Prix bord champs: Cacaco 825 Fcfa, Kg;  Café  700 Fcfa Kg,  Hevea 275 Fcfa; Anacarde 350 Fcfa

dimanche 5 juillet 2020
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L'Union des sociétés coopératives des femmes de la pêche de Côte d'Ivoire (Uscopefci) était en assemblée générale extraordinaire le samedi 4 juillet 2020 au Seamen's club sis à Treichville. L'ordre du jour portait  entre autres  informations,   le renouvellement des instances dirigeantes de l'Union  et divers.  En vertu en effet de article 144 de la loi de l'Ohada portant sur le fonctionnement des sociétés coopératives et qui donne autorisation à toute fédération de convoquer une assemblée générale extraordinaire en cas de fautes lourdes constatées dans le fonctionnement de toutes structures , la Fenascoop-ci a pris ses responsabilités et organiser ladite assemblée générale . Dans son intervention, le premier responsable   administratif  de cette faîtière, le Président Bakayoko a donné les raisons qui motivent la Fédération dans son action.  Premièrement, la situation de non activité de l'Uscopfeci qui est membre  de la Fenascoop- Ci. Depuis sa création, le bureau de cette  Union n'a jamais rendu compte à ses membres .Mieux à sa tutelle directe la Direction des organisations professionnelles et appui financier (Dopaf) .Les dires du président Bakayoko ont été corroborés par le représentant de cette structure présente dans la salle.  Poursuivant son intervention, le président Bakayoko a révélé l'existence de traces prouvant que l'ex-président de l'Union Dion Micheline a perçu 17 millions de francs Cfa.  Une lettre signée du Directeur de cabinet du Ministère des Ressources animales et halieutiques (Mirha) sur avis du ministre Dosso Moussa a été lue et clarifie tout.  L'argent a été viré dans le compte de L'Union .Il faut souligner que la lettre du Mirha est la réponse à celle de la Secrétaire général de l'Uscofep-ci qui a voulu savoir plus sur l'existence et la destination des 17 millions de Fcfa Par conséquent, la Fenascoop-ci était fondée dans sa décision de convoquer une assemblée générale. Les fautes lourdes commises par Dion Micheline l'ont éjecté de son poste de présidente. Les interventions de la Direction des pêches, de l'Anader et surtout de Mme Beugré sont allées dans le sens d'une meilleure organisation des structures féminines de la pêche .A issue de  l'élection de la nouvelle présidente, au bout d'un vote par acclamation, Gnoulou Monique Débora a succédé à Dion Micheline.  Les tout premiers de la nouvelle présidente sont allés dans le sens du rassemblement et l'union.  Son programme d'activités dévoilé lors du vote repose sur l'autonomisation des femmes dans le secteur de la pêche artisanale. Un programme bien fourni qu'elle se doit de mener à bien pour le bonheur de ses membres. Dion Micheline devant les tribunaux  La nouvelle présidente a toutes les cartes en main pour acter une action en justice contre l'infortuné ex-président de l'USCOPFEPCI. Monique Débora a toutes les cartes en main .Avec documents et preuves sur affaire des 17 millions. Forte de la présence de 17 coopératives de femmes d'Abidjan ,San Pedro,Sassandra ,Fresco ,d'Abou ,Grand Lahou dont toutes les femmes étaient présentes à Assemblée générale extraordinaire ,elle a le vent en poupe 

 Ayoko Mensah :  Une vue  de la table de  séance lors de l’Ag 

Le Bureau fait suite à son Communiqué en date du 4 juin 2020 rendant publique sa décision d’autoriser une Revue indépendante du rapport du comité d’éthique des conseils d’administration concernant les allégations portées par des lanceurs d’alerte visant le Président du Groupe de la Banque. «   Le Bureau s’est entendu sur les termes de référence de la Revue in dépendante lors de ses réunions du 18 juin et 1er juillet 2020 et a retenu Mme Mary Robinson, M. Hassan B. Jallow et M. Leonard F. McCarthy pour former un panel d’experts indépendants de haut-niveau en vue de mener ladite Revue - des personnes ayant une expérience et une intégrité professionnelle incontestables, ainsi qu’une réputation internationale avérée »  rapporte le communiqué  du bureau  des gouverneurs  de la  Bad,   signé  par la ministre Kaba Nialé  et  dont nous  avons  eu copie hier 02 juillet.   Aussi, la note  ajoute  que   le  panel sera présidé par Mme Robinson. Mme Mary Robinson, est avocate de profession et ancienne Présidente de la République d'Irlande. Elle a aussi été Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. Outre de nombreuses responsabilités au niveau mondial et national, elle est la présidente des Aînés, Groupe des sages engagés en faveur du bien-être dans le monde. Le Juge Hassan B. Jallow, est ancien procureur général et ministre de la justice de la République de la Gambie, et ancien juge à la Cour suprême de Gambie. En 2003, il a été nommé comme juge à la Cour d’appel du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, et par la suite, en tant que procureur auprès du Tribunal pénal international des Nations Unies pour le Rwanda (Tpri).Le 5 février 2017, le juge Jallow a prêté serment comme Président de laCour suprême pour la Gambie. M. Leonard F. McCarthy est ancien Directeur des poursuites pénales, ancien Directeur du Bureau des infractions économiques et ancien Chef de la Direction des opérations spéciales de l’Afrique du Sud. Il a été ancien Vice-Président pour l’intégrité à la Banque mondiale pendant neuf ans. M.McCarthy est actuellement Président de LFMcCarthy Associates, Inc., une société de gestion des risques d’intégrité basée à Washington DC, EtatsUnis.c) «  Il est attendu que le panel soumette son rapport dans une période de deux à quatre semaines maximum.  Le Bureau  a dit  également son entière confiance dans la capacité du panel à mener à bien cette importante mission et réaffirme son engagement à lui apporter tout l’appui nécessaire à l’aboutissement de sa mission » conclu la note.

