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vendredi 7 août 2020
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Finances Publiques
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Mercredi, 29 juillet, 2020 à 21:28Tétouan – Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé, mercredi, un Discours à la Nation à l’occasion du 21-ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de Ses glorieux ancêtres.


« Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.
Cher peuple,Cette année, la commémoration de la Fête du Trône coïncide avec l’Aïd Al-Adha, temps de sacrifice, de loyauté et d’attachement ferme au bon droit. Ce signe de bon augure porte à l’optimisme. Ces deux glorieuses célébrations sont l’occasion pour Moi d’adresser Mes vœux à tous les Marocains et de leur témoigner une nouvelle fois combien Ma grande affection et Ma constante considération à leur égard se fortifient encore chaque jour. C’est, en effet, par la force pérenne de ces liens et leur pleine réciprocité que nous faisons indissolublement corps, dans les heures fastes comme dans l’adversité. Ainsi, l’intérêt bienveillant que Je porte à la santé de chaque citoyen marocain et à la sécurité de sa famille est à l’aune de mes préoccupations à l’égard de mes propres enfants et de ma propre famille. Et cette sollicitude est particulièrement grande en ces temps difficiles de propagation de la pandémie du Covid-19 que traverse le Maroc, comme le reste du monde. Certes, en de pareilles circonstances, tout être humain est saisi d’effroi ou, du moins, d’inquiétude. Néanmoins, grâce aux mesures et aux décisions cruciales que Nous avons adoptées dès les premières manifestations de la pandémie au Maroc, nous nous sommes montrés confiants et optimistes. Ce n’est pas de gaieté de cœur que Nous avons choisi d’adopter une combinaison de résolutions difficiles, voire rudes parfois. Nous avons été guidés en cela par une double priorité : protéger les citoyens et agir dans l’intérêt supérieur de la Nation. A cet égard, Je tiens à adresser Mes remerciements et l’expression de Ma considération aux différents pouvoirs publics qui se sont dûment acquittés de leur mission en veillant à enrayer la prolifération de la pandémie. Je fais ici particulièrement référence au personnel de santé, notamment aux cadres médicaux et paramédicaux, civils et militaires, aux membres des Forces Armées Royales, à la Gendarmerie Royale, aux agents et auxiliaires d’autorité, à toutes les composantes de la Sûreté nationale, aux Forces Auxiliaires, à la Protection civile, à l’ensemble des travailleurs impliqués dans la production et la distribution des denrées alimentaires, ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui furent en première ligne dans la lutte contre la pandémie. C’est pour Moi un sujet particulier de fierté de constater comment l’ensemble des Marocains et les forces vives de la Nation ont traversé cette conjoncture en manifestant un tel niveau de prise de conscience, de discipline et de réactivité positive, chacun remplissant avec sérieux et responsabilité le rôle qui lui incombe. Je salue aussi les citoyennes et les citoyens pour l’esprit solidaire et l’engagement responsable dont ils ont fait preuve pendant la période de confinement, tant sur le plan individuel que collectif et Je félicite notamment les acteurs de la société civile qui ont su prendre de louables initiatives. Nous avons en effet vécu des moments mémorables au cours desquels un bel esprit d’entraide et de volontariat prévalait entre voisins. Et c’est ainsi que des aides, du soutien et des orientations ont été soigneusement prodiguées aux personnes âgées et aux familles nécessiteuses. C’est une immense fierté et une légitime satisfaction que Nous ont également inspirées ces scènes émouvantes de grand patriotisme, où l’hymne national était chanté depuis les fenêtres des maisons, forces de l’ordre et citoyens communiant par des échanges de saluts.
Cher peuple,
Nous mesurons l’ampleur de la crise et ses fâcheuses retombées sanitaires, mais aussi économiques et sociales. De fait, les différents secteurs de production ont été profondément affectés, de même que les revenus des familles et le budget de l’Etat. C’est pourquoi Nous avons créé un Fonds spécial pour faire face aux répercussions sanitaires, économiques et sociales de la pandémie. Nous nous sommes d’ailleurs réjouis de l’enthousiasme spontané et de l’esprit constant de solidarité avec lesquels cette initiative a été accueillie. Une telle ferveur a permis la mobilisation de 33 milliards 700 millions de dirhams. Le total des dépenses engagées jusqu’à présent se monte à 24 milliards 650 millions de dirhams. Cette somme a permis le financement des mesures d’appui social et l’achat du matériel médical nécessaire. Par ailleurs, 5 milliards de dirhams seront affectés à la Caisse Centrale de Garantie, dans le cadre de la relance économique. En outre, Nous avons orienté le gouvernement pour qu’il appuie la résilience des secteurs touchés, qu’il préserve les emplois et soutienne le pouvoir d’achat des ménages restés sans moyens de subsistance. Malgré ces mesures et en dépit de nos efforts pour atténuer l’acuité de cette crise sanitaire, Je le dis en toute sincérité, les incidences seront rudes. Aussi, face aux signes de relâchement constatés, J’appelle à la vigilance, à la solidarité, au respect des mesures sanitaires et à l’élaboration d’un plan qui maintienne la nécessaire mobilisation et permette d’affronter, le cas échéant, une éventuelle seconde vague de la pandémie.
Cher peuple,
Notre travail ne consiste pas seulement à contrecarrer la pandémie. Il vise aussi à remédier à ses répercussions économiques et sociales dans le cadre d’une vision prospective globale mettant à profit les enseignements tirés de la période en cours. Cette crise a révélé la solidité des liens sociaux qui unissent les Marocains et elle a donné la pleine mesure de leur esprit solidaire et responsable. Toutefois, elle a également mis en évidence un certain nombre d’insuffisances qui touchent plus particulièrement le domaine social : comme la dépendance de certains secteurs aux aléas extérieurs, la taille du secteur informel et la faiblesse des réseaux de protection sociale, notamment à l’égard des franges de la population en situation de grande précarité. Ces constats ainsi mis en exergue, il nous appartient de saisir l’opportunité de redéfinir l’ordre des priorités, d’asseoir les bases d’une économie forte et compétitive et de construire un modèle social plus inclusif. Dans ce cadre, Nous engageons le gouvernement et les différents acteurs à concentrer leur attention et leur action sur les défis et les priorités que dicte cette nouvelle donne. Au premier chef, il importe d’initier un plan ambitieux de relance économique pour permettre aux secteurs de production de se remettre d’aplomb, d’accroître leur capacité à créer des emplois et à préserver les sources de revenu. Pour cela, il faut mobiliser tous les moyens disponibles en termes de financements, de dispositifs d’incitation et de mesures de solidarité, en vue d’accompagner les entreprises, essentiellement les petites et les moyennes qui constituent le maillon central du tissu économique national. Dans ce cadre, environ 120 milliards de dirhams seront injectés dans l’économie nationale, soit l’équivalent de 11% du PIB. Ce taux inscrit le Maroc parmi les pays les plus audacieux en matière de politique de relance économique post-crise. Nous avons estimé qu’un Fonds d’investissement stratégique devait être créé pour remplir une mission d’appui aux activités de production, d’accompagnement et de financement des grands projets d’investissement public-privé, dans une diversité de domaines. En sus de la participation de l’Etat, ce Fonds devra compter sur la coordination et la rationalisation des différents Fonds de financement. Afin de réunir les conditions de réussite de ce plan, Nous recommandons l’adhésion efficace et responsable du gouvernement, des acteurs sociaux et des opérateurs économiques, dans un cadre contractuel constructif qui sera à la hauteur des défis du moment et des attentes des Marocains. Par ailleurs, une réforme profonde du secteur public doit être lancée avec diligence pour corriger les dysfonctionnements structurels des établissements et des entreprises publics, garantir une complémentarité et une cohérence optimales entre leurs missions respectives et, in fine, rehausser leur efficience économique et sociale. À cette fin, Nous appelons à la création d’une Agence Nationale dont la mission consistera à assurer la gestion stratégique des participations de l’Etat et à suivre la performance des établissements publics.
Cher peuple,
Tous les projets et toutes les initiatives que Nous engageons ont une double finalité complémentaire : la promotion du développement et l’instauration de la justice sociale et spatiale. Notre aspiration prioritaire est d’assurer la protection sociale à tous les Marocains. Et Notre détermination est qu’à terme Nous puissions en faire bénéficier toutes les franges de la société. Lors du Discours du Trône de l’année 2018, J’ai déjà appelé à une prompte refonte du dispositif de protection sociale, qui est encore marqué par un éparpillement des interventions et par un faible taux de couverture et d’efficacité. Aussi, Nous considérons que le moment est venu de lancer, au cours des cinq prochaines années, le processus de généralisation de la couverture sociale au profit de tous les Marocains. Nous préconisons le déploiement progressif de cette opération à partir du mois de janvier 2021, selon un programme d’action précis. Celui-ci devra porter, en premier lieu, sur la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (Amo) et des allocations familiales. Il sera ensuite étendu aux autres couvertures sociales que sont la retraite et l’indemnité pour perte d’emploi. Pour qu’il profite directement et pleinement aux bénéficiaires, ce projet requiert une réforme rigoureuse des systèmes et programmes sociaux déjà en place, notamment à travers l’opérationnalisation du Registre social unifié (Rsu). De fait, la généralisation de la couverture sociale doit devenir un levier essentiel d’insertion du secteur informel dans le tissu économique national. Par conséquent, Nous appelons le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, à parachever l’élaboration d’une vision pragmatique globale. Celle-ci devra inclure le planning, le cadre légal ainsi que les options de financement pour parvenir in fine à une généralisation effective de la couverture sociale. A cette fin, il importe d’adopter une bonne gouvernance reposant sur un dialogue social constructif. Guidé par les principes de probité, de transparence, de droit et d’équité, ce dispositif devra prévenir tout dérapage ou toute instrumentalisation de ce noble projet sociétal à des fins politiques.
Cher peuple,
La prochaine étape exige de mutualiser les efforts de tous les Marocains, afin de relever les défis à venir. A ce propos, Je M’adresse à toutes les forces vives de la Nation : Je les engage à adhérer vigoureusement aux efforts déployés à l’échelle nationale pour dépasser la conjoncture actuelle et faire face à ses répercussions économiques et sociales. J’en appelle à leur patriotisme, à leur sens des responsabilités individuelles et collectives. Nous devons capitaliser les acquis engrangés en cette courte période pour renforcer les points forts révélés par les Marocains. Nous pourrons ainsi accélérer la cadence des réformes imposées par la conjoncture et saisir les opportunités favorables. Dès lors, nous jetterons des passerelles entre le passé et le présent, avançant ainsi dignement sur la trace de Nos prédécesseurs. A cet égard, Nous saluons, avec émotion et déférence, la mémoire immaculée de tous les grands hommes du Maroc, au premier rang desquels Notre Auguste Grand-Père, feu Sa Majesté le Roi Mohammed V et Notre Illustre Père, feu Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu les ait en Sa sainte miséricorde, ainsi que tous les valeureux martyrs de la Nation. En cette circonstance, Nous rendons une nouvelle fois hommage à nos Forces Armées Royales et à nos Forces de sécurité, toutes composantes confondues, pour leur mobilisation constante, sous Notre commandement, en faveur de la défense de l’unité nationale et de la préservation de la sécurité et de la stabilité du pays. “Allah n’impose à personne que selon ce qu’Il lui a donné, et Allah fera succéder l’aisance à la gêne”. Véridique est la parole de Dieu.
Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh”.

