne pouvant être dynamique et compétitive, sans l’appui de la recherche, un partenariat avec le Centre nationale pour la recherche agronomique( Cnra) est en cours et soutenu par le Firca via sa caisse de solidarité. Ainsi, 05 fiches techniques de technologies éprouvées ont été produites en vue d’améliorer la productivité des vergers par des techniques culturales adaptées au colatier. Il a été également initié un projet de pré- germination des semences de colatier avec la technique de levée de la dormance. Mais aussi et surtout d’opérations de récolte et post-récolte de la Cola. Des actions sont en cours pour la mise à disposition de matériel végétal performant. Les résultats intermédiaires obtenus à ce jour sont encourageants et laissent entrevoir que 301 accessions paysannes avec de bonnes performances agronomiques collectées et multipliées par bouturage en vue de renforcer le potentiel génétique du colatier en Côte d’ivoire. Après la destruction du site expérimental et de recherche du Cnra sur la Cola de Bingerville, une station du Cnra à Divo a pris le relais. Ici, il est mis en place une collection de 1 ha à Divo avec 77 accessions, de deux collections à Man (0,75ha) avec 79 accessions et une collection à Abengourou (1 ha) avec 49 accessions. Pour aider les colaculteurs à avoir plus de débouchés à l’export notamment vers les pays de l’Union Européenne (espace aux directives et normes alimentaires très rigoureuses), un bio-pesticide (Top Bio) inhibant efficacement la croissance des moisissures avec une faible toxicité a été proposé pour réduire les pertes post-récoltes. « Des barquettes en polystyrène ont été proposées pour améliorer le conditionnement en lieu et place des paniers en rotin. Un diagramme révisé du processus de traitement de la noix de cola suivant la norme Brc a été proposé aux acteurs que nous sommes. Mais…. » Nous a indiqué un colaculteur basé à Sikensi. Un Plan stratégique de développement (Psd) 2017-2020 de la filière Cola servant de boussole au développement de la filière a été élaboré, à la suite d’un bilan diagnostic établi en 2009. Ce Psd 2017-2020 comporte un portefeuille de 25 projets/actions projets dans les domaines de l’organisation de la filière, de la production, de la commercialisation, du financement, de la Conservation et de la Transformation. Un cadre formel d’organisation de la collecte, de la commercialisation et de l’exportation de la noix de cola à partir d’une analyse pertinente du système de commercialisation existant a été proposé à la suite d’étude du système de commercialisation intérieure des précieuses noix de Cola.

Bamba M.
Légende photo : Une plantation de colatier grâce au concours de la recherche agronomique
( In LGINFOS DU 22 AOUT 19)

 

 

 

 

 

Légende photo :

 

Cacao : Ram Etwareea( Journaliste,analyste économique et financier)// « Les deux pays subiront des pressions(…) »

mardi, 18 juin 2019 08:32 Written by

Juste après l’annonce de cette décision dite ‘ historique’ entre les deux pays, (Côte d’Ivoire et Ghana), nous avons interrogé des experts africains et suisse sur la viabilité et la mise œuvre d’une telle mesure devant laquelle les industriels chocolatiers ne resteront pas inactifs. Le confrère Ram Etewareea Journaliste, analyste (Economie et Finance) au quotidien suisse, Le Temps dit sans ambages : « Avec une telle décision, les deux pays risquent de se faire emmerder politiquement par les Etats où se trouvent les grands acheteurs (Suisse, Etats-Unis, France, Allemagne, Italie). Ce sont les capitales qui vont chanter la litanie de laisser les marchés faire. Les deux pays subiront des pressions monstres afin qu'ils reviennent sur leur décision. Ces Etats ne vont pas hésiter à faire du chantage en menaçant de couper dans l'aide publique » Avant d’ajouter qu’il n'est pas impossible que leurs exportations d'autres produits subissent des tracasseries à la douane en Europe et aux Etats-Unis.

Face à ces pressions, il sera difficile de tenir.

