Prix bord champs: Cacaco 825 Fcfa, Kg;  Café  700 Fcfa Kg,  Hevea 275 Fcfa; Anacarde 350 Fcfa

vendredi 10 juillet 2020
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BAD // Allégation de lanceurs d’alerte contre Adesina// le panel a un mois pour rendre sa copie

jeudi, 02 juillet 2020 13:25 Written by

Le Bureau fait suite à son Communiqué en date du 4 juin 2020 rendant publique sa décision d’autoriser une Revue indépendante du rapport du comité d’éthique des conseils d’administration concernant les allégations portées par des lanceurs d’alerte visant le Président du Groupe de la Banque. «   Le Bureau s’est entendu sur les termes de référence de la Revue in dépendante lors de ses réunions du 18 juin et 1er juillet 2020 et a retenu Mme Mary Robinson, M. Hassan B. Jallow et M. Leonard F. McCarthy pour former un panel d’experts indépendants de haut-niveau en vue de mener ladite Revue - des personnes ayant une expérience et une intégrité professionnelle incontestables, ainsi qu’une réputation internationale avérée »  rapporte le communiqué  du bureau  des gouverneurs  de la  Bad,   signé  par la ministre Kaba Nialé  et  dont nous  avons  eu copie hier 02 juillet.   Aussi, la note  ajoute  que   le  panel sera présidé par Mme Robinson. Mme Mary Robinson, est avocate de profession et ancienne Présidente de la République d'Irlande. Elle a aussi été Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. Outre de nombreuses responsabilités au niveau mondial et national, elle est la présidente des Aînés, Groupe des sages engagés en faveur du bien-être dans le monde. Le Juge Hassan B. Jallow, est ancien procureur général et ministre de la justice de la République de la Gambie, et ancien juge à la Cour suprême de Gambie. En 2003, il a été nommé comme juge à la Cour d’appel du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, et par la suite, en tant que procureur auprès du Tribunal pénal international des Nations Unies pour le Rwanda (Tpri).Le 5 février 2017, le juge Jallow a prêté serment comme Président de laCour suprême pour la Gambie. M. Leonard F. McCarthy est ancien Directeur des poursuites pénales, ancien Directeur du Bureau des infractions économiques et ancien Chef de la Direction des opérations spéciales de l’Afrique du Sud. Il a été ancien Vice-Président pour l’intégrité à la Banque mondiale pendant neuf ans. M.McCarthy est actuellement Président de LFMcCarthy Associates, Inc., une société de gestion des risques d’intégrité basée à Washington DC, EtatsUnis.c) «  Il est attendu que le panel soumette son rapport dans une période de deux à quatre semaines maximum.  Le Bureau  a dit  également son entière confiance dans la capacité du panel à mener à bien cette importante mission et réaffirme son engagement à lui apporter tout l’appui nécessaire à l’aboutissement de sa mission » conclu la note.

 Ayoko Mensah à Lomé( Togo) Légende photo :  Dr Adessina Akenwumi , Président du Groupe de la Bad.     

Bakayoko Mamadou( Pdt Fenascoop-Ci)// Pêche artisanale en Côte d’Ivoire// « Voici ce que nous préconisons pour les jeunes ivoiriens »

jeudi, 25 juin 2020 18:02 Written by

« La pêche artisanale contribue à plus de 70% voire 90% à la couverture de la consommation locale. Presque tous les poissons que vous voyez sur le marché local, c’est le produit de la pêche artisanale, pardon semi- moderne. C’est une pêche fraiche. Nous partons tous les matins et retournons le soir pendant que d’autres reviennent trois jours après. La preuve pendant cette pandémie de la Covid-19, c’est cette pêche-là qui approvisionne nos marchés. Parce que les bateaux industriels ont plus de difficultés(…) » Ces propos sont de M. Bakayoko Mamadou, président de la Fédération nationale des sociétés coopératives des acteurs de la filière pêche de Côte d’Ivoire, ( Fenascoop-Ci). C’était le 23 juin 2020, lors d’un entretien au siège de cette fédération à Treichville. Ce pour présenter les atouts, les enjeux et les perspectives d’un secteur porteur. Mais longtemps négligé par les acteurs nationaux. Mais c’est quoi la pêche artisanale ? « C’est la pêche semi moderne. Elle se pratique sur les côtes. En tant que telle, nous avons une zone dans laquelle nous pouvons pêcher. Pas au-delà. Les gros bateaux de pêches pour leur part, ne peuvent pas venir sur les côtes. Avec l’évolution, nous avons les vedettes de pêche. » Explique-t-il.

La place des nationaux dans la pêche artisanale

Aussi, le président de la Fenascoop-ci qui est composée d’entités légalement constituées sur la base des textes de l’Ohada précise : « Ce là fait dix à 15ans que nous sommes dans ce secteur. Quand nous sommes arrivés, c’était nos frères d’à côté. Citons les ghanéens, les béninois et les togolais qui avaient le monopole. Ces frères constituaient 80% des acteurs. Notre première bataille, c’était de faire en sorte que les jeunes ivoiriens puissent s’intéresser à la pêche. Mais c’était difficile. Surtout que le président des pêcheurs à l’époque était un ghanéen. Quand nous avons pris la tête de la Coopama, il fallait inciter et expliquer à nos frères, non seulement l’enjeu mais aussi l’importance de cette forme de pêche. C’est ainsi que le Lycée de pêches de Grand Lahou a été créée Si la formation y est théorique, nous prenons le relais au niveau de la formation pratique. En avril 2020, ils nous ont affectés plus 41 élèves mais compte tenu de la pandémie, nous n’ avons pas pu faire la formation. C’est pour dire que les jeunes ivoiriens commencent à s’intéresser davantage à la pêche artisanale. Mais le travail de communication et de sensibilisation doit continuer pour davantage attirer plus de jeunes nationaux vers ce secteur qui nourrit son homme. Notre objectif, nous disons que d’ici 2025, il nous faudra au moins 300 à 400 jeunes ivoiriens dans la pêche artisanale ». Se prononçant sur les remous au débarcadère Mohamed VI de Locodjoro qui l’actualité depuis quelques mois, M. Bakayoko Mamadou ajoute : « Les 90 millions de Fcfa sont une promesse de l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est même plus de 90 millions de Fcfa parce que nous avons aussi le village d’accueil qui est Locodjoro et qui n’ a pas encore reçu un centime depuis 4 ans. Les procédures au niveau du Trésor public sont lentes. Quand le ministre Dosso est arrivé, il a commencé à se battre pour décanter la situation. Pour qu’enfin de compte aussi bien le village, les mareyeuses que les pêcheurs(…) soient dédommagés. L’argent n’est pas au ministère de la Production animale et ressources halieutiques. Comme elles bloquent très souvent l’administration, le ministre a envoyé des lettres de sommation. Pour mettre les fauteurs de trouble en garde.(…) » Aussi, il reconnait qu’ au débarcadère de Locodjoro, qu’il y a trop de problèmes. « Il y a beaucoup de problèmes parce que des acteurs n’ont pas encore bien cerné ce que c’est qu’un débarcadère qui n’est autre qu’un point de débarquement. Les pêcheurs qui viennent, débarquent et donnent le poisson à toutes les mareyeuses, ils payent les taxes du débarcadère et ils s’en vont. Il y a un problème : les femmes qui sont venus du site d’Abobodoumé disent que le débarcadère est leur propriété et que c’est à cause d’elles qui l’ont construit. C’est ça le problème. Le débarcadère est ouvert à tout le District d’Abidjan sans exception ». Terminant, M. Bakayoko estime que les difficultés du secteur ne sont pas insurmontables mais il faut des moyens pour aider les acteurs. « Il y a des jeunes ivoiriens, ivoiriennes, des femmes qui voudraient y travailler en qualité de mareyeuses, des transformatrices et pêcheurs : il faut les aider. Il nous faut avoir beaucoup d’embarcations, créer des fours de transformation et donner des fonds de roulement aux femmes pour pouvoir acheter du poisson. Car les femmes qui sont en activité n’ont pas assez de moyens. Lorsque nos embarcations arrivent, le poisson est acheté à crédit et elles ne peuvent pas payer. Il nous faut donc un fonds de roulement. (….) Il faut des agences de pêches et de l’aquaculture à travers le pays » conclu- t-il.

