Prix bord champs: Cacaco 825 Fcfa, Kg;  Café  700 Fcfa Kg,  Hevea 275 Fcfa; Anacarde 350 Fcfa

mardi 22 octobre 2019
sys bannière
Interviews

Interviews (37)

Latest News

Interview /Jean Likane-Yagui(Député à l’Assemblée Nationale)// « La Côte d’Ivoire possède le plus grand potentiel aurifère de l’Afrique de l’Ouest »

jeudi, 26 septembre 2019 06:48 Written by

L’orpaillage clandestin démeure une question d’actualité en Côte d’Ivoire. M. Jean Likane-Yagui, Député à l’Assemblée Nationale, et ancien Directeur général de la Société de développement minier,( Sodemi) Interview.

Honorable, vous avez été Directeur général de la Société pour le développement minier( Sodemi), donc un tout sachant sur le bassin minier ivoirien. Pourquoi tant d’agitation autour du sol ivoirien ces dernières années ?

La Côte d’Ivoire est un pays qui regorge d’importantes ressources minières telles que le Fer, le Nickel, le Manganèse, la Bauxite, le Diamant et surtout l’Or. En effet, le territoire ivoirien possède 35 % de roches birimiènnes (ceintures vertes) de l’Afrique de l’Ouest. Ces roches sont porteuses de gisements aurifères faisant de notre pays le plus grand potentiel aurifère de toute l’Afrique de l’Ouest devant les pays comme le Ghana, le Mali, le Burkina Faso, etc.. Cet atout géologique associé aux différents problèmes de sécurité dans les pays sahéliens entraînent la ruée vers l’or en Côte d’Ivoire, tant pour de grandes entreprises minières internationales que pour des orpailleurs.
C’est quoi l’orpaillage clandestin ?
L’orpaillage est la recherche et l’exploitation artisanale de l’Or dans les rivières et les placers aurifères. C’est donc une activité de type informel, exploitant cette ressource de manière non planifiée, en utilisant principalement des méthodes manuelles et recourant à des outils rudimentaires. L’orpaillage clandestin est donc celui non autorisé et par conséquent non encadré par l’Administration Minière.

Qui se cache derrière cette affaire qui fait grincer les dents ?

Rires ! Il n’y a pas quelqu’un en particulier qui se cache derrière cette affaire. En Côte d’Ivoire, l’orpaillage clandestin est d’abord une communauté d’intérêts de trois groupes bien identifiés : Les acheteurs d’or qui sont généralement des Burkinabés qui, à travers des comptoirs d’achat, travaillent pour de grandes sociétés de Négoce d’or ; les orpailleurs proprement dits constitués, selon les Nations Unis, à 80 % de non ivoiriens ; et enfin les propriétaires terriens qui sont essentiellement des ivoiriens riverains des zones aurifères qui louent leurs parcelles agricoles pour des activités d’orpaillage.

En quoi l’orpaillage pratiqué en Côte d’Ivoire diffère de celui pratiqué dans les pays voisins ?

Fondamentalement, l’orpaillage pratiqué en Côte d’Ivoire ne diffère pas de celui pratiqué dans les autres pays. L’orpaillage clandestin pratiqué en Côte d’Ivoire est d’abord une exploitation sauvage non autorisée donc non encadrée par le gouvernement. L’utilisation de gros engins motorisés et des produits chimiques est l’aspect le plus dévastateur de cette activité illégale.

Quelles pourraient être les conséquences pour les populations et l’environnement ?

Les conséquences pour les populations et pour l’environnement sont énormes : La déforestation d’importantes surfaces de forêts, la pollution mercurielle chronique lors de l’amalgamation de l’or, la destruction et la pollution des cours d’eau et le lessivage des sols ; la précarité sanitaire des populations sans suivi médical adapté et potentiellement vectrice de maladies ; le développement des trafics de drogues, d’armes et de personnes mettant en danger les populations.

Et particulièrement pour l’agriculture dans les zones d’exploitation ?

La déforestation, le lessivage des sols, la pollution des cours d’eau, la destruction des terres fertiles, qui rendent les sols impropres à l’agriculture avec pour conséquence, à terme, l’insécurité alimentaire.

Comment lutter contre un phénomène transnational ?

Le caractère transnational de l’orpaillage clandestin vient du fait que les ressortissants des pays limitrophes qui sont plus rompus aux techniques d’orpaillage viennent massivement en Côte d’Ivoire du fait de l’insécurité ambiante qui règne dans le Sahel. Le problème est qu’ils exercent en toute illégalité malgré toutes les campagnes de sensibilisation et les mesures prises par le gouvernement pour encadrer cette activité. En dépit des discours officiels (qui annoncent des mesures vigoureuses de rationalisation des activités d’orpaillage) et de quelques « opérations coup de poing » pour fermer des sites clandestins d’orpaillage, de nouveaux autres sites se créent et se développent régulièrement en dehors des conditions prévues par le code minier.

Que faire pour y remédier ?

Pour remédier à cela, il y’a lieu de persévérer dans l’effort déjà entrepris par le gouvernement et de mettre l’accent sur :

•La sensibilisation des propriétaires terriens afin que ceux- ci ne louent pas leurs parcelles agricoles pour des activités d’orpaillage clandestin.•La confiscation systématique de tout engin motorisé trouvé sur les sites clandestins d’exploitation. Il me revient que des équipements confisqués sont vendus aux enchères, mais malheureusement, il semble que les acheteurs sont généralement les personnes de qui les engins ont été confisqués.

•Le contrôle de la vente et la traçabilité du mercure sur l’ensemble du territoire. A ce sujet, les députés viennent d’adopter une loi ratifiant la convention de Minamata qui vise à protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets néfastes du mercure. L’implication des Conseils Régionaux dans la lutte contre l’insécurité et la pollution sur les sites d’exploitation. La condamnation à des peines exemplaires des négociants qui achètent de l’or sur /ou en provenance des sites clandestins.

En tant que sachant et expert faut-il craindre des émeutes (conflits inter communautaire) sur les différents sites ?

 

Rires ! Je ne suis pas un expert en sécurité. Cependant, je peux dire que les conflits inter communautaire sont peu probables tant les intérêts sont si importants et liés. Plusieurs personnes sont impliquées dans la chaîne d’exploitation : Du gardien de site aux cadres, en passant par les propriétaires terriens, les fournisseurs de service, et plus encore. Tout le monde y gagne. Personne n’a intérêt à ce que la chaîne se brise. Tout au plus, des revendications des propriétaires terriens ou des creuseurs vers des acheteurs pourraient créer des mésententes.

La Côte d’Ivoire pourra-t-elle échapper au syndrome qu’a connu les pays africains au sous- sol riche ?

