Economie (1465)
Le PND 2026–2030- Bâtir un État fort, durable et influent
mercredi, 11 février 2026 20:52 Written by AdminIl est des moments dans la vie d’une Nation où l’on ne se contente plus de planifier l’avenir.
Il est des moments où l’on choisit ce que l’on veut devenir, et surtout ce que l’on veut laisser.
Le Plan National de Développement 2026–2030 s’inscrit dans ce moment rare.
Il ne vient pas réparer.
Il ne vient pas rattraper.
Il vient consolider, structurer et projeter.
Après les années de reconstruction, après la stabilisation politique et la relance économique, la Côte d’Ivoire entre dans une phase plus exigeante : celle de la maturité étatique.
*Du développement comme réponse au développement comme vision*
Pendant longtemps, notre développement a été guidé par l’urgence : reconstruire, rassurer, investir, rattraper le temps perdu. Cette phase était nécessaire. Elle a produit des résultats visibles.
Mais aujourd’hui, le défi a changé de nature.
La question n’est plus : comment croître ?
La question est devenue : comment durer ?
Le PND 2026–2030 doit être compris comme un projet d’État, et non comme un simple cadre de programmation. Il vise à transformer la réussite économique en architecture durable, et la stabilité politique en force institutionnelle.
__Car les États fragiles échouent par manque de vision._
_Les États mûrs échouent par manque de structuration._
_
Le leadership comme exigence de cohérence
À ce stade de notre trajectoire, le leadership ne se mesure plus à la capacité de décider vite, mais à la capacité d’aligner durablement.
Aligner la vision politique avec l’action gouvernementale.
Aligner les institutions avec les politiques publiques.
Aligner les attentes sociales avec les résultats concrets.
Gouverner aujourd’hui, ce n’est plus maintenir l’équilibre à court terme.
C’est assumer un cap, même lorsqu’il impose des choix difficiles.
_Gouverner aujourd’hui, ce n’est plus maintenir un navire à quai, c’est le conduire avec précision en pleine mer._
Transformer la croissance en prospérité réelle
Notre pays a connu une croissance soutenue. Mais la croissance n’est pas une fin en soi.
Elle n’a de sens que si elle se traduit en emplois, en pouvoir d’achat, en dignité économique.
Le PND 2026–2030 engage la Côte d’Ivoire dans un basculement stratégique :
- de l’exportation brute à la création de valeur locale;
- de l’investissement massif à l’industrialisation ciblée;
- des grands projets visibles à l’économie réelle vécue par les populations.
Une croissance qui ne transforme pas la vie quotidienne fragilise la confiance.
Une prospérité partagée renforce la stabilité.
L’administration publique : le test de la crédibilité
Aucun plan ne réussit sans exécution.
Aucune vision ne se réalise sans une administration efficace.
À ce niveau de maturité, l’administration publique n’est plus un simple outil.
Elle devient le thermomètre de l’État.
Qualité du service public, délais, transparence, évaluation :
c’est là que l’État est jugé, chaque jour, par les citoyens comme par les investisseurs.
_Une administration efficace est une autorité silencieuse :
elle ne parle pas beaucoup, mais elle rassure durablement._
Le capital humain et la cohésion sociale : la stabilité profonde
La Côte d’Ivoire est jeune. C’est une force. Mais une force qui doit être organisée.
Former, soigner, insérer, reconnaître :
le capital humain n’est pas une politique sociale, c’est une politique de puissance.
Et la cohésion sociale n’est pas un slogan.
Elle est une infrastructure invisible sans laquelle la stabilité devient fragile.
Une Nation tient debout lorsque chacun a le sentiment d’avoir une place dans l’édifice.
Institutions fortes et héritage de l’État
Le véritable test d’un État fort n’est pas ce qu’il accomplit aujourd’hui,
mais ce qui lui survit demain.
Des institutions crédibles, un Parlement vivant, une justice respectée, des règles prévisibles : voilà le véritable héritage d’un leadership responsable.
Les routes se dégradent.
Les plans s’achèvent.
Les hommes passent.
Mais les institutions demeurent — ou disparaissent.
Sécurité et diplomatie : de la stabilité à l’influencz
Dans un environnement régional instable, la stabilité ivoirienne est devenue un actif stratégique.
La sécurité n’est plus seulement intérieure.
Elle est régionale, économique, sociale, diplomatique.
La Côte d’Ivoire n’a pas vocation à être une forteresse.
Elle a vocation à être un pôle de stabilité, de dialogue et d’influence.
Dans une région agitée, les États durables deviennent des phares.
Un pari sur la durée
Le PND 2026–2030 n’est pas un plan de plus.
Il est un pari sur la maturité de l’État ivoirien.
Il nous pose une question simple, mais exigeante :
voulons-nous seulement réussir aujourd’hui,
ou voulons-nous organiser notre réussite pour demain, après les urgences, après les cycles, après les hommes ?
Si nous activons ces leviers avec discipline, cohérence et constance,
la Côte d’Ivoire peut franchir un seuil historique :
devenir non seulement une réussite économique,
mais une référence africaine de construction étatique durable et de puissance responsable.
Phrase de clôture
Les grandes nations ne se distinguent pas par l’éclat de leurs succès immédiats,
mais par leur capacité à transformer le succès en héritage.
Par Norbert KOBENAN
EBONY 2026- ASSANA GUEYE, Journaliste à Radio Treichville, remporte le prix spécial Agl pour la promotion des transports
mercredi, 11 février 2026 15:33 Written by Admin
AGL et ses entités en Côte d’Ivoire ont pris part, le 7 février 2026 à Yamoussoukro, à la 27ᵉ Nuit des Ebony, cérémonie annuelle de distinction des meilleurs journalistes ivoiriens, organisée par l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). À cette occasion, AGL a décerné son Prix spécial Ebony pour la promotion des transports à Assana Gueye, journaliste et productrice à Radio Treichville, pour son reportage intitulé « Paiements électroniques : vers plus d’harmonie entre chauffeurs et passagers en Côte d’Ivoire », consacré aux enjeux de la digitalisation dans le secteur des transports.