Bamba Mafoumgbé,

Légende photo : Bakayoko Mamadou, président de la Fédération nationale des sociétés coopératives des acteurs de la filière pêche de Côte d’Ivoire ( Fenascoop-Ci) : « Le débarcadère Mohamed VI est ouvert à tout le District d’Abidjan »
In le Temps du mercredi 24 juin 2020

Négoce du cacao en Côte d’Ivoire// Le Gni marque d’importants points stratégiques

dimanche, 21 juin 2020 19:10 Written by

Les exportateurs et transformateurs Ivoiriens membres du Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI) qui exportent entre 230,000 et 260,000 tonnes de fèves de cacao chaque saison, représentant 80% des volumes exportés par les opérateurs locaux ivoiriens, ont écrit au Conseil du Café Cacao (CCC) pour approuver à l'unanimité l'étude commanditée par le CCC au sujet du désaccord entre les exportateurs ivoiriens et les multinationales sur le prix loco magasin, dans une lettre adressée au Directeur Général du CCC.Tous les membres du GNI se disent en accord avec les conclusions de l’étude commanditée par le CCC et qui préconise, lors de la procédure d'ajustement des stocks, la diminution du prix loco magasin à hauteur de 40.6 FCFA par kilo, que les membres payaient deux fois quand ils achetaient les fèves en loco magasin auprès des multinationales. Pour rappel, les procédures d'ajustement de stocks ont lieu en fin de période, lorsque certains exportateurs, en général des multinationales, détiennent plus de volumes que de contrats d'export (déblocages) au détriment d’autres exportateurs dans la situation inverse, sans cacao, en général des exportateurs Ivoiriens disposant certes de financements mais ne pouvant compétire avec les multinationales dotées de primes de cacao certifié. L'étude rappelle que les règles de fonctionnalité du système de stabilisation interdisent d'acheter au-delà du volume des contrats d'export (déblocages) et que les coûts du barème concernés par ces 40.6 FCFA reviennent par nature à l'acheteur locomagsin c'est à dire à l'exportateur ivoirien qui a les contrats d'export (déblocage). Le GNI rappelle que cette demande de correction du prix loco magasin est régulièrement faite au CCC depuis la campagne 2012 et remercie le professionnalisme du CCC pour avoir commandité cette étude. Concernant le quasi-monopole des contrats de cacao certifiés (97%) dont bénéficient les multinationales auprès des chocolatiers, ces dernières avaient proposé, lors de rencontres organisées par le CCC, d'allouer 35% des contrats de cacao certifié sur le total des contrats export (270,000 à 300,000 tonnes au total) les liant aux exportateurs Ivoiriens. Le Gni, quand à lui, demande au CCC d'intervenir pour que cette proportion soit revue à la hausse pour atteindre au moins 50%. Selon le CCC et l’industrie, les volumes de fèves certifiées représentent chaque campagne environ 45% du volume des exportations de fèves de cacao en Côte d’Ivoire ces 3 dernières années, soit 990,000 tonnes par campagne. Les multinationales membres du GEPEX, captent tout le cacao brousse disponible grâce à une prime qu’elles donnent aux fournisseurs traitants et aux coopératives, ce qui met en difficulté les exportateurs locaux, incapables de payer ces mêmes primes. La Côte d’Ivoire produit chaque année, environ 2,200,000 tonnes de fèves de cacao dont 550,000 tonnes sont broyées sur place par les multinationales telles que CEMOI, CARGILL,BARRY CALLEBAUT et OLAM. Le GNI est la plus importante organisation d’exportateurs locaux ivoiriens. Il totalise 80% des exportations faites par les sociétés locales ivoiriennes et milite pour l’existence d’exportateurs locaux face aux multinationales qui contrôlent 97% des volumes de fèves certifiées et 80% du volume total des achats et des exportations de fèves en Côte d’Ivoire. « Nous nous battons pour la survie des exportateurs locaux ivoiriens qui représentent globalement 20% des exportations de cacao du pays. Nous nous battons pour exister mais nous ne voulons pas être favorisés. Nous voulons simplement que la compétition soit saine et équitable » a expliqué Constance Kouame, la Secrétaire Générale du GNI. Contrairement aux membres du GNI, les multinationales offrent plus de sécurité et de garantie aux chocolatiers et aux broyeurs occidentaux ce qui facilite l’octroi de contrats de volume de fèves certifiées qui permet aux multinationales de bénéficier de prime de $150 à $200 la tonnes. Cela leur confère un avantage concurrentiel déterminant face aux exportateurs locaux ivoiriens dans l’approvisionnement en fèves. En Février, le GNI et d’autres exportateurs ivoiriens avaient accusé le GEPEX, l’association des exportateurs qui regroupe les multinationales, de concurrence déloyale en se servant des contrats de fèves certifiées pour acheter tout le cacao disponible grâce aux primes aux de certifications qu’elles paient aux fournisseurs traitants et coopératives. En Mars, le Ccc a interdit à tous les opérateurs de payer une prime aux fournisseurs dans les ports et menace de sanction de 50 FCFA par kilogramme en cas d’infraction. Les membres du GNI qui n’ont pas accès aux chocolatiers ne peuvent pas eux-mêmes leur demander directement et cherchent à obtenir des multinationales de partager les volumes de cacao certifié pour plus d'équité et d’égalité.
Ange Aboa /ReutersLégende photo : Les  Groupements   des négociants nationaux veulent avoir leur à dire  dans les  opérations d’exportation du cacao NB :  le titre   et l’appel de titre est de la redaction