Le verdict est tombé ! Les résultats définitifs pour les admissions aux mastères économie et techniques de l’amont pétrolier & économie et techniques de l’aval pétrolier de l’ESPE sont maintenant disponibles en ligne sur le site www.espe.inphb.ci. Sur un ensemble de 315 candidats inscrits, 45 candidats dont 21 en Amont (3 étudiantes) et 24 en Aval (9 étudiantes), ont été conjointement sélectionnés par l’INP-HB et l’IFPSchool à l’issue d’un processus rigoureux et transparent. Ils intégreront en septembre 2020, l’Ecole Supérieure du Pétrole et de l’Energie (ESPE), située à l’INP-HB (Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny) de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire). La première étape, confiée au corps professoral de l’INP-HB, a consisté à sélectionner 80 personnes parmi les 315 postulants. L’accent a été mis sur une analyse minutieuse des dossiers de candidature, un test d’anglais en ligne et un test psychotechnique. L’autre étape a mis un point d’honneur à la sélection définitive. Il s’est agi pour les enseignants, cette fois, de l’IFP (Institut français du Pétrole), qui constituaient le jury final, de passer au peigne fin les dossiers retenus et de procéder à des entretiens individuels. C’est donc au terme de cette dernière phase que des candidats ont été retenus pour la rentrée à l’ESPE prévue en septembre 2020. Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, Abdourahmane Cissé, sur les différents supports numériques de son ministère, a tenu à féliciter tous les admis. Il les a exhortés à faire preuve d’abnégation et d’assiduité lors des différents cours qui seront dispensés. Fruit du partenariat entre l’INP-HB et l’IFP-School de Paris, l’ESPE délivrera deux Mastères professionnels, donc un double diplôme : Le Mastère Professionnel de l’INP-HB et le Diplôme d’Etudes Supérieures Appliquées (Grade Master) de l’IFP School, identique au diplôme délivré en France. La formation d’une durée de 16 mois, se fera en anglais et concernera les secteurs pétrolier et gazier. Précisément ‘‘Economie et Techniques de l’Amont Pétrolier’’ et ‘‘Economie et Techniques de l’Aval Pétrolier’’. L’ESPE dont les premiers accords de création ont été formellement approuvés en novembre 2019 par le Premier Ministre, feu Amadou Gon Coulibaly, a été mise en place conformément à la vision de SEM. Alassane OUATTARA afin de permettre d’avoir accès à moindre coût à des formations de qualité et de niveau international, sans aller à l’étranger. C’est le 10 février 2020 que l’appel à candidatures a été lancé. La fin des préinscriptions, prévue s’achever le 30 avril, a été prorogée au 15 juin du fait la pandémie de la Covid-19. Les résultats sont disponibles depuis le mercredi 29 juillet 2020 en ligne. Rappelons que différents tests ils ont eu lieu le 16 juin 2020.
Charles Kader
Légende photo : Le ministre Abdourahmane Cissé du Pétrole, de l’Energie et des énergies renouvelables

 

La Direction générale des hydrocarbures, vient de publier les prix des produits pétroliers pour le mois d’aout 2020. Sur la base du mécanisme automatique de l’ajustement des prix des produits pétroliers en Côte d'Ivoire qui se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme sur le marché mondial. En fonction des fluctuations des cours du baril de brut et du dollar. Au niveau du gaz butane, les prix de la bouteille de gaz de 6 Kg (B6) et de celle de 12,5 kg (B12,5) , demeurent stables respectivement à 2 000 Fcfa et 5 200 Fcfa. En revanche, la B 15 Kg passe de 6 275 Fcfa à 6775 Fcfa, en hausse de 500 Fcfa, la B 17,5 Kg passe de 7325 Fcfa à 7900 Fcfa, en hausse de 575 Fcfa, la B 25 Kg passe de 10 450 Fcfa à 11 285, en hausse de 835 fcfa. Aussi, le prix du litre du super sans plomb et du gasoil en Côte d'Ivoire est maintenu à 600 Fcfa /litre pour le mois d’août 2020, selon une note de la Direction générale des Hydrocarbures, le vendredi 31 aout 2020. Ainsi, les prix maxima de détail des produits pétroliers, arrêté par la direction générale des hydrocarbures, pour la période du 1er au 31 août 2020, montre un maintien du coût du carburant. Le prix de l’essence super sans plomb est maintenu à 600 Fcfa/litre comme durant le mois de juillet 2020. Il en est de même pour le litre du gasoil qui stagne également à 600 Fcfa. Le pétrole lampant, lui, reste inchangé à 555Fca le litre à l’ambiant. Ce produit, en raison du manque de couverture de l’électricité dans certaines zones rurales du pays, est beaucoup utilisé dans des campagnes et des villages.
Ayoko Mensah

Légende photo : Les prix du litre du Ssp et du gas oil restent stables pour le mois d’aout 2020

 

