Finances Publiques
Economie (1620)
Lutte contre les maladies du cacaoyer- La Côte d’Ivoire et le Ghana font front contre le swollen shoot
jeudi, 16 avril 2026 18:02 Written by Admin
Le Conseil du Café-Cacao et le Ghana Cocoa Board, sous l’égide de l’Initiative Cacao Côte d’IvoireGhana, ont conduit avec succès un atelier régional de deux jours réunissant les parties prenantes. Ce sur la lutte contre la maladie à virus du swollen shoot du cacao (CSSVD), qui s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 14 et 15 avril 2026. Rapporte une note à la presse du Conseil du café cacao.
L’atelier a été ouvert par le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la production vivrières de la Côte d’Ivoire, représenté par M. COULIBALY Ali, Directeur des Cultures pérennes et d’exportation.
Cet atelier, organisé par l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, avec le soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le financement de l’Union européenne, à travers l’Initiative pour un cacao durable, a réuni des parties prenantes clés de toute la région, notamment, des représentants gouvernementaux, des instituts de recherche, des partenaires au développement et des acteurs du secteur privé, afin de débattre d’approches coordonnées pour faire face à la menace causée par la CSSVD.
Dans son allocution, M. Alex ASSANVO, Secrétaire exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire Ghana a souligné l’importance d’une approche unifiée et fondée sur la recherche scientifique pour lutter contre la maladie : « Le swollen shoot n’est pas qu’un défi national, mais plutôt régional.Il nécessite une action collective et harmonisée ainsi qu’un engagement à long terme de la part de tous les partenaires pour préserver l’avenir du cacao.»
L’atelier a servi de plateforme collaborative permettant aux experts d’examiner et de contribuer à l’élaboration d’une stratégie régionale coordonnée pour lutter contre le swollen shoot en Côte d’Ivoire et au Ghana. La propagation de la maladie est apparue comme une menace sérieuse pour la productivité du cacao et les moyens de subsistance des agriculteurs en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, ajoute la note, les participants se sont accordés sur un cadre de mise en œuvre structuré sur cinq ans (2026-2031) pour opérationnaliser la stratégie régionale conjointe de lutte contre la maladie du swollen shoot.
Cette stratégie vise à contenir et à réduire progressivement l’incidence du swollen shoot à travers les cinq piliers suivants : La réhabilitation des exploitations agricoles touchées par le CSSVD : La mise à jour des cartes de distribution des éclosions du CSSVD .L’engagement et la sensibilisation des producteurs. Le suivi et la surveillance du CSSVD.La recherche conjointe pour le criblage des variétés résistantes au CSSVD.
A noter que L’atelier a également servi de plateforme pour renforcer la collaboration et mobiliser les partenariats techniques, scientifiques et financiers nécessaires pour soutenir efficacement la mise
en œuvre de la feuille de route convenue. Les participants ont réaffirmé l’importance d’une coordination soutenue, du partage des connaissances et de la mobilisation des ressources pour garantir des résultats significatifs et durables.
Il est à préciser en fin que les participants ont lancé un appel pressant à l’action à l’endroit de toutes les parties prenantes, afin qu’elles intensifient leurs efforts et collaborent étroitement dans la lutte contre la maladie du swollen shoot.
L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana réaffirme son engagement à favoriser le dialogue et la coopération entre les pays membres et les parties prenantes du secteur du cacao afin de garantir que la production durable de cacao reste au cœur du développement agricole régional.
L’Initiative Cacao Cote d’Ivoire Ghana (Iccig) L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana est une organisation intergouvernementale créée par les gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana afin de défendre les intérêts des producteurs de cacao et de promouvoir une économie cacaoyère durable et équitable.
Bamba Mafoumgbé
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Economie
Urbanisme, logement et cadre de vie - Le ministre Moussa Sanogo échange avec la Chambre nationale des Experts immobiliers de Côte d’Ivoire
jeudi, 16 avril 2026 17:53 Written by Admin
Le mercredi 15 avril 2026, M. Moussa Sanogo, le ministre de la l'Urbanisme, du logement et du cadre de vie a reçu en audience une délégation de la Chambre nationale des Experts immobiliers de Côte d’Ivoire, conduite par sa présidente, madame Khadidiatou Bamba épouse Touré.
A appris afrikchallenges.info, de sources officielles à Abidjan.
Cette organisation regroupe une trentaine d’experts qualifiés, intervenant notamment dans l’évaluation immobilière, l’expertise foncière, l’analyse technique des constructions ainsi que le conseil en gestion du patrimoine.
Dans un contexte marqué par une pression foncière croissante, une urbanisation rapide et la récurrence des contentieux, la chambre a plaidé pour une meilleure structuration du secteur, une coordination renforcée entre les institutions, ainsi qu’une reconnaissance institutionnelle accrue, notamment à travers sa transformation en ordre professionnel.
M.Moussa Sanogo a salué la disponibilité de ces acteurs à accompagner le ministère dans l’accomplissement de ses missions, en particulier dans l’élaboration des textes réglementaires et la mise en place de dispositifs de supervision. Il a également pris bonne note de leur volonté d’évoluer vers un ordre professionnel et exprimé ma pleine disponibilité à bâtir un partenariat solide et durable avec cette corporation.
Bamba Mafoumgbé
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Economie
Secteur du café en Côte d’Ivoire- Dr Denis Seudieu : « Les recettes d’exportations pourraient varier entre 333 milliards Fcfa et 444 milliards Fcfa par an »
jeudi, 16 avril 2026 07:29 Written by Admin
La Côte d’Ivoire a été pendant longtemps le premier pays producteur et exportateur de café en Afrique et troisième mondial derrière le Brésil et la Colombie. Jusqu’à la fin des années 1990s la caféiculture ivoirienne a connu une certaine prospérité malgré quelques turbulences liées aux fluctuations des prix internationaux puisque la production fluctuait entre 200 000 et 300 000 tonnes par an. Depuis le début des années 2000, la filière du café est devenue l’ombre de ce qu’elle était au cours des décennies antérieures. Les principales raisons de ce déclin sont les bas niveaux de prix bord-champ, l’absence d’encadrement technique adéquat et les difficultés financières et sociales qui ont contraint de nombreux producteurs á négliger leurs plantations au profit d’autres cultures agricoles. Notre contribution est d’introduire la réflexion sur la dynamique de l’industrie du café en Côte d’Ivoire et les opportunités qu’offre sa réhabilitation.
I. Performance historique
Historiquement, c’est avec le café que la Côte d’Ivoire s’est insérée dans le marché international puisqu’au moment de son indépendance en 1960 le pays produisait déjà 180,000 tonnes par an contre seulement 80 000 tonnes pour le cacao. Il convient de noter que l’une des particularités de la Côte d’Ivoire est la coexistence très fréquente de parcelles de caféiers, de cacaoyers et de cultures vivrières dans les systèmes de production. Dans de nombreux cas, les producteurs de café sont également les producteurs de cacao.
On ne répétera jamais assez que c’est par la culture du café que la Côte d’Ivoire, jeune nation indépendante, s’est insérée dans le commerce international. Contrairement á certaines affirmations, le café est le pilier historique de l’économie de la Côte d’Ivoire. Au cours des 4 premières décennies qui ont suivi l’indépendance la Côte d’Ivoire était constamment classée parmi les grands pays producteurs de café. En effet, avec une production moyenne annuelle de plus de 200 000 tonnes le pays occupait constamment les positions de 3ème et 5ème pays producteur mondial et premier pays producteur africain. Cette période dite glorieuse coïncide avec les systèmes de régulation des marchés mondiaux administrés par l’Organisation internationale du café (OIC) dont le siège est á Londres, capitale du Royaume-Uni. Par ailleurs, entant que pays membre de cette organisation, la Côte d’Ivoire a bénéficié des fonds de diversification pour financer ses programmes de développement des autres cultures pérennes et réduire sa dépendance aux exportations de café.
Depuis la fin de la décennie 1990 la Côte d’Ivoire n’est plus parmi les dix premiers pays producteurs et sa part dans la production mondiale continue de chuter. Selon les estimations de la campagne 2024/25 sa part est réduite à moins de 1%, correspondant au 15ème rang des pays producteurs dans le monde. De façon spécifique, á la fin de l’époque où l’Etat contrôlait l’appareil de production du café (de 1960 à 1998), aucune action n’a été particulièrement développée en direction des planteurs de café alors que les cacaoculteurs ont bénéficié et continuent de bénéficier des actions de soutien d’envergure de la part de l’organe de régulation (Conseil café-Cacao), des sociétés de négoce et de transformation du cacao ainsi que des Organisations non Gouvernementales des pays importateurs. La production fluctue désormais autour de 100 000 tonnes.
Les défis qui ont entravé la résilience du secteur de café en Côte d’Ivoire sont identiques dans tous les 25 pays producteurs d’Afrique. Mais les pays comme l’Ethiopie et l’Ouganda parviennent á surmonter ces défis pour se hisser parmi les leaders mondiaux du café. Les autres producteurs comme le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda parviennent également á résister aux mauvaises conjonctures de l’économie caféière mondiale. Cette situation laisse penser que le café est la culture des pays de l’Afrique de l’Est pendant que l’Afrique de l’Ouest est la zone du cacao. Cette division artificielle est entretenue par la perte d’influence de la Côte d’Ivoire et de l’Angola dans l’industrie du café.
II. Relance du secteur, une nécessité
Le programme de relance approuvé par le Gouvernement en 2013 avait pour objectif de redynamiser le secteur du café et reprendre la position de leadership de la Côte d’Ivoire en Afrique et dans le monde. En d’autres termes, le renforcement de ce programme permettra à la Côte d’Ivoire de retrouver rapidement sa part de marché avec une production moyenne annuelle de 400 000 tonnes de café vert marchand. Cet objectif est d’autant plus réalisable que la recherche agricole, conduite par le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) a enregistré des progrès significatifs, notamment dans le domaine de développement des plants résistants et adaptés aux changements climatiques.