Structure du prix de vente du cacao// Vers une modification rapide du barème(…)

jeudi, 11 juin 2020 16:33 Written by

Le conseil du  café cacao a commandité une étude sur la structure du prix de vente du cacao en loco-magasin après des plaintes de groupements d’exportateurs locaux (Ucoopexci et Gni), qui dénonçaient un double emploi de certains coûts (stockage, freinte de stockage, nantissement, intérêts bancaires, et frais généraux), qu’ils payent une première fois aux multinationales exportatrices et une seconde fois au moment de l’exportation des fèves. La totalité de ces frais conséquents s’élèvent à 40.6 Fca par kilogramme. Les ventes loco-magasins sont des ventes de cacao prêts à être exportés et qui se déroulent uniquement lors des procédures “d’ajustement de stocks", sous la supervision du CCC et prévues dans les règles de fonctionnement de la réforme. Lors de l’ajustement de stocks, il s’agit de mettre en adéquation les contrats de vente par exportateur avec les stocks physiques prêts à l’export. Des ventes loco magasin ont donc lieu en fin de campagne entre exportateurs qui disposent de plus de cacao que de contrat de vente, pour la plupart du temps des multinationales et les exportateurs dans la situation contraire qui ont plus de contrats de vente que de cacao, en général des exportateurs locaux. En commanditant cette étude, le Ccc voudrait se rendre compte du problème de partage des coûts au barème entre les acteurs du secteur et y mettre un terme afin d’éviter de creuser plus encore les pertes au niveau des exportateurs locaux, qui sont les plus concernés par les achats de cacao en loco-magasin, du fait qu’ils ne peuvent pas compétir avec les multinationales dans l’achat de fèves dans les ports. Cette étude intervient après que les exportateurs locaux en février 2020, aient demandé officiellement aux chocolatiers d’arrêter d’attribuer l’exclusivité des primes de cacao certifié aux multinationales en Côte d’Ivoire, qui détiennent 97% de la totalité du cacao certifié, ce qui leur permet de payer plus cher les fèves aux fournisseurs, contrairement aux exportateurs locaux.  L’étude conclut que, lors de l’ajustement des stocks qui se fait au prix loco magasin du différentiel officiel du Ccc, l’acheteur subit une perte de 40.6F Cfa par kilo et que le vendeur fait un profit, alors même que ce dernier n’a pas suivi les règles qui interdisent à un exportateur d’acheter du cacao au -delà des contrats d’export. L’étude précise aussi que les frais de nantissement, d’intérêts bancaires et de tiers détention, sont des frais uniquement supportés par le détenteur des contrats d’export, donc par l’acheteur loco magasin qui est l’entité qui exporte après avoir racheté le cacao lors de l’ajustement de stock. Concernant les coûts du barème de frais généraux et de stockage faisant partie de ces 40.6 CFA, l’étude conseille de ne pas les attribuer à l’exportateur qui a choisi de prendre le risque d’acheter plus de physique que ses contrats d’export et qui se trouve donc contraint de vendre son cacao lors de la procédure d’ajustement des stocks à l’exportateur sans cacao pour couvrir ses contrats de vente.  Un exportateur local explique qu’ "Il n’est pas normal qu’un exportateur, qui ne respecte pas les règles en achetant plus de physique que ses contrats de ventes, au point d’avoir une pénalité du CCC, puisse mettre en perte un autre exportateur doté de financement et détenant des contrats de vente. Pendant trop longtemps les multinationales ont pris l’habitude d’acheter du cacao sans contrat de vente et à les réclamer auprès du CCC après leur achats physiques, notamment lorsque la messagerie électronique ne permettait pas d’avoir assez de volumes, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui puisque les ventes se font maintenant en direct, avant la campagne. Lorsqu’une multinationale réclame des contrats de vente au Ccc lors de la campagne, ceux- ci sont généralement retirés à des exportateurs locaux, ce qui n’est pas normal". Une source au CCC a déclaré que “ Cette étude nous permet de constater que les exportateurs locaux qui achètent essentiellement en loco-magasin ont subi de lourdes pertes financières à cause de ce problème parce que ces frais généraux devraient etre payés une seule fois et seulement au moment de l’exportation.” « Nous allons modifier rapidement le barème afin de le rendre conforme aux recommandations de l’étude mais nous avons déjà pris aussi d’autres mesures pour protéger les exportateurs locaux et les rendre plus compétitifs face aux multinationales »  a ajouté une autre source au CCC. En effet, depuis fin Mars, le CCC a interdit le paiement de bonus aux fournisseurs afin d’éviter que les multinationales s’attirent tout le cacao au détriment des petits exportateurs locaux qui ne disposent pas de gros moyens financiers pour les concurrencer. Une amende de 50 fcfa/kg est prévue en cas d’infraction. Dorénavant, le CCC limite les achats supplémentaires de cacao à 2% au-delà du volume des déblocage contre 10% depuis 2012 et interdit aux fournisseurs et aux coopératives de détenir des stocks au -delà  de 21 jours et interdit les ventes de cacao entre exportateurs sauf pendant les cession d’ajustement qui se fond à la fin de chaque période d’embarquement. Toutes ces Nouvelles mesures mêmes si elles sont saluées par tous les exportateurs locaux, ne vont pas régler leurs problèmes financiers immédiats puisque certaines ont acheté des milliers de tonnes de cacao en loco magasin entre Janvier et Mai en payant doublement les 40,676 francs/kg toujours contenu dans le barème.«  Les conclusions de l’étude du CCC sont satisfaisantes pour nous et nous félicitons le CCC, mais il faut maintenant trouver une solution. Depuis 2012, nous avons dénoncé cette situation. Nous avons payé deux fois pour la même chose » a dit le directeur d’une société ivoirienne d’exportation.
Source : Ange Aboa/ Agence Reuters

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Le mercredi 8 juillet 2020, un communiqué relayé par voie…
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Au terme d’une assemblée extraordinaire organisée par la Fédération nationale…

Affaire enquête indépendante à la Bad// 11 anciens présidents africains se prononcent pour Adesina