À travers une analyse approfondie et rigoureusement documentée, ce travail journalistique apporte un éclairage pertinent sur une problématique majeure en Côte d’Ivoire : celle de la petite monnaie, souvent source de tensions entre chauffeurs et passagers. La digitalisation apparaît ainsi comme une solution concrète pour apaiser les interactions du quotidien, en réduisant les incompréhensions et les pertes de temps. Cette distinction s’inscrit dans le cadre du partenariat engagé depuis 2014 entre AGL et l’UNJCI, en faveur du développement des médias et de la valorisation d’un journalisme de qualité. Ce partenariat se traduit notamment par le statut de partenaire officiel de la Nuit des Ebony, le soutien de l’UNJCI à plusieurs initiatives d’AGL, dont le Prix AIPS, l’organisation de visites des installations d’AGL, ainsi que des actions communes en faveur du développement durable, telles que des opérations de plantation d’arbres. Grâce à cette collaboration de confiance, l’implication des journalistes dans les activités d’AGL s’est considérablement renforcée, permettant aujourd’hui la production de près de 1 000 articles par an, consacré au secteur du transport et la logistique sur le périmètre de la Côte d’Ivoire. « En récompensant les journalistes pour la qualité de leur travail sur les enjeux du transport et de la logistique, AGL encourage la production d’une information fiable, indispensable à la compréhension des transformations économiques et logistiques de notre pays. AGL réaffirme ainsi sa confiance aux médias ivoiriens dans le traitement et la diffusion des sujets d’intérêt majeur, au cœur du développement économique de la Côte d’Ivoire », a déclaré Asta-Rosa Cissé, Directrice régionale d’AGL en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. À travers sa participation à la Nuit des Ebony 2026, AGL confirme son engagement en faveur de l’excellence journalistique et de la promotion d’un journalisme responsable, au service de la croissance économique de la Côte d’Ivoire. À propos d’AGL en Côte d’Ivoire AGL est l’opérateur logistique multimodal de référence en Afrique, offrant des solutions logistiques globales, sur mesure et innovantes à ses clients africains et internationaux. L’entreprise fait désormais partie du Groupe MSC, 1er armateur mondial. Présent en Côte d’Ivoire dans la logistique et le transport (AGL Côte d’Ivoire), le transport ferroviaire (Sitarail), la réparation navale (Carena) et la manutention portuaire à travers Abidjan Terminal et Côte d’Ivoire Terminal, AGL emploie aujourd’hui plus de 8 000 collaborateurs ivoiriens à travers notamment ses agences à Abidjan, San Pedro, Bouaké, Noé, Ferkessédougou et Ouangolodougou.
B. M
EBONY 2025 /Prix sectoriel de la lutte contre la fraude- La CIE honore un journalisme d’impact
mercredi, 11 février 2026 12:07 Written by AdminPartenaire historique du Week-end des Ebony, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) a pris part à la 27ème édition 2025 de cet événement majeur du paysage médiatique ivoirien, organisé à l’Hôtel Président du 6 au 8 février 2026. À travers cette participation, la CIE réaffirme son positionnement d’entreprise citoyenne, résolument engagée dans la lutte contre la fraude sur l’eau et l’électricité : deux enjeux majeurs qui impactent à la fois la sécurité des populations, la continuité du service public et la préservation des ressources nationales.
La lutte contre la fraude, un enjeu stratégique pour la CIE.
La fraude sur les réseaux d’eau et d’électricité demeure un défi structurel aux conséquences multiples : Risques accrus d’accidents électriques et sanitaires ; Dégradation des infrastructures ; Pertes financières significatives pour la collectivité ; Baisse de la qualité du service pour les usagers respectueux des règles.
Face à ce fléau, la CIE a mis en place des dispositifs de prévention, de contrôle et de sensibilisation, faisant de la lutte contre la fraude l’un des piliers de sa stratégie opérationnelle et citoyenne.
Des actions de terrain en marge du Week-end des Ebony
En marge de l’événement, du 6 au 8 février 2025, les équipes du département Lutte contre la Fraude de la CIE ont mené une série d’actions de proximité dans la ville de Yamoussoukro et ses environs, notamment À Séman, village situé à 12 km de Yamoussoukro et à l’INPHB.
D’abord le vendredi 6 février, en collaboration avec la SODECI, les équipes de la CIE ont animé des séances d’échanges avec les populations de Séman autour : des formes courantes de fraude sur l’eau et l’électricité ; des conséquences humaines, économiques et techniques de ces pratiques et des comportements responsables à adopter pour préserver les réseaux.
Ces échanges, jugés riches et pédagogiques, ont été vivement appréciés par les populations, qui ont salué l’initiative citoyenne de la CIE et son approche de proximité.
Ensuite le lendemain samedi 7 février, les équipes ont mis le cap sur l’INPHB ou les actions se sont poursuivies avec une cible stratégique : les étudiants, futurs ingénieurs et décideurs.
Les Objectifs de ces sessions sont : Sensibiliser aux enjeux techniques et économiques de la fraude ; Expliquer les mécanismes modernes de détection et de prévention ; Encourager une culture de responsabilité et d’éthique professionnelle.
Également très appréciée par les étudiants et le corps encadrant, cette séance a été l’objet d’échanges constructifs sur le sujet jugé d’une importance pour les participants
Point d’orgue de ce weekend, la CIE a procédé à la remise du Prix sectoriel de la lutte contre la fraude sur l’électricité à Bamba Mafoumgbé, journaliste et fondateur du média en ligne AfrickChallenges.info, lors de la Cérémonie de remise des prix des EBONY qui eu lieu le samedi soir dans les jardins de l’hôtel Président. Le prix a été remis par Renier Stéphane, Directeur Général Adjoint du Groupement des Services Eau et Électricité de la CIE, représentant le Directeur général.
Cette distinction récompense son traitement du thème : « Fraude sur le réseau électrique – Quand les compteurs intelligents prépayés et les sanctions font tomber l’impact à environ 23 milliards de FCFA ».
À travers ces actions, la CIE confirme son rôle d’acteur clé du service public et sa volonté de travailler avec les médias, les populations et le monde académique ;
Son engagement constant pour un accès équitable, sécurisé et durable à l’eau et à l’électricité.
