Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

samedi 14 février 2026
sys bannière

Exportation de fèves de cacao - Près de 1 million de tonnes de fèves de cacao déjà achetées aux producteurs ivoiriens en moins de 3 mois

Facebook Twitter LINKEDIN
Exportation de fèves de cacao - Près de 1 million de tonnes de fèves de cacao déjà achetées aux producteurs ivoiriens  en moins de 3 mois

Le Conseil du Café-Cacao, régulateur de la filière agricole la plus importante de l’économie ivoirienne, a réussi à remettre sur les rails la saison de commercialisation 2025/26 de cacao et café, débutée le 1er octobre 2025, grâce à des mesures et des décisions vigoureuses. Selon des informations sur le déroulement de campagne principale de commercialisation du cacao, relayées par plusieurs confrères et authentifiées par nos sources au Conseil café cacao, l’application des différentes mesures ont permis le respect du prix garanti bord champ de 2800 fcfa /kg. En effet, après des achats de fèves de cacao en-dessous du prix garanti de 2800 fcfa le kilogramme aux producteurs par certains acheteurs véreux qui profitaient d’un financement bancaire lent et insuffisant les premières semaines de campagne, la campagne de commercialisation de cacao est à présent dans une phase de croisière avec un total de près de 1 million de tonnes de fèves de cacao déjà acheté aux planteurs et livré aux exportateurs dans les ports d’Abidjan et de San Pedro. Pour cette campagne 2025/ 2026, les prévisions de production du Conseil café cacao ainsi que celles des industriels, sont de 1,4 million de tonne jusqu’à fin mars 2026.
L’évolution de campagne principale de commercialisation
À ce jour indique le confrère l’avenir.ci, ce sont donc près de 70% de la production de fèves de cacao que le Ccc a fait acheminer dans les deux ports ivoiriens, soit 2,800 milliards de Fcfa que les producteurs de cacao ont déjà engrangé en seulement 3 mois d’activité. Selon des sources proches du régulateur ivoirien, ces derniers jours, ce sont 410 camions remorques qui ont été déchargés dans les deux ports ivoiriens le lundi 22 décembre et 420 autres camions remorques qui ont déchargé leurs fèves de cacao, le mardi 23 décembre 2025. On note donc une accélération de l’activité dans le secteur, comme d’habitude à pareille moment.
Le Conseil du Café-Cacao, bien que satisfait du déroulement actuel de la campagne 2025/26 de cacao et de café, ne ménage pas ses efforts afin de régler les problèmes éventuels que pourraient rencontrer les acteurs de la chaîne de valeur dont, surtout, les producteurs. Ainsi, les équipes du Ccc sillonnent quotidiennement les campagnes et les villages afin de sensibiliser les producteurs sur le respect du prix garanti de 2800 fcfa/kg fixé par le président de la République Alassane OUATTARA, en reconnaissance des efforts et du travail des producteurs ivoiriens. À titre d’exemple du travail effectué par les équipes du Conseil du Café-Cacao pour le bien être des producteurs, l’arrestation de plus d’une dizaine de personnes condamnées par la justice pour avoir acheté du cacao en-dessous du prix garanti. (Voir encadré )
Cette vague d’arrestation en novembre et en décembre a contribué à mettre un terme à d’autres tentatives de spoliation des producteurs de cacao. Grâce à certaines mesures initiées par le Ccc, la fluidité dans les achats, le transport et les déchargements des fèves de cacao se sont considérablement améliorés et permettent aujourd’hui d’éviter les dépôts/ventes qui contribuent à augmenter le risque de spoliation des planteurs. Même si le Ccc se refuse à toute satisfecit, force est de reconnaître que le régulateur, grâce à des mesures rigoureuses et vigoureuses, a redressé rapidement la barre et a de quoi être satisfait avec plus de 2,800 milliards de francs cfa déjà reçus par les producteurs de cacao. C’est le lieu de rappeler qu’avec la création de l’organisation interprofessionnelle agricole ( Oia) avec, à sa tête, le président Siaka Diakité, les véritables planteurs et producteurs de café-cacao disposent désormais d’une organisation sérieuse et reconnue par le gouvernement et les bailleurs de fonds, pour les représenter et porter leurs revendications.
Avec l’OIA, la cacophonie orchestrée par de pseudos syndicats qui n’ont aucune légitimité ni compétence pour s’exprimer et représenter les producteurs de café cacao doit prendre fin. Mais qui sont ces syndicats indexés ? (Voir encadré)
Ayaoko Mensah