dimanche, 31 mai 2020 21:02 Written by

Dans une déclaration commune datée du vendredi, 11 anciens présidents africains apportent leur soutien à Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (Bad), au centre d’une affaire dite des lanceurs d’alertes qui paralyse l’institution dans ce qui est considérée comme la plus grande crise interne depuis 25 ans. Qui sont donc ces 7 présidents ? Il s’agit de Olusegun Obasanjo, président du Nigeria de 1999 à 2007, de Boni Yayi, président du Bénin de 2006 à 2016, de Hailemariam Desalegn, premier ministre d’Ethiopie, de 2012 à 2018, de John Kiffour, président du Ghana, de 2001 à 2009. du Prix Nobel de la Paix Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Liberia, de 2006 à 2018, de Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, de 2012 à 2014, du Prix Mo-Ibrahim 2007 Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique de 1986 à 2005, de Tandja Mamadou, ancien président du Niger, de 1999 à 2010, de Goodluck Jonathan, ancien président du Nigeria, de 2010 à 2015, de Mohamed Marzouki, président de la Tunisie de 2011 à 2014 et de Benjamin Mkapa, président de la Tanzanie de 1999 à 2005.En plus du groupe des 7, d’autres anciens présidents ont “endossé” le contenu du document. Il s’agit de Ameenah Gurib-Fakin, président de Maurice de 2015 à 2018, Rupiah Banda de la Zambie (2008-2011), Kgalema Motlanthe, président de l’Afrique du Sud (de 2008 à 2009) et de Jakaya Kikwete, président de la Tanzanie de 2005 à 2015. Dans leur déclaration, les anciens présidents appellent à une nécessaire union du fait de la pandémie: « l’Afrique est confrontée à un défi sans précédent avec le COVID-19 et toutes les efforts doivent être joints pour lutter contre la pandémie”. Avant de louer longuement le bilan du président Akinwumi Adesina, qui a fait “un travail remarquable à la tête de l’institution » « La Banque a annoncé une facilité de réponse à la pandémie covid-19 de 10 milliards de dollars pour soutenir les pays africains. La Banque a également lancé avec succès une obligation sociale «Fight COVID-19» de 3 milliards de dollars, un record mondial”, égrène la missive des anciens présidents. “Grâce à sa vision et à son leadership, les actionnaires de la Banque de 80 pays ont tous approuvé une augmentation de capital générale de 115 milliards de dollars pour la Banque, la plus importante de son histoire depuis sa création en 1964”, renchérit le groupe des 7, sensible à l’approche genre initié Avenue Jean Paul II à Abidjan. “La Banque a fait beaucoup pour les femmes, avec un Fonds de 3 milliards de dollars pour fournir un accès au financement aux femmes, soutenu par les pays du G7 et l’Afrique”. Pour les anciens présidents, la politique des 5 grandes priorités (High Five) du président Adesina a impacté 333 millions de personnes à travers l’Afrique. Puis, de venir à la situation actuelle au sein de la banque, marquée par une crise majeure surgie suite aux dénonciations des lanceurs d’alerte suivie d’une demande d’une enquête indépendante de la part de Washington. « Dr Adesina, que certains lanceurs d’alerte accusent d’avoir violé le Code d’éthique des banques, a fermement et systématiquement déclaré son innocence à ces allégations. Le comité d’éthique du conseil d’administration, un organe de surveillance juridique de la Banque, composé de représentants des actionnaires, a blanchi le Dr Adesina de l’ensemble des 16 allégations, les déclarant sans fondement et l’exonérant complètement. Le président du conseil des gouverneurs, sur la base du rapport du comité d’éthique, a déclaré que Dr Adesina est exonéré. Nous comprenons que la Banque a pleinement respecté ses règles, procédures et systèmes de gouvernance, qui lui ont bien servi depuis que les pays africains l’ont créée en 1964 », poursuit le groupe des 7 dont les points de vue sont aux antipodes des exigences d’une enquête indépendante et transparente de la part des Etats-Unis. Aux yeux des anciens chefs d’Etat africains, exiger une enquête indépendante reviendrait à “violer” les règles et procédures de la banque. « La gouvernance consiste à respecter les règles, les lois et les systèmes de gouvernance établis des organisations. Dans le cas de la Bad, bien que des différences puissent exister entre les parties, la meilleure façon de les résoudre est de respecter d’abord les règles, procédures et structures de gouvernance de la Banque. Agir autrement reviendrait à saper la Banque et sa réputation longtemps et durement gagnée, ainsi que celle de son président ».En clair, la lettre du secrétaire d’Etat américain au Trésor, deuxième actionnaire de la Bad et premier contributeur du fonds Fad (étrangement muet depuis l’annonce de la pandémie) sonne comme une ingérence aux yeux des anciens présidents. « Aucune nation, quelle que soit sa puissance, n’a un droit de veto sur la Banque africaine de développement, et aucune nation ne devrait avoir un tel pouvoir »

Un contexte tendu
Au centre d’une série d’accusations de la part d’un groupe de lanceurs d’alertes, le nigérian Akinwumi Adesina, seul candidat à sa réélection, se voit confrontée à une pression grandissante des Etats-Unis, soutenue par la quasi-totalité des membres non régionaux, appelant à une enquête indépendante. Blanchi par le comité d’éthique, Akinwumi Adesina reste suspendu à la fameuse enquête indépendante, actuellement objet de tracasseries quant au périmètre, timing, formes et modalités. Pour sûr, la Banque Africaine de Développement ne peut pas se payer une crise institutionnelle et aura besoin de cohésion afin que les guichets Fad et central puissent répondre aux sollicitations des Etats membres.

Albert Savana,
In Financial Afrik
sem Olesegun Obasanjo, aux noms des 11 anciens présidents africains

 

Affaire enquête indépendante à la Bad// 11 anciens présidents africains se prononcent pour Adesina

