Agriculture (352)
Affaire chargements de cacao bloqués dans les ports ivoiriens - Les précisions du Conseil café- cacao
vendredi, 16 janvier 2026 14:11 Written by AdminSuite aux informations relayées par voie de presse faisant état de la présence massive de camions stationnés dans les zones portuaires d'Abidjan, de San Pedro et leurs environs, Le Conseil du Café-Cacao a diligenté une mission de contrôle dans lesdites zones. Rapporte une note de la Direction de la commercialisation Intérieur du Conseil café Cacao dont afrikchallenges.info a eu copie.
A la date du 14 janvier 2026, ajoute la source, Le Conseil du Café-Cacao a inventorié 102 camions dont: 40 disposant de connaissements réguliers ; - 62 sans connaissement. Conséquence, Le Conseil du Café-Cacao invite les opérateurs de la filière café-cacao dont les produits ont été convoyés sans connaissement, à se présenter dans les meilleurs délais auprès de ses services compétents, faute de quoi, ils s'exposent aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Affaire à suivre.
Bamba Mafoumgbé
Affaire blocage dans la commercialisation du Cacao- Le Dg du Conseil café cacao rassure : « Toute la production issue des plantations ivoiriennes sera achetée »
mercredi, 14 janvier 2026 16:04 Written by AdminLe Dg du conseil du café-cacao, Koné Brahima Yves, était face à la presse ce mercredi matin, au 23e étage de l’Immeuble Caisstab au Plateau. A l’occasion, il a démenti toute information faisant état d’un blocage de la commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire, qualifiant ces allégations de « désinformation »
Cette sortie fait suite, à des bruits persistants en provenance de la filière café cacao. Le Dg Koné Yves Brahima, a rappelé que le gouvernement, à travers le Conseil du café-cacao, a consenti « d’importants efforts » en faveur du monde paysan, notamment avec l’ouverture de la campagne café-cacao 2025-2026, le 1er octobre, marquée par la fixation d’un « prix historique » de 2800Fcfa le Kg, salué par les producteurs. Non sans ajouter qu’une « campagne insidieuse » a émergé environ un mois et demi après l’ouverture de la campagne, portée notamment par deux syndicats, l’Anaproci et le Synapsi, qui ont évoqué l’existence de 700 000 tonnes de cacao supposément entreposées dans les zones de production.
Des informations qu’il a formellement réfutées. Consécutivement à cette campagne de désinformation, le Kilogramme du cacao est passé de 4000Fcfa le13 Janvier 2026 à 3200Fcfa sur le marché international.
« Je vous invite à aller dans les ports d’Abidjan et de San Pedro. Le cacao se décharge normalement. Hier encore, environ 300 camions ont été déchargés », a-t-il affirmé, précisant que les camions signalés aux abords des ports ne disposent pas de connaissements valides et se trouvent, de ce fait, « dans l’illégalité ».
Le directeur général a rappelé qu’aucune cargaison de cacao ne peut quitter la zone de production sans connaissement dûment validé par l’opérateur et l’exportateur, une mesure en vigueur depuis 2018. « Les cargaisons sans documents sont assimilées à de la fraude et ne seront jamais déchargées dans le système officiel de commercialisation », a-t-il insisté.
Le premier responsable du régulateur ivoirien de la filière café et cacao qui avait à ses côté le président de l’Organisation de l’interprofession agricole du Café et cacao, M. Siaka Diakité a également dénoncé les conséquences de ces rumeurs sur le marché international, indiquant que le prix du cacao a chuté la veille, du fait de la perception erronée d’une surproduction invendue en Côte d’Ivoire.
Sur un ton ferme, le Dg du CCC a rejeté toute pression visant à faire baisser le prix payé aux producteurs. « L’acteur premier pour le gouvernement, c’est le producteur. Toute la production issue des plantations ivoiriennes sera achetée », a-t-il assuré, appelant à la responsabilité des acteurs et des médias dans la diffusion d’informations justes.
Se projetant dans un future proche, le directeur général du Conseil du café-cacao, a levé un coin de voile sur les prochaines campagnes de commercialisation du cacao qui devrait se faire exclusivement à travers la carte du producteur. Non sans exhorter les opérateurs de la filière à œuvrer ensemble dans l’intérêt des producteurs et de l’économie nationale, tout en invitant à mettre fin aux campagnes de désinformation.
Bamba Mafoumgbé
Communiqué- Opération de distribution de la sacherie brousse campagne anacarde 2026
lundi, 12 janvier 2026 10:44 Written by AdminLa Direction générale du Conseil Coton Anacarde Karité informe l’ensemble des acteurs de la filière anacarde du lancement de l’opération de distribution de la sacherie brousse aux producteurs au titre de la campagne 2026. Cette opération se déroulera du 12 janvier au 28 février 2026 sur l’ensemble des zones de production de l’anacarde.
Chers producteurs d’anacarde, vous êtes tous invités à vous mobiliser afin de retirer vos sacs pour un meilleur conditionnement de vos noix brutes de cajou.
La Direction générale vous invite à réserver un bon accueil aux Délégations régionales du Conseil Coton Anacarde Karité, qui iront à votre rencontre au cours de cette période.
