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samedi 14 février 2026
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Aquaculture en CI/ Maurice Sawadogo, Pca Interaqua « Nous allons former et créer des champions régionaux. »

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Aquaculture en CI/ Maurice Sawadogo, Pca Interaqua « Nous allons former et créer des champions régionaux. »

La filière aquacole ivoirienne est en plein essor. M. Maurice Sawadogo, le président de l’Interprofession aquacole, nous dresse un bilan et présente les grands chantiers en cours dans la filière. Interview.
Quelle est la différence entre Aquaculture et pisciculture ?
Je suis Maurice Sawadogo, Président du conseil d’administration de l’Interprofession Aquacole ? Interaqua. L’Aquaculture, c’est l’ensemble des élevages dans l’eau. La pisciculture, c’est l’élevage des poissons. Que ce soit la salade ou les crevettes, c’est de l’Aquaculture. Même les algues, c’est l’Aquaculture. En ce qui concerne l’élevage des poissons, c’est la pisciculture.
Comment se porte filière aquacole ivoirienne ?
Nous sommes officiellement 3500 acteurs, seulement au niveau de la pisciculture. Les avons les écloseries qui sont au nombre de 22, au niveau de la fabrication locale des aliments, nous avons trois acteurs. Pendant que les morayeuses et mareyeurs sont au nombre de 300 quand les aménagistes sont 30. Les fabricants de filets et autres, nous en avons 15. Nous sommes organisés en trois collèges des agroindustriels, celui des producteurs et le collège des morayeuses ou mareyeurs.
Quelle est à ce jour le tonnage de la production ivoirienne ?
Nous sommes à 105OOtonnes par an et officiellement. Nous attendons les résultats d’un récemment qui est en cours, pour affiner nos chiffres. C’est très peu et notre défi, de produire plus. Conformément à notre stratégie, nous projetons véritablement décoller à l’horizon 2030. Avec la stratégie que nous sommes en train de mettre en place, nous serons autour de 100 mille tonnes. Quand la Côte d’Ivoire veut, elle le fait.Nous n’étions pas les premiers en Cacao, aujourd’hui, nous sommes premiers. Nous n’étions pas premier producteur de caoutchouc, aujourd’hui, c’est chose faite. Nous sommes certains dans notre filière, le miracle ivoirien va se produire en 2030.
Quelle est la place des jeunes dans cette stratégie nationale ?
Une place de choix avec plein de métiers et de l’espace pour travailler. Nous avons assez de basfond et des plans d’eau pour les jeunes. L’Etat est prêt à les céder pourque les jeunes puissent s’installer et faire l’Aquaculture autrement. Par exemple avec les cages flottantes qui permettent dynamiser la production de poissons de très bonne qualité. Avant nous le faisions en étangs, à ce jour, nous sommes en train d’épouser la nouvelle technologie de production de poissons hors sol qui donne de très bons rendements au mètre cube que les étangs. ( …). Vous voyez avec moi, ces jeunes dames venues de San pedro qui sont venues prendre des informations. Nous allons former les jeunes. Notre objectif, c’est de former et créer des champions régionaux. En réalité, l’aquaculture se pratique partout. Pourvu qu’il ai de bonne qualité. Nous avons la solution, pour réussir. Avec le concours de la recherche. Qui est très dynamique en la matière. Nous sommes passés de cinq écloseries à 22 à ce jour. Sans oublier les différentes souches que nous sommes en train de développer.
Comment se porte l’accompagnement de l’Etat dans cette stratégie ?
A plusieurs niveaux. L’Etat nous ouvre des portes en nous mettant en contact avec les partenaires comme la Banque africaine de développement, ( BAD). L’Etat nous met en contact avec des projets comme le P2CDV financé par la Banque mondiale. Bref, il crée des contacts que nous exploitons pour faire des activités et atteindre nos objectifs. Avec le Programme stratégique de la  transformation  de  l'aquaculture  en Côte d’Ivoire,( Pstaci). C’est tout ceux -là qui nous ouvrent des voies que nous utilisons. Avec Advans par exemple, le Pstaci nous a mis en contact avec un importateur d’aliment, pour bénéficier d’intrants. Avec la signature de la convention, nous allons dans un premier temps bénéficier de 2mille tonnes que nous allons donner à crédit aux aquaculteurs qui vont payer six mois voire un après.
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : « Maurice Sawadogo : « L’Etat nous ouvre des portes en nous mettant en contact avec les partenaires »

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