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mardi 14 avril 2026
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Les Mardis de NK/Présidentielle 2025- Le résultat n’est pas le risque : Le risque c’est nous

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Les Mardis de NK/Présidentielle 2025- Le résultat n’est pas le risque : Le risque c’est nous

Le vote est terminé. Il ne reste plus qu’un inconnu : non pas le nom du vainqueur, mais la réaction du pays face au verdict. L’histoire montre que les démocraties ne se brisent pas lorsqu’on dépose un bulletin, mais lorsqu’une société refuse de rester debout après que le bulletin a parlé.
« Les démocraties ne tombent pas au moment où l’on vote, elles tombent au moment où l’on refuse de survivre ensemble au résultat. »

La Côte d’Ivoire sait ce que coûte l’échec du « lendemain électoral » : les morts qu’aucune victoire ne justifie, les fractures qui mettent une décennie à se refermer, la confiance collective qui se délite plus vite qu’elle ne se reconstruit. Reproduire ce cycle ne serait plus un accident, mais un choix.

Ce n’est pas le dépouillement qui mesure la maturité d’un peuple, c’est la retenue qui suit. Une démocratie ne tient que si quatre choses résistent à la tension : le respect des institutions — même imparfaites ; la retenue stratégique des vainqueurs ; la dignité des perdants ; et le refus, par les citoyens, de transformer la frustration en incendie.
« Ce ne sont jamais les urnes qui provoquent le chaos, mais la manière dont les hommes décident de supporter leur verdict. »

Une élection n’est qu’un événement cyclique. Une nation, elle, doit rester viable le lendemain. Le vote est passé ; ce qui compte désormais n’est pas qui a gagné — mais si nous aurons décidé de rester ensemble malgré ce qui sépare.

Une élection passe. Une nation demeure — ou se perd. Le choix nous appartient.


Norbert KOBENAN

COSO

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