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samedi 11 avril 2026
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Le passé au présent/Ma tendre enfance : Ah la vie- La conquête inattendue

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Le passé au présent/Ma tendre enfance : Ah la vie- La conquête inattendue

Le responsable de l'école et mon père sont repartis dans le bureau.
L'attente me semblait interminable.
Enfin, la porte s'est ouverte. Le responsable s'est approché de moi et m'a dit, d'une voix douce : « Petit, il n'y a plus de place ici, mais j'ai appelé une autre école qui pourrait te recevoir. »

L'idée qu'il n'y avait plus de place était insupportable. Comment ça, pas de place ? Je me suis précipité dans une salle, j'ai grimpé sur une table et j'ai crié de toutes mes forces : « Monsieur, j'ai eu place ! Y'a place, regarde ! »
Une dame, qui devait être l'institutrice, s'est approchée et a semblé me faire comprendre que c'était une classe supérieure, mais je ne savais pas ce que cela voulait dire.
Tout me semblait être un complot contre moi.
Encore des sanglots, plus forts encore que les précédents, ont éclaté.

On m'a donné des friandises pour me calmer, mais rien n'y faisait.
Cette fois-ci, ce n'était plus le vieux vélo de mon père qui m'attendait.
Le responsable m'a invité à monter dans sa voiture.

Nous avons pris une direction que j'ignorais, mais je lui faisais confiance. Derrière moi, j'apercevais mon père, en train de pédaler avec acharnement, tandis que le véhicule s'éloignait.
Quelques instants plus tard, il est entré dans une autre école.
Tout le monde semblait m'attendre, quel accueil !
Je salue au passage Monsieur le conseiller Amoikon, qui était le directeur de cette nouvelle école.

Mon père a fini par arriver, tout en sueur, et est entré à son tour dans le bureau. Cette fois, ils étaient trois à discuter. Je me rappelle que j'étais nu-pieds et avec une tenue en haillons.
Ils sont tous ressortis, et le nouveau « patron » m'a pris la main. Ensemble, ils m'ont accompagné dans une salle de classe.

Enfin, j'étais heureux ! Heureux d'être dans une salle de classe et de retrouver mon cousin Bile avec qui je partageais tous mes jeux d'enfant.
Ah, je ne savais pas qu'il était venu à l'école !
Bile était mon aîné d'un ou deux ans, mais nous étions si complices, et nous le sommes toujours aujourd'hui.
Bravo et félicitations, Bile, d'avoir réalisé ton rêve d'être un grand planteur. Ton père doit être fier de toi.

À un moment donné, une sonnerie de cloche a retenti. Eh oui, la sonnerie était une vieille jante nue de véhicule, accrochée dans la cour de l'école, que les élèves, sous les instructions des maîtres, allaient faire retentir.
C'était l'heure de la récréation. Je n'avais pas de goûter, l'essentiel pour moi était ma victoire, et j'en étais fier.

À midi, Bile et moi avons pris le chemin de la maison.
J'ai retrouvé mon père dans un état pas très gai.
Je venais de lui donner une charge supplémentaire : *eh oui, il fallait me trouver une tenue d'école, ainsi que les ouvrages.*
Toute la semaine, je fuyais son regard, ainsi que celui de ma mère, que mon père semblait accuser de ne pas m'avoir bien éduqué.

Bonne lecture ! et à vendredi In sha Allah

El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
4ème Adjoint au Maire de Bouafle
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