III. Opportunités de la relance de la filière café
Les opportunités économiques et sociales qu’offre le secteur du café sont immenses. Nous avons fait une simulation des retombées économiques pour une production moyenne annuelle de 200 000 á 300 000 tonnes de café vert marchand. Les recettes d’exportations pourraient varier entre 600 millions (333 milliards CFA) et 800 millions de dollars des Etats-Unis (444 milliards FCFA) contre la moyenne actuelle de 150 millions de dollars (83 milliards FCFA). Ces estimations établies sur la base des cours actuels du café sur le marché à terme de Londres, représenteraient une manne financière substantielle pour notre économie sans compter les plus-values générées tout au long de la chaine de valeur du café et l’autonomie financière des populations des zones de production. Pour y parvenir, il convient de renforcer le programme de relance du secteur du café soutenu par le Gouvernement et dont la mise en œuvre semble avoir commencé en 2013.
IV. Développement de la consommation intérieure et régionale
S’inspirant du let-motive du Gouvernement relatif à la nécessité de la valorisation des produits de rente dont le café, la relance de la caféiculture doit nécessairement intégrer la transformation locale qui est un cordon de sécurité pour les producteurs en cas de baisse de prix mondiaux. Le potentiel de consommation du café en Côte d’Ivoire et dans les pays de la sous-région est immense. Les marchés intérieurs du café sont en augmentation dans de nombreux pays d’Afrique. L’Ethiopie demeure le premier pays en termes de consommation intérieure du café avec 220 000 tonnes par an. Plusieurs autres pays dont le Cameroun, la Cote d’Ivoire, le Kenya et l’Ouganda connaissent un essor de la consommation intérieure. La République centrafricaine est certes un petit pays producteur mais la consommation de café y est très répandue parmi les populations rurales et urbaines. Avec une démographie croissante en Afrique, il existe un énorme potentiel d’accroissement de la consommation intérieure.
Le développement de la consommation intérieure serait un grand support et une garantie certaine des prix rémunérateurs aux producteurs puisqu’ils auront désormais 2 marchés (marché d’exportation du café vert et marché de la torréfaction pour la consommation intérieure). C’est la stratégie du Brésil et également de l’Ethiopie. Lorsque les prix mondiaux sont bas les exportateurs préfèrent souvent le marché intérieur que l’exportation de café, surtout lorsque le prix international est inférieur au prix payé par les torréfacteurs locaux. C’est pourquoi la consommation intérieure du café offre une garantie de prix aux producteurs.
V. Conclusion
En conclusion, une caféiculture durable nécessite une stratégie qui intègre toutes les activités de la chaine de valeur et plus particulièrement le renforcement de la résilience des petits producteurs aux chocs extérieurs. La politique actuelle de relance de l’économie du café pilotée par le Conseil du café et Cacao (CCC) est déjà dans cette dynamique mais il convient de renforcer et accélérer le processus pour que la Côte d’Ivoire retrouve son rang de grand pays de café. Dans cette perspective, la transformation locale et le développement des petites sociétés de torréfaction vont indirectement soutenir les prix décents aux producteurs qui continueront de produire malgré la volatilité des prix sur le marché mondial.
Une contribution de Dr Denis Seudieu
BON A SAVOIR
Dr Denis Seudieu a travaillé pendant 29 ans comme Économiste en Chef à l’Organisation internationale du café. Ses recherches ont principalement porté sur la gestion des risques sur les marchés des matières premières et sur les aspects macroéconomiques et environnementaux des économies basées sur les produits agricoles. Il a contribué à plusieurs publications scientifiques. Au cours des 29 dernières années, Dr Denis Seudieu a participé, en tant qu'intervenant, à divers séminaires et conférences. Il a pris sa retraite de l'Organisation internationale du café en janvier 2025. Contact : tel. +2250748641828 ; Email: Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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Souveraineté alimentaire- La Côte d’Ivoire importe pour plus de 600 milliards de FCFA de riz chaque année( Prof. Prao)
mardi, 14 avril 2026 13:10 Written by Admin
La Côte d’Ivoire importe énormément du riz pour nourrir sa population. Pendant ce temps, le pays enregistre un essor économique sans précédent, avec un taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%. L’émergence peut-elle aller de pair avec un pays qui peine à nourrir sa population? Dans cette interview suscitée par Ferdinand Gogoua de la BBC, le professeur Prao Yao Séraphin ne passe pas par quatre chemins. Pour lui, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance si le pays veut aller à l’émergence économique.
Bonjour prof. Prao Yao Séraphin, quelle est la situation des importations de riz en Côte d’Ivoire?
Le bilan n’est pas reluisant. En effet, la Côte d’Ivoire importe pour environ 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. Malgré les efforts de production, l'atteinte de l'autosuffisance demeure un défi majeur. La consommation par habitant a en effet augmenté de 20 % au cours de la dernière décennie, atteignant actuellement 84 kg par an, selon les données du Département américain de l'Agriculture (USDA). Le pays affiche une consommation record avec une consommation par habitant supérieure à celle des Chinois ou des Thaïlandais. Alors que les autorités estiment qu'une production de 2,1 millions de tonnes serait nécessaire pour satisfaire la demande nationale, l'USDA évalue la consommation réelle à environ 2,5 millions de tonnes, tandis que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) l'estime à 2,8 millions de tonnes.
Peut-on savoir la capacité de production du pays en riz ?
Selon les données de l’USDA, la production de riz paddy est passée d’environ 1,8 million de tonnes lors de la campagne 2015/2016 à près de 2,3 millions de tonnes en 2024/2025, traduisant les efforts consentis ces dernières années pour relancer la riziculture locale. En 2025 donc, la production locale devrait atteindre 1,8 million de tonnes de riz blanchi selon les prévisions de l’Agence ivoirienne de développement de la filière rizicole (Aderiz), de quoi couvrir 85% de la demande locale. On voit toutefois que cette progression demeure en deçà des besoins du marché, la consommation annuelle de riz blanc frôlant désormais les 3 millions de tonnes. Ce décalage persistant entre l’offre et la demande a mécaniquement renforcé le recours aux importations. La Côte d’Ivoire s’est ainsi hissée au rang de deuxième importateur africain de riz derrière le Nigeria, avec un stock provenant majoritairement de l’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de la Thaïlande.
Quelles sont les raisons de ce déficit d’autosuffisance en riz en Côte d’Ivoire ?
Plusieurs facteurs expliquent cette forte importation en riz.
Premièrement, la dépendance du pays en produits de rente. Pour le cacao, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves de cacao, représentant 40% de la production mondiale. Le cacao constitue donc un pilier essentiel de l’économie ivoirienne, générant 40% des recettes d’exportation et contribuant entre 10 et 15% au PIB national, et le premier pourvoyeur de devises du pays, selon la Banque mondiale. L’économie du cacao représente 12% des recettes fiscales. Vous voyez que les produits de rente, comme le cacao, le café, le palmier à l’huile, l’hévéa, rendent les planteurs dépendants, les exploitent, les assujettissent. Du coup, les cultures vivrières sont délaissées au profit de l’agriculture de rente.
Deuxièmement, l’augmentation de la population ivoirienne. Entre 1960 et 2024, le nombre d'habitants en Côte d'Ivoire est passé de 3,50 millions à 31,93 millions, soit une augmentation de 811,5% en 64 ans. La Côte d'Ivoire a connu la plus forte augmentation en 2017 avec 10,41%. L'augmentation la plus faible en 2004 avec 2,11%. À l’horizon 2030, la population ivoirienne atteindrait environ 41,3 millions d’habitants, soit une augmentation de près de 7 à 8 millions de personnes en seulement quatre (04) ans. Cette hausse est considérable à l’échelle démographique, ce qui traduit un rythme d’accroissement vertigineux. À plus long terme, les projections indiquent une population d’environ 49,1 millions en 2035, ce qui correspond à une augmentation totale de 15 à 16 millions d’habitants en moins d’une décennie. Ainsi, entre 2020 et 2035, la population de la Côte d’Ivoire devrait presque doubler, confirmant ainsi une phase d’expansion démographique intense.
Troisièmement, le riz est la protéine végétale la plus consommée en Côte d'Ivoire. Le riz est prisé parce qu’il permet aux familles nombreuses de satisfaire leur pitance journalière. Un sac de riz suffit pour nourrir toute une famille. L’urbanisation est aussi passée par là. En 2024, le taux d'urbanisation en Côte d'Ivoire était de 54 pour cent. Les plus grandes villes du pays sont Abidjan, Abobo et Bouaké. Par rapport à l'année précédente, la part de la population dans les villes a augmenté d'environ 1,1%. Les zones rurales deviennent donc de moins en moins attrayantes pour les habitants, qui se tournent vers les villes. En règle générale, la vie y est plus chère, mais elle offre de meilleures infrastructures et possibilités d'emploi. Sur les dix dernières années, la croissance des citadins a été d'environ 1,0 pour cent par an. La Côte d'Ivoire a enregistré la hausse la plus marquée en 1961 avec 7,1 %. Selon les estimations du Département américain de l’agriculture (USDA), la consommation de riz en Côte d’Ivoire progresse à un rythme annuel compris entre 3 % et 4 %. Dans les principaux centres urbains tels qu’Abidjan, Bouaké, Daloa ou encore Gagnoa, la céréale supplante progressivement les aliments de base traditionnels comme le manioc, l’igname ou le taro. Cette transition alimentaire se reflète clairement dans les chiffres de consommation par habitant. D’après l’organisme américain, un Ivoirien consomme aujourd’hui en moyenne 84 kilogrammes de riz par an, contre environ 58 kilogrammes il y a une vingtaine d’années. Dans le pays, le riz représente près de 60 % de la production céréalière totale, loin devant le maïs, le mil ou le sorgho.