A l’occasion de la conférence de presse le mardi 28 juillet 2020 à Abidjan, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (Artci), Bilé Diéméléou, a annoncé, le basculement des numéros téléphoniques fixe et mobile de 08 à 10 chiffres, à compter du 31 janvier 2021 à minuit. « Le nouveau plan de numérotation consacre le passage de 08 à 10 chiffres. L’ancien plan de numérotation à 08 chiffres est arrivé à saturation. La capacité de ce plan  qui est  de 49 millions  numerus mobiles  ne permet pas de satisfaire aux besoins en numéros mobiles de certains opérateurs, eu égard à l’épuisement des capacités qui leur sont individuellement réservées », a déclaré Bilé Diéméléou. De l’avis  du  directeur général de l’Artci, le principe du basculement est d’ajouter un préfixe devant les anciens numéros à 08 chiffres. Ainsi, pour les numéros mobiles, il faudra ajouter "07" devant les anciens numéros d’Orange. "05" devant les anciens numéros Mtn. S’agissant des numéros Moov, il s’agira d’ajouter "01".Concernant les numéros fixes, il faudra ajouter le préfixe "27" devant les anciens numéros d’Orange. "25" pour les numéros Mtn et "21" pour les numéros Moov. Le nouveau plan à 10 chiffres, a-t-il souligné, vise à satisfaire aux besoins actuels et à venir et prévoit une réserve suffisante de numéros pour les technologies futures telles que l’Internet des objets. Il prévoit une capacité de 10 milliards de numéros sur une durée prévisionnelle de 50 ans. Il a expliqué que le basculement n’a aucun impact sur le coût des services de téléphonie. Il ne donne pas lieu à des changements de carte SIM, de profils des abonnés et des modifications des paramètres techniques utilisateurs (code PIN, PUK, mot de passe, mobile money, etc.).  Par ailleurs, précise-t-il , «   Le changement  sera automatique à compter de la date   de basculement. Ce nouveau plan n’aura aucun impact sur le coût des services de téléphonie.  Les tarifs en vigueur  chez les opérateurs ne  seront pas impactés. Toutefois, il est bon de préciser  qu’il pourrait avoir pendant les heures du basculement de petites perturbations. L’opération technique   concerne plus de  50 millions de numéros mobiles »     
 AyokoMensah Légende photo :  Bilé Diéméléou Amon Gabriel, Dg de l’Artci : « L’opération technique   concerne plus de  50 millions de numéros mobiles » 

A l’occasion de la conférence de presse le mardi 28 juillet 2020 à Abidjan, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (Artci), Bilé Diéméléou, a annoncé, le basculement des numéros téléphoniques fixe et mobile de 08 à 10 chiffres, à compter du 31 janvier 2021 à minuit. « Le nouveau plan de numérotation consacre le passage de 08 à 10 chiffres. L’ancien plan de numérotation à 08 chiffres est arrivé à saturation. La capacité de ce plan  qui est  de 49 millions  numerus mobiles  ne permet pas de satisfaire aux besoins en numéros mobiles de certains opérateurs, eu égard à l’épuisement des capacités qui leur sont individuellement réservées », a déclaré Bilé Diéméléou. De l’avis  du  directeur général de l’Artci, le principe du basculement est d’ajouter un préfixe devant les anciens numéros à 08 chiffres. Ainsi, pour les numéros mobiles, il faudra ajouter "07" devant les anciens numéros d’Orange. "05" devant les anciens numéros Mtn. S’agissant des numéros Moov, il s’agira d’ajouter "01".Concernant les numéros fixes, il faudra ajouter le préfixe "27" devant les anciens numéros d’Orange. "25" pour les numéros Mtn et "21" pour les numéros Moov. Le nouveau plan à 10 chiffres, a-t-il souligné, vise à satisfaire aux besoins actuels et à venir et prévoit une réserve suffisante de numéros pour les technologies futures telles que l’Internet des objets. Il prévoit une capacité de 10 milliards de numéros sur une durée prévisionnelle de 50 ans. Il a expliqué que le basculement n’a aucun impact sur le coût des services de téléphonie. Il ne donne pas lieu à des changements de carte SIM, de profils des abonnés et des modifications des paramètres techniques utilisateurs (code PIN, PUK, mot de passe, mobile money, etc.).  Par ailleurs, précise-t-il , «   Le changement  sera automatique à compter de la date   de basculement. Ce nouveau plan n’aura aucun impact sur le coût des services de téléphonie.  Les tarifs en vigueur  chez les opérateurs ne  seront pas impactés. Toutefois, il est bon de préciser  qu’il pourrait avoir pendant les heures du basculement de petites perturbations. L’opération technique   concerne plus de  50 millions de numéros mobiles »     
 AyokoMensah Légende photo :  Bilé Diéméléou Amon Gabriel, Dg de l’Artci : « L’opération technique   concerne plus de  50 millions de numéros mobiles » 

 « Au niveau domestique, le climat politique pourrait se détériorer à l’approche des prochaines élections présidentielles… Une forte incertitude pourrait retarder les investissements et ralentir l’activité économique. Une hausse de l’agitation sociale, comme lors du premier semestre 2017, pourrait influer sur la conduite de la politique budgétaire si le gouvernement choisi de répondre favorablement à de nouvelles revendications ».Extrait du 7e rapport sur l’économie de la Côte d’Ivoire publié en juillet 2018 par le Groupe de la Banque mondiale et dont le thème est : « Pour que demain ne meure pas jamais, la Côte d’Ivoire face au changement climatique ».  Une lecture des experts  de la Banque mondiale qui cadre bien avec l’actualité socio-politique  nationale de ces derniers mois. Marqués par   la montée  de l’adrénaline dans les états-majors  des  politiques dans la perspective   de la présidentielle  d’Octobre 2020.  A   environ  4  mois  du premier tour  de cette jouxte électorale,  le  climat politique commence à  s’alourdir  et   de plus  en plus  angoissant. Il   pourrait davantage se détériorer et impacter négativement l’investissement privé d’ici 2020. Le constat sur le terrain : Dans  le message des  groupes de soutien pro- Rhdp qui portait jusque-là  la candidature  d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet  2020 à Abidjan,   pas question   d’un deuxième tour. Il faut gagner  dès le premier tour  au soir du  31 Octobre 2020. Pour honorer la mémoire du défunt. Pendant qu’en face, le Pdci Rda, le Fpi et  des indépendants qui  n’entendent pas  se faire conter affutent leurs armes pour  disent-ils   gagner. Comment pourrait  gagner le Rhdp qui est non seulement en train de    se trouver un autre  candidat de la carrure d’Agc,  en  trois mois et gagner ?  Des faucons de  ce parti dont  Adama Bictogo sont en train  de faire un appel de pieds à Ouattara à briguer  un troisième mandat  pendant que le Washington  le lui  déconseille  et  que Paris  est  dans l’embarras. Pour tout dire, la cocotte-minute est en marche.  De l’avis  d’experts, «  il est difficile à une seule formation politique de gagner une élection présidentielle en Côte  d’Ivoire au premier  tour.  Stratégiquement, le Pdci Rda , malgré  des départs d’un bon nombre de  ses cadres  au Rhdp( certainement seuls),  est en plein  dans un jeu d’alliance avec le Front populaire ivoirien( Fpi)(…).Ce qui ne faut pas négliger ».Face à une  tension prévisible, depuis 2018,un haut fonctionnaire   du système  des Nations unies,( Snu), très  formel  faisait, il y a plus de deux ans  son analyse  sur la poursuite des grands chantiers en Côte d’Ivoire, avait  été  aussi formel :« Les investissements publics vont  continuer mais nous allons assister à un grand ralentissement au niveau du privé au fur et à mesure que nous allons approcher les élections de 2020 ». La Banque mondiale  n’  a  certainement pas tapé  en plein  dans le mil. Nous sommes  en juin 2020.  Avec la pandémie  sanitaire à la Covid-19, le PsGouv, entendez Programme social du gouvernement  tourne quasiment au  ralenti.  Nous enregistrons plus    d’effets d’annonces que du concret. L’émergence à l’horizon 2020  n’est plus à l’ordre du jour.  Les priorités sont ailleurs  et   il est même  prévu un collectif budgétaire pour prendre  en compte  les nouvelles  dépenses nées  de la crise sanitaire.  Vous avez dit crise sanitaire à la Covid-19 ? La facture   de son impact  socio- eco  s’annonce  très amère aussi bien pour le secteur privé ivoirien que pour l’Etat de Côte d’Ivoire.  Ce dernier à mi en place un programme     riposte économique et social  de  170 milliards de Fcfa  dont   les signes tangibles sont encore  difficilement perceptibles par  le secteur privé ivoirien. C’est dans cet environnement de menace à la Covid-19 que  la Côte d’Ivoire  a encore mal à son nord.
 