La participation de la CIE au Week-end des Ebony 2025 s’inscrit ainsi dans une démarche globale : informer, sensibiliser, responsabiliser, pour lutter efficacement contre la fraude et renforcer la confiance des citoyens
Ayoko Mensah
Mining Indaba 2026 - La Côte d'Ivoire présente son potentiel minier aux investisseurs
mardi, 10 février 2026 20:38 Written by AdminÀ l'occasion de la deuxième journée du forum Mining Indaba, la Côte d'Ivoire a consacré ce mardi 10 Février 2026 à Cape Twon, en Afrique du Sud, une séance dédiée à la promotion de son secteur minier. Plus d'une centaine de participants, dont plusieurs investisseurs internationaux, ont pris part à cette rencontre articulée autour d'une présentation institutionnelle, d'un panel de discussion et de témoignages d'entreprises opérant dans le pays.
Dix ans de croissance et de structuration du secteur
La présentation, intitulée « 10 ans de Croissance Minière : Résultats d'une Gouvernance multipartite », a été assurée par Seydou Coulibaly, Directeur Général des Mines et de la Géologie. Celui-ci a rappelé que la dernière décennie a constitué une période de croissance soutenue, mais aussi de renforcement institutionnel du secteur minier ivoirien, avec un volume d'investissements cumulé de plus de 2 000 milliards de francs CFA.
Selon Seydou Coulibaly, ces résultats sont le fruit d'une gouvernance multipartite fondée sur la transparence. Il a indiqué que la Côte d'Ivoire est classée par le Fraser Institute, pour les années 2022, 2023 et 2024, comme la meilleure juridiction minière d'Afrique de l'Ouest, la première destination de la sous-région pour l'investissement minier, et figure dans le top 10 des juridictions les plus attractives du continent africain. Le pays est en outre reconnu comme l'un des meilleurs endroits au monde pour la construction d'une mine d'or, comme en atteste la présence d'une dizaine de compagnies minières de rang international sur son territoire.
Des atouts structurels et un potentiel géologique confirmé
Le Directeur Général des Mines et de la Géologie a également mis en exergue un ensemble de facteurs favorables à l'investissement : la stabilité politique, un indice de sécurité nationale de 1,2 en 2024, des infrastructures modernes, une offre énergétique disponible et des ressources humaines qualifiées.
Sur le plan géologique, il a précisé qu’avec 35 % des roches birimiennes de l’Afrique de l’ouest, la Côte d’Ivoire est riche en or et en autres commodités ; 18,6 % des formations archéennes contiennent des métaux de base. Mieux des indices de la plupart des minéraux recherchés ont été identifiés sur le territoire national.
Un parc minier en expansion un cadre réglementaire en cours de modernisation
La Côte d'Ivoire compte à ce jour 19 mines en production, réparties comme suit : 13 mines d'or, 4 mines de manganèse, une mine de bauxite et une mine de nickel. Coulibaly a également signalé l'existence d'autres substances minérales d'intérêt, notamment le chrome, le coltan, le lithium, le cuivre, le cobalt, le molybdène, le diamant et le fer.
Le Directeur Général a par ailleurs évoqué les réformes en cours visant à renforcer l'attractivité du cadre juridique et institutionnel. Il a cité la révision du code minier, la modernisation du cadastre minier au service de la transparence, la participation active du pays à l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ainsi que la conformité aux principes et exigences du Processus de Kimberley.
Bien avant cette intervention, Son Excellence Sakaria Koné, ambassadeur de Côte d'Ivoire en Afrique du Sud, représentant Sangafowa-Coulibaly, Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie a exhorté les investisseurs à découvrir et à rejoindre un modèle ivoirien où la rentabilité de l’investissement s’inscrit dans un cadre de partenariat : un cadre où l’État, le secteur privé et les communautés locales avancent ensemble, dans le respect des standards environnementaux et sociaux, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable. « Je vous encourage à saisir cette opportunité pour ouvrir des perspectives, renforcer vos réseaux et nouer des alliances stratégiques. (…) la Côte d’Ivoire n'est pas seulement prête pour l'investissement ; elle est prête pour des partenariats à long terme, capables de construire les mines de demain – des mines plus compétitives, plus responsables et plus inclusives », a-t-il indiqué.
Quant à Arnaud Kouassi, Conseiller Technique, chef de la délégation ivoirienne, il a rappelé pour conclure que « la Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme une destination minière crédible, compétitive et stable. ».
La délégation ivoirienne a donné rendez-vous aux investisseurs à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour le SIREXE 2026, prévu du 18 au 22 novembre 2026, pour passer du dialogue à l’action, dans les mines, mais aussi dans le pétrole et l’énergie.
Cette journée a enregistré la présence de Jean-Luc Assi, président du conseil d’administration de la Sodemi, du GPMCI (Groupement des Miniers de Côte d’Ivoire), des opérateurs privés intervenant dans la chaîne des valeurs en Côte d’Ivoire.
B. Mafoumgbé avec Sercom
Les Mardis de Nk/PND 2026–2030 – Les leviers de la Grande Côte d’Ivoire
lundi, 09 février 2026 19:29 Written by Admin
Depuis plus d’une décennie, la Côte d’Ivoire s’est imposée comme l’un des pôles de croissance les plus résilients d’Afrique de l’Ouest. Dans un environnement régional marqué par les ruptures politiques, les fragilités sécuritaires et les chocs macroéconomiques, le pays a su maintenir une trajectoire relativement stable, adossée à une croissance soutenue et à un effort d’investissement public sans précédent.
Mais le Plan National de Développement (PND) 2026–2030 marque un changement de nature. Il ne s’agit plus de reconstruire ni de rattraper, mais de consolider, de transformer et surtout d’institutionnaliser les acquis. Autrement dit, le défi n’est plus la croissance en soi, mais sa traduction durable en puissance économique, cohésion sociale et maturité étatique.
Le PND ouvre ainsi une nouvelle séquence : celle du passage d’un État performant par impulsion politique à un État solide par architecture institutionnelle.
Premier levier : le leadership politique et la clarté stratégique
À ce stade de développement, le leadership politique ne se mesure plus à la capacité de gérer des équilibres électoraux ou de préserver des compromis conjoncturels. Il se mesure à la capacité d’alignement stratégique entre vision, politiques publiques et exécution.
La Côte d’Ivoire entre dans une phase où la cohérence de l’action publique, la discipline institutionnelle et la continuité des politiques comptent davantage que les arrangements symboliques. Le prochain cycle gouvernemental sera jugé non sur sa composition, mais sur sa capacité à produire des résultats tangibles en matière de services publics, de sécurité, d’emploi et de transformation économique.