 Ayoko Mensah à Lomé( Togo) Légende photo :  Dr Adessina Akenwumi , Président du Groupe de la Bad.     

Dr Diamana Jean Yves, bio-médecin chercheur était l’invité du rendez-vous de l’Association des chefs d’entreprises de la presse numérique de Côte d’Ivoire (Acepnuci) le samedi 27 juin 2020.  Juste avant,  dans son mot de bienvenue, Germain N’dri, président de la l’Association des chefs d’entreprises de la presse numérique de Côte d’Ivoire (Acepnuci) a justifié l’invitation du Dr. Diamana Jean Yves en affirmant que les membres de sa structure veulent faire « l’écho de ce nous avons entendu, lu et vu sur le jeune bio-médecin qui en si peu de temps, a fini par convaincre les plus sceptiques d’ici et d’ailleurs ». Le bio-médecin a entretenu les journalises sur le thème « la biomédecine face aux maladies dites incurables: Quelles solutions pour le bien-être des journalistes ? ». Devant un aréopage de journalistes rassemblés au siège de l’Acepnuci sis à Yopougon Maroc, Dr. Diamana Jean Yves a d’abord défini la biomédecine comme une science qui s’appuie sur des éléments naturels, utilisant des instruments scientifiques autant utilisés en médecine classique notamment l’imagerie médicale, l’échographie, utilisant des éléments de la biochimie sanguine pour faire des prélèvements des analyses en vue d’obtenir des ratios. « La biomédecine est une science exacte n’utilisant que des éléments naturels qui s’appuie que sur des ratios scientifiques en vue de venir à bout d’une pathologie », a-t-il défini. Pour le pratiquant de la biomédecine, ce qui diffère le bio-médecin du naturothérapeute ou tradipraticien, « c’est que dans sa structure, vous allez avoir une imagerie médicale. Il ne peut travailler sans résultat. Ce n’est pas une tentative, ce n’est pas une approche. Ce n’est pas des éléments approximatifs. Le bio-médecin est un individu (homme ou femme) qui exerce la médecine mais qui utilise les éléments naturels en s’appuyant sur des ratios scientifiques », a-t-il explicité. Abordant la thématique principale, Dr. Diamana a indiqué qu’une maladie dite incurable est une maladie décrétée par la médecine moderne comme non guérissable. Et bien pourtant, le chercheur dément cette thèse de la médecine classique. Sur ce point, il est formel. « Il n’y a pas de maladie incurable. Je refuse de soutenir une telle thèse. En Jésus, il n’y a pas de maladies incurables. Dieu ne peut jamais échouer », a-t-il clamé, s’appuyant sur le livre des Psaumes en son chapitre 101 verset 14. Selon lui, cette thèse est le business des « industries mafieuses ». S’adressant  aux  journalistes, le médecin a fait savoir que les hommes des médias sont avant tout une entité de la société qui est tout aussi exposé aux maladies. C’est pourquoi, il a estimé que les journalistes aient « toute la plénitude » de leur « capacité intellectuelle ». Face aux occidentaux qui pensent toujours assujettir les africains, Dr. Diamana a été on ne peut clair. « Nous ne sommes pas un continent d’échecs et de rebellions », a-t-il déclaré. Du haut de la tribune qui lui a été offerte, il a lancé depuis le siège de l’Acepnuci, ce qu’il a lui-même dénommé « la Science Afrique » qui est selon ses explications, « l’exercice de la médecine par des africains s’appuyant sur des éléments naturels. Des valeurs existent dans ce continent et dans ce pays. Je plaide auprès des dirigeants pour dire que nous sommes capables », a-t-il plaidé pour conclure.

 Ayoko Mensah Légende photo :  Une vue  de la table de  séance, lors   de la cérémonie.

