Les partenaires techniques et financiers se sont engagés le 8 juillet 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à hauteur de 27 820 milliards de Fcfa soit 80 milliards de dollars au terme de la première journée du Groupe consultatif sur le Plan national de développement (Pnd 2026-2030). À l’occasion, le vice-Président de la République, Tiemoko Meyliet Koné, représentant le Chef de l’État, Alassane Ouattara, a exprimé la gratitude de l’exécutif ivoirien à l’ensemble des partenaires qui ont décidé d’accompagner la Côte d’Ivoire sur sa stratégie quinquennale. Tiemoko Meyliet Koné a également promis que le gouvernement s’engage à poursuivre le dialogue avec le secteur privé pour l’amélioration continue du climat des affaires.
« L’État ivoirien tient cette rencontre avec une vision claire, des priorités structurées, des réformes crédibles et des projets porteurs de transformation. En retour, bien évidemment, il attend de l’ensemble des partenaires, des institutions financières et du secteur privé, un accompagnement renforcé, afin de donner à ce nouveau plan, les moyens de sa pleine réussite », a dit le Vice- Président Tiémoko Meyliet
Dans son discours de cadrage, le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, a expliqué aux investisseurs que la Côte d’Ivoire est l’endroit où il faut investir. À la question de savoir pourquoi il faut investir en Côte d’Ivoire, le Chef du Gouvernement a indiqué que « la réponse réside dans la convergence entre notre position stratégique, la solidité de nos fondamentaux, la crédibilité de notre gouvernance et les opportunités qu’offrent la nouvelle phase de notre développement ».
Le Premier ministre a ajouté que le gouvernement poursuivra les réformes destinées à améliorer continuellement le climat des affaires, à renforcer la sécurité juridique des investissements, à moderniser l’action public et à faciliter la réalisation des projets structurants.
Les partenaires techniques et financiers saluent « une vision claire »
Au dire d’Ousmane Diagana, le Groupe de la Banque mondiale s’engagera notamment dans le développement de chaînes de valeurs dans l’agriculture, l’industrie et les services. Mais aussi dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, le capital humain, la mobilisation des capitaux privés, l’intégration des enjeux de résilience économique, de transition énergétique, de transformation numérique et de bonne gouvernance. Il a aussi salué le courage du gouvernement pour avoir sollicité le secteur privé à hauteur de 70,2 % des ressources nécessaires.
Du côté des partenaires techniques financiers, le son est bon et l’accord est parfait. Les présidents des Groupes de la Banque africaine de développement (Bad), Dr Sidi Ould Tah et de la Banque islamique de développement (Bid), Dr Muhammad Sulaiman Al Jasser, se sont également engagés à accompagner le Pnd 2026-2030. L’adhésion de l’Union européenne et du Système des Nations unies a été exprimé respectivement par l’ambassadeur Irchad Razaaly et Amina Muhammed, vice-secrétaire générale.
Selon le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, la première journée des travaux est consacrée aux échanges avec les partenaires au développement autour de la vision du gouvernement, des priorités du Pnd, les conditions de sa mise en œuvre, les panels thématiques, les animations de 48 stands par les structures d’Etat porteuses de projets et d’opportunités d’investissements et les annonces de financement des partenaires au développement. A noter que Pnd 2026-2030 évaluée à 114 838,5 milliards Fcfa d'investissement, dont environ 70 % sont attendus du secteur privé.
Bamba Mafoumgbé
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