Vous voulez certainement parler des conflits liés à l’exploitation des ressources minérales. En ce qui concerne le secteur minier ivoirien, je dirai qu’il n’y a pas de risques majeurs de conflits. Je vous ai dit au début de cet entretien que la Côte d’Ivoire possédait le plus grand potentiel aurifère de toute l’Afrique de l’Ouest. Cependant, tous les gouvernements qui se sont succédés, depuis le Président Félix Houphouët Boigny, ont basé le développement de ce pays sur l’agriculture. C’est, harmonieusement depuis quelques années que le secteur minier apporte sa contribution au développement national avec une participation au Pib de moins de 5 %. Notre secteur minier est encore si petit au côté de la filière Café - Cacao pour attirer les convoitises extérieures et c’est mieux ainsi !
Bamba Mafoumgbé,
Jean Likane-Yagui , Député à l’Assemblée Nationale : «(…) Personne n’a intérêt à ce que la chaîne se brise »(In Lginfos)

 

 

M. Siandou Fofana (Tourisme et loisirs)// Investissements// « Voici ce qui est prévu sur le site de la Sorbonne au Plateau »

lundi, 02 septembre 2019 08:47 Written by

Profitant récemment  de la  cérémonie  de remise  de cartes à  des agents assermentés, M. Siandou Fofana, le ministre du Tourisme et  des Loisirs,  a invité les opérateurs  économiques du secteur touristique  à mettre l’accent sur la démarche qualité..
 
 Monsieur le ministre,  70 agents assermentés  viennent de revoir leur carte des mains du ministre du Tourisme et des Loisirs. Que vont –ils faire concrètement sur le terrain ?
 Il s’agit pour nous d’insuffler une nouvelle  dynamique au secteur. Ce par la culture de résultat   et de performance axées sur  démarche qualité.  C’est cette démarche qualité que nous recherchons.  Vous conviendrez avec nous  qu’en termes  de démarche qualité, depuis plusieurs dizaines d’années, les classements  de nos hôtels n’ont pas fait l’objet de révision. Au point que chacun se fixe les étoiles qu’il souhaite.  Nous avons convenus  de mettre de l’ordre dans tout ça. C’est ce qui permet avec Côte d’Ivoire normalisation( Codinorm), de mettre  de l’ordre dans tout ça et aboutir à une classification de nos réceptifs hôteliers.  Cela suppose  qu’il faut avoir  des agents sur le  terrain,   instaurer   à la base des règles qui feront l’objet de suivi et de traitement.   Si ce n’est pas le cas, nous aviserons.  Ce que nous pouvons dire,  c’est que ces agents vont sur  le terrain, pour faire respecter les règles  et qu’à partir de celles-ci, nous ayons la possibilité de faire respecter  toute la règlementation.  
 Un  message particulier à l’endroit  des gestionnaires  de  réceptifs hôteliers ?
 Que tous  se conforment à la règlementation en vigueur. Que  ceux qui opèrent illégalement sans agrément  et sans avoir à renouveler leur autorisation,  se conforment à la règlementation. Cela nous permettra  de voir leur existence, de les codifier  et de savoir  ce qui s’y passe d’une parte, et de savoir que les normes sont respectées d’autre part. Ajoutons que  l’essentiel pour nous, c’est la santé des visiteurs  de  sites touristiques et de loisirs. Il faut que les règles d’hygiènes, de propretés et  de salubrité soient respectées. Une brigade de salubrité et d’hygiène sera  mise à contribution dans ce sens. Pour que,   In fine,  à travers une politique commerciale bien structurée, nous arrivions non seulement à garder les clients mais aussi à les fidéliser sur la destination Côte d’Ivoire.    
  Faudrait –il  s’attendre à des sanctions contre  ceux  qui ne vont pas respecter les normes ?
Ce n’est pas notre souhait, mais nous pensons que  si  des acteurs venaient à être interpelés et  qu’ils ne se conforment  pas à la règlementation, il est clair que  des sanctions  prévues par la loi vont tomber.
  Monsieur le ministre peut-on que « Sublime Côte d’Ivoire »  est en train de porter déjà des fruits ?
  Tout à fait !  « Sublime Côte d’Ivoire » est en train de porter  des fruits. Nous y croyons. Nous avons commencé et nous faisons une montée en puissance.   Les résultats sont en train de nous parvenir par la grâce de dieu et   du   leadership de nos hautes autorités que nous voulons saluer ici.  Pour revenir  à « la Place de la Sorbonne » au Plateau,  il  sera construit  une Smart City. C’est-à-dire   un hôtel  il y  aura  un espace commercial Vip de luxe.   Le Tourisme commercial et d’affaires trouvera tout son sens à  partir  d’un pôle  de croissance économique de cette nature.  On peut rester dans la Sous- région et avoir tout à portée de mains sans Visa. 

B. Mafoumgbé,(  In Lginfos  aout 2019 ) 

Legende photo : Ministre du Tourisme et des loisirs

Docteur Adama Coulibaly Dg Cca/ Redynamisation de la filière coton et textile // « Nous nous battons pour attirer les investisseurs »

lundi, 19 août 2019 18:53 Written by

Le Directeur général du Conseil du Coton et de l’anacarde,( Ccc), le Docteur Adama Coulibaly, nous parle de l’approvisionnement en Matières premières des transformateurs locaux et la stratégie mise en place pour attirer les investisseurs dans la filière textile ivoirienne..
Monsieur le Directeur général, vous venez de participer au 18e Forum de l’Agoa à Abidjan. Que peut-on retenir ?

Nous avons noué beaucoup de contacts et échangé avec des acteurs majeurs de l’Agoa. Des rencontres qui s’inscrivaient dans la droite ligne de nos démarches et stratégies habituelles. Nous nous battons pour attirer des investisseurs dans la filière coton. Nous parlons beaucoup de la filière anacarde mais, il n’en démeure pas moins que la filière coton est l’objet d’une préoccupation majeure au même titre que la filière cajou. A ce titre nous pouvons vous faire la confidence que le 04 aout 2019, nous avons échangé avec le Directeur exécutif adjoint de Pvh qui est le leader mondial qui est entreprise N° 2 dans le domaine du textile et de l’habillement. Il s’est agissait au cours de cette séance de travail, de lui présenter les nombreuses opportunités qu’offre la Côte d’Ivoire en matière de développement des textiles et de l’habillement. Précisons que ce groupe est installé dans des pays qui ne produisent de coton. Ici nous avons non seulement une production locale mais la Côte d’Ivoire est une sorte entonnoir pour deux gros pays producteurs de coton en Afrique que sont le Mali et le Burkina Faso. La Côte d’Ivoire, la porte d’entrée de l’Uemoa et de la Cedeao qui in fine compte plus trois cent millions d’habitants et donc plus de trois cent millions de consommateurs. Ce sont tous ces avantages qu’offre notre pays sans compter sa proximité avec les Etats unis d’Amérique( Usa), qui leur ont été présentés.

Parlons un peu de l’approvisionnement de l’industrie textile locale. Des industriels de la place disent rencontrer des difficultés pour s’approvisionner en Matière première. Que répondez-vous ?

La Matière première existe dans le pays et tout le monde peut le constater. Maintenant est ce qu’on a le fonds de roulement nécessaire pour l’acheter ? Cela est un autre débat. Il n’appartient pas au Conseil du coton et de l’anacarde de répondre à cette question. Ce que nous faisons, comme ce que nous avons fait d’ailleurs dans la filière cajou, nous l’avons dans la filière coton avant la filière cajou. C’est de réserver une partie de la production nationale aux transformateurs locaux aussi bien en ce qui concerne la fibre de coton que la graine de coton. Maintenant quand on vous réserve un volume et que pour des raisons de contrats ou pour des difficultés au niveau de votre fonds de roulement, vous n’avez pas pu enlever, le débat change de nature.