 Source: Lepanafricain24. info

Le maire de Dimbokro, Bilé Diéméléou Amon Gabriel, a indiqué qu’en plus de la sensibilisation des populations de sa commune au respect des mesures barrières, environ 10 000 cache-nez, 5 000 gants, 5 000 flacons de gels hydro-alcooliques, des thermomètres à infrarouges et plus d’une centaine de kits de lavage des mains ont été distribués. Il  était l’invité principal du point de presse quotidien du gouvernement sur le Coronavirus, le 29 juin 2020 à Abidjan-Plateau,  initié par le Cicg,  qui  a eu le 29 juin 2020 à Abidjan.  Le maire de cette commune peuplée de plus    de 62 000  qui n’a jusque- là enregistré aucun cas de Covid-19, Selon le maire, des dispositifs pour le lavage des mains ont été installés aux différents corridors de la commune, au Centre hospitalier régional (Chr), à la mairie, dans les services administratifs, marchés, gares routières, centres de santé, écoles, casernes, etc. A l’en croire, à Dimbokro, les marchés et commerces sont désormais ouverts de 6 heures à 14 heures. Et dans les 15 quartiers, les 30 villages et sur les marchés de la commune, des réunions d’information et de sensibilisation sont organisées avec les chefs de quartiers, de villages, les commerçants, les guides religieux, les associations de jeunesses et de femmes, sur le port systématique du cache-nez. Le conseil municipal a augmenté la dotation en carburant des Forces de défense et de sécurité, recruté de jeunes contractuels pour la gestion des équipements et le suivi du lavage des mains aux différentes entrées du grand marché, le lavage et la désinfection du grand marché. Et pour bien informer les populations, la radio locale, la Voix du N'ZI, diffuse des messages de sensibilisation contre la Covid-19 tant en français que dans les langues nationales. Enfin grâce au conseil municipal et avec le soutien de tous les cadres, des vivres et non-vivres ont été offerts aux populations et un soutien financier a été apporté aux communautés religieuses.  Ayoko Mensah Légende photo : Bilé Diemeléou Gabriel, maire  de Dimbokro. Il est très engagé  dans la lutte contre la Covid-19
 
  

« La pêche artisanale contribue à plus de 70% voire 90% à la couverture de la consommation locale. Presque tous les poissons que vous voyez sur le marché local, c’est le produit de la pêche artisanale, pardon semi- moderne. C’est une pêche fraiche. Nous partons tous les matins et retournons le soir pendant que d’autres reviennent trois jours après. La preuve pendant cette pandémie de la Covid-19, c’est cette pêche-là qui approvisionne nos marchés. Parce que les bateaux industriels ont plus de difficultés(…) » Ces propos sont de M. Bakayoko Mamadou, président de la Fédération nationale des sociétés coopératives des acteurs de la filière pêche de Côte d’Ivoire, ( Fenascoop-Ci). C’était le 23 juin 2020, lors d’un entretien au siège de cette fédération à Treichville. Ce pour présenter les atouts, les enjeux et les perspectives d’un secteur porteur. Mais longtemps négligé par les acteurs nationaux. Mais c’est quoi la pêche artisanale ? « C’est la pêche semi moderne. Elle se pratique sur les côtes. En tant que telle, nous avons une zone dans laquelle nous pouvons pêcher. Pas au-delà. Les gros bateaux de pêches pour leur part, ne peuvent pas venir sur les côtes. Avec l’évolution, nous avons les vedettes de pêche. » Explique-t-il.