Pour toute information complémentaire, vous voudriez bien nous joindre aux contacts suivants :
Tél. : (225) 27 20 20 70 30 / (225) 27 22 52 75 80
E-mail : secréCette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
« Pour un développement durable des filières Coton, Anacarde et Karité ».
Financement et d’amélioration de la productivité des aquaculteurs - Le Pstaci signe des partenariats avec Advans Côte d’Ivoire
samedi, 10 janvier 2026 07:47 Written by AdminLe Programme stratégique de transformation de l’aquaculture en Côte d’Ivoire (Pstaci) a procédé le vendredi 9 janvier 2026 à son siège sis à Abidjan Cocody, à la signature de deux partenariats avec Advans Côte d’Ivoire, une institution financière, et De Heus Côte d’Ivoire (KOUDIJS), un fournisseur d’aliments aquacoles, en vue de faciliter l’accès au financement et d’améliorer la productivité des aquaculteurs. Rapporte l’Aip.
Selon le coordonnateur du Pstaci, Modibo Samaké, cette initiative s’inscrit dans la lutte contre la forte dépendance de la Côte d’Ivoire aux importations de produits halieutiques, estimées à plus de 800 000 tonnes en 2024, pour une valeur d’environ 518 milliards de Francs Cfa.
« Cette hémorragie financière et cette dépendance alimentaire ne sont plus acceptables. Le poisson consommé en Côte d’Ivoire doit être de plus en plus produit en Côte d’Ivoire, par des Ivoiriens, pour des Ivoiriens », a-t-il déclaré dont les propos sont rapportés par l’Aip.
M. Samaké a expliqué que ce partenariat s’articule autour du projet Aquafeeds, un mécanisme de financement innovant conçu par et pour les aquaculteurs.
« Le Pstaci assure la coordination générale du dispositif, De Heus Côte d’Ivoire fournit des aliments de haute performance conformes aux normes internationales et un accompagnement technique, tandis que Advans Côte d’Ivoire met à disposition des crédits adaptés aux cycles de production aquacole. La Sgpme, une structure publique, garantit ces financements afin de sécuriser les prêts accordés », a-t-il précisé.
Le coordonnateur a souligné que pour renforcer la professionnalisation du secteur, le Pstaci déploie également le programme Aquajeunes, dédié à la formation et à l’insertion de 3 000 jeunes et femmes dans les 31 régions du pays, avec un objectif de création de plus de 20 000 emplois indirects. À ce jour, 86 jeunes ont déjà été formés dans plusieurs régions, notamment le Poro, le Tchologo, le Gbêkê et le Bélier.
En signant ces accords, le PstaciI pose, selon son coordonnateur, « l’acte de naissance d’une aquaculture ivoirienne moderne, compétitive et durable », au service de la souveraineté alimentaire, de l’emploi des jeunes et du développement économique national.
La directrice générale d’Advans Côte d’Ivoire, Sarah Doukouré, a salué le lancement d’une solution de financement adaptée aux réalités des aquaculteurs, précisant que les remboursements interviendront en fin de cycle de production, sur des montants pouvant aller de 150 000 Fcfa à 300 millions Fcfa, selon les besoins.
Pour le directeur pays de De Heus Côte d’Ivoire, Paul Bizard, ce partenariat permettra d’accélérer le développement de la pisciculture ivoirienne, grâce à un accompagnement technique continu des éleveurs déjà répartis sur l’ensemble du territoire.
Placée sous l’autorité du Premier ministre et la tutelle technique du ministre des Ressources animales et halieutiques, le Pstaci, mis en place et lancé en août 2022, se positionne comme acteur du développement du secteur. À ce titre, l’État a mis à sa disposition des sites de production et de formation, notamment les stations de Locodjro (Abidjan) et de Koubi (Tiébissou), entièrement réhabilitées et opérationnelles.
Ayoko Mensah
Légende photo : Le coordonnateur du Programme stratégique de transformation de l’aquaculture en Côte d’Ivoire (Pstaci), Modibo Samaké (gauche) la directrice générale de d’Advans Côte d'Ivoire, Sarah Doukouré et le directeur pays De Heus Côte d’Ivoire, Paul Bizard (droite).
Taux de transformation locale de la noix de cajou- La Côte d’Ivoire atteint le cap des 43% en fin 2025
dimanche, 04 janvier 2026 12:05 Written by Admin
Lentement, surement et progressivement, le taux de transformation locale de la noix de cajou, monte. La Côte d’Ivoire est en train d’accroitre sa capacité industrielle et de transformation locale de ses produits agricoles. En ce qui concerne, l’anacarde, lors de la cérémonie d’inauguration, de l’usine Robust international CI,( (d’un coût global de 15 milliards de Fcfa), le 22 Septembre2025, à Oussou, dans le département de Toumodi, sur l’autoroute du nord, après du poste à péage de Singrobo, des chiffres mis à jour, ont été donnés par M. Kobenan Kouassi Adjoumani, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières. Non sans féliciter, le Dg du Conseil du coton anacarde karité, Mamadou Berté, pour toutes les initiatives qu'il multiplie pour développement de la filière anacarde, le ministre d’Etat Adjoumani a dit que « taux de transformation locale de l’anacarde en Côte d’Ivoire, est de plus de 36, 2% avec près de 18 000 emplois directs, dont 66% occupés par des femmes » Ce taux de transformation était de 6, 22 en 2016. Un bon qualitatif donc à saluer.