Ces attaques qui   en rajoutent à la peur des  opérateurs  économiques
 
Pendant que  les Forces de défense  se bandent les muscles au sud, parce qu’alertées  sur l’éventuelles   attaques  sur la zone aéroportuaire, le  poste avancé de l’armée  ivoirienne basée à Kafolo a été attaqué par   des hommes armés non encore identifiées. Le Ministre d’Etat, Ministre de la défense Hamed Bakayoko L’a qualifié l’attaque à Kafolo de "terroriste". Il a fait cette déclaration  le  jeudi 11 juin 2020. C’était  lors de l’accueil des 6 blessés de l’attaque arrivés à Abidjan à bord d’un avion de l’Armée ivoirienne. Le Ministre Hamed Bakayoko a fait savoir que des dispositions ont été prises pour sécuriser la zone et identifier les auteurs de ce drame. « Nous allons renforcer la présence militaire autour de la frontière, il y’aura du renfort aérien et le ratissage permettra de neutraliser les assaillants(…) Nous réagirons à la mesure de l’attaque, représailles ou pas, nous nous organisons pour face au terrorisme (…) le plus important pour nous, c’est de protéger nos populations et notre territoire ». Avec  une attaque  terroriste non encore revendiquée comme d’ordinaire. « Nous avons eu des informations sur cette menace des narcotrafiquants alliés aux terroristes qui voulaient avoir un accès à une zone portuaire et la Côte d’Ivoire était en ligne de mire », avait  révélé Hamed Bakayoko dans le feu  de l’action.  Quand   le ministre de   la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo disait : « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à la suite de cette attaque dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés et qui n’a pas encore été revendiquée, à la suite de cette attaque, le dispositif de protection des frontières a été renforcé. Les enquêtes continuent. Nous aurons des résultats très rapidement pour que nous puissions savoir à qui on a affaire ».  Quelles Contradictions flagrantes entre deux hauts ‘sécurocrates’ de Ouattara.  Heureusement, Ali Sidibé,  dit Soufian, l’individu qui était à la tête du commando qui a attaqué Kafolo a été pris.  Avec lui, plusieurs individus mais il faut faire beaucoup attention. Commentant  cette arrestation très rapide  des  experts et analystes   préviennent : « Ils ont été certes pris, mais  l’armée ivoirienne ne doit pas  baisser la garde.     Ils peuvent être dans une stratégie de diversion  pour  revenir à la charge(…). Ce n’est pas de nature à rassurer le milieu  des affaires  déjà traumatisé par les conséquences  du Coronavirus et les cris  des politiciens(…) »   Pour rappel, le bilan provisoire de l’attaque contre une base militaire à Kafolo, localité située à 60 km de Kong dans le nord-est ivoirien fait état d’une dizaine de morts, 6 blessés et un assaillant neutralisé selon l’Etat-major général des armées. Le lendemain,   des militaires ivoiriens  basés  à kaniasso dans le nord- ouest de la Côte d’Ivoire ont été     attaqués.  Faisant  des blessés graves dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité.
 Un  autre sale coup pour le tourisme ivoirien
Curieusement, ces sites  attaqués se situent   dans le prolongement de   la bande  du parc  de  la Comoé.  Une zone   sur laquelle,    l’ambassade  de France en Côte d’Ivoire  avait donné  des détails  et informations peut rassurants en terme  de sécurité depuis 2019.   Les signaux  et petites notes   de cette chancellerie à Abidjan, disait  en substance  que   «  non seulement  cette zone  était  fréquentée par les mouvements terroristes à cheval entre la Côte  d’Ivoire et le  Burkina Faso  mais,  aussi elle  la  déconseillait aux touristes français ». Un tableau peu reluisant qui impacte indubitablement sur l’activité  économique, notamment touristique  dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Avec  cette attaque de  Kafolo, l’activité touristique vient   de prendre un sacré coup.  Kafolo qui vit  du tourisme, c’est le complexe  Kafolo Safari Lodge(Ex-calao Ganse). Qui  dispose  aussi  d’un aérodrome et une auberge  de 40 chambres. « Avec ces 40 chambres tout confort, reparties en 20 boungalows pyramidaux. Et aussi un cadre qui invite au repos avec bar, piscine, salle de lecture climatisée et  connexion. Internet Wifi.  Avant  la rébellion de 2002, Kafolo était l’une des meilleures destinations que  les touristes choisissaient pour les merveilles du parc national de la Comoé. Un parc qui relie le village à Bouna. Le  Safari ivoirien intégrait Kafolo ». Nous rapporte   le confrère   B. Mathieu. Les effets collatéraux de cette  chienlit   et de la pandémie à la Covid-19,  ruinent  tout espoir  de relance des activités touristiques dans cette partie  de la Côte d’Ivoire. Pris dans l’ensemble, l’impact  du Coronavirus  sur  le  secteur du Tourisme et des loisirs se chiffre à plus de 240 milliards de Fcfa. Au dire  de Siandou Fofana, ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, «  Les  pertes dues à la Covid -19 sont estimées à 240 milliards F Cfa. Il est donc question de mettre en place des mécanismes impliquant la plupart des entreprises du secteur en mettant des outils de rattrapage en place pour faire face à de futures crises qui nous impacteraient. Il sera également question d’un fonds d'investissement qui sera géré par les professionnels et l'ensemble des faitières uniquement en accord avec les banques sur la base d'un prélèvement institué en vue de constituer des réserves pour faire face au besoin de financement en cas de situation de crise ou de difficulté avérée d’exploitation  ». La facture sera  très salée…   
 
  Bamba Mafoumgbé,
 ( In Le Temps)
 
 Légende photo : Un vue du port d’Abidjan  qui serait aussi   dans l’œil du cyclone

 « Au niveau domestique, le climat politique pourrait se détériorer à l’approche des prochaines élections présidentielles… Une forte incertitude pourrait retarder les investissements et ralentir l’activité économique. Une hausse de l’agitation sociale, comme lors du premier semestre 2017, pourrait influer sur la conduite de la politique budgétaire si le gouvernement choisi de répondre favorablement à de nouvelles revendications ».Extrait du 7e rapport sur l’économie de la Côte d’Ivoire publié en juillet 2018 par le Groupe de la Banque mondiale et dont le thème est : « Pour que demain ne meure pas jamais, la Côte d’Ivoire face au changement climatique ».  Une lecture des experts  de la Banque mondiale qui cadre bien avec l’actualité socio-politique  nationale de ces derniers mois. Marqués par   la montée  de l’adrénaline dans les états-majors  des  politiques dans la perspective   de la présidentielle  d’Octobre 2020.  A   environ  4  mois  du premier tour  de cette jouxte électorale,  le  climat politique commence à  s’alourdir  et   de plus  en plus  angoissant. Il   pourrait davantage se détériorer et impacter négativement l’investissement privé d’ici 2020. Le constat sur le terrain : Dans  le message des  groupes de soutien pro- Rhdp qui portait jusque-là  la candidature  d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet  2020 à Abidjan,   pas question   d’un deuxième tour. Il faut gagner  dès le premier tour  au soir du  31 Octobre 2020. Pour honorer la mémoire du défunt. Pendant qu’en face, le Pdci Rda, le Fpi et  des indépendants qui  n’entendent pas  se faire conter affutent leurs armes pour  disent-ils   gagner. Comment pourrait  gagner le Rhdp qui est non seulement en train de    se trouver un autre  candidat de la carrure d’Agc,  en  trois mois et gagner ?  Des faucons de  ce parti dont  Adama Bictogo sont en train  de faire un appel de pieds à Ouattara à briguer  un troisième mandat  pendant que le Washington  le lui  déconseille  et  que Paris  est  dans l’embarras. Pour tout dire, la cocotte-minute est en marche.  De l’avis  d’experts, «  il est difficile à une seule formation politique de gagner une élection présidentielle en Côte  d’Ivoire au premier  tour.  Stratégiquement, le Pdci Rda , malgré  des départs d’un bon nombre de  ses cadres  au Rhdp( certainement seuls),  est en plein  dans un jeu d’alliance avec le Front populaire ivoirien( Fpi)(…).Ce qui ne faut pas négliger ».Face à une  tension prévisible, depuis 2018,un haut fonctionnaire   du système  des Nations unies,( Snu), très  formel  faisait, il y a plus de deux ans  son analyse  sur la poursuite des grands chantiers en Côte d’Ivoire, avait  été  aussi formel :« Les investissements publics vont  continuer mais nous allons assister à un grand ralentissement au niveau du privé au fur et à mesure que nous allons approcher les élections de 2020 ». La Banque mondiale  n’  a  certainement pas tapé  en plein  dans le mil. Nous sommes  en juin 2020.  Avec la pandémie  sanitaire à la Covid-19, le PsGouv, entendez Programme social du gouvernement  tourne quasiment au  ralenti.  Nous enregistrons plus    d’effets d’annonces que du concret. L’émergence à l’horizon 2020  n’est plus à l’ordre du jour.  Les priorités sont ailleurs  et   il est même  prévu un collectif budgétaire pour prendre  en compte  les nouvelles  dépenses nées  de la crise sanitaire.  Vous avez dit crise sanitaire à la Covid-19 ? La facture   de son impact  socio- eco  s’annonce  très amère aussi bien pour le secteur privé ivoirien que pour l’Etat de Côte d’Ivoire.  Ce dernier à mi en place un programme     riposte économique et social  de  170 milliards de Fcfa  dont   les signes tangibles sont encore  difficilement perceptibles par  le secteur privé ivoirien. C’est dans cet environnement de menace à la Covid-19 que  la Côte d’Ivoire  a encore mal à son nord.
 