La place des nationaux dans la pêche artisanale

Aussi, le président de la Fenascoop-ci qui est composée d’entités légalement constituées sur la base des textes de l’Ohada précise : « Ce là fait dix à 15ans que nous sommes dans ce secteur. Quand nous sommes arrivés, c’était nos frères d’à côté. Citons les ghanéens, les béninois et les togolais qui avaient le monopole. Ces frères constituaient 80% des acteurs. Notre première bataille, c’était de faire en sorte que les jeunes ivoiriens puissent s’intéresser à la pêche. Mais c’était difficile. Surtout que le président des pêcheurs à l’époque était un ghanéen. Quand nous avons pris la tête de la Coopama, il fallait inciter et expliquer à nos frères, non seulement l’enjeu mais aussi l’importance de cette forme de pêche. C’est ainsi que le Lycée de pêches de Grand Lahou a été créée Si la formation y est théorique, nous prenons le relais au niveau de la formation pratique. En avril 2020, ils nous ont affectés plus 41 élèves mais compte tenu de la pandémie, nous n’ avons pas pu faire la formation. C’est pour dire que les jeunes ivoiriens commencent à s’intéresser davantage à la pêche artisanale. Mais le travail de communication et de sensibilisation doit continuer pour davantage attirer plus de jeunes nationaux vers ce secteur qui nourrit son homme. Notre objectif, nous disons que d’ici 2025, il nous faudra au moins 300 à 400 jeunes ivoiriens dans la pêche artisanale ». Se prononçant sur les remous au débarcadère Mohamed VI de Locodjoro qui l’actualité depuis quelques mois, M. Bakayoko Mamadou ajoute : « Les 90 millions de Fcfa sont une promesse de l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est même plus de 90 millions de Fcfa parce que nous avons aussi le village d’accueil qui est Locodjoro et qui n’ a pas encore reçu un centime depuis 4 ans. Les procédures au niveau du Trésor public sont lentes. Quand le ministre Dosso est arrivé, il a commencé à se battre pour décanter la situation. Pour qu’enfin de compte aussi bien le village, les mareyeuses que les pêcheurs(…) soient dédommagés. L’argent n’est pas au ministère de la Production animale et ressources halieutiques. Comme elles bloquent très souvent l’administration, le ministre a envoyé des lettres de sommation. Pour mettre les fauteurs de trouble en garde.(…) » Aussi, il reconnait qu’ au débarcadère de Locodjoro, qu’il y a trop de problèmes. « Il y a beaucoup de problèmes parce que des acteurs n’ont pas encore bien cerné ce que c’est qu’un débarcadère qui n’est autre qu’un point de débarquement. Les pêcheurs qui viennent, débarquent et donnent le poisson à toutes les mareyeuses, ils payent les taxes du débarcadère et ils s’en vont. Il y a un problème : les femmes qui sont venus du site d’Abobodoumé disent que le débarcadère est leur propriété et que c’est à cause d’elles qui l’ont construit. C’est ça le problème. Le débarcadère est ouvert à tout le District d’Abidjan sans exception ». Terminant, M. Bakayoko estime que les difficultés du secteur ne sont pas insurmontables mais il faut des moyens pour aider les acteurs. « Il y a des jeunes ivoiriens, ivoiriennes, des femmes qui voudraient y travailler en qualité de mareyeuses, des transformatrices et pêcheurs : il faut les aider. Il nous faut avoir beaucoup d’embarcations, créer des fours de transformation et donner des fonds de roulement aux femmes pour pouvoir acheter du poisson. Car les femmes qui sont en activité n’ont pas assez de moyens. Lorsque nos embarcations arrivent, le poisson est acheté à crédit et elles ne peuvent pas payer. Il nous faut donc un fonds de roulement. (….) Il faut des agences de pêches et de l’aquaculture à travers le pays » conclu- t-il.

Bamba Mafoumgbé,

Légende photo : Bakayoko Mamadou, président de la Fédération nationale des sociétés coopératives des acteurs de la filière pêche de Côte d’Ivoire ( Fenascoop-Ci) : « Le débarcadère Mohamed VI est ouvert à tout le District d’Abidjan »
In le Temps du mercredi 24 juin 2020

L'aide médicale marocaine à la Côte d'Ivoire, le témoignage d'une solidarité à toute épreuve (Chambre de commerce). L'aide médicale marocaine destinée à la Côte d'Ivoire, dans le cadre d'un ensemble d’aides accordées, sur très Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, à plusieurs pays africains pour les accompagner dans leurs efforts de lutte contre le coronavirus, est le témoignage supplémentaire de la solidarité à toute épreuve qui unit les deux pays, a relevé le président de la Chambre de commerce et d'industrie marocaine en Côte d'Ivoire (CCIM-CI), Saâd El Hamzaoui. "Cet acte, qui n’est pas étranger à l’œuvre panafricaine de SM le Roi, est le témoignage de plus de la solidarité à toute épreuve qui caractérise les liens unissant le Maroc et la Côte d’Ivoire", a-t-il dit dans une déclaration à la presse. Ce geste "noble et généreux" est une expression on ne peut plus éloquente de la vision clairvoyante et prémonitoire de SM le Roi pour une Afrique solidaire, capable de se prendre en charge dans les moments difficiles, a souligné M. El Hamzaoui. Sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, la coopération inter-africaine est désormais une réalité dont les retombées sont amplement profitables aux populations de plusieurs régions africaines, a poursuivi le président de la CCIM-CI. De par sa forte charge symbolique, l’initiative du Souverain est un "motif de fierté pour nous, opérateurs marocains implantés en Côte d’Ivoire, notre deuxième pays", a conclu M. El Hamzaoui. L'aide médicale marocaine à plusieurs pays africains, dont la Côte d’Ivoire, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative lancée par SM le Roi, le 13 avril 2020, en tant que démarche pragmatique et orientée vers l’action, destinée aux pays africains frères, permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques et visant à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner leurs efforts dans les différentes phases de gestion de la pandémie. Elle est composée de près de 8 millions de masques, 900.000 visières, 600.000 charlottes, 60.000 blouses, 30.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que 75.000 boîtes de chloroquine et 15.000 boites d’Azithromycine.
Moussa Kader
Légende photo : membres du gouvernement ivoirien, l’ambassadeur du Maroc en Ci et des autorités religieuses lors de la réception du don marocain.

