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dimanche 11 avril 2021
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Gontougo// Infrastructures routières et accès à l’eau potable// Le Conseil du coton et anacarde soulage les populations

jeudi, 25 février 2021 17:15 Written by

Le Conseil Coton-Anacarde (Cca), a procédé le mercredi 24 février 2021, à la remise officielle de pompes hydrauliques à énergie solaire à huit villages ainsi qu’à l’inauguration du pont Landaye – Taoudi dans la région de Gontougo. La remise symbolique de ces infrastructures de développement s’est faite dans les villages Bidio Lolohui et Siasso. Pour le Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Cca, c’est une grande joie de voir tous ces ouvrages réalisés à l’égard des populations. «Nous sommes ici pour constater les installations des pompes faites pour faciliter la vie de nos parents et nous en sommes très heureux » a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’il était "important" d’être sur les lieux pour faire le constat de ces réalisations. A l’en croire, le Cca a décidé de se mettre aux côtés du gouvernement pour apporter "un peu de confort" aux populations en leur favorisant l’accès à l’eau potable, l’ouverture des pistes, des ponts et bien d’autres réalisations. « La région de Gontougo, dira-t-il est une grande région de production de la noix de cajou et c’est un plaisir pour le Conseil coton-anacarde de retourner à cette région ce qu’elle donne à la Côte d’Ivoire et ce qu’elle donne à la filière coton et anacarde (...) afin qu’elle travaille dans de bonnes conditions, et produise de la qualité ». Pour finir, il a invité les producteurs de la région à, non seulement respecter le prix de vente qui est de 305 Fcfa , mais aussi, à éviter la fuite de produits vers les pays frontaliers. « Aidez le gouvernement, aidez-nous pour que les produits ne passent pas par le Ghana. C’est notre argent qui part chez le voisin. Nous avons pu faire toutes ces réalisations à cause de l’impôt que l’État prélève lorsque ces produits passent aux ports. C’est cet argent qui retourne vers nous pour pouvoir réaliser toutes ces choses », a-t-il expliqué. Par ailleurs, le pont reliant Landaye – Taoudi inauguré au cours de cette tournée dans le Gontougo a été baptisé au nom du directeur général du Conseil "Pont Dr Adama Coulibaly"
Source :www.abidjan.net
Légende photo : Le Dg du Conseil du coton et anacarde, le Docteur Adama Coulibaly et les autorités politiques et administratives du Gontougo lors des remises

 

Ci-Enquête// Attributions de permis d’exploitation semi- industrielle d’or // Les trafics d’influence d’un ministre de la République

samedi, 09 janvier 2021 09:59 Written by

Une affaire  d’attribution de permis  d’exploitation semi-industrielle de l’or   dans la Sous-préfecture  de Daoukro, secoue  depuis quelque temps   secoue l’administration minière ivoirienne.  Une  équipe  de journaliste membre  de  l’Organisation nationale des journalistes  d’investigation de  Côte  d’Ivoire ( Onji-Ci) a enquêté.  

