Prix bord champs: Cacaco 825 Fcfa, Kg;  Café  700 Fcfa Kg,  Hevea 275 Fcfa; Anacarde 350 Fcfa

vendredi 28 février 2020
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La Libyan African Investment Company( Laico),( structure d’investissements libyens)   contrairement à ce qu’on pourrait croire , reste très active   dans  en Afrique notamment dans le  secteur hôtelier. Précisément au  Mali où   elle   dispose  de grands réceptifs hôteliers. L’information est de M. Amadou Cissé, le responsable des relations  publiques, présent à Abidjan dans le cadre du  premier forum de l’Organisation mondiale du tourisme( Omt),sur  l’investissement  dans le tourisme qui vient de prendre fin  à Abidjan. Selon M. Cissé qui répondait   à des préoccupations  des  journalistes sur l’état de santé  du secteur touristique  au Mali a dit : « La Laico existe belle et bien. C’est une société  qui  beaucoup investi en Afrique. Elle n’était pas liée à une personne mais  à l’Etat libyen.  Ces investissements existent notamment au Mali, où elle dispose de quelques hôtels.  Nous avons trois réceptifs hôteliers  au Mali l’Hôtel de l’amitié et  l’Hôtel  Afriquia  qui se trouve au bord   du  fleuve Niger à Bamako.  C’est  pour  ce  dernier que nous sommes à ce forum. Parce que nous cherchons un preneur ». Au Mali, ajoute M. Cisse,  des projets d’aménagement de la baie existent et des investisseurs   sont également recherchés en vue  de la mise en œuvre  desdits projets  au bord du fleuve Niger. « Ce que nous voulons  c’est de vendre  cet hôtel de luxe.   Son prix  de vente est de 22 milliards de Fcfa.   Nous ne pensons pas que l’environnement sécuritaire soit un blocage au Mali pour faire des affaires au Mali.   Ce que les media disent c’est différents  de ce que nous vivons au Mali.  Tous les  jours, les vols  au départ  comme à destination du Mali sont bien remplis. Si tu ne pars pas tôt  tu n’  as pas de place. L’investisseur à plutôt besoin que  son investissement soit sécurisé.  Celui  qui cherche de l’argent, il ira où il pense trouve son compte.  »   indique-t-il .      
 Moussa Kader 

Légende : Une vue    du réceptif  Lybia Hôtel  de Bamako

A la faveur   de la Journée nationale  du partenariat (Jnp 2019), M. Adama Coulibaly,  le ministre ivoirien de l’Economie et des finances avait, devant  les acteurs  du secteur privé ivoirien, levé un coin de voile  sur  l’accompagnement par l’Etat des  entrepreneurs locaux. Le   07 octobre 2019 à Sofitel Ivoire  d’Abidjan. A la tribune, le ministre Adama Coulibaly, ministre  de l’Economie  et  des finances  avait dit  que le gouvernement ivoirien  a déjà  repéré  29  Chefs  d’entreprises  sur une  short list. Il s’agira selon  la vision du Chef de l’Etat,  de faire   d’eux,  des « champions nationaux » .  Non sans dire : « Notre objectif est  de favoriser l’émergence  de champions nationaux, en vue d’optimiser l’effet multiplicateur de la création de richesse nationale.  Au-delà du principe, tous avons initié le processus depuis le début   du  second  semestre 2019. Ainsi, nous  avons pu  arrêter une première liste multisectorielles de 29  entreprises éligibles au statut   de champion national, recueillir  les attentes de chacun des candidats, initier l’analyse rigoureuse de  ces attentes et  celles  qui seront  retenues feront l’objet de contrat de performances autour  d’objectifs de développement »  avait   annoncé le ministre Coulibaly Adama. Mais  qu’est-ce qu’un champion national ? Encore peu connue du grand public, l’appellation « champion national » est de plus en plus présente dans le secteur économique au Maroc ou au Nigeria.  Un   champion national est une entreprise choisie par l'État pour devenir le producteur ou prestataire dominant sur le marché national et entraver les concurrents étrangers sur ce marché. En favorisant les rapprochements et fusions entre entreprises existantes, et en accordant au champion des aides, l'État peut lui permettre d'atteindre une « taille critique » et de devenir viable par lui-même.  « Les choses avancent bien et ceux qui ont été repérés  sont régulièrement convoqués par le gouvernement(…).Pour affiner la liste ».  Nous avait rassuré  un  membre influent  de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire ( Cgeci), très proche  du dossier. Lors  de  sa dernière conférence  qui a eu lieu  le 20 février 2020, le  Premier ministre, ministre du Budget et du portefeuille de l’Etat, Amadou Gon Coulibaly  a donné des nouvelles fraiches  sur le  processus en cours. Selon le Chef du Gouvernement ivoirien, la liste devrait être  dévoilée  d’ici  la fin du premier semestre 2020. «  Le  délai que  nous nous sommes fixés sur  cette question est pour le premier semestre de l’année 2020. C’est extrêmement important. Avec le patronat, nous nous sommes  accordés sur une liste. Mais permettez- moi de  ne pas donner la liste  de ces entreprises»,  a    dit  le  Chef du Gouvernement ivoirien.  Aussi, il a ajouté   que «    Plusieurs réunions ont eu lieu et ont permis de   poser un certain nombreuses  de  problématiques »  en vue  du soutien de l’Etat aux entreprises qui seront soutenues.  Leurs besoins, ainsi que  leur situation financière ont été  également passés au scanner lors de ses différentes rencontres feutrées. «  Nous allons continuer tout ce travail. C’est  à partir de là, un débat  avec le patronat  lui-même, que nous allons arriver à sélectionner des entreprises, qui,  de notre point de vue méritent d’être soutenues »   a indiqué le Premier ministre Amadou Gon.     Ayoko Mensah Légende  photo :     Le gouvernement ivoirien  veut envoyer un signal au secteur privé 

 

 

 

