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lundi 20 juillet 2026
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Criseburkinabé//Déplacements massifs des populations vers la Ci// Graves menaces sur l’économie cacaoyère ivoirienne

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Criseburkinabé//Déplacements massifs des populations vers  la Ci//      Graves menaces sur  l’économie cacaoyère ivoirienne

 

  La  crise burkinabé avec  son lot de  déplacés massifs   vers  sur forestier ivoirien  n’est pas  sans conséquences  aussi bien sur la sécurité que sur  l’économie cacaoyère en  Côte d’Ivoire..Dossier
 « Il faut aider le  Burkina Faso à stabiliser  sa partie nord. Si le Burkina perd cette partie qui est de plus en plus  endeuillée par le phénomène du terrorisme, les populations de cette zone vont continuer à descendre massivement vers  le sud Burkina et partant vers   la Côte d’Ivoire qui n’est pas à l’abri de toute surprise  désagréable : L’insécurité et  d’exode massif   aussi bien vers les zones à haut potentiel aurifère,  la montée en puissance  du phénomène d’orpaillage clandestin avec ses effets collatéraux d’insécurité ». Cette   information nous été  donnée  en  Novembre 2019, par K.  Kossou, un expert   du négoce café-cacao basé  à  Abidjan. Soit  plus  de deux ans,  nous sommes en Janvier  2022.  Précisément le  23   du même mois, une mutinerie des soldats burkinabè  a  fini par emporter  le Président Roch Marc Kaboré, Chef du Faso, le 24  janvier 2022.     A -t- on  aidé comme il  se doit,  le Burkina Faso  qui  plus  de deux  ans après,  a  ‘perdu   son  nord’.   A-t-elle point   qu’au fil  des années, la situation socio-sécuritaire s’est dégradée ,  avec son lot de morts,  de mutilés à vie et de déplacés internes et  externes dont une bonne  partie est descendu  sur la  Côte d’ Ivoire. Dans certaines  sous- préfectures comme celle de Tougbo seulement,  dans le Bounkani,   les chiffres officiels  indiquent plus   de 6  mille déplacés  venus   du Burkina Faso. Des populations frères qu’il faut assister et encadrer surtout le flux migratoire.  Pour ne pas que cela en rajoute à l’insécurité transfrontalière aux frontières nord d’avec le  Burkina Faso, le Mali et désormais la  Guinée Conakry.  Sans oublier le Liberia   qui sort d’une longue période de guerre civile. Officiellement, pas de chiffres pour l’instant, mais  des  autorités locales  et Ong  parlent  d’une véritable ‘invasion massive’ de certaines zones  de la  Côte d’Ivoire. Notamment   celles de   l’ouest et   du sud-ouest  qui ont   reçues   une bonne partie du flux migratoire de populations qui ont fui l’insécurité et la guerre dans le nord du Burkina Faso. Globalement, les chiffres officieux, indiquent que   le nombre de déplacés a franchi   les  500 mille personnes.   Les chiffres du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation annonçaient   qu’à  la date du 31 aout 2021, «  le  compteur était à  498 802 personnes déplacées.  La région burkinabé du Sahel conserve la tête du classement des régions accueillant le plus grand nombre de personnes ayant fui l’insécurité. La région compte 154 233 déplacés de plus que le bilan fait l’année dernière, le 8 septembre 2020 »Depuis septembre 2017,«plus de 18 000 personnes ont bénéficié d’une assistance »   indiquait le  Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans la province du Soum.  « En zone rurale, des centres de santé ont fermé ou fonctionnent au ralenti depuis le départ de certains personnels de santé en raison de l’insécurité, tandis qu’à Djibo (nord), le nombre de patients augmente plus vite que l’offre de soins disponible », souligne le Cicr.   Même si de son côté, le gouvernement burkinabè a lancé en juin 2017 un Programme d’urgence (2017-2020), doté de 455 milliards de francs Cfa pour améliorer la sécurité, l’éducation, la santé et l’approvisionnement en eau potable dans la région burkinabè du Sahel, la situation ne s’est pas améliorée. Pis, elle s’est dégradée. Car, il faut trouver des ressources pour financer ledit  programme. En attendant, les burkinabé qui se sentent toujours bien en Côte d’Ivoire, viennent   par  vague pour y trouver asile,  le temps  de se refaire une autre vie. Certainement dans l’agriculture et le petit commerce ambulant. Mais aussi dans l’orpaillage clandestin. Orpaillage ? Vous avez bien entendu orpaillage clandestin avec   son lot  d’insécurité et  d’impacts négatifs  sur l’environnement.   