Sur dénonciation de la jeunesse villageoise de Kouassi-Djétékro et d’Anoumabo, l’attribution de permis d’exploitation dans le secteur minier, sur la parcelle N°0659 du 17 juin 2019, estimée à 99,30 ha dans les villages de Kouassi-Djétékro et d’Anoumabo dans la sous-préfecture de Daoukro, par le ministre des Mines et de la Géologie, Jean Claude Kouassi, fait  des vagues.    Des  journalistes   membres de l’Organisation nationale des journalistes d’investigation (Onji-ci)  dont celui  de  Le Temps ont    investigué.  La jeunesse villageoise de Kouassi- Djetekro et   d’Anoumabo  a du mal à expliquer l’octroi de la demande d’exploitation d’autorisation pour or aux sociétés, ZS Mining, K2M Mining et Mines Ivoire SA. Elle s’interroge sur le rejet des demandes de Good Gold-CI et Africa Mines avec qui elle a signé un protocole d’accord. Les entreprises spécialisées en orpaillage, Good Gold-CI et Africa Mine en qui la jeunesse des villages de Kouassi-Djétékro et d’Anoumabo se reconnait, en ont fait les frais. Ces deux sociétés minières ont, en effet, entrepris des démarches auprès de la direction générale des Mines et  de la géologie à, en introduisant quatre demandes semi-industrielles sur  une  superficie de 99,30 ha dans les villages de Kouassi-Djétékro et d’Anoumabo. Cette étape validée, les entreprises ont été orientées vers la direction régionale de Dimbokro, qui, à son tour va transmettre au corps sous-préfectoral et préfectoral de Daoukro et ensuite aux deux communautés villageoises. Après, la parcelle N°0659 du 17 juin 2019, estimée à 99,30 ha a été soumise à l’étude d’impact environnementale et sociale (Eise), aux enquêtes de commodo et d’incommodo, à l’enquête publique, toutes publiées par les médias d’État (la RTI1 et la Radio nationale). Mieux, selon des informations des techniciens en notre possession, confirmées par des documents (voir fac-similé), l’Office ivoirien  des parcs et   réserves (Oipr), les Eaux et Forêts, la direction régionale de l’Agriculture et celle des Mines de Dimbokro ont donné un ‘’avis  favorable’’. Les deux entreprises ont signé le protocole d’accord entre elles et les communautés villageoises concernées devant l’autorité préfectorale de Daoukro.   Plus  de  80 millions de Fcfa  dans le vent « Tous les documents ont été transmis au cabinet du ministre par le préfet de Daoukro en vue de l’octroi des autorisations », révèle notre source proche des sociétés, précisant par ailleurs que « l’ensemble des étapes de l’instruction de ces documents a coûté aux sociétés plus de 80 millions Fcfa. Tous ces documents justificatifs de ces dépenses sont disponibles pour affirmer nos affirmations.». Rencontrée à son bureau, à Daoukro le 23  septembre  2020,  dans le cadre de cette enquête, Mme la préfète, Sonan Aka  Julie épouse Kablan, bien qu’ayant pris fonction le 30 décembre 2019, alors que le ministre avait clos le dossier en septembre, en parle avec beaucoup plus de précisions. Le dossier, selon elle, fait partie  des éléments qu’elle a trouvés sur son bureau: « Lors  d’une mission ici, pour installer un champ école, nous avons échangé avec le ministre, Jean Claude Kouassi. Il nous a dit  qu’il avait demandé à ses collaborateurs de suspendre l’instruction de ce dossier en question. Mais, ils ont continué l’instruction et que ce dossier avait été traité dans son dos.». Cette information est confirmée dans un courrier du 13 septembre  2019, signé de Coulibaly Ibrahim Péplna, directeur général des Mines et de la Géologie à Good Gold-CI et Africa Mine. En s’affichant comme un modèle du secteur de l’exploitation minière semi-industrielle, Good Gold-CI et Africa Mines étaient loin de lire des courriers contradictoires du ministère des Mines et de la Géologie. M. Brahima Coulibaly, le directeur de l’industrialisation  minière et du cadastre minier, adressait un courrier aux sociétés Good Gold-CI et Africa Mines, les invitant à verser à la caisse du régisseur des recettes auprès de la direction générale des Mines et de la Géologie, la somme de 500 000 Fcfa (cinq  cent mille francs Cfa), soit 762,65 Euros le 17 juin 2019 : « Le cadastre minier accuse réception de la demande d’autorisation d’exploitation semi-industrielle pour or dans le département de Daoukro introduite par la société Good Gold (…) En retour, la société Good Gold CI est invitée à verser à la caisse du régisseur des recettes et d’avance auprès de la Direction générale des Mines et de la Géologie, la somme de la somme de 500 000 FCFA (cinq  cent mille francs Cfa), soit 762,65 Euros (voir fac-similé) pour le droit fixe afférant à cette demande. Good Gold CI doit faire parvenir à la Direction de l’information minière et du cadastre minier, un exemplaire du présent bulletin complété par le régisseur des recettes et d’avances, dans un délai de deux (2) jours. Passé ce délai, cette demande ne sera pas renouvelable.» Cette somme a été enregistrée sous la quittance N°00038212 du 02-07-2019.  Le 18 juin 2019, Good Gold reçoit un avis favorable à sa demande : « Madame la gérante, par courrier enregistré à la Direction générale des Mines et de la Géologie, sous le N°0659 du 17/06/2019 au guichet de réception du cadastre minier, la société Good Gold CI a sollicité auprès de l’administration des Mines une autorisation d’exploitation semi-industrielle pour or dans le département de Daoukro portant sur 99.30 ha (…)L’instruction cadastrale des pièces constitutives du dossier et la disponibilité du périmètre sollicité à la date du 18/06/2019, conformément à la réglementation en vigueur, n’ayant relevé aucune objection, nous portons à votre que votre demande est recevable et sera transmise au service compétent pour la suite. Veuillez agréer, Madame la Gérante, l’expression de ma considération distinguée. »  Au moment où  les responsables de Good Gold CI s’y attendaient le moins, ils vont recevoir une véritable décharge électrique dans deux de courrier de rejet : le courrier du 13 septembre du directeur général des Mines et de la Géologie, leur notifiant qu’aucune suite ne serait réservée à leur demande au motif que le ministre a choisi d’installer sur la parcelle un chantier-école et celui 25 septembre 2019, confirmant ainsi que c’est  le ministre Jean Claude Kouassi qui a le dernier mot. En réponse, le responsable de Good Gold revient à la charge en rappelant les faits : « Monsieur la Directeur général, suite à la rencontre à laquelle vous m’avez convié le 08 janvier (Ndlr.2020) à votre bureau, j’ai l’honneur de vous faire, comme convenu, un retour relatif à d’éventuelle parcelles identifiées en dehors des zones qui seraient déjà occupées dans le département de Daoukro. Après consultation de la carte que vous m’avez remise, il ressort que les trois parcelles qui constituent notre intérêt, sont couvertes par zone dite occupée sur la carte. Pour rappel, nous avons sollicité ces parcelles en juin 2007. Ces demandes ont été enregistrées au cadastre minier et nous avons été notifiés qu’elles étaient recevables. Par la suite, toute la procédure d’instruction de ces demandes a été faite conformément à la réglementation : le Dr des Mines a effectué une visite de terrain, un protocole d’accord a été conclu avec les villageois en présence du préfet ; l’enquête de commodo et incommodo a été menée par Monsieur le Préfet de région a conclu à l’adhésion des populations au projet ; l’Oipr et les Eaux et Forêts ont donné leurs avis favorables ; le Directeur régional de l’Agriculture a produit tous les documents attendus ; l’étude d’impact environnemental a été fait  et validée par l’Agence nationale de l’Environnement. Tous les documents afférents ont été transmis au cabinet du ministre des Mines et de la Géologie par Monsieur le préfet de Daoukro en vue de l’octroi des autorisations. L’ensemble des étapes de l’instruction de ces demandes nous a couté plus de quatre-vingt millions de francs Cfa. Au regard de ce qui précède, mes partenaires et mandants réfutent toute idée de choix de parcelle autre que celles pour lesquelles nous avons déjà fait des investissements. Par ailleurs, tout en réitérant notre ambition d’être acteur modèle du secteur de l’exploitation semi-industrielle, nous prions l’administration des Mines de nous accompagner en reconsidérant nos demandes déjà instruites et nos efforts financiers mis en œuvre. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur général, l’expression de a considération distingué. » Après sa prise de fonction, Mme la préfète, Sonan Aka Julie épouse Kablan a eu une rencontre publique avec la chefferie des deux villages, ainsi que la jeunesse. Elle réaffirme que les deux chefs et les populations ont donné leur accord pour l’exploitation de l’or par le nouvel opérateur sur lequel le ministre a porté son choix. Cependant, au cours des discussions avec ceux-ci, elle reconnaît que les populations, particulièrement les jeunes ont évoqué le problème  de l’ancien opérateur avec qui, ils avaient signé un accord. Elle leur a répondu qu’elle a ‘’juste fait l’enquête’’ et ‘’qu’ils étaient tous d’accord’’. La jeunesse lui a même révélé que le nouvel opérateur avait signé des accords ‘’en cachette’’ avec les chefs. « Nous avons juste réalisé l’enquête de commodo et incommodo et transmis les dossiers au ministère des Mines et de la Géologie, qui a accordé l’autorisation d’exploitation minière. Tout récemment, nous avons appris qu’ils sont allés sur le site pour empêcher l’opérateur de travailler.  Comme l’opérateur ne m’a pas saisi de ce problème, je ne suis pas intervenue pour savoir de quoi il s’agit », a-t-elle précisé. Après la mise en place du chantier-école, les espaces restants qui font l’objet de demande régulière au ministère des Mines et de la Géologie ont, selon la préfète obtenu l’avis favorable, ils ont eu leur autorisation pour travailler. Selon notre interlocutrice, il y avait eu douze dossiers et tous ont été accordés. Mais, ‘’le dossier de celui qui a outrepassé les instructions du ministre a été rejeté’’. Par ailleurs, explique-t-elle, la durée de l’autorisation est de quatre ans, renouvelables une seule fois.   