Ça ne sent pas trop bon dans la mise en œuvre du Programme national de production de riz. Le 31 mars 2010, l’Inde a signé un accord de crédit d’un montant de 30 millions de dollars américains (Plus de 15 milliards de francs cfa) pour permettre à la Côte d’Ivoire de construire 30 unités de transformation du riz paddis, dans plusieurs localités du pays. Mais la construction de ces usines qui devait se faire en moins d’un an, traine encore, bien que l’entreprise indienne choisie ait perçu environ 88% du financement. Ce crédit qui devrait permettre à la Côte d’Ivoire de construire 30 unités de transformation du riz paddis, dans plusieurs localités du pays. Mais la construction de ces usines qui devait se faire en moins d’un an, traine encore, bien que l’entreprise indienne choisie ait perçu environ 88% du financement. Depuis, les choses sembles coincées et côté ivoirien, l’un des responsables approché a dit que la partie ivoirienne va bien finir avec ce dossier se rapportant au Programme national de production de riz. Un programme qui, faut-il le préciser a pris suffisamment du retard. Ce par la faute de Lucky Export, l’entreprise indienne dirigée par Ansu Bajla que le directeur général de l’Agence pour le développement de la filière riz a qualifié de « défaillante ». Vrai ou faux, pour en savoir davantage sur ce projet qui traine, avons approché l’Ambassade de l’Inde, à Abidjan Cocody. Ici, on nous apprendra que « Le projet est très en retard. C’est le projet entre la Côte d’Ivoire et l’Inde qui est le plus en retard, à ce jour. Il y a beaucoup de problèmes dessus ».A la question de savoir pourquoi ce grand retard, notre interlocuteur nous a orienté vers l’Autorité pour le développement de la filière Riz (Aderiz). Non sans nous indiqué que la partie ivoirienne devait identifier des sites dans les localités choisies pour la construction des 30 usines. L’inde se chargeait du financement y compris l’achat de 90 véhicules. Précision de taille : les usines devaient être construites en un an. Ce sont des usines préfabriquées. La société exécutrice, Lucky Export, est indienne. Les sous-traitances, sont des sociétés locales.
La réaction de Aderiz
La réaction du directeur général, Yacouba Dembélé est très claire quand il dit : « Nous avons bénéficié d’un financement d’Exim Bank Inde de 30 millions de dollars soit C’est un projet qui a commencé depuis 2010 soit plus de 15 milliards de Fcfa. Quand on a entamé le programme de 30 usines, on a fait un programme complet : l’usine, les bâtiments, le matériel roulant et tout avec ». Selon les explications du directeur général de l’Aderiz ce sont 30 usines de 5 tonnes par heure, c’est-à-dire 25 000 tonnes par an, qui doivent être construites. Malheureusement, à ce jour, « Sur 30, il y a 16 usines construites. Il va rester 14. Sur les 14, il y a, à peu près 5 ans autres qui sont à 80% finies ». « Lucky Export a été défaillante plusieurs fois parce que les chronogrammes n’ont pas été respectés » nous a-t-il précisé. Selon M. Yacouba Dembélé, la première difficulté rencontrée concerne les sites (terrains) où doivent être construites les usines. « Il y en a, jusqu’à 3 ans après, on n’a pas encore résolu le problème foncier. Parce qu’il faut au moins un hectare. Et on a fait ces usines pour qu’elles puissent grandir. Ce sont des usines qui font 25 000 tonnes par an, mais si la production augmente, celui qui gère n’a qu’à augmenter d’une chaine…Il met une chaine dessus et ça passe à 50 000 tonnes…L’Etat n’a pas de terrain », a-t-il dit, avant d’ajouter que le financement s’adresse uniquement à l’usine, les bâtiments et les véhicules : « Acquérir le terrain et le viabiliser, c’est l’Etat. Et vous connaissez le système de l’Etat de Côte d’Ivoire, les paiements sont en dent de scie. Jusqu’à présent, on n’a pas encore fini de payer la plupart, on n’a même pas fini de payer. Il y en a qu’on n’a pas commencé à payer. On est poursuivi, on a des dossiers en justice ». Mais quel était le rôle de Lucky Export ? Le Dg de l’Aderiz nous expliqué
Le directeur général de l’Aderiz explique que l’entreprise qui était chargée de réaliser les infrastructures, de construire les usines constitue le deuxième gros problème. « Cette entreprise, Lucky Export, elle a été défaillante plusieurs fois parce que les chronogrammes n’ont pas été respectés », et d’égrener ses déboires avec cette entreprise : « On a fait un chronogramme que Lucky n’a pas respecté. Vous ne pouvez pas savoir qu’est-ce qu’on a fait ici. Il a été choisi par rapport au code des marchés publics. Mais on a fait tout ce qu’on peut. Lucky, c’étaient des palabres tous les jours. On a même embauché des techniciens pour suivre les travaux, jour par jour. Parce qu’on tient à ce projet, on veut qu’il finisse vite. Plus vite il finira, plus vite les choses iront sur le terrain…Lucky nous a retardé sur le système de crédit. Tout le temps, ce sont des palabres avec lui. Moi, j’ai fait une mission en Inde, mes collaborateurs en ont fait 3. On est fatigué. On veut finir avec ce dossier »
M. Dembélé indique qu’au départ, « les équipes étaient petites. Il n’avait pas assez d’équipes. Faire 30 usines, dans un délai de 8 mois qui étaient prévus, il faut beaucoup d’équipes. Il n’a pas assez d’équipe. Et puis, ses équipes viennent et s’en vont. Donc j’étais obligé de monter le ton. Et j’ai fait une mission en Inde. J’ai rencontré la direction générale d’Exim-bank et puis le ministère des Affaires Etrangères qui suit ce dossier, avec Lucky, pour leur dire, moi, je souhaiterais que pour aller vite, qu’il y ait les deux équipes : les équipes ivoiriennes et les équipes indiennes. Et qu’en Côte d’Ivoire, il y a beaucoup d’usines et que ce sont les Ivoiriens qui les ont construites. Je ne comprends pas pourquoi, nous on peut faire et puis…C’est parce que c’est votre marché. Lucky peut prendre des entreprises ivoiriennes. J’ai obtenu cela. Et c’est quand j’ai obtenu cela que les travaux mêmes ont commencé à être accélérés. Les entreprises ivoiriennes sont en sous-traitance avec Lucky qui a le marché. Si Lucky n’est pas payé, elles ne peuvent être payées. Voilà un des éléments du grand retard de ce marché ». Mais comment cette entreprise jugée défaillante aujourd’hui a-t-elle été choisie et quels sont les critères qui ont milité en sa faveur ? «Le marché n’était adressé qu’aux entreprises indiennes.L’appel d’offre ne s’adressait qu’aux entreprises indiennes. C’est nous qui avons fait l’appel d’offre, le dépouillement, le choix par le biais du code des marchés publics. La Commission d’ouverture de jugement des offres (Cojo). Le comité était présidé par le ministère de l’Agriculture, qui était le ministère de tutelle. Il y avait l’Aderiz et le ministère du Budget. C’est ce comité qui a travaillé, qui a choisi Lucky Export. Les critères, c’était la qualité du matériel, le prix (le coût)».
Tous les travaux arrêtés depuis octobre 2018
Depuis octobre 2018, tous les travaux sont arrêtés parce que selon lui, la banque indienne a aussi présenté « des défaillances, notamment dans les procédures. Souvent, ils arrêtaient les paiements. Depuis octobre 2018, tous les travaux sont arrêtés. Pendant que des factures étaient en cours de paiement, ils ont tout arrêté. Parce qu’ils ont dit qu’ils ne sont pas surs que Lucky peut finir les travaux. Et que ce qu’ils ont payé, c’est plus que le coût des travaux ». Aussi, M. Dembélé souligne que les Indiens ne sont pas satisfaits. « Les Indiens disent que vous avez fait 16 usines, vous n’avez rien fait encore. Ils ont déjà payé 87%. Ils disent à ce niveau-là, tout doit être fini. Lucky dit que moi, j’ai fait ceci et j’ai fait cela. J’ai des travaux que j’ai faits, payez-moi ces travaux-là et je vais finir le reste du marché. Et ils sont en discussion entre eux depuis octobre 2018 ».
La réaction de Lucky Export…
Contacté au téléphone, Ansu Bajla, directeur de Lucky Export, n’a pas voulu nous répondre dans l’immédiat. Face à notre insistance il nous répondra le jeudi 13 février 2020, lors du lancement des activités de la Chambre de Commerce et d’industrie indienne, à l’Espace Event, aux II Plateaux. Où nous rencontrons enfin, Ansu Bajla. Au cours de nos échanges, il nous a fait savoir que 16 usines ont été construites et que le retard accusé était lié aux difficultés à trouver des sites. Nous avons souhaité avoir un rendez-vous avec lui, pour le lundi 17 février 2020 afin d’avoir des discussions plus approfondies. A l’heure du rendez-vous, il était injoignable. Plus tard, il nous dira : « Je voyagerai à nouveau cette semaine. Pouvez-vous, s’il vous plait, envoyez vos questions par e-mail et je peux vous envoyer la réponse. Merci ». Pour sa part, le directeur résident d’Exim Bank, Tyagi Puspesh, rencontré lui aussi à la cérémonie de lancement des activités de la Chambre de Commerce et d’industrie indienne, soutient que 88% du financement ont été donné à Lucky Export et que, lui, son travail consistait à libérer les fonds. Pas plus. Il n’a pas voulu donner d’autres détails.
Ayoko Mensah
Légende photo : Ici des débuts de construction d’usine laissées à l’abandon