 

Patrick Achi, ministre Secrétaire général de la présidence a pris part ce jour aux côtés des ministres, Sėka Séka Joseph et Abdourahamane Cissé au lancement des travaux d'extension du réseau électrique d'Adzopé. Il a à l'occasion de cette cérémonie qui s'est tenue dans le quartier d'Amapketabois rendu hommage au chef de l'Etat pour toutes les actions de développement dont bénéficient sa ville natale. Patrick Achi a affirmé que les promesses du Président de la République ne sont jamais des paroles vaines. «Aujourd'hui encore nous sommes témoins que les promesses qu'il a faites sont tenues. Par-delà lui, les promesses que nous-mêmes avons faites sont tenues, » a ajouté, le ministre Secrétaire général de la présidence. «C'est à travers cela que la politique prend un sens. Ce qui donne un sens à la politique c’est de pouvoir donner aux populations un cadre de vie qui soit compatible avec ce qu'on espérait de une vie décente, » a-t-il poursuivi. Tout en avouant qu'Adzopé a été l'un des bénéficiaires du programme de développement du Président Ouattara, Patrick Achi lui a rassuré que sa population lui sera éternellement reconnaissante et fidèle. «Sachez que notre population sera éternellement reconnaissante et fidèle au Président de la République mais également au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Et elle saura leur rendre au centuple le moment, le 31 octobre prochain, bien plus et bien au-delà. (…) C'est une population qui est comblée par tout ce qui a été déjà mais également par ce que vous venez faire aujourd'hui(…)» a soutenu le Président du Conseil régional de la Mé. Il a également mentionné que tous les programmes qui sont mis en œuvre par le Gouvernement, c'est pour améliorer le bien- être et la vie des populations. Les travaux d'extension du réseau électrique concernent le quartier d'Amapketabois. Patrick Achi a indiqué que les questions comme l’éducation, la santé ainsi que l'eau et l'électricité sont parmi les biens essentiels sans lesquels la vie des populations peut devenir un calvaire quelque fois un cauchemar. Pour sa part, le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé a donné des indicateurs sur le niveau d’électrification du pays, à l’occasion du lancement desdits travaux d’extension du réseau électrique au profit de 5 000 habitants d’ Adzopé soit environ 10% de la population de cette cité. « A fin 2020, nous avons un taux de couverture, en Côte d'Ivoire, qui est de 73% contre 33% en 2011 et l’objectif est d’arriver à la fin de l’année 2020 à un taux de 80% », a dit M. Abdourahmane Cissé à la presse, en marge de l’événement. Ces travaux d’extension électriques devraient permettre de fournir du courant à quatre principaux quartiers d’Adzopé et de créer une ligne haute tension qui acheminera de l’énergie à la zone industrielle de cette ville. Le ministre du Pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, a fait savoir qu'à fin 2020, toutes les localités d’Adzopé seront électrifiées, conformément à l’ambition du gouvernement d’électrifier toutes les localités de plus de 500 habitants. Pour permettre aux différentes couches sociales d’accéder à l’électricité, l’Etat de Côte d'Ivoire a développé le Programme électricité pour tous (Pept), visant sur la période 2019-2020 quelque 400 000 branchements au réseau électrique. Ce programme permet aux populations de payer 1000 Fcfa en vue de leur branchement au réseau électrique et le reliquat des 150 000 Fcfa, nécessaires pour acquérir le compteur, est échelonné sur dix ans. De janvier 2019 à mai 2020, ce sont plus de 290 000 ménages qui ont bénéficié du Pept, un chiffre auquel s’ajoutent 565 000 bénéficiaires de 2014 à 2018. Selon M. Cissé, aujourd'hui, l’on compte plus de 5 millions de ménages qui ont bénéficié du Pept. En outre, de janvier 2019 à ce jour, ce sont 1,150 million de ménages en Côte d'Ivoire qui ont bénéficié de la baisse de 20% du tarif du prix d’électricité notamment pour les ménages les plus défavorisés, a-t-il fait remarquer. Le secrétaire général de la présidence de la République, Patrick Achi, fils de la région et président du Conseil régional, s’est félicité du lancement de ces travaux d’extension du réseau électrique et des projets de l’Etat qui devraient permettre une couverture totale de la région d’ici à fin 2020.Dans le même élan, le ministre de l'Environnement et du développement durable, Joseph Séka Séka, lui aussi fils de la région, a salué ces projets d'électrification qui apportent le développement et la sécurité à travers le pays.
Ayoko Mensah
Légende photo : Le ministre secrétaire général de la Présidence, salut les promesses tenues par le Président Ouattara

 

 