Légende photo : Le port de San pedro, premier port mondial d’exportation de fèves de cacao
Encadré : Non respect du prix bord champs - La traque aux acheteurs indélicats  se poursuit activement
Le vendredi 5 décembre 2025, dans le cadre des missions du Conseil du Café-Cacao visant au respect du prix minimum garanti fixé par l’État, une patrouille composée d'agents du Conseil du Café-Cacao et d'éléments du PCS 10 VERROU 322 a été effectuée dans le village de Péhékanhouébli, dans le Département de Toulepleu, Région du Moyen Cavally.
L’exploitation des renseignements recueillis a permis de procéder à l'interpellation de deux individus pour non-respect du prix minimum garanti bord champ du cacao, commercialisation et exportation illicites de produits agricoles soumis à agrément. Interrogés, les deux mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Ils ont donc été placés en garde à vue dans la chambre de sûreté de la brigade.
S'agissant des suites judiciaires de cette affaire, l'instruction est en cours, le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère instance de Guiglo ainsi que le Procureur près le Pôle pénal financier et économique d'Abidjan ont été saisis. À toutes fins utiles, Le Conseil du Café-Cacao tient à rappeler que, conformément à l’article 17 du décret 2012-1008 fixant les modalités de la commercialisation intérieure du café et du cacao, aucune réfaction n’est autorisée sur le prix d’achat garanti de 1700 Fcfa/kg pour le café et de 2 800 Fcfa/kg pour le cacao pour cette campagne principale de commercialisation 2025/2026.
Ainsi, tout contrevenant à ces dispositions est non seulement passible de poursuites judiciaires, mais s’expose aux sanctions suivantes :
1- Paiement du complément du prix au producteur ;
2- Saisie des tonnages de cacao se trouvant en entrepôt au profit du Conseil du Café-Cacao ;
3- Retrait de l’agrément pour une période de trois (3) ans, sans préjudice des poursuites pénales.
B. M
Encadré : Des syndicats de producteurs donnent de la voix
La plateforme Synapci–Anaproci a tenu le mercredi dernier, une conférence de presse urgente pour alerter l’opinion nationale et internationale sur la grave crise qui paralyse la filière café-cacao. La rencontre a été animée par les deux présidents, Koné Moussa pour Synapci et Kanga Koffi pour Anaproci. L’objectif principal était de dénoncer la gestion catastrophique du Conseil Café-Cacao (Ccc) et de réclamer la démission immédiate de son Directeur général, Brahiman Yves Koné, dans un délai d’une semaine.
Selon les conférenciers, c’est-à-dire, à l’approche des fêtes, de nombreuses familles risquent de ne pas pouvoir célébrer Noël ni le Nouvel An dans des conditions dignes. « Les producteurs sont à l’agonie. Leurs récoltes restent bloquées et leurs familles plongées dans la détresse », ont alerté Koné Moussa et Kanga Koffi. Synapci–Anaproci dénonce une incompétence manifeste du Directeur général du Ccc. Depuis l’ouverture de la campagne cacaoyère, la commercialisation du cacao est pratiquement au point mort. Les producteurs et coopératives sont dans le désarroi pour la plupart, peinant à vendre leurs récoltes ou à percevoir leurs paiements. Le système de vente anticipée, défaillant depuis plusieurs campagnes, a provoqué une instabilité structurelle
Selon la plateforme, la mauvaise anticipation de la commercialisation a créé un déséquilibre dramatique entre production et écoulement. Le blocage administratif et informatique empêche les coopératives d’acheminer leur cacao vers les ports. Le système de vente anticipée, défaillant depuis plusieurs campagnes, a provoqué une instabilité structurelle dont les producteurs paient aujourd’hui le prix fort. Les achats via Transcao sont jugés sélectifs et inéquitables, provoquant des conflits d’intérêts et des tensions entre producteurs.
Sur le terrain, selon les deux intervenants, la situation reste critique : les camions sont immobilisés, les récoltes invendues et les familles subissent retards de paiement et pressions financières constantes. La plateforme exige également : L’intervention directe du Président de la République, Alassane Ouattara, pour prendre des mesures urgentes. La mise en place d’un plan d’urgence immédiat pour résoudre la crise de commercialisation du cacao. La création d’un comité de crise chargé de libérer rapidement les stocks bloqués et de garantir l’accès au marché pour tous les opérateurs disposant de liquidités. Un délai d’une semaine est accordé aux autorités pour satisfaire ces exigences.
Ayoko Mensah

sys bannière