La réaction  de l’opérateur  ‘ soutenu’ par  Jean Claude Kouassi

Rencontré dans  un café  de la place,   le responsable des sociétés ZS Mining, K2M Mining et Mines Ivoire SA, M. Ouédraogo Ablassé, soupçonné d’avoir eu le coup de pouce du ministre, a, lui aussi, dit  qu’il apprit qu’il y a eu des ‘’dysfonctionnements’’ au ministère des Mines.  « Nous aussi,  nous   a appris tout comme vous qu’il y a eu des dysfonctionnements. Mais moi, en tant qu’opérateur, je ne rentre pas dans ça. Je ne peux pas répondre à ça », coupe-t-il court. L’opérateur économique qui a eu le fameux sésame se réjouit de l’obtention de l’autorisation d’exploitation de l’or. Pour les réponses à nos préoccupations, il nous a renvoyé  par moment  au ministère des Mines et de la Géologie.   Ce que  dit  la Direction générale des mines et  de la géologie Accusé dans  cette affaire,  le ministère des Mines  et de la Géologie à travers son directeur général des Mines et de la Géologie, Coulibaly Ibrahim Pépina, nous  a reçus en présence du directeur  de l’industrialisation minière et du cadastre minier, Brahima Coulibaly. Il a reconnu être revenu sur certaines décisions, au cours d’une réunion qu’il a organisée à son bureau  sur injonction du ministre dans ce dossier. « Il y avait un certain nombre de dossiers qui, malgré cette instruction-là, avaient été réceptionnés par nos services du cadastre », indique Coulibaly Ibrahim Pépina, rappelant que :   « Mais entre-temps, des dossiers ont été réceptionnés, ils ont même eu des recevabilités. Et ça, ce sont des dysfonctionnements en interne parce que, c’est moi-même qui ai signé certains de ces courriers, je n’ai pas été vigilant. Il y avait l’instruction du ministre mais comme il y a des centaines de dossiers de recevabilité qui arrivent, on ne fait pas attention. Et voilà d’où est parti ce problème ».(A lire   Lundi dans Le Temps une réaction complète de la Direction générale  des Mines et de la géologie). De sources proches du cabinet ministre dans ce milieu où il est difficile de parler à visage découvert, notre source qui a requis l’anonymat raconte : « Écoutez, la direction générale des Mines rend compte régulièrement de chaque dossier au ministre. L’autorisation d’exploitation semi-industrielle accordée aux sociétés Good Gold et Africa Mines a suivi un parcours que le ministre sait et qu’il ne peut pas nier. À moins que ce soit une fuite en avant ou un choix personnel pour des raisons qui lui sont propres et qui, ma foi ne tiennent même pas la route». La force et la puissance publique et la dernière signature restent à l’administration et aux instructions du ministre, qui sait que des opérateurs économiques ont dépensé plus d’une centaine de millions Fcfa pour l’obtention d’un permis d’extraction d’or sur une superficie qui sera rétrocédée à un autre opérateur. « Je pense que la plupart ont compris mon discours. Mais je sais qu’il y a peut-être un ou deux qui persistent encore, peut-être qu’il y a des problèmes personnels entre eux sur le terrain. C’est ce qui explique cela. Sinon on a vraiment pris toutes les précautions pour les rencontrer. Ce dossier, on l’a vraiment traité en toute humanité  », Renchérit le Directeur général des mines et  de la géologie. Lors  de notre séance de travail, M. Brahima Coulibaly ( à  ne pas confondre avec le Dg  des mines et de la géologie),  directeur de l’Industrialisation minière et du Cadastre minier, nous a même   instruit  sur le cadastre minier qui est, désormais en ligne, et qui donne la situation des demandes et des autorisations à travers le lien : www.flexicadastre.ci.Cette plateforme nous a permis de constater qu’effectivement, ZS Mining, K2M Mining et Mines Ivoire SA affichent sur la superficie de plus de 90ha refusée par le ministre des Mines et de la Géologie a Good Gold-CI et Africa Mine. Au ministère des Mines et de la Géologie, la dernière signature pour l’obtention de la demande d’exploitation d’autorisation pour or, véritable chemin de croix pour les opérateurs économiques du domaine minier, revient au ministre, même si l’opérateur économique remplit toutes les conditions.  Malgré tout,  depuis 2018, le ministère  des mines et de la géologie a  décidé de mettre  de l’ordre dans le secteur  de la petite mine où l’orpaillage clandestin fait rage.( Voir encadré)   Bamba Mafoungbé, ( In le Temps du  8 janvier  2021)

 Légende photo : Fac-scimilé d’un  courrier  de la Direction générale   des mines et de la Géologie  à l’opérateur minier 

 NB/ Le titre  est de la rédaction

Encadré  : Quand l’État décide  de recadrer les choses
Une récente évaluation de l'orpaillage illégal a permis de dénombrer, sur l'ensemble du territoire national, au moins 241 sites clandestins, pour une population évaluée à 23 400 individus.  En outre,  Il fait perdre  plus  de  498 milliards Fcfa par an   à l’Etat, selon les chiffres  officiels.   Que  ce  soit au niveau  du Ministère des Mines et  de la géologie, de l’environnement qu’ au niveau des membres   des membres  du  Groupement  des exploitants  et  des acheteurs d’or et de Diamant de Côte d’Ivoire, tous  sont unanimes pour  dire  qu’il faut mettre de l’ordre dans un secteur aussi vital.  A la  faveur d’un atelier à  Abidjan, initié   l’Agence nationale  de l’environnement l’Ande et le Secrétariat exécutif permanent de Redd+, l’administration publique et les acteurs privés ont réaffirmé cet engagement.  Il faut  donc réussir à transformer éventuellement l’exploitant minier artisanal et semi-industriel en acteur essentiel pour le maintien de l’environnement dans lequel il exerce. Il est également  saluer la mise en place  des chantiers- écoles  qui sont  en train  de voir le jour dans  certaines  régions aurifères du pays où l’orpaillage est en train de prendre  des proportions inquiétantes. Citons : La Bagoué, la  Marahoué et  l’Iffou. Les chantiers  -écoles  ont  pour but de former les opérateurs artisanaux à cette activité d’exploitation artisanale.Dans l’optique de la sauvegarde de l’environnement, il a été également mis en place une brigade de répression des infractions contre le Code minier  en vigueur  depuis décembre  2018.  Cette brigade, faut-il  le rappeler,  a pour mission de réunir et traiter des renseignements sur l'orpaillage illégal  en rassembler les preuves et rechercher leurs auteurs en vue de les traduire devant les juridictions compétentes ; de fournir des renseignements actualisés et précis pour l'élaboration de politiques et de stratégies de lutte contre l'orpaillage illégal, le trafic de minerais et de pierres précieuses, ainsi que l'exploitation illicite de substances de carrières. Bien structuré,  l'orpaillage pourrait faire gagner  de l'argent aussi bien à l'Etat qu'aux opérateurs miniers. Sans oublier les collectivités territoriales.

