Economie (1428)
Cdv d’Abengourou- La Banque mondiale satisfaite de l’évolution du projet
jeudi, 21 août 2025 10:28 Written by AdminÀ l’instar de plusieurs Centres de développement du vivrier (Cdv) construits par le Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (Pdc2v) dans les zones d’intervention, celui d’Abengourou ERA-EST est désormais pratiquement fonctionnel. Ce centre de formation quasi neuf a récemment accueilli une délégation de la Banque mondiale, conduite par Tony VERHEIJEN, responsable des opérations et numéro deux de l’institution en Côte d’Ivoire, au Togo et en Guinée. Cette visite s’inscrivait dans le cadre de sa tournée de terrain dans la région de l’Indénié-Djuablin, avec pour objectif de constater l’état d’avancement des travaux sur le deuxième site du CDV d’Abengourou.
Pour l’année 2025, il s’agit de la deuxième visite de M. VERHEIJEN sur le site du CDV ERA-EST, situé dans l’enceinte de l’École régionale de l’agriculture de l’Est, à Abengourou. Contrairement à sa précédente visite en janvier 2025, les infrastructures sont désormais achevées : le bâtiment administratif destiné à la formation théorique et aux travaux de laboratoire, le logement du surveillant ainsi que les forages sont totalement opérationnels.
Les parcelles agricoles ont également été aménagées : deux hectares seront consacrés à la culture du manioc, et un hectare est réservé à la mise en place d’un parc à bois pour la production de boutures de manioc. Ces cultures sont réalisées à partir de plantules issues des laboratoires SAH (Système Hydroponique Semi-Autotrophe) du Cnra. Dans les semaines à venir, ces espaces seront équipés d’un système d’irrigation destiné aux serres et aux cultures maraîchères en plein champ.
Des avancées saluées par Tony VERHEIJEN :
« Les résultats observés sur le terrain aujourd’hui sont satisfaisants. Cela prouve qu’il y a de l’espoir dans la mise en œuvre des Cdv. Après Bouaflé et Dabou, que nos équipes ont également visités, nous espérons que les autres sites atteindront rapidement le même niveau afin de renforcer les capacités des acteurs agricoles. »
Mahamane OUATTARA, responsable technique des opérations du Pdc2v, représentant le Coordonnateur du projet Bernard Kini COMOE, a également souligné l’importance du centre :
« Avec la prochaine rentrée des classes à l’École régionale de l’agriculture d’Abengourou, le Cdv jouera un rôle clé dans la formation des apprenants. Il servira de centre de formation pratique sur les innovations agricoles, notamment pour les cultures maraîchères et le manioc. »
Les responsables du Pdc2v ont par ailleurs rassuré la délégation de la Banque mondiale quant à la bonne collaboration avec l’Anader, en charge du suivi des travaux agricoles, ainsi que de l’installation des serres et du système d’irrigation.
Au total, 30 Centres de développement du vivrier sont en cours de construction dans le cadre de la mise en œuvre du Pdc2v. Répartis sur l’ensemble de la zone d’intervention du projet, ces centres visent principalement la formation des acteurs agricoles aux nouvelles techniques et innovations, notamment dans le domaine du maraîchage.
Le Cdv est un concept novateur initié par le Psc2v. Il constitue un espace de formation professionnelle agricole valorisant les potentialités spécifiques de chaque région d’implantation. Sa vision est de contribuer à la souveraineté alimentaire de la Côte d’Ivoire en promouvant une agriculture vivrière performante, durable et génératrice de richesse. Le Cdv a pour mission de promouvoir des technologies innovantes de production vivrière en s’appuyant sur une collaboration étroite entre la recherche, la vulgarisation et les acteurs des chaînes de valeurs vivrières.
À terme, ces infrastructures seront transférées aux conseils régionaux, avec l’appui de l’Anader et du Cnra. La ville d’Abengourou, à l’instar de Divo et Bouaflé, dispose de deux sites de Cdv.
Avant de visiter le Cdv ERA-EST, la délégation de la Banque mondiale s’est rendue dans l’entreprise Socovri, dirigée par Mme KOUAME Abenan Simone, bénéficiaire de la 2ᵉ cohorte du Fonds à coûts partagés. Installée à Abengourou, cette entreprise est spécialisée dans la commercialisation de produits vivriers et a pu acquérir, grâce au soutien du fonds, un camion de 10 tonnes et deux tricycles
B. M avec Sercom
Légende photo : La délégation de la Banque mondiale est sur le terrain.( PH :k.M)
Commercialisation des amandes de karité - Voici les différents prix planchers obligatoires
mercredi, 20 août 2025 18:46 Written by AdminLa Direction générale du Conseil du coton et anacarde, conformément à la matrice des coûts adoptée pour la campagne 2025, vient d’annoncer les prix planchers obligatoires, pour les amandes de karité bien séchées et bien triées ne comportant aucune matière étrangère.