Quatrièmement, la politique du pays n’a pas suivi l’accroissement des besoins des populations. Le gouvernement ivoirien a pendant longtemps oublié les produits vivriers au profit du cacao, du café, de l’anacarde et du palmier à huile.
Quels sont les problèmes liés à la production de riz en Côte d’Ivoire ?
Les problèmes sont légion.
En premier lieu, les champs sont secs, la faute au changement climatique. En fait, en Côte d’Ivoire, c’est la riziculture fluviale qui est importante. En 2024, à peine 3% des rizières ivoiriennes étaient irriguées. Le reste dépend de la pluie. Du coup, les producteurs sont en insécurité avec les problèmes d’intempéries, les pluies ne respectant plus les saisons. En effet, la filière riz subit de plein fouet les aléas climatiques, avec une sécheresse prolongée par endroits et des inondations dans d'autres régions, compromettant les rendements.
En second lieu, le coût minimum à l’hectare est élevé et les producteurs n’ont pas de financement suffisant. Pour certains producteurs, cela coûte environ 40 000 francs CFA (60 euros). Ce sont des coûts liés à la préparation des sols, aux intrants. On voit donc que la pénurie de financement décourage les producteurs à investir dans les semences, les engrais ou les pesticides, au détriment des rendements. Le résultat est que cette culture est majoritairement vivrière et familiale. Les parcelles sont petites, les récoltes très dépendantes de la pluviométrie et les pertes énormes.
En troisième lieu, les conflits fonciers récurrents qui freinent l’expansion des surfaces cultivables ainsi que l’intrusion d’eau salée dans certaines zones productrices, impactant la qualité des récoltes.
En quatrième lieu, le riz local subit aussi la compétition du riz importé. En effet, le riz importé est parfois moins cher que le riz local. Deux raisons au moins, expliquent cet état de fait. La première est que les techniques agricoles encore rudimentaires ne permettent pas un meilleur rendement, donc une production faible. Le seconde est que le gouvernement ne subventionne pas assez le secteur afin de lui donner les moyens financiers nécessaires.
Que fait le gouvernement ivoirien face à cette situation de dépendance en riz?
Réponse : Le gouvernement fait quand même des efforts. Dans le cadre de la nouvelle « Stratégie nationale de développement de la filière riz » (SNDR 2), d'un coût global de 1,3 milliard de dollars pour la période 2024-2030, la Côte d’Ivoire vise une production de 3,2 millions de tonnes de riz blanchi à l'horizon 2030. La première phase, dotée de 546 millions de dollars, s'étend de 2024 à 2027, tandis que la seconde, avec un budget de 770,7 millions de dollars, couvrira la période 2028-2030. Les axes prioritaires incluent l'extension des surfaces rizicoles exploitées, une gestion optimisée des ressources en eau et l'amélioration des rendements. Pour le gouvernement, la solution passe impérativement par la transition d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. Le gouvernement ivoirien compte sur les Agences de promotion des investissements (API) de l’espace Francophone pour attirer les capitaux nécessaires à cette transformation. Le fer de lance de cette stratégie est également le déploiement de neuf agropoles à travers le pays. A ce jour, sur les neuf agropoles prévues, trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également. Selon le ministre Bruno Koné, il reste six autres agropoles en attente de financement et chacune des agropoles fait entre 150 et 200 milliards de FCFA. Donc, il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de FCFA d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement.
Prof. Prao Yao Séraphin, quelles sont vos solutions face à cette situation alarmante des importations de riz en Côte d’Ivoire?
Avant de donner quelques pistes de solutions, disons qu’en Côte d’Ivoire, il pleut presque toute l’année, avec ses bas-fonds qui peuvent nourrir la sous-région. La Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts pour atteindre l’autosuffisance en riz, comme en 1975. Le pays possède plus d’un million et demi d’hectares de terres rizi-cultivables et cela en condition pluviale, inondée et irriguée.
La première piste est le passage d’une riziculture pluviale à une riziculture irriguée. L'écosystème à riz irrigué, où deux ou trois cycles culturaux peuvent se succéder par an sur le même casier, est caractérisé par un meilleur contrôle de l'eau en surface, le meilleur herbicide. D’ailleurs, pour le paysan, un hectare de riziculture irriguée rapporte en moyenne 250 000 FCFA par cycle contre 175 000 FCFA pour la riziculture de bas-fonds pluvial et seulement 50 000 FCFA pour la riziculture de plateau pluvial. Cette disparité met en évidence la nécessité d’investissements dans les infrastructures d’irrigation et les intrants agricoles afin d’améliorer le revenu des producteurs.
La seconde piste est le soutien de l’État en matière d’irrigation. En effet, comme les barrages coûtent très cher, le gouvernement pourrait aider à des installations d’irrigations plus légères le long des rivières, plutôt que des barrages agricoles. Le coût d’aménagement d’un hectare irrigué est estimé entre 30 et 45 millions de FCFA. Avec l’irrigation, les rendements vont augmenter. Avec la riziculture pluviale qui représente 87% des superficies totales, les rendements sont très faibles avec 0,8 tonne par hectare. Des efforts engagés ont fait que, pour le riz pluvial, nous sommes passés de 800 kg à l’hectare à un rendement compris entre 1 200 et 1 500 kg à l’hectare aujourd’hui. Pour le riz irrigué, nous sommes passés de trois tonnes à l’hectare par cycle à 5,5 tonnes à l’hectare par cycle.
La troisième piste, très importante reste le changement de la perception des consommateurs ivoiriens sur la qualité du riz local. Le riz importé est perçu comme plus homogène et de meilleure qualité que le riz local. Une campagne nationale de communication doit permettre de repositionner le riz local comme un produit de bonne qualité. Une telle politique pourra faciliter la politique de la distribution et de l’accessibilité du riz au niveau national.
La quatrième piste pourrait être un protectionnisme éducateur et des faveurs à l’écoulement du riz local. Pour protéger le secteur de la concurrence étrangère, il faut une taxe sur le riz importé afin de permettre au riz local de monter en gamme, en termes de compétitivité. De même, le riz local doit être privilégié dans les cantines, écoles et lycées de Côte d’Ivoire.
La cinquième piste demeure une industrialisation de la filière et l’engagement du secteur privé. Avec l’aide de partenaires étrangers – l’Inde au premier chef –, le pays a ainsi renforcé le parc industriel existant avec 30 usines et 100 mini-usines. Les concessions de ces fabriques ont ensuite été attribuées à des opérateurs privés, des transformateurs qui travaillent avec les petits producteurs en amont, et les distributeurs en aval. Le circuit repose sur la contractualisation, un modèle où chaque acteur s’engage envers l’autre, sans présence directe de l’Etat. Mais lancé en 2018, ce nouveau système peine à faire ses preuves. Il semble que toutes les usines ne sont pas opérationnelles, et celles qui le sont ne travaillent pas en flux tendu. Selon le chercheur Patricio Mendez del Villar, la réussite de ce nouveau modèle repose sur la « confiance des uns envers les autres ». Or, le petit producteur ne voit pas toujours d’un bon œil l’arrivée d’acteurs urbains nationaux ou étrangers qui lui dictent la manière de produire du riz. « La plupart des petits producteurs sont d’abord dans de l’agriculture de subsistance, et ça n’est pas facile de se transformer en opérateur agricole du jour au lendemain », ajoute le chercheur. Les sociologues doivent jouer un puissant rôle ici pour transformer les mentalités.
La sixième piste serait de privilégier également le recours aux services techniques pour ceux qui sont réfractaires à la mécanisation. Lorsqu’on parle de mécanisation, on dit automatiquement qu’il faut donner des tracteurs, des motoculteurs, etc. aux producteurs. Mais ça ne dure pas ! On va donner un tracteur à un producteur, qui ne sait pas comment l’entretenir. Nous disons que l’essentiel pour le producteur, c’est que le labour soit fait, que la récolte soit faite. Donc, au lieu d’équiper le producteur, il est possible de mettre en place des prestataires de service. Le plus souvent, c’est ce qu’on entend dans les zones rizicoles.
Prof. Prao Yao Séraphin, quelle est votre conclusion?
Réponse : Le président Felix Houphouët Boigny disait et je cite « L'homme qui a faim n'est pas un homme libre. Il n'a ni la volonté, ni la force de s'élever au-dessus des contingences matérielles pour se comporter en Être pensant ». Si la Côte d’ivoire doit importer plus de 600 milliards chaque année pour nourrir sa population, en riz, alors, son développement économique sera retardé. Regardez un peu l’Université de Bondoukou, située au nord -Est de la Côte d’Ivoire, dont le coût total est estimé à 85 milliards de FCFA (Financée par la BID). Avec 600 milliards, nous pouvons en construire au moins 7 universités de ce type. Si on considère le coût global de 30 milliards de FCFA, pour la construction du Centre Hospitalier Régional (CHR) d’Adzopé (Région de la Mé), alors les 600 milliards peuvent construire 20 CHR pour le bonheur des ivoiriens. C’est pourquoi, nous disons que pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz.
Retranscription B.M et sercom Prof. Prao
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Dialogue public-privé- Le Ccesp mobilise plus de 500 opérateurs économiques à la suite d’une mission d’animation à Bouaké et à Korhogo
lundi, 13 avril 2026 19:15 Written by Admin
Le Secrétariat exécutif du Comité de concertation Etat-secteur privé (Ccesp) a organisé, du 23 au 27 mars 2026, une mission d’animation des Plateformes du Secteur Privé des pôles économiques de Bouaké et de Korhogo.
Cette mission s’inscrit également dans le cadre du projet « de renforcement du Dialogue public privé pour la mise en œuvre de réformes économiques et d’investissements » finance par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement et soutenu par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
Plusieurs importantes activités ont ainsi meublé l’agenda de cette mission d’animation dans les deux capitales régionales. A cet effet, chacune des deux villes a vu la tenue de trois sessions de sensibilisation à l’endroit des opérateurs économiques sur : les enjeux de la propriété intellectuelle pour le secteur privé ; la Facture normalisée électronique (Fne) ; et enfin l’accès de Pme à la commande publique.