Quel l’état des lieux dans le secteur des oléagineux en matière d’approvisionnement en graines de coton ?

Nous avons une usine de trituration qui marche bien et qui est implantée à Korhogo : Industrie de trituration de graines de coton et de raffinage d’huile végétales,( Cotraf). Elle a une politique d’approvisionnement a adéquate et vous pouvez aller visiter cette entreprise. Les responsables n’ont aucuns soucis d’approvisionnement en Matière première, sauf que par moment, ils remettent en cause les prix du Kg de graine de coton. A ce niveau, le régulateur que nous sommes intervient pour qu’il y ait un prix préférentiel pour l’industrie locale. A chaque fois qu’il y a problème, triturateurs, égreneurs et nous-mêmes, nous nous retrouvons pour trouver une solution au problème posé. La graine existe tout comme la fibre. Le reste relève d’une question commerciale entre entités privées. Nous faisons de la régulation. En tant que tel, nous ne pouvons pas nous substituer à un acteur privé pour son approvisionnement.

Olheol c’est finie avec l’Etat de Côte d’Ivoire ?

Nous n’en savons rien. Allez poser la question aux dirigeants de cette entreprise.

 

Bamba Mafoumgbé, ( in Lginfos du 14 aout 19)

Légende photo : Docteur Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil coton et anacarde : « Nous ne pouvons pas nous substituer à un acteur privé pour son approvisionnement »

 

Ahmed Fodé Cissé(Dga de Cotivo/Utex-Ci)/Relance de la filière textile ivoirienne// Le cri de détresse d’un industriel local

mardi, 13 août 2019 21:00 Written by

A la faveur du forum Agoa 2019, Ahmed Fodé Cissé,(Directeur général adjoint)de Cotivo/Utex-ci) tenu récemment à Abidjan, a levé un coin de voile sur l’état de santé de l’industrie textile  locale..   Comment  se portent  se portent à  ce jours   les  deux entreprises  opérant  dans le textile que   vous avez  rachetées  il y  a quelques années ?Ces deux entreprises essaient de  se relever  après avoir traversé des périodes difficiles.   L’Union textile et industriel de Côte d’Ivoire, ( Utex-ci)  a été rachetée par le Docteur Konaté Vassiriki en 2012.  En 2015, il a racheté La Société la cotonnière ivoirienne (Cotivo) d'Agboville. Ce sont  des grosses machines qu’il faut  arriver à remettre sur pieds.  Nous y travaillons.  En termes de transformation  du coton  produit en Côte d’Ivoire,  pouvez –vous    nous indiquer la part des deux entreprises indiquées plus haut ?Pour l’instant, nous ne  traitons même 1% de la fibre de coton produit en Côte d’ivoire. L’accès à la Matière première est déjà un gros problème. Bien que notre pays produise  du coton, il  est difficile pour nous  d’y accéder. Parce que les égreneurs qui sont  des multinationales, après usinage  du coton graine, vendent  la fibre obtenue  à terme.  C’est-à-dire que la production de 2019 est déjà vendue  depuis 2017. Ainsi  quand  nous avons  besoin de Matière première  au moment de faire la transformation, nous  n’  avons plus de produit disponible. Donc  nous sommes obligés de courir à gauche et à droite sur  des   marchés parallèles ou avoir  de la Matière Première  qui  n’est   pas de très bonne qualité et qui abime nos machines. Qui sont   calibrées pour une certaine  qualité de coton.  Si nous  n’avons du coton d’une certaine qualité, cela nous  crée beaucoup de problème.  Qu’avez-vous  dire à l’Etat de Côte d’Ivoire  afin de remédier à cette situation ? Que l’Etat  nous   aide  à avoir  de la Matière première. L’Etat est censé être garant  de l’approvisionnement  en Matière première, pour l’industrie locale.  Nous sommes en pourparlers  avec le gouvernement.  L’Etat   sert d’arbitre.   Dans  ce dossier. Les  sociétés d’égrenage sont du reste privées. Donc, il est un peu difficile  à l’Etat  de leur imposer quoi que ce soit. Nous sommes en pourparlers avec les différents acteurs. La contrefaçon  devrait vous faire  tout de même ? Non ! Nos produits sont  100% coton.   Nous  n’en connaissons pas qui  en fait autant  à part nos deux entités.  Nous faisons soit de l’écru  qui sert aux autres entreprises comme support pour faire de l’impression, soit nous faisons du Jean qui à l’époque  avant le rachat de  Cotivo,   était  vendu  aux Etats unis  d’Amérique  et dans d’autres pays.  Nos perspectives,  c’est  d’avoir une bonne source d’approvisionnement en Matière Première pour pouvoir permettre à nos usines de tourner. Ainsi se sont  des régions entières qui  tournent notamment Agboville et Dimbokro. Ça  fait tourner la ville. Une fois que nous n’aurons, plus de difficulté d’approvisionnement, nous allons tenter  d’arriver jusqu’ à la confection. C’est notre objectif. Nous  envisageons également renouveler notre  parc machine qui est vieillissant. 

 Bamba Mafoumgbé,  Légende photo : Ahmed Fodé Cissé(Dga de Cotivo/Utex-Ci ) :«  Nous voulons  davantage avoir accès à la Matière première » ( Lginfos du mardi 13 aout  , 21 heures

Abdourahmane Cissé,(ministre pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables)/ Programme social du gouvernement// « Voici ce qui est prévu pour les campements et zones isolées »

vendredi, 26 juillet 2019 08:35 Written by

A l’issue du séminaire sur le secteur pétrole et énergie qui vient de se tenir à Yamoussoukro, Addourahmane Cissé,le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, nous a fait le point des acquis et des actions à mener dans ledit secteur… Interview

 

A quoi devrait –on s’attendre concrètement à l’issue des assises de Yamoussoukro, dans la configuration au niveau du secteur du pétrole et de l’énergie en Côte d’Ivoire ?

