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jeudi 22 août 2019
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Expansion économique de la Côte d’Ivoire aux Usa// Ce qui fait courir le Délégué général Inza Camara ( Acte 2)

samedi, 17 août 2019 10:56 Written by

 «  J’ai décidé de me mettre à la disposition de mon pays, la Côte d’Ivoire(…) »     Ces propos  sont de Son Excellence Monsieur Inza Camara,  délégué général du Service  de promotion économique de la Côte d’Ivoire aux Etats unis  d’Amérique(Usa), au Canada et au Mexique. Comme  nous l’indiquions dans notre précédent article, le délégué général Inza Camara depuis 2012,  se bat  pour  insuffler une nouvelle dynamique  à  la promotion économique de la Côte d’Ivoire  dans   sa zone de compétences. Ce avec la même détermination et dévouement  au quotidien.   Ainsi du deuxième au troisième  trimestre 2019, le Speci a  posé  et continue  de poser plusieurs actes concrets.  Citons  d’abord, sa participation à la visite de travail et d’amitié du ministre Marcel Amon Tanoh et  du Secrétaire d’Etat en charge de la Promotion des investissements privés au Mexique du 15 et  18 mai 2019 au Mexico. Cette visite a été marquée par  un déjeuner de travail de travail avec la Chambre nationale  de l’industrie et de la transformation du Mexique(Canacintra). «Cette rencontre  a permis   au Secrétaire d’Etat Essis Emmanuel, de présenter aux membres et aux responsables de la Canacintra les opportunités  ainsi que les facilités offertes par le code des investissements afin d’encourager les investissements privés en Côte d’Ivoire »nous a indiqué les  services du délégué général du Speci. Rappelons que la Canacintra est la principale chambre économique et commerciale  de l’Amérique latine du fait du nombre de ses membres et des domaines d’activités dans lesquels ils  interviennent.   En effet, elle couvre  14 secteurs d’activités et 76 délégations reparties dans tous les régions  du Mexique. Le séjour mexicain a permis aux autorités ivoiriennes  de tenir   un forum économique, avec  des  chefs d’entreprises de la Confédération de l’industrie du Mexique( Concamin) et l’Association nationale des chocolatiers et confiseurs( Ashoco). Ensuite, la co-organisation de la cérémonie  du vol inaugural de la compagnie Ethiopian Airlines sur la ligne New-york  Abidjan au départ de l’Aéroport John Fitzgerald Kennedy. A l’occasion de la cérémonie marquant le  vol inaugural qui a eu lieu lundi 17  juin  2019, le directeur commercial de la Compagnie Ethiopian airlines a particulièrement remercié le délégué  général   du Speci qui n’est autre que  Sem Inza Camara, « pour avoir contribué activement, non seulement à l’obtention des  autorisations de vols entre la Usa et la Côte d’Ivoire, mais aussi pour avoir facilité les négociations entre, les autorités ivoiriennes et   AirCôte d’Ivoire avec laquelle son entreprise a conclu des accords de partage de passagers et de destinations »  Egalement, le Speci a participé à la 44e  table ronde consacrée aux affaires  en Afrique à la Banque centrale de Philadelphie. A cette occasion, le Délégué général est intervenu lors de la session spéciale avec le fonds d’investissements américains générant un chiffre d’affaires total de  de 500 milliards de Fcfa, soit plus de 28750 milliards de Fcfa et recherchant de nouveaux débouchés et de placements en  Afrique. Enfin, un autre acte majeur  a été  le lancement de la phase pilote du projet d’adduction en eau potable et des électrifications des écoles primaires  reculées de la Côte d’Ivoire. Si le projet  a été présenté, le jeudi  25 avril 2019, à Madame la ministre de l’Education nationale, Kandia Kamissoko Camara, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à Abidjan, les travaux  d’expérimentation devraient  démarrer en aout 2019.   

 Moussa Charles Kader Légende photo : Sem  Inza Camara, Délégué général du Speci : Offrir le meilleur de soi-même à son pays

Promotion économique de la Côte d’Ivoire aux Usa// Le Délégué général Inza Camara dresse son bilan 2019( Act 1)