A cela s’ajoute la tenue des réunions statutaires des Plateformes du secteur privé de Bouaké et de Korhogo.
Il convient de relever que ces différentes sessions de sensibilisation ont été organisée en collaboration avec l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (Oipi), la Direction générale des impôts (Dgi), ainsi que la Direction générale des marchés publics (Dgmp).
Au total, ce sont environ 580 opérateurs économiques qui auront été mobilisés par le Secrétariat exécutif du Ccesp dans le cadre de ces différentes sessions de sensibilisation thématiques et réunions statutaires des Plateformes du Secteur privé, dont environ 400 participants à Bouaké et environ 180 participants à Korhogo.
« La forte mobilisation des opérateurs économiques des régions du Gbêkê et du Poro dans le cadre de cette mission d’animation des Plateformes locales du Secteur Privé des pôles économiques de Bouaké et de Korhogo témoigne de la pertinence des thématiques abordées lors des sessions de sensibilisation, mais aussi du besoin pour les acteurs économiques locaux d’entretenir un dialogue permanent et direct avec les Administrations publiques dans le cadre de la prise en compte de leurs préoccupations », a déclaré M. SEKE Esso Jean-Serge, Conseiller Technique, s’exprimant au nom de Mme le Secrétaire exécutif du Ccesp, Mme Mariam Fadiga Fofana.
L’impact de ces actions de proximité à l’endroit du Secteur Privé local dans les différentes régions de la Côte d’Ivoire est la preuve du caractère opportun et nécessaire de la mise place, par le Secrétariat Exécutif du Ccesp, de Comités locaux de concertation État / secteur privé (ClceCESP) dans les pôles économiques de San Pedro, Bouaké et Korhogo, respectivement depuis 2019, 2020 et 2024.
Les missions d’animation des Plateformes du Secteur Privé des pôles économiques s’inscrivent dans la mise en œuvre du plan d’actions annuel des Clcesp. Elles ont pour objectif général de maintenir la dynamique d’interactions entre les acteurs publics et privés, tout en assurant l’animation et le suivi des actions des différents Clcesp.
A noter qu’en marge de cette mission d’animation des Plateformes du Secteur Privé des pôles économiques de Bouaké et de Korhogo, le Secrétariat Exécutif du Ccesp a mené deux missions exploratoires respectivement à Ferké et à Boundiali, respectivement les 24 et 27 mars 2026. Ceci, en vue de la mise en place future des Plateformes locales du Dialogue public-privé des régions du Tchologo et de la Bagoué.
Rappelons, par ailleurs, que la ville de San Pédro avait déjà accueillie, du 23 au 27 février 2026, une importante mission d’animation de la Plateforme Locale du Secteur Privé organisée par le Secrétariat exécutif du Ccesp.
Elysée Koffi
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Développement du gisement d’ Hydrocarbures « Baleine » – La PETROCI lève 200 milliards Fcfa
samedi, 11 avril 2026 10:50 Written by Admin
La société nationale des opérations pétrolières de Côte d'Ivoire (PETROCI Holding) a annoncé, le 10 avril 2026, avoir mobilisé 200 milliards de francs F Fcfa. Côte d'Ivoire (PETROCI Holding) a annoncé, le 10 avril 2026, avoir mobilisé 200 milliards de francs pour financer la deuxième phase de développement du gisement d'hydrocarbures « Baleine », rapportent de sources officielles.
La signature de cette levée de fonds s'est déroulée jeudi 09 avril, au siège de la compagnie à Abidjan. Ce financement est structuré par un pool bancaire majeur comprenant Ecobank, la Banque Nationale d'Investissement), BNI Finances, Coris Bank et la BOA (Bank of Africa).
Selon la note d'information de la PETROCI, cette opération « traduit la confiance du secteur bancaire et la solidité financière » de l'entreprise publique. Les fonds sont destinés à sécuriser la Phase 2 du projet Baleine, dont la mise en exploitation est une étape clé pour l'autonomie énergétique du pays.
Outre la consolidation des infrastructures actuelles, ce nouveau souffle financier doit permettre d'engager le lancement de la Phase 3, renforçant ainsi la dynamique de production pétrolière et gazière de la Côte d'Ivoire. Découvert en 2021 par le géant italien Eni en partenariat avec la PETROCI, le champ Baleine est considéré comme la plus importante découverte d'hydrocarbures jamais réalisée dans le bassin sédimentaire ivoirien. Le projet se veut également être le premier champ « zéro émission » (net-zero) de scope 1 et 2 en Afrique.
Bamba M.
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Kouto/ Adduction en eau potable- Le Conseil coton anacarde karité offre un forage hydraulique amélioré au village de Samorossoba
samedi, 11 avril 2026 06:36 Written by Admin
Dans le cadre de sa politique de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de sa vision visant à « valoriser durablement le potentiel des filières coton, anacarde et karité pour des producteurs prospères à l'horizon 2030 », le Conseil coton anacarde karité a inauguré un forage de type hydraulique villageoise améliorée (HVA) à Samorossoba, situé dans le département de Kouto.
Organisée dans une ambiance festive, cette cérémonie a été ponctuée de danses traditionnelles et d'allocutions. La délégation officielle, conduite par M. Franck Anderson Kouassi, Conseiller spécial représentant le Directeur général, M. Mamadou BERTE, a été chaleureusement accueillie par les populations locales. L'ouverture a respecté les traditions locales, avec libation et bénédiction de l'imam du village.
L'Adjoint au Maire, représentant le maire de Kouto, a salué « un geste d'une portée inestimable », rappelant que « donner de l'eau, c'est offrir la vie ». M. Amadou Diarrasouba, président de la mutuelle de développement de Samorossoba, a exprimé sa reconnaissance au nom des populations : « Ce forage n'est pas seulement un ouvrage hydraulique, il est le symbole d'une vie meilleure et d'un espoir renouvelé ». Il a souligné l'impact direct pour les femmes et les enfants, longtemps confrontés aux difficultés d'accès à l'eau potable. Le représentant du président du conseil régional de la Bagoué a insisté sur la durabilité de l'ouvrage et la responsabilité des populations dans sa gestion. M. Coulibaly Adamson, délégué régional du Conseil coton anacarde karité de Boundiali, a présenté les dons du Directeur général, traduisant l'engagement social de l'institution. M. Dagnogo Adama, Chef du Service Durabilité du Conseil, a indiqué que la réalisation de ce forage s'inscrit dans la mise en œuvre de la politique RSE structurée du Conseil Coton Anacarde Karité, visant à améliorer les conditions de vie des communautés rurales des zones de production de ses filières. Il a également rappelé le rôle du comité local de gestion de cette infrastructure, en insistant sur la nécessité pour les populations d'en assurer un entretien rigoureux et exemplaire, afin d'en garantir la durabilité et d'en faire un modèle pour les autres communautés.
Le conseiller spécial, M. Franck Anderson Kouassi, au nom du Directeur général, a insisté : « Les producteurs ne peuvent prospérer que dans un environnement sain et digne ». Suite à cet appel, le préfet du département de Kouto, M. Gnamou Angoran Pierre, a également exhorté les populations à faire un usage responsable de l'ouvrage : « Cet équipement vous appartient. Sa durabilité dépendra de votre engagement à en assurer l'entretien ». Il a aussi encouragé les producteurs à améliorer la qualité de leurs productions, levier essentiel pour attirer davantage d'initiatives de développement.
Répondant concrètement aux besoins en eau potable de la population de Samorossoba, l'ouvrage est une pompe hybride dotée d'une borne fontaine de 4 robinets, d'un réservoir de 6 m³, le tout alimenté simultanément par 4 panneaux solaires de 2200 watts, avec un débit de 6 m³/heure. La cérémonie s'est achevée par la remise de dons et la coupure symbolique du ruban. À Samorossoba, l'eau coule désormais comme une promesse tenue, vers un avenir plus sain, digne et tourné vers le progrès.
Bamba Mafoumgbé avec sercom
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Environnement des affaires- L'Uemoa met le cap sur le long terme
vendredi, 10 avril 2026 18:01 Written by Admin
Réuni en sa première session au titre de l’année 2026 à Dakar au Sénégal, le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a adopté, le 27 mars 2026, une Stratégie de promotion du dialogue public-privé pour la période 2026-2030 dans l’espace Uemoa.
Cette stratégie vise à créer un cadre de concertation efficace et inclusif, entre acteurs publics et privés, afin d’améliorer durablement le climat des affaires au sein de l’Union, l’investissement et le développement d’un partenariat gagnant-gagnant entre le secteur public et le secteur privé communautaire.
La Côte d’Ivoire qui fait figure de pionnier dans l’espace Uémoa en matière de dialogue public-privé a, depuis 2013, structuré et formalisé son cadre de Dialogue paritaire à travers la création par décret N°2013-462 du 19 juin 2013, du Comité de concertation Etat/secteur privé (Ccesp) qui est une instance de conciliation, de médiation et de décision entre l’Etat et le secteur privé.
Le Ccesp se compose essentiellement de trois organes que sont : le Conseil de concertation (Cc) présidé par le Premier ministre ; le Comité technique de Concertation (Ctc) présidé par le ministre en charge de l’économie, des finances et du budget ; et le Secrétariat exécutif (SE) qui constitue l’organe de coordination technique et de gestion administrative et financière du Comité.
En 2017, la Côte d’Ivoire s’est, par ailleurs, dotée d’une Stratégie Nationale de Dialogue Public-Privé dont les orientations ont permis au CCESP de mettre en œuvre une série d’actions de proximité à l’endroit du Secteur Privé local dans les différentes régions du pays. Celles-ci ont abouti à la mise en place effective de Comités Locaux de Concertation État / Secteur Privé (CLCESP) dans les pôles économiques de San Pedro, Bouaké et Korhogo, respectivement depuis 2019, 2020 et 2024.