Une source très crédible et officielle ivoirienne, nous a appris ce 04 Janvier 2026, que le taux de transformation locale a atteint les 43% en fin 2025 et la quantité de noix brutes transformée localement, sera de plus de 620 mille tonnes. La Côte d’Ivoire, à l’horizon 2030, ambitionne de transformer localement, 50% de sa production de noix brutes de cajou avec des capacités de transformation qui passeront de plus de 600 000 tonnes en 2025 à plus de 800 000 tonnes en 2030. Le dynamique Dg, Berté Mamadou, multiplie les bonnes actions et initiatives dans ce sens, pour consolider les acquis de la Côte d’Ivoire en la matière dans cette filière à fort potentiel
Bamba Mafoumgbé
Achat des régimes de palme et de l'huile de palme brute- Voici les prix pour le mois de Janvier 2026
vendredi, 02 janvier 2026 15:34 Written by AdminLe Directeur général du Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco, dans une note en date du 31 Décembre 2025, aux acteurs de la filière vient d’annoncer les prix des régimes de palme et de l’huile de palme brute. Dans cette note par le Directeur général dudit Conseil, M. Edmond Coulibaly Fougnigué, il est porté à la connaissance des planteurs, usiniers et autres opérateurs de la filière Palmier à Huile, qu'en application de l'accord issu de la réunion du mardi 30 décembre 2025, les prix d'achat du régime de palme et de l'huile de palme brute pour le mois janvier 2026 sont arrêtés comme suit : Huile de palme brute: 620 000 Francs Cfa la tonne pendant que celui du régime de palme bord champ est fixé 80 000 Francs Cfa la tonne.
Les prix arrêtés, ci-dessus ajoute, la note sont réputés nets de toute charge prestée. Toutefois, poursuit la source, « les cotisations professionnelles telles que définies par l'Aiph, Organisation interprofessionnelle agricole de la filière et validées par l'autorité de tutelle, ainsi que l'acompte sur BIC planteur restent applicables. Le Directeur général du Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco invite l'ensemble des opérateurs concernés au strict respect de la présente note, qui prend effet à compter de sa date de signature »
Bamba Mafoumgbé
Exportation de fèves de cacao - Près de 1 million de tonnes de fèves de cacao déjà achetées aux producteurs ivoiriens en moins de 3 mois
vendredi, 26 décembre 2025 11:17 Written by AdminLe Conseil du Café-Cacao, régulateur de la filière agricole la plus importante de l’économie ivoirienne, a réussi à remettre sur les rails la saison de commercialisation 2025/26 de cacao et café, débutée le 1er octobre 2025, grâce à des mesures et des décisions vigoureuses. Selon des informations sur le déroulement de campagne principale de commercialisation du cacao, relayées par plusieurs confrères et authentifiées par nos sources au Conseil café cacao, l’application des différentes mesures ont permis le respect du prix garanti bord champ de 2800 fcfa /kg. En effet, après des achats de fèves de cacao en-dessous du prix garanti de 2800 fcfa le kilogramme aux producteurs par certains acheteurs véreux qui profitaient d’un financement bancaire lent et insuffisant les premières semaines de campagne, la campagne de commercialisation de cacao est à présent dans une phase de croisière avec un total de près de 1 million de tonnes de fèves de cacao déjà acheté aux planteurs et livré aux exportateurs dans les ports d’Abidjan et de San Pedro. Pour cette campagne 2025/ 2026, les prévisions de production du Conseil café cacao ainsi que celles des industriels, sont de 1,4 million de tonne jusqu’à fin mars 2026.
L’évolution de campagne principale de commercialisation
À ce jour indique le confrère l’avenir.ci, ce sont donc près de 70% de la production de fèves de cacao que le Ccc a fait acheminer dans les deux ports ivoiriens, soit 2,800 milliards de Fcfa que les producteurs de cacao ont déjà engrangé en seulement 3 mois d’activité. Selon des sources proches du régulateur ivoirien, ces derniers jours, ce sont 410 camions remorques qui ont été déchargés dans les deux ports ivoiriens le lundi 22 décembre et 420 autres camions remorques qui ont déchargé leurs fèves de cacao, le mardi 23 décembre 2025. On note donc une accélération de l’activité dans le secteur, comme d’habitude à pareille moment.