Le ministre de l’Intégration et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly, a inauguré le  mardi dernier,  en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, un consulat général à Laayoune. Laayoune, faut-il le préciser est  la ville la plus importante du Sahara Occidentale.  Ce consulat est la cinquième représentation diplomatique inaugurée à Laayoune, après le consulat général de l’Union des Comores, ouvert en décembre 2019 ainsi que les consulats généraux du Gabon, de Sao Tomé et Principe et de la République centrafricaine, inaugurée en Janvier. Ayoko Mensah Légende photo :   Ally Coulibaly, ministre de l’Intégration africaine et des ivoiriens de l’étranger

Annoncée à la faveur de la 23e Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), en septembre 2019 à Saint-Pétersbourg (Russie), la tenue à Abidjan, les 20, 21 et 22 février 2020, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, du 1er Forum mondial de l’OMT sur l’investissement touristique en Afrique, est une réalité.
Le Ministre du Tourisme et des Loisirs de Côte d’Ivoire Siandou Fofana, cheville ouvrière de cet important rassemblement pour l’écosystème touristique du continent qui compte jouer sa pleine partition dans l’essor mondial du secteur a animé une conférence de presse, à cet effet. C’était ce lundi 17 février 2020, en son cabinet de la Tour Postel à Abidjan-Plateau.
Ce sont près de 800 délégués, des ministres, directeurs centraux et généraux d’offices et de hauts responsables de structures connexes au tourisme, au voyage, aux loisirs et infrastructures hôtelières qui sont annoncés dans la capitale économique ivoirienne. De l’analyse de propos liminaires du Ministre Siandou Fofana, il ressort qu’obtenir l’organisation par la Côte d’Ivoire du tout premier Forum de l’OMT à Abidjan, est un gage de confiance renouvelée en l’essor du tourisme ivoirien, en son leadership international émergent, en l’espace de trois années, mais aussi et surtout, en sa stabilité sécuritaire et en celle de ses institutions ainsi qu’en son potentiel…exponentiel ! Le tout, à la boussole de « Sublime Côte d’Ivoire », la stratégie nationale ivoirienne de développement touristique dont l’efficience séduit, plus que jamais, est adoubée par l’écosystème mondial du tourisme.
Pour ainsi dire, Siandou Fofana, par ce bail avec l’OMT, sous la férule de son Secrétaire général Zurab Pololikashvili, qui fait venir sur les berges de la lagune Ebrié, officiels gouvernementaux d’Afrique et du monde, bailleurs multilatéraux, fonds d’investissements et souverains, organismes publics et privés d’engineering, constructeurs immobiliers, groupes hôteliers, professionnels du voyage et compagnies aériennes, tour-opérateurs, bref toutes les composantes de l’écosystème de l’industrie touristique, établit clairement que 2020, année électorale en Côte d’Ivoire, ne saurait entacher son attractivité et sa stabilité durablement ancrée depuis une décennie de gouvernance sous le Président Alassane Ouattara.
In fine, conformément à la vision du Président de la République, SEM Alassane Ouattara et selon les instructions du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, cet évènement voulu par le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, qui a reçu à travers la convention paraphée à Madrid, l’aval du Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, témoigne de l’intérêt et des enjeux pertinents de « Sublime Côte d’Ivoire ». Dont le début de la mise en œuvre s’amorce, il faut l’avouer, à pas de géant. Et dont les signes printaniers sont la mobilisation de plus de 5 milliards de dollars US (2500 milliards de FCFA), les 20 et 21 octobre 2019, à Dubaï (Emirats Arabes Unis), puis, le 20 novembre 2019, à Hambourg, en Allemagne, la captation de plus de 5, 8 milliards d’euros environ 6800 milliards de FCFA).
Selon Siandou Fofana, l’engouement observé au niveau des investisseurs et de l’OMT pour la tenue du Forum d’Abidjan est clair et sans ambages, eu égard aux propos du Secrétaire général, M. Pololikashvili : « reproduire ce schéma à l’échelle du continent afin d’attirer plus d’investisseurs et stimuler les investissements touristiques en Afrique ».)
Dircom Mintour & Loisirs RCI

 