Selon, une note à l’attention des acteurs et intervenants de la filière karité signée par le Dg Berté Mamadou, dont afrikchallenges.info a eu copie, le prix minimum bord champ est 250 Fcfa/Kg. Pendant que le prix magasin intérieur acheteur est de 275 Fcfa. Au magasin usine, il est de 305 Fcfa/Kg. Par ailleurs, au magasin portuaire, le kg est de 335 Fcfa.
Aussi, précise la note, « la période du 18 août au 30 septembre 2025 est exclusivement dédiée aux transformateurs locaux pour leur permettre de s’approvisionner en priorité avant l’ouverture du marché aux exportateurs. »
A noter que c’est le mercredi 13 aout 2025, à Yamoussoukro que le Ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a procédé au lancement officiel de la campagne de commercialisation des produits du karité, et le démarrage effectif a eu lieu le 8 août 2025,
Bamba M.
Mise en œuvre du PDC2V dans le Sud-Est ivoirien- La Banque mondiale séduite par les activités des bénéficiaires
lundi, 18 août 2025 19:32 Written by AdminPrincipal bailleur du Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (PDC2V), la Banque mondiale, à travers son responsable des opérations pour la Côte d’Ivoire, le Togo et la Guinée, Tony VERHEIJEN, a effectué mardi dernier, une visite de terrain dans le Sud-Est ivoirien afin d’apprécier les réalisations financées par le Fonds à coûts partagés (Fcp). Ce mécanisme de financement, mis en place par le PDC2V, vise à accompagner les acteurs agricoles dans leur professionnalisation.
Au cours de cette mission, trois localités ont été visitées, chacune illustrant un maillon essentiel du développement agro-industriel local. À Alepé, la délégation a découvert Nourivoire, unité moderne de production d’attiéké « Attiéké Choco », dirigée par Kré Maxime. Bénéficiaire du guichet B de la première cohorte du Fcp, l’entreprise produit aujourd’hui 250 tonnes d’attiéké destinées au marché local et à l’export. Les équipements de dernière génération acquis grâce au financement du PDC2V ont suscité les félicitations du représentant de la Banque mondiale pour la qualité de leur utilisation et la bonne exécution du projet.
À Aboisso, la délégation s’est rendue sur le site de Poly Élevage, entreprise de Augustin MILLAN, spécialisée dans la production d’alevins et d’aliments pour poissons à base de mouches soldats noires. L’exploitation, qui assure également le grossissement des poissons et des formations spécialisées, dispose aujourd’hui de 10 bacs hors sol, de 15 étangs (dont 10 réhabilités et 5 nouvellement construits) et d’une retenue d’eau. Avec l’appui du PDC2V, l’entrepreneur ambitionne de produire 1,5 million d’alevins d’ici la fin de l’année 2025.
À Yaou, dernière étape de la tournée, la délégation a visité les installations de Group Eroveem-FY, gérée par Ezinlin Epse Yavo Bayo Euphrasie. Active depuis mai 2020 dans la transformation du manioc en attiéké et placali, l’entreprise a transformé 545,9 tonnes de manioc entre août 2024 et juillet 2025 (396,2 tonnes d’attiéké et 149,6 tonnes de placali). Grâce au FCP, l’unité a pu se moderniser avec l’acquisition d’un groupe électrogène, de trois essoreurs, de deux broyeurs et d’un séchoir, ainsi que l’achat de manioc. Elle emploie environ 80 personnes, dont 90 % de femmes, et vend ses produits sur le marché national et à l’international. La délégation a salué la qualité de la production et encouragé l’entreprise à viser la certification ISO.
Au terme de la visite, Tony VERHEIJEN a exprimé à Mahamane Ouattara, représentant du coordonnateur du PDC2V, la satisfaction de la Banque mondiale quant à l’impact concret des investissements. La mission se poursuivra à Abengourou avec la visite d’autres bénéficiaires du Fonds à Coûts Partagés et du Centre de développement du vivier situé dans l’enceinte de l’école Era-Est (Ecole régionale de l’agriculture de l’Est).
Ayoko Mensah avec Sercom
Durabilité dans la filière coton de l'Anacarde et karité - Le CCA offre des kits agricoles et apicoles aux groupements de femmes et associations
dimanche, 17 août 2025 19:40 Written by AdminLe Conseil du Coton, de l’anacarde et du karité a organisé, dans les locaux de sa Délégation Régionale de Korhogo, le samedi 16 août 2025, une cérémonie de remise d’intrants agricoles et d’équipements apicoles à huit groupements de femmes et cinq associations villageoises. Rapporte une note à la presse des services du CCA.
Selon cette source, cette rencontre s’est déroulée en présence du préfet de la Région du Poro, préfet du département de Korhogo, M. André Eponon Assoumou, du président du Conseil d’administration, M. Ouattara Blidia Hyacinthe, ainsi que de nombreuses structures et acteurs clés des filières Coton, anacarde et karité ainsi que