Aussi, notre confrère n’hésite pas d’ajouter que « les acheteurs vont aussi croiser le fer. Ils feront quelques gestes d'apaisement (mais gare aux promesses) mais sur le fond, ils vont tester les deux Etats dont les caisses ne sont pas solides. Ils devront payer les agriculteurs et ensuite, s'organiser pour stocker ce qu'ils ne mettent pas sur le marché. Cela demande des infrastructures et de l'expertise. Ce n'est pas dit que les deux pays en possèdent. Les acheteurs, eux, ont les reins solides » En claire, grâce à leurs énormes stocks, ils peuvent assurer sans acheter des fèves pendant une période relativement longue. « Les Etats et les acheteurs font presser l'un des deux pays en plus, celui qui est le maillon faible. Diviser pour régner, c'est une vieille arme. Prends l'exemple des producteurs de pétrole » dit-il. Prenant exemple sur la division au sein de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole(Opep) il ajoute : « L’Opep produit une masse critique pour peser sur les prix, mais la division en son sein ou encore l'un ou l'autre pays, le maillon faible ne joue pas le jeu jusqu'au bout. N'oublie pas que ce n'est pas la première fois que les producteurs de cacao tentent un forcing. Je me réjouis de voir jusqu'où le Ghana et la Côte d'Ivoire vont tenir » Pour un autre analyste et expert des Matières premières basé au Ghana et que nous avons pu joindre par téléphone, estime que la décision est certes historique et que les deux pays ont bien joué que la disponibilité de cacao sur le marché mondial. « Le marché est bien approvisionné actuellement. Donc les importateurs ne paniquent pas. Ils vont s'approvisionner en flux tendus pour ne pas avoir à porter les stocks qui coûtent chers. Les deux pays font 60 % de l'offre. Mais il y a possibilité de se voir offrir du cacao des 40 % du reste des producteurs. Bref ça va marcher une campagne mais pas deux. Trop de difficultés de trésoreries dans les deux pays. La côté 'ivoire est en train de négocier une rallonge budgétaire pour boucler son budget 2019. Les ministères vont réduire leur budget de 25% à cause des contreperformances de la douane et des impôts... Donc le système sera difficilement tenable à ce niveau de prix planché encore trop élevé(…) » Devraient-il associer d’autres pays producteurs africains et américains à leur stratégie ?A cette question, notre personne ressource affirme : « S'ils avaient associé ou le Cameroun ou le Nigeria ou les deux pays Cameroun et le Nigeria voire l’ Equateur , retenu le prix de référence bord champ Côte d'Ivoire ajusté de 5à 10% c'était tenable sur deux ans » Quid des aspects politiques d’une telle décision. Il dit voir les américains et les britanniques, un peu les allemands parler de laisser les forces du marché agir. Sur le fond technique, le marché qui a bien rebondit à l'annonce de la stratégie, va s’ajuster à la baisse dans moins de trois mois. Les importateurs ont assez de cacao.il ne sert à rien pour eux de se précipiter pour acheter à terme(…) Ils laisseront les producteurs porter les stocks(…) Ça coûte cher. En termes de loyer magasin, tiers détention, Agios bancaires, traitement phytosanitaire combien de temps on pourra tenir après octobre dès que la campagne sera ouverte. Le Conseil du Café- cacao n'a plus d'argent. Le Ghana croule sous une dette qui fait 70% de son Produit intérieur brut( Pib) après avoir bénéficié d'un Ppte en 2004. Plus de 1, 3 million de fcfa la tonne, c’est certes bon, c’est prenable pour le Ghana et non pour la Côte d’Ivoire. C’est limite pour la Côte d’ivoire surtout dont la parafiscalité sur chaque kilogramme de cacao est plus lourde qu’au Ghana. L’or brun représente 10 % du produit intérieur brut (Pib) de la Côte d’Ivoire, à peine moins pour le Ghana. A noter qu’en Côte d’Ivoire, le taux de transformation du cacao est de la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao transforme environ 30% de sa production. L’accroissement de son volume de transformation à 50% devrait générer près de 100 000 emplois directs. En ce qui concerne le café, à ce jour, le taux de transformation oscille entre 20 et 25 % de la production Le produit de cette transformation est exporté en café en poudre. . Mettons l’accent sur la transformation locale pour dépendre moins des yoyos du marché mondial. Pour l’instant, il ne faudrait pas être rabat-joie. Attendons de voir.

B. Mafoumgbé( In Lginfos du 17 juin 19)

Légende photo : Pendant combien de temps, les pays producteurs africains devraient continuer d’être des exportateurs de fèves de cacao.( Voir photo de cacao au port d’Abidjan

Encadré

En pleine crise du cacao, les chocolatiers ont récolté plus 1750 milliards de Fcfa

 

 