 M. Directeur général,  pouvez-vous  nous faire un  point  sur la fuite   de l’anacarde durant la campagne  de commercialisation 2019 ?
 Il   est difficile de donner un chiffre précis. Nous pouvons juste faire  des extrapolations pour donner  ce que nous  estimons à partir  de la production nationale.   Il s’agit  de  chiffres  que nous avons   que nous avons enregistré dans  nos bases de données en termes de commercialisation.   Il  convient à ce niveau   de faire la part  des choses entre  ce qui est commercialisé en  interne et la production nationale.  Nous sommes  d’accord pour dire que la production ivoirienne dépasse les 800 mille tonnes. Il se trouve que pour l’année 2019, nous n’avons enregistré que 634 641 tonnes. Nous sommes conscients qu’il  une bonne parti  du produit qui passe par les frontières terrestres.  Ces deux dernières années, le phénomène  a pris une ampleur telle  qu’il commence à  menacer  sérieusement la filière.Mais pourquoi ?Au titre  de la parafiscalité, il y a un manque à gagner de plusieurs milliards de Fcfa. Nos estimations indiquent que nous ne sommes pas loin des 17 milliards  de manque à gagner. Ceci étant, pour le  producteur, il n’y a pas  eu de perte étant donné qu’il a vendu son produit. Même   si ce produit a pris une destination extérieure,  il est reste que le producteur a fait sa recette. La production nationale a certes  atteint les 800 mille tonnes  de noix brutes, mais   ce que nous avons atteint  dans nos bases de données  c’est 634641 tonnes. Le gap  représente la quantité  qui s’est retrouvé  hors de nos frontières et qui oscille en 150 mille et 200 mille tonnes. Précisons que ce n’est pas une seule frontière qui est poreuse.   Tous les pays  qui nous entourent  considèrent  qu’ils ont droit à  une part  de l’éléphant.  Dans le Gontougo on est passé de plus  de 130mille tonnes à 17 mille tonnes sur 4 à 5 ans. Qu’est ce qui a pu se passer alors qu’il  n’y a pas eu  de  catastrophe naturelle, de feu de brousse ? La pluviométrie a été bonne.   Cela interpelle. En ce qui concerne le  respect du   prix du Kg, nous avons sur le terrain nos dispositifs de commercialisation  avec  des documents que  l’acheteur doit   renseigner. Vous ne pouvez pas acheter  un Kg  de noix  sans renseigner  notre  carnet d’achat documents dont une copie reste avec le producteur.  Mais, malheureusement, il se trouve que des producteurs   se rendent complices  de certains acheteurs véreux.  Ce  sont ces données qui permettent au comité de veille dans chaque département de surveiller l’application  et le respect des prix  sur le terrain. C’est l’une  des difficultés sur le terrain. Des exportateurs et acheteurs agrées par le Conseil du  coton et  de l’anacarde ont également décidé d’aller   s’installer  au Ghana,  le long  de la frontière d’avec la Côte d’Ivoire pour mieux capter la production ivoirienne. Des sanctions sont prévues dans ce sens ?Oui , il y a des installations  le long des frontières. Les   multinationales qui sont basées ici, sont les mêmes que dans les pays voisins.   Ils travaillent également avec  des acteurs qu’on trouve dans nos zones de production et vice versa. Ce qui nous gêne, c’est  ceux  qui est achètent  dans l’intention  de  réexporter. Le port de Tema est devenu le premier port d’exportation mondiale de noix brutes avec plus de 391 mille tonnes  pour une production nationale qui ne peut pas dépasser 125 mille tonnes. Il nous revient que le Burkina exporte aussi par  ce port.  La différence ne vient pas forcement  de nos plantations mais il y a un gros volume qui vient  de chez nous.    Ce  n’est pas ce qui est transformé au Ghana qui nous pose problème.  Sa capacité de transformation est d’environ 20 mille tonnes.   Ce pays   a  une grosse unité qui est installée à Tema qui décortique entre 12 et 13 mille tonnes. Le reste, ce sont des petites unités qui sont installées. Ce  n’est pas ça aussi  qui nous gêne fondamentalement. La Côte d’Ivoire est quatrième  transformateur mondial  d’anacarde malgré la faiblesse de nos volumes et récemment nous avons conforté notre position sur le marché  européen  en termes d’exportation d’amande en tant que quatrième fournisseur en amende après le Vietnam, l’Inde et le Brésil.    
Pour lutter contre la fuite  de la noix de cajou, le Cca va s’appuyer  sur une ordonnance. Pouvez-vous  nous en parler ?Cette ordonnance  N°2018-437 du 03  Mai 2018 portant répression de la commercialisation et  de l’exportation illicites des produits agricoles, en son article 3  dit  très clairement : « Sont confisqués aux profits de l’organe en charge de la régulation de la filière  agricole concernée, les produits  des infractions  prévues par  la présente ordonnance. Peuvent être  confisqués, les moyens de transports ayant servi à commettre l’infraction ».   C’est le Conseil du coton et  de l’anacarde  qui a  initié cette ordonnance et le gouvernement a estimé que ça ne pouvait-être spécifique à l’anacarde. Donc elle a été élargie à l’ensemble des filières dont les produits  sont l’objet  d’exportation frauduleuse. Nous  sommes en train d’actionner tous les acteurs afin que nous puissions parler le même langage.2019, nous avons apporté notre contribution dans le cadre de l’opération  qui avait été initiée précédemment   mais  ce dispositif ne nous a pas donné satisfaction. Nous  allons voir comment nous allons renforcer ce dispositif et apporter notre contribution en termes de mobilité aux forces  qui sont basées à Ouagolo,  Ferkessedougou et Bondoukou.  En plus de ce que va faire l’Etat lui-même.
 M. le  Directeur général, pouvez-vous  nous  faire un petit bilan  de la campagne  2019, le taux de transformation et les prévisions pour 2020 ?
 En 2019, la production ivoirienne a été de 634641tonnes comme indiqué plus haut,  contre  761731tonnes en 2018.  C’est une baisse de 17% d’une année à l’autre.  En ce qui concerne la transformation, nous avons enregistré 68mille tonnes en 2018 contre  57 mille tonnes en 2019. Au titre des exportations locales, 574 mille tonnes en 2019 contre 642 mille  tonnes en 2018.   Notre plus grande satisfaction, c’est qu’il y a une véritable dynamique  au niveau de la  transformation.  C’est qu’entre 2018 et 2019, le volume a baissé mais,  entre- temps il y a 9 nouvelles unités qui ont été créées en 2019 d’une capacité d’environ 170 mille tonnes. Au moment où nous vous parlons, il y a 9 nouvelles unités qui sont en construction et  qui vont démarrer leurs activités en 2020.  Nous ne parlons pas des projets qui  sont prêts   et qui vont démarrer en 2020. Au total,  sur les deux années, nous allons avoir une capacité additionnelle de l’ordre de  165 mille tonnes. Ce qui nous fonde à espérer que  la Côte d’Ivoire va atteindre en fin 2020,  le seuil psychologique de 100 mille tonnes transformées localement. D’ici 2023, la  capacité de transformation installée sera d’environ  500 mille tonnes.Bamba Mafoumgbé  Légende photo : Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du Coton et anacarde : « D’ici 2023, la  capacité de transformation installée sera d’environ  500 mille tonnes » ( In Le Temps du 13 février 2020)