 

Je voudrais déjà remercier tous ceux qui étaient présents à ce séminaire de Yamoussoukro, remercier l’ensemble des participants, les organisateurs ainsi que mes collaborateurs. Ce n’est pas un séminaire qui a été uniquement au niveau de l’administration publique. C’était un séminaire dans lequel il y avait une parfaite collaboration entre le secteur privé et le secteur public. Parce que, c’est ensemble, entre le secteur privé et le secteur public que nous allons arriver à faire développer notre secteur. Au sortir de ce séminaire, 10 thèmes ont été adoptées dont 5 pour le secteur du pétrole et 5 pour le secteur de l’énergie. Et lorsqu’on regarde la composition de chacun des thèmes, vous avez à la fois des hommes du secteur privé et des personnes du secteur public. Au niveau même des personnes qui présidaient les commissions des différents thèmes, vous avez souvent des thèmes qui étaient présidés par les hommes du secteur privé et des thèmes présidés par les hommes du secteur public. C’était une réflexion consensuelle au cours de laquelle, pendant 2 jours, il y a eu des débats concrètement francs et ouverts. Imaginez-vous, quand on a un séminaire dont le thème a été présidé par un homme du secteur privé, on ne peut pas dire qu’on a un travail aussi facile et simple. Aujourd’hui, nous avons environ 167 actions qui ont été bien clairement élaborées, adoptées et énoncées. Sur chacune des actions, nous avons veillé à ce qu’on puisse expliquer qui était responsable des mises en œuvre et quel est le délai durant lequel les actions pouvaient être mises en exécution. Nous avons un tableau qui va faciliter les travaux et on pourra de façon régulière, faire le point, et dire est ce que telle action a été exécutées ou pas ? Qui était le responsable ? Qui a fait ou n’a pas fait sa part ? En ce moment, on pourrait situer les responsabilités. C’est un élément qui était vraiment important. Nous avons aujourd’hui ce document, qui est une vision qui nous permet de savoir exactement qu’est-ce que nous devrons faire sur les périodes 2019-2020 et au-delà même de la période 2020 ? Qu’est-ce que nous devrons faire sur la période 2021-2030.

Dites-nous concrètement comment vous allez aborder cela sur le terrain, pour que la population en tire profit ?

La vision, c’est de faire en sorte que nous puissions, au cours des prochaines années, avoir un secteur pétrolier qui se développe pour que nous puissions produire du pétrole, surtout de qualité et en quantité suffisante. Mais en n’oubliant pas les populations. Parce que, tout ce que nous faisons aujourd’hui, c’est pour améliorer les conditions de vie des populations. Avoir un impact positif en thème de réduction de la cherté de la vie et aussi créer des emplois pour les jeunes. L’objectif, c’est d’avoir un secteur qui se développe et qui contribue au développement de la Côte d’Ivoire. Mais aussi et surtout qui contribue à la création d’emplois. Permettez-moi de vous citer quelques mesures. Si nous prenons par exemple le secteur du pétrole, l’une des mesures principales consiste à la promotion et au développement du bassin sédimentaire. Aujourd’hui, nous produisons 40 milles barils de pétrole par jour. Quand vous regardez les pays de la sous-région, les quantités de pétrole sont largement au-dessus. Il est donc important de faire du bon travail pour que nous puissions augmenter clairement la production ivoirienne de pétrole. Nous avons échangé sur les actions de développement dans les prochains mois à venir. Il y a un deuxième élément important. C’est le contenu local. Nous voulons développer le bassin sédimentaire de la Côte d’Ivoire et faire de sorte que nos entreprises nationales participent entièrement au développement de ce secteur. Il a été retenu un projet de loi. Un projet de texte sera proposé au gouvernement pour qu’on puisse faire ensemble ce qu’il faut pour développer le secteur pétrolier. Pour la réalisation de ce projet, les Pme locales en matière du pétrole sont considérablement impliquées. Elles doivent contribuer au développement de ce secteur. C’est ensemble, entre le secteur privé et le secteur public que nous avons convenu de faire cela. Si nous voulons avoir un contenu de développement local, il faut que cela s’accompagne des ressources humaines. Un troisième aspect, c’est le secteur de la formation. Si nous voulons avoir un développement du contenu local, il faut bien entendu que cela s’accompagne des ressources humaines bien formées. C’est dans ce sens que nous avons proposé de créer en Côte d’Ivoire, l’Ecole supérieure de pétrole et d’énergie dans laquelle, on délivrera un double diplôme entre l’institut national polytechnique Houphouët-Boigny et aussi en collaboration avec l’institut de référence international. Nos jeunes, nos étudiants n’auront pas besoin d’aller à l’étranger. Ils resteront en Côte d’Ivoire. Ils seront formés ici. Ils auront un diplôme d’une école de référence. C’est un point qui est aussi très important. Pour terminer sur le secteur pétrolier, c’est bien entendu l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Nous ne souhaitons pas avoir de cas de défaillance ou de rupture. C’est une question essentielle sur laquelle nous avons échangé et aussi des propositions ont été faites. Il y a eu aussi la partie Energie. Nous avons également échangé longuement sur la question de l’énergie. Qu’est-ce que nous devrons faire pour avoir une énergie de qualité ? A ce volet-là, la première, une des recommandations qui est très importante, c’est de la poursuite du programme social du gouvernement. Nous allons poursuivre ce programme. Le programme d’électrification pour tous et le Programme national d’électrification rural (Proner) qui nous accompagne. Il faut que certaines localités qui sont très isolées, notamment, les campements lointains et enclavés qui n’ont pas accès à l’énergie, puissent jouir également de ce privilège étatique. Il a été proposé de poursuivre le programme social, de faire en sorte que les campements puissent eux- aussi, être pris en compte. Pour certains campements et certaines zones isolées où vous ne pouvez pas envoyer le réseau électrique. Il faut donc imaginer des solutions pour que de façon locale, on leur donne un accès à l’énergie.

 

Qu’envisagez-vous en matière de promotion des énergies renouvelables ?

 

Aujourd’hui, il est possible d’utiliser les énergies renouvelables qui peuvent avoir, non seulement un impact important en termes de climat et un impact aussi important en termes d’économie. Imaginez que vous utilisez les équipements solaires chez vous à la maison pour la production d’énergie. Economiquement, cela a un impact clair sur vos factures d’électricité. Nous souhaitons en termes de la cherté de la vie, des initiatives qui soient faites dans ce secteur. Nous sommes en ce moment en train de réfléchir à un cadre réglementaire que nous allons proposer, pour justement inciter la population ivoirienne, inciter l’ensemble des ménages à l’utilisation de ces mesures.

 

Et au niveau de la formation et ce qu’il faut pour aider les Pme locales ?

 

En matière de formation, nous entendons aller à la réouverture de l’Ecole supérieure internationale africaine de l’électricité. C’est une école qui est très importante, qu’il nous faut, compte tenu de l’ensemble que nous faisons pour penser à la formation de nos jeunes. Nous souhaitons la réouverture de cette école pour avoir des ingénieurs de qualité. Autres éléments qu’on peut indiquer, c’est celui de nos entreprises locales. Nous souhaitons avoir au niveau de toutes les entreprises qui sont dans le secteur d’énergie, au moins 30% soient affectés aux entreprises nationales. Ce ne sont pas des mesures pour prendre des mesures. Mais ce sont des mesures consensuelles qui ne sont pas imposées par l’Etat pour spéculer. Les deux parties sont tombées d’accord lors des assises pour aller dans ce sens. Nous avons identifié pour chacune d’elles, des responsables et la durée pendant laquelle nous pensons les réaliser. Nous allons rentrer à Abidjan et nous allons nous mettre au travail pour que nous puissions poursuivre l’objectif du gouvernement et faire en sorte pour que nous puissions réaliser ces actions et créer des emplois pour nos jeunes.

Monsieur le ministre, nous voudrons savoir s’il y a des inquiétudes au niveau des huiles qui sont utilisées ?