La forte mobilisation des opérateurs économiques enregistrée lors des activités organisées dans le cadre de ces Plateformes Locales de Dialogue Public-Privé constitue la preuve de la pertinence de ces choix en répondant de manière idoine au besoin pour les acteurs économiques locaux d’entretenir un dialogue permanent et direct avec les Administrations publiques dans le cadre de la prise en compte de leurs préoccupations.
Le modèle ivoirien en matière de promotion du dialogue Public-Privé constitue aujourd’hui un modèle dans l’espace UEMOA. Du 09 au 10 février 2026 à Cotonou au Bénin, le Ccesp, à travers son Secrétariat exécutif, a pris part à un atelier sous-régional de renforcement de capacités et de validation des propositions de structuration du dialogue public-privé dans l’espace Uémoa.
Ce rendez-vous a, une fois de plus, été l’occasion pour le Ccesp, à travers son Secrétariat exécutif, de partager son expérience en matière de structuration et d’animation du Dialogue Public-Privé aux autres pays de la sous-région.
Bamba M avec Ccesp
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Coopération économique – Le Comité de concertation Etat-secteur privé réçoit une délégation de haut niveau de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie
vendredi, 10 avril 2026 17:52 Written by Admin
Le Comité de concertation Etat-secteur privé (Ccesp), à travers son Secrétariat exécutif, a accueilli le mardi 31 mars 2026 à son siège au 2ème étage de l’immeuble Azur à Abidjan-Plateau, la visite d’une délégation de haut niveau de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission économique organisée du 29 mars au 1er avril par le Conect et réunissant des entreprises désireuses de nouer des partenariats durables avec le Secteur privé ivoirien.
La délégation était conduite par le président du Conect, M. Tarak CHERIF, qui avait à ses côtés son Directeur exécutif, M. Bilel BEN HAMIDA, ainsi que son Trésorier adjoint, M. Abdelaziz JMAL.
La Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie Côte d’ivoire (CCI-TCI) était également représentée à cette rencontre par son 1er Vice-Président, M. Mustapha AZAIEZ.Cette visite a été par ailleurs rehaussée par la présence de l’Ambassadeur de la République de Tunisie en Côte d’Ivoire, SEM Zied SAADAOUI, de l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en Tunisie, SEM Niamké Benjamin MALAN, ainsi que d’une délégation de la Direction générale de la diplomatie économique du Ministère des Affaires Etrangères.
A l’entame de la rencontre, Mme le Secrétaire exécutif du Ccesp, Mme Mariam FADIGA FOFANA, a adressé à ses hôtes, les traditionnels mots de bienvenue en terre ivoirienne. Entourée de ses collaborateurs, Mme le Secrétaire Exécutif a présenté le cadre du Dialogue public-privé en Côte d’Ivoire formalisé par le décret N° 2013-462 du 19 juin 2013 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Ccesp.
A l’occasion, Mme Mariam FOFANA FADIGA ajouté que le Ccesp est l'organe clé et incontournable pour l’amélioration du climat des affaires En Côte d’Ivoire. (…) A ce titre, l’une de ses missions principales est d’accompagner le Secteur Privé dans la gestion de ses préoccupations auprès des Administrations Publiques. (…) Soyez donc assurés de toujours trouver, à travers le Ccesp, une oreille attentive pour la prise en charge et le suivi de vos diligences afin de vous offrir un cadre des affaires sain pour le déroulement harmonieux de vos activités et ainsi renforcer votre compétitivité », a rassuré Mme le Secrétaire Exécutif du Ccesp
S’exprimant au nom de la délégation qu’il conduisait, le président du Conect, M. Tarak CHERIF, s’est réjoui pour les entreprises tunisiennes de trouver en Côte d’Ivoire un cadre de Dialogue Etat-Secteur privé aussi structuré et répondant de façon « pragmatique » au besoin des opérateurs économiques. Estimant, par ailleurs, que le Ccsp est un « exemple » à dupliquer sur tout le continent africain.
B. M avec Ccesp
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Décalage entre performances économiques et le niveau de pauvreté, d’inégalités en CI- L’éclairage du professeur Prao Yao Séraphin
vendredi, 10 avril 2026 11:40 Written by Admin
Depuis 2011, le président Ouattara dirige la Côte d’Ivoire. Pour de nombreux observateurs, le pays enregistre un essor économique sans précédent, avec un taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%. Cependant, les populations vivent toujours dans la précarité. Dans cette interview, le professeur Prao Yao Séraphin, donne les vraies raisons du décalage entre les performances économiques et le niveau de pauvreté et d’inégalités en Côte d’Ivoire
.Prao Yao Séraphin, c’est quoi la croissance économique ?
On peut définir la croissance économique comme l’augmentation durable et positive de la production de biens et services sur une période donnée, en général, l’année. Cette variation positive se mesure grâce à l'évolution annuelle d’un indicateur : le produit intérieur brut (PIB). Ce dernier mesure la valeur des richesses créées sur un territoire par les résidents, étrangers et nationaux. Il se distingue du produit national brut (PNB), qui prend retient comme critère l’appartenance nationale et du revenu national (RN) qui mesure l’ensemble des revenus des agents économiques qui sont issus de leurs activités de production.
Peut-on savoir les sources de la croissance économique sous le président Ouattara?
La première source reste les investassements publics structurants et privés. En effet, concernant les investissements publics, le taux d’investissement public dans le pays s’est accru passant de 2,6% en 2011 à 6,8%, en 2017. Il est passé de 5,4 % en 2020 à 5,7 % en 2021, puis a connu une hausse significative pour atteindre 7,2 % en 2022 avant de légèrement baisser en 2023.Le pays vise un taux de 30% d'ici à 2030. Le taux d’investissement total est passé de 25,2% du PIB en 2022 à 25,5% en 2023. Le taux d’investissement privé est passé d’environ 6,3% en 2011 à plus de 14,3% en 2017 puis à 17,6 % en 2022 et à 19% en 2024. Le taux d’investissement total est passé de 14,1% en 2011 à 22,8% en 2019, à 23,1% du PIB en 2021 puis de 25,6% en 2023 pour se situer à 26,2 % en 2024.
La seconde est l’effort de diversification de l’économie. La dynamique de l’économie ivoirienne a reposé sur la diversification progressive de l’économie : l’agriculture de rente (cacao, anacarde, caoutchouc) demeure essentielle, mais l’industrie extractive (or, hydrocarbures avec la mise en production du champ Baleine), l’agro-industrie, les télécoms, le BTP et les services financiers ont pris une place croissante. Selon les publications du FMI et de la Banque mondiale, la part la plus importante dans la production nationale – 56 % du PIB – est celle du secteur tertiaire : télécommunications, transports et activités financières. Le secteur secondaire, qui concerne le raffinage du pétrole, l’énergie, l’agro-alimentaire et le BTP, représente 22 % du PIB, alors que le secteur primaire, notamment l’agriculture, contribue à 22 % du PIB ivoirien. La Côte d’Ivoire s’appuie sur une économie diversifiée : un secteur primaire dominé par l’agriculture, un secteur secondaire centré sur l’industrie extractive, l’énergie, l’agroalimentaire et le BTP, et un secteur tertiaire majoritaire tiré par les télécommunications, les transports, le commerce et les services financiers.
La troisième est le dynamisme de l’agriculture. L’agriculture en Côte d’Ivoire constitue une force motrice essentielle de l’économie nationale. Avec 25 % du PIB et 60 % de la population active impliquée, ce secteur vital génère des milliards de dollars chaque année. Cette contribution significative au développement économique se manifeste par une diversité de cultures et une forte dépendance des exportations agricoles. L’agriculture est un important pilier de l'économie ivoirienne qui représente plus de 25 % du PIB national. Plus de 50 % de la population active en Côte d’Ivoire travaille dans ce secteur. Le cacao, l’or brun de la Côte d’Ivoire, représente entre 10% et 15% du PIB du pays, 40% des recettes d’exportations et 12% des recettes fiscales.
La quatrième est le soutien du secteur pétrolier et minier. Le secteur minier en Côte d’Ivoire joue un rôle crucial dans l’économie du pays, contribuant de manière significative à la croissance économique et à la création d’emplois. Entre 2014 et 2024, 10 000 milliards FCFA (environ 15,24 milliards d’euros) ont été investis dans le secteur minier et pétrolier grâce à une synergie entre acteurs publics et privés. En dix ans, la production aurifère a quadruplé, passant de 20 tonnes à plus de 50 tonnes en 2023. Parallèlement, la production de manganèse a été multipliée par 30, et la Côte d’Ivoire est devenue un acteur majeur dans l’exploitation de nouveaux minerais comme le nickel. Il faut dire que grâce à ses ressources en or, diamants, manganèse, nickel, bauxite, fer, coltan ou encore en lithium, la Côte d’Ivoire dispose d’un sous-sol riche et diversifié. Le secteur minier compte pour environ 5% du PIB. Au niveau des hydrocarbures, le pays a découvert plusieurs gisements. En 2022, le secteur extractif (y compris le pétrole et le gaz) a contribué à environ 15,87 % de la valeur totale des exportations et à 5,53 % des recettes publiques. En 2023, la Côte d’Ivoire a exporté 870 millions de dollars de pétrole brut, se classant au 42e rang mondial des exportateurs de pétrole brut. Le gisement baleine, par exemple, dispose de ressources estimées à 2,5 milliards de barils de pétrole brut et à 3 300 milliards de pieds cubes de gaz naturel. La Côte d’Ivoire, qui a découvert un autre gisement en 2024 baptisé « Calao », vise à l’horizon 2028 une production nationale de 200 000 barils de pétrole par jour et de 450 millions de pieds cubes de gaz par jour (environ 12,7 millions de mètres cubes). Aujourd'hui la Côte d'Ivoire produit un peu moins de 35.000 barils de pétrole par jour, un chiffre insuffisant pour sa consommation domestique.