Les exportateurs et transformateurs Ivoiriens membres du Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI) qui exportent entre 230,000 et 260,000 tonnes de fèves de cacao chaque saison, représentant 80% des volumes exportés par les opérateurs locaux ivoiriens, ont écrit au Conseil du Café Cacao (CCC) pour approuver à l'unanimité l'étude commanditée par le CCC au sujet du désaccord entre les exportateurs ivoiriens et les multinationales sur le prix loco magasin, dans une lettre adressée au Directeur Général du CCC.Tous les membres du GNI se disent en accord avec les conclusions de l’étude commanditée par le CCC et qui préconise, lors de la procédure d'ajustement des stocks, la diminution du prix loco magasin à hauteur de 40.6 FCFA par kilo, que les membres payaient deux fois quand ils achetaient les fèves en loco magasin auprès des multinationales. Pour rappel, les procédures d'ajustement de stocks ont lieu en fin de période, lorsque certains exportateurs, en général des multinationales, détiennent plus de volumes que de contrats d'export (déblocages) au détriment d’autres exportateurs dans la situation inverse, sans cacao, en général des exportateurs Ivoiriens disposant certes de financements mais ne pouvant compétire avec les multinationales dotées de primes de cacao certifié. L'étude rappelle que les règles de fonctionnalité du système de stabilisation interdisent d'acheter au-delà du volume des contrats d'export (déblocages) et que les coûts du barème concernés par ces 40.6 FCFA reviennent par nature à l'acheteur locomagsin c'est à dire à l'exportateur ivoirien qui a les contrats d'export (déblocage). Le GNI rappelle que cette demande de correction du prix loco magasin est régulièrement faite au CCC depuis la campagne 2012 et remercie le professionnalisme du CCC pour avoir commandité cette étude. Concernant le quasi-monopole des contrats de cacao certifiés (97%) dont bénéficient les multinationales auprès des chocolatiers, ces dernières avaient proposé, lors de rencontres organisées par le CCC, d'allouer 35% des contrats de cacao certifié sur le total des contrats export (270,000 à 300,000 tonnes au total) les liant aux exportateurs Ivoiriens. Le Gni, quand à lui, demande au CCC d'intervenir pour que cette proportion soit revue à la hausse pour atteindre au moins 50%. Selon le CCC et l’industrie, les volumes de fèves certifiées représentent chaque campagne environ 45% du volume des exportations de fèves de cacao en Côte d’Ivoire ces 3 dernières années, soit 990,000 tonnes par campagne. Les multinationales membres du GEPEX, captent tout le cacao brousse disponible grâce à une prime qu’elles donnent aux fournisseurs traitants et aux coopératives, ce qui met en difficulté les exportateurs locaux, incapables de payer ces mêmes primes. La Côte d’Ivoire produit chaque année, environ 2,200,000 tonnes de fèves de cacao dont 550,000 tonnes sont broyées sur place par les multinationales telles que CEMOI, CARGILL,BARRY CALLEBAUT et OLAM. Le GNI est la plus importante organisation d’exportateurs locaux ivoiriens. Il totalise 80% des exportations faites par les sociétés locales ivoiriennes et milite pour l’existence d’exportateurs locaux face aux multinationales qui contrôlent 97% des volumes de fèves certifiées et 80% du volume total des achats et des exportations de fèves en Côte d’Ivoire. « Nous nous battons pour la survie des exportateurs locaux ivoiriens qui représentent globalement 20% des exportations de cacao du pays. Nous nous battons pour exister mais nous ne voulons pas être favorisés. Nous voulons simplement que la compétition soit saine et équitable » a expliqué Constance Kouame, la Secrétaire Générale du GNI. Contrairement aux membres du GNI, les multinationales offrent plus de sécurité et de garantie aux chocolatiers et aux broyeurs occidentaux ce qui facilite l’octroi de contrats de volume de fèves certifiées qui permet aux multinationales de bénéficier de prime de $150 à $200 la tonnes. Cela leur confère un avantage concurrentiel déterminant face aux exportateurs locaux ivoiriens dans l’approvisionnement en fèves. En Février, le GNI et d’autres exportateurs ivoiriens avaient accusé le GEPEX, l’association des exportateurs qui regroupe les multinationales, de concurrence déloyale en se servant des contrats de fèves certifiées pour acheter tout le cacao disponible grâce aux primes aux de certifications qu’elles paient aux fournisseurs traitants et coopératives. En Mars, le Ccc a interdit à tous les opérateurs de payer une prime aux fournisseurs dans les ports et menace de sanction de 50 FCFA par kilogramme en cas d’infraction. Les membres du GNI qui n’ont pas accès aux chocolatiers ne peuvent pas eux-mêmes leur demander directement et cherchent à obtenir des multinationales de partager les volumes de cacao certifié pour plus d'équité et d’égalité.
Ange Aboa /ReutersLégende photo : Les  Groupements   des négociants nationaux veulent avoir leur à dire  dans les  opérations d’exportation du cacao NB :  le titre   et l’appel de titre est de la redaction