Depuis des décennies, le cacao fait l’objet de débats, de politiques, d’accords internationaux, de contrats physiques ou financiers. Les Aztèques et les Mayas avaient vu juste en utilisant, dès les années 1960, la fève comme pièce de monnaie. Une pièce de référence. Aujourd’hui encore, le cacao figure comme l’une des grandes matières premières mondiales, cotées en bourses à l’instar de produits stratégiques comme l’or, le pétrole, le dollar ou encore les Bons du Trésor américain. Une fève dont le prix évolue, certes, selon ses propres fondamentaux de marché en fonction de l’offre et de la demande, mais aussi au gré des humeurs, rumeurs et intuitions des investisseurs, spéculatifs ou non. Un prix du cacao d’autant plus volatil qu’il est coté sur les marchés financiers de Londres et de New York, permettant aux intervenants sur les marchés de jongler entre les deux, d’arbitrer, en fonction des seuls taux de change…. Sans oublier l’impact des seuils de déclenchement, la baisse suscitant, automatiquement, la baisse. A l’heure de la durabilité, de la préoccupation croissante du consommateur, des Ong, des groupes de lobbying à l’égard de l’impact des cultures sur l’environnement, sur le travail des enfants, sur l’utilisation d’intrants chimiques, sur le respect sociétal, à l’heure aussi où en Europe, on s’inquiète des migrations, de ces jeunes qui rêvent d’un monde autre, de vivre bien, de gagner de l’argent, de vivre en ville plutôt que transpirer dans les champs, on commence à entendre peut-être pas encore à écouter, ceux qui veulent replacer le cacaoculteur au centre de la problématique de la filière, de la fève à la barre de chocolat. Vous avez dit Chocolat ! Les analystes et experts sont d’accord pour dire que les abymes dans lesquels la chute des prix en 2016-2017 a plongé les pays producteurs ont conduit ces derniers, une fois de plus, à réfléchir à autre chose, d’autres mécanismes, d’autres logiques de marché, d’autres alliances. Ce, d’autant plus, que, comme l’a rappelé l’ex- directeur exécutif de l’Organisation internationale du Cacao,( Icco) l’ivoirien Jean-Marc Anga, il y a de cela quelques années, « la grave zone de turbulences n’a pas été vécue de la même façon par les différents acteurs de la filière. Ainsi, entre 2015 et 2017, le prix moyen de la barre de chocolat est passé de 14,22 dollars,( soit plus de 7110 Fcfa) à 14,75 dollars( 7375 Fcfa)tandis que le prix du kilo de fèves de cacao payé au producteur a chuté en moyenne de 3,20 dollars ( soit plus 1600Fcfa à 2,01 dollars, ( soit 1005Fcfa) Cet écart a permis à l’industrie des produits du cacao et du chocolat d’engranger 3,5 milliards, soit 1750 milliards de Fcfa »

 

B. Mafoumgbé( In Lginfos du 17 juin 19)

 

 


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Cacao : Après la décision commune Côte d’Ivoire- Ghana// Ce que préparent les multinationales….

mardi, 18 juin 2019 08:23 Written by

L’annonce de la décision commune sur la commercialisation du cacao sur le marché mondial, par la Côte d’Ivoire et le Ghana, est diversement appréciée au bien au niveau des pays producteurs que des analystes et observateurs du marché. Dossier sur les probables conséquences d’une décision historique.

 

