La Côte d’Ivoire, leader mondial en matière de production de cacao, produit environ 02 millions de tonnes par an. Ce produit contribue à hauteur de 17 % du Pib et représente 40 % de la main-d'œuvre active. Selon le ministre Koné Bruno Nabagne de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, qui s’exprimait à la cérémonie d’ouverture de la dixième édition des Journées nationales du cacao et du chocolat, le 1er septembre 2026, au Parc des expositions d’Abidjan, « conformément au Programme national de développement(Pnd), 2026- 2030, la Côte d’Ivoire prévoit faire passer le taux de transformation local de son cacao de 43 à 50% d’ici 2030 ».
Un grand chantier dont le la réussite passe en partie par une forte implication de la jeune dans la cacaoculture.
« Le cacao de demain, ce sera aussi la mécanisation, le numérique, la recherche, la transformation, le marketing », a-t-il déclaré. Pour le ministre, l’objectif est de faire de l’agriculture un secteur moderne, attractif et créateur d’emplois pour la jeunesse. « Lorsque nous parlons de jeunesse, d’agriculture et de culture, nous parlons de notre avenir. Nous parlons aussi de l’avenir de notre pays. Produire la fève ne suffit plus. Notre prochaine étape, c’est celle de la valeur », a-t-il souligné.
Revant sur la campagne principale 2026-2027 qui vient de commencer, le prix minimum garanti bord champ du cacao est fixé à 1200 FCFA le kg et le prix du café s’établit à 1300 FCFA le kg. Selon le ministre Bruno Nabagné Koné, le maintien du prix du cacao à 1200 FCfa le kg s'inscrit dans un contexte d'extrême instabilité des marchés internationaux. « Le marché international est caractérisé par une forte volatilité des cours du cacao », a-t-il expliqué.
Pour lui, ce prix est le résultat des conditions de commercialisation de la nouvelle campagne et du niveau de prix auquel les volumes ont été vendus par anticipation. Ces prix intègrent également la volonté du gouvernement de préserver, autant que possible, le revenu et le pouvoir d’achat du producteur, tout en assurant la pérennité de la filière. « Il s’agit d’un prix qui soit financièrement soutenable ».
Le ministre de l’Agriculture a rappelé les défis auxquels la filière est confrontée, notamment le changement climatique, le vieillissement des vergers, la détérioration des sols, les pertes post-récolte, la complexité du marché international. Face à ces défis, a-t-il assuré, le gouvernement et le Conseil Café-Cacao ont mobilisé 280 milliards Fcfa d'appuis directs et 231 milliards de réajustements budgétaires pour favoriser l'évacuation des stocks de cacao.
Réagissant juste après l’annonce de ce prix qui n’est pas du tout enchanteur pour les producteurs ivoiriens, M. Diakité Siaka, président de l’Oia- Café- Cacao, estime que les 1200Fcfa /kg peuvent être payés aux producteurs, c’est une bonne chose. « Nous savons que ce prix est le résultat de plusieurs paramètres liés au marché mondial. Qui n’était pas bon quand la Côte d’Ivoire par rapport à ses engagements internationaux vendait par anticipation 60% de sa récolte. Nous connaissons toute la place que le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara et son gouvernement attachent aux conditions de vie des producteurs ivoiriens. Si le gouvernement pouvait faire mieux, il le ferait. Le marché à commencé à remonter et il faut y croire… », a commenté le président de l’Oia- Café cacao.
Bamba Mafoumgbé
JNCC10/Transformation locale du cacao- Le gouvernement prévoit faire passer le taux de 43 % à 50 % d'ici 2030
Publié le 2 septembre 2026
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