B. Mafoumgbé  ( In Le Temps  du  8 janvier 2021)

Reconnaissance du Mérite// 50ans après sa création// 93 agents de l’Oic décorés et célébrés

mardi, 29 décembre 2020 18:06 Written by

 93 agents de l’Office ivoirien des chargeurs ( Oic) ont reçu ce mardi  29 décembre 2020,  leur médaille et diplôme en guise de reconnaissance du mérite et de fidélité au service de l’entreprise. L’initiative est de la direction générale qui a décidé de marquer un arrêt un tant soit peu pour dire merci aux agents qui de par leur bons et loyaux services ont permis de donner vie à l’entreprise et d’être aujourd’hui comptée au nombre des structures de la grande chaîne des transports  les plus cotées en Côte d’Ivoire et en Afrique.  « 51 ans après sa création, c’est la toute première fois que l’Oic  récompense ses agents y compris ceux à la retraite pour leur  rude labeur. La médaille d’honneur de travail qui est décernée aujourd’hui, vient récompenser les agents de l’Oic pour leur abnégation, leur fidélité et leur sens élevé du professionnalisme. Ces mérites sont le résultat  de votre dévouement à la cause de votre entreprise et de votre pays » a expliqué le Directeur général de l’Oic  M.  Sidibé Issouffou. Il a saisi l’occasion pour rappeler les innovations  qui ont cours et qui permettent à l’Oic de connaître un boom qualitatif. « Grace à notre travail, nous avons  un nouveau logo et une nouvelle charte graphique qui vont donner plus de visibilité à notre entreprise. Nous avons également mis en place une gestion prévisionnelle, un code d’éthique et de déontologie puis un code d’échange et de proximité avec la communauté des chargeurs. Tout ceci, nous a valu la certification Iso 2001, version 2015 qui est une norme de qualité. Depuis notre arrivée en 2016 à la tête de cette entreprise, la qualité a  toujours été  au centre de notre gouvernance »  a-t-il ajouté.   Avant  d’ exprimer sa reconnaissance à tous les agents qui a-t-il reconnu ont su mettre en œuvre les vertus telles le travail bien fait, l’abnégation, l’esprit d’équipe, l’équilibre, l’intégrité et le bien-être qui ont permis à l’Oic d’être aujourd’hui une entreprise de référence internationale avec un conseil de chargeurs moderne, efficace et transparent. Au regard de toutes ces avancées, le Dg Sidibé Issouffou,  a exhorté ses agents à maintenir le cap et à poursuivre dans cet élan. Après avoir rendu hommage à ses prédécesseurs, il a tenu à exprimer sa reconnaissance et ses remerciements au Ministre de l’emploi et de la protection social ainsi qu’à celui des transports pour avoir accepté respectivement d’être président et parrain de cette cérémonie de distinction à travers leur représentants respectifs. Ainsi, prenant la parole, M. Ago Ebénézer inspecteur général du travail et de la protection sociale   représentant le Ministre Abinan Kouakou Pascal,  Président de la cérémonie a exprimé ses félicitations au Directeur général de l’Oic pour les performances réalisées à la tête de l’entreprise. « Nous avons vu le progrès réalisé en 51 ans. Nous avons vu un plan stratégique savamment conçu et mis en œuvre qui a produit de bons résultats. Félicitations M. le Directeur général de l’Oic » a-t-il déclaré avant de procéder au nom du Président de la République à la décoration des 93 agents dans l’ordre du mérite. Ainsi  7 ont été décorés dans l’échelon de grand Or , 11 dans le registre d’Or, 15 en vermeille  et 60  au rang de médaille d’argent. Le DG de l’Oic lui aussi faisant partie des récipiendaires a en plus de la médaille offert un diplôme d’honneur à chaque récipiendaire.Le mérite se célèbreAu nom de ces derniers, leur porte-parole Jean Mari-Ahewo a exprimé sa reconnaissance et ses remerciements à la direction générale de leur entreprise pour avoir reconnu leur mérite. « Savoir dire merci fait partie des règles de base de notre vie quotidienne. Je dis donc mille fois merci à notre employeur qui a reconnu notre mérite » a-t-il justifié. Il s’est particulièrement réjoui de la mise en place d’un plan social en faveur des travailleurs qui a pu être possible grâce à l’implication personnelle du Dg Issouffou Sidibé. Il convient de souligner que le Ministre des transports Amadou Koné était représenté Monsieur D. Djoman .Le Président du Conseil d’administration, le Colonel Major Koné Fako a rehaussé la cérémonie par sa présence remarquée tout comme plusieurs personnalités de la zone portuaires étaient présentes. 

Elysée Koffi

Source : upl.ci/www.l’horizoninfo.net Légende photo : M. Sidibé  Issoufou, Dg  de l’Office Ivoirien  des chargeurs(Oic) et   le  Colonel Major Fako Koné, le Pca et les  agents  de  l’Oic   décorés

Zouan- Hounien// Affaire incendies des véhicules de la Smi // Des révélations sur le supposé cerveau…