jeudi, 15 août 2019 15:31 Written by

Son excellence M. Inza Camara, est le délégué général du Service de promotion économique de la Côte d’Ivoire(Speci), aux Etats unis d’Amérique, au Canada et au Mexique. De passage à Abidjan où il a pris une part très active au Forum Agoa 2019, Sem Inza Camara a levé un coin de voile sur les différentes activités 2019 du Speci. Selon le rapport d’activité dont nous avons eu copie, sur la période allant du 1er janvier 2019 au 31 mars 2019, « les services de l’ambassadeur Inza Camara n’ont pas chômé » Des actes et du concret sur toute la ligne. Le Speci a co-organisé un panel sur l’autonomisation des femmes rurales en Côte d’Ivoire. Ce panel qui a été co- organisé avec l’Ong Gepalef et le Cabinet Soutra Vision avait pour thème : « Acquis, défis et perspectives dans la chaine de valeur du cacao ». C’était lors de la 63e session de la Commission sur le statut de la femme de l’Onu. Il était placé sous la présidence de Madame la ministre de la Femme, de la Famille et de l’enfant, le Pr Bakayoko Ly Ramata et le parrainage de Onu Femme. Ce panel avait pour objectif général de contribuer à mettre en lumière, les réalisations, les défis et les perspectives des femmes dans la chaine de valeur du cacao et de trouver les opportunités pour accroitre le revenu et le pouvoir des femmes dans la culture du cacao. A la suite du Pr Bakayoko Ly Ramata qui a fait une communication inaugurale sur le rôle des femmes dans le secteur du cacao en Côte d’Ivoire, le Délégué général du Speci Inza Camara, pour sa part, montré les actions que cette structure mène pour la promotion de la Côte d’Ivoire dans les différents pays de sa zone de compétences. Par ailleurs, il convient d’ajouter la participation du Speci à la 103e foire agricole de la Pennsylvanie à l’initiative du gouvernement de cet Etat. Il est à préciser que l’édition 2019 de cette grande manifestation agricole avait pour thème : «  L’histoire inspirante de la Pennsylvanie ». Elle a mobilisé plus de 500 mille visiteurs venus de toute la Pennsylvanie, des Usa et de nombreux pays de tous les continents. Des délégations ont également participé aux échanges sur le passé, le présent et le futur de l’industrie de cet Etat qui génère 132 milliards de dollars soit 75900 milliards de Fcfa annuellement et procure 580 mille emplois dans tout l’Etat. A l’occasion, les échanges avec les élus et le Bureau économique de la ville de Philadelphie, ils ont porté sur plusieurs points. Citons entre autres sur le projet de double jumelage des ports villes de Philadelphie et de San pedro et l’organisation d’une mission commerciale exploratoire d’opérateurs économique de l’Etat de Pennsylvanie et de Philadelphie en Côte d’Ivoire. Il est à noter la rencontre avec le directeur du bureau économique et des adjoints au maire de la ville de Newark et de NewJersey. «Cette rencontre qui a eu lieu le 27 février 2019 à la mairie de ladite ville a abouti à la prise de plusieurs décisions importantes : La préparation d’un protocole d’accord entre le Speci et le bureau économique de la ville de Newark pour fixer les contours de leur future collaboration, l’organisation d’un forum économique à Newark entre les compagnies de New Jersey faisant partie du club de fortune 500 et les agences, et operateurs économique ivoiriens dans cette ville américaine » Nous a indiqué le service de communication   du Speci. Qui ne manque pas de mentionner le jumelage du port autonome d’ Abidjan avec celui de Newark qui est l’un des ports les plus importants de la côte est des Usa. Sans oublier l’organisation d’une mission commerciale du Bureau économique et de la ville de Newark en Côte d’Ivoire.

Charles Kader

Légende photo : Sem Inza Camara, délégué général du Service de promotion économique de la Côte d’Ivoire aux Usa, au Canada et au Mexique : «  J’ai décidé de me mettre à la disposition de mon pays ; la Côte d’Ivoire »

 

 

 

Exportations/ 18 ans de mise en œuvre efficace de l’Agoa // Africains et américains en quête de compétitivité

lundi, 12 août 2019 21:17 Written by

La loi américaine sur la croissance et l’opportunité en Afrique( Agoa), est née de la volonté déclarée de renforcer la compétitivité des Nations africaines. Le 18e forum sur l’Agoa qui vient de se tenir à Abidjan, appelle à une révision profonde et stratégique. Dossier…
L’Agoa s’est imposée, depuis quelques années, comme le principal instrument commercial de la politique américaine envers le continent africain. Si plusieurs arguments plaident en sa faveur, le dispositif souffre cependant de quelques imperfections à corriger. Dès le départ, l’Agoa promulgué par le Président américain Bill Clinton en 2000, a fait plusieurs paris ambitieux. Se définissant comme un axe majeur de la coopération économique avec le continent africain,il accumule plusieurs objectifs dont l’encouragement du développement économique en Afrique et la promotion du commerce et des investissements dans les deux sens. Grâce à cette loi, plus de 1500 produits africains destinés aux Usa sont exemptés de droits de douane. Dans cette logique, ce régime offre aux pays bénéficiaires d’Afrique subsaharienne, un accès en franchise de droits de douane et sans restriction quantitative au marché américain afin d’améliorer la compétitivité africaine. Cet éventail s’ajoute à 4500 articles déjà compris dans le cadre du Système généralisé de préférences (Sgp) dont bénéficie globalement plus de 129 pays en voie de développement du monde, y compris en Afrique, par le biais d’un droit de douane préférentiel (nulle ou très faible). Du côté des exigences, le produit doit satisfaire à deux règles d’origine : il doit directement être importé depuis un pays bénéficiaire et doit être cultivé, produit ou manufacturé dans un pays bénéficiaire. De même, pour jouir de ce traitement, les nations aspirantes doivent remplir diverses conditions. Il s’agit notamment de la pratique d’une économie de marché, d’un Etat de droit, du pluralisme politique, la lutte contre la corruption, l’élimination des barrières au commerce et à l’investissement des Usa, la protection des droits de l’homme et des travailleurs et l’élimination de certaines pratiques liées au travail des enfants. Au cours des années suivant son établissement, l’Agoa a été amendée, soit pour étendre sa couverture, proroger sa durée d’application, retirer ou introduire de nouveaux Etats. Actuellement, les produits couverts par ce cadre commercial vont des produits textiles aux matières premières en passant par les produits agricoles et les composantes de l’industrie automobiles. Les nations exclues de ces avantages sont la Gambie, le Swaziland, le Soudan, le Soudan du Sud, l’Erythrée, la Rdc, la Centrafrique, le Zimbabwe, la Somalie, la Guinée équatoriale et le Burundi. Prorogée pour 10 ans supplémentaire jusqu’au 30 septembre 2025, l’Agoa bénéficiait en 2016, à 38 pays sur les 49 d'Afrique subsaharienne. Quid de la Côte d’Ivoire ? (Voir encadré 1)