La boucle est bouclée et un pas de géant vient d'être fait dans le monde du cacao. La Côte d'Ivoire et le Ghana, soit plus de 60% de l'approvisionnement mondial en fèves, ont fixé d'un commun accord un nouveau prix minimum d'achat du cacao pour la prochaine campagne principale 2019/20 qui démarre début octobre 2019 dans les deux pays. Une décision qualifiée d' "historique" par le patron du Cocobod ghanéen, Joseph Boahen Aidoo. Côté ivoirien, M. Yves Koné Brahima, Directeur général du Conseil Café-cacao ne cache pas aussi sa joie. Il s’agit d’« obtenir des industriels et des autres partenaires de la filière un prix qui puisse rémunérer le travail de l’homme décemment », a commenté M. Koné Brahima devant une télévision locale en marge de la rencontre ( Selon l’Afp).     Le prix minimum est élevé, de l'ordre de 2 600 dollars soit plus de 1,3 million de Fcfa la tonne, identique pour les deux pays. Il est plus de 1 000 dollars soit plus de 500 mille Fcfa au-dessus des actuels prix bord champ et au-dessus des cotations sur les marchés à terme de Londres et de New York. Une rémunération décente pour le travail des cacaoculteurs. Rappelons que le prix garanti minimum actuel bord champ pratiqué en Côte d'Ivoire pour la campagne 2018/19 est de Fcfa 750 le kilogramme soit 1 290 de dollars soit de 640 mille Fcfa la tonne, et au Ghana de 7600 cedis soit 1 410 dollars soit plus de 705000 Fcfa la tonne. Quant aux marchés à terme, Londres a clôturé le soir   du jeudi   13 juin 2019 très fortement en hausse en réaction aux réunions d'Accra, respectivement à   2 366 dollars soit 1 , 183 million de Fcfa et 2 541 dollars soit plus de 1 ,270 million de Fcfa la tonne sur l'échéance septembre2019. Aussi, « les deux   pays ont aussi déclaré suspendre jusqu'à nouvel ordre la vente de fèves de cacao sur la campagne 2020/21 et, apparemment, jusqu'à ce que le prix planché entre en vigueur » ont annoncé les deux pays. Un prix minimum dont le principe a été accepté dans la foulée le mercredi juin 2019 à Accra, par les acteurs du marché, que ce soit les traders, les transformateurs et les industriels de la filière. Ils ont, toutefois, demandé la tenue d'une réunion le 3 juillet 2019 à Abidjan pour déterminer comment mettre en œuvre concrètement la mesure. Que pourrait cacher cette facilité palpable avec laquelle ce prix minimum a été accepté par ces acteurs du marché ?   Si le principe du prix plancher est un acquis, sa mise en place   pourrait mettre un an, plus ou moins. Rappelons que le marché mondial du cacao est actuellement plutôt bien approvisionné, avec un excédent estimé par l'Organisation internationale du cacao (Icco ) de 36 000 tonnes sur 2018/2019. Mais que disent les experts sur la rentabilité d’une telle décision dite ‘ historique’ aussi bien en Côte d’Ivoire qu’au Ghana ? ( Voir encadré 1) Pour la première fois depuis 2012, la Côte d'Ivoire vend en direct son cacao a arrêté de vendre son cacao aux enchères quotidiennes pour opter pour des contrats directs, de gré à gré, avec les grands acheteurs internationaux, se rapprochant du mécanisme de vente ghanéen. Puis, le mercredi dernier 5 juin 2019, le Conseil du café cacao ivoirien a cessé ses ventes anticipées de cacao sur 2019/20. Sur les 100 milliards de dollars soit plus de 50 mille milliards de Fcfa de la filière chocolat 6 milliards de dollars soit plus de 3 mille milliards de Fcfa seulement reviennent aux producteurs, (Encadré 2). Rappelons aussi que la Côte et le Ghana connaitront en 2020 une année électorale. Cette préoccupation de prendre davantage les rênes du marché mondial du cacao s'était exprimé lors de la conférence internationale du cacao à Berlin. L’échéance électorale 2020 en Côte d’Ivoire est une équation à plusieurs inconnues dont l’organisation nécessite un budget alimenté par une bonne trésorerie, donc de l’argent frais. Rappelons que pour les élections 2015, là où le Gouvernement ivoirien prévoyait 30 milliards de Fcfa dont   plus de 20 milliards devraient aller   à l’opérateur technique, la française Morpho selon la « La Lettre du Continent ». De son côté, la Commission électorale Indépendante( Cei) avait présenté un budget de 60 milliards de Fcfa et elle avait du mal boucler son budget, à   4 mois du premier tour de la présidentielle de 2015. Comme on le voit, le Régime d’Abidjan doit   prendre les précautions pour avoir une bonne trésorerie afin de faire face à certaines échéances incompressives. Pour revenir à l’actualité cacaoyère, ministre de l'Agriculture d'Equateur, Ruben Flores Agreda, avait estimé il y a plus d’un an , lors d’une rencontre internationale sur le cacao à Berlin qu’il ne s’agit pas d’un problème   de prix « mais de   structure des prix ».Quand Luc Magloire Mbarga Antagana, ministre du Commerce du Cameroun a ajouté que « la structure de prix devra être modifiée pour atteindre une rémunération équitable du producteur ». Une rémunération qui est   le fondement même de la lancinante question d'une économie durable du cacao.   En toute logique, la prochaine étape pour la Côte d'Ivoire et le Ghana serait de prendre leur part de la Taxe à la valeur ajoutée( Tva) perçue sur les prix des produits finis vendus aux consommateurs, comme cela avait été évoqué, là aussi, à Berlin. Les pays producteurs mettraient alors un pied dans le marché de la consommation, en attendant qu'ils envisagent, le cas échéant, de prendre une part au capital des   grandes multinationales chocolatières....

 

Bamba Mafoumgbé, Koné Yves Brahima, Dg du Conseil café-cacao.( Lginfos du 17 juin 19)

 

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Maitrise d’eau/Précipitations abondantes sur la Côte d’Ivoire // Ces ressources abondantes mais très peu exploitées