 

Je suis un ancien ministre du Budget. On ne peut donc pas dire que le matériel est trop taxé. Mais aujourd’hui, vous savez, si on veut promouvoir par exemple l’utilisation des énergies renouvelables, il faut que nous regardions quelles sont toutes les dispositions à prendre, si nous souhaitons que dans la plupart des ménages, nous puissions avoir un accès assez facile à la promotion solaire et autres. Il faut que nous réfléchissions à la fiscalité à mettre en place. Tous ces éléments aujourd’hui font partie des éléments sur lesquels nous réfléchissons. Nous allons faire un travail assez clair sur ce qui se passe dans les autres pays et voir ce qu’il faut à la Côte d’Ivoire et puis voir des actions que l’Etat peut faire justement pour inciter la population à utiliser ces éléments, avec bien entendu en perspective le bien-être de la population parce que si nous arrivons à faire ces éléments, cela aura un impact clair en matière de la cherté de la vie et la réduction de la cherté de la vie. Pour ce qui concerne les lubrifiants, il faut savoir qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’entreprises en Côte d’Ivoire qui fabrique des lubrifiants. Tout est importé. Nous ne pouvons rester dans cette logique. Il faut s’assurer que le lubrifiant qui rentre est de bonne qualité. Déjà, c’est important et si cela n’est pas le cas, il faut se dire que malheureusement les consommateurs ivoiriens ont utilisé des produits qui ne sont pas de la bonne qualité qui pouvaient avoir des effets néfastes sur la population. Il faut s’assurer de la vérification de la qualité. Avoir un cadre réglementaire qui vérifie l’utilisation des lubrifiants. C’est une des recommandations qui a été arrêtée. Mettre en place ce cadre réglementaire pour créer des entreprises nationales, locales qui produisent ces lubrifiants.

 

A combien vous pouvez chiffrer les plans d’actions que vous avez abordez ?

 

C’est dur à dire. Parce que ce ne sont pas des dépenses en tant que telles. Ce sont plutôt des réflexions intellectuelles. Certaines mesures peuvent être l’argent. Lorsqu’on dit que nous voulons faire la réouverture de l’école supérieure, ça va nous demander des ressources. Mais ce sont des ressources que nous pensons mobiliser avec nos partenaires(…) La plupart des pays contribuent, les bailleurs de fonds contribuent. Il y a même des ressources disponibles pour la réouverture des écoles. Les mesures que nous avons aujourd’hui sont vraiment importantes. Retenez que tout n’est pas financier. Nous voulons qu’il y ait beaucoup plus d’entreprises ivoiriennes qui soient tout simplement dans le secteur du pétrole et l’énergie. Cela ne veut pas dire qu’on doit leur donner de l’argent, mais créer un cadre pour les entreprises puissantes d’avoir des moyens et des opportunités. Les Pme étaient présentes. Que ce soit le secteur du pétrole et l’énergie. Elles connaissent leurs difficultés. Nous avons échangé. La plupart a dit qu’il ne s’agit pas d’argent mais plutôt de savoir et traiter les vrais problèmes.

A l’époque, les frais de la formation étaient fixés à 3 millions Fcfa. Est-ce que les apprenants vont toujours payer ?

 

Pour revenir sur la question de l’école, il y a des écoles supérieures du pétrole et de l’énergie. Le plus important, c’est la vision du chef de l’Etat. C’est faire en sorte que, quelles que soient vos origines, vos compétences, vous puissiez avoir accès à ces écoles. L’argent ne doit pas être un problème encore moins un en frein. Nous aurons pu le dire que nous offrons des bourses d’études aux étudiants pour aller se former à l’étranger. On aurait pu le faire. Mais nous avons décidé que ces investissements soient faits ici pour permettre au grand nombre d’étudiants et à nos jeunes de bénéficier d’une formation de qualité. Nous voulons qu’il y ait des émulations d’excellence pour que la promotion d’excellence soit une réalité. Nous allons communiquer lorsque ces écoles seront prêtes. Les jeunes seront formés et les meilleurs seront mis au service de la Nation.

 Bamba Mafoumgbé,

 

 

 

Légende photo : Abdourahmane Cissé, ministre pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables : « Il n’y a pas d’entreprise en Côte d’Ivoire qui fabrique des lubrifiants » ( In Lginfos)

 

Abou Bamba( S. Exécutif convention d’Abidjan sur les Océans)// « Voici pourquoi il faut protéger les mangroves (…) »

jeudi, 11 juillet 2019 17:38 Written by

 Abidjan  a abrité récemment,   la conférence sur la mangrove qui va enregistrer   la participation des  ministres de l'Environnement des 22 pays africains qui sont baignés par l'océan Atlantique.  M.  Abou Bamba, le secrétaire exécutif de la Convention d'Abidjan sur les océans,  nous  explique les enjeux…
 Pourquoi est-il important de protéger les mangroves ?
  Parce que les mangroves sont une zone de frayère, une zone de reproduction d’au moins 80% des espèces de poissons. Parce que les mangroves aussi nous protègent contre les catastrophes naturelles, parce que les mangroves nous protègent contre l’érosion côtière qui réduit tous les jours la superficie des pays africains. Il est important de protéger les mangroves, parce qu’elles  séquestrent cinq fois plus de gaz carbonique que les autres couverts végétaux normaux.
Donc, moins il y a de mangroves, moins il y a de poissons ?
C’est bien ça. La corrélation entre la reproduction des poissons et l’existence des mangroves est très forte et puis les zones de protection aussi des poissons, c’est les mangroves. C’est un habitat naturel.
 
Quelles sont les mangroves qui sont aujourd’hui les plus menacées par la surpopulation ou par la pollution ?
Les mangroves les plus menacées se trouvent principalement dans des pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigeria, du fait de l’utilisation des bois de mangroves pour fumer le poisson, autre produit halieutique. Ces mangroves-là, dans les pays que je viens de citer, sont situées dans des zones où l’État ne verse pas suffisamment son contrôle sur ces écosystèmes-là, particulièrement importants pour la production halieutique. On peut parler peut-être du Nigeria un peu plus longtemps, parce que c’est le dernier massif, c’est le dernier bloc de mangroves qui existe en Afrique, dans la région du Delta justement, particulièrement polluée du fait de l’activité pétrolière. Mais les mangroves aussi jouent un rôle de filtration de l’eau, malheureusement particulièrement dégradée, particulièrement attaquée par les communautés de pêcheurs qui vivent dans ces contrées-là.
 
C’est-à-dire que les mangroves sont attaquées par les pêcheurs alors que ceux-ci ont besoin de la mangrove ?
 