Le bilan à mi- parcours

L’accès préférentiel au marché américain a permis d’une manière incontestable d’accroître le niveau des échanges commerciaux du continent africain avec les Usa. D’après le rapport biannuel sur la mise en œuvre de l’Agoa publié en 2016 que les exportations Agoa vers les Usa qui représentaient 8,2 milliards dollars en 2001, soit plus de 4715 milliards de Fcfa ont atteint un pic historique à 66,3 milliards dollars soit plus de 38122 milliards de Fcfa en 2008. Se concentrant essentiellement sur les produits pétroliers, les exportations vers les Usa ont dévissé à 9,3 milliards dollars soit plus de 5347 milliards de Fcfa en 2015, en raison de la baisse des achats des Usa depuis le continent africain et de la crise économique mondiale de 2009. En ce qui concerne les exportations vers les Etats-Unis sur la même période hors produits pétroliers, ont crû de 1,4 milliard dollars soit plus de 805 milliards de Fcfa à 4,1 milliards de dollars soit plus de 2357 milliards de Fcfa en 2015 du fait la croissance des envois de vêtements, de légumes préparés, de fruits, de noix, de fleurs coupées, de chaussures, d’automobiles et de pièces de voiture. Plus globalement, sur la période 2008-2013, plus de 70% des exportations subsahariennes vers les Usa ont été réalisées dans le cadre de l’Agoa. Outre les bénéfices financiers directs que réalisent les pays africains grâce aux exportations, l’Agoa a également permis d’impulser une croissance de l’industrie textile en Afrique. Malgré ces acquis et retombées indéniables, l’on note de nombreuses limites. L’Agoa en dépit de la formidable opportunité qu’elle offre aux pays, souffre de plusieurs insuffisances. La diversification des expéditions érigée en leitmotiv n’a pas connu d’avancées concrètes. La corbeille des exportations reste dominée par les produits liés à l’énergie et les articles manufacturiers comme les vêtements. Même dans cette dernière catégorie, les pays bénéficiaires sont restés ceux qui avaient déjà une industrie textile, les nouveaux entrants étant rares. De plus, l’importance des investissements directs américains sur le continent reste toute relative. Le continent africain ne bénéficie que de 1% des investissements mondiaux des Usa. Une source proche de la Commission économique de l’Afrique en 2016, « ce sont surtout les entreprises asiatiques qui ont injecté du capital dans l’industrie du textile et de l’habillement en lieu et place des compagnies américaines. Mieux, la nature même de la législation sur l’Agoa pose de nombreuses questions dans la mesure où les pays africains semblent être sous la menace permanente d’une exclusion, ce qui rend instable l’environnement économique pour les entreprises » Aussi, la nature même de la législation sur cette loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique pose de nombreuses questions dans la mesure où les pays africains semblent être sous la menace permanente d’une exclusion, ce qui rend instable l’environnement économique pour leurs entreprises. Il est à noter que le président américain doit procéder à un examen annuel des dispositions appliquées par les pays d’Afrique subsaharienne dans le cadre du respect des conditions d’admissibilité de l’Agoa. Ainsi, la Maison-Blanche peut radier unilatéralement un pays s’il détermine que celui-ci ne fait pas de « progrès continu » dans certains domaines. Point important, la liste des produits éligibles peut être amendée par le département américain du commerce. Celui-ci peut ainsi réintroduire des droits de douane s’il juge que des importations menacent l’industrie nationale. Le gouvernement américain peut « réintroduire des droits de douane s’ils jugent que des importations » Dans un contexte de mondialisation plus accru et étant donné que dans de nombreux pays africains, le tissue industriel est en construction, peut-on dire que les pays éligibles profitent effectivement de cette ouverture sur le marché américain ? En effet, nombreuses contraintes empêchent les pays africains de réaliser pleinement le potentiel offert par l’Agoa. Il s’agit entre autres, de la faiblesse des infrastructures de production, de la formation de la main d’œuvre, des contraintes financières des entreprises ou encore des défis comme le faible accès à un approvisionnement fiable en électricité. Toutefois, il est à souligner le développement de la filière textile et habillement en Afrique. C’est sans doute la meilleure réussite de l’Agoa grâce aux avantages supplémentaires qu’elle offre aux produits manufacturés. En plus des règles d’origine applicables à tous les produits, la loi ajoute une disposition relative aux tissus de pays tiers. Ceci permet aux pays éligibles de s’approvisionner en tissu, fil ou coton auprès de sources autres que les États-Unis et les pays de l'Afrique subsaharienne pour fabriquer les articles vestimentaires qui continueront de bénéficier d’un accès sans taxes ni quotas au marché africain.