Le Conseil du Café-Cacao, bien que satisfait du déroulement actuel de la campagne 2025/26 de cacao et de café, ne ménage pas ses efforts afin de régler les problèmes éventuels que pourraient rencontrer les acteurs de la chaîne de valeur dont, surtout, les producteurs. Ainsi, les équipes du Ccc sillonnent quotidiennement les campagnes et les villages afin de sensibiliser les producteurs sur le respect du prix garanti de 2800 fcfa/kg fixé par le président de la République Alassane OUATTARA, en reconnaissance des efforts et du travail des producteurs ivoiriens. À titre d’exemple du travail effectué par les équipes du Conseil du Café-Cacao pour le bien être des producteurs, l’arrestation de plus d’une dizaine de personnes condamnées par la justice pour avoir acheté du cacao en-dessous du prix garanti. (Voir encadré )
Cette vague d’arrestation en novembre et en décembre a contribué à mettre un terme à d’autres tentatives de spoliation des producteurs de cacao. Grâce à certaines mesures initiées par le Ccc, la fluidité dans les achats, le transport et les déchargements des fèves de cacao se sont considérablement améliorés et permettent aujourd’hui d’éviter les dépôts/ventes qui contribuent à augmenter le risque de spoliation des planteurs. Même si le Ccc se refuse à toute satisfecit, force est de reconnaître que le régulateur, grâce à des mesures rigoureuses et vigoureuses, a redressé rapidement la barre et a de quoi être satisfait avec plus de 2,800 milliards de francs cfa déjà reçus par les producteurs de cacao. C’est le lieu de rappeler qu’avec la création de l’organisation interprofessionnelle agricole ( Oia) avec, à sa tête, le président Siaka Diakité, les véritables planteurs et producteurs de café-cacao disposent désormais d’une organisation sérieuse et reconnue par le gouvernement et les bailleurs de fonds, pour les représenter et porter leurs revendications.
Avec l’OIA, la cacophonie orchestrée par de pseudos syndicats qui n’ont aucune légitimité ni compétence pour s’exprimer et représenter les producteurs de café cacao doit prendre fin. Mais qui sont ces syndicats indexés ? (Voir encadré)
Ayaoko Mensah
Légende photo : Le port de San pedro, premier port mondial d’exportation de fèves de cacao
Encadré : Non respect du prix bord champs - La traque aux acheteurs indélicats se poursuit activement
Le vendredi 5 décembre 2025, dans le cadre des missions du Conseil du Café-Cacao visant au respect du prix minimum garanti fixé par l’État, une patrouille composée d'agents du Conseil du Café-Cacao et d'éléments du PCS 10 VERROU 322 a été effectuée dans le village de Péhékanhouébli, dans le Département de Toulepleu, Région du Moyen Cavally.
L’exploitation des renseignements recueillis a permis de procéder à l'interpellation de deux individus pour non-respect du prix minimum garanti bord champ du cacao, commercialisation et exportation illicites de produits agricoles soumis à agrément. Interrogés, les deux mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils ont donc été placés en garde à vue dans la chambre de sûreté de la brigade.
S'agissant des suites judiciaires de cette affaire, l'instruction est en cours, le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère instance de Guiglo ainsi que le Procureur près le Pôle pénal financier et économique d'Abidjan ont été saisis. À toutes fins utiles, Le Conseil du Café-Cacao tient à rappeler que, conformément à l’article 17 du décret 2012-1008 fixant les modalités de la commercialisation intérieure du café et du cacao, aucune réfaction n’est autorisée sur le prix d’achat garanti de 1700 Fcfa/kg pour le café et de 2 800 Fcfa/kg pour le cacao pour cette campagne principale de commercialisation 2025/2026.
Ainsi, tout contrevenant à ces dispositions est non seulement passible de poursuites judiciaires, mais s’expose aux sanctions suivantes :
1- Paiement du complément du prix au producteur ;
2- Saisie des tonnages de cacao se trouvant en entrepôt au profit du Conseil du Café-Cacao ;
3- Retrait de l’agrément pour une période de trois (3) ans, sans préjudice des poursuites pénales.
B. M
Encadré : Des syndicats de producteurs donnent de la voix
La plateforme Synapci–Anaproci a tenu le mercredi dernier, une conférence de presse urgente pour alerter l’opinion nationale et internationale sur la grave crise qui paralyse la filière café-cacao. La rencontre a été animée par les deux présidents, Koné Moussa pour Synapci et Kanga Koffi pour Anaproci. L’objectif principal était de dénoncer la gestion catastrophique du Conseil Café-Cacao (Ccc) et de réclamer la démission immédiate de son Directeur général, Brahiman Yves Koné, dans un délai d’une semaine.
Selon les conférenciers, c’est-à-dire, à l’approche des fêtes, de nombreuses familles risquent de ne pas pouvoir célébrer Noël ni le Nouvel An dans des conditions dignes. « Les producteurs sont à l’agonie. Leurs récoltes restent bloquées et leurs familles plongées dans la détresse », ont alerté Koné Moussa et Kanga Koffi. Synapci–Anaproci dénonce une incompétence manifeste du Directeur général du Ccc. Depuis l’ouverture de la campagne cacaoyère, la commercialisation du cacao est pratiquement au point mort. Les producteurs et coopératives sont dans le désarroi pour la plupart, peinant à vendre leurs récoltes ou à percevoir leurs paiements. Le système de vente anticipée, défaillant depuis plusieurs campagnes, a provoqué une instabilité structurelle
Selon la plateforme, la mauvaise anticipation de la commercialisation a créé un déséquilibre dramatique entre production et écoulement. Le blocage administratif et informatique empêche les coopératives d’acheminer leur cacao vers les ports. Le système de vente anticipée, défaillant depuis plusieurs campagnes, a provoqué une instabilité structurelle dont les producteurs paient aujourd’hui le prix fort. Les achats via Transcao sont jugés sélectifs et inéquitables, provoquant des conflits d’intérêts et des tensions entre producteurs.