Exactement. Ils utilisent la mangrove pour fumer le poisson si vous voulez.
 Tout en sachant, évidemment, que moins il y aura de mangroves moins il y aura de poissons.Pas forcément qu’ils le savent. Il y a un gros travail d’éducation à faire à ce niveau et c’est un peu le rôle de la Convention d’Abidjan et les organisations comme la Fao d’expliquer aux pêcheurs que les mangroves sont des nurseries, des zones où les poissons se reproduisent, où ils sont protégés et où ils grossissent avant d’aller dans l’océan.En Guinée Conakry et en Guinée-Bissau, il y a aussi beaucoup de mangroves, est-ce qu’elles sont moins menacées que les autres ?Elles sont tout autant menacées que les autres de par leur utilisation du bois de chauffe et le fumage de poissons, mais aussi elles sont menacées du fait de la pollution, parce que les cours d’eau où se trouvent les mangroves servent d’exutoire à tout ce qui est pollution d’origine tellurique. Toute la pollution qui vient effectivement de l’hinterland de la terre atterrit effectivement dans les cours d’eau où se trouvent les mangroves.
 Là, il s’agit des déchets qui viennent des zones minières, des zones de bauxite par exemple.
C’est bien çà. Ils viennent des zones minières, des zones industrielles, ils viennent aussi des ménages simplement, parce que les gens se sont branchés illégalement sur les collecteurs d’eaux de pluie pour collecter effectivement leurs eaux usées avec tous les polluants que cela comprend. Les quelques analyses que nous avons faites dans les lagunes au niveau de la Côte d’Ivoire, au niveau du Ghana et d’autres pays, nous ont montrées des concentrations particulièrement élevées en métaux lourds qui sont source de cancers pour des gens qui consomment des poissons et qui sont en contact avec l’eau polluée du fait des activités minières, des activités industrielles et des activités urbaines, tout simplement de rejet des eaux usées non traitées dans l’océan ou dans la lagune.
Alors voilà cinq ans que vous vous battez pour ces mangroves avec la mise en place d’un protocole. Où est-ce qu’on en est aujourd’hui et qu’attendez-vous de cette conférence d’Abidjan ?
 
Depuis près de six ans maintenant, nous avons sillonné toute l’Afrique côtière au niveau de l’océan Atlantique, de la Mauritanie jusqu’en Afrique du Sud, pour sensibiliser, pour justement avoir la première fois dans l’histoire de la gouvernance sur les océans, un instrument juridique contraignant. On va avoir force de loi et les mangroves ne seront plus, en tout cas de notre point de vue, exploitées comme elles le sont en ce moment.
Un instrument juridique contraignant c’est une loi, c’est ça, avec des pénalités pour ceux qui ne la respectent pas ?
C’est bien ça. Un instrument juridique contraignant avec des pénalités et avec des mécanismes aussi pour situer les responsabilités et éventuellement établir des mécanismes de compensations pour ceux qui se rendent coupables du non-respect de la loi.
 
Il ne faut pas punir les habitants riverains des mangroves ?
 
Effectivement, il ne faut pas punir les habitants riverains de ces mangroves qui utilisent cette mangrove-là pour leurs besoins quotidiens. Il y a donc un gros travail de sensibilisation par rapport à la loi qui va être faite vis-à-vis de ces communautés-là.
 B.   Mafoumgbé,( retranscrit   sur  Rfi)
 Légende :   Bamba Abou S. Exécutif  convention d’Abidjan sur les Océans : «   Des  analyses   faites dans les lagunes au niveau de la Côte d’Ivoire, au niveau du Ghana(…) ont montrées des concentrations  élevées en métaux lourds »

Lacina Tall( Pca Rotca-Ci )/ Lutte contre le tabagisme « Une taxation forte permettrait à l’Etat de collecter plus de ressources »

dimanche, 16 juin 2019 20:40 Written by

M. Lacina Tall est le président du comité universitaire Unesco-Côte d’Ivoire pour la lutte contre la drogue et les autres pandémies. Il est par ailleurs le président du Conseil d’Administration du Réseau des Ong actives contre le Tabac en Côte d’Ivoire,Réseau des ONG Actives pour le Contrôle du Tabac en Côte d’Ivoire,( Rotca-CI). Il se prononce sur la campagne de sensibilisation en cours par son Ong et lève un coin de voile sur ce qui bloque l’application de la directive de décembre 2017 de l’Uemoa sur les produits de tabac

Que faites- vous concrètement sur le terrain en Côte d’Ivoire sur le front de la lutte contre le Tabagisme ?

En tant qu’organisation de la société civile, nous jouons notre rôle d’acteurs citoyens. Nous sensibilisons les populations sur les méfaits d’un certain nombre de fléaux dont le tabagisme. Mais aussi, de façon générale sur la toxicomanie, principalement la lutte contre la drogue et leurs conséquences sur la santé des populations.

Pouvez-nous présenter la situation du tabagisme en Côte d’Ivoire ?

Selon les données actuelles, la prévalence du tabagisme en Côte d’Ivoire est de l’ordre de 14%. Précisons que ce fléau est à la base de 9111 cas de décès. Il est à préciser que 26% des maladies non transmissibles (Cancer, l’obésité, l’hypertension artérielle etc.) sont causés par le tabac.

Quel est l’impact du tabagisme sur la jeunesse en Côte d’Ivoire ?

 

Notre population est majoritairement jeune avec une moyenne d’âge qui tourne autour de 35 ans et qui représente plus de 60% de la population ivoirienne. C’est cette tranche de la population que ciblent nos campagnes de sensibilisation. Quand on sait que les jeunes sont très sensibles à la publicité, ils sont les premières victimes du tabagisme dans notre pays.

 

Qu'en est- il de la taxation des produits du tabac en Côte d'Ivoire et au niveau régional?

En ce qui concerne la taxation, nous avons au niveau de l’Uemoa, la Directive de décembre 2017 dont la transposition dans les lois nationales devra s’achever en fin 2019. La Directive du 22 décembre 2017 de l'Uemoa, portant harmonisation des législations des Etats membres fondateurs des Droits d’accises sur les produits de tabac prévoit un taux minimum de 50% et un taux maximum de 150%. En ce qui concerne cette directive, nos Etats ont jusqu’ à fin décembre 2019, pour boucler sa transposition dans nos lois nationales. A ce niveau nous attendons. Nous pensons que d’ici la fin de l’année, le Gouvernement ivoirien va effectivement mettre en œuvre cette directive-là. Rappelons que cette norme communautaire a été adoptée depuis décembre 2017. Nous avions deux ans pour la mettre en œuvre. Si nous avons raté 2017, 2018, nous avons espoir qu’elle va transparaitre dans l’annexe fiscale 2020 qui se prépare actuellement. Nous attendons la prochaine session budgétaire pour être rassurés.

Dites –nous pourquoi les choses coincent au niveau de la Côte d’Ivoire qui dit-on , n'est pas un bon élève ?

En la matière, la première question que nous nous posons, c’est de savoir si nos autorités ivoiriennes sont conscientes des engagements qu’elles prennent. Si elles sont conscientes, la deuxième question qu’on pourrait se poser c’est pourquoi, elles n’appliquent pas les décisions qu’elles prennent. Notamment, les directives et autres traités. Citons par exemple la Convention de l’Oms sur la lutte anti -tabac. En même temps on se dit que l’Etat étant une continuité, même si les personnes changent, nous avons aujourd’hui des cadres bien formés dans notre administration qui sont très au fait de ces directives et traités. Vous nous posez la question de savoir ce qui bloque fondamentalement la transposition de la fameuse directive sur les produits de tabac. Nous accusons l’industrie du tabac d'ingérence dans les prises de décisions. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’après la crise suite aux augmentations de taxe proposées dans l’annexe fiscale 2018, le gouvernement consulte désormais le secteur privé dans le cadre d’un comité de concertation composé de représentants du patronat et de l’Etat. Pour tout dire et être plus direct, c’est à ce niveau que les choses sont souvent bloquées.