Bamba Mafoumgbé,( In Lginfos du 8 aout 19)

Légende photo : le Forum Agoa 2019 tenu à Abidjan du 04 au 06 aout 2019 a enregistré la signature d’un accord entre les Usa et l’Union africaine(Ua).( voir photo dans yacou, sekou et Kpassou)

 

Encadré 1

 

La Côte d’Ivoire, toujours à la recherche de ses marques

La Côte d’Ivoire, disons- le, n’a véritablement pas encore tiré profits de l’Agoa. La raison fondamentale ; la décennie d’instabilité socio- politique dans laquelle est tombée le pays depuis le 24 décembre 1999. Ce jusqu’ à la fin de la crise militaro- politique qui a éclaté dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 et qui a pris officiellement fin en avril 2011. Une crise qui a coupé le pays en trois puis en deux et qui a porté un sacré coup à son industrie textile dont l’approvisionnement dans l’approvisionnement en fibre de coton se fait à partir du basin cotonnier ivoirien situé dans le nord ivoirien. Le malheur ne venant pas seul, la Côte d'Ivoire a été sortie le 1er janvier 2005, de la liste des 36 État africain éligibles au programme américain sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, bien connu sous le sigle anglo-saxon Agoa (African growth and opportunity act). Alors que cette éligibilité datait seulement du 16 mai 2002. A l’époque, l'onde de choc a fait le tour du monde. Parce qu'au moment où la Côte d'Ivoire, leader économique de l'espace Uemoa sortait de la précieuse liste pendant que le Burkina Faso y était admis pour bénéficier de l'aide économique et commerciale américaine, selon un communiqué du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique pondu au moment des faits. Il s'agissait tout simplement d'une question de gouvernance des priorités et des opportunités mais aussi de la lenteur avec laquelle les autorités ont géré toutes les questions annexes liées au maintien de l'éligibilité du pays à l'Agoa. De retour depuis octobre 2011, la Côte d’Ivoire que gagne véritablement le secteur privé ivoirien ? La Côte d’Ivoire fait partie des 39 pays d’Afrique subsahariens, éligibles à l’Agoa. L’éligibilité d’un pays à l’Agoa se renouvelle d’année en année, selon ses performances en matière de bonne gouvernance, libéralisme économique, respect des droits des travailleurs, etc. Particulièrement pour la Côte d’Ivoire, l'Agoa permet aux entreprises ivoiriennes exportatrices de gagner en compétitivité sur le marché américain, de répondre aux exigences de performance, de bénéficier de partenariat avec d'autres structures américaines, d’obtenir des exonérations de droits de douanes et de quotas pour plus de 6400 produits dont les produits agricoles entre autres. En 2018, donc en plus de 18 ans existence, il est à noter que la Côte d'Ivoire a exporté plus d'un milliard de dollar Us, soit plus de 575 milliards Fcfa de produits sur le marché américain. « Il y a quatre critères pour bénéficier de l'Agoa. Le premier étant que le pays soit de l'Afrique subsaharienne, le deuxième, c'est que le produit à exporter doit faire partie des 6500 produits éligibles dans le cadre de l'Agoa, le troisième est que le produit doit respecter les règles d'origine et enfin le quatrième critère est que le produit doit être exporté directement sur le marché américain », a fait savoir M. Diallo Ka, de l’ambassade des Usa à Abidjan. De l’avis des acteurs privés ivoiriens, la Côte d'Ivoire qui a adopté une stratégie nationale Agoa, ne tire pas grand profit de cette loi américaine en vigueur depuis 2000. « Le secteur privé ivoirien ne tire fondamentalement pas profits de cette loi. L’Agoa c’est plus pour ceux qui sont dans l’industrie textile, or à ce niveau la Côte d’Ivoire ne dispose pas de tissue industriel dans ce sens comme l’Iles Maurice. Nous souhaitons que les américains viennent investir en Côte d’Ivoire » Nous a indiqué Stéphane Eholié, Transitaire et membre de la Confédération générale des entreprisses de Côte d’Ivoire, ( Cgeci). Tout comme lui, M. Essis Esmel Emmanuel, Secrétaire d’Etat auprès du Premier chargé de la Promotion des investissements privés, «Au regard du faible taux de transformation des matières premières, et de l'insuffisance de technologie dans l'industrie, le transport, la santé, l’énergie entre autres, l’Afrique attend beaucoup du secteur privé américain dont l’expertise dans ces secteurs n’est plus à démontrer(…)La contribution est souhaitée, tant en termes d’investissements directs que de transferts de technologie» .Il est donc temps pour la Côte d’Ivoire de relancer son industrie textile quasiment sinistrée non seulement suite à crise militaro- politique mais du fait de la contrefaçon dont les produits ont envahi le marché ivoirien de la consommation. Alassane Ouattara, le Chef de l’Etat ivoirien, dans son discours d’ouverture du 18e forum sur l’Agoa ténu du 04 au 06 aout 2019 à Abidjan, « C’est un temps fort de la coopération entre l’Afrique et les Etats unis d’Amérique. Les travaux desdites assises devraient permettre d’identifier les forces et les faiblesses de l’Agoa. Entre 2008 et 2013, le volume des exportations ont enregistré une croissance de 70%. Malgré tout, des défis majeurs restent à relever dans la diversification des exportations et le faible niveau des investissements américains en Afrique qui est environ moins 1%. En ce qui concerne la stratégie nationale ivoirienne elle repose sur l’appui technique, la promotion des investissements et l’accès aux financements » Bien déployée, la stratégie nationale ivoirienne devrait permettre à la Côte d’Ivoire de passer de 1 milliard de dollar soit plus de 575 milliards de Fcfa à ce jour à 3,5 milliards de dollars soit environ 2013 milliards de Fcfa à l’horizon 2025 avec l’exportation des produits éligibles.