Métaphore : gouverner aujourd’hui, ce n’est plus maintenir un navire à quai pour éviter les vagues, mais le conduire avec précision en pleine mer, en assumant le cap et la houle.
Les trajectoires du Rwanda, du Maroc ou du Vietnam montrent qu’à ce niveau de maturité, la réussite repose sur une coordination exécutive forte, une hiérarchisation claire des priorités et une culture assumée du résultat.
Deuxième levier : la transformation économique au-delà des chiffres
La performance macroéconomique ivoirienne est largement reconnue. Mais la question centrale devient désormais : comment transformer la croissance en prospérité vécue ?
Le PND 2026–2030 met l’accent sur l’industrialisation, la transformation locale, la montée en gamme des filières agricoles et le développement des PME. L’exportation massive de matières premières brutes atteint ses limites, non seulement économiques, mais aussi sociales et politiques.
Image : une croissance sans transformation est une pluie qui n’arrose que les toits.
Les expériences du Maroc dans l’automobile, de la Malaisie dans l’agro-industrie ou de l’Éthiopie avec ses parcs industriels confirment qu’aucune émergence durable n’est possible sans création de valeur locale, diffusion de l’emploi et intégration du tissu productif national. La Côte d’Ivoire ne fait pas exception à cette loi du développement.
Troisième levier : la capacité administrative et l’efficacité de l’État
Les plans de développement échouent rarement par défaut de vision. Ils échouent le plus souvent par faiblesse d’exécution.
Le PND accorde à juste titre une place centrale à la qualité du service public, à la modernisation administrative et à la digitalisation. À ce niveau de maturité, citoyens, investisseurs et partenaires internationaux jugent l’État non à ses intentions, mais à sa capacité à délivrer.
Métaphore : l’administration est la colonne vertébrale de l’État ; lorsqu’elle se fragilise, tout l’édifice vacille.
Les réformes conduites en Estonie, en Géorgie ou à Singapour montrent que l’efficacité administrative, la transparence et l’évaluation permanente sont devenues des facteurs directs de compétitivité nationale, au même titre que les infrastructures ou la fiscalité.
Quatrième levier : le capital humain comme infrastructure stratégique
Aucune nation ne consolide son développement sans investir durablement dans son peuple.
Éducation de qualité, formation professionnelle alignée sur l’économie réelle, accès équitable à la santé : ces investissements ne relèvent pas de la politique sociale au sens strict, mais du cœur même de la stratégie économique.
Sagesse : on peut importer des technologies, jamais une intelligence collective formée.
Le Cap-Vert et la Corée du Sud illustrent comment l’investissement constant dans le capital humain permet de dépasser des contraintes structurelles et de soutenir une croissance de long terme, inclusive et résiliente.
Cinquième levier : la cohésion sociale comme facteur de stabilité
La stabilité politique sans confiance sociale reste fragile.
Le PND reconnaît que la cohésion nationale n’est pas un slogan, mais une variable stratégique du développement. Réduction des inégalités territoriales, accès équitable aux services publics, justice sociale visible : ces éléments conditionnent la durabilité du modèle ivoirien.
Métaphore : une Nation se répare comme un tissu ancien, fil après fil, sans précipitation ni brutalité.
Les pays nordiques ont démontré qu’équité sociale et compétitivité économique ne sont pas contradictoires. Pour la Côte d’Ivoire, l’inclusion est à la fois un impératif de stabilité et un choix politique structurant.
Sixième levier : des institutions plus fortes que les individus
Le véritable test d’un leadership réside dans ce qui survit aux hommes.
Crédibilité judiciaire, Parlement fonctionnel, règles respectées, prévisibilité réglementaire : ces éléments sont essentiels pour rassurer investisseurs, partenaires et citoyens.
Sagesse politique : les États solides sont ceux qui continuent de fonctionner lorsque les dirigeants changent.
Les exemples du Botswana ou du Ghana montrent que la continuité institutionnelle est un socle de développement durable, bien plus robuste que la personnalisation du pouvoir.
Septième levier : sécurité et diplomatie dans un environnement régional instable
Dans un Sahel en recomposition sécuritaire, la stabilité ivoirienne constitue un atout géopolitique majeur.
Sécurité intérieure, coopération régionale, diplomatie économique et médiation politique deviennent des composantes directes du développement.
Métaphore : dans un environnement turbulent, les États qui réussissent deviennent des phares, pas des forteresses.
Du récit de croissance à l’État mature
Le PND 2026–2030 n’est pas seulement un document de planification.
Il constitue un test de maturité étatique.
La Côte d’Ivoire se situe à la frontière entre la phase de rattrapage et celle de la consolidation. Le véritable enjeu n’est plus de croître, mais de structurer le progrès, partager la prospérité et institutionnaliser la stabilité.
Si les leviers sont activés avec cohérence – leadership, transformation économique, efficacité administrative, capital humain, cohésion sociale, institutions et diplomatie – la Côte d’Ivoire peut passer du statut de réussite post-crise à celui de référence continentale en matière de construction étatique durable.
Phrase de clôture
Les grandes nations ne se distinguent pas par l’ampleur de leurs ambitions, mais par la discipline avec laquelle elles alignent vision, institutions et peuple dans la durée.
Par Norbert KOBENAN
Souveraineté énergétique de l’Afrique/Le président Sangafowa-Coulibaly (APPO)- « La priorité est de rouvrir les vannes du financement »
lundi, 09 février 2026 10:08 Written by Admin
Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, qui préside depuis le début de l’année l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO), livre sa lecture des défis énergétiques du continent. Entre raréfaction des financements, transition climatique et impératif de sécurité énergétique, il défend une approche qu’il qualifie de « climato-réaliste » et détaille la stratégie africaine pour relancer l’exploration pétrolière et reprendre la main sur la chaîne de valeur.
L’enjeu est immédiat. Depuis plusieurs années, l’exploration et le développement de nouveaux gisements africains pâtissent d’un assèchement des financements, touchant aussi bien les majors, les opérateurs juniors et les États. Pour le président en exercice de l’APPO, la priorité est donc de rouvrir les vannes du financement, condition sine qua non pour enrayer le recul de la production et sécuriser l’offre énergétique du continent. La tendance, selon lui, commence à s’inverser : certaines institutions financières internationales amorcent un assouplissement de leurs critères, laissant entrevoir une fenêtre d’opportunité dès 2026.