 

 

 


Que préconisez- vous pour appuyer la lutte anti- tabac en Côte d'Ivoire et diminuer les charges de santé causées par le tabagisme?
Il faudrait que la Côte d’Ivoire revoie son modèle de taxation. Avec la Convention de l’Oms sur la lutte anti – tabac, c’est la conjugaison du mode de taxation Ad-valorem et la taxation spécifique qui est recommandée. Aussi, la directive de l’Uemoa, citée précédemment, recommande un taux minimum de 50%. En Côte d’Ivoire, nous sommes à 44%. Pour nous, il faut une taxation forte sur les produits de tabac pour lutter contre le tabagisme. Non seulement ça, mais il faut aussi revoir le mode de vente de cigarettes au détail. C’est comme que ça passe dans les pays développés. Les produits de tabac y sont soumis à une taxation forte. Bref, il y a un certain nombre de mesures cumulatives qu’il faut mettre en œuvre, notamment la taxation car cela va permettre à l’Etat d'obtenir des ressources conséquentes pour lutter contre le tabagisme dont les charges sont évaluées à 27 milliards de Fcfa par an pour l’Etat de Côte d’Ivoire.

Par Ayoko Mensah

Légende photo : Tall Lacina, Pca du Rotca-CI : « Les charges de la lutte contre le tabagisme sont évaluées à 27 milliards de Fcfa par an pour l’Etat de Côte d’Ivoire »

 

Mr. Gu Baogen, (Expert Fao en pesticides)/Utilisation des pesticides dans l’Agriculture en Afrique « Les pesticides causent plus de 220 mille décès chaque année »