Sur le terrain, selon les deux intervenants, la situation reste critique : les camions sont immobilisés, les récoltes invendues et les familles subissent retards de paiement et pressions financières constantes. La plateforme exige également : L’intervention directe du Président de la République, Alassane Ouattara, pour prendre des mesures urgentes. La mise en place d’un plan d’urgence immédiat pour résoudre la crise de commercialisation du cacao. La création d’un comité de crise chargé de libérer rapidement les stocks bloqués et de garantir l’accès au marché pour tous les opérateurs disposant de liquidités. Un délai d’une semaine est accordé aux autorités pour satisfaire ces exigences.
Ayoko Mensah
Bafing/Agro-industrie- Le pôle agro-industriel de Mahou- Sokourala devient une réalité
mercredi, 24 décembre 2025 11:54 Written by AdminLe village de Mahou-Sokourala dans le Département de Touba, abritera très bientôt, un pôle agro-industriel portant sur la mise en valeur de 1000 hectares de terre destinés aux cultures du soja, du maïs et du blé avec en ligne de mire, une production annuelle de 10 000 tonnes évolutives. Ce, dans « le cadre de la mise en œuvre du programme national d’investissement agricole (Pnia) de deuxième génération » sur la base d’un accord signé entre l’État de Côte d’Ivoire et la société Fadym agri. Le lancement du projet, a eu lieu le lundi 22 Décembre 2025 sur le site dédié. Rapportent des sources officielles ivoiriennes dont fratmat.info.
Selon le confrère, représentant Adama Fadiga, directeur général de la société Fadym agri, Abdoul-Karim Dosso a présenté toutes les facettes du projet. Il a expliqué qu’il s’agit de créer un pôle agro-industriel intégrant la mécanisation « pour nourrir une population de plus en nombreuse et réduire la dépendance de l’importation céréalière ».
Par ailleurs, la mise en place d’unités de transformation, est au cœur projet. « Produire, ne suffit plus. Il faut transformer », dira-t-il. Abdoul-Karim Dosso a fait savoir que le volet environnemental est pris en compte notamment, l’utilisation de la biomasse et des techniques innovantes (Énergies renouvelables) pour la préservation de l’environnement.
En termes de retombées, il a aussi relevé que la création de revenus durables, autonomisation des femmes, transfert de compétences. Pour lui, « ce modèle sécurise le travail des paysans ». Ce, non sans formuler des doléances à l’endroit de l’état pour faciliter le financement supplémentaire, sécuriser le cadre institutionnel, alléger les mécanismes fiscaux et de taxation.
Moussa Soumahoro et Mamadou Touré ont exprimé la joie et la gratitude des populations. « Le lancement de ce projet est un signal fort pour un paradis retrouvé », a dit le premier. « Les populations expriment leurs remerciements au Président de la république qui ne ménage aucun effort pour lutter contre la pauvreté », a renchéri le second.
Mamadou Touré , le président de la mutuelle de Mahou-Sokourala, a salué l'avènement de ce projet et ont souhaité qu'il connaisse un succès. « Nous sommes très heureux ce jour et souhaitons vivement que les retombées soient tangibles et réelles en termes d'infrastructures, d'emplois des jeunes et des femmes, d'amélioration du cadre de vie et du bien-être de la population », a-t-il souligné.
Yao Kouakou Dinard, Préfet de Région du Bafing, préfet du département de Touba, représentant Kobenan Kouakou Adjoumani, ministre d’état, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a passé en revue les avancées notables obtenues grâce au Programme national d’investissement agricole, ( Pnia). Exprimant ses félicitations et ses remerciements aux investisseurs, il a déclaré : « Je vous félicite pour votre choix d’investir dans le secteur agricole. Ce qui permet d’offrir du travail aux populations ». Et de préciser que le projet fera l’objet de suivi rigoureux. Avant de rassurer : « Je vous assure du soutien et de l’accompagnement de l’État aussi bien au niveau central qu’à travers ses démembrements ». Il n’a pas oublié d’inviter les occupants illégaux à libérer les terres concédées.
Ayoko Mensah
Digitalisation et modernisation du conseil agricole- L’Anader en plein dans l’innovation avec l’utilisation des drones
mercredi, 17 décembre 2025 20:21 Written by AdminL’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader), est en plein dans la modernisation et la digitalisation du conseil agricole. Elle a engagé dans ce sens, une vingtaine de ses agents dans une formation dédiée au pilotage de drones, dans le but de moderniser et renforcer le conseil agricole.
Selon fratma.info qui rapporte l’information, cette ambition a été clairement affichée par le directeur général de l’Anader, Dr Sidiki Cissé, qui a annoncé l’intégration de technologies innovantes, notamment les drones, comme une réponse « moderne, intelligente et durable » aux défis du secteur agricole. Il s’exprimait le mardi 16 décembre 2025, à l’occasion du lancement officiel de cette formation au Centre de formation de l’Anader à Bingerville.
Selon Dr Sidiki Cissé, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de transformation du système de conseil agricole, en cohérence avec la vision de sécurité alimentaire portée par le Président de la République, telle que rappelée lors de son discours d’investiture du 8 décembre 2025.