Phénomène social, le trafic illicite des produits agricoles notamment  celui  de  l’anacarde, résiste au temps et prend  de l’ampleur, malgré les différentes campagnes de  sensibilisation ces dernières années.   Dossier… Dans le District du Zanzan..
 Le phénomène  de la fuite  de l’anacarde ou l’or gris résiste au temps. En dépit  des différentes campagnes de sensibilisation et les textes mis à jour  en ce qui concerne  la répression d’une telle activité.  La  production enregistrées dans les bases  de données du Conseil  du coton et de l’anacarde( Cca)  en  ce qui concerne  les régions du  Gontougo et Bounkani ne cessent  de chuter.   C’est  le   constat amère que  l’on  peut faire  en parcourant les données chiffrés du  Conseil du coton et de l’anacarde,( Cca). Qui   vient d’initier  une mission de   haut niveau de sensibilisation sur la fuite par les voies terrestres de l’anacarde vers les pays frontaliers : le Ghana et le Burkina Faso. Si nous  n’avons  d’amples précisions  sur la fuite  vers  ce dernier pays cité, Il nous est revenu  avec fortes précisions que la destination prisée par les contrebandiers et autres couches  de la population  est bien le Ghana. Ce  à partir   des  pistes  villageoises qui traversent  la frontière et routes internationales   qui aboutissent au Ghana.  Dans  l’Indénié- Djuablin,  nous avons l’axe Damé- Takikro- Dôma.  Dans cette localité qui est une  ville ghanéenne, l’on trouve des entrepôts  où l’on décharge à volonté, des produits  agricoles dont le cacao et  la noix  de cajou. «  C’est par  ici que  transitent  une bonne partie  de la noix de cajou  convoyée depuis le nord, le centre de la Côte d’Ivoire  vers les entrepôts installés le long de la frontière et appartenant  à des opérateurs économiques vietnamiens. C’est connu de tous(…) » Nous a indiqué S. Ouattara un exploitant agricole basé à Agnibilékro.  Ce qui fait dire  au Docteur Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde  que  « Le  phénomène est  réel et vivace ici. Les ivoiriens travaillent et  ce sont nos frères ghanéens qui profitent. L’heure est grave. C’est par la localité de Damé que les produits sortent et nous avons déjà saisi un camion. J’ai décidé  que cette année sera une tolérance zéro contre le trafic illicite. Face à la baisse du volume de production, il est véritablement difficile de mettre en route, la zone industrielle qui est prévue   au niveau de Bondoukou. Par exemple, la production de l’Indenié-Djuablin qui était de  de 10800 tonnes il y a quelques années est tombée à  1800 tonnes de noix brutes. La chute est énorme.  C’est ici qu’on produit  les noix de bonnes qualités et qui se retrouvent ainsi au Ghana où l’activité de commercialisation est une activité informelle. Ils ont ainsi décidé d’installer tout au long  de la frontière pour capter une bonne partie  de notre production  ». En ce  qui concerne l’impact  de la fuite sur la production ivoirien  de noix  de cajou vers les pays frontaliers, elle tourne autour  de  80 mille tonnes. En 2019,   la fuite  a fait perdre à la Côte d’Ivoire  environ 17 milliards de Fcfa au titre de la parafiscalité.  Mais pourquoi  cette fuite  vers   ces pays voisins alors que  l’arsenal juridique portant répression de la fuite  des produits agricoles  est très stricte en la matière.   Mais  que  dit concrètement la fameuse ordonnance N°2018-437 du 03  Mai 2018 ( voir interview encadré).
 Les raisons  de la fuite de l’anacarde vers les pays frontaliers
Selon  Kra K. , la quarantaine environ que nous avons  rencontré à  Transua , dans la région du Gontougo, « La fuite des produits agricoles  est  un phénomène social qui dépasse les frontières  avec  des peuples ayant les mêmes pratiques sociolinguistiques, Aussi, les difficultés d’accès  à certaines zones de production, le manque d’acheteurs  et d’argent à certaines périodes de l’année,  poussent les paysans  à contracter  des prêts pour la scolarisation de leurs enfants et pour se nourrir durant les périodes de soudures. Ces acheteurs  qui viennent souvent de l’autre côté de la frontière  qui ont fait des placements  viennent récupérer leur produit durant la campagne. Ainsi, les pauvres producteurs n’ont d’autres choix que   vendre obligatoirement aux premiers cités leur récolte ».Aussi pour caper  de gros tonnages,  des acheteurs Ghana et leurs complices n’hésitent pas à proposer un prix  très souvent supérieur à celui proposé par la Côte d’Ivoire. « Ainsi, s’il est servi un prix planché  de 400Fcfa le Kg en Côte d’Ivoire, ‘les acheteurs   ghanéens et leurs complices ivoiriens  vont jusqu’à  500 voire 600 Fcfa pour mieux capter la production ivoirienne.   Avec la proximité,  les ivoiriens dont  des commerçants en tout genre, n’hésitent pas à bondir sur l’occasion.  Ils  prennent  le risque, en  empruntant  les  nombreuses  pistes villageoises  qui traversent les frontières aussi poreuses. Malgré parfois la présence  d’éléments de la douane,  des Forces armées de Côte d’Ivoire( Faci) pour convoyer parfois nuitamment  des véhicules et autres tricycles chargés de sacs de noix de cajou »  dit-il  en ingurgitant  le contenu d’une  bouteille de bière importée du pays  de Kwamé Nkrumah. Par ailleurs,  une autre raison majeure de la fuite de la noix de cajou vers le Ghana,  réside dans la difficulté d’application de la tablette de mesures  en matière de répression de la fuite ,la porosité des frontières ivoiriennes et  le sous équipements  des forces ( Douanes, Faci entre autres) commises aussi bien à  la sécurisation des frontières  qu’ à la répression de la fraude.  Sur ce point, le corps pectoral  du District du Zanzan  abonde  dans le même sens.  A l’étape d’Agnibilékro, M.  Lebouat Jacques, Secrétaire général de préfecture  n’est pas allé par le dos de la cuillère quand il dit : «  En  plus du manque de moyen de déplacement qui  limite la mobilité des forces de l’ordre sur le terrain, il y a des difficultés au niveau de l’application des textes. De telle sorte que quand  des fraudeurs sont pris, ils sont  relâchés par l’autorité judiciaire ». Conséquence, malgré les différentes  tournées de sensibilisation sur le terrain, la pratique juteuse et anti développement régionale  a encore la peau dure.  Il se dit  que  ce commerce illicite  au regarde de la loi,  profite à   réseau d’acteurs dont les ramifications se trouvent  aussi bien dans l’administration  parmi les forces de  sécurité.  Que faire pour lutter contre ?
 