Mais l’argent ne suffit pas. Mamadou Sangafowa-Coulibaly insiste sur la nécessité de cadres réglementaires stables, transparents et prévisibles. Si les compagnies pétrolières vont là où se trouvent les ressources, et l’Afrique en regorge, elles exigent aussi une visibilité juridique et fiscale. C’est sur ce terrain que l’APPO entend intensifier son action auprès de ses 18 États membres, de l’Algérie à l’Afrique du Sud, afin d’harmoniser les pratiques et restaurer la confiance des investisseurs.
La question sécuritaire demeure toutefois un facteur clé. Les conflits internationaux et régionaux ont rappelé la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement énergétiques, comme l’a illustré la guerre en Ukraine. Pour le ministre ivoirien, la réponse passe à la fois par des investissements dans les infrastructures de stockage et de transport, et par un renforcement de l’offre locale. Sans stabilité politique et sécuritaire, concède-t-il, aucun développement durable n’est possible ; un combat qui relève aussi bien des États que de l’Union africaine et des organisations régionales.
Au cœur de cette stratégie se trouve la Banque africaine de l’énergie (BAE), projet longtemps annoncé et récemment matérialisé par la réception de son siège provisoire à Abuja. Pour Sangafowa-Coulibaly, la BAE rentre désormais dans sa phase décisive. Une dernière ratification est attendue pour permettre la tenue d’une assemblée générale, la mise en place du conseil d’administration et le recrutement de l’équipe dirigeante. Objectif affiché : une institution pleinement opérationnelle d’ici la fin de l’année.
Sur le fond, le discours du ministre tranche avec certains dogmes dominants. « L’Afrique n’est pas climatosceptique, mais climato-réaliste », martèle-t-il. L’exploitation des fossiles n’exclut pas, selon lui, une trajectoire compatible avec les objectifs climatiques, notamment à travers des projets à faible empreinte carbone, à l’image du champ Baleine en Côte d’Ivoire.
Au-delà des chiffres et des institutions, Mamadou Sangafowa-Coulibaly porte une ambition politique : faire entendre la voix de l’Afrique sur la scène énergétique mondiale. Participation accrue aux grandes conférences internationales, alignement avec la position de l’Union africaine, affirmation d’une trajectoire propre. Pour le ministre ivoirien, l’enjeu est clair : l’énergie doit cesser d’être une rente exportée pour devenir un moteur de développement endogène.
Dans un monde en recomposition énergétique, l’Afrique joue peut-être l’une de ses dernières cartes stratégiques. Et à la tête de l’APPO, Mamadou Sangafowa-Coulibaly entend bien la jouer avec pragmatisme, ambition et lucidité.
Bamba M.
Ebony 2025 à Yamoussoukro-afrikchallenges.info doublement primé ; BAMBA MAFOUMGBE meilleur journaliste en économie …..
lundi, 09 février 2026 05:52 Written by AdminEn2024, le site d’informations économiques, www.afrikchallenges. info, a été sacré meilleur site de la presse numérique aux Ebony, lors de la nuit de l’excellence à Yamoussoukro. En 2025, ce site référencé Google, a été doublement primé sur les bords des lacs aux Caïmans de Yamoussoukro. Son rédacteur en chef et fondateur, Bamba MAfoumgbé, a non seulement été, le 07 Février 2026, sacré meilleur journaliste en Economie, mais aussi meilleur dans la lutte contre la fraude sur le réseau électrique ivoirien. Une pratique pernicieuse combattue aussi bien par la compagnie ivoirienne d’électricité(CIE), que par le gouvernement ivoirien. A ce jour, la fraude fait perdre au secteur, environ 23 milliards de Fcfa.

Sans oublier bien d’autres effets sur la qualité de l’électricité fournie aussi bien aux ménages qu’aux entreprises ténues au quotidien par les champions nationaux, qui n’ont pas été oubliés dans nos reportages, interviews et dossiers publiés.
Avec les compteurs électriques à prépaiement intelligents, les textes pour sensibiliser et réprimer, il faut y aller. Ces prix sont les vôtres.

Merci à toutes l’équipe rédactionnelle, aux contributeurs dont le doyen Kobénan Norbert et l’équipe technique. Merci à nos partenaires et aux lecteurs. Ensemble continuons le combat pour une presse professionnelle et de qualité en Côte d’Ivoire.
Merci à Dieu, le Tout Puissant Allah : LA HAWLA,WA LA QUWATA ILLA BILLA.(Il n’y a de force, ni de puissance, qu’en Allah)
Bamba Mafoumgbé
Jnpca 2026- Huit conventions majeures signées à Yamoussoukro
samedi, 07 février 2026 15:32 Written by Admin
Signature de huit conventions majeures au profit des producteurs et acteurs des filières À l’occasion de la deuxième édition des Journées Nationales du Producteur du Coton, de l’Anacarde et du Karité (Jnpca), ténues les 06 et 07 février 2026, une étape décisive pour le développement agricole ivoirien a été franchie. Le vendredi 6 février, le Conseil Coton Anacarde Karité a scellé son engagement pour l'avenir à travers la signature de huit conventions stratégiques. Ces accords visent non seulement à renforcer la protection sociale des acteurs ruraux que sont les producteurs, mais aussi à transformer durablement les zones de production par des infrastructures socioéconomiques de pointe. Une protection sociale et une compétitivité accrue Les deux premières conventions jettent les bases d'une économie agricole plus résiliente et structurée : Santé pour tous : Un accord-cadre avec l'IPS-CNAM définit les modalités de prise en charge des cotisations pour garantir un accès effectif à la Couverture Maladie Universelle (CMU) aux producteurs de coton, de l'anacarde et du karité.
Rayonnement international : Un protocole d'accord avec Côte d'Ivoire Export (CI-EXPORT) vise à renforcer la compétitivité des entreprises exportatrices et à promouvoir les produits dérivés sur les marchés mondiaux. Le secteur privé au service du développement communautaire (2026-2031)
L'une des particularités de cette édition est l'implication massive des acteurs industriels dans le développement local sur la période 2026-2031.
Six partenaires majeurs se sont engagés dans des projets de réalisation participative dans les zones de production de noix de cajou : Valency International Trading : Construction d'une école par an sur 5 ans. Dorado Ivory SA : Construction d'infrastructures mixtes : centres de santé, écoles et forages. Tan Ivoire : Construction annuelle d'un forage et d'un magasin de stockage.
