Communiqué

Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

jeudi 11 décembre 2025
sys bannière

Après la déclaration d’utilité publique d’une parcelle à Ahoué- Un collectif prend position et prévient les éventuels acquéreurs

Facebook Twitter LINKEDIN
Après la déclaration d’utilité publique d’une parcelle à Ahoué- Un collectif prend position et prévient les éventuels acquéreurs


Déclaré d’utilité publique et réservé exclusivement à la construction de logements sociaux dans le cadre du Programme présidentiel de logements sociaux et économiques par décret depuis Avril 2025, la mesure concernant le site d’Ahoué, (514 Hectares) et situé dans la région d’Abidjan, sur l’axe Abidjan- Alépé vient de rentrer en vigueur. Du moins, c’est ce que laisse entrevoir un communiqué du Ministère de la construction du logement et de l’urbanisme en date du lundi 11 Novembre 2025.
« Le Ministère de la construction, du logement et de l’urbanisme (Mclu) informe l’ensemble des usagers que le site d’AHOUE, d’une superficie totale de 514 hectares, a été déclaré d’utilité publique par le décret N 2025-233 du 09 Avril 2025. Il constitue désormais une réserve domaniale de l’Etat, exclusivement destinée à la réalisation de logements sociaux, dans le cadre du programme Présidentiel de construction de logements sociaux et économiques. », indique la note du Mclu. Qui va Aussi, le ministère précise que toute vente, cession ou occupation sur ce site est illégale et nulle de plein droit. De même qu’aucune personne physique ou morale, ni aucun groupement n’est habilité à vendre, lotir ou occuper cette réserve de l’Etat, en dehors des promoteurs immobiliers dûment autorisés à cet effet.
Face à cette décision gouvernementale, un collectif d’attributaires appelle au respect des droits fonciers.
C’était lors d’une conférence de presse le vendredi 14 Novembre 2025. Dans une déclaration lue par M. Eric Mobio, secrétaire général du Cafod la presse a été informée sur ce qui oppose l’Etat de Côte d’Ivoire au collectif.
« L’objectif de cette rencontre était de dénoncer les dangers et les conséquences d’une décision jugée unilatérale du ministère de la construction, tout en attirant l’attention sur les risques majeurs que celle-ci pourrait faire causer sur les propriétaires, les acquéreurs et l’ensembles des acteurs impliqués dans la gestion du site d’Ahoué », souligne un document du Cafod dont afrikchallenges.info a reçu copie.
Cette réaction intervient trois jours après la publication d’un communiqué du Mclu, en date du 11 Novembre 2025. Le document informait les usagers que le site d’Ahoué, couvrant une superficie de 514 ha, a été déclaré d’utilité publique par le décret N 2025-233 du 09 Avril 2025. Il devient ainsi, une réserve domaniale de l’Etat, exclusivement destinée à la réalisation de logement sociaux dans le cadre du Programme présidentiel de construction de logements sociaux et économiques », ajoute la note. Le Cafod , qui regroupe les propriétaires et ayants droit d’un espace attribué par le gouvernement ivoirien depuis 1967, s’insurge contre cette décision qu’il juge précipité. Les représentants du collectif rappellent que ces terres ont été légalement octroyées à des bénéficiaires reconnus, dans un contexte où l’extension rapide d’Abidjan et la pression foncière ont engendré de multiples litiges : tentatives de spoliation, procès ou encore de tentatives de conciliation entre les parties.
« Comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas contre le projet du gouvernement. Nous félicitons au contraire Monsieur le Président de la République Alassane Ouattara pour ce programme de logements sociaux qui permettra à de nombreux ivoiriens d’avoir accès à coût abordable. Mais ce projet nécessite des expropriations de détenteurs légalement établis. Les membres du Cafod, qui ont servi ce pays ont reçu légalement ces terres et méritent au minimum une indemnisation équitable conforment à la loi. Nous ne demandons rien d’autre que la mise en place d’un cadre institutionnel garantissant un traitement juste et équilibré. » Précise ladite déclaration.
Ce propos a été renforcé par M. Mobio Eric, Secrétaire général du Collectif : « Tant que la justice ne s’est pas prononcé sur la reconnaissance des droits des membres du Cafod, et en l’absence d’une décision claire du Mclu, nous mettrons tout en œuvre, dans le respect de la loi et ouvert au dialogue, pour bloquer cette procédure injuste. Nous appelons les acquéreurs potentiels à mesurer les risques liés à ce litige, car ils pourraient perdre le fruit d’une vie de travail. »
Une personne ressource proche du Cafod, explique que « l’Etat de Côte d’Ivoire a déclaré la zone d’Ahoué a été déclarée publique après l’avoir cédé à des opérateurs où certains opérateurs ont eu des Acd. Ce qui est tout à fait contradictoire. ( …) Le Cafod sort par derrière, il mène des actions en justice et ils sortent pour faire des pré notations sur ces Acd. Il faut d’abord déclarer le site d’utilité publique, c’est ce qui est logique. Ce qui n’a pas été fait. Il y a vice de procédure et ça ressemble à un arrangement (…) Nous avons des documents que nous allons mettre votre disposition où le ministère reconnait nos droits. Pourquoi cette précipitation de la part du ministère de la Construction, du logement, et de l’urbanisme. »
Ayoko Mensah

sys bannière