Toujours selon cette source, le directeur général a exhorté les agents de l’Anader à faire preuve de davantage de professionnalisme, d’innovation et d’efficacité, afin d’améliorer les conditions de vie des populations rurales et de contribuer à la lutte contre la vie chère. Il a souligné que le leadership de l’Anader doit se traduire par des actions concrètes sur le terrain et par un appui technique de qualité aux producteurs.
En ce qui concerne le contenu de la formation qui prend fin le lundi 22 décembre 2025. Dr Sidiki Cissé a précisé qu’elle constitue la première étape d’un vaste programme de renforcement des capacités. « Cette formation allie théorie et pratique. Elle vise la maîtrise du pilotage des drones, la collecte et l’analyse des données agricoles, ainsi que le respect des normes de sécurité et de maintenance. Mise en œuvre en partenariat avec la société Investiv, partenaire de l’Anader depuis 2021, elle prévoit également la certification des agents bénéficiaires », a-t-il expliqué. À travers ce projet, cet acteur majeur du conseil agricole ambitionne d’accélérer la digitalisation du conseil agricole et d’améliorer la précision de ses interventions, au service d’une agriculture ivoirienne plus performante, durable et résiliente.
Ayoko Mensah
COMMUNIQUE/Traitement des noix brutes de cajou destinées à l’exportation campagne2026 - La sélection des dossiers de candidature des applicateurs phytosanitaires lancée
mercredi, 17 décembre 2025 06:28 Written by AdminLa Direction Générale du Conseil Coton Anacarde Karité informe les applicateurs phytosanitaires intéressés par le traitement des noix brutes cajou destinées à l'exportation que, pour la campagne 2026, les dossiers candidature sont reçus du lundi 05 au vendredi 19 janvier 2025.
La liste des pièces constitutives du dossier de candidature peut être retirée, dès publication du présent communiqué, au siège du Conseil Coton Anacarde Karité sis au 15eme étage de l'Immeuble CAISTAB au Plateau, ou consultée sur le site web www.conseilcotonanacarde.ci
Pour toute information complémentaire, vous voudriez bien nous joindre aux contacts suivants :
Tele : (225) 27 20 20 70 30 / (2225) 27 20 20 70 30 / (225) 27 22 52 75 80
Email : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ( voir fac-scimilé)
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Basculement des producteurs de coton et anacarde à la Cmu- Le Dg du Conseil coton et anacarde affine sa stratégie
jeudi, 11 décembre 2025 10:12 Written by AdminDans la filière coton anacarde karité, les producteurs de ces trois spéculations très stratégiques, attendent avec impatience, leur basculement dans le fichier de l’Institution de prévoyance sociale- Caisse nationale d’assurance maladie,( Ips- Cnam). Ce, en vue de leur prise en charge par les prestations couvertes par la Couverture assurance maladie universelle, ( Cmu). Comme annoncé à la faveur de la première édition des journées nationales du producteurs du coton et anacarde qui a eu lieu au Parc des expositions d’Abidjan Port- Bouet.
Le principe est acquis. Si au niveau des producteurs du coton, il n’y a pas de problème avec les données qui existent et avec une franche collaboration de l’Interprofession coton(Intercoton), il y a un préalable au niveau de l’anacarde : Il faut une identification des producteurs comme ça été le cas dans la filière café et cacao, pour réussir le basculement dans le fichier de l’Ips-Cnam.
« Le Conseil coton et anacarde a initié un projet pilote dans la Région du Tchologo. Nous pouvons vous dire que ça marche bien. Quand nous allons finir avec le recensement et l’identification global des producteurs, le basculement se fera. Nous en sommes très conscients », a indiqué récemment M. Berté Mamadou, Directeur général du Conseil coton et anacarde, lors du lancement de la deuxième édition des Jnpca qui aura en Janvier prochain à Yamoussoukro.
Du 22 juillet 2025 et ce jusqu'au lundi 28 juillet de la même année, une vaste tournée d'information a été organisée auprès des producteurs dans les principales zones de production d'anacarde, à travers le pays, notamment à Yamoussoukro, Daloa, Mankono, Odienné, Korhogo, Katiola et Bondoukou. L'objectif était clair : assurer une meilleure compréhension du projet et mobiliser efficacement tous les acteurs concernés.
Selon une note à la presse des services du Conseil du coton et anacarde en son temps, « cette campagne vise à présenter les modalités précises d'identification des exploitants et de leurs plantations, détaillant les critères, les étapes et le calendrier de mise en œuvre. Elle sert également à clarifier les rôles respectifs du Conseil du coton et de l'anacarde, chef d'orchestre du projet, et de l'Organisation interprofessionnelle agricole anacarde qui accompagne l'opération sur le terrain. »
De plus, cette tournée était une occasion précieuse de recueillir les avis et suggestions des producteurs pour ajuster et améliorer le dispositif. Le PIEEA, lancé et testé avec succès dans la région pilote du Tchologo, s'inscrit dans la volonté du Conseil de renforcer l'adhésion des producteurs à ce processus structurant. Il vise également à garantir la qualité de la noix d'anacarde, sécuriser les transactions commerciales en assurant notamment le respect du prix plancher bord champ, et soutenir la structuration du marché local en phase avec la campagne de commercialisation 2025. Par cette initiative, le Conseil du coton et de l'anacarde réaffirme son rôle moteur dans le développement durable de la filière anacarde, au bénéfice direct des producteurs et de toute la chaîne de valeur.
