Vendredi 22 Août 2025
AH LA VIE
Le temps béni des insouciantes années
Il y a des souvenirs qui s'accrochent au cœur comme des lianes robustes, des moments qui définissent l'essence de ce que nous sommes devenus. Ces instants, gravés dans la mémoire, remontent à l'époque où le monde était un terrain de jeu infini, depuis les bancs de l'école primaire jusqu'aux portes du lycée.
C'était le temps des amitiés réelles, pures, sans le moindre calcul. On se choisissait pour un rire, pour une complicité, pour une aventure partagée. On n'avait pas besoin de grands serments, juste d'une confiance inébranlable et de cœurs ouverts.
La symphonie de la pluie
Qui se souvient des parties de foot improvisées, les pieds nus dans la boue, le vent et la pluie nous servant de public et d'adversaires ?
Jouer sous la pluie, c'était défier les éléments, transformer un déluge en une symphonie de rires et d'éclaboussures. Chaque goutte d'eau était une bénédiction, chaque glissade un fou rire.
Les repas de l'amitié
Nos maisons étaient des extensions de nos cours de récréation. On mangeait chez les uns et les autres comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Un plat de riz ici, quelques beignets là, partagés avec une faim insatiable et un bonheur simple. Les parents n'étaient pas des gardiens, mais des complices silencieux de nos escapades gourmandes.
À la maison, les repas étaient un rituel sacré. On mangeait par terre, tous ensemble, autour du plat. Et gare aux absents ! Ne pas être là, c'était risquer de rater sa part, mais surtout de manquer un moment de communion, de blagues et d'histoires. C'était l'apprentissage de la solidarité et du partage dès le plus jeune âge.
La leçon du foutou banane
Il y avait aussi des règles non écrites, mais que chacun connaissait. Si tu ne pilais pas la banane, tu n'avais pas droit au foutou banane.
Chacun sa tâche, chacun son rôle pour que le festin soit complet. C'était la valorisation de l'effort collectif et de la contribution individuelle.
La chicote du maître
Et puis, il y avait cette "chicote du maître". Non pas une punition cruelle, mais un rappel ferme, parfois un peu piquant, qui nous poussait à apprendre d'avance nos leçons. Une méthode d'une autre époque, certes, mais qui, étrangement, a ancré en nous la rigueur et le respect du savoir. Elle nous a appris que l'effort précède la récompense, que la discipline est une forme d'amour, celle qui forge le caractère.
El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
4ème Adjoint au Maire de Bouafle
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