dimanche, 31 mai 2020 21:02 Written by

Dans une déclaration commune datée du vendredi, 11 anciens présidents africains apportent leur soutien à Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (Bad), au centre d’une affaire dite des lanceurs d’alertes qui paralyse l’institution dans ce qui est considérée comme la plus grande crise interne depuis 25 ans. Qui sont donc ces 7 présidents ? Il s’agit de Olusegun Obasanjo, président du Nigeria de 1999 à 2007, de Boni Yayi, président du Bénin de 2006 à 2016, de Hailemariam Desalegn, premier ministre d’Ethiopie, de 2012 à 2018, de John Kiffour, président du Ghana, de 2001 à 2009. du Prix Nobel de la Paix Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Liberia, de 2006 à 2018, de Joyce Banda, ancienne présidente du Malawi, de 2012 à 2014, du Prix Mo-Ibrahim 2007 Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique de 1986 à 2005, de Tandja Mamadou, ancien président du Niger, de 1999 à 2010, de Goodluck Jonathan, ancien président du Nigeria, de 2010 à 2015, de Mohamed Marzouki, président de la Tunisie de 2011 à 2014 et de Benjamin Mkapa, président de la Tanzanie de 1999 à 2005.En plus du groupe des 7, d’autres anciens présidents ont “endossé” le contenu du document. Il s’agit de Ameenah Gurib-Fakin, président de Maurice de 2015 à 2018, Rupiah Banda de la Zambie (2008-2011), Kgalema Motlanthe, président de l’Afrique du Sud (de 2008 à 2009) et de Jakaya Kikwete, président de la Tanzanie de 2005 à 2015. Dans leur déclaration, les anciens présidents appellent à une nécessaire union du fait de la pandémie: « l’Afrique est confrontée à un défi sans précédent avec le COVID-19 et toutes les efforts doivent être joints pour lutter contre la pandémie”. Avant de louer longuement le bilan du président Akinwumi Adesina, qui a fait “un travail remarquable à la tête de l’institution » « La Banque a annoncé une facilité de réponse à la pandémie covid-19 de 10 milliards de dollars pour soutenir les pays africains. La Banque a également lancé avec succès une obligation sociale «Fight COVID-19» de 3 milliards de dollars, un record mondial”, égrène la missive des anciens présidents. “Grâce à sa vision et à son leadership, les actionnaires de la Banque de 80 pays ont tous approuvé une augmentation de capital générale de 115 milliards de dollars pour la Banque, la plus importante de son histoire depuis sa création en 1964”, renchérit le groupe des 7, sensible à l’approche genre initié Avenue Jean Paul II à Abidjan. “La Banque a fait beaucoup pour les femmes, avec un Fonds de 3 milliards de dollars pour fournir un accès au financement aux femmes, soutenu par les pays du G7 et l’Afrique”. Pour les anciens présidents, la politique des 5 grandes priorités (High Five) du président Adesina a impacté 333 millions de personnes à travers l’Afrique. Puis, de venir à la situation actuelle au sein de la banque, marquée par une crise majeure surgie suite aux dénonciations des lanceurs d’alerte suivie d’une demande d’une enquête indépendante de la part de Washington. « Dr Adesina, que certains lanceurs d’alerte accusent d’avoir violé le Code d’éthique des banques, a fermement et systématiquement déclaré son innocence à ces allégations. Le comité d’éthique du conseil d’administration, un organe de surveillance juridique de la Banque, composé de représentants des actionnaires, a blanchi le Dr Adesina de l’ensemble des 16 allégations, les déclarant sans fondement et l’exonérant complètement. Le président du conseil des gouverneurs, sur la base du rapport du comité d’éthique, a déclaré que Dr Adesina est exonéré. Nous comprenons que la Banque a pleinement respecté ses règles, procédures et systèmes de gouvernance, qui lui ont bien servi depuis que les pays africains l’ont créée en 1964 », poursuit le groupe des 7 dont les points de vue sont aux antipodes des exigences d’une enquête indépendante et transparente de la part des Etats-Unis. Aux yeux des anciens chefs d’Etat africains, exiger une enquête indépendante reviendrait à “violer” les règles et procédures de la banque. « La gouvernance consiste à respecter les règles, les lois et les systèmes de gouvernance établis des organisations. Dans le cas de la Bad, bien que des différences puissent exister entre les parties, la meilleure façon de les résoudre est de respecter d’abord les règles, procédures et structures de gouvernance de la Banque. Agir autrement reviendrait à saper la Banque et sa réputation longtemps et durement gagnée, ainsi que celle de son président ».En clair, la lettre du secrétaire d’Etat américain au Trésor, deuxième actionnaire de la Bad et premier contributeur du fonds Fad (étrangement muet depuis l’annonce de la pandémie) sonne comme une ingérence aux yeux des anciens présidents. « Aucune nation, quelle que soit sa puissance, n’a un droit de veto sur la Banque africaine de développement, et aucune nation ne devrait avoir un tel pouvoir »

Un contexte tendu
Au centre d’une série d’accusations de la part d’un groupe de lanceurs d’alertes, le nigérian Akinwumi Adesina, seul candidat à sa réélection, se voit confrontée à une pression grandissante des Etats-Unis, soutenue par la quasi-totalité des membres non régionaux, appelant à une enquête indépendante. Blanchi par le comité d’éthique, Akinwumi Adesina reste suspendu à la fameuse enquête indépendante, actuellement objet de tracasseries quant au périmètre, timing, formes et modalités. Pour sûr, la Banque Africaine de Développement ne peut pas se payer une crise institutionnelle et aura besoin de cohésion afin que les guichets Fad et central puissent répondre aux sollicitations des Etats membres.

Albert Savana,
In Financial Afrik
sem Olesegun Obasanjo, aux noms des 11 anciens présidents africains

 

Du Franc Cfa à l’Eco// Entre passions et raison, les choix judicieux des Chefs d’État de l’Umoa