Bamba Mafoumgbé
Légende photo : Berté Mamadou, Directeur général du Conseil du Coton et anacarde attache du prix au succès de cette opération.
Azaguié/Chaîne de valeur maraîchère- La Directrice de l’innovation du groupe de la Banque mondiale salue le modèle agricole innovant de Terra Consulting
mercredi, 10 décembre 2025 20:38 Written by Admin
Une délégation de haut niveau de la Banque mondiale, conduite par Mme Lisa Finneran, Directrice de l’innovation du Groupe de la Banque mondiale, a effectué le jeudi 4 décembre 2025, une visite de terrain à la ferme de Terra Consulting à Azaguié. Cette mission visait à découvrir un modèle agricole innovant, capable d’accélérer la transformation des chaînes de valeur vivrières en Côte d’Ivoire.
Mme Finneran était accompagnée de Tony Verheijen, numéro deux de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, au Togo, en Guinée et au Bénin, ainsi que de plusieurs collaborateurs de la représentation locale. Fondée en 2014, Terra Consulting intervient dans la chaîne de valeur maraîchère. L’entreprise a longtemps été freinée par l’absence de financement bancaire, malgré de nombreuses démarches restées sans suite. Elle a survécu grâce aux fonds propres de son promoteur, Bakary Coulibaly, ingénieur agronome, au prix de sacrifices importants : limitation des investissements, départ d’associés, réduction du personnel…
Un tournant majeur a été franchi grâce à l’appui du Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Vivrières (PDC2V), qui a accordé à l’entreprise une subvention de 246 541 500 FCFA, couvrant 90 % du coût total du sous-projet estimé à 273 935 000 FCFA.
Cet investissement a permis une transformation profonde : passage de 4 serres en bambou à 20 serres en fer galvanisé ; extension de l’équipe de 5 à 25 employés (16 permanents et 9 journaliers) ; aménagement de 1,5 hectare sur un site total de 2 ha ; réalisation d’un forage de 90 m (12 m³/h) ; installation d’un système solaire, de bureaux, d’un magasin de stockage, d’un hangar pour le tri et la formation, ainsi que de logements pour le personnel ; acquisition d’un véhicule, d’un tricycle, de matériel informatique et d’intrants de haute qualité.
Grâce à ces avancées, Terra Consulting s’est affirmée comme un acteur majeur du maraîchage intensif. Après sa participation au SARA 2025, l’entreprise est devenue fournisseur officiel d’un grand groupe de supermarchés et compte désormais 12 grands clients, contre 4 auparavant. De mars à novembre 2025, l’entreprise a commercialisé 22,4 tonnes de légumes, générant un chiffre d’affaires de 16,2 millions Ffa.
Un système de production intensif, innovant et durable
Le modèle de production développé par Terra Consulting repose sur une organisation technique avancée permettant d’obtenir l’équivalent d’un hectare de production sur seulement 400 à 500 m², grâce aux serres.Les innovations clés incluent : un système de goutte-à-goutte garantissant une gestion optimale de l’eau ; un substrat organique produit localement ; l’utilisation de semences à haut rendement ; le recours à l’énergie solaire et une production sous serre permettant un approvisionnement régulier tout au long de l’année.
La Banque mondiale impressionnée
À l’issue de la visite, Mme Lisa Finneran a exprimé son admiration : « Ce qui m’a particulièrement impressionnée, c’est l’esprit entrepreneurial de M. Coulibaly. Il utilise des données très spécifiques et possède une véritable expertise. On perçoit clairement sa détermination et sa passion. » Elle a souligné l’importance de son engagement dans la formation : « Il accompagne plusieurs producteurs. Nous pensions que peu d’entrepreneurs avaient ce niveau, mais il nous a montré que nombreux sont ceux qui ont ce potentiel. »
La Directrice de l’innovation a insisté sur l’importance de l’éducation et sur le rôle essentiel du financement pour permettre aux producteurs d’améliorer leurs performances. Elle a également salué la présence des femmes parmi les employés et encouragé leur participation accrue. « Quand on observe les résultats obtenus en seulement deux années, cela force l’admiration. »
La vision de Bakary Coulibaly : produire plus, mieux, et transmettre
Au cours de la visite, M. Coulibaly a présenté sa vision : produire des légumes exotiques habituellement difficiles à cultiver localement ; augmenter la production annuelle (déjà 20 tonnes grâce au PDC2V) ; intensifier les formations destinées aux producteurs locaux ; renforcer l’organisation technique afin de garantir une qualité constante. La visite de la Banque mondiale à Terra Consulting illustre l’intérêt croissant des partenaires pour des modèles agricoles modernes, résilients et reproductibles. L’expérience de Terra Consulting montre qu’avec un accompagnement ciblé, une expertise technique solide et un esprit entrepreneurial rigoureux, le secteur maraîcher ivoirien peut devenir un moteur de compétitivité, de sécurité alimentaire et d’emplois durables.