 Les propositions des acteurs de la filière
 
 M. Abdoulaye Nguetia,   planteur d’Anacarde basé dans le village de  Nianda,  il dit  que  «  La meilleur façon de lutter contre le phénomène c’est  de fixer un prix  du kilogramme aux producteurs proche de celui fixé par le Ghana. La Côte d’ivoire perd certes mais c’est nous les producteurs qui perdent beaucoup d’argent  dans cette affaire. Il faut fixer un meilleur prix ». Au niveau  de l’Union nationale  des acheteurs  d’anacarde de Bondoukou,( Unabo), il  faut revoir  la période d’ouverture de la campagne de commercialisation de l’anacarde en Côte d’Ivoire.  Dans  un mémorandum  produit  par  cette association,   des propositions concrètes sont faites par les rédacteurs. Du renforcement des capacités des Forces de sécurité, en passant par  la bonne application des textes  au soutien   aux comités  de surveillance portés à bout de bras par  certains  acteurs  de la chaine de commercialisation, l’Unabo n’est pas avare en propositions concrètes pour  résorber la fuite  de la noix de cajou vers  les pays frontaliers. En ce qui concerne l’ouverture de la campagne de commercialisation  cette association propose : «La campagne anacarde s’ouvre déjà dès le 15 janvier  au Ghana avec les premières ventes dans les régions  de Sampa  et Wantchi qui ont le même climat que la région du Gontougo donc ayant la même production. Cette première production qui est vendue dans cette période  de février et mars est d’une qualité supérieure. Malheureusement à  cette période, la campagne est loin d’être ouverte en Côte d’Ivoire.  C’est après avoir acheté  ces premières productions du Ghana, que les opérateurs basés aux Ghana font leur entrée en Côte d’Ivoire pour acheter les premières productions ivoiriennes ». Ce qui voudrait dire  qu’il faut ouvrir tôt la campagne de commercialisation pour réduire  le phénomène de la  fuite de la noix de cajou .Qui plus qu’un phénomène régional  est devenu  une activité juteuse nationale qui profite à un véritable réseau qui a des ramifications dans l’administration dans les zones de production. «  Une des solutions  majeures, est  de faire l’ouverture de la campagne au mois  de janvier afin de permettre aux acheteurs agréés de pouvoir capter cette première production qui ouvre une brèche du trafic(…) »ajoute   Pascal A. l’un des membres de l’Unabo. Tout comme  ce dernier,  Djo l’Indien c’est son  nom, est  acheteur de noix de cajou  basé à Bondoukou, appelle le Conseil du coton et de l’anacarde à doter    de moyens de communication et  de locomotion  les structures qui sont en action sur le terrain pour   lutter contre la fuite de la noix  de cajou.  Sans grand moyen que peuvent faire  ses ‘volontaires’   qui sont sur le terrain ? Pas grand-chose  face à ‘des jalonnements’ (mouiller  la barbe aux forces de sécurité…) par  les contrebandiers qui rapportent.  L’exportation de l’anacarde par voie terrestre  vers les pays frontaliers est  plus qu’un phénomène régional, est devenu aujourd’hui national. C’est vraiment avec regret  que l’on assiste à ce trafic depuis Aboisso  ce jusqu’à Bondoukou.  Où la zone industrielle  dédiée à  la transformation locale de l’anacarde et qui poussait à fier allure est ainsi contrarié  du fait d’une production qui ne   cesse  de chuter vertigineusement.  Avec elle, les investissements   dans l’entretien routier,  supportés en  grande partie par  les prélèvements sur chaque kilogramme d’anacarde.    Pour ne citer que ceux-là risquent de prendre un sacré coup. Rappelons qu’en 2019,  ce sont plus de 2, 5 milliards de Fcfa  qui ont été investis par le Conseil du  coton et de l’anacarde dans le Gontougo. Quand les prévisions indiquent  plus de 3,7 milliards de Fcfa d’investissements.   

 Encadré 2/ Un phénomène national qui prend de l’ampleur
Les chiffres l’attestent  ça ne va pas !     Le  trafic illicite  des noix  de cajou ne cesse de prendre de l’ampleur au plan national.    Si nous prenons la région  l’Indénié- Dju en  2017, nous étions à 8510 tonnes. En 2018,  la production  est tombée   à 2170 tonnes. Dans le département de Ouangolo, en 2015, nous étions à 3300 tonnes 2016, nous sommes tombés à 2130 tonnes. En 2017,  nous sommes   tombés à 2400 tonnes.  Entre 2018 et 2019,   les  statistiques montrent qu’il y a problème.  Ce sont des chiffres qui  interpellent  aussi bien les  responsables   en charge de la gestion de la filière et que les ivoiriens.  Qui  engraissent ainsi sans peut-être  le vouloir   des pays voisins principalement le Ghana.  Qui en profite  doublement.  Le Ghana  du fait  de ces noix de très bonne  qualité est très bien rémunéré sur le marché international, grâce  à la production ivoirienne  et nous passons pour un pays producteur de cajou de moindre qualité par rapport  à ce pays voisin.  A noter  que le  Ghana qui exporte avec 0% de taxe, bénéficie du fait  de la qualité de ses noix d’une surcote  de 100 à 300 dollars soit entre 50 mille fcfa et 150 mille Fcfa  par  tonne sur le marché mondial.  Ce qui n’est pas le cas de la Côte d’Ivoire.
 B. M  Bamba Mafoumgbé, ( In Le Temps  du  13 Février   2020)
 Envoyé spécial
 Légende photo :    Une vue  de véhicules saisis à Bondoukou en partance pour le Ghana