jeudi, 28 mai 2020 12:15 Written by

C’est à une accélération de l’histoire monétaire de l’Afrique de l’Ouest-et en particulier de l’espace Umoa (Union monétaire ouest-africaine) qu’il est donné d’assister, depuis le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) du 29 juin 2019. Réunis à Abuja, au Nigeria dans le cadre de la 55ème session ordinaire de leur conférence annuelle, les dirigeants des quinze pays membres avaient alors donné une nouvelle impulsion au processus d’intégration monétaire évoqué depuis 1983, en annonçant le démarrage de la monnaie unique dénommée Eco, avec les Etats qui respecteront les critères de convergence. Véritable serpent de mer, ce projet été repoussé à maintes reprises, en raison de divers achoppements. Pour qu’il aboutisse, les huit pays membres de l’Umoa (Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina, Mali, Niger, Bénin, Togo et Guinée Bissau) devaient en effet abandonner leur monnaie unique, le Franc Cfa et les sept autres (Nigeria, Ghana, Guinée, Liberia, Sierra Leone, Gambie, Cap Vert) leur monnaie nationale. Un processus par étapes : le leadership responsable des Chefs de l’Etat de la région.  Le débat sur le Franc Cfa a souvent été passionnel, charriant bien des considérations extra-monétaires et extra-économiques. L’histoire de la transition du Cfa vers l’Eco qui s’écrit sous nos yeux n’est pourtant que l’aboutissement d’une évolution de cette monnaie créée en 1945 plusieurs fois réformée à l’initiative des dirigeants africains, afin  de l’adapter aux mutations de l’environnement interne et exogène. Des réformes sont intervenues dans les accords de coopération monétaires lorsque les dirigeants de la zone les ont estimées nécessaires. Que l’on se souvienne, à cet égard, des évolutions intervenues en 1973, ainsi qu’en 1994, avec l’ajustement monétaire. Il faut reconnaître à nos Chefs d’Etat ce leadership responsable dont ils ont su faire preuve, parfois dans des contextes difficiles, en choisissant la réforme prudente plutôt que la révolution et le plongeon dans l’incertitude qui l’accompagne généralement. En phase avec les aspirations de leurs peuples, et en cohérence avec la phase actuelle d’intégration monétaire voulue par la Cedeao, les dirigeants de l’Umoa ont pris la décision historique de l’abandon du Franc Cfa au profit de la monnaie unique de la Cedeao. Dans son communiqué final, le sommet d’Abuja « réaffirme l’approche graduelle pour l’adoption de la monnaie unique en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence ». Cette option des dirigeants ouest-africains en faveur d’une transition en douceur, par étapes, constitue sans aucun doute, un choix de sagesse et de grande responsabilité. Elle a, en effet, l’avantage d’éviter des bouleversements intempestifs générateurs de perturbations et d’instabilités peu propices au déploiement de l’activité des différents agents économiques. Elle permet, ainsi, une construction sereine d’une union monétaire efficiente assise sur un environnement politique, économique et social favorisant les affaires, la production de biens et services, la croissance économique et le développement. La première étape de ce processus séquentiel d’unification monétaire au sein de la Cedeao est intervenue le 21 décembre dernier, avec la signature d’un nouvel accord de coopération entre les gouvernements des Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine(UMOA créée en 1962) et devenue depuis 1994 UEMOA) et la République française. « Considérant d’une part la résolution des Etats membres de l’Union monétaire ouest-africaine à concrétiser le projet de monnaie unique de la Cedeao ; considérant d’autre part le soutien de la République française à la démarche d’intégration régionale ; s’accordant en conséquence pour adapter la coopération monétaire entre les Etats membres de l’Umoa et la République française, notamment en prenant acte de leur décision de changer le nom de la monnaie des Etats membres de l’Union, et en convenant de supprimer le mécanisme du compte d’opérations et de transformer le rôle de la République française en celui de garant financier… » Ainsi commence cet accord initié par les dirigeants de l’Umoa, qui acte trois évolutions majeures : le changement du nom de la monnaie de l’Uemoa qui deviendra l’Eco ; la fin de la centralisation des réserves de change de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) au Trésor français , le retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente. Il convient de féliciter nos Chefs d’Etat de l’Umoa qui ont su négocier, en toute sérénité et responsabilité cette nouvelle convention historique qui permet de faire évoluer la monnaie de façon substantielle. Ceci sans ouvrir une ère d’incertitudes et d’instabilités, grâce au maintien de la coopération avec la France dont le rôle est désormais transformé en garant financier de la nouvelle devise. Ce développement doit être pris pour ce qu’il est : des premiers pas sur la voie de l’Eco de la Cedeao, qui seront suivis d’autres étapes, comme la revue de la parité fixe du futur Eco avec l’Euro, lorsque les deux zones monétaires présentes au sein de la Cedeao (Umoa et Zmao) fusionneront pour donner naissance à la monnaie unique ouest-africaine. L’annonce, le 20 mai, par le gouvernement français, d’un projet de loi consacrant la fin du Franc Cfa, ne vient qu’entériner, en réalité, l’accord monétaire de décembre dernier. Par cette démarche procédurale interne à l’ordonnancement juridique français, l’exécutif français demande au parlement français de lui donner ou non son accord pour ratifier et mettre en œuvre la nouvelle convention monétaire signée avec les huit Etats membres de l’Umoa, qui acte la disparition du Franc Cfa. L’Umoa, pilier de l’intégration monétaire ouest-africaine. L’Union monétaire ouest-africaine ne se retrouve pas au cœur de l’accélération de l’unification monétaire ouest-africaine par hasard. En matière d’intégration monétaire, les pays de l’Umoa ont été des précurseurs. En effet, il y a déjà près de soixante ans qu’ils ont choisi d’exercer en commun leur souveraineté dans le domaine de la monnaie, en instituant, par le Traité du 12 mai 1962, l’Union monétaire ouest-africaine. Par cet acte, ces pays qui constituaient un grand ensemble géopolitique, dans le cadre de l’ex-fédération de l’Afrique Occidentale française (Aof), instauraient ainsi une zone de coopération monétaire, fondée sur une profonde solidarité. Cette union monétaire (devenue à la fois monétaire et économique avec l’avènement de l’Uemoa), affiche de nombreux acquis, en dépit des écueils et des défis de développement restant à relever. La stabilité monétaire, réalisée grâce à la conduite d’une politique monétaire commune appropriée qui transcende les préoccupations et contraintes politiques nationales des États membres, est l’un des principaux défis relevés par l’Union. De même, la faible inflation enregistrée par la zone, au moment où d’autres pays affichaient jusqu’à 100% de taux d’inflation, est à classer au nombre des résultats positifs obtenus. Avec la mise en œuvre d’un Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité prescrivant le respect strict des critères de convergence arrêtés (un déficit budgétaire inférieur ou égal à 3 % du Pib, un taux d’inflation annuel moyen de 3% au maximum, ou encore un ratio de l’encours de la dette intérieure et extérieure/Pib ne devant pas excéder 70%), l’Umoa apparaît comme la zone la mieux préparée pour entrer dans l’ère de la monnaie unique de la Cedeao, en servant de locomotive. Le leadership transformateur du Président Alassane OuattaraLe leadership transformationnel, selon la théorie du management moderne, suppose que le leader dispose d’une vision du futur qui partage sa passion pour réaliser de grandes choses grandes choses. Il est capable de préciser discursivement cette vision et il est doté d’une passion pour réaliser de grandes choses en inspirant l’enthousiasme, en injectant de l’énergie, en fournissant un modèle de comportement qui soit cohérent avec cette vision, et ainsi de favoriser l’acceptation des objectifs individuels et collectifs. L’évolution sans heurts du Franc Cfa vers l’Eco doit beaucoup au leadership transformationnel du Président Alassane Ouattara. Porté par ses pairs à la présidence de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, avec un mandat spécial pour conduire la réforme de la monnaie unique, c’est lui qui a engagé résolument le chantier de la transformation de la monnaie qui suscitait tant de passions excessives, pour le faire aboutir en douceur, sans bouleverser fondamentalement l’économie et la vie des populations. L’histoire lui saura gré d’avoir transformé en réalité ce qui n’était, jusque -là qu’une vue de l’esprit. Depuis le mémorable sommet de la Cedeao de 1983 où fut adoptée l’idée d’une monnaie unique ouest-africaines, l’histoire a longtemps bégayé, entre immobilisme et reports successifs, au point où nombre d’analystes ont assimilé la monnaie unique de la Cedeao à un serpent de mer, voire à une autre utopie africaine. En portant avec conviction, intelligence et pragmatisme ce projet, avec le soutien de ses pairs de l’Uemoa, le Président Alassane Ouattara permet au rêve trentenaire de devenir réalité, afin de contribuer à un meilleur développement socioéconomique et à l’émergence de l’Afrique de l’Ouest. Une belle leçon de panafricanisme et de solidarité agissante pour l’Afrique et le bien-être de ses populations. 

Une contribution  D’Adama Koné, Ancien  ministre  de l’Economie   et  des finances 

  In FratMat  du Mercredi 27 mai 2020

Covid-19/ Les effets de la crise sanitaire sur l’économique ivoirienne// Les chèques promis par l’Etat se font attendre….

lundi, 18 mai 2020 05:55 Written by

Depuis plus de trois mois, l’économie mondiale est impactée négativement par la crise sanitaire liée au Covid-19. La Côte d’Ivoire n’est pas épargnée par les effets collatéraux de cette pandémie. L’état des lieux….

« Mesdames et messieurs, les problèmes de trésorerie ont fini par avoir raison de la volonté de maintenir coûte que coûte les emplois. La mort dans l’âme, quelques entreprises sont emmenées, à mettre au chômage technique ou à licencier des travailleurs. Et si l’on n’y prend garde, au mois de Mai et Juin la situation se dégradera dangereusement » Propos de M. Amed Cissé, vice- président de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire,( Cgeci). C’était le 1er mai 2020, à l’occasion de la célébration symbolique de la fête du travail à l’auditorium de la Primature au Plateau. Des propos qui illustrent bien le sentiment profond des opérateurs économiques ivoiriens, face à la crise sanitaire liée au Covid-19. Qui depuis plus de trois mois, est en train de bouleverser aussi bien l’environnement sanitaire qu’économique. Ce qui fait dire à bien d’observateurs que nous sommes passés de la crise sanitaire à une crise économique sans précédent à travers le monde. L’onde de choc de l’infection à Coronavirus, déclarée pour la première fois en Chine, s’est vite propagée dans le monde entier. Face à la vague de contamination, Covid- 19 a fini par être déclarée par l’Organisation mondiale de la Santé( Oms) comme une urgence sanitaire. Elle a commencé à mettre à rude épreuve aussi bien les systèmes sanitaires et économiques des pays dits développés que ceux des pays pauvres. Pour la contrer, les Etats ont mis en place des mesures drastiques de confinement des populations, des couvre-feux entre autres. Plongeant ainsi l’économie mondiale dans une crise sans précédent. Au fur et à mesures que les jours passent, la Côte d’Ivoire, première puissance économique de l’Union économique et monétaire ouest africain,( Umeoa) reçoit de plein fouet, les effets collatéraux et ravageurs du minuscule et invisible Covid-19. Qui est en train d’impacter négativement le tissu économique ivoirien.