Diaoune & Frères SA : Réalisation de dix (10) forages (Hydrauliques Villageoises Améliorées) avec bornes fontaines.
OIA Anacarde : Projet éducatif d'envergure : finition de 2 écoles et construction d'une école en 2026, suivies de 2 écoles par an dès 2027. Chaque kit inclut 6 classes, cantine, et logement de fonction. Anagroci : Construction de quinze (15) forages améliorés pour les communautés. erspectives et impacts attendus Ces conventions marquent un tournant dans la gestion des filières coton et anacarde. Au-delà de la simple production, l'accent est mis sur : La Transformation structurelle : En facilitant l'accès à l'eau potable et à l'éducation, ces projets luttent contre la précarité et favorisent la fixation des populations dans les zones rurales. L'Industrialisation : La présence de leaders comme Dorado Ivory SA ou OIA Anacarde (interprofession regroupant producteurs et transformateurs) assure une meilleure intégration de la chaîne de valeur. La Durabilité : L'engagement sur une période de cinq ans (2026-2031) garantit une continuité dans les investissements et une amélioration tangible du cadre de vie des producteurs. En signant ces accords à Yamoussoukro, le Conseil Coton Anacarde Karité et ses partenaires privés affichent une ambition claire : faire de la Côte d'Ivoire non seulement un leader en volume de production, mais aussi un modèle de développement agricole inclusif et social
Source : Jnpca 2026
Légende photo La Direction générale du Conseil coton anacarde karité a signé plusieurs conventions de partenaires
Technologie et mobilité- RIMCO MOTORS lance de nouvelles marques de véhicules à Abidjan
samedi, 07 février 2026 06:55 Written by AdminLe distributeur officiel de la marque KIA en Côte d’Ivoire, RIMCO MOTORS, a procédé au lancement de nouvelles marques de véhicules, notamment TASMAN, Haval H6, Haval H7, HAVAL, TANK700 et GWM, le jeudi 05 février 2026, à son siège situé à la Zone 3 de Treichville. La cérémonie a réuni des représentants de la presse nationale, de nombreux opérateurs économiques ainsi que l’ensemble de l’équipe dirigeante et technique de RIMCO MOTORS.
Depuis près de 80 ans, la marque KIA revendique plus de trois millions de véhicules vendus à travers le monde, grâce à un positionnement axé sur le design moderne, la performance et l’innovation technologique. À l’occasion de cet événement, les responsables de ce concessionnaire ont présenté, tour à tour, les différentes marques et modèles nouvellement introduits sur le marché ivoirien.
Les véhicules exposés se distinguent par leur style baroudeur et moderne, leur gamme variée et leurs équipements de dernière génération, notamment des chargeurs sans fil, un écran intérieur de 14 pouces, ainsi que des finitions haut de gamme, dont une élégante teinte blanc perlé.
Le modèle TANK 700, particulièrement remarqué, se présente comme un véhicule imposant à caractère sportif. Doté d’une puissance de 500 chevaux, il ambitionne de rivaliser avec les grands constructeurs japonais et américains du segment haut de gamme.
L’introduction de ces véhicules électriques et de nouvelle génération s’inscrit dans une dynamique de renouvellement du parc automobile ivoirien et de lutte contre la pollution de l’air, causée en grande partie par les véhicules anciens.
Pour rappel, l’État de Côte d’Ivoire a interdit, depuis 2018, l’importation de véhicules de plus de cinq ans, une mesure visant à améliorer la sécurité routière et à réduire l’impact environnemental du transport automobile.
Koné de Sayara
Jnpca2026- Le Premier ministre Robert Beugré Mambé invite à une plus grande valorisation des sous-produits de l’anacarde
vendredi, 06 février 2026 22:16 Written by AdminLa Fondation Félix Houphouet Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukrou abrite, depuis vendredi 06Février 2026, la deuxième édition des Journées nationales des producteurs du coton, anacarde et karité( Jnpca). A l’ouverture desdites journées, le Directeur général du Conseil du Coton anacarde karité, M. Berté Mamadou, par ailleurs commissaire général des Jnpca, a dit merci aux producteurs et aux partenaires de l’évènement pour leur grande mobilisation.
Aussi, il n’a pas manqué de rendre un hommage mérité au Président Alassane Ouattara, pour son appui constant à la filière. Avant d’émerger les performances enregistrées aussi bien par la filière coton que l’anacarde et depuis ces dernières années, au karité. Un fait majeur à retenir, le Conseil coton anacarde karité a signé une convention avec l’Institution de prévoyance – Caisse nationale assurance maladie( Ips- Cnam) en vue de la prise en compte désormais de plus de 22 mille producteurs de coton et anacarde dans les prestations de la Couverture assurance maladie, ( Cmu). L’acte de mariage a été signée par les Dg Berté Mamadou et Karim Bamba de l’Ips-Cnam. Il convient de préciser que quatre producteurs sur les 22 mille déjà titulaire d’une carte de producteur à la suite d’une phase pilote de recensement ont reçu symboliquement, leur carte Cmu.
A terme, le projet cible tous les producteurs. Une mesure chaleureusement accueillie par les producteurs qui ne demandaient pas mieux. Le Koné Bruno de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, a rassurer les producteurs d’anacarde et de coton de la solidarité du gouvernement ivoirien qui ne ménage aucun effort, pour le bien-être des acteurs du monde rural.
Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a exhorté les acteurs de la filière cajou à explorer toutes les potentialités de ce trésor national. Au nom du Président, il a insisté sur une valorisation intégrale de la noix de cajou, de sa pulpe à ses dérivés, pour booster la productivité et l'insertion sur les marchés mondiaux.
« Nous avons la possibilité de produire de l'énergie par la biomasse, de l'huile, de l'électricité et bien d'autres choses qui énergisent nos populations et alimentent la circulation économique », a lancé le Premier ministre face aux acteurs des filières Coton Anacarde karité. Il a également évoqué la production d'huile, de sirop, de boissons agroalimentaires fermentées et de confitures à base de la noix et de la pomme de cajou. La noix de cajou se prête à une consommation variée : crue, grillée, salée ou sucrée sous forme de pâte. Grillée, elle parfume sauces et plats dinatoires ; en dessert ou au petit-déjeuner, elle entre dans la composition de gâteaux, beignets, glaces, biscuits et pains. On en tire même de la farine pour paner les poissons ou fabriquer des produits phosphatés. « Je rappelle aux acteurs de la filière et aux jeunes entrepreneurs imaginatifs d'explorer les farines, les huiles et ces produits phosphatés pour une meilleure productivité financière et une insertion dans la valeur mondiale », a-t-il martelé.
