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samedi 11 avril 2026
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Les Mardis de NK /Côte d’Ivoire – 65 ans d’indépendance : Quand la voix du Père fondateur murmure encore les chemins de la paix

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Les Mardis de NK /Côte d’Ivoire – 65 ans d’indépendance : Quand la voix du Père fondateur murmure encore les chemins de la paix


Il est des dates qui traversent le temps sans jamais perdre leur éclat. Le 7 août, en Côte d’Ivoire, ne se résume pas à une célébration : il est une veillée d’âme collective, un rappel de l’engagement, une main tendue entre l’histoire et l’avenir.

En 2025, notre nation atteint l’âge symbolique de 65 ans de souveraineté. Non pas une vieillesse, mais un cap. Un moment charnière pour relire nos pas, peser nos silences, et réinterroger nos choix. Car si les chiffres racontent des progrès, seuls les cœurs éveillés peuvent en saisir la véritable portée.

Et dans ce recueillement républicain, une voix surgit, imaginaire mais terriblement vivante : celle du Président Félix Houphouët-Boigny. Non pas pour juger, encore moins pour glorifier. Mais pour rappeler, avec la douceur ferme des pères, ce que nous étions censés devenir.

Le murmure d’outre-tombe : une lettre à la postérité

« Mes chers enfants,

Je vous écris depuis ce lieu invisible où les hommes d’hier regardent les peuples de demain.

Il y a 65 ans, je ne vous ai pas seulement transmis un drapeau. Je vous ai confié un rêve : celui d’une Côte d’Ivoire fraternelle, paisible et debout.

Aujourd’hui, je vois des routes dressées, des villes qui s’élèvent, des discours qui s’empilent. Mais au fond de moi, je m’interroge : où sont les ponts entre vos cœurs ? Où est passée la dignité du débat, la sagesse de la contradiction, l’humilité du pouvoir ?

N’oubliez jamais : la paix n’est pas un mot à scander, c’est un comportement à cultiver.

Ne laissez pas les joutes électorales tuer le pays que nous avons semé avec larmes et espoirs.

Élevez-vous. Aimez sans condition. Choisissez ceux qui rassemblent, pas ceux qui dominent. Soyez dignes de la Côte d’Ivoire que vous portez. »

Une Nation entre grandeur bâtie et brèches à colmater

Personne ne peut nier les avancées spectaculaires réalisées ces dernières décennies. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui debout, fière, rayonnante sur le plan économique, reconnue pour sa stabilité dans une région tourmentée.

Les autoroutes, les centrales, les zones industrielles témoignent d’une volonté ferme de transformation structurelle. La diplomatie ivoirienne trace sa voie avec intelligence, et la voix d’Abidjan compte dans les grandes arènes continentales.

Mais ces lumières ne doivent pas éclipser les ombres : une jeunesse souvent désorientée, des territoires encore à la marge, des fractures sociales récurrentes, et cette psychose électorale qui revient à chaque échéance comme une blessure mal refermée.
Hériter, c’est aussi corriger

L’œuvre d’Houphouët-Boigny, comme toute œuvre humaine, n’a pas été exempte de limites. Mais son intuition de la paix comme socle existentiel demeure d’une brûlante actualité.

Ses mots, bien que fictifs ici, nous invitent à :

- réconcilier l’autorité avec l’écoute, le pouvoir avec le service ;

- dépolitiser l’État sans renier les engagements républicains ;

- préparer les élections dans la clarté, l’équité et la paix, loin des populismes bruyants et des calculs partisans ;

- remettre l’éducation à la dignité, au civisme et à la vérité au centre du projet national.
L’indépendance ne se fête pas, elle se mérite

La maturité d’un peuple ne se mesure pas à son ancienneté, mais à sa capacité à résister à la haine, à la démagogie et aux faux prophètes.

Ce 65e anniversaire est une lanterne posée sur notre chemin. Il nous appartient de choisir si nous marchons vers la lumière ou si nous nous complaisons dans les ténèbres de la division.

Car au fond, la vraie indépendance n’est pas politique. Elle est intérieure. Elle commence lorsque chaque citoyen décide de préférer la paix au chaos, la vérité à la manipulation, l’espérance à la peur.

En guise de conclusion : une promesse à tenir

« Une nation ne s’effondre pas faute de richesses, mais faute de repères. »

La Côte d’Ivoire est riche. De ses terres, de son peuple, de son histoire.

Mais sa vraie richesse viendra de sa capacité à s’unir sans uniformiser, à contester sans casser, à transmettre sans trahir.

Que ce 7 août 2025 soit plus qu’une commémoration. Qu’il soit un serment.

Le serment d’un pays qui choisit d’avancer, ensemble, sans arrogance, mais avec foi.

Par Norbert KOBENAN

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