mercredi, 23 décembre 2020 18:49 Written by

 Le 16 Décembre 2020, le jeune dénommé Kapieu K. Abel,  de 31 ans a été interpelé au environ de 22h dans un maquis de la ville de Zouan-Hounien par les agents du commissariat de la police mixte  de Zouan-Hounien. Ce jeune a été accusé d’être le chef de fil des incendies des véhicules de la société minière de Smi survenues le 23 Novembre 2020 à la suite d’un accident mortel de la circulation impliquant un véhicule de ladite société et un conducteur de mototaxi, dans le village de Kouèpleu. En effet ce jeune originaire  de l’un des villages riverains de la mine.  Il est un leader d’opinion, social, associatif qui fait ses propres affaires. Citons : achat des parcelles pour en faire de grandes plantations de cacaoyers, caféiers  et autre connu de tous dans la région. Le 23 Novembre 2020, le jeune Kapieu  a envoyé l’un de ses travailleurs de nationalité ghanéenne résidant  à Ouyatouo  faire leur provision en carburant car ils devraient se rendre dans leur campement situé très loin de la ville.  En partance à Zouan-Hounien, le ghanéen à bord d’une mototaxi a été victime d’un accident où le conducteur est mort sur place.  Le ghanéen a été grièvement blessé avec des fractures  aux membres. Les minutes qui ont suivies, les conducteurs de mototaxi toujours très solidaires se sont vite rassemblés sur le lieu de l’accident comme d’habitude. En rappel, tous ces conducteurs sont adhérés au sein d’un syndicat du département de Zouan-Hounien dont il y’a un président. Quelques temps après l’accident, le jeune Kapieu K. Abel  a reçu un appel l’informant que son travailleur a été victime d’un accident. Précipitamment il se  rend  sur les lieux pour secourir son personnel. A son arrivé il  se rend  compte   que la tension  est vive  entre  des policiers des gendarmes d’ un côté  et   les conducteurs de mototaxi de l’autre.  Son objectif était comment évacuer son collaborateur.  Après renseignement il attendait l’arrivée de l’ambulance de la mine pour évacuer les victimes. Ainsi il vu la tension  montée  des conducteurs qui se plaignaient qu’un policier les aurait filmé.  Il commençait à apaiser les ardeurs de ces derniers et aider certains agents de la mine à traverser les barricades.  Il a même réussi à récupérer le téléphone du policier en question des mains de ces jeunes. Deux ambulances de la mine sont arrivées et ont récupéré les victimes. Constatant l’ampleur de la situation il a demandé aux  corps habillés de se rendre chez le chef du village de Kouèpleu. Il est donc resté chez le chef du village en pourparler que les incendies ont eu lieu. Il n’a ni participé à ces actes incendiaire ni donner l’ordre à qui que ce soit pour agir ainsi. Il ne fait même pas part du syndicat des mototaxi qui est une structure connue de tous dans le département. Poursuivant, il est  bon  de  savoir que d’habitude lorsqu’un conducteur de mototaxi fait un accident, la première personne avisée est le président du syndicat de mototaxi. Ce jour là, quand l’accident s’est produit les premiers conducteurs de mototaxi de leur syndicat qui se sont rendu sur les lieux ont avisés leur président. Ce dernier (président mototaxi) a donné l’ordre de faire barrage afin qu’aucun véhicule de la mine ne passe jusqu’à ce qu’il arrive le terrain et que les victimes soit prises en charge par l’auteur de l’accident. Quand il est arrivé sur les lieux, pour galvaniser ses hommes il a eu des propos du genre : ≪trop c’est trop ils ont trop de foutaise≫. En effet ces conducteurs de moto se plaignent toujours de la mauvaise conduite des chauffeurs de la mine qui témoigne aussi que des gens (conducteur de mototaxi) sans notion de conduite leur rendent la circulation difficile. Il y’a toujours des prises de bec entre ces deux entités sur l’axe Zouan-Hounien Ity. En temps de pluie c’est à la suite de l’état de la route et l’éclaboussement  qui sont les causes. En saison sèche c’est la poussière qui les met en palabre.  A noter  que  l’arrestation du jeune n’est qu’une mise en scène entre ledit syndicat et la police de Zouan-Hounien.   Des  sources  accusent   les  policiers  qui ont tissé une relation  très juteuse   avec le responsable des mototaxi. Selon   cette même source,   «  S’il  y a une personne  qu’on devrait   arrêter dans cette affaire  c’est bien le responsable des conducteurs  de  mototaxi car tous savent que ce sont les conducteurs de mototaxi de Zouan-Hounien qui ont incendié les véhicules de la mine sous les ordres de r président ». Lors de son arrestation le jeune Kapieu  K. Abel  a été dépouillé de la clé de sa voiture, sa moto de marque apache et une somme de trois cent cinquante cinq mille cinq cent  francs Cfa. Jusqu’à présent ses biens n’ont pas été rendus à ses parents.   Nous y reviendrons Ayoko Mensah     Légende photo : Une vue  de la mine  d’Or d’Ity.  Les  conducteurs  d’engins    de la Smi   sont accusés  de mauvaise conduite par les riverains                    

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Banque //The Banker Awards// Orabank remporte le prix de la Banque de l’année 2020

vendredi, 04 décembre 2020 23:08 Written by

Orabank Burkina Faso, Orabank Niger et Orabank Sénégal ont remporté le prix de la « Banque de l’année 2020 » à la dernière édition des The Banker Awards. Cette prestigieuse distinction met en lumière la solide résilience dont fait preuve le réseau Orabank face à la crise liée à la Covid-19, ainsi que sa capacité à continuer d’innover et à gagner en parts de marché. La cérémonie de cette récompense décernée par le média de référence The Banker (Groupe Financial Times) s’est tenue en ligne, ce mercredi 02 décembre 2020. La crise de la Covid-19 n’a pas empêché Orabank de poursuivre sa trajectoire de croissance accélérée. Ainsi, la pandémie a amené Orabank Burkina Faso à considérablement accélérer la transformation digitale, en repensant par la même l’ensemble de ses activités. Orabank Niger continue de son côté de pérenniser ses perspectives de développement, en diversifiant notamment son offre de services, et en créant des alliances avec de grands groupes d'assurance et de télécommunications. Enfin, Orabank Sénégal a adopté une ligne stratégique des plus novatrices : le groupe concentre désormais ses efforts sur une inter-fonctionnalité accrue et optimisée entre la gestion de la trésorerie, le financement du commerce, la banque numérique et la relation bancaire dite "classique". Toutes ces avancées reflètent l’excellence financière et managériale d’un groupe bancaire panafricain en constante évolution. Ferdinand Ngon Kemoum, Directeur général d’Oragroup, a déclaré : « Nous sommes plus qu’honorés d’être à nouveau distingués par The Banker Awards. Malgré un contexte fortement marqué par la crise liée à la Covid-19, Orabank a continué de croître, en s’appuyant notamment sur une stratégie de développement articulée autour de la transformation digitale, du déploiement de la marque, de la consolidation de nos activités et de l’optimisation de notre réseau. En 2020, notre cap est resté fixé sur le même objectif : dégager de la performance au service de notre clientèle, et créer de la valeur pour nos actionnaires ». Abdoul Younoussi, Directeur général d’Orabank Niger, a ajouté : « Orabank Niger va continuer à se transformer, en s’appuyant notamment sur le numérique. L'accent sera davantage porté sur la satisfaction des clients : nous sommes déjà perçus sur le marché comme étant innovants et compétitifs. Notre objectif est d'être classé 5ème banque du Niger d'ici à la fin de l’année 2021 ». La banque étant primée pour la 3ème année consécutive, Luc Morio, Directeur général d’Orabank Sénégal, a dévoilé les perspectives de l’organisation pour les prochaines années : « Nous avons pour ambition de développer considérablement notre réseau d'agences bancaires, tout en mettant l’accent sur le développement de relations de qualité avec nos clients corporate et institutionnels ».Enfin, selon Martial Goeh-Akue, Directeur général d’Orabank Burkina Faso : « Orabank Burkina Faso est engagé dans une stratégie de transformation digitale à long terme : nous avons pour ambition de tirer parti de la révolution numérique pour accroître nos capacités de résilience face à ce contexte de crise, qui perturbe fortement le secteur bancaire dans son ensemble ». Oragroup dans son ensemble compte aujourd’hui plus de 500 000 clients, 157 agences et 2 015 collaborateurs. L’organisation a affiché́ en 2019 des performances en forte progression : son bilan total s’élève à 2 634 milliards de francs Cfa, soit une progression de 22% par rapport à l’année précédente. Les dépôts de la clientèle de l’ensemble du réseau Orabank s’élèvent à 1 822,5milliards de francs CFA, et les créances sur la clientèle à 1 366,2 milliards de francs CFA, soit une hausse respective de 25% et 13%. Au total, le Groupe a affiché́ un produit net bancaire de 146,9 milliards de francs CFA (+16%) et un résultat net consolidé en très forte hausse de 47 %, à 18,3 milliards de francs CFA. Orabank Burkina Faso a déjà remporté ce prix « The Banker Awards – Bank of the Year » en 2017 et 2018 et 2019, Orabank Sénégal et Orabank Togo en 2018 et 2019 et Orabank Guinée Bissau en 2019. Enfin, les notes d’investissement A à long terme et A2 à court terme obtenues de l’agence Bloomfield en mai 2018, août 2019 et septembre 2020 consacrent sa résilience et ses performances. À Oragroup est présent dans 12 pays de l’Afrique de l’Ouest et Centrale (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) et dans quatre zones monétaires (UEMOA, CEMAC, Guinée Conakry, Mauritanie). Avec 157 agences bancaires et 2 077 collaborateurs, Oragroup propose à plus de 500 000 clients (grandes entreprises, nationales et internationales,  PME et particuliers) une gamme élargie de produits et de services bancaires selon des principes de proximité et de réactivité. Œuvrant à l’inclusion financière par le déploiement de solutions innovantes, Oragroup se concentre sur des segments de population jusque-là délaissés. Cet engagement se traduit dans sa démarche RSE qui fait partie intégrante de sa stratégie et constitue  une priorité de ses instances dirigeantes, axée autour de la transition énergétique, du management des risques environnementaux et sociaux, et du bien-être du public et de ses employés. 