Bamba Mafoumgbé, ( LGINFOS DU 8 AOUT 19)

 

Encadré 2 :

 

Ces pays africains qui tirent grand profits de l’Agoa.

Grâce à l’Agoa, les envois de produits textiles africains ont progressé de manière substantielle. Entre 2000 et 2009, les exportations de textiles et de vêtements dans le cadre de l’Agoa ont bondi de 23%, passant de 748 millions de dollars soit plus de 430,10 milliards de Fcfa à 922 millions de dollars soit plus de 530,15 milliards de Fcfa de plus, après un pic de 1,6 milliard dollars soit plus de 920 milliards de Fcfa en 2004. Les nations bénéficiaires de l’Agoa, comme le Kenya, Maurice, l’Éthiopie et le Lesotho ont pu diversifier leurs exportations grâce à leur industrie textile et de l’habillement. Aujourd'hui, l’Agoa est le moteur de la croissance du sous-secteur de l'industrie du vêtement dans plusieurs pays dont le Lesotho. Dans ce pays, si l'industrie du vêtement est apparue au début des années 80, elle a pris son véritable envol avec l’introduction de l’Agoa. Le pays a ainsi dirigé 66% de ses exportations de textiles et d'habillement vers le marché américain sur la période 2008-2012. D’après les données du gouvernement du Lesotho, alors que le sous-secteur des textiles employait 19 000 travailleurs en 1999, ce chiffre est passé à 45 700 en 2011 à la faveur de l’Agoa. Malgré les nombreux discours volontaristes du gouvernement américain, l’Agoa apparaît aussi comme un moyen de pression commerciale qui permet aux Usa de faire évoluer les accords de franchise en leur faveur et d’exiger les contreparties. Citons les ‘couacs’ intervenus dans les relations entre les Usa et l’Afrique du Sud et les Usa et le Rwanda. « Les disputes des Etats-Unis avec l’Afrique du Sud restent un cas d’école. Ce pays, qui depuis l’an 2000, appliquait des droits anti-dumping additionnels de 100% contre les importations de volaille non désossée en provenance des États-Unis, a dû céder, en janvier 2016, face aux responsables américains. Face à de telles conditions, l’Afrique du Sud qui a grandement tiré parti de l’Agoa en augmentant ses expéditions de vins, d’agrumes ou de produits automobiles, a dû faire volte-face sacrifiant ainsi une partie de son industrie de la volaille »nous rapporte un site en ligne spécialisée dans les informations économiques. Avec le Rwanda, face au refus d’importer des articles vestimentaires d’occasion américains, suite à une décision commune de la Communauté est-africaine qui date de mars 2016, le pays a été menacé par la partie américaine de privation des avantages de l’Agoa relatifs aux vêtements. Pour M. Souleymane Diarrassouba, du Commerce, de l’industrie et de la promotion des Pme, qui a parler aux noms de ses paires africain, le 18e forum qui vient de se tenir a été une belle pour américains et africains, de poursuivre et approfondir la réflexion à fin de tirer le maximum de profits de l’Agoa. Non sans rappeler qu’en 2017, les exportations dans ce cadre ont rapporté aux pays éligibles 39 milliards de dollars soit 22425milliards de Fcfa. Face à ce succès, l’Ambassadeur C.J Mahoney, représentant adjoint au commerce et de l’industrie, affirme que pendant environ 20ans, l’Agoa a joué le rôle de renforcement de l’intégration entre l’Usa et l’Afrique et les Usa s’engagent dans la réalisation de la Zone de libre -échange africaine( Zlecaf). « Il est temps de poser les bases d’un partenariat commercial plus efficace dans une nouvelle vision du commerce entre les deux parties. Nos accords de libres échanges sont de véritables opportunités pour le secteur privé »Gageons simplement que la signature de l’accord de partenariat entre l’Union africaine et les Usa va davantage redynamiser les investissements américains en Afrique.

 

Bamba M.( LGINFOS DU 08 AOUT 19)

Légende photo : L’industrie textile africaine a beaucoup tiré profits de l’Agoa

 

Travail des enfants dans la Cacaoculture// Des sénateurs américains préparent un coup contre le cacao ivoirien