Le secteur privé en panne sèche de liquidité…

M. Amed Cissé, vice- président du patronat ivoirien tire la sonnette d’alarme quand ajoute : « Il y a urgence et l’application immédiate de toutes les mesures annoncées il y a un mois, offrira une vraie bouffée d’oxygène aux entreprises et par ricochet, aux travailleurs. Plus de 50 % des entreprises impactées sollicitent des aides financières pour faire face à leurs charges mensuelles et au règlement des factures des fournisseurs ». Soulignons à ce propos qu’une étude récente, réalisée sur un échantillon de 5 499 Pme et Grande entreprises du secteur formel, a déterminé le nombre de jours pendant lesquels une entreprise peut tenir grâce à ses réserves de trésorerie si ses entrées de liquidités cessaient. « Les résultats indiquent que 50% des entreprises risquent la faillite au bout de seulement 35 jours en cas d’arrêt complet des entrées de liquidité (de 21 jours pour l’Industrie à 43 jours pour le commerce). La question que l’on est en droit de se poser, c’est combien de jours les entreprises peuvent tenir grâce aux mesures fiscales. Au-delà, nous pensons qu’il est possible et même fortement souhaitable d’envisager des mesures et mécanismes additionnels comme l’accès des travailleurs au fonds de solidarité. Ces efforts ne doivent pas s’analyser comme une dépense, mais bien plutôt comme un investissement pour soutenir la consommation et faciliter la relance de l'économie ivoirienne une fois la crise sanitaire surmontée » ajoute- t-il. Mais que fait le gouvernement ivoirien pour soulager les créateurs de richesses ; le secteur privé ivoirien ?Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, dans sa dernière adresse à la Nation à l’issue de la dernière réunion feutrée du Conseil nationale de sécurité du 07 mai 2020, a dit justement que dans le cadre du « Plan de soutien économique et social Covid-19, plus de 190 milliards de Fcfa ont déjà été décaissés ». Une manne qui n’ a pas encore impacté les comptes des entreprises ( Voir encadré 1). Au niveau de l’emploi, même si le gouvernement plaide pour évider les licenciements et les chômages techniques, le nombre de chômage technique ne fait que flamber. En effet, le 1er mai 2020, fête du travail, les centrales syndicales indiquaient plus de 18 mille travailleurs en chômage technique. Avant d’atteindre très rapidement la barre des 19 mille. Le 06 mai 2020, les mêmes sources, c’est-à-dire les partenaires sociaux avançaient plus de 25 mille travailleurs touchés par la vague des chômages techniques dont les pics sont enregistrés dans le secteur des transports, du tourisme et de l’hôtellerie.( Voir encadré2). Dans cette grisailles, les grosses entreprises comme le Groupe Sifca opérant en grande partie dans l’agro-industrie et le transport maritime d’une part, et Groupe Nsia dans la bancassurance d’autre part, ont opté pour le télétravail et parfois la rotation de certains travailleurs, sur certains pôles d’activités, l’impact en termes de chômages techniques est réel. Dans la gestion du train- train quotidien

 

Le privé et le public à l’heure de la gestion du train- train quotidien

Désormais que ce soit dans le secteur privé que public, l’heure est à la gestion du train - train quotidien pendant que la mise en œuvre des stratégies d’entreprises en vue de l’atteinte des prévisions annuelles, les plans d’investissement et autres sont remis à plus tard. Il faut d’abord et avant tout, mettre tout en œuvre pour ‘tuer’, l’ennemie commun et invisible : le Covid19. Dans son dernier rapport du 02 avril 2020, le Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations-Unies (Daes) a encore revu à la baisse la croissance annuelle du Pib mondial qui devrait désormais s’établir à 1,5% en 2020 au lieu de 2,5% en raison de la pandémie. En Afrique, le Forum économique mondial alerte sur le risque de perte d’emplois pour plus de la moitié des travailleurs. La Commission économique pour l’Afrique (Cea) prévoit, de son côté, une division par deux de la croissance économique du continent à 1,8%. Dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine( Uemoa), le dernier sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement ténu par visioconférence, le lundi 27 avril 2020, a pris la pleine mesure de l’ampleur de la pandémie dans l’espace communautaire.. Non sans recommander la mise en veilleuse du Pacte de convergence et la mise en place d’un plan de riposte globale bien chiffré entre autres. La dernière édition d’Africa’s Pulse, le rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine donnent froid dans le dos. Car, précise le précieux document, « La croissance en Afrique subsaharienne a été touchée de plein fouet par la pandémie de coronavirus et devrait se rétracter fortement entre 2019 et 2020, passant de 2,4 % à -5,1 %, plongeant la région dans sa première récession depuis plus de 25 ans. » En attendant des données plus affinées d’ici la juin 2020, entre impératif sanitaire et reprise économique, le chef de l'État ivoirien a opté pour le retour à pas forcés vers la normalité. Le jeudi 7 mai 2020, dans son deuxième discours à la nation, sur le sujet du coronavirus, Alassane Ouattara a divisé le pays en deux zones. L'intérieur du pays est la zone verte où moins de 10% des cas sont enregistrés. Et puis, depuis le 21 avril, aucun test positif n'y a été recensé. Alors, ici, le couvre-feu et toutes les mesures restrictives (fermeture des bars, maquis, boîtes de nuit, salles de cinéma, etc.) sont levés; les cours, officiellement suspendus jusqu'au 16 mai 2020, vont reprendre, une semaine plus tôt, du primaire au supérieur, à compter du lundi 11 mai. Le grand Abidjan, épicentre de la maladie, reste la zone rouge jusqu'au vendredi 15 mai, c'est-à-dire pour encore une semaine.

Bamba Mafoumgbé,

Légende photo : Le port d’Abidjan et le transport maritime tournent au ralenti...