La cinquième reste le soutien massif du capital étranger. Au 31 décembre 2012, suite à la réduction de dette extérieure obtenue au point d’achèvement, le stock de la dette se chiffrait à 6 129,8 milliards de F CFA dont 3 839,8 milliards de F CFA de dette extérieure y compris le C2D (Contrat de Désendettement et de Développement) et 2 290 milliards de F CFA de dette intérieure.Au 31 mars 2025, la dette publique de la Côte d’Ivoire s’établissait à 31 674,7 milliards FCFA, représentant 55 % du produit intérieur brut (PIB), selon le bulletin statistique provisoire de la Direction Générale des Financements. A la fin septembre 2025, la dette publique atteint 34 016 milliards FCFA, soit 59,3% du PIB. La dynamique d'endettement de Côte d'Ivoire est la suivante : la dette publique atteint 34 016 milliards FCFA à fin septembre 2025, soit 59,3% du PIB.
Selon vous quel est le bilan du président Ouattara de ses trois mandats ?
Réponse : Pour dire vrai, le bilan économique du président Ouattara se résume en ces termes : il a fait des prouesses au niveau macroéconomique, mais il a failli sur le plan microéconomique. Au niveau macroéconomique, la Côte d’Ivoire est passée d’un pays en crise à la première puissance économique incontestée de la zone UEMOA, et l’une des économies les plus dynamique du continent africain. Le PIB nominal est passé d’environ 28 milliards de dollars us en 2011 à 86,5 milliards de dollars US, en 2024. Entre 2012 et 2024, la richesse du pays a cru de près de 7% en moyenne annuelle. C'est un peu plus de 5% pour le Ghana et moins de 3% pour le Nigeria sur la même période. Sur le continent africain, seuls le Maroc et Maurice ont fait mieux, selon les chiffres de la Banque mondiale. Mais sur le plan microéconomique, la Côte d’Ivoire présente des cicatrices économiques béantes. Le président Ouattara n’a pas réussi à transformer la croissance économique en croissance partagée.
Pourquoi malgré les prouesses macroéconomiques, les Ivoiriens ne ressentent pas les retombées de l’essor économique ?
Pour caractériser la croissance économique sous le président Ouattara, je dirai qu’elle n’est pas pro-pauvre mais pro-inégalitaire. Et plusieurs facteurs fondent mon propos.
En premier lieu, la croissance n’a pas été pro-pauvre
Entre 2011 et 2024, le PIB est ainsi passé de 12 869 milliards à 52 414 milliards de FCFA. Il en découle que le PIB a été multiplié par 4, entre 2011 et 2024. Mais le taux de pauvreté a faiblement baissé. Il est passé de 55 % en à 37,5 % en 2025. La pauvreté demeure un phénomène essentiellement rural en Côte d’Ivoire. En effet, l’incidence de la pauvreté, en 2021, se situe à 54,4% en milieu rural contre 22,2% en milieu urbain. En outre, l’espérance de vie s’élève à 62 ans (contre 63 ans en Afrique subsaharienne). En 2024, l’espérance de vie en moyenne sur le continent est de 64,38 ans, et les prévisions pour 2025 sont légèrement supérieures à 64,64 ans. Des pays comme l’Algérie, le Cap-Vert, la Tunisie et l’île Maurice se distinguent avec des espérances de vie élevées, dépassant les 77 ans. En outre, selon, le Rapport 2025 sur le Développement humain du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), l’Indice de Développement Humain (IDH) est de 0,582, le positionnant au 157e rang sur 193 pays.
En second lieu, la croissance reste pro-inégalitaire
Des inégalités subsistent entre Abidjan — qui regroupe 22 % de la population et concentre 80 % de l’activité économique — et le reste du pays. Du coup, 78 % de la population ne concentre que 20% de l’activités économique. Bien plus, la part des revenus de 40% de la population les plus pauvres est passée de 7,53 % en 2010 à 7,19% en 2021, tandis que celle des 10% de la population les plus riches de la population est 54,66% en 2021 contre 49,71% en 2010. Il en découle que sous le président Ouattara, la population ivoirienne la plus riche s’est davantage enrichie pendant que la population s’est davantage appauvrie. De même, le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) fixé à 75 000 francs CFA (114 euros) pour quatre semaines de 40 heures alors que le salaire minimum du secteur agricole (Smag) n'a quant à lui pas évolué depuis 2015, stagnant à 36 000 francs CFA (54 euros) par mois.
En troisièmement l’économie est dominée par le capital étranger
Aujourd’hui, 95 % des PME contribuent à 20 % de la richesse du pays tandis que 5 % de multinationales installées en Côte d’Ivoire génèrent 80 % de sa richesse. En Côte d’Ivoire, les PME représentaient 23% du produit intérieur brut (PIB) et de l’emploi formel en 2021, selon les données officielles. En économie, chaque facteur de production reçoit une rémunération pour sa contribution au processus de production. La terre est rémunérée par le loyer, le capital par l'intérêt, le travail par le salaire, et l'entrepreneuriat par le profit. En Côte d’Ivoire, selon les chiffres de Stanislas Zézé, de Bloomfield Investment, sur 500 entreprises qui créent de la valeur ajoutée en Côte d’Ivoire, seulement 30% ayant des capitaux ivoiriens créent de la valeur ajoutée en Côte d’Ivoire. Conclusion, les entreprises contrôlées par les nationaux ne génèrent que 30% de la richesse au niveau du secteur privé ivoirien. Il en découle que si les multinationales installées en Côte d’Ivoire, paient de minables salaires et que les nationaux ne participent pas à la création de richesses, alors, les fruits de la croissance vont naturellement échapper aux Ivoiriens. C’est ce qui explique la situation ou le pays s’enrichie pendant que les poches des Ivoiriens sont vides.
En quatrième lieu, la résistance du secteur informel
En 2025, le secteur informel reste un pilier majeur de l'économie ivoirienne, représentant plus de la moitié du PIB et plus de 90 % des emplois. Le secteur informel représente près de 40 % du PIB. En Côte d'Ivoire, le secteur formel ne représente que 10 % de l'activité économique. En Côte d'Ivoire, le taux de non-emploi (proportion de chômeurs et d'inactifs parmi une population en âge de travailler) est en effet supérieur à 40 %, tel que rapporté par les Nations unies en 2023. Le secteur primaire emploie 45% de la population active et le secteur tertiaire emploie 44% de la population. Or, c’est dans ces secteurs qu’on retrouve les activités informelles. Le secteur privé offre environ 80% des emplois en Côte d’Ivoire contre 20% du secteur public sur ces dernières années.
En cinquième lieu, la médiocrité du capital humain et son corollaire d’emploi de qualité insuffisant.
Le chômage officiel est faible, mais le sous-emploi est massif. De plus, les compétences des jeunes sont souvent inadaptées au marché du travail, limitant leur insertion dans les secteurs modernes et productifs. La croissance ivoirienne n’a pas engendré un capital humain solide. En effet, le capital humain, qui est le niveau potentiel de performance qu’un système de formation est capable d’offrir aux citoyens d’un pays, se chiffre à 38% selon la Banque Mondiale. Cela veut dire que le système de formation, de santé, d’institutions qu’on a aujourd’hui, donnera des citoyens qui vont fonctionner à 38% de leur potentiel alors que la moyenne est de 40% en Afrique contre la moyenne des pays développés qui est de 71 à 75% du potentiel des citoyens.
En sixième lieu, la corruption rampante
La corruption peut avoir plusieurs méfaits sur les populations défavorisées. Elle limite l’action publique en faveur des populations défavorisées En effet, lorsque les acteurs publics en charge de la collecte des droits et taxes en faveur de l’Etat (Impôts, Douane, Municipalités …) s’enrichissent individuellement par falsification de ces droits et taxes (fraude sur le fisc), c’est le budget de l’Etat qui en prend un coup à travers le détournement des ressources. Le financement de projets sensés améliorer les conditions de vie des populations défavorisées, est difficilement assuré, d’où une diminution des dépenses sociales. La corruption maintient les populations défavorisées dans la précarité En effet, les populations défavorisées n’ont plus qu’un accès limité aux services sociaux tels que la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité et à d’autres administrations (pour s’établir des actes administratifs comme un extrait de naissance). La corruption augmentant les coûts de transactions, la confiance de ces populations en l’administration baisse et ne trouvent donc pas l’utilité de fréquenter ces services. Ainsi, on pourrait assister au maintien de l’analphabétisme à un niveau important, l’augmentation de la mortalité, la baisse de l’espérance de vie. Mieux, la corruption favorise un faible accès à l’emploi des populations défavorisées En effet, la corruption réduit la croissance économique à travers la diminution de l’investissement privé. Si une entreprise doit verser des pots-de-vin à une administration par exemple pour obtenir des autorisations, cela pousserait au découragement et à la fuite des investisseurs. Et lorsqu’il y a déficit d’investissement, cela crée nécessairement des problèmes d’emploi.
Quelles sont donc les solutions pour que la croissance économique soit profitable à tous?