mercredi, 12 juin 2019 22:43 Written by

La   Côte  d’Ivoire est un  pays  constamment arrosé par une précipitation régulière et abondante qui  fait parfois  des dégâts matériels et humains.  Mais qu’est-ce  qui est fait en matière de  maitrise de l’eau en Côte  d’Ivoire qui pourrait l’aider à doper davantage son agriculture ? Dossier… La  côte ouest africaine qui  couvrent plusieurs  pays  dont  la Côte d’Ivoire, est  constamment  arrosée   par  des pluies  très  souvent abondante. Rien   que pour la saison  en cours, experts internationaux et particulièrement ceux  de la Société de développement et  d’exploitation aéronautique et météorologique(  Sodexam),prévoient de fortes  pluies sur la Côte d’Ivoire en 2019. Les perspectives climatiques de la première saison des pluies allant de mars à juin 2019  indiquent des excédents pluviométriques de 1 à 5% par rapport à l’année 2018 dans le sud de la Côte d’Ivoire. Dans un   document qui résume les perspectives climatiques pour la saison des pluies allant de mars à juillet 2019 en Côte d’Ivoire, l’on note une hausse de la pluviométrie dans plusieurs régions du pays par rapport à l’an dernier. « Au sud intérieur de la Côte d’Ivoire, pour les périodes de mars-avril-mai 2019, il est très probable que les cumuls pluviométriques soient supérieurs à ceux des moyennes saisonnières de 1981-2010, tandis que ceux de Avril-mai-juin 2019 pourraient être proches des cumuls de la normale saisonnière. Le cumul pluviométrique moyen serait compris entre 300 et 500 millimètres pour la période mars-avril-mai 2019, soit une hausse de 5% par rapport à l’année 2018», indique la note ajoutant qu’au cours de la période Avril-mai-juin 2019, il est attendu des cumuls pluviométriques entre 400 et 600 millimètres, soit une hausse de 28% par rapport à l’année 2018. Des hausses de pluies par rapport à l’année dernière sont également annoncées au centre (hausse de 2% pour la période de mars-avril-mai 2019 et une  hausse de 10% pour la période avril-mai-juin 2019), et sur le littoral ivoirien  une hausse de 1% pour la période de mars-avril-mai 2019 et une hausse de 4% pour la période avril-mai-juin 2019.  La même source indique que seul dans le Nord ivoirien, une baisse de la pluviométrie est annoncée pour la période de mars-avril-mai 2019.  Face à cette augmentation en vue de la quantité des pluies dans le pays pour cette saison des pluies 2019, plusieurs recommandations ont été formulées par la Sodexam en vue de réduire les risques d’inondations et de maladies. Ainsi, il est recommandé entre autres, la sensibilisation des populations des zones exposées, la création des réservoirs de collectes et de conservation d’eau de ruissellement, la mise en place des stocks de moustiquaires, d’antipaludéens, de chlore et d’autres produits de traitement de l’eau et la diffusion des informations d’alerte et de sensibilisation sur les maladies climato-sensibles en collaboration avec les services de la météorologie et de la santé. « Les prévisions saisonnières  indiquées sont des profils attendus. Des mises à jour mensuelles seront effectuées en fonction de l’évolution des paramètres climatiques », souligne la note. La Côte d’Ivoire  n’est donc pas sortie de grande saison pluvieuse.  L’on se rappelle  que sur la   période allant de juin à juillet  2017,  cette structure  experte en la matière avait   prévu sur  21 à 26 jours, un niveau de précipitation oscillant entre 335 mm à 378 mm sur le grand Abidjan.  Pendant qu’à l’intérieur du pays,  notamment  à Bouaké, le climat  a  été  humide avec 121 mm de pluie sur 22 jours. La météo s'est arrangée  par rapport au mois précédent puisqu'en mai de cette année- là,  on a  enregistré  en moyenne 221 mm de pluie sur 27 jours. Par ailleurs, le  climat au mois de  juin à Korhogo  a été  humide avec 99 mm de précipitations sur 14 jours.  Il  a été noté  une aggravation par rapport au mois précédent puisqu'en mai, l’on enregistre en moyenne 88 mm de pluie sur 12 jours.  De fortes précipitations qui causent souvent fois, des morts et  des inondations de quartiers, de destructions  avec des morts d’hommes Et pourtant ! ( voir encadré 1).  Les origines  de ces   pluies diluviennes   De l’avis   de M. Abdoulaye Gadiéré ,  spécialiste principal  en environnement et  gestion des ressources naturelles  à  la Banque mondiale –Abidjan, que  nous avons interrogé  dans la mouvance de la Cop 21,   ces pluies sont  dues   au  changement climatique ou le dérèglement climatique.  