La septième édition du Forum mondial annuel sur la nicotine - GFN – s’est tenue les 11 et 12 juin 2020, organisée par «Knowledge Action Change Limited (KAC)», dirigé par le Professeur Gerry Stimson, spécialiste des sciences sociales en santé publique au Royaume-Uni. Le Forum, habituellement organisé à Varsovie, Pologne, a vu son édition de cette année se tenir virtuellement (en ligne) en raison de la Covid-19. Avec comme thème ‘Science, éthique et droits humains’ le Forum a réuni plus d’une trentaine d’experts/scientifiques du secteur de la santé publique, de l'industrie du tabac, du secteur de la lutte anti-tabac et de consommateurs qui ont discuté de divers sujets, notamment la pertinence de la science par rapport à l'idéologie, l'importance d'une approche axée sur le patient, les opportunités que le  vapotage offre dans les pays à faible revenu et les alternatives scientifiques au tabac conventionnel qui sont interdites/non-autorisées. De nombreuses études scientifiques menées depuis des années maintenant ont révélé que les alternatives au tabac traditionnel sont moins nocives que les cigarettes conventionnelles. Malgré ces études, un certain nombre de décideurs politiques au niveau national et international, notamment l'Organisation mondiale de la santé (Oms), encouragent des mesures réglementaires très strictes niant ainsi les possibilités de réduction des risques sur santé que les produits non combustibles offrent. Clive Bates est directeur de The Counterfactual, une agence de conseil et de plaidoyer axée sur une approche pragmatique de la durabilité et de la santé publique au Royaume-Uni. Selon lui, ces réglementations sont «des mesures punitives, de la coercition, des restrictions, de la stigmatisation, de la dénormalisation.  Il s’agit d’un échec par rapport à ce que des décideurs politiques dignes de cette appellation devraient faire, à savoir, procéder à des évaluations d'impact adéquates et les examiner minutieusement. L’élaboration des politiques est marquée par un échec retentissant à tous les niveaux, aussi bien au niveau gouvernemental, des assemblées législatives, et au  niveau des organisations internationales comme l'Organisation mondiale de la santé».