Le gouvernement s'engage à renforcer la production locale et à promouvoir une économie circulaire autour du cajou. « C'est l'économie qui utilise l'intégralité de la noix, de la pulpe et de ses dérivés, tout en réduisant les coûts d'intermédiation pour pénétrer directement les marchés », a expliqué Robert Beugré Mambé. Il a rappelé le rôle pivotal des mécanismes de régulation durant la pandémie de 2020 et face aux taxes américaines : grâce à l'intervention décisive du Président, les coopératives ont pu écouler leurs stocks malgré les difficultés des grands importateurs.
« Mes frères et mes sœurs, la filière est en marche grâce à vous. Elle tient son âme au cœur de la société », a-t-il conclu, appelant au respect strict des prix plancher annoncé par le ministre en charge de l’Agriculture, du développement Rural et des productions vivrières. A noter qu’en plus du volet exposition des sous-produits, les meilleurs sociétés coopératives coton, anacarde et karité ont été primés.
B. M , envoyé spécial à Yamoussoukro
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Jnpca2026- AGL Côte d’Ivoire, Abidjan Terminal et Côte d’Ivoire Terminal se mobilisent pour la compétitive des filière coton anacarde
vendredi, 06 février 2026 21:15 Written by AdminDans le cadre de leur engagement en faveur des filières Coton et Anacarde, AGL Côte d’Ivoire, Abidjan Terminal, et Côte d’Ivoire Terminal participent, à la deuxième édition des Journées Nationales du Producteur du Coton, de l’Anacarde et du Karité (Jnpca), les 6 et 7 février 2026, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, autour du thème : « Renforcer la résilience et la compétitivité des filières Coton, Anacarde et Karité pour des producteurs plus professionnels »
À l’occasion de ces journées qui réunissent plus de 7 000 visiteurs, acteurs et partenaires du secteur agricole ivoirien, AGL mettra en lumière ses solutions logistiques structurées pour répondre aux enjeux de performance des chaînes de valeur agricoles, depuis les zones de production jusqu’aux marchés internationaux. Les visiteurs pourront ainsi découvrir un dispositif multimodal combinant transport routier, entreposage, empotage et formalités de transit, afin de faciliter leurs exportations vers l’Asie et l’Europe.
AGL s’appuie sur un maillage de proximité avec des bases logistiques à Abidjan, San Pédro, Bouaké et Ferkessédougou, au plus près des zones de production et des unités industrielles. L’entreprise dispose également de plus de 100 000 m² d’entrepôts dédiés au coton et à l’anacarde. Entre 2024 et 2025, ces infrastructures et le savoir-faire de ses équipes ont permis à AGL Côte d’Ivoire de traiter 141 719 tonnes de coton et 92 891 tonnes de noix de cajou, contribuant au renforcement des capacités de transformation et d’exportation de la Côte d’Ivoire. L’expertise d’AGL Côte d’Ivoire s’articule également autour d’un accompagnement documentaire complet, la mise à disposition d’entrepôts dédiés, la coordination des opérations, le respect strict des délais et le soutien aux opérateurs locaux, à travers un service de tierce détention. Grâce aux synergies opérationnelles entre ses différentes filiales, AGL assure des solutions logistiques entièrement intégrées. L’efficacité opérationnelle des terminaux portuaires Abidjan Terminal et Côte d’Ivoire Terminal, garantit, la fluidité des exportations du coton et de l’anacarde vers les ports de destination, grâce à la mise sur pied de fenêtres d’accostage hebdomadaires pour les armateurs. Certifiée TAPA pour la sûreté du fret ainsi que pour le transport et la logistique, AGL mise également sur l’innovation en proposant des solutions digitales sur mesure. L’entreprise a ainsi mis en place des applications pour la gestion des flux et des palettes, permettant d’optimiser la gestion des stocks, d’améliorer la traçabilité des marchandises et de réduire les coûts opérationnels, offrant un avantage stratégique aux producteurs et exportateurs de coton et d’anacarde.
« AGL accompagne la structuration, la modernisation et le renforcement de la compétitivité des chaînes de valeur du coton et de l’anacarde, aujourd’hui parmi les filières agricoles les plus stratégiques de la Côte d’Ivoire. En nous appuyant sur la complémentarité de nos expertises, la performance d de nos infrastructures et l’engagement de nos équipes, nous déployons des solutions logistiques intégrées, adaptées aux enjeux de transformation, d’exportations et de création de valeur ajoutée. À travers cette approche, nous contribuons concrètement à l’industrialisation des filières, et à une croissance durable de la Côte d’Ivoire. », a déclaré Asta Rosa Cissé, Directrice Régionale d’AGL Côte d’Ivoire-Burkina Faso.
Bamba Mafoumgbé, envoyé spécial à Yamoussoukro
Campagne de commercialisation de l’anacarde 2026- Le prix bord champs du Kg fixé à 400Fcfa
vendredi, 06 février 2026 20:35 Written by AdminLe Premier Ministre Robert Beugré Mambé, a présidé ce vendredi 06 Février 2026 à Yamoussoukro, le lancement de la deuxième édition des Journées nationales des producteurs d’anacarde et karité(Jnpca2026), à la Fondation Félix Houphouet Boigny pour la recherche de la paix de Yamoussoukro. Une initiative du Conseil coton anacarde karité.
Belle tribune pour le chef du gouvernement ivoirien qui avait à ses côtés le tout nouveau ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Koné Nabagné et son ministre délégué en charge des productions vivrières, Comoé Kini Bernard, d’annoncer le prix planché bord champs de l’anacarde, pour la campagne de commercialisation 2026. Celui-ci est fixé à 400 Fcfa le kg, pour la noix bien séchée et bien trié.
Face aux acteurs de la filière estimés à plus de 7mille, le ministre Koné Bruno, au nom du gouvernement ivoirien, a expliqué que ce prix de la noix de cajou brute pour la campagne 2026 a été arrêté dans un contexte international particulièrement contraint, marqué par des tensions sur les marchés, une volatilité des cours et une pression accrue sur les coûts d’exportation. Il a qualifié ce tarif de « prix prudent et protecteur des intérêts des producteurs », soulignant la volonté du gouvernement de préserver le revenu des paysans tout en tenant compte des réalités économiques mondiales.