Qui n’est autre que « la variation des paramètres tels que la température, la pression, la pluviométrie etc. qui déterminent un état de l’atmosphère en un lieu donné pendant un temps déterminé. De ce fait, en climatologie l’observation des changements de ces différents paramètres doit être faite sur une période d’au moins 30 ans avant de statuer véritablement sur le changement d’un climat » Aussi, notre expert ajoute qu’en  termes d’impacts « Aujourd’hui,  ce  dérèglement climatique  a évidemment des impacts négatifs non seulement sur les prévisions de récoltes mais également sur  les prévisions des gouvernements pour permettre aux populations de mieux  faire face à ces chocs climatiques.  En ce qui concerne  les prévisions de récoltes, vous avez la tendance au développement des phénomènes extrêmes tels que les sècheresses et les inondations qui rendent hypothétique aujourd’hui toute prévision. Pour des pays  sahéliens comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, vous avez des cultures agricoles qui  sont développés en tenant compte  de la  hauteur d’eau qui tombait habituellement »  Il  ne manque pas  d’ajouter : «  Pour l’extrême nord de ces  pays-là, vous avez autour de 3 à 4 voire 2  mois et demi  de pluie par an. Dans le domaine de l’agriculture, les variétés qui sont cultivées prennent donc en compte ce paramètre d’où l’adoption de variétés dites à cycle court. De nos jours avec ce dérèglement climatique, certains de ces variétés sont arrosées plus que d’habitude compromettant ainsi leur potentiel productif tandis que sous d’autres cieux, les hauteurs d’eau couramment enregistrées accusent des baisses sensibles avec des poches de sècheresse allant de plusieurs jours voire des semaines produisant sensiblement le même résultat que pour les zones qui se trouvent dans le premier cas » Visiblement,  tout  cela engendre effectivement des conséquences au niveau des prévisions.  L’agriculture ivoirienne, l’irrigation et la maitrise d’eau…Qu’est-ce qui est fait  en matière de maitrise d’eau,  au niveau  de certains pays à vocation essentiellement agro-industrielle comme la Côte d’Ivoire sur laquelle, il tombe  en moyenne, 1500 mm  de précipitation par an.  Que  fait-on avec    ces fortes  précipitations  qui se déversent sur le sol ivoirien ? Des dispositions sont prises pour mieux  maitriser l’eau afin   de redynamiser  les cultures irriguées  en Côte d’Ivoire ?  Un questionnement qui nous  a poussés à   consulter  des experts  ivoiriens dont  Yacouba Dembélé, Ingénieur et  agroéconomiste de son état.   La Côte d’Ivoire   qui  est constamment   arrosée  par  des précipitations abondantes et régulières a décidé de mettre le cap sur l’autosuffisance en riz mai en vain.  Face à cette préoccupation majeure, les  réponses  de M. Dembélé Yacouba,  par ailleurs,  directeur général de  l'Agence pour le développement de la filière Riz (Aderiz) qui  n’est autre   que l’ ex- Office national pour le développement de la riziculture( Ondr), sont on ne peut précises quand il dit : « Il  est bon d’indiquer qu’actuellement la Côte d’Ivoire avec   55 mille hectares   qui sont  aménagés  sur toute l’étendue du territoire national(…)  Pour être plus  précis,  il  s’agit là   des  barrages, les grandes retenues, les petites retenues et les prises au fil de l’eau, nous avons environ 55 mille ha sur un potentiel de plus de   200 mille hectares. Qui nous permettent de faire les deux cycles par an. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon  de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an »  Tout cela doit pouvoir aider   à faire monter la tendance entre riz irrigué et riz pluvial.  C’est dans ce cadre- là que la  Banque ouest africaine de développement( Boad)  et  un financement koweitien  nous ont  permis de construire un barrage dans la zone de M’Bahiakro.   Ce barrage à ballon gonflable permet quand on a besoin d’eau pour l’irrigation  de   gonfler le ballon et quand  on  n’en a pas besoin, on lâche l’eau et   elle  passe. Il est à préciser que ce barrage permet d’irriguer 450 Ha d’un tenant.  La première étude sur l’irrigation qui n’est autre que l’Etude du plan  directeur  de  l’irrigation( Epdi)  indique que la Côte d’Ivoire dispose de 200 mille ha de bas-fond qui peuvent être  aménagés en condition de maitrise totale de l’eau.  Ainsi on ne dépend plus de la pluie. Qu’il pleuve ou qu’il ne pleuve pas,  on  travaille  en toute tranquillité grâce aux retenues d’eau  et déviations,  on arrive à faire un cycle  durant la saison sèche. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire tout comme les autres pays à vocation rizicole, il est bon  de ne plus dépendre de la pluie , d’avoir des aménagements qui nous permettent de faire la maitrise de l’eau et de faire deux cycles par an. 