jeudi, 30 mai 2019 08:15 Written by

  Mr. Gu Baogen, est  fonctionnaire supérieur de l’Organisation mondiale de l’Alimentation et de l’Agriculture( Fao) et expert en matière de pesticides.  Dans  cette interview, notre  personne nous présente les conséquences de l’utilisation abusive des pesticides dans l’Agriculture en Afrique. Non sans donner des conseils avisés.
C’est quoi un pesticide? Un pesticide c’est toute substance ou mélange de substances contenant des ingrédients chimiques ou biologiques destiné à repousser, détruire ou contrôler un organisme nuisible ou à réguler la croissance des plantes dans les secteurs de l'agriculture, de la foresterie et de la santé publique.Vous parcourez certainement l’Afrique, vous est-il arrivé de constater que les producteurs africains en font un mauvais usage?L’utilisation abusive de pesticides doit être qualifiée « d’utilisations non intentionnelles » afin d’éviter de blâmer indûment les utilisateurs qui n’ont pas accès aux informations relatives aux risques pour la santé et à la sécurité (par exemple, le droit de savoir) / ou sont incapables d’interpréter les messages scientifiquement, (c'est-à-dire le droit de comprendre) (Rother, 2018). La  réponse à cette question est donc faite en référence à une utilisation non optimale, non sécuritaire et / ou non intentionnelle de pesticides par les agriculteurs. Oui, l'utilisation non optimale, non sûre et non intentionnelle de pesticides par les agriculteurs des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire en Afrique est courante et entraîne des risques pour la santé humaine, l'environnement et le commerce.Parlez –nous donc  des    utilisations sous-optimales et non intentionnelles de pesticides  Les utilisations sous-optimales et non intentionnelles de pesticides comprennent :•La possibilité limitée de choix du produit pesticide à utiliser. Souvent, les agriculteurs, par désespoir et / ou par désinformation, utilisent tout type de pesticide disponible, pas nécessairement celui qui convient, parfois même le mauvais, qui n’a peut-être aucune efficacité pour lutter contre les organismes nuisibles ciblés.•Le dosage incorrect, souvent plus élevé, entraînant des résidus plus élevés.•Les méthodes d'application non conformes et l’utilisation d'un équipement d'application inapproprié..L’application des pesticides non recommandés.•Le non-respect des délais d'attente entre le traitement et la récolte entraine une consommation des produits traités.•Le mélange inapproprié de pesticides.•L’utilisation généralisée de pesticides très toxiques, même lorsque des alternatives à faible risque sont disponibles.•L’utilisation de pesticides non autorisés, ceux-ci peuvent être importés et vendus illégalement par des revendeurs non agréés.•L’utilisation de pesticides sur des cultures non enregistrées.•La très faible utilisation d'équipements de protection individuelle (tels que les combinaisons, bottes, gants, masques, lunettes de protection…).•Le mauvais stockage des pesticides, souvent les pesticides sont stockés dans des locaux d'habitation et sont facilement accessibles aux enfants.•Les semences enrobées de pesticides pour la plantation ou les céréales traitées et utilisées comme appâts sont souvent stockées sans étiquetage approprié et sans mesures de protection.  Et l’Afrique dans tout ça ?Il existe des rapports anecdotiques de divers pays africains selon lesquels, en période de stress économique ou de pénurie alimentaire, les gens pourraient être tentés de manger  les  graines indiquées(semences) plus haut.  L’élimination et / ou la réutilisation inappropriée d’emballages de pesticides vides à des fins domestiques, par exemple le stockage de l'eau qui est une pratique courante, présente des risques importants pour la santé. Il y a plus d'exemples et la réponse met en évidence les plus fréquents en Afrique. En outre, il est important de noter que des cas d'utilisation abusive intentionnelle de pesticides ont été reportés en Afrique. Ceux-ci incluent l'utilisation de pesticides pour le suicide, l'homicide et l'empoisonnement de la faune. Les principales causes d'abus sont l'incapacité de lire et de comprendre l'étiquette du pesticide, principalement en raison du taux élevé d'analphabétisme chez les agriculteurs / ouvriers agricoles ou lorsque les étiquettes des pesticides sont libellées dans une langue étrangère plutôt que dans la langue locale commune, aussi à cause de la faible capacité de gestion des pesticides et le manque de formation au raisonnement rationnel de l’utilisation de pesticides.
A quels dangers sont-ils exposés notamment les producteurs de cacao et de riz qui en matière d’application de ces produits-là, ne se protègent pas ou se protègent très peu?  Les pesticides peuvent avoir des effets graves sur la santé à court terme et chroniques à long terme. L'intoxication aiguë par les pesticides est un grave problème de santé publique en Afrique. L'Organisation Mondiale de la Santé (Oms) estime qu'environ trois millions de cas d'intoxication aiguë par des pesticides causent plus de 220 000 décès chaque année, dont 20 000 parmi les travailleurs agricoles. Les coûts projetés de la maladie et des blessures pour les utilisateurs de pesticides en Afrique subsaharienne s'élèvent à 90 milliards USD pour la période 2015-2020. L'empoisonnement aigu aussi, peut provoquer divers symptômes chez les adultes et les enfants, en fonction du type de pesticide. Par exemple, les composés organophosphorés et les carbamates couramment utilisés peuvent avoir des effets sur le comportement neurologique, tels que la fatigue, les vertiges et la vision floue. Ils peuvent aussi causer la diarrhée, la nausée; des problèmes respiratoires tels que sécheresse de la gorge et la difficulté à respirer; des effets sur la peau et les muqueuses, tels que des picotements aux yeux, des démangeaisons de la peau et un nez brûlant; et des symptômes musculaires, tels que la raideur et la faiblesse. L'empoisonnement aigu par un pesticide peut entraîner la mort rapidement ou dans quelques semaines, selon les caractéristiques du produit et le type d'exposition. Les effets chroniques des pesticides sur la santé incluent le cancer, la perturbation des systèmes reproducteur, neurologique, endocrinien, immunitaire et respiratoire ainsi que divers troubles des tissus. Bien que l'exposition aux pesticides puisse présenter un risque pour tout le monde, les enfants sont généralement exposés à des risques plus élevés que les adultes, car ils peuvent être plus sensibles que certains adultes à certains pesticides. Ils sont souvent plus vulnérables que les adultes aux effets des pesticides en raison de leur petite taille ; des taux plus élevés d'exposition aux aliments, au sol, à l'eau et à l’air ; ils ont un métabolisme différent ; et des systèmes d'organes en croissance rapide et en développement. Ils ont tendance à explorer davantage leur environnement que les adultes et à mettre des choses dans leur bouche. Enfin, l'inexpérience, le manque de maturité, l'analphabétisme et l'incapacité d'évaluer les risques rendent les enfants plus susceptibles d'ingérer accidentellement des pesticides. Les enfants qui travaillent avec des pesticides font face à des risques supplémentaires d'empoisonnement grave.
Faut-il instruire les multinationales à prendre en main la formation via les réseaux de coopératives ?Le Code de conduite international Fao / Oms sur la gestion des pesticides constitue le cadre de gestion des pesticides pour toutes les entités publiques et privées engagées ou associées à la production, à la réglementation et à la gestion des pesticides. Ceux-ci comprennent les gouvernements, les organisations internationales, l’industrie des pesticides, l’industrie du matériel d’application, les marchands de pesticides, les opérateurs de lutte antiparasitaire, l’industrie alimentaire et les autres industries qui utilisent ou ont un intérêt pour les pesticides, les utilisateurs de pesticides et les groupes d’intérêt public tels que les organisations environnementales, les groupes de consommateurs et les syndicats .Le Code fournit des normes de conduite servant de référence pour les pratiques saines de gestion du cycle de vie des pesticides, en particulier pour les autorités gouvernementales et l'industrie des pesticides. Le Code décrit aussi la responsabilité partagée de nombreux secteurs de la société pour travailler ensemble afin que les avantages à tirer de l'utilisation nécessaire et acceptable des pesticides soient obtenus sans effets néfastes sur la santé humaine et animale et / ou l'environnement. À cette fin, l’article 3.5 du Code de conduite sur la gestion des pesticides stipule que l’industrie des pesticides et les commerçants doivent être en mesure de fournir un soutien technique efficace, étayé par une gestion intégrale du produit jusqu’au niveau de l’utilisateur final, y compris des conseils sur la mise en place de mécanismes de gestion efficace de pesticides inutilisés et obsolètes et les emballages vides. En outre, l'article 3.7 exhorte les entités concernées visées par le Code à prendre des mesures coordonnées pour produire et diffuser des supports pédagogiques pertinents et clairs, par le biais de tous les supports disponibles, aux services de vulgarisation, aux services de conseil en matière de santé, aux agriculteurs et aux organisations d'agriculteurs. En conclusion, les problèmes liés à l'utilisation des pesticides ne peuvent être résolus qu'avec l'engagement actif de toutes les parties prenantes concernées et compte tenu de la situation de l'utilisation des pesticides en Afrique, les formations sur l'utilisation rationnelle des pesticides sont absolument essentielles et urgentes.
Que prévoit la Fao  comme formation pour les producteurs africains. Principalement de cacao de Côte d’Ivoire, du Ghana?La Fao collabore avec d'autres partenaires de développement pour aider les gouvernements à renforcer leurs capacités de gestion des parasites et des pesticides et à réduire les risques y associés. La formation fait partie intégrante de ces efforts. Une formation est nécessaire pour sensibiliser aux risques liés aux pesticides, à la surveillance et au signalement par les communautés en cas d'intoxication par les pesticides, à d'autres options de lutte antiparasitaire, notamment la lutte antiparasitaire intégrée et l'agriculture biologique. La Fao fait la promotion des Champs Ecoles des Producteurs (Ceps) en particulier pour la gestion rationnelle des nuisibles et des pesticides afin de favoriser une production durable. Les Ceps est une approche interactive et participative d'apprentissage par la pratique. Les participants améliorent leur compréhension des agroécosystèmes, ce qui conduit à des systèmes de production plus adaptés aux conditions locales tout en optimisant l'utilisation des ressources disponibles. Les Ceps pratiquant la lutte intégrée contre les ravageurs (Ipmffs) ont déjà fait leurs preuves en Afrique dans le cadre de programmes d'intensification durable de l'agriculture. Les agriculteurs de Côte d'Ivoire et du Ghana bénéficieraient en particulier d'une formation aux bonnes pratiques de gestion des parasites et des pesticides afin de réduire les impacts négatifs, notamment l'empoisonnement et les résidus issus de pesticides synthétiques toxiques, et d'adopter des systèmes de production plus durables qui ne reposent pas sur ces produits mais garantissent une productivité accrue et un meilleur accès au marché.
 Etes-vous d’avis avec ceux qui disent que l’Afrique est le dépotoir de tous les pesticides obsolètes et très dangereux comme le glyphosate supposé cancérogène ?   Question sans réponse.Dans une précédente interview, vous avez dit que le traitement chimique des chenilles légionnaires d’automne coûte chère. Pouvez-vous nous en dire plus ?En effet, la Fao recommande une approche de lutte intégrée contre les ravageurs, avec l'utilisation de pesticides à faible risque en dernier recours pour la lutte contre les chenilles légionnaires d’automne (Cla). La Fao a développé un guide pour la gestion intégrée des Cla sur le maïs, un guide destiné aux Ceps en Afrique. Dans le groupe des pesticides à faible risque, les biopesticides sont considérés comme la meilleure option.  Toutefois, s’il existe des contraintes temporaires à l’utilisation de biopesticides, des pesticides à faible risque, par exemple les produits des classes de risque III et U de l’Oms (code de couleur bleu et vert) peuvent être utilisés. La Fao a publié un document d'orientation Cla intitulé « Réduction des risques pour la santé humaine et l'environnement des pesticides utilisés pour lutter contre la chenille légionnaire d'automne », afin de fournir des conseils sur la réduction des risques liés aux pesticides dans la gestion de ce ravageur. 
 Bamba Mafoumgbé, ( in Lginfos du 28 mai 19
 Légende photo :  Mr. Gu Baogen, (Expert  Fao   en pesticides) : «  les formations sur l'utilisation rationnelle des pesticides sont absolument essentielles et urgentes »