Un facteur déterminant dans la fixation de ce prix de la noix de cajou brute demeure l’évolution du taux de change du dollar américain, monnaie de référence dans les transactions internationales de l’anacarde. « Le dollar est passé à 565 Fcfa, ce qui impacte directement la compétitivité de nos exportations et la structuration des prix à l’achat », a précisé Bruno Koné. La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou brute, dépend fortement des marchés asiatiques pour la transformation. Dans ce contexte, le Gouvernement a dû arbitrer entre la nécessité de garantir un revenu décent aux producteurs et celle de maintenir l’attractivité de la filière pour les acheteurs et transformateurs.
Pour sa part, le Docteur Robert Beugré Mambé, le Premier ministre ivoirien, a au nom du président de la République Sem Ouattara, félicité les producteurs pour le dynamise que connait la filière notamment l’anacarde, non sans les encourager à mettre véritablement le cap sur la transformation locale avec la valorisation des sous produits, pour in fine, apporter plus de valeur ajoutée d’une part, et partant accroitre le revenu des producteurs d’autre part.
Bamba Mafoumgbé, envoyé spécial à Yamoussoukro
La croissance ne s’improvise plus- Pourquoi le pilotage commercial est devenu stratégique
vendredi, 06 février 2026 05:46 Written by Admin
Dans de nombreuses entreprises africaines, le frein principal à la croissance n’est ni le marché, ni le produit. Il réside dans l’organisation commerciale et la manière dont les décisions sont prises.
Trois failles reviennent systématiquement : une force de vente peu structurée, des décisions basées sur l’intuition faute de données fiables, et l’absence d’un pilotage simple permettant de suivre les priorités et la performance réelle. À court terme, ces lacunes coûtent du temps. À moyen terme, elles coûtent du chiffre d’affaires.
La réponse n’est pas dans la complexité, mais dans la méthode. Former les ressources commerciales, clarifier les rôles, mettre en place quelques indicateurs clés et instaurer un suivi régulier permettent aux dirigeants de reprendre le contrôle sans alourdir l’organisation.
Le diagnostic commercial s’impose aujourd’hui comme un outil stratégique. Il met en lumière les pertes invisibles, identifie rapidement les leviers de performance et oriente les décisions vers des actions concrètes et mesurables.
Comme le résume Jean Miguel Dardé, dirigeant de JMD Consulting :
« Quand le pilotage est clair, la direction peut enfin se concentrer sur le développement stratégique plutôt que sur l’urgence permanente. »
Dans un environnement économique exigeant, se faire accompagner n’est plus un aveu de faiblesse. C’est un choix de gouvernance.
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Par Jean Miguel Dardé
Abuja/ Au Nigerian International Energy Summit - Sangafowa-Coulibaly porte les espoirs de l'Appo
mercredi, 04 février 2026 21:08 Written by Admin
À Abuja, capitale fédérale du Nigeria, l’Afrique énergétique s’est donné rendez-vous ce 3 février à l’ouverture de la 9ᵉ édition du Nigerian International Energy Summit (NIES), l’un des forums stratégiques majeurs du continent. Rapporte une note à la presse du ministère ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie.
Placée sous le thème « L’énergie au service de la paix et de la prospérité : bâtir notre avenir commun », l’édition 2026 du sommet a réuni des délégations venues d’une dizaine de pays africains, dont la Côte d’Ivoire, la Guinée équatoriale et le Sénégal. Selon la source, la cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président gambien Adama Barrow, du vice-président nigérian Kashim Shettima, de Mamadou Sangafowa-Coulibaly, Ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie de la Côte d’Ivoire, par ailleurs président en exercice de l’APPO, l’Association des pays producteur de pétrole de la région, ainsi que plusieurs ministres en charge de l’énergie et des hydrocarbures
Dans son allocution, Kashim Shettima a rappelé le rôle central de l’énergie dans la stabilité et la croissance des nations. « L’énergie est la force vitale des économies modernes. Elle doit éclairer les foyers, alimenter les industries, stimuler l’innovation et bâtir la confiance entre gouvernements, investisseurs et citoyens », a-t-il déclaré devant une salle comble.
Les chiffres évoqués lors du sommet soulignent l’ampleur du défi : près de 600 millions d’Africains restent privés d’accès à l’électricité, tandis que la population du continent devrait croître d’un milliard de personnes d’ici 2050. Une pression démographique qui exigera des capacités énergétiques massivement accrues.
Toutes les interventions ont souligné que cette ambition ne pourra se concrétiser sans des piliers solides : stabilité politique, cadres réglementaires attractifs, mobilisation de capitaux privés, et surtout, la création d’outils financiers africains capables de soutenir cette transformation.
La Banque africaine de l’énergie, vedette du Sommet
C’est dans ce contexte que la Banque africaine de l’énergie (BAE), dont le siège a été officiellement réceptionné la veille à Abuja par le Président de l'Appo, Sangafowa-Coulibaly, s’est imposée comme la véritable vedette du sommet.
Dans les couloirs comme à la tribune, un consensus s’est dégagé, l’institution portée par l’APPO, en partenariat avec Afreximbank, cristallisant désormais les espoirs du secteur pétro-gazier africain.
« Nos attentes sont immenses avec la Banque africaine de l’énergie. Elle va contribuer à changer la trajectoire du pétrole africain pour en faire une véritable source de prospérité pour le continent », a déclaré Heineken Lokpobiri, ministre nigérian des Ressources pétrolières.
Le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly qui porte le plaidoyer pour mener à bien le projet tient le bon bout, conforté par l’adhésion des Etats, mais aussi des acteurs africains de la chaîne pétro-gazière.
« Nos idées convergent toutes vers une même nécessité : l’Afrique doit transformer localement ses ressources pour elle-même d’abord. La création de la Banque africaine de l’énergie va permettre de changer la donne et d’assurer notre autonomie énergétique », a-t-il affirmé en marge du sommet.
Les travaux du Nigerian International Energy Summit se poursuivent jusqu’au 5 février, réunissant plus de 5 000 participants selon les organisateurs.
B.M
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