Ces attaques qui   en rajoutent à la peur des  opérateurs  économiques
 
Pendant que  les Forces de défense  se bandent les muscles au sud, parce qu’alertées  sur l’éventuelles   attaques  sur la zone aéroportuaire, le  poste avancé de l’armée  ivoirienne basée à Kafolo a été attaqué par   des hommes armés non encore identifiées. Le Ministre d’Etat, Ministre de la défense Hamed Bakayoko L’a qualifié l’attaque à Kafolo de "terroriste". Il a fait cette déclaration  le  jeudi 11 juin 2020. C’était  lors de l’accueil des 6 blessés de l’attaque arrivés à Abidjan à bord d’un avion de l’Armée ivoirienne. Le Ministre Hamed Bakayoko a fait savoir que des dispositions ont été prises pour sécuriser la zone et identifier les auteurs de ce drame. « Nous allons renforcer la présence militaire autour de la frontière, il y’aura du renfort aérien et le ratissage permettra de neutraliser les assaillants(…) Nous réagirons à la mesure de l’attaque, représailles ou pas, nous nous organisons pour face au terrorisme (…) le plus important pour nous, c’est de protéger nos populations et notre territoire ». Avec  une attaque  terroriste non encore revendiquée comme d’ordinaire. « Nous avons eu des informations sur cette menace des narcotrafiquants alliés aux terroristes qui voulaient avoir un accès à une zone portuaire et la Côte d’Ivoire était en ligne de mire », avait  révélé Hamed Bakayoko dans le feu  de l’action.  Quand   le ministre de   la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo disait : « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à la suite de cette attaque dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés et qui n’a pas encore été revendiquée, à la suite de cette attaque, le dispositif de protection des frontières a été renforcé. Les enquêtes continuent. Nous aurons des résultats très rapidement pour que nous puissions savoir à qui on a affaire ».  Quelles Contradictions flagrantes entre deux hauts ‘sécurocrates’ de Ouattara.  Heureusement, Ali Sidibé,  dit Soufian, l’individu qui était à la tête du commando qui a attaqué Kafolo a été pris.  Avec lui, plusieurs individus mais il faut faire beaucoup attention. Commentant  cette arrestation très rapide  des  experts et analystes   préviennent : « Ils ont été certes pris, mais  l’armée ivoirienne ne doit pas  baisser la garde.     Ils peuvent être dans une stratégie de diversion  pour  revenir à la charge(…). Ce n’est pas de nature à rassurer le milieu  des affaires  déjà traumatisé par les conséquences  du Coronavirus et les cris  des politiciens(…) »   Pour rappel, le bilan provisoire de l’attaque contre une base militaire à Kafolo, localité située à 60 km de Kong dans le nord-est ivoirien fait état d’une dizaine de morts, 6 blessés et un assaillant neutralisé selon l’Etat-major général des armées. Le lendemain,   des militaires ivoiriens  basés  à kaniasso dans le nord- ouest de la Côte d’Ivoire ont été     attaqués.  Faisant  des blessés graves dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité.
 Un  autre sale coup pour le tourisme ivoirien
Curieusement, ces sites  attaqués se situent   dans le prolongement de   la bande  du parc  de  la Comoé.  Une zone   sur laquelle,    l’ambassade  de France en Côte d’Ivoire  avait donné  des détails  et informations peut rassurants en terme  de sécurité depuis 2019.   Les signaux  et petites notes   de cette chancellerie à Abidjan, disait  en substance  que   «  non seulement  cette zone  était  fréquentée par les mouvements terroristes à cheval entre la Côte  d’Ivoire et le  Burkina Faso  mais,  aussi elle  la  déconseillait aux touristes français ». Un tableau peu reluisant qui impacte indubitablement sur l’activité  économique, notamment touristique  dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Avec  cette attaque de  Kafolo, l’activité touristique vient   de prendre un sacré coup.  Kafolo qui vit  du tourisme, c’est le complexe  Kafolo Safari Lodge(Ex-calao Ganse). Qui  dispose  aussi  d’un aérodrome et une auberge  de 40 chambres. « Avec ces 40 chambres tout confort, reparties en 20 boungalows pyramidaux. Et aussi un cadre qui invite au repos avec bar, piscine, salle de lecture climatisée et  connexion. Internet Wifi.  Avant  la rébellion de 2002, Kafolo était l’une des meilleures destinations que  les touristes choisissaient pour les merveilles du parc national de la Comoé. Un parc qui relie le village à Bouna. Le  Safari ivoirien intégrait Kafolo ». Nous rapporte   le confrère   B. Mathieu. Les effets collatéraux de cette  chienlit   et de la pandémie à la Covid-19,  ruinent  tout espoir  de relance des activités touristiques dans cette partie  de la Côte d’Ivoire. Pris dans l’ensemble, l’impact  du Coronavirus  sur  le  secteur du Tourisme et des loisirs se chiffre à plus de 240 milliards de Fcfa. Au dire  de Siandou Fofana, ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, «  Les  pertes dues à la Covid -19 sont estimées à 240 milliards F Cfa. Il est donc question de mettre en place des mécanismes impliquant la plupart des entreprises du secteur en mettant des outils de rattrapage en place pour faire face à de futures crises qui nous impacteraient. Il sera également question d’un fonds d'investissement qui sera géré par les professionnels et l'ensemble des faitières uniquement en accord avec les banques sur la base d'un prélèvement institué en vue de constituer des réserves pour faire face au besoin de financement en cas de situation de crise ou de difficulté avérée d’exploitation  ». La facture sera  très salée…   
 
  Bamba Mafoumgbé,
 ( In Le Temps)
 
 Légende photo : Un vue du port d’Abidjan  qui serait aussi   dans l’œil du cyclone

 « Au niveau domestique, le climat politique pourrait se détériorer à l’approche des prochaines élections présidentielles… Une forte incertitude pourrait retarder les investissements et ralentir l’activité économique. Une hausse de l’agitation sociale, comme lors du premier semestre 2017, pourrait influer sur la conduite de la politique budgétaire si le gouvernement choisi de répondre favorablement à de nouvelles revendications ».Extrait du 7e rapport sur l’économie de la Côte d’Ivoire publié en juillet 2018 par le Groupe de la Banque mondiale et dont le thème est : « Pour que demain ne meure pas jamais, la Côte d’Ivoire face au changement climatique ».  Une lecture des experts  de la Banque mondiale qui cadre bien avec l’actualité socio-politique  nationale de ces derniers mois. Marqués par   la montée  de l’adrénaline dans les états-majors  des  politiques dans la perspective   de la présidentielle  d’Octobre 2020.  A   environ  4  mois  du premier tour  de cette jouxte électorale,  le  climat politique commence à  s’alourdir  et   de plus  en plus  angoissant. Il   pourrait davantage se détériorer et impacter négativement l’investissement privé d’ici 2020. Le constat sur le terrain : Dans  le message des  groupes de soutien pro- Rhdp qui portait jusque-là  la candidature  d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet  2020 à Abidjan,   pas question   d’un deuxième tour. Il faut gagner  dès le premier tour  au soir du  31 Octobre 2020. Pour honorer la mémoire du défunt. Pendant qu’en face, le Pdci Rda, le Fpi et  des indépendants qui  n’entendent pas  se faire conter affutent leurs armes pour  disent-ils   gagner. Comment pourrait  gagner le Rhdp qui est non seulement en train de    se trouver un autre  candidat de la carrure d’Agc,  en  trois mois et gagner ?  Des faucons de  ce parti dont  Adama Bictogo sont en train  de faire un appel de pieds à Ouattara à briguer  un troisième mandat  pendant que le Washington  le lui  déconseille  et  que Paris  est  dans l’embarras. Pour tout dire, la cocotte-minute est en marche.  De l’avis  d’experts, «  il est difficile à une seule formation politique de gagner une élection présidentielle en Côte  d’Ivoire au premier  tour.  Stratégiquement, le Pdci Rda , malgré  des départs d’un bon nombre de  ses cadres  au Rhdp( certainement seuls),  est en plein  dans un jeu d’alliance avec le Front populaire ivoirien( Fpi)(…).Ce qui ne faut pas négliger ».Face à une  tension prévisible, depuis 2018,un haut fonctionnaire   du système  des Nations unies,( Snu), très  formel  faisait, il y a plus de deux ans  son analyse  sur la poursuite des grands chantiers en Côte d’Ivoire, avait  été  aussi formel :« Les investissements publics vont  continuer mais nous allons assister à un grand ralentissement au niveau du privé au fur et à mesure que nous allons approcher les élections de 2020 ». La Banque mondiale  n’  a  certainement pas tapé  en plein  dans le mil. Nous sommes  en juin 2020.  Avec la pandémie  sanitaire à la Covid-19, le PsGouv, entendez Programme social du gouvernement  tourne quasiment au  ralenti.  Nous enregistrons plus    d’effets d’annonces que du concret. L’émergence à l’horizon 2020  n’est plus à l’ordre du jour.  Les priorités sont ailleurs  et   il est même  prévu un collectif budgétaire pour prendre  en compte  les nouvelles  dépenses nées  de la crise sanitaire.  Vous avez dit crise sanitaire à la Covid-19 ? La facture   de son impact  socio- eco  s’annonce  très amère aussi bien pour le secteur privé ivoirien que pour l’Etat de Côte d’Ivoire.  Ce dernier à mi en place un programme     riposte économique et social  de  170 milliards de Fcfa  dont   les signes tangibles sont encore  difficilement perceptibles par  le secteur privé ivoirien. C’est dans cet environnement de menace à la Covid-19 que  la Côte d’Ivoire  a encore mal à son nord.
 