Bamba Mafoumgbé,( Lginfos du 11 juin 2019) 

Légende photo :    Une vue  du   barrage hyrdo- rizicole de  M’bahiakro . Un modèle à implémenter. 

Agriculture et irrigation// La Côte d’Ivoire doit s’inspirer de l’expérience marocaine

mercredi, 12 juin 2019 11:19 Written by

 La production nationale de riz dépend à  plus de 70% de riziculture  pluviale contre  20% de riziculture irriguée  à condition de  maitrise de l’eau et à 10% de riziculture inondée. La  riziculture inondée se pratique en général en grande partie dans la région  d’Odienné et Touba d’une part, et  d’autre part,  dans une petite proportion  dans la zone de Séguéla et Boundiali. Dans ces régions- là, quand il pleut, les cours d’eau débordent et vont envahir de grandes étendues de terres.  Par la connaissance  du comportement de l’eau, il  y a des variétés de  riz dite inondée ( Deepwatterrice) qu’on sème juste avant l’arrivée de l’eau. Au moment où l’eau arrive, elles ont déjà poussée et elles  continuent de pousser  dans l’eau.  Quand l’eau se retire, elle laisse  du limon  sert  de sel minéraux à l’eau. Selon  l’agroéconomiste, Dembélé Yacouba  que nous avons rencontré il y a  quelques années, « les  étendues  d’eau qui apparaissent pendant la saison des pluies,  disparaissent   après la saison pluvieuse.  C’est un peu plus compliqué  de faire une retenue, il faut une certaine  quantité d’eau dans le cas contraire,  elle va  s’évaporer. Aussi, la réalisation d’une retenue  d’eau  coûte un peu cher.  Nous avons eu plusieurs cadres ivoiriens qui on fait ce genre de retenue d’eau. Quand nous sommes allés voir, nous leur avons dit que  l’eau allait s’évaporer. Ils y ont investi beaucoup d’argent mais  le lac c’est asséché par la suite. Parce que, pour que ça passe la période de la saison  sèche, il faut vraiment une certaine quantité d’eau. En plus  de l’évaporation, vous devez faire l’irrigation  des cultures, ça ne va pas tenir longtemps.  Il  y a au préalable des études très serrées à réaliser qui peuvent prendre un à deux ans.  Rien ne se fait au hasard et aussi, il faut connaitre le bassin versants qui ruissellent vers là,  la quantité d’eau qui arrive là » L’ambition de la Côte d’Ivoire, c’est de faire  le maximum de retenues d’eau  à travers  un programme chiffré en plusieurs  milliards de Fcfa. «Un barrage, ça coûte cher. Pour aménager rien qu’un hectare,   il faut au moins 17 millions de Fcfa et pour une prise  au fil de l’eau c’est  1,8 million de Fcfa.  C’est pourquoi, nous sommes  en train  de privilégier cette dernière option qui coûte moins chère »   nous avait-il indiqué.  Au niveau de la Côte d’Ivoire, la  moyenne de précipitation  est  de  1500mm par an. Un pays comme le Maroc ne reçoit  que 450mm de pluie  par an mais a plus d’eau conservée que la Côte d’Ivoire. Parce qu’il a plus  beaucoup de retenues d’eau  qui lui permettent  de  pratiquer  une agriculture irriguée très dynamique avec à la clé des produits de contre-saison à volonté  bien souvent exportés( Agrumes)  vers la Côte d’Ivoire.   Parlant justement de ce pays,  des informations glanées  sur  le site www.agriculture.gov.ma,  font état de ce   que l’agriculture irriguée s’est imposée comme composante de l’économie nationale et régionale en tant que levier de production de richesses et de création d’emplois. En effet, « l'agriculture irriguée au Maroc, bien qu'elle n’occupe que 15 % des superficies cultivées contribue à environ 45 % en moyenne de la valeur ajoutée agricole et intervient pour 75 % des exportations agricoles. Cette contribution est plus importante pendant les années de sècheresse où la production des zones Bour est sévèrement affectée. Durant la campagne 1994-1995, année sèche, cette contribution s’est par exemple située à 70% de cette valeur ajoutée. Le secteur irrigué contribue en moyenne à hauteur de 99% pour la production de sucre, 82% pour les cultures maraîchères, 100% pour les agrumes, 75% pour les fourrages et 75% pour le lait. En outre, ce secteur assure près de 120 millions de journées de travail par an, soit environ 1 million 65 mille emplois dont 250 mille permanents »  ajoute  la source.  Qui ne manque  de préciser   qu’ à  cela, il faut ajouter l'amélioration des revenus des agriculteurs qui, grâce à l'avènement de l'irrigation, ont été multipliés par 5 à 13 fois selon les périmètres, le désenclavement et l'accès aux autres services publics communaux comme l'eau potable, l'électrification, etc., ainsi que les retombées importantes à l'amont sur les secteurs des travaux publics, de l'industrie et des services, et à l'aval sur le secteur de l'agro-industrie. Cette vision marocaine doit inspirer la Côte d’Ivoire dont le succès  dit-on repose sur l’agriculture. 

Bamba Mafoumgbé  

Légende photo : Ici, un site irrigué au Maroc. Cela  doit inspirer la Côte d’Ivoire. (  In Lginfos  du 11 juin 19)
 

Pluviométrie//Inondations en Côte d’Ivoire Le bilan chiffré des dégâts depuis 2013

mercredi, 12 juin 2019 11:18 Written by

 Rappelons  qu’en 2013,  la Côte d’ivoire a enregistré  plus de 13 morts. En  2014, dans le District d’Abidjan,  une  petite mosquée dans laquelle dormait une trentaine de nigériens pauvres a disparu sous un torrent de boue,  faisant six morts dans des glissements de terrain. En  2017, les décomptes macabres indiquent officieusement,   toujours  sur   Abidjan, 23 tués  en  une  quinzaine de jours.  En  2017, les pluies diluviennes   ont occasionné  officiellement  20 morts, 43 blessés et plus d’une centaine de maisons détruites sur toute l’étendue du territoire national. Pendant qu’en 2018, de fortes pluies survenues dans la nuit  du  18 au 19 juin ont fait 20 morts dans tout le pays dont 18 décès à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, 1 mort à Tiassalé    dans le sud de la Côte d’Ivoire et un autre à Guibéroua dans le centre-ouest ivoirien. «Il y a eu beaucoup de dégât   dont  des destructions  de ponts sur  des voix menant à San Pedro. Qui abrite le premier port  mondial d’exportation de cacao. En tout,   deux ponts  ont cédé et   une buse  s’est affaissée. Ainsi, les  trois principaux axes routiers qui mènent à San-Pedro n’ont  pas  été  fonctionnels. Il a été  donc  impossible donc de joindre cette importante ville économique, pendant  plus d’une semaine. En effet,   le  pont de Baba, situé sur la voie qui relie San Pedro à Grand-Béréby a offert le spectacle le plus désolant. Il s’est écroulé  sous le poids des eaux de pluie comme dynamité » nous a rapport  des correspondants  locaux  de presse.  Par ailleurs,   selon les résultats du Pdna (Post-Disaster Needs Assessment) 2018 de la Ville d’Abidjan, les pertes et dommages causés par  les  inondations de Juin 2018 à Abidjan sont estimés à près de 18 milliards Fcfa et la réparation des préjudices ressort  à environ 200 milliards Fcfa. Le bilan en vie humaine est d’au moins 18 tuées dans les inondations. Pour  M. Koutoua Claude Président de la  commission Qualité Hygiène Sécurité Environnement( E-qhse) de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire( Cgeci),   « A ces risques climatiques sont venus s’ajouter ceux liés aux incendies, dus au développement technologique et industriel. A telle enseigne qu'une lutte de simples bénévoles ne répondait plus au besoin et nécessitait la substitution de moyens organisés et efficaces » Toujours au  selon  le Patronat ivoirien, via  sa    Plateforme Humanitaire du Secteur privé de Côte d’Ivoire, en partenariat avec le programme  des nations unies pour le développement,( Pnud),  ont lors d’un  atelier a donné des  précisions sur l’ampleurs des dégâts les pluies diluviennes de 2018 qui étaient d’une violence inouïe ont non seulement provoqué des inondations dans beaucoup de localités de notre pays, mais ont aussi engendré des conséquences désastreuses tant sur le plan matériel que sur le plan humain.  Ainsi,  la plateforme humanitaire  avance   le  chiffre de  35 décès et  6 950 familles affectées et cinq milliards de francs Cfa de pertes.  