mardi, 30 juillet 2019 09:19 Written by

« Les sénateurs démocrates Ron Wyden de l’Oregon et Sherrod Brown de l’Ohio ont envoyé une lettre le 16 juillet 2019 au département de Sécurité intérieurs américaine (Dhs) afin de faire appliquer les lois interdisant les importations de cacao issus du travail des enfants et invitent la Douane et à la protection des frontières (Cbp) à bloquer les importations de cacao faisant l’objet de travaux forcés et, le cas échéant, de mener une enquête pénale, souligne dans un communiqué le sénateur Wyden »L’information est rapportée par le site d’informations agricole www.commodafrica.com depuis le 26 juillet 2019. La même source publie un extrait du fameux courrier des sénateurs américains : «Nous vous écrivons pour exprimer notre inquiétude persistante face au fait que des importations de cacao contenant du travail forcé, notamment du travail forcé des enfants, continuent d’entrer aux États-Unis » En effet, cette lettre fait suite à l’enquête publié le 5 juin 2019 dans le Washington Post « Cocoa's Child Workers », qui informe à l’appui de récits et photographies l’importance du travail des enfants dans la chaine d’approvisionnement du cacao en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire est particulièrement visée relatant que le travail forcé est très enraciné dans l’industrie ivoirienne, tellement qu’il est impossible de distinguer le travail de enfants des autres agriculteurs lors de l’importation de cacao. « Nous vous demandons de coordonner ces efforts de mise en application avec les services de l'immigration et des douanes (Ice) afin de déterminer si une enquête criminelle est justifiée ». Les grandes sociétés chocolatières importatrices des Etats Unis sont également ciblées : «Hershey,Mars, Nestlé, avaient initialement convenu d'éliminer le travail des enfants de leurs chaînes d'approvisionnement en Afrique de l'Ouest d'ici 2005. Malheureusement, elles n’ont pas respecté ce délai, et le recours généralisé au travail des enfants dans le secteur persiste ».Des mesures sont ainsi demandées : « Nous vous exhortons à utiliser l'autorité renforcée en vertu de la section 1307 pour prendre des mesures immédiates afin de mettre un terme au flot de cacao produit dans notre pays par le travail forcé », car « le bien-être de deux millions d’enfants en dépend ». Wyden et Brown n’en sont pas à leurs premiers coups d’essai. En2015, Ils ont obtenu un amendement au paquet commercial qui permettait aux États-Unis d'importer des produits fabriqués avec du travail forcé, y compris le travail forcé des enfants, si l'offre n'était pas suffisante pour satisfaire la demande intérieure. Les États-Unis ont importé pour 608 millions dollars soit plus de 304 milliards de Fcfa de cacao en provenance de Côte d'Ivoire et 100 millions soit plus de 50 milliards de Fcfa de pâte de cacao en 2018. Une information qui ne devrait pas faire plaisir aux autorités ivoiriennes et ghanéennes qui s’activent à mettre en œuvre un prix plancher fixé à 2600 dollars la tonne de cacao, soit environ 1,5 million de Fcfa. Cette option est adossée à une garantie de 400 dollars soit plus de 200 mille Fcfa la tonne. Une annonce qui est diversement appréciée par les industriels et chocolatiers dont John Ament, vice-président mondial du cacao pour Mars a déclaré à Reuters en marge de la rencontre tenue à Abidjan le 03 juillet 2019 : «Nous soutenons les mesures prises par les gouvernements pour intervenir afin d'atteindre un prix plus élevé conduisant à une augmentation substantielle de ce qui est versé à l'agriculteur » Pendant qu’un autre groupe, se prononçant sur la gestion de l’ensemble des risques, a estimé juste après la rencontre dite historique, a dit ne pas être d’accord à ce que l’ensemble du risque de chute de prix soit supporté par l’industrie. « Le mécanisme que le Ghana et la Côte d'Ivoire nous ont proposé manquent encore de clarté et de précision quant à son application adéquate, donc d'autres réunions devront se tenir », a déclaré un représentant d'industrie. Affaire à suivre…
Bamba Mafoumgbé, ( In Lginfos du 29 juillet 2019)
Légende photo : Malgré les efforts dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants, le phénomène persiste encore Côte d’Ivoire

 

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8ème Conférence du Traité d’Amitié et de Coopération// Un Conseil de gouvernements conjoint demain à Ouaga

lundi, 29 juillet 2019 16:06 Written by

  La 8ème Conférence du Traité d’Amitié et de Coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso (Tac), marquée par un Conseil de gouvernements conjoint, un forum d’affaires et la signature d’accords bilatéraux, se tiendra du 30 au 31 juillet 2019 à Ouagadougou (Burkina-Faso), afin de renforcer et consolider la coopération entre les deux pays.  L’Information  est   du Centre d’information et de communication gouvernementale( Cicg).   Aussi, la même source   annonce  que  le  Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, sera accueilli ce 29 juillet 2019 à l’aéroport international de Ouagadougou, par son homologue burkinabè, Christophe Dabiré.  Les deux Premiers Ministres présideront, le 30 juillet 2019, le Forum d’affaires ivoiro-burkinabè, avant de conduire le Conseil de gouvernements conjoint, le même jour. Attendu en fin d’après-midi, ce même 30 juillet, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, prendra part, le 31 juillet, aux côtés de son homologue burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, à la cérémonie d’ouverture officielle de la 8ème Conférence au Sommet du Traité d’Amitié et de Coopération (Tac ) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
 Ayoko Mensah 

Légende photo :  Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre, ministre du Budget et  du portefeuille de l’Etat

Hôtels « Relais-Paillotes, « Maisons Ivoire », Eco Lodges »// Siandou Fofana s’engage avec un consortium hispano-italien