Ces attaques qui   en rajoutent à la peur des  opérateurs  économiques
 
Pendant que  les Forces de défense  se bandent les muscles au sud, parce qu’alertées  sur l’éventuelles   attaques  sur la zone aéroportuaire, le  poste avancé de l’armée  ivoirienne basée à Kafolo a été attaqué par   des hommes armés non encore identifiées. Le Ministre d’Etat, Ministre de la défense Hamed Bakayoko L’a qualifié l’attaque à Kafolo de "terroriste". Il a fait cette déclaration  le  jeudi 11 juin 2020. C’était  lors de l’accueil des 6 blessés de l’attaque arrivés à Abidjan à bord d’un avion de l’Armée ivoirienne. Le Ministre Hamed Bakayoko a fait savoir que des dispositions ont été prises pour sécuriser la zone et identifier les auteurs de ce drame. « Nous allons renforcer la présence militaire autour de la frontière, il y’aura du renfort aérien et le ratissage permettra de neutraliser les assaillants(…) Nous réagirons à la mesure de l’attaque, représailles ou pas, nous nous organisons pour face au terrorisme (…) le plus important pour nous, c’est de protéger nos populations et notre territoire ». Avec  une attaque  terroriste non encore revendiquée comme d’ordinaire. « Nous avons eu des informations sur cette menace des narcotrafiquants alliés aux terroristes qui voulaient avoir un accès à une zone portuaire et la Côte d’Ivoire était en ligne de mire », avait  révélé Hamed Bakayoko dans le feu  de l’action.  Quand   le ministre de   la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo disait : « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à la suite de cette attaque dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés et qui n’a pas encore été revendiquée, à la suite de cette attaque, le dispositif de protection des frontières a été renforcé. Les enquêtes continuent. Nous aurons des résultats très rapidement pour que nous puissions savoir à qui on a affaire ».  Quelles Contradictions flagrantes entre deux hauts ‘sécurocrates’ de Ouattara.  Heureusement, Ali Sidibé,  dit Soufian, l’individu qui était à la tête du commando qui a attaqué Kafolo a été pris.  Avec lui, plusieurs individus mais il faut faire beaucoup attention. Commentant  cette arrestation très rapide  des  experts et analystes   préviennent : « Ils ont été certes pris, mais  l’armée ivoirienne ne doit pas  baisser la garde.     Ils peuvent être dans une stratégie de diversion  pour  revenir à la charge(…). Ce n’est pas de nature à rassurer le milieu  des affaires  déjà traumatisé par les conséquences  du Coronavirus et les cris  des politiciens(…) »   Pour rappel, le bilan provisoire de l’attaque contre une base militaire à Kafolo, localité située à 60 km de Kong dans le nord-est ivoirien fait état d’une dizaine de morts, 6 blessés et un assaillant neutralisé selon l’Etat-major général des armées. Le lendemain,   des militaires ivoiriens  basés  à kaniasso dans le nord- ouest de la Côte d’Ivoire ont été     attaqués.  Faisant  des blessés graves dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité.
 Un  autre sale coup pour le tourisme ivoirien
Curieusement, ces sites  attaqués se situent   dans le prolongement de   la bande  du parc  de  la Comoé.  Une zone   sur laquelle,    l’ambassade  de France en Côte d’Ivoire  avait donné  des détails  et informations peut rassurants en terme  de sécurité depuis 2019.   Les signaux  et petites notes   de cette chancellerie à Abidjan, disait  en substance  que   «  non seulement  cette zone  était  fréquentée par les mouvements terroristes à cheval entre la Côte  d’Ivoire et le  Burkina Faso  mais,  aussi elle  la  déconseillait aux touristes français ». Un tableau peu reluisant qui impacte indubitablement sur l’activité  économique, notamment touristique  dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Avec  cette attaque de  Kafolo, l’activité touristique vient   de prendre un sacré coup.  Kafolo qui vit  du tourisme, c’est le complexe  Kafolo Safari Lodge(Ex-calao Ganse). Qui  dispose  aussi  d’un aérodrome et une auberge  de 40 chambres. « Avec ces 40 chambres tout confort, reparties en 20 boungalows pyramidaux. Et aussi un cadre qui invite au repos avec bar, piscine, salle de lecture climatisée et  connexion. Internet Wifi.  Avant  la rébellion de 2002, Kafolo était l’une des meilleures destinations que  les touristes choisissaient pour les merveilles du parc national de la Comoé. Un parc qui relie le village à Bouna. Le  Safari ivoirien intégrait Kafolo ». Nous rapporte   le confrère   B. Mathieu. Les effets collatéraux de cette  chienlit   et de la pandémie à la Covid-19,  ruinent  tout espoir  de relance des activités touristiques dans cette partie  de la Côte d’Ivoire. Pris dans l’ensemble, l’impact  du Coronavirus  sur  le  secteur du Tourisme et des loisirs se chiffre à plus de 240 milliards de Fcfa. Au dire  de Siandou Fofana, ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, «  Les  pertes dues à la Covid -19 sont estimées à 240 milliards F Cfa. Il est donc question de mettre en place des mécanismes impliquant la plupart des entreprises du secteur en mettant des outils de rattrapage en place pour faire face à de futures crises qui nous impacteraient. Il sera également question d’un fonds d'investissement qui sera géré par les professionnels et l'ensemble des faitières uniquement en accord avec les banques sur la base d'un prélèvement institué en vue de constituer des réserves pour faire face au besoin de financement en cas de situation de crise ou de difficulté avérée d’exploitation  ». La facture sera  très salée…   
 
  Bamba Mafoumgbé,
 ( In Le Temps)
 
 Légende photo : Un vue du port d’Abidjan  qui serait aussi   dans l’œil du cyclone

 « Au niveau domestique, le climat politique pourrait se détériorer à l’approche des prochaines élections présidentielles… Une forte incertitude pourrait retarder les investissements et ralentir l’activité économique. Une hausse de l’agitation sociale, comme lors du premier semestre 2017, pourrait influer sur la conduite de la politique budgétaire si le gouvernement choisi de répondre favorablement à de nouvelles revendications ».Extrait du 7e rapport sur l’économie de la Côte d’Ivoire publié en juillet 2018 par le Groupe de la Banque mondiale et dont le thème est : « Pour que demain ne meure pas jamais, la Côte d’Ivoire face au changement climatique ».  Une lecture des experts  de la Banque mondiale qui cadre bien avec l’actualité socio-politique  nationale de ces derniers mois. Marqués par   la montée  de l’adrénaline dans les états-majors  des  politiques dans la perspective   de la présidentielle  d’Octobre 2020.  A   environ  4  mois  du premier tour  de cette jouxte électorale,  le  climat politique commence à  s’alourdir  et   de plus  en plus  angoissant. Il   pourrait davantage se détériorer et impacter négativement l’investissement privé d’ici 2020. Le constat sur le terrain : Dans  le message des  groupes de soutien pro- Rhdp qui portait jusque-là  la candidature  d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet  2020 à Abidjan,   pas question   d’un deuxième tour. Il faut gagner  dès le premier tour  au soir du  31 Octobre 2020. Pour honorer la mémoire du défunt. Pendant qu’en face, le Pdci Rda, le Fpi et  des indépendants qui  n’entendent pas  se faire conter affutent leurs armes pour  disent-ils   gagner. Comment pourrait  gagner le Rhdp qui est non seulement en train de    se trouver un autre  candidat de la carrure d’Agc,  en  trois mois et gagner ?  Des faucons de  ce parti dont  Adama Bictogo sont en train  de faire un appel de pieds à Ouattara à briguer  un troisième mandat  pendant que le Washington  le lui  déconseille  et  que Paris  est  dans l’embarras. Pour tout dire, la cocotte-minute est en marche.  De l’avis  d’experts, «  il est difficile à une seule formation politique de gagner une élection présidentielle en Côte  d’Ivoire au premier  tour.  Stratégiquement, le Pdci Rda , malgré  des départs d’un bon nombre de  ses cadres  au Rhdp( certainement seuls),  est en plein  dans un jeu d’alliance avec le Front populaire ivoirien( Fpi)(…).Ce qui ne faut pas négliger ».Face à une  tension prévisible, depuis 2018,un haut fonctionnaire   du système  des Nations unies,( Snu), très  formel  faisait, il y a plus de deux ans  son analyse  sur la poursuite des grands chantiers en Côte d’Ivoire, avait  été  aussi formel :« Les investissements publics vont  continuer mais nous allons assister à un grand ralentissement au niveau du privé au fur et à mesure que nous allons approcher les élections de 2020 ». La Banque mondiale  n’  a  certainement pas tapé  en plein  dans le mil. Nous sommes  en juin 2020.  Avec la pandémie  sanitaire à la Covid-19, le PsGouv, entendez Programme social du gouvernement  tourne quasiment au  ralenti.  Nous enregistrons plus    d’effets d’annonces que du concret. L’émergence à l’horizon 2020  n’est plus à l’ordre du jour.  Les priorités sont ailleurs  et   il est même  prévu un collectif budgétaire pour prendre  en compte  les nouvelles  dépenses nées  de la crise sanitaire.  Vous avez dit crise sanitaire à la Covid-19 ? La facture   de son impact  socio- eco  s’annonce  très amère aussi bien pour le secteur privé ivoirien que pour l’Etat de Côte d’Ivoire.  Ce dernier à mi en place un programme     riposte économique et social  de  170 milliards de Fcfa  dont   les signes tangibles sont encore  difficilement perceptibles par  le secteur privé ivoirien. C’est dans cet environnement de menace à la Covid-19 que  la Côte d’Ivoire  a encore mal à son nord.
 