Bamba M.   ( In Lginfos du  11 juin 2019)

Pluviométrie//Inondations en Côte d’Ivoire Le bilan chiffré des dégâts depuis 2013

mercredi, 12 juin 2019 11:11 Written by

 Rappelons  qu’en 2013,  la Côte d’ivoire a enregistré  plus de 13 morts. En  2014, dans le District d’Abidjan,  une  petite mosquée dans laquelle dormait une trentaine de nigériens pauvres a disparu sous un torrent de boue,  faisant six morts dans des glissements de terrain. En  2017, les décomptes macabres indiquent officieusement,   toujours  sur   Abidjan, 23 tués  en  une  quinzaine de jours.  En  2017, les pluies diluviennes   ont occasionné  officiellement  20 morts, 43 blessés et plus d’une centaine de maisons détruites sur toute l’étendue du territoire national. Pendant qu’en 2018, de fortes pluies survenues dans la nuit  du  18 au 19 juin ont fait 20 morts dans tout le pays dont 18 décès à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, 1 mort à Tiassalé    dans le sud de la Côte d’Ivoire et un autre à Guibéroua dans le centre-ouest ivoirien. «Il y a eu beaucoup de dégât   dont  des destructions  de ponts sur  des voix menant à San Pedro. Qui abrite le premier port  mondial d’exportation de cacao. En tout,   deux ponts  ont cédé et   une buse  s’est affaissée. Ainsi, les  trois principaux axes routiers qui mènent à San-Pedro n’ont  pas  été  fonctionnels. Il a été  donc  impossible donc de joindre cette importante ville économique, pendant  plus d’une semaine. En effet,   le  pont de Baba, situé sur la voie qui relie San Pedro à Grand-Béréby a offert le spectacle le plus désolant. Il s’est écroulé  sous le poids des eaux de pluie comme dynamité » nous a rapport  des correspondants  locaux  de presse.  Par ailleurs,   selon les résultats du Pdna (Post-Disaster Needs Assessment) 2018 de la Ville d’Abidjan, les pertes et dommages causés par  les  inondations de Juin 2018 à Abidjan sont estimés à près de 18 milliards Fcfa et la réparation des préjudices ressort  à environ 200 milliards Fcfa. Le bilan en vie humaine est d’au moins 18 tuées dans les inondations. Pour  M. Koutoua Claude Président de la  commission Qualité Hygiène Sécurité Environnement( E-qhse) de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire( Cgeci),   « A ces risques climatiques sont venus s’ajouter ceux liés aux incendies, dus au développement technologique et industriel. A telle enseigne qu'une lutte de simples bénévoles ne répondait plus au besoin et nécessitait la substitution de moyens organisés et efficaces » Toujours au  selon  le Patronat ivoirien, via  sa    Plateforme Humanitaire du Secteur privé de Côte d’Ivoire, en partenariat avec le programme  des nations unies pour le développement,( Pnud),  ont lors d’un  atelier a donné des  précisions sur l’ampleurs des dégâts les pluies diluviennes de 2018 qui étaient d’une violence inouïe ont non seulement provoqué des inondations dans beaucoup de localités de notre pays, mais ont aussi engendré des conséquences désastreuses tant sur le plan matériel que sur le plan humain.  Ainsi,  la plateforme humanitaire  avance   le  chiffre de  35 décès et  6 950 familles affectées et cinq milliards de francs Cfa de pertes.  

Bamba M.   ( In Lginfos du  11 juin 2019)