mardi, 23 juillet 2019 13:43 Written by

A la faveur de sa mission à Madrid, du 19 au 21 juillet, le ministre du Tourisme et des Loisirs a donné un coup d’accélérateur à « Sublime Côte d’Ivoire », en signant un protocole d’entente.En marge de sa visite de travail à Madrid (Espagne), au siège de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), du 19 au 21 juillet 2019,  le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, a échangé avec des opérateurs majeurs de l’écosystème espagnol et européen. Et ce, dans le cadre de la mise en œuvre  du plan stratégique de développement touristique du pays : « Sublime Côte d’Ivoire ». Ce qui a abouti, dans les locaux de la Confédération des chefs d´entreprises de la région de Madrid et d´Espagne (Ceim-Ceoe),  à la signature du protocole d’entente relatif au développement de projets hôteliers avec un consortium Hispano-italien dont le leadership est assuré en Espagne par la société Dillers. Lequel consortium avait pour cosignataire Granados Miguel, Directeur général de la société Dillers. Et qui avait à ses côtés  Billiet-Prades Yves, Vice-président de l´Association des chefs d´entreprises (Aica) et Jaime Perez, Directeur commercial de la Ceim. Le tout sous le regard approbateur de Sem  Jean Roger Bouaffo Kouadio, ambassadeur de Côte d´Ivoire à Madrid. La Can 2023, c’est maintenant !Il importe de préciser que le premier projet, qui débutera dans les mois à venir, sera celui des hôtels « Relais-Paillotes », de types bungalows de 2 ou 3 étoiles implantés dans les différentes régions,  véritables signes d´identité de la Côte d´Ivoire. Puis, suivront  la réalisation de projets  de type Resort tels qu’identifiés et définis dans la Stratégie « Sublime Côte d’Ivoire », ou de tout autre projet d’intérêt touristique qui pourrait être identifié par les parties. C’est à juste titre que le ministre Siandou Fofana a aussi évoqué les 16 parcs nationaux et les 21 réserves naturelles dont jouit la Côte d’Ivoire et de la nécessité d´améliorer son écotourisme para la création d´Eco Lodges fondus dans la nature.  Avec ses partenaires, le ministre a insisté sur l’urgence du projet de villas de standing de 4 étoiles baptisées « Maisons Ivoire ».Mais aussi l’aménagement de tout un complexe touristique  y attenant, pour répondre aux exigences de la Confédération africaine de football (Caf), dans le cadre de la Coupe d´Afrique des nations (Can) que le pays accueille en 2023.  Le ministre a souligné, à cet effet, que des rencontres auront lieu avec son homologue en charge des Sports car les solutions proposées par Dillers répondent parfaitement aux demandes de son projet, avec des délais de réalisation extrêmement courts.Un  hôtel de 168 chambres à 24 étages en 1 an : oui c’est possible… Notons que Dillers, qui a proposé au représentant du gouvernement ivoirien, le développement de projets hôteliers sous forme de constructions modulaires permettant un grand respect de l´environnent par l´utilisation de matériaux naturels et dans des délais de réalisation très courts tout en respectant une très haute qualité. Par exemple, ils construisent actuellement l´hôtel AC Marriott de New York sur la 6ème avenue, hôtel en fabrication modulaire de 168 chambres de haut standing. Malgré la haute qualité des prestations, cet hôtel de 24 étages sera réalisé seulement en un an, ce qui permet d´atteindre un seuil de rentabilité extrêmement rapide et un retour sur investissement très court.Tenant à implémenter des ressources humaines de qualité pour porter le tourisme ivoirien à la hauteur de ses ambitions, le dernier chapitre au cœur de la mission madrilène de Siandou Fofana a été le volet formation.  Il a souligné, à cet effet,  que la France (première destination touristique au classement mondial) et l´Espagne (troisième destination touristique au classement mondial mais première destination des Européens) sont deux pays de référence en termes de formations dans ce secteur. Billiet-Prades, Vice-président de l´Association des chefs d´entreprises  et membre du Directoire de l´Association Innmormadrid composée de l´Université publique UAM et de toutes les associations d´entreprises du Nord de la Région de Madrid a présenté au  ministre l´offre de formations de trois institutions de prestige spécialisées dans le Tourisme et métiers connexes. En vue de partenariats et d’échanges techniques avec des instituts et futurs centres de formation en Côte d’Ivoire.