Ces attaques qui   en rajoutent à la peur des  opérateurs  économiques
 
Pendant que  les Forces de défense  se bandent les muscles au sud, parce qu’alertées  sur l’éventuelles   attaques  sur la zone aéroportuaire, le  poste avancé de l’armée  ivoirienne basée à Kafolo a été attaqué par   des hommes armés non encore identifiées. Le Ministre d’Etat, Ministre de la défense Hamed Bakayoko L’a qualifié l’attaque à Kafolo de "terroriste". Il a fait cette déclaration  le  jeudi 11 juin 2020. C’était  lors de l’accueil des 6 blessés de l’attaque arrivés à Abidjan à bord d’un avion de l’Armée ivoirienne. Le Ministre Hamed Bakayoko a fait savoir que des dispositions ont été prises pour sécuriser la zone et identifier les auteurs de ce drame. « Nous allons renforcer la présence militaire autour de la frontière, il y’aura du renfort aérien et le ratissage permettra de neutraliser les assaillants(…) Nous réagirons à la mesure de l’attaque, représailles ou pas, nous nous organisons pour face au terrorisme (…) le plus important pour nous, c’est de protéger nos populations et notre territoire ». Avec  une attaque  terroriste non encore revendiquée comme d’ordinaire. « Nous avons eu des informations sur cette menace des narcotrafiquants alliés aux terroristes qui voulaient avoir un accès à une zone portuaire et la Côte d’Ivoire était en ligne de mire », avait  révélé Hamed Bakayoko dans le feu  de l’action.  Quand   le ministre de   la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo disait : « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à la suite de cette attaque dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés et qui n’a pas encore été revendiquée, à la suite de cette attaque, le dispositif de protection des frontières a été renforcé. Les enquêtes continuent. Nous aurons des résultats très rapidement pour que nous puissions savoir à qui on a affaire ».  Quelles Contradictions flagrantes entre deux hauts ‘sécurocrates’ de Ouattara.  Heureusement, Ali Sidibé,  dit Soufian, l’individu qui était à la tête du commando qui a attaqué Kafolo a été pris.  Avec lui, plusieurs individus mais il faut faire beaucoup attention. Commentant  cette arrestation très rapide  des  experts et analystes   préviennent : « Ils ont été certes pris, mais  l’armée ivoirienne ne doit pas  baisser la garde.     Ils peuvent être dans une stratégie de diversion  pour  revenir à la charge(…). Ce n’est pas de nature à rassurer le milieu  des affaires  déjà traumatisé par les conséquences  du Coronavirus et les cris  des politiciens(…) »   Pour rappel, le bilan provisoire de l’attaque contre une base militaire à Kafolo, localité située à 60 km de Kong dans le nord-est ivoirien fait état d’une dizaine de morts, 6 blessés et un assaillant neutralisé selon l’Etat-major général des armées. Le lendemain,   des militaires ivoiriens  basés  à kaniasso dans le nord- ouest de la Côte d’Ivoire ont été     attaqués.  Faisant  des blessés graves dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité.
 Un  autre sale coup pour le tourisme ivoirien
Curieusement, ces sites  attaqués se situent   dans le prolongement de   la bande  du parc  de  la Comoé.  Une zone   sur laquelle,    l’ambassade  de France en Côte d’Ivoire  avait donné  des détails  et informations peut rassurants en terme  de sécurité depuis 2019.   Les signaux  et petites notes   de cette chancellerie à Abidjan, disait  en substance  que   «  non seulement  cette zone  était  fréquentée par les mouvements terroristes à cheval entre la Côte  d’Ivoire et le  Burkina Faso  mais,  aussi elle  la  déconseillait aux touristes français ». Un tableau peu reluisant qui impacte indubitablement sur l’activité  économique, notamment touristique  dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Avec  cette attaque de  Kafolo, l’activité touristique vient   de prendre un sacré coup.  Kafolo qui vit  du tourisme, c’est le complexe  Kafolo Safari Lodge(Ex-calao Ganse). Qui  dispose  aussi  d’un aérodrome et une auberge  de 40 chambres. « Avec ces 40 chambres tout confort, reparties en 20 boungalows pyramidaux. Et aussi un cadre qui invite au repos avec bar, piscine, salle de lecture climatisée et  connexion. Internet Wifi.  Avant  la rébellion de 2002, Kafolo était l’une des meilleures destinations que  les touristes choisissaient pour les merveilles du parc national de la Comoé. Un parc qui relie le village à Bouna. Le  Safari ivoirien intégrait Kafolo ». Nous rapporte   le confrère   B. Mathieu. Les effets collatéraux de cette  chienlit   et de la pandémie à la Covid-19,  ruinent  tout espoir  de relance des activités touristiques dans cette partie  de la Côte d’Ivoire. Pris dans l’ensemble, l’impact  du Coronavirus  sur  le  secteur du Tourisme et des loisirs se chiffre à plus de 240 milliards de Fcfa. Au dire  de Siandou Fofana, ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, «  Les  pertes dues à la Covid -19 sont estimées à 240 milliards F Cfa. Il est donc question de mettre en place des mécanismes impliquant la plupart des entreprises du secteur en mettant des outils de rattrapage en place pour faire face à de futures crises qui nous impacteraient. Il sera également question d’un fonds d'investissement qui sera géré par les professionnels et l'ensemble des faitières uniquement en accord avec les banques sur la base d'un prélèvement institué en vue de constituer des réserves pour faire face au besoin de financement en cas de situation de crise ou de difficulté avérée d’exploitation  ». La facture sera  très salée…   
 
  Bamba Mafoumgbé,
 ( In Le Temps)
 
 Légende photo : Un vue du port d’Abidjan  qui serait aussi   dans l’œil du cyclone