 Les experts qui ont participé au Forum pensent que les produits à base de nicotine plus sûrs ont certainement un rôle à jouer dans la réduction des maladies liées au tabagisme. Ils dénoncent les obstacles institutionnels qui se sont installés depuis des années qui, selon eux, profitent au statu quo et font plus de mal que de bien: «Toute personne qui se référerait à l'histoire de l'innovation et l'industrie des sciences et de la technologie s’en rendrait compte. Beaucoup de personnes ne cherchent que le statu quo. Les fabricants de cigarettes se font beaucoup d'argent avec le statu quo. Et il y a aussi d’énormes financements pour le maintien de ce statu quo. La Suède, l'Islande et la Norvège ont les taux de tabagisme les plus bas au monde. Et maintenant au Japon, où un tiers du marché des cigarettes a disparu en peu de temps car ils ont eu accès à des alternatives. Les consommateurs optent pour des alternatives lorsque des choix leur sont offerts», a déclaré au Forum David Sweanor, Président du Conseil consultatif du Center for Health Law (Centre du Droit de la Santé) du Canada. Mark Tyndall, Professeur et Spécialiste des maladies infectieuses au Canada, est également très ferme sur le sujet des alternatives au tabac traditionnel testés scientifiquement: «J'ai toujours considéré que fumer des cigarettes était une forme de réduction des méfaits pour les consommateurs de drogues. Cependant, il était tout aussi pénible de constater que la cigarette tuait plus de personnes que le VIH, plus que l'hépatite C et même plus que l'épidémie de surdose catastrophique qui a dévasté l'Amérique du Nord. La mort due à la cigarette est lente et sournoise. Il n'y avait pas grand-chose à offrir aux fumeurs jusqu'à l'apparition du vapotage en 2012. La plupart des professionnels de la santé encourageait les gens à arrêter de fumer. Au mieux, nous avons proposé aux fumeurs des poches de nicotine ou de la gomme et leur avons dit que cela pourrait les aider à arrêter. Huit ans plus tard, qui aurait cru que jeter une bouée de sauvetage aux fumeurs de cigarettes serait tellement contentieux. Cela aurait été un fait marquant. À l'heure actuelle, les principales autorités de santé publique du monde entier auraient dû lancer des campagnes mondiales pour débarrasser le monde des cigarettes grâce au vapotage.» Par ailleurs, de nombreux experts ont souligné que les consommateurs et les patients sont au cœur des systèmes de santé et qu'ils devraient connaître les alternatives et se sentir libres de choisir celle qui leur convient le mieux. Clarisse Virgino, une consommatrice de vape vivant aux Philippines exerce une pression pour une réglementation équitable au sujet des cigarettes électroniques dans son pays: «En définitive, c’est le consommateur qui souffrira si des politiques prohibitionnistes sont mises en place, car cela privera les fumeurs d’opérer un changement, portant ainsi atteinte à leurs droits humains fondamentaux. L'interdiction affectera également ceux qui ont déjà opté pour le changement en les obligeant à reprendre à fumer de la cigarette combustible ordinaire. Ce serait vraiment très contre-productif. Les produits alternatifs peuvent aider à contrôler, sinon à éradiquer le tabagisme. Il s’agit de produits moins nocifs qui peuvent aider les gens à abandonner une mauvaise habitude qui affecte non seulement les fumeurs mais aussi ceux qui sont autour d’eux. C'est injuste. Comme le dit l’adage, rien de ce qui nous concerne ne devrait jamais être fait sans nous.» L’industrie du tabac était également invitée au Forum. Moira Gilchrist, Vice-Présidente en charge des communications stratégiques et scientifiques au sein de Philip Morris International, s’est exprimée à cette occasion. Selon elle, «Dans un monde idéal, nous allions avoir une conversation franche, fondée sur les faits pour comprendre comment reproduire ces résultats - faisant allusion aux cas des pays comme le Japon - le plus rapidement possible dans un plus grand nombre de pays possible. Étonnamment nous sommes loin de cela dans le monde réel. De nombreux défenseurs de la santé publique et organisations de santé publique ne semblent pas disposés à évaluer objectivement l'opportunité qu’offrent les produits sans fumée. Pourquoi? Parce que ces solutions viennent de l'industrie.» Des décideurs et dirigeants politiques soutiennent qu'il existe un conflit irréconciliable entre l'industrie du tabac et la santé publique. Pour Moira Gilchrist, c'est «une censure scientifique pure et simple». Pour elle, la science et les preuves s’avèrent plus judicieuses:«Je ne saurais prétendre parler au nom de l’ensemble de l’industrie, mais chez Philip Morris International, nous nous engageons à remplacer les cigarettes par de meilleures alternatives le plus rapidement possible. Je ne peux vraiment pas comprendre pourquoi ce changement est accueilli avec scepticisme. Aujourd'hui, nos dépenses de recherche et développement sont principalement consacrées à un portefeuille sans fumée. Notre objectif est d’avoir un avenir sans fumée. L'impact de ces produits est déjà visible. Une étude réalisée par des chercheurs travaillant pour l'American Cancer Society a conclu que la baisse rapide des cigarettes observée récemment au Japon est probablement due à l'introduction d'Iqos, le dispositif électronique de nicotine conçu par Philip Morris International. Qu’en est-il pour les pays à faible revenu, plus particulièrement de  l’Afrique? Dans les pays à faible revenu, les dispositifs électroniques d’administration de nicotine (inhalateurs électroniques de nicotine) [ENDS], sont de plus en plus utilisés. Cependant, la législation s'oppose souvent à ces alternatives. Par exemple, l'Inde a récemment arrêté la vente de cigarettes électroniques et d'autres appareils électroniques invoquant des risques pour la santé. Samrat Chowdhery est le Directeur du Council for Harm Reduced Alternatives, en Inde. Il a blâmé ce qu'il a appelé ‘un conflit d'intérêts évident’: «La Chine et l'Inde sont en première ligne pour garder secrètes les procédures des sociétés qui ont perdu le contrôle public de leurs actions et portent atteinte, à l'échelle mondiale, aux efforts de lutte antitabac en les rendant moins transparentes et en refusant de respecter les droits des personnes les plus affectées par leurs politiques». En Afrique, bon nombre de pays appliquent de lourdes taxes pour empêcher les dispositifs électroniques d’administration de nicotine de perturber le marché. Ils invoquent également des raisons de santé pour justifier ces réglementations très rigoureuses. Selon Chimwemwe Ngoma, Spécialiste en sciences sociales, originaire du Malawi, l’éducation est la clé pour informer convenablement la population sur ce qui est véritablement en jeu: «Le gouvernement, les agriculteurs, les organisations de la société civile et les consommateurs de nicotine doivent comprendre que ce n'est pas le tabac le vrai problème mais plutôt le tabagisme. Nous devons prouver que des produits plus sûrs qui contiennent de la nicotine peuvent être fabriqués à partir du même tabac».Clarisse Virgino, des  Philippines, est même allée plus loin pour dire que ces mesures sont très préjudiciables: «Beaucoup de pays ne peuvent pas se permettre d’offrir des soins de santé adéquats à leur population. Je pense qu'il est grand temps d'opter pour la réduction des méfaits du tabac. Il y a un nombre élevé de données, de travaux de recherches, de preuves qui soutiennent cette thèse. Les politiques vont à l'encontre de l'essence même de la réduction des méfaits du tabac. Ce ne sont pas les consommateurs qui doivent subir les conséquences des politiques arbitraires et non fondées sur des faits. Les politiques doivent être protectrices des personnes et non destructrices afin d’éviter que les consommateurs n’en subissent les dommages collatéraux». Malgré ce qui semble être une lutte complexe, de nombreux experts comme David Sweanor espèrent que la transformation finira par arriver: "Nous devons également nous focaliser sur l'opportunité qui nous est offerte de changer fondamentalement le cours de la santé publique", a-t-il déclaré. In  allAfrica.com.
   

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