Communiqué

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samedi 17 janvier 2026
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Les Mardis de NK/L’heure des choix - Bâtir la cohésion ou subir les fractures

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Les Mardis de NK/L’heure des choix - Bâtir la cohésion ou subir les fractures

_Il est des moments où une Nation ne juge plus ses dirigeants à l’aune des promesses, mais à la qualité des choix humains qu’ils opèrent. À l’orée de 2026, la Côte d’Ivoire entre dans une phase décisive : celle où la paix doit devenir ressentie, le développement partagé, et la République incarnée. Après les élections, après les discours, vient le temps de la cohésion vécue et des attentes sociales satisfaites.
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La République à l’épreuve de la confiance

La Côte d’Ivoire a traversé l’année 2025 sans rompre. Les Institutions ont tenu, l’ordre constitutionnel a résisté, la stabilité a prévalu. Mais une vérité s’impose désormais : la stabilité politique ne suffit plus si elle ne nourrit pas la confiance sociale.

Phrase-choc :
Un pays peut être stable et pourtant inquiet ; la cohésion commence quand le citoyen se sent respecté.

Le citoyen ivoirien attend moins de grands mots que des gestes concrets : une administration qui écoute, un service public qui fonctionne, une justice qui rassure, une économie qui offre des perspectives réelles à la jeunesse.

L’exécutif face à sa responsabilité sociale

Le prochain gouvernement ne sera pas jugé sur son équilibre politique, mais sur sa capacité à répondre aux urgences quotidiennes.

Eau, électricité, santé, école, emploi, sécurité : c’est là que se jouera la crédibilité de l’action publique.

Le Président Alassane Ouattara est aujourd’hui face à un choix stratégique :
– reconduire des équilibres connus, au risque de l’usure ;
– ou composer une équipe tournée vers la performance sociale et la proximité citoyenne.

Phrase-choc :
On ne gouverne plus seulement avec des projets ; on gouverne avec des preuves.

Assemblée nationale : du rapport de force au rôle de lien

La nouvelle législature ne peut être une simple chambre d’enregistrement. Elle est attendue comme un lieu de respiration démocratique, capable de traduire les préoccupations réelles des populations.

Image : l’Assemblée peut être un mur qui protège la majorité, ou un pont qui relie l’État au peuple.

La cohésion nationale se construira aussi dans la qualité du débat parlementaire, dans la capacité à légiférer pour améliorer la vie quotidienne plutôt que pour régler des comptes politiques.

Phrase-choc :
Une majorité forte n’est utile que si elle sert à renforcer la justice sociale.

Les attentes sociales : le temps de la vérité

La population ivoirienne n’est pas impatiente, elle est lucide. Elle sait ce qui a été fait. Elle sait aussi ce qui reste à faire. Ce qu’elle attend désormais, ce n’est pas l’accumulation des chantiers, mais leur impact réel sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la dignité.

Phrase-choc :
La croissance ne nourrit pas si elle ne descend pas dans les foyers.

La jeunesse, en particulier, attend autre chose que des slogans : des formations utiles, des emplois accessibles, des opportunités crédibles. Une jeunesse sans horizon devient une inquiétude nationale.

Cohésion nationale : réparer sans effacer

Les gestes d’apaisement, de pardon et de réinsertion sont essentiels. Ils rappellent que la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais la capacité à recoudre le tissu social.

Image : une Nation se répare comme un pagne ancien : avec patience, fil après fil.

Mais la cohésion ne se décrète pas. Elle se construit par l’équité, la justice, la reconnaissance et l’exemplarité des dirigeants.

Phrase-choc :
On ne demande pas au peuple d’être uni quand il se sent oublié.

Vers une nouvelle élite de service

L’avenir de la Côte d’Ivoire dépendra de sa capacité à faire émerger une élite nouvelle :
des responsables politiques ancrés dans la réalité sociale et des techniciens capables de parler au peuple.

Image : la République a besoin de mains propres et de cerveaux solides.

Ce n’est plus l’heure des carrières personnelles, mais celle du service public assumé.

La grandeur d’un responsable se mesurera à sa capacité à améliorer la vie des autres, pas à la longévité de sa fonction.

Le choix du sens

À l’aube de 2026, la Côte d’Ivoire se tient à un carrefour. Elle peut choisir la simple gestion de la stabilité, ou décider de transformer cette stabilité en cohésion profonde.

Phrase-choc finale :
La paix durable n’est pas un héritage figé ; c’est une œuvre quotidienne.

Le véritable défi n’est plus de bâtir des routes ou des institutions, mais de réconcilier durablement l’État et ses citoyens.

C’est à cette condition que la Côte d’Ivoire pourra continuer à avancer, non seulement debout, mais ensemble.


Par Norbert KOBENAN

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