Info Dircom Mintour & Loisirs

Politique éburnéenne // Équité et Prestations totales non agonistiques

mardi, 23 juillet 2019 11:29 Written by

Depuis le décès du Président Félix Houphouët Boigny, la terre d’Eburnie vit au rythme des arrangements politiques. Le peuple fatigué ne s’est plus quoi faire. Le présent papier a juste pour vocation d’attirer l’attention de tous sur la nécessité de construire un pays où le mérite, la solidarité, l’égalité des droits et enfin l’accroissement du bien-être pour les populations doivent reposer sur le « voile d’ignorance », sur l’impartialité.
La complexité de ces variables rend l’équation politique éburnéenne difficile dans un contexte de mutation des identités. Et pourtant la structuration sociologique de notre pays, faite de classes d’âge , de parenté à plaisanterie, de parenté culturelle, de lignage, d’alliance de tous genres devrait nous y aider. Les principes de cette organisation à savoir ; le partage du pouvoir, l’assaut de générosité, les jeux de réciprocités, les prestations totales transforment les uns et les autres en alliés, en frères. Dans ce contexte les rapports sociaux ne reposent pas sur le marché mais sur la triple obligation de donner, recevoir et rendre, dans une alternance ambivalente d’hostilité et surtout d’amitié ; c’est le rôle que doit jouer la politique.
Une communauté politique est une communauté de don.
L’idée de départ de la philosophie politique ne doit ni être utilitariste, ni contractualiste mais de donner au peuple des biens, des services, de bonnes paroles afin de transformer son quotidien. Pour y parvenir l’équité doit être de mise parce que personne ne peut oser opprimer un membre de la société car personne ne doit se laisser influencer par sa propre situation, les conflits d’intérêts, fut-il président, ministre, directeur, magistrat, etc. En procédant ainsi les libertés élémentaires comme la liberté d’expression, de mouvement, etc. sont garanties, il s’ensuit l’égalité des chances, et le bien-être des plus faibles. A l’équité, il faut rajouter le meilleur usage des ressources publiques, c’est à dire un Cfa dépensé ne serait-il pas utile ailleurs. Quels que soient les effets de l’économie et de la conjoncture, un bon système ré distributif peut alors apparaître. Une bonne politique ne s’apprécie que par l’accroissement du bien-être social qu’elle entraine pour les populations en générale et les plus démunis en particulier. La meilleure politique c’est donc arriver à conjuguer équité, don et bon usage des ressources publiques. C’est ce que nos sociétés organisées autour de la parenté (malinké), des classes d’Age (Avikan, Adjoukrou, Ebrié …), du village (Bété) nous enseignent. Les politiques devraient revisiter les habitus de ces peuples pour construire avec le peuple des sociétés prospères sur la base de nos propres valeurs et de nos aspirations profondes. Les anthropologues, les sociologues, les philosophes éburnéens n’ont pas su construire un édifice intellectuel solide pour contrebalancer le discours économique. Il faut absolument sortir de la philosophie utilitariste pour aller dans le sens de l’équité, des prestations totales non agonistiques. Ces bases acquises, nous pouvons envisager notre « développement avec sérénité ».Pour cela, il faut des réformes politiques radicales pour sortir les ivoiriens du piège de la pauvreté (le middle income trap), en même temps que se jouent les réformes économiques majeures ; mettre en branle des rouages avec effets multiplicateurs mobilisant tous les niveaux de la société civile ivoirienne et tous les échelons du pouvoir politique. Surtout ne pas circonscrire la marche du pays à des affidés, pas plus qu’à la simple logique de décret administratif. La révolution économique de la Côte d’Ivoire doit savoir mobiliser et entrainer tout le corps social dans une logique systématique de maillage des territoires. La réussite de cette révolution doit coupler vitesse d’adaptation et continuité même en cas de changement de régime politique. Aussi il faut un système économique dual, où la puissance publique se concentre sur les programmes comme la défense, les télécommunications, le transport, l’énergie et le secteur privé sur les secteurs non stratégiques.Pendant des décennies, la Côte d’Ivoire fut la première puissance économique de la CEDEAO mais aujourd’hui ce leadership lui est disputé par presque tous les pays de la sous régions ; Ghana, Togo, le Burkina faso, Sénégal, Mali, Niger, Mauritanie. Notre monde n’est plus celui d’avant, donc vouloir être la puissance dans un univers mondialisé signifie bien autre chose que d’adopter des plans de développement fait par des « experts ». Cela veut dire simplement que nos usines, notre agriculture, notre recherche, notre politique étrangère, etc. doivent faire de nous des compétiteurs respectés.La construction d’un nouvel ordre économique africain doit se faire sous notre influence. Occuper une position centrale réelle pour exercer une tension créatrice sur l’Afrique et le monde, ce qui nous obligerait à nous remettre en cause.Il va falloir alors définir cette tension et voir comment l’alimenter.
Il y a tellement de défis à relever que seule la responsabilité partagée, contrôlée peut être un gage d’équité et de prestation totale non agonistique.


DIOMANDE Moussa Elias Farakhan
Citoyen Ivoirien

 

Tourisme// Siandou Fofana à la rencontre des plus hautes instances à Madrid

vendredi, 19 juillet 2019 19:11 Written by

Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, séjourne dans la capitale espagnole où la candidature ivoirienne au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale du tourisme et l’implémentation du modèle de formation sont au cœur des activités.
La Côte d’Ivoire, au regard de ses performances économiques affichées ces dernières années, avec le bond remarquable de l’industrie touristique qui y contribue avec efficience, a porté sa candidature auprès de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt) pour abriter le Forum touristique sur les investissements et les opportunités d’affaires en Afrique (Investour), prévu en janvier 2020. Cette candidature ayant reçu l’avis favorable de ladite organisation, le Secrétaire général de l’Omt, Zurab Pololikashvili, a reçu, en audience, le vendredi 19 juillet 2019, au siège de l’Organisation à Madrid (Espagne), le ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, ponctuée d’une séance de travail. Cette rencontre a été, non seulement l’occasion d’échanger sur l’organisation pratique dudit Forum, mais aussi, d’aborder d’autres points liés à la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Omt. Notamment la candidature de la Côte d’ivoire pour accueillir la « Journée mondiale du Tourisme » en 2021, ainsi qu’au Conseil exécutif de l’Organisation pour le mandat 2019/2023. Par ailleurs, ce séjour en Espagne qui se poursuit jusqu’au 21 juillet 2019, est une opportunité en vue de la recherche d’éventuels partenaires et investisseurs pour la mise en œuvre de la stratégie ivoirienne de développement touristique : « Sublime Côte d’Ivoire ». Notamment dans son volet formation qui devrait voir ouvrir une vingtaine de centres dédiés, véritables incubateurs pour quelque 230 000 emplois d’ici à 2025 que l’écosystème devrait employer. Ainsi, une visite et une séance de travail ponctuées d’accord sont-elles à l’agenda du ministre Siandou Fofana à l´Ecole hôtelière de la Chambre de commerce et d´industrie de Madrid (Ccim), considérée comme l´une des meilleures d´Espagne.
Ayoko Mensah
Légende photo :Le ministre Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des loisirs en compagnie des hautes autorités de l’Organisation mondiale du tourisme