Ayoko Mensah

 Légende photo :   Oragroup affiche ses ambitions 

Lutte contre la propagation des fake news// Orange Côte d’Ivoire s’associe à Israël Guebo

vendredi, 04 décembre 2020 23:03 Written by

Orange Côte d’Ivoire a tenu le  mercredi 2 décembre son premier atelier de lutte contre les fake news, organisé en partenariat avec le journaliste et entrepreneur des médias Israël Guebo. Une dizaine de journalistes ont ainsi échangé autour de ce qui constitue désormais un enjeu majeur de notre temps : la circulation massive de fausses informations, les dangers qu’elle comporte, et les moyens de la contrer. Opérateur multiservices digital engagé, Orange Côte d’Ivoire a organisé ce mercredi 2 décembre un premier atelier d’échanges et de sensibilisation afin de lutter contre la propagation des fake news, ou fausses nouvelles. Une dizaine de rédacteurs en chef et journalistes issus des médias écrits et en ligne de Côte d’Ivoire ont assisté  l’atelier. Organisé en partenariat avec Israël Guebo, journaliste, entrepreneur des médias et formateur, cet atelier a permis de s’intéresser au phénomène mondial des fake news tout en proposant aux participants une série de techniques et astuces afin de les aider à mieux identifier et combattre les fake news et ainsi participer à leur éradication. Pendant près d’une heure et demi, Israël GUÉBO et les professionnels ivoiriens de l’information ont échangé sur la nature du phénomène, partagé leurs retours d’expérience et se sont confronté à divers cas pratiques. Les sujets évoqués ont été variés : de la crise de confiance des populations envers les prescripteurs d’information officiels à l’émergence de nouvelles sources, en passant par l’avènement des e-influenceurs et journalistes citoyens, rien n’a échappé aux participants. Ces derniers ont ainsi eu l’occasion de découvrir et de s’essayer à divers outils et réflexes novateurs, qui leur permettront de mieux chercher, trier et vérifier l’information .Désireux d’encourager cette démarche citoyenne, Orange Côte d’Ivoire a mis à disposition sa Mediaroom(www.orange.ci/mediaroom), la plateforme digitale d’informations dédiée à la Presse pour les besoins de cette formation. Israël Guébo, animateur de l’atelier, a déclaré : « Les fake news alimentent l’anxiété de masse. Il est plus que jamais nécessaire de les contrer, en formant et en échangeant avec ceux qui font l’information, à savoir les journalistes. La profession n’a jamais autant mérité son surnom de 4ème pouvoir : face à la puissance des réseaux sociaux et au nombre pléthorique de nouvelles sources d’informations, les journalistes sont plus que jamais garants de l’information vraie. Ils doivent s’installer durablement dans leur rôle de prescripteurs ». 

Ayoko Mensah 

Légende photo : Josué Guebo  , journaliste et entrepreneur des médias

Redéfinition des entreprises via l’auto-disruption// La société civile invitée à jouer davantage sa partition