Une élève en classe de troisième a été sauvagement agressée sexuellement, samedi 8 février 2020 à Abobo-Akehiékoi. Informée, la Première Dame, Madame Dominique OUATTARA a décidé de prendre en charge la petite fille. Tout de suite, elle a été transférée à l’Hôpital Mère-Enfant.  Le  mardi 11 février 2020, la Ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Madame Ly Ramata Bakayoko, s’est rendue à l’Hôpital Mère-Enfant avec la Directrice de Cabinet de la Première Dame, Madame Patricia Yao. L’objectif de cette visite était de constater l’état de santé de la petite fille. Elles sont sorties rassurées par le corps médical de l’Hôpital, dans la mesure où la petite agressée a émergé du coma. Heureux de ce brin d’espoir, Ly Ramata BAKAYOKO a donné ses impressions : « c’est une réaction d’indignation. Nous avons été informées  samedi 8 février du viol d’une petite fille en classe de 3eme avec une agression sauvage et tout de suite, nous avons délégué notre Directeur de cabinet adjoint et le Directeur de la Protection de l’Enfant pour saisir le dossier. Dans la foulée, nous avons été appelés par la Directrice de Cabinet de Madame la Première Dame et ensemble nous sommes venus au chevet de la victime. Nous saluons la prompte réaction de la Première Dame, qui a demandé à ce que le transfert de la victime se fasse à l’Hôpital Mère-Enfant pour une prise en charge de qualité avec un Plateau technique de pointe et une équipe médicale compétente que je connais bien. Je remercie le Professeur Brouh Yapo. Je suis venue avec la Directrice de Cabinet adjointe rendre visite à la victime qui était dans un coma profond de stade 1 et qui, aujourd’hui, commence à émerger, donc il y a beaucoup d’espoir. Tout est mis en œuvre pour qu’elle recouvre sa santé afin qu’elle puisse reprendre le chemin de l’école parce que ce sont nos enfants, nos trésors, ce sont l’avenir de ce pays. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes ignobles, inqualifiables. Le gouvernement est à pied d’œuvre pour sanctionner sévèrement de tels actes. C’est la tolérance zéro. C’est pourquoi, nous avons un nouveau code pénal et pour les cas de viol, les peines sont alourdies. Le viol des mineurs, c’est la prison à vie. Je voulais encore réitérer mes remerciements à Madame la Première Dame. Ce n’est pas le seul cas qu’elle prend en charge. Chaque fois qu’il y a des urgences, la prise en charge est immédiate, ce qui permet de sauver beaucoup d’enfants dans des situations difficiles. Nous félicitons l’équipe médicale pour la qualité du travail ». 

Ayoko Mensah

 Légende photo :  La ministre Ly Ramata Bakayoko  lors de  sa visite à l’HmeSercom : HME

Une élève en classe de troisième a été sauvagement agressée sexuellement, samedi 8 février 2020 à Abobo-Akehiékoi. Informée, la Première Dame, Madame Dominique OUATTARA a décidé de prendre en charge la petite fille. Tout de suite, elle a été transférée à l’Hôpital Mère-Enfant.  Le  mardi 11 février 2020, la Ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant, Madame Ly Ramata Bakayoko, s’est rendue à l’Hôpital Mère-Enfant avec la Directrice de Cabinet de la Première Dame, Madame Patricia Yao. L’objectif de cette visite était de constater l’état de santé de la petite fille. Elles sont sorties rassurées par le corps médical de l’Hôpital, dans la mesure où la petite agressée a émergé du coma. Heureux de ce brin d’espoir, Ly Ramata BAKAYOKO a donné ses impressions : « c’est une réaction d’indignation. Nous avons été informées  samedi 8 février du viol d’une petite fille en classe de 3eme avec une agression sauvage et tout de suite, nous avons délégué notre Directeur de cabinet adjoint et le Directeur de la Protection de l’Enfant pour saisir le dossier. Dans la foulée, nous avons été appelés par la Directrice de Cabinet de Madame la Première Dame et ensemble nous sommes venus au chevet de la victime. Nous saluons la prompte réaction de la Première Dame, qui a demandé à ce que le transfert de la victime se fasse à l’Hôpital Mère-Enfant pour une prise en charge de qualité avec un Plateau technique de pointe et une équipe médicale compétente que je connais bien. Je remercie le Professeur Brouh Yapo. Je suis venue avec la Directrice de Cabinet adjointe rendre visite à la victime qui était dans un coma profond de stade 1 et qui, aujourd’hui, commence à émerger, donc il y a beaucoup d’espoir. Tout est mis en œuvre pour qu’elle recouvre sa santé afin qu’elle puisse reprendre le chemin de l’école parce que ce sont nos enfants, nos trésors, ce sont l’avenir de ce pays. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes ignobles, inqualifiables. Le gouvernement est à pied d’œuvre pour sanctionner sévèrement de tels actes. C’est la tolérance zéro. C’est pourquoi, nous avons un nouveau code pénal et pour les cas de viol, les peines sont alourdies. Le viol des mineurs, c’est la prison à vie. Je voulais encore réitérer mes remerciements à Madame la Première Dame. Ce n’est pas le seul cas qu’elle prend en charge. Chaque fois qu’il y a des urgences, la prise en charge est immédiate, ce qui permet de sauver beaucoup d’enfants dans des situations difficiles. Nous félicitons l’équipe médicale pour la qualité du travail ». 

Ayoko Mensah

 Légende photo :  La ministre Ly Ramata Bakayoko  lors de  sa visite à l’HmeSercom : HME

Le directeur des affaires administratives et financières de Bondoukou Manganèse, Manik Guru, a réagi aux informations faisant état de ce que cette société se serait rendue coupable de fraude fiscale. Pour ce responsable, « Bondoukou Manganèse est respectueuse de la loi minière, fiscale et sociale en Côte d’Ivoire ». Récemment, la Société Bondoukou Manganèse a été citée dans une affaire de ‘’fraude fiscale’’ par un confrère de la place. Selon ce confrère, cette fraude se ferait au nez de la douane. Il a même interpellé le ministère des Mines. A en croire le confrère, il « avait découvert quelques chiffres plutôt étranges et des prix de vente à l’export du manganèse déclarés aux douanes ivoiriennes, à des niveaux trois fois sous-évalués. Il s’agit là, ni plus ni moins, que d’une fraude fiscale savamment organisée et qui coûte des milliards de F CFA aux caisses de l’Etat ». Pour le confrère, « Il suffirait pour les services des douanes et du ministère des mines de réclamer les documents d’importations du manganèse exporté par les deux sociétés et de découvrir leurs liens avec « Navodaya Trading Dubaï » pour découvrir le niveau de la fraude fiscal dont les conséquences s’étendent non seulement aux caisses de l’Etat mais aussi aux populations des zones d’exploitation dont les parts, fixée par la loi, sont trois fois inférieures à ce qui devait être versées ». Approché pour en savoir davantage sur cette affaire, le directeur des affaires administratives et financières de Bondoukou Manganèse, Manik Guru, a fait savoir que «  Cette société conteste vivement ces allégations dans la mesure où Bondoukou Manganèse est une société anonyme de droit ivoirien, au capital de 1 010 000 000 F CFA, dont le siège social est sis à Abidjan - Cocody Sud| BA4, Lot 46, Ilot 4|Communement appelé Quartier Commandant Sanon, 18 BP 1984 Abidjan 18, entreprise minière en phase d’exploitation attributaire d’un permis d’exploitation obtenu en Octobre 2010 a été renouvelé par L’Etat de Côte D’Ivoire de 28 février 2018  dans le département de Bondoukou pour le manganèse avec un convention minière signée avec l’Etat de Côte d’Ivoire le 14 mars 2014; renouvelle au 8 mai 2019 ». Il a également informé que « l'Etat de la côte d'Ivoire détient une participation de 10% actions de la société. L'entreprise a son conseil d'administration qui comprend des membres du Cabinet du Ministre des Mines et du Cabinet du Ministre du Budget pour surveiller les activités des entreprises et aider à son fonctionnement ».