Bamba Mafoumgbé avec sercom
Pour booster la filière cajou- Le Conseil coton anacarde karité et The Andersons scellent un partenariat majeur
lundi, 08 décembre 2025 15:54 Written by AdminBonne nouvelle : le Conseil coton anacarde karité vient de frapper encore un grand coup. A Kansas City (Missouri, USA), le 4 décembre 2025, la filière cajou ivoirienne franchit une nouvelle étape stratégique. Ce à travers la signature d’une convention de partenariat entre le Conseil coton anacarde Karité et la société américaine The Andersons. Selon une note à la presse, cet accord vise à renforcer la commercialisation internationale de la noix de cajou produite en Côte d’Ivoire et à améliorer durablement les revenus des producteurs.
Acteur mondial majeur du commerce agricole, The Andersons expédie chaque année plus de 750 000 tonnes de marchandises vers divers marchés internationaux. Classée 15ᵉ exportateur en conteneurs en 2021 par le Journal of Commerce et 2ᵉ plus grand exportateur américain de grains et d’oléagineux, l’entreprise est reconnue pour son expertise logistique et commerciale. Sa collaboration avec la Côte d’Ivoire traduit ainsi un engagement fort envers la valorisation de la filière anacarde.
Pour M. Mamadou BERTE, Directeur général du Conseil coton anacarde karité, cet accord constitue « une avancée décisive » pour un pays déjà premier producteur mondial de noix brutes de cajou. Il souligne que ce partenariat permettra d’assurer un débouché fiable aux produits ivoiriens et de garantir des prix plus avantageux aux producteurs, renforçant ainsi la stabilité de leurs revenus.
L’un des points clés de cette convention repose sur la fourniture de plus de 100 000 tonnes de noix brutes de cajou à The Andersons pour la campagne 2026. Ce volume stratégique illustre la volonté du Conseil coton anacarde karité d’optimiser sa politique de commercialisation et de conforter la place du pays sur le marché mondial du cajou.
En s’engageant dans cette collaboration structurante, le Conseil confirme son ambition de protéger les intérêts des producteurs, de stimuler la compétitivité de la filière et de favoriser une croissance durable.
Si les projections se concrétisent, cet accord pourrait marquer un tournant majeur pour l’anacarde ivoirien et renforcer davantage l’influence du pays sur la scène internationale.
Bamba Mafoumgbé
67e Session du Conseil international du sucre à Londres- L’ambassadeur Aly Touré élu Vice-président de la faitière mondiale
lundi, 01 décembre 2025 18:11 Written by Admin
L’Organisation Internationale du Sucre (OIS) s’est réunie à Londres, Royaume-Uni, à l’occasion de la 67ème session du Conseil, du 27 au 28 novembre 2025, et était présidée par M. Edgar Herrera (Costa Rica). Rapporte une note à la presse. L’OIS est un organisme intergouvernemental, créé en 1968, pour administrer les différends Accords Internationaux sur le Sucre, dont le dernier en date est l’Accord International de 1992. Son rôle est de promouvoir le commerce et la consommation du sucre, suivre l’évolution du marché sucrier mondial et encadrer les politiques sucrières nationales. Basée à Londres, l'Organisation Internationale du Sucre compte 85 Etats Membres qui représentent 85% de la production mondiale de sucre, 64% de la consommation mondiale de sucre, 93% des exportations mondiales et 37% des importations mondiales.
La délégation Ivoirienne qui était conduite par l’Ambassadeur Aly Touré, Représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations internationales des Produits de Base, participe de façon active aux réunions de l’OIS, dont elle est membre depuis le 23 mars 1993.
Après avoir été élu président du groupe de travail sur le développement de l’industrie sucrière en Afrique en novembre 2022 et président du Comité de sélection du prochain Directeur exécutif de l’Organisation internationale du Sucre en juillet 2025, l’Ambassadeur Aly Touré (Côte d'Ivoire) vient encore de bénéficier de la confiance de la faitière mondiale du sucre.
En effet, sur proposition de l’Ambassadeur Jose Augusto Andrade (Représentant Permanent du Brésil à l’OIS (1er Producteur mondial de sucre) suivie de Sem Ivan Romero (Ambassadeur du Honduras au Royaume-Uni et Doyen du Corps Diplomatique), Sem Aly Touré (Côte d'Ivoire) a été élu à l’unanimité des membres du Conseil, Vice-président du Conseil pour l’année 2025-2026 et membre du Comité Administratif.
C’est le lieu d’indiquer que c’est la deuxième fois que le diplomate Ivoirien va jouer un rôle de premier plan dans cette organisation (2018-2019 vice-présidence du Conseil et 2019-2020 présidence du Conseil).
Dans le cadre de la durabilité de cette spéculation, il est bon de noter que depuis 2021, le gouvernement ivoirien a adopté un nouveau cadre règlementaire au travers d’un contrat-plan d’une durée de cinq (5) an signé entre l’Etat et les sociétés sucrières, un programme ambitieux en vue de parvenir non seulement à l’autosuffisance en sucre, mais aussi de garantir des prix compétitifs pour les industriels de seconde transformation et les ménages dans le cadre de la lutte contre la vie chère.
La Côte d'Ivoire entend profiter des expériences réussies de développement durable du secteur sucrier des autres Membres, ainsi que des opportunités de coopération offertes et facilitées par l’OIS.
Ayoko Mensah
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