lundi, 30 novembre 2020 17:58 Written by

« La redéfinition des  entreprises  via auto-disruption »  C’est  le thème autour duquel le Financial Times et Philip Morris International avaient convoqué la réflexion en début d’après-midi du jeudi 19 novembre 2020.  Un panel virtuel  qui  a permis  aux différents  spécialistes    de donner leurs positions et partager  leurs expériences  en la matière. Mais   c’est  quoi l’auto-disruption ?  En économie, la disruption désigne le bouleversement d'un marché sur lequel les positions sont établies avec une stratégie inédite.  Cette rencontre a permis  de  comment les entreprises peuvent équilibrer le risque et l’innovation au-delà de l’offre de produits et de services, afin d’opérer une transformation profonde et pertinente, en toute sécurité.  Le milieu de l’entreprise africaine semble être dans le bon tempo dans un contexte où tous les pays se projettent sur une dynamique de relance permettant de se remettre d’une crise de Covid-19 ayant frappé le cœur des économies du continent. Ce qui permet de dire que sa redéfinition via l’auto-disruption est sur la bonne voie. Cet état de fait est observé sur le continent durant cette période de Covid-19 où tous les acteurs du secteur privé étaient dans l’obligation de se réinventer pour se mouvoir dans ce contexte de mutations profondes. Les entreprises ont développé des moyens de subsistance afin de ne pas subir de plein fouet la crise.   Pour L’Économiste et entrepreneur tunisien, M. Noômen Lahimer rappelle qu’il y a quelques années, la disruption était définie comme étant un acte consistant à rompre avec l’existant, d’opérer une rupture, provoquer un choc, un changement radical au niveau d’un process d’une industrie, de l’offre ou de la demande. Quant au concept d’auto-disruption, M. Lahimer pense qu’il rajoute quelque chose d’interne à l’organisme et ou à l’entreprise. Economiquement, même si le terme est à la mode, il lui donne un sens dans le contexte actuel en convoquant le livre  « Capitalisme, socialisme et démocratie » de Joseph Schumpeter, publié en 1942 qui parlait de destruction créatrice. Ce qu’il comprend par « acte de détruire l’existant pour amener l’innovation, à être créatrice de nouvelles valeurs et de changements radicaux ». A son avis, c’est un acte de conduite de changement radical pour aller de l’avant. Mme Ramatoulaye Adama Diallo, Ceo Orange Money au Sénégal, ne voit pas de frontière entre la disruption et l’auto-disruption. Pour elle, l’auto disruption est devenue indispensable vue la vitesse à laquelle évoluent les choses. Dans le monde des télécommunications, de la technologie et des services financiers digitaux, fait-elle remarquer, « on a du mal à faire la différence entre la disruption et l’auto disruption car nous sommes obligés, par la vitesse des événements, dont la Covid-19, de le vivre tous les jours. On se remet beaucoup en question ». Sur la même dynamique, M. Fathallah Sijilmassi, Fondateur de Positive Agenda Advisory, Économiste et ancien diplomate marocain de souligner qu’au fil des années, la question des crises et devenue plus rapprochée. Ce qui, d’après lui, suppose que, in fine, pour les pouvoirs publics, les entreprises, les citoyens ; la gestion des éléments disruptifs est devenue plus structurelle que conjoncturelle. « C’est un changement de paradigme majeur », dira-t-il. Pour lui, la différence entre disruption et auto-disruption réside dans la capacité d’intégrer cette notion structurelle pour faire en sorte que les éléments disruptifs soient pris en compte ou anticipés. Ce qui va instaurer une gestion plus efficace de ces évolutions disruptives. « L’innovation joue un rôle clé car c’est ce qui permet, en quelque sorte, d’être l’élément de compétitivité permettant de passer d’un palier à l’autre ». L’auto-disruption provoquée qui révolutionne la vision de Philip Morris International Si l’évolution technologique a poussé la plupart des entreprises et organismes vers l’auto-disruption, tel n’a pas été le cas chez Philip Morris International. M. Tommaso Di Giovanni, Vice-Président en charge de la Communication du Groupe Philip Morris International, estime que la multinationale dans laquelle il travaille a pris depuis fort longtemps le train de l’auto-disruption. « Chez nous, on ne l’a pas seulement vu venir mais on l’a voulu et on la vit actuellement. On a poussé cette auto-disruption. On a fait en sorte que ça se passe pro-activement ». Ce qui, selon lui, les différencie des autres qui se sont plus appesantis sur la technologie ou l’innovation pour provoquer le changement. « Chez nous, à la base, nous avons reconnu qu’on a un produit nocif et qui a créé une dépendance. Finalement, on a eu l’idée de faire quelque chose de différent en s’appuyant sur l’évolution technologique et la science ». Avant de préciser : « même si notre business était solide et qu’il n’y avait pas de menaces extérieures dues aux changements technologiques, on s’est dit que c’était le moment de faire quelque chose de mieux ». Saluant la clairvoyance de cette vision, M. Di Giovanni juge que c’était un choix vraiment courageux du Ceo de Philip Morris qui annonça que la multinationale allait complément s’éloigner des cigarettes vendues tels quels pendant des décennies pour proposer quelque chose complétement différente, avec un produit beaucoup plus complexe basé sur la science, la technologie. Ce qui lui fait dire que « la disruption a quelque chose d’assez brutal en interne parce que ça force à penser différemment, et à changer la manière de travailler. C’est quelque chose de très énergisant aussi ». Tommaso Di Giovanni pour  sa part,  avance que la technologie ou l’innovation joue un rôle clé dans la démarche de Philip Morris. « On sait tous que fumer fait mal et ça provoque une certaine dépendance.C’est depuis les années 70-90 que certains experts se demandaient ce qu’on peut faire pour ceux qui n’arrêtent pas de fumer et qui constituent la base majoritaire des consommateurs ». A l’époque, poursuit-il, « on savait déjà que la majorité des composantes toxiques trouvées dans la fumée sont générées par la combustion. L’idée d’éliminer la combustion tout en donnant la même expérience qu’on a avec la cigarette est la clé. Pourquoi, on n’y arrivait pas ? On a essayé mais on n’avait pas la technologie des batteries ». Selon lui, l’équipe du géant de la cigarette avait essayé avec des produits moins nocifs mais qu’il ne pouvait pas commercialiser. « C’est grâce à la technologie, la science et à l’innovation développées entre 2000 et 2010, qu’on a trouvé la clé avec un produit qui ne générait pas 90% de composantes nocifs. On s’est dit qu’on va le mettre sur le marché avec des produis moins nocifs tout en continuant la recherche et sans parler des effets sur la santé, ni de la réduction des risques ». Cette opération a eu du succès vu le nombre de confirmations jugeant le produit bien meilleur que la cigarette pour ceux qui le fument.  Cinq ans après, on trouve ce produit sur 61 marchés. Aujourd’hui, notre recherche développement est 98% dédiés à des produits sans fumée qui constituent 70% de nos dépenses commerciales ». Récemment, on a eu des confirmations importantes de l’aspect santé des produits.  Ce qui lui fait dire avec assurance : « C’est un voyage très complexe mais on va dans la bonne direction ».
 Quand la  crise de  la  Covid- 19  accélère le changement
Si la pandémie de la Covid-19 a eu des impacts néfastes sur l’humanité, en Afrique, l’incidence économique a causé un réel manque à gagner. Elle a aussi été un élément ayant permis aux entreprises de se réinventer afin de faire face aux multiples défis. En Afrique du Nord,Noômen Lahimer estime que la crise a fortement secoué un pays comme la Tunisie qui accueille 8 à 10 millions de touristes par an. C’est une crise structurelle forte qui touche tout un secteur avec des vagues d’implications sur des secteurs comme l’agriculture, l’artisanat, entre autres. Il y a des secteurs où l’innovation digitale avançait à pas de caméléon. Mais grâce à la rupture provoquée par la Covid-19, une accélération de la transformation est notée. C’est à l’image des secteurs textile, mécanique, électromécanique. L’industrie 4.0 qui implique tout une chaine de valeur de l’industrie au client vers la production vit un changement avec un mouvement de relocalisation massive en Tunisie avec une intégration digitale complexe. M. Fathallah Sijilmassi confirme la perception de cette même tendance sur d’autres pays d’Afrique du Nord. Pour lui, la Covid-19 a été surtout un accélérateur de tendance déjà observé dans le passé. Prenant l’exemple du Maroc, il confie qu’avant la pandémie, le Roi avait convoqué à la réflexion qui doit mener à un nouveau modèle de développement économique et social. Un nouveau modèle de développement dont l’objectif est de replacer l’élément humain, la dimension sociale au centre de l’équation de la croissance économique et du développement. D’après lui, la crise du Covid-19 n’a fait qu’accélérer de manière plus forte la nécessité d’une approche plus inclusive, une approche de citoyenneté et de proximité avec les besoins des populations. Au Maroc, Sijilmassi fait savoir également que la crise a créé une connexion plus forte entre le monde de l’industrie et le monde des universités avec tout ce qui est recherche, développement, innovation. Pour lui, c’est cette volonté d’essayer de créer un élément plus endogène pour anticiper sur les grands développements à venir et de faire en sorte que cette recherche innovation puisse être le vecteur d’une sortie de crise positive qui garde l’élément humain au centre de l’équation. Même son de cloche pour Ramatoulaye Adama Diallo qui confirme qu’avec le Mobil Money, la COVID-19 a été un élément accélérateur. « Nous tous nous étions sur nos plan internes, plans stratégiques… Finalement, on s’est retrouvé avec un grand coup d’accélérateur car il fallait revoir les ambitions. Toutes les choses qu’il fallait faire dans cinq ans, on le fait finalement sur deux semaines ». Pour elle, cette dynamique a participé à développer l’inclusion financière en Afrique de l’Ouest, pour les jeunes et les femmes, particulièrement dans la zone Uemoa, conformément aux directives et mesures prises par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Avec la  pandémie, la Banque centrale a demandé aux acteurs qu’ils soient de la Mobil Money ou du secteur bancaire de créer un nouvel outil qui permettrait aux clients de s’inscrire avec des conditions un peu moins drastiques. Ce qui a provoqué une certaine parité entre les hommes et les femmes dans le portefeuille client.  C’est de la conduite du changement et souvent le besoin de se remettre en question n’est pas souvent très urgent. « A Orange, il y a 10 ans, il n’y avait pas une grande contrainte pour dire qu’il faut s’exercer dans les nouveaux métiers de service financier parce qu’on était encore dans la révolution du numérique. Il y’avait encore de la croissance et sur tous les indicateurs beaucoup pensaient qu’il fallait rester dans notre pré carré où tout se passait bien ». D’où l’importance de l’auto- disruption. Si le monde de l’entreprise est très enthousiaste face à la nécessité de se redéfinir via l’auto-disruption, il nourrit des craintes par rapport à la participation de l’administration publique qui est un élément clé dans le dispositif global. Cette appréhension est motivée par la réticence connue du secteur public face aux changements, mutations et innovations technologiques ; d’où sa lenteur à mettre en œuvre les réformes. Devant cet état de fait, le  tunisien M. Noômen Lahimer plaide pour une flexibilité de l’administration par rapport à l’auto-disruption. Une option qui, selon lui, passe par une digitalisation de l’administration, dictée par une volonté politique déterminée à réduire cette résistance. Selon lui, il faut que l’administration fasse son auto-disruption pour que les choses changent. « Cette auto disruption doit être endogène car si elle est imposée, cela peut développer de la résistance. Cela est également valable pour l’entreprise». Dans cette dynamique, il estime que le modèle à emprunter doit être flexible et adaptable à tout genre de situation. Ils doivent être agiles et ouverts. Ramatoulaye Adama Diallo, Ceo Orange Money au Sénégal, quant à elle, met le doigt sur la nécessité d’apporter de l’innovation qui répond aux besoins des populations ou soulage leur douleur. A son avis, une bonne auto-disruption passe par un leadership fort et que tous les pays africains travaillent pour une interconnexion de tous les acteurs de l’écosystème et développer des synergies pour le bénéfice des consommateurs. D’où l’importance, selon elle, de mettre la touche humaine au cœur du processus. Dans cette volonté d’embarquer l’administration, Fathallah Sijilmassi pense que les pays doivent aussi travailler pour que l’entreprise devienne de plus en plus citoyenne. « Elle peut certes gagner de l’argent mais le faire aussi dans un esprit citoyen ». Un appel qui, à son avis, est également adressé à la société civile dont l’importance de son rôle a une fois de plus été démontré durant la gestion de cette pandémie où par moment l’État a été défaillant.  