Selon Manik, cette convention impose, en son article 10.2, à négocier librement et de manière indépendante, avec toute société spécialisée de son choix, sur le marché national et international, la commercialisation des produits conformément à la réglementation en vigueur ».Il a ajouté que cette même convention en son article 21.3 lui permet de vendre le minerai selon le terme FOB (Free On Board) en stipulant que la taxe ad valorem est assise sur le chiffre d’affaires déduction des frais de transport (FOB) comprenant le coût du transport de la mine au lieu d’embarquement et des charges portuaires. « Les termes commerciaux FOB (Free On Board : les risques sont transférés du vendeur à l’acheteur une fois la marchandise est chargée sur le bateau par le vendeur. L’acheteur s’occupe de la suite du transport, y compris du dédouanement à l’importation) et CAF en CIF en anglais (Coût-Assurance-Fret : le vendeur supporte l’assurance, les frais de transport jusque a port de destination, les frais de déchargement, analyse des minéraux à destination, tous les frais douaniers liés au débarquement, financement et assurance de paiement en temps voulu des acheteurs tiers dans différents pays, ainsi que tous les autres frais administratifs) ». Toute chose laisse croire, selon Manik, « que nous avons pratiqué des prix en deçà du marché qui serait la cause de la minoration du chiffre d’affaires taxable ».Notre interlocuteur rappelle que cette liberté de négociation lui permet de vendre avec toute entreprise exerçant dans son domaine d’activités comme le recommande la Convention minière. « C’est en cela que la société Bondoukou Manganèse SA vend son produit à clients que sont des sociétés associées et même aux sociétés qui ne lui sont pas associées. Parmi celles-ci, Navodaya Trading DMCC est actionnaire majoritaire à hauteur de 89 % et les termes de vente du minerai à cette société sont régis par une convention réglementée. Le prix de vente selon le terme FOB que la société Bondoukou Manganèse SA pratique est le même concernant ces autres entreprises clientes », a-t-il dit avant de préciser que le prix pratiqué par cette société est très compétitif par rapport aux autres sociétés exerçant dans le secteur minier en Côte d’Ivoire. « Cette conformité de la comparaison des prix a déjà été faite par le Cabinet du Ministère du budget qui n'a constaté aucun écart par rapport aux autres sociétés minières de manganèse », précise Manik Guru. Il rappelle que la société a commencé, en 2014, la construction de la première usine d'enrichissement du genre utilisant la technologie allemande pour l'enrichissement du manganèse. Un investissement total de plus de 6 milliards de F CFA a été réalisé. « Au moment où il a commencé l'investissement, les prix mondiaux des minéraux ont commencé à baisser. Et au moment où elle a terminé la construction de l'usine d'enrichissement en 2015, le marché mondial des minéraux avait chuté de façon drastique. C’est ainsi que les grandes sociétés minières du monde entier ont été contraintes de fermer. Cette situation a duré plus d'un an. Il n'y a eu aucune exportation du pays pendant cette période. Cependant, la société a décidé de prendre des risques et de démarrer son activité fin 2016 alors que les prix mondiaux du manganèse étaient toujours en reprise. En fait, la première exportation de minéraux de manganèse a été effectuée par la société à partir du pays, puis les exportations d'autres concurrents ont suivi ».Le directeur des affaires administratives et financières nous a appris que le montant des investissements réalisés dans le précédent était si lourd, toute chose qui, à l’en croire, a entraîné quelques pertes pour l'entreprise jusqu'en 2016. Les comptes ont été dûment vérifiés par un cabinet d'audit réputé du pays ; Ernst and Young et approuvés par le conseil d'administration composé des membres de l’Etat de Côte d’Ivoire. « En outre, l'année 2017 a de nouveau connu une baisse de la valeur en USD par rapport au CFA, ce qui a entraîné des pertes considérables en raison de pertes de change, car la Banque Centrale de Côte d'Ivoire ne permet pas de détenir un compte en USD auprès des sociétés opérationnelles ». Il poursuit ses explications pour dire qu’en 2017 et 2018, la société a réalisé d'importants investissements pour augmenter la capacité de production globale, ce qui a bien fonctionné. En 2018, la société a donc pu générer des résultats profitables grâce à ses opérations. « Depuis lors, la société n'a jamais fait de perte et a connu une tendance à la hausse en termes de chiffre d'affaires et de profitabilité. De plus, l'entreprise a déjà commencé la construction d'une usine d'enrichissement qui a le double de la capacité de l'usine existante et sera unique en son genre en termes de technologie ». A en croire Manik, la société a fait un bénéfice de plus d’un milliard en 2019. Dans l'ensemble de ce processus et des activités menées, le développement local et le renforcement ont toujours été un domaine d'intérêt majeur pour l'entreprise. Grâce à ses activités, la société a déjà contribué à hauteur de 198 millions F CFA comme contribution au développement communautaire développement local minier (CDLM) qui a été utilisée pour développer 14 villages dans la région, y compris la construction de nouvelles écoles, la réhabilitation des écoles existantes, le développement de la route, les installations d'eau et la réhabilitation et un certain nombre de nouveaux projets à venir. La population locale a également bénéficié de la formation pour faire fonctionner de nouvelles machines, de nouveaux véhicules et de nouvelles usines. « Même les femmes de la région sont formées pour faire fonctionner les machines minières, ce qui les a aidées à devenir indépendantes. En dehors de cette nouvelle technologie, des véhicules sont importés d'Europe pour lesquels les conducteurs locaux reçoivent une formation d'experts européens pour les aider et s'adapter à la nouvelle technologie », a rappelé Manik pour mettre en lumière les nombreuses actions de développement menées par Bondoukou Manganèse en faveur de la région. Ayoko Mensah Légende photo : Les responsables   de Bondoukou Manganèses  S. A inaugure ici une ecole

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