Image coso
📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1700 Fcfa / Kg
samedi 11 avril 2026
sys bannière

Un seul jeûne, une seule lumière- L ’âme d’une Nation à genoux devant Dieu

Facebook Twitter LINKEDIN
Un seul jeûne, une seule lumière-  L ’âme d’une Nation à genoux devant Dieu

En ces jours rares où le Carême des chrétiens et le jeûne des musulmans marchent ensemble dans le calendrier comme deux fleuves qui se rejoignent, la Côte d’Ivoire reçoit une grâce que l’histoire n’offre pas souvent aux peuples : celle de se souvenir que, avant d’être une terre de débats, elle est une terre de prière.

Car lorsque les ventres se vident au même moment pour Dieu, les cœurs, eux, commencent à se remplir les uns des autres.

Voici le temps où l’homme descend de lui-même pour remonter vers le Très-Haut. Le temps où la faim devient une parole. Le temps où la soif devient une école. Le temps où le silence enseigne plus que les discours.

Le jeûne est le contraire du bruit du monde. Il est la pédagogie divine qui nous apprend que l’essentiel ne s’achète pas, ne se consomme pas, ne se domine pas. Il nous rappelle que l’homme n’est grand que lorsqu’il s’agenouille.

Dans la tradition chrétienne, il est ce désert où le cœur se dépouille pour renaître. Dans la tradition musulmane, il est cette lumière intérieure qui apprend à l’âme la maîtrise d’elle-même. Mais dans les deux chemins, il est la même visitation : celle d’un Dieu qui ne regarde ni nos appartenances ni nos différences, mais la vérité de notre intention.

Car Dieu n’a jamais été le Dieu des murs. Il est le Dieu des ponts.

En cette période où l’homme accepte volontairement d’avoir moins pour laisser Dieu être plus, une nation entière reçoit une leçon silencieuse. Le jeûne nous apprend ce que les programmes politiques ne peuvent pas enseigner : la maîtrise de soi, la patience, le respect de l’autre, la compassion pour celui qui manque du nécessaire.

Quand un riche a faim volontairement, il comprend enfin le pauvre. Quand un homme se prive par amour de Dieu, il découvre que la vraie richesse est dans le partage.

Voilà pourquoi le jeûne est un acte social autant qu’un acte spirituel. Il est la plus grande école de justice intérieure.

Ce temps de pénitence est aussi un temps de vérité. Il nous met face à nos colères, à nos orgueils, à nos paroles qui blessent, à nos indifférences qui tuent lentement. Il nous apprend que le plus grand combat n’est pas contre l’autre, mais contre ce qui en nous empêche d’aimer.

Le Carême et le Ramadan nous disent ensemble que la transformation du monde commence par la transformation de l’homme.

Que ce temps sacré fasse tomber les murs invisibles que nous avons construits entre nous, qu’il guérisse nos mémoires blessées et qu’il fasse de notre diversité une richesse spirituelle.

Car au bout du jeûne, il y a toujours une fête. Et cette fête n’est pas seulement celle de la rupture du jeûne ou celle de la Résurrection. Elle est celle d’un homme devenu nouveau.

Si nous sortons de ce temps avec un cœur plus doux, une main plus ouverte, une parole plus juste, alors la Côte d’Ivoire aura vécu plus qu’une coïncidence religieuse. Elle aura vécu une visitation.


« Dieu n’est pas le Dieu des murs. Il est le Dieu des ponts. »

*PRIÈRE FRATERNELLE*

Dieu de miséricorde,
Toi que nous cherchons dans la diversité de nos chemins,
purifie nos intentions,
apaise nos colères,
fais de nos privations un pain pour les pauvres
et de nos prières un pont entre les cœurs.

Apprends-nous à nous reconnaître frères et sœurs
et à faire de la Côte d’Ivoire une terre de paix.

Amen — Amîn.

Par Norbert KOBENAN

COSO

sys bannière