 Ayoko Mensah Légende photo : Ramatoulaye Adama Diallo, Ceo Orange Money au Sénégal : « Une bonne auto-disruption passe par un leadership fort »

Application mobile Tv d’Orange// Les chaines Canal+ disponibles désormais

vendredi, 20 novembre 2020 10:57 Written by

 Application mobile Tv  d’Orange//Les chaines Canal+ disponibles  désormaisOrange Côte d’Ivoire et CANAL+ annoncent l’intégration des chaines CANAL+ au bouquet TV d’Orange, avec 15 nouvelles chaines premium multithématiques (Sport,Cinéma, Famille, etc.) disponibles sur l’application mobile TV d’Orange. Au travers de cette expérimentation, CANAL+ & Orange Côte d’Ivoire innovent et permettent aux clients TV d’Orange de profiter pleinement des programmes CANAL+avec des pass dédiés, sans risque d’épuiser ni le crédit téléphonique, ni le crédit Internet de base. Opérateur multiservices et conformément à sa volonté d’être un acteur de référence dans la transformation digitale du pays, Orange Côte d’Ivoire poursuit le développement des partenariats locaux et internationaux afin de mettre à la disposition de ses abonnés de l’offre TV, une plateforme donnant accès à une large variété de contenus répondant à leurs besoins et attentes. Avec plus de 500 000 abonnés mobiles, la TV d’Orange enrichit la programmation de son offre qui comptabilise désormais 56 chaines TV, nationales et internationales. Pour rappel, l’application TV d’Orange Côte d’Ivoire est disponible gratuitement sur les plateformes de téléchargement Android et iOS.L’accès aux chaines CANAL+ à partir de tout abonnement Internet Fixe ou Fibre d’Orange sera disponible ultérieurement. Pour M. Habib Bamba, Directeur de la Transformation, du Digital et des Médias chez Orange Côte d’Ivoire : « C’est la 1ère fois que CANAL+ s’associe à un opérateur  téléphonique pour proposer des offres sur le mobile. Ce partenariat traduit la confiance accordée à la TV d’Orange, qui s’impose depuis quelques années comme un acteur majeur et incontournable dans le paysage audiovisuel ivoirien. C’est le lieu pour moi de saluer et féliciter les équipes qui y ont travaillé.» Pour M. Aziz DIALLO, Directeur Général de CANAL+ Côte d’Ivoire, il s’agit d’une réelle innovation dans le domaine des médias en Côte d’Ivoire : « A travers cette expérimentation, nous espérons pouvoir élargir le cercle des téléspectateurs à nos chaînes et faire découvrir à un plus grand nombre d’ivoiriens le meilleur des contenus premium que nous diffusons dans les bouquets CANAL+. Ce partenariat avec ORANGE constitue un jalon important de notre stratégie d’exposition de nos contenus en dehors du satellite… ».

 Ayoko Mensah 

Légende photo : M. Habib Bamba, Directeur de la Transformation, du Digital et des Médias chez Orange Côte d’Ivoire : « C’est la 1ère fois que CANAL+ s’associe à un opérateur  téléphonique »A