Encadré 1 :

Le gouvernement continue de tourner en rond

Pourtant, l’annonce par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, par ailleurs, ministre du Budget et du portefeuille de l’Etat, d’un plan de riposte économique d’un montant de 1700 milliards de Fcfa, soit environ 5% du Produit intérieur brut( Pib) de la Côte d’Ivoire , avait été applaudie par les syndicats et le secteur privé ivoirien. En effet, dans un message radiotélévisé, en date du 31 mars 2020, M. Amadou Gon avait annoncé la création de plusieurs fonds. Pour juguler les conséquences de la crise sanitaire et relancer l’appareil productif dans l’après Coronavirus, l’Etat de Côte d’Ivoire, a mis en place des mesures économiques chiffrées à 1700 milliards de Fcfa. Ces mesures sont en train d’être déroulées difficilement. Plus d’un mois après l’annonce fracassante, les acteurs du secteur privé ivoirien, la mort dans l’âme continuent d’attendre. Les fonds mis en place et qui attendent d’être opérationnels, sont : le Fonds national spécial de solidarité et de soutien humanitaire, d’un montant de 170 milliards de Fcfa qui sera doté de 50 milliards de Fcfa, dont 20 milliards par le gouvernement. Le Fonds d’appui aux acteurs du secteur informel, d’un montant de 100 milliards de Fcfa qui sera doté de 20 milliards de F cfa. L’adoption du manuel de procédures, des modalités d’intervention et du mode opératoire étaient attendues avant le 24 avril 2020. Quid du soutien aux Pme ? Quant au Fonds de soutien aux Pme, d’un montant de 150 milliards Fcfa et le fonds de soutien aux grandes entreprises, doté d’un montant de 100 milliards de Fcfa seront respectivement approvisionnés de 40 et 30 milliards de Fcfa. Le Chef de l’Etat ivoirien, le 07 mai 2020 annonçait que plus de 190 milliards de Fcfa avait été déjà décaissé. Avant de donner des détails quand il précise : « A ce jour, le gouvernement a décaissé, pour le compte des différents mécanismes de soutien, un montant cumulé de 190 milliards de Fcfa comprenant : 50 milliards de Fcfa pour le fonds de solidarité 40 milliards de F Cfa pour le fonds de soutien aux Pme. 30 milliards de Fcfa pour le fonds de soutien aux grandes entreprises ; 20 milliards de Fcfa pour le fonds d’appui au secteur informel ; 50 milliards de Fcfa en soutien au secteur agricole, dont 10 milliards de Fcfa pour le vivrier ».Mais que dit le secteur privé ivoirien qui attendant toujours la traduction dans la réalité de ces promesses gouvernementales ? « Malgré les annonces, nous n’ avons pas encore reçu cinq francs de l’Etat. Nous sommes confrontés à une grosse lourdeur administrative. Trop de procédures, nous allons mourir. C’est trop grave. Pour les fonds, les autres pays ont commencé sauf nous(…). On nous parle de 100milliards de Fcfa logés à la Banque Nationale d’investissement( Bni). C’est certes petit mais si les banques jouent le jeu, elles peuvent multiplier par 3 ou 4. Les entreprises françaises ont leurs banques. Les marocaines aussi tout comme les libanaises qui ont leur circuit et reste qui ?(…) ». S’indigne un opérateur économique, sous le couvert de l’anonymat. Ses propos traduisent bien l’état d’âme du secteur privé ivoirien. Mais quand le secteur privé va- t-il passer à la caisse ? Certainement après la validation par les cabinets privés de renommée internationale qui ont été recrutés à grand frais pour accompagner les organes de gestion des différents fonds mis en place . « Ceux-ci définiront les critères de sélection et le mode opératoire, en accord avec le Secteur privé. Compte tenu de l’urgence des besoins, des dispositions transitoires vont être adoptées, en vue de la matérialisation des premiers soutiens à compter du vendredi 15 mai 2020 » a dit le Chef de l’Etat ivoirien.

Bamba M.

Légende photo : Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat ivoirien et son gouvernement sont toujours attendus par le secteur privé ivoirien.

Encadré 2 : Emplois ; les clignotants au rouge en Côte d’Ivoire..

Pour la Côte d’Ivoire, les prévisions les plus optimistes indiquent que la croissance projetée à 7,2% pour l’année 2020, se contracterait significativement à 3,6%, dans l’hypothèse d’une maîtrise de la pandémie à fin juin 2020. Selon M. Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre Ivoirien, « La fermeture des frontières, les mesures et exonération fiscales représentent une moins-value de 300 milliards de Fcfa à l’Etat. Quand on parle des 1700 milliards de Fcfa, il faut intégrer cette moins- value et coûts supplémentaires(…) » a -t-il dit. Rien que dans la région du Bélier, dans le centre de la Côte d’Ivoire et dans le Bas Sassandra, l’impact socio- économique est implacable. Spécifiquement dans le secteur de l’industrie touristique, l’industrie du bois et dans le transport maritime. Un confrère de la télévision nationale indiquait il y a plus d’une semaine : « Yamoussoukro, ville touristique qui ne dispose pas d’usine, ce sont plus de 5 mille personnes qui sont au chômage technique. Quand le manque à gagner se chiffre à plusieurs milliards de Fcfa au secteur de l’hôtellerie que de la restauration ». Malekah Mourad- Condé, Dg de Sodertour-lacs pour sa part ne manque pas d’avertir : « Le tourisme aura une très longue convalescence en Côte d’Ivoire ». La situation est telle que cette société d’Etat a dû mettre au chômage technique 500 employés. Sodertour-Lacs, société d’Etat chargée du développement touristique, gère le patrimoine hôtelier et touristique de l’Etat à Yamoussoukro et sa région ainsi qu’à Séguéla. « Nous sommes une industrie du voyage et de l’accueil. Quant à la situation des employés, elle est très critique. Avec la fermeture des établissements, nous avons mis en chômage technique 500 employés, arrêté 300 contrats de stagiaires et laissé également 1 500 employés journaliers ». Dit-elle. A San Pedro, pôle économique du sud –ouest de la Côte d’Ivoire, le port tourne au ralenti. Nous sommes bien évidemment en plein dans la campagne intermédiaire de commercialisation du cacao dont le port de San pedro est le premier port mondial. A cause de la crise sanitaire liée à Coronavirus, les bateaux n’arrivent plus comme d’ordinaire. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’activité économique à la station balnéaire. Avec pour conséquences, le lot de chômage technique dans le secteur de l’hôtellerie et de la manutention au niveau du port et des entreprises opérant dans le secteur de l’exportation du cacao. Sans oublier l’industrie du bois qui était déjà sinistrée bien avant Coronavirus. La mesure de réouverture des espaces gastronomiques, bars et restaurants et des écoles depuis le 08 mai 2020, va-t-elle relance véritablement les activités ? Attendons de voir. Au niveau du continent africain, l'Union africaine (Ua) indique que : « près de 20 millions d'emplois à la fois dans les secteurs formel et informel, sont menacés de destruction ».Pour l'Organisation des Nations unies( Onu) ,qui se fonde sur une alerte de l’Organisation internationale du travail le mardi 28 avril 2020, sur les ravages sanitaires et sociaux du Covid-19,«ce nombre pourrait aller jusqu'à 50 millions ». Aussi, l’Oit prédit que sur une population active de 3,3 milliards de personnes, plus de quatre sur cinq sont affectées par la fermeture totale ou partielle des lieux de travail.

Bamba M.