 « Au niveau domestique, le climat politique pourrait se détériorer à l’approche des prochaines élections présidentielles… Une forte incertitude pourrait retarder les investissements et ralentir l’activité économique. Une hausse de l’agitation sociale, comme lors du premier semestre 2017, pourrait influer sur la conduite de la politique budgétaire si le gouvernement choisi de répondre favorablement à de nouvelles revendications ».Extrait du 7e rapport sur l’économie de la Côte d’Ivoire publié en juillet 2018 par le Groupe de la Banque mondiale et dont le thème est : « Pour que demain ne meure pas jamais, la Côte d’Ivoire face au changement climatique ».  Une lecture des experts  de la Banque mondiale qui cadre bien avec l’actualité socio-politique  nationale de ces derniers mois. Marqués par   la montée  de l’adrénaline dans les états-majors  des  politiques dans la perspective   de la présidentielle  d’Octobre 2020.  A   environ  4  mois  du premier tour  de cette jouxte électorale,  le  climat politique commence à  s’alourdir  et   de plus  en plus  angoissant. Il   pourrait davantage se détériorer et impacter négativement l’investissement privé d’ici 2020. Le constat sur le terrain : Dans  le message des  groupes de soutien pro- Rhdp qui portait jusque-là  la candidature  d’Amadou Gon Coulibaly, décédé le 8 juillet  2020 à Abidjan,   pas question   d’un deuxième tour. Il faut gagner  dès le premier tour  au soir du  31 Octobre 2020. Pour honorer la mémoire du défunt. Pendant qu’en face, le Pdci Rda, le Fpi et  des indépendants qui  n’entendent pas  se faire conter affutent leurs armes pour  disent-ils   gagner. Comment pourrait  gagner le Rhdp qui est non seulement en train de    se trouver un autre  candidat de la carrure d’Agc,  en  trois mois et gagner ?  Des faucons de  ce parti dont  Adama Bictogo sont en train  de faire un appel de pieds à Ouattara à briguer  un troisième mandat  pendant que le Washington  le lui  déconseille  et  que Paris  est  dans l’embarras. Pour tout dire, la cocotte-minute est en marche.  De l’avis  d’experts, «  il est difficile à une seule formation politique de gagner une élection présidentielle en Côte  d’Ivoire au premier  tour.  Stratégiquement, le Pdci Rda , malgré  des départs d’un bon nombre de  ses cadres  au Rhdp( certainement seuls),  est en plein  dans un jeu d’alliance avec le Front populaire ivoirien( Fpi)(…).Ce qui ne faut pas négliger ».Face à une  tension prévisible, depuis 2018,un haut fonctionnaire   du système  des Nations unies,( Snu), très  formel  faisait, il y a plus de deux ans  son analyse  sur la poursuite des grands chantiers en Côte d’Ivoire, avait  été  aussi formel :« Les investissements publics vont  continuer mais nous allons assister à un grand ralentissement au niveau du privé au fur et à mesure que nous allons approcher les élections de 2020 ». La Banque mondiale  n’  a  certainement pas tapé  en plein  dans le mil. Nous sommes  en juin 2020.  Avec la pandémie  sanitaire à la Covid-19, le PsGouv, entendez Programme social du gouvernement  tourne quasiment au  ralenti.  Nous enregistrons plus    d’effets d’annonces que du concret. L’émergence à l’horizon 2020  n’est plus à l’ordre du jour.  Les priorités sont ailleurs  et   il est même  prévu un collectif budgétaire pour prendre  en compte  les nouvelles  dépenses nées  de la crise sanitaire.  Vous avez dit crise sanitaire à la Covid-19 ? La facture   de son impact  socio- eco  s’annonce  très amère aussi bien pour le secteur privé ivoirien que pour l’Etat de Côte d’Ivoire.  Ce dernier à mi en place un programme     riposte économique et social  de  170 milliards de Fcfa  dont   les signes tangibles sont encore  difficilement perceptibles par  le secteur privé ivoirien. C’est dans cet environnement de menace à la Covid-19 que  la Côte d’Ivoire  a encore mal à son nord.
 
Ces attaques qui   en rajoutent à la peur des  opérateurs  économiques
 
Pendant que  les Forces de défense  se bandent les muscles au sud, parce qu’alertées  sur l’éventuelles   attaques  sur la zone aéroportuaire, le  poste avancé de l’armée  ivoirienne basée à Kafolo a été attaqué par   des hommes armés non encore identifiées. Le Ministre d’Etat, Ministre de la défense Hamed Bakayoko L’a qualifié l’attaque à Kafolo de "terroriste". Il a fait cette déclaration  le  jeudi 11 juin 2020. C’était  lors de l’accueil des 6 blessés de l’attaque arrivés à Abidjan à bord d’un avion de l’Armée ivoirienne. Le Ministre Hamed Bakayoko a fait savoir que des dispositions ont été prises pour sécuriser la zone et identifier les auteurs de ce drame. « Nous allons renforcer la présence militaire autour de la frontière, il y’aura du renfort aérien et le ratissage permettra de neutraliser les assaillants(…) Nous réagirons à la mesure de l’attaque, représailles ou pas, nous nous organisons pour face au terrorisme (…) le plus important pour nous, c’est de protéger nos populations et notre territoire ». Avec  une attaque  terroriste non encore revendiquée comme d’ordinaire. « Nous avons eu des informations sur cette menace des narcotrafiquants alliés aux terroristes qui voulaient avoir un accès à une zone portuaire et la Côte d’Ivoire était en ligne de mire », avait  révélé Hamed Bakayoko dans le feu  de l’action.  Quand   le ministre de   la Sécurité, le Général Diomandé Vagondo disait : « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à la suite de cette attaque dont les auteurs n’ont pas encore été identifiés et qui n’a pas encore été revendiquée, à la suite de cette attaque, le dispositif de protection des frontières a été renforcé. Les enquêtes continuent. Nous aurons des résultats très rapidement pour que nous puissions savoir à qui on a affaire ».  Quelles Contradictions flagrantes entre deux hauts ‘sécurocrates’ de Ouattara.  Heureusement, Ali Sidibé,  dit Soufian, l’individu qui était à la tête du commando qui a attaqué Kafolo a été pris.  Avec lui, plusieurs individus mais il faut faire beaucoup attention. Commentant  cette arrestation très rapide  des  experts et analystes   préviennent : « Ils ont été certes pris, mais  l’armée ivoirienne ne doit pas  baisser la garde.     Ils peuvent être dans une stratégie de diversion  pour  revenir à la charge(…). Ce n’est pas de nature à rassurer le milieu  des affaires  déjà traumatisé par les conséquences  du Coronavirus et les cris  des politiciens(…) »   Pour rappel, le bilan provisoire de l’attaque contre une base militaire à Kafolo, localité située à 60 km de Kong dans le nord-est ivoirien fait état d’une dizaine de morts, 6 blessés et un assaillant neutralisé selon l’Etat-major général des armées. Le lendemain,   des militaires ivoiriens  basés  à kaniasso dans le nord- ouest de la Côte d’Ivoire ont été     attaqués.  Faisant  des blessés graves dans les rangs des Forces de défenses et de sécurité.
 Un  autre sale coup pour le tourisme ivoirien
Curieusement, ces sites  attaqués se situent   dans le prolongement de   la bande  du parc  de  la Comoé.  Une zone   sur laquelle,    l’ambassade  de France en Côte d’Ivoire  avait donné  des détails  et informations peut rassurants en terme  de sécurité depuis 2019.   Les signaux  et petites notes   de cette chancellerie à Abidjan, disait  en substance  que   «  non seulement  cette zone  était  fréquentée par les mouvements terroristes à cheval entre la Côte  d’Ivoire et le  Burkina Faso  mais,  aussi elle  la  déconseillait aux touristes français ». Un tableau peu reluisant qui impacte indubitablement sur l’activité  économique, notamment touristique  dans la partie nord de la Côte d’Ivoire. Avec  cette attaque de  Kafolo, l’activité touristique vient   de prendre un sacré coup.  Kafolo qui vit  du tourisme, c’est le complexe  Kafolo Safari Lodge(Ex-calao Ganse). Qui  dispose  aussi  d’un aérodrome et une auberge  de 40 chambres. « Avec ces 40 chambres tout confort, reparties en 20 boungalows pyramidaux. Et aussi un cadre qui invite au repos avec bar, piscine, salle de lecture climatisée et  connexion. Internet Wifi.  Avant  la rébellion de 2002, Kafolo était l’une des meilleures destinations que  les touristes choisissaient pour les merveilles du parc national de la Comoé. Un parc qui relie le village à Bouna. Le  Safari ivoirien intégrait Kafolo ». Nous rapporte   le confrère   B. Mathieu. Les effets collatéraux de cette  chienlit   et de la pandémie à la Covid-19,  ruinent  tout espoir  de relance des activités touristiques dans cette partie  de la Côte d’Ivoire. Pris dans l’ensemble, l’impact  du Coronavirus  sur  le  secteur du Tourisme et des loisirs se chiffre à plus de 240 milliards de Fcfa. Au dire  de Siandou Fofana, ministre ivoirien du Tourisme et des Loisirs, «  Les  pertes dues à la Covid -19 sont estimées à 240 milliards F Cfa. Il est donc question de mettre en place des mécanismes impliquant la plupart des entreprises du secteur en mettant des outils de rattrapage en place pour faire face à de futures crises qui nous impacteraient. Il sera également question d’un fonds d'investissement qui sera géré par les professionnels et l'ensemble des faitières uniquement en accord avec les banques sur la base d'un prélèvement institué en vue de constituer des réserves pour faire face au besoin de financement en cas de situation de crise ou de difficulté avérée d’exploitation  ». La facture sera  très salée…   
 
  Bamba Mafoumgbé,
 ( In Le Temps)
 
 Légende photo : Un vue du port d’Abidjan  qui serait aussi   dans l’œil du cyclone

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