Face à la montée   du fléau l’ancien Président Henri Konan Bédié avait fait une sortie fracassante courant 2019, qui avait suscité de vives  réactions  de la part de certains pontes  du Rhdp. M.  Henri Konan Bedié avait  dit :  «L’invasion massive de toute la Côte d’Ivoire par de soi-disant orpailleurs armés, la fraude massive sur la nationalité ivoirienne sur laquelle le gouvernement ne mène aucune enquête pour arrêter le phénomène ( …) La Côte d’Ivoire subit une invasion massive, incontrôlée, de gens venus principalement des pays environnants. Le gouvernement ne fait rien pour arrêter cela. Ces problèmes dus à l’orpaillage sont répandus sur tout le territoire et bénéficient de complicités locales » De l’ avis   du  Dr Lassina Diarra, chercheur, spécialiste du terrorisme et de l’Islam, « l’orpaillage clandestin pourrait être un terreau fertile pour le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest, alors...vigilance ! Le président Bédié avait donc eu raison très tôt en tirant la sonnette d’alarme, et il y a lieu de le reconnaître sans faux-fuyant ! » En effet, l’orpaillage clandestin fait perdre à l’Etat de Côte d’Ivoire, plus de 480 milliards de Fcfa par an. En outre ajoute une source officielle, malgré les efforts du ministère des Mines et de la géologie, «20 départements sont touchés sur 109 que compte le pays »      
 L’impact des invasions sur les zones de production cacaoyères…    
Une partie de ces populations   comme indiqué plus haut, continue   de descendre sur la Côte d’Ivoire.   Selon des témoins   et des Ong, l’on assiste à exode massif vers la Côte d’Ivoire.  Ce à destination de certaines zones aurifères du pays  et  du massif forestier  de l’ouest ivoirien où    des  forêts  classées sont  en train   d’être recolonisées  au  vue et au su  des autorités  administratives notamment la forêt classé de la Gouendébé.   Ici,  des campements  entiers de non ivoiriens,  de véritables  citadelles  impénétrables sont  en train  de  se consolider. Avec comme activité principale la culture du cacao.
Menace  sur une cacaoculture durable ivoirien
 « La pression est de plus en plus forte sur le massif forestier. Là où, il est  de plus en plus question de protéger avec le soutien  d’Ong internationales,  ce qui reste  encore de couvert végétal et  de protection de l’environnement.   Si rien n’ est fait,  d’ici 15 à 20 ans, la terre  dans cette partie du pays va s’appauvrir davantage et le rendement  à la production  de cacao va  chuter  vertigineusement comme ce qui  s’est passé en Malaisie autrefois grande productrice de cacao »  nous indique  notre  personne ressource, K. Kossou.  Qui ne manque pas d’interpeller  les autorités ivoiriennes qui savent bien  ce qui se passe  dans l’ouest ivoirien dont  certaines parties sont en pleine reconquête même si le ministère  des Eaux et forêts  est en train de faire un excellent travail de déguerpissement dans les forêts classées.  Que fait pour arrêter cette invasion massive ?  Peut-être  le  Programme social du gouvernement relatif à la « Lutte contre la fragilité des zones frontalières du Nord », lancé par   le  Premier ministre Patrick Achi,  le 22 janvier 2022 à Tougbo dans la région du Bounkani, pourrait être en partie, une des   solutions.  Ce programme d'appui à l'insertion des jeunes des zones frontalières du nord, fait partie intégrante de l’axe 1 du Programme social du gouvernement relatif à la « Lutte contre la fragilité des zones frontalières du Nord » Ce Programme Spécial, dont le coût global est de 8 602 216 030 de Fcfa, permettra d’offrir des opportunités de formation et d’insertion à 19 812 jeunes. Sont concernés, les régions du Bounkani, du Tchologo, du Poro, de la Bagoué, du Kabadougou et du Folon.   Rappelons    qu’avec   la situation  de crise qui prévaut   dans le nord du Burkina et  d’une manière générale   au pays   des hommes intègres, depuis la chute de l’empire Kadafi en fin 2011(  Jamaryah  Libyenne), la  communauté burkinabé  vivant en Côte  d’Ivoire  est   très  sollicitée financièrement. De 50 milliards de Fcfa   il y a  quelques années, le  niveau  du transfert des avoirs  des  Burkinabé vers  leur pays  d’origine  a franchi les 100 milliards de Fcfa par an.
Bamba Mafoumgbe,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

In Le Temps du 27 JANVIER 22
 Légende photo :  campement déguerpi dans une forêt classée de la Guoimdebé….  

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