Premièrement, il faut renforcer la protection sociale
La protection sociale englobe un sous-ensemble de mesures prises par les pouvoirs publics et mises en œuvre par les services de l’État ou des organismes privés, en vue de faire face aux risques, à la vulnérabilité et à la pauvreté chronique. La protection sociale permet d’élargir l’accès aux services publics et d’accroître l’investissement dans le capital humain, en particulier dans la santé et l’éducation, ce qui contribue à augmenter la productivité et rend plus facile pour les pauvres l’exercice d’une activité rémunérée. Elle donne aux pauvres les moyens de se protéger et de préserver leurs biens en cas de choc, sauvegardant ainsi leur potentiel de création de revenus à long terme, et aussi de faire de nouveaux investissements. Les dispositifs de protection sociale permettent de combattre la discrimination et de libérer le potentiel économique. Au Bangladesh, au Brésil et en Afrique du Sud, les transferts effectués vers les femmes ont eu un impact positif sur la fréquentation de l’école, surtout par les filles. Mettre davantage de ressources entre les mains des femmes accroît leur autonomie et améliore la survie des enfants, leur état nutritionnel et leur assiduité à l’école. La protection sociale peut être source d’avantages pour des catégories qui pourraient autrement être défavorisées par certains des aspects que peut présenter une stratégie de croissance pro-pauvres, remplissant ainsi une fonction de compensation à même de susciter l’adhésion des parties prenantes aux réformes requises pour assurer l’instauration d’une croissance durable. Enfin, la protection sociale favorise la constitution d’un appareil d’État efficace et sûr, ce qui est propice à la croissance car il en résulte un renforcement de la cohésion sociale et du sentiment de citoyenneté, ainsi qu’une atténuation du risque de conflit.
Deuxièmement, adopter un Plan Marshall contre la pauvreté
Cette approche innovante de la protection sociale pourra être le résultat d'un projet de loi sur l'intégration sociale et l'autonomisation, promulgué dans le cadre du Plan Marshall contre la pauvreté. Ce plan de réforme ambitieux conçu spécifiquement pour lutter contre l'incidence persistante de la pauvreté et l'exclusion sociale dans notre pays. Il s’agira, avec l’aide de l’ANSAT de cibler les familles extrêmement pauvres et leurs verser une somme donnée pour les aider à sortir de la pauvreté par une activité génératrice de revenus. En outre, une prime d'achèvement de l'école encourage les jeunes issus de milieux défavorisés à terminer leurs études secondaires en leur offrant un prix en espèces une fois qu'ils atteignent l'âge de 18 ans. Il s’agira de privilégier les jeunes issus des zones où les taux de décrochage et de pauvreté ont tendance à être les plus élevés. Bien plus, il faut permettre à tout ivoirien ayant eu 12 /20 de moyenne de bénéficier de la bourse d’étude, en montrant les preuves de la précarité de ses parents.
Troisièmement, il faut investir dans le capital humain
« Il n’y a ni richesse ni force que d’hommes » disait déjà Jean Bodin au XVIe siècle. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié son rapport annuel sur l’indice de développement humain (IDH) pour l’année 2025. Dans le rapport intitulé « Une question de choix : les individus et les possibilités à l’ère de l’IA », datant du 6 mai 2025, la Côte d’Ivoire enregistre un Indice de Développement Humain (IDH) s’élevant à 0,582. La Côte d’Ivoire gagne dix précieuses places et occupe le 157e rang parmi 193 nations évaluées. Mais le Ghana voisin est mieux classé que la Côte d’Ivoire. Le pays était pourtant bien engagé à l’époque du père de la Nation. En effet, il est un héritage que nous devons reconnaître à Félix Houphouët-Boigny, c’est bien celui de la formation de l’homme. Très tôt, il a compris que la richesse d’une Nation ne repose pas uniquement sur la terre, le cacao ou les infrastructures, mais sur la qualité de ses fils et de ses filles. C’est ainsi qu’il a fait de l’éducation un pilier stratégique du développement ivoirien, en ouvrant écoles, lycées, centres techniques, grandes écoles et universités dans un pays encore jeune. Grâce à ce choix historique, la Côte d’Ivoire a bâti une administration solide, une élite intellectuelle compétente, des ingénieurs, des médecins, des chercheurs, des enseignants, des cadres capables d’anticiper et de conduire le progrès. Ce pari sur le capital humain fut sans doute l’un des leviers majeurs qui ont permis à notre Nation de prendre l’avance qui l’a longtemps distinguée de ses voisins. La Côte d’Ivoire doit donc investir dans l'éducation et la santé pour réduire les inégalités. Il importe de passer d’une « contrainte » à une « opportunité », de s’appuyer sur les immenses potentialités du pays et des Ivoiriens, de développer une capacité de travail, d’innovation, de « création productive », au service du secteur privé, des entreprises, du commerce, de l’artisanat, mais aussi de l’État et du service public.
En Côte d’Ivoire, 75% de la population a moins de 35 ans. La jeunesse représente donc le présent et l’avenir, et constitue une force pour demain. De ce fait, elle implique une grande responsabilité. Et l’éducation reste l’une des clés majeures de l’inclusivité sociale. Elle est la première arme de ceux qui sont issus des milieux modestes, et la première porte vers une société plus égalitaire. En outre, la modernisation de nos hôpitaux et leurs équipements pourrait permettre de réduire les inégalités et la pauvreté. C’est ainsi que les Ivoiriens verront de près les fruits de la croissance économique.
Quatrièmement, il faut réduire le poids de l’informel par la décentralisation
En Côte d'Ivoire, le secteur formel ne représente que 10 % de l'activité économique, à l'origine d'un manque de données criant sur le marché du travail. En effet, l’économie demeure largement informelle, représentant plus de la moitié du PIB et plus de 90 % des emplois. Selon l’Enquête sur le niveau de vie des ménages, 44,8 % des salariés du pays résident dans la capitale et ses environs. Avec plus de 55 % des agences bancaires ivoiriennes et des sièges de grandes compagnies d’assurance, Abidjan concentre également la quasi-totalité des activités financières et des flux monétaires du pays. La ville regroupe également 37 % des emplois du secteur tertiaire et 36,5 % de ceux du secteur secondaire. En 2025, le secteur informel représente près de 40 % du PIB, ce qui complique la mobilisation des ressources fiscales et la modernisation de l'économie. Afin de réduire cette taille du secteur informel, plusieurs facteurs ont été identifiés dans la littérature. Il s’agit entre autres des déterminants économiques et institutionnels. Nous pensons que la gouvernance de proximité (décentralisation ajustée aux préférences des populations et des collectivités locales) peut réduire sur la taille du secteur informel. D’abord, la décentralisation (gouvernance de proximité) affecte la taille du secteur informel via le contrôle du niveau de corruption. Une bureaucratie corrompue a tendance à favoriser le développement du secteur informel en échange des pots de vin. Or, la gouvernance de proximité pourrait accroître la responsabilisation et la discipline du gouvernement dans le processus de gouvernance. Ensuite, une pression fiscale élevée, réduit les marges bénéficiaires des activités économiques formellement déclarées, obligeant les agents économiques à dissimuler leurs activités afin de tirer profit. Or, les localités décentralisées se caractérisent dans la plupart des cas par un faible niveau de taux de pression fiscal, ce qui réduit en dernier ressort, le secteur informel. Enfin, on montre qu’une dépense publique de qualité sur l’éducation permet de réduire la taille du secteur informel. Dans une localité décentralisée, la capacité des populations locales à contrôler l’effectivité des actions des autorités locales est très élevée, ce qui profite à des dépenses publiques de qualité, à même de réduire le secteur informel.
Cinquièmement, lutter contre la vie chère et la corruption
L'indice du coût de la vie de 44,69 pour la Côte d'Ivoire début 2024 indiquait que le coût de la vie en Côte d'Ivoire était relativement plus élevé par rapport à d'autres pays africains, se classant comme le pays le plus cher d'Afrique parmi ceux listés sur la page au début de l'année. L’indice est tombé à 42,74 à mi-2025, marquant une légère baisse. La vie chère est entretenue, entre autres, par la corruption dans les services publics, notamment la police et la gendarmerie. La Côte d’Ivoire figure parmi les pays les plus touchés par la corruption selon les classements internationaux. En 2019, la Côte d’Ivoire a perdu environ 1400 milliards de FCFA, représentant 64% du service de la dette.
Par-dessus tout, cette amélioration du climat des affaires doit faciliter la création des marchés efficients. Ainsi, la réglementation de la concurrence pourrait engendrer des marchés plus efficients, une amélioration du bien-être du consommateur, des prix plus accessibles, et la mise sur le marché de biens et services de meilleure qualité. Ce qui suppose une facilitation de l’entrée sur le marché de nouvelles entreprises, le recul des pratiques anticoncurrentielles, et la promotion de règles de jeu équitables.
Ayoko Mensah avec sercom Pr Prao
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Amélioration dans la fourniture de l’électricité à Abidjan- Les précisions de la CIE
jeudi, 09 avril 2026 21:32 Written by Admin
Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’électricité sur l’ensemble du territoire, des travaux de maintenance sont programmés sur le réseau électrique de Bingerville ce jeudi 9 avril 2026, de 8h00 à 16h00.
Ces interventions entraîneront des perturbations dans la fourniture d’électricité dans tous les quartiers de la commune.
Les équipes techniques CIE sont mobilisées et toutes les dispositions sont prises pour limiter la durée ces perturbations.
La Compagnie Ivoirienne d’Électricité présente ses excuses aux populations des zones concernées et reste à leur disposition pour toute information complémentaire via son centre de relation clients, joignable au 179, ainsi que sur ses réseaux sociaux. »
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Gestion de la crise du cacao /Campagne 2025–2026- « Les autorités ont procédé à l’annulation des quotas initialement accordés à certains opérateurs »( Oia- Café-cacao)
jeudi, 09 avril 2026 20:06 Written by Admin
« Mesdames et Messieurs les journalistes, chers acteurs de la filière café-cacao,
Mesdames et Messieurs,
Dans le cadre de la gestion de la crise du cacao au titre de la campagne 2025–2026, marquée par l’accumulation de stocks résiduels importants dans les magasins des sociétés coopératives, l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) café-cacao tient à apporter des précisions importantes sur les évolutions récentes du processus d’enlèvement.
Cette opération nationale porte sur un volume estimé à 102 000 tonnes de cacao, réparties entre 1 430 sociétés coopératives, préalablement inventoriées par le Conseil du Café-Cacao.
