Communiqué

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samedi 17 janvier 2026
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LES MARDIS DE NK/Côte d’Ivoire – L’épreuve de vérité des urnes

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LES MARDIS  DE NK/Côte d’Ivoire – L’épreuve de vérité des urnes

Candidatures retenues, démocratie à l’épreuve, paix à sauvegarder

Le 08 septembre 2025, le Conseil Constitutionnel a tranché : sur soixante dossiers déposés, seuls cinq candidats auront finalement voix au chapitre de l’histoire. Trois hommes (Jean-Louis Billon, Ahoua Don Mello, Alassane Ouattara) et deux femmes (Henriette Lagou, Simone Ehivet). Cinq sur soixante, soit 8,33 %. Cinq visages, mais derrière eux, un peuple tout entier en attente de vérité, d’équité et de paix.

La démocratie comme miroir

La démocratie n’est pas une simple mécanique d’élection ; c’est une boussole morale. Elle n’est pas parfaite, mais elle demeure le régime qui permet au peuple d’exercer sa souveraineté. Chaque candidature retenue est une voix possible, un souffle d’avenir, une promesse de débat. Mais chaque exclusion nourrit suspicion, chaque blessure alimente rancune. C’est ici que s’éprouve la sagesse collective : faire de la compétition électorale non pas une guerre de clans, mais une épreuve de civilisation.

Le respect des institutions, socle de stabilité

Le Conseil Constitutionnel a parlé. On peut discuter, on peut analyser, mais l’institution doit rester debout, car sans respect des règles communes, c’est le chaos qui guette. La République, telle une case commune, n’abrite que si ses murs tiennent ensemble. Quand l’un tente de fissurer la maison, c’est tout le village qui prend l’eau. Respecter les institutions, ce n’est pas se résigner, c’est accepter le jeu démocratique comme cadre de nos contradictions.

L’image au monde : entre responsabilité et exemplarité

En octobre, les projecteurs du monde entier seront braqués sur Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké et toutes nos villes. Quelle image voulons-nous donner ? Celle d’une Afrique prisonnière de ses vieux démons, ou celle d’une Côte d’Ivoire qui, malgré ses cicatrices, sait transformer ses fractures en force ? L’élection présidentielle ne sera pas seulement une affaire de bulletins ; elle sera un message adressé à l’histoire, à la jeunesse et à la communauté internationale.

Sagesse pour les générations futures

La génération des pères fondateurs a bâti sur la devise Union – Discipline – Travail. Avons-nous gardé le sens de ces mots ? La sagesse de nos anciens nous rappelle :

La palabre vaut mieux que la machette.

« Quand tu éteins la lampe de ton frère, n’oublie pas que c’est l’obscurité qui gagne. »

Aux politiques, un rappel : le pouvoir n’est pas un butin, mais une charge. Aux citoyens, un appel : la paix est un patrimoine commun, plus précieux que n’importe quelle victoire électorale.

Pour une élection apaisée et civilisée

La démocratie ivoirienne sera jugée non seulement au nombre de candidats retenus, mais surtout à la qualité du scrutin à venir : apaisé, sécurisé, crédible et inclusif. Une élection est réussie quand, au lendemain du vote, le vainqueur tend la main aux vaincus et que les vaincus acceptent de préserver la République.

En guise d’épitaphe vivante

Ô Côte d’Ivoire, en ce 65ᵉ anniversaire de ton indépendance, entends l’appel de tes enfants :
Que l’élection qui s’annonce ne soit pas une arène de rancunes, mais une scène de maturité.
Que tes dirigeants se souviennent qu’ils ne sont que bergers, non propriétaires du troupeau.
Et que ta jeunesse comprenne que son héritage le plus précieux n’est ni un parti, ni un candidat, mais la paix.

« Une élection n’est pas une guerre. Elle est le feu sacré de la démocratie. Celui qui souffle sur ses flammes pour détruire, réduit en cendres l’avenir de tous. »

 KOBENAN NORBERT

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