Mesdames et Messieurs,
Je m’adresse à vous aujourd’hui avec un sens élevé de responsabilité, mais également avec une volonté claire de vérité et de clarification.
La crise que traverse la filière café-cacao est une crise réelle, profonde, et lourde de conséquences pour nos producteurs.
Pendant plusieurs mois :
• des stocks sont restés immobilisés,
• des revenus sont restés bloqués,
• des familles ont été fragilisées.
I. Une décision majeure des plus hautes autorités de l’État
L’OIA café-cacao tient à exprimer sa profonde reconnaissance à l’Exécutif ivoirien, pour la décision hautement stratégique prise en vue de recentrer les efforts sur les stocks détenus par les producteurs.En effet, les autorités ont procédé à l’annulation des quotas initialement accordés à certains opérateurs, à savoir :
• SITAPA, pour un volume de 29 360 tonnes ;
• TRANSCAO, pour un volume de 15 000 tonnes.
Cette décision forte traduit clairement la volonté de l’État de prioriser les producteurs et les sociétés coopératives, directement impactés par la crise.
II. Conséquence directe : réallocation au profit de l’OIA
Suite à cette décision, une nouvelle orientation opérationnelle a été définie.
Ainsi, en date du 08 avril 2026, le Conseil du Café-Cacao a officiellement notifié à l’OIA café-cacao l’attribution d’un quota complémentaire de 23 830 tonnes de cacao.Ce quota constitue une réallocation directe consécutive à l’annulation des volumes précédemment affectés à SITAPA et TRANSCAO.
Après consultation des principaux acteurs de la filière, l’OIA a accepté ce quota dans un esprit de responsabilité et d’engagement au service des producteurs.
III. Clarification majeure : point d’atterrissage de la gestion des stocks résiduels
L’OIA tient aujourd’hui à faire une déclaration claire, responsable et sans ambiguïté :
• La gestion des stocks résiduels va se solder sur le quota des 23 830 tonnes à enlever.
Je le dis avec solennité :
• Le traitement des stocks résiduels arrive à son terme à travers l’enlèvement des 23 830 tonnes attribuées à l’OIA.
Cela signifie que :
• ce volume constitue le cadre final de l’opération de déstockage,
• il représente la dernière phase opérationnelle de gestion de la crise des stocks résiduels,
• et son exécution marquera la clôture de ce processus spécifique.
IV. Accélération des opérations et sortie progressive de crise
L’OIA informe l’ensemble des acteurs de la filière que :
les opérations d’enlèvement des 23 830 tonnes seront engagées dans les tout prochains jours, avec une accélération significative.
Cette dynamique permettra :
• de réduire fortement les stocks encore immobilisés,
• de soulager les producteurs,
• et d’amorcer une sortie concrète et visible de la crise.
V. Perspectives de la campagne intermédiaire
L’OIA invite l’ensemble des acteurs à se mobiliser pleinement pour la réussite de la campagne intermédiaire du cacao.
Nous restons confiants quant :
• à l’évolution des cours internationaux,
• à la résilience des producteurs,
• et à la capacité collective de relance de la filière.
L’OIA tient également à saluer l’effort exceptionnel consenti par Son Excellence le Président de la République, qui a mobilisé des ressources importantes issues du fonds de réserve (231 milliards) afin de porter le prix bord champ à 1 200 FCFA/kg au lieu de 900 FCFA correspondant au 60% du prix CAF, en soutien aux producteurs.
VI. Message à la filière
L’OIA café-cacao adresse :
• ses remerciements appuyés aux autorités de l’État pour leur engagement ;
• sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs de la filière pour leur patience ;
• un appel à la cohésion, à la responsabilité et à la mobilisation collective.
Conclusion
La décision d’annulation des quotas de SITAPA et TRANSCAO, suivie de la réallocation des volumes au profit de l’OIA, constitue une étape décisive dans la résolution de la crise.
La gestion des stocks résiduels entre désormais dans sa phase finale, structurée autour du quota des 23 830 tonnes à enlever.
L’OIA réaffirme sa détermination à œuvrer pour une filière plus équitable, plus transparente et durablement stabilisée.
Je vous remercie de votre aimable attention. »
Fait à Abidjan, le 09 avril 2026
Le Président de l’OIA Café-Cacao
M. Siaka Diakité
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Gestion des stocks résiduels inventoriés du cacao- Dénouement heureux entre l’Oia Café-Cacao et le Conseil café -cacao
jeudi, 09 avril 2026 19:34 Written by Admin
Le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Konén et les responsables de l’Oia Café- Cacao ont animé ce 09 Avril 2026, un point de presse conjoint. C’était l’auditorium de l’immeuble de la Caisstab au Plateau. A l’occasion, M. Bruno Koné a déclaré que « la page de la crise du cacao est tournée avec la gestion des stocks résiduels inventoriés. Désormais il vous faut vous engager dans la campagne intermédiaire et partant la prochaine campagne principale de commercialisation du cacao. »
Le ministre a précisé que cette crise dépasse le cadre national. « La crise n’est pas ivoirienne à la base. Elle est mondiale », a-t-il souligné, évoquant la forte volatilité des cours internationaux. Selon lui, les prix ont connu une chute importante, passant de 8 000 à 1 700 Fca, rendant nécessaire un ajustement. Il a toutefois rappelé que le prix de 1 200 Fcfa fixé pour la campagne intermédiaire reste « l’un des meilleurs pratiqués depuis les années 2000 », saluant à cet effet la décision du président Alassane Ouattara.
Par ailleurs, le ministre Koné Bruno n’a pas manqué d’annoncer aux acteurs de la filière, la ténue très prochaine d’une importante rencontre sur l’avenir de la filière café- Cacao. Avec la participation des experts, des industriels, acheteurs et avec une place de choix aux producteurs.
Intervenant lors de cette rencontre animée par le vice-président de l’Organisation interprofessionnelle agricole café-cacao (Oia Café-Cacao), Obed Blondé Doua, dans son exposé liminaire au nom du président de l’Oia Café-Cacao, Siaka Diakité, a indiqué que la crise a été marquée par l’accumulation de 102 000 tonnes de cacao non écoulées, réparties entre 1 430 coopératives, avec de lourdes conséquences pour les producteurs. Il a salué les mesures prises par l’État, notamment l’annulation de quotas attribués à certaines entreprises, dont SITAPA (29 360 tonnes) et TRANSCAO (15 000 tonnes), afin de privilégier les acteurs directement impactés.
Dans cette dynamique, un quota complémentaire de 23 830 tonnes a été réattribué à l’Oia Café-Cacao par le Conseil du Café-Cacao, le 8 avril 2026. Ce volume constitue, selon M. Doua, « la dernière phase opérationnelle » du processus de déstockage.
« L’exécution de ce quota marquera la clôture de la gestion des stocks résiduels », a-t-il affirmé, précisant que cette décision stratégique vise à recentrer les efforts sur les producteurs et leurs coopératives. On notait à cette rencontre la participation du Dg du Conseil café- Cacao ; Yves Koné Brahima qui a invité les acteurs à s’engager véritablement dans le bon déroulement de la campagne intermédiaire qui est en cours.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Le ministre Koné Bruno , des membres de son cabinet, le Dg du Conseil café-cacao, Yves Koné Brahima et le président de l’Oia-Café-Cacao, Siaka Diakité
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Rencontre avec les structures sous tutelle- Koné Bruno en visite au Cnra, à l’écoute des enjeux de la recherche agronomique
jeudi, 09 avril 2026 06:49 Written by Admin
En visite au Centre National de Recherche Agronomique ( Cnra), le mercredi 8 avril 2026 à Adiopodoumé, le ministre Bruno Nabagné Kone a échangé avec les responsables de l’institution afin de mieux cerner ses réalités opérationnelles. Selon la page facebook du ministère et l’Aip, Il a félicité et encouragé la direction générale du Centre national de recherche agronomique (Cnra) conduite par Pr Abdourahamane Sangaré, pour la qualité du travail abattu.
« Mon premier mot pour vous et vos collaborateurs, c’est des mots de félicitations en tant que ministre aujourd’hui de l’Agriculture et membre du gouvernement. Et nous pouvons voir aujourd’hui dans les résultats atteints pour la Côte d’Ivoire par la grande qualité du travail d’accompagnement et de recherche que vous faites ici » a indiqué M. Koné Bruno. Cette visite s’inscrit dans le cadre de sa tournée dans les directions et services sous son autorité, a-t-il révélé. Il s’agissait de prendre contact avec les premiers responsables des services, de connaître leurs collaborateurs, et surtout de prendre connaissance de leurs conditions de travail.
« Nous sommes premier producteur mondial de cacao, de cajou et ce n’est pas par hasard (…) Tout ce que nous pouvons vous demander, c’est de continuer à travailler pour que ces positions se renforcent, se consolident et s’améliorent » a-t-il ajouté.
Il a réaffirmé l’engagement de l’État à renforcer les moyens du Cnra pour accompagner la transformation durable de l’agriculture ivoirienne.
À l’issue des échanges, le ministre a formulé plusieurs orientations, notamment sur la mise en place d'un conseil d'orientation scientifique, la valorisation des chercheurs et la sécurisation du foncier. Il a insisté sur la nécessité d’un inventaire rigoureux des documents fonciers et de la régularisation des parcelles, notamment par l’obtention de l’ACD.
Saluant la contribution du Cnra, il a rappelé que ses défis s’inscrivent pleinement dans les priorités du ministère que sont la souveraineté alimentaire, la compétitivité, le financement, la sécurisation foncière, la durabilité, la transformation et l’amélioration des conditions de vie des producteurs.
Créé en avril 1998, le Cnra est le chef de file de la recherche agronomique en Côte d’Ivoire. Ses travaux couvrent les productions végétales et animales, ainsi que la conservation des produits, à travers cinq directions régionales implantées sur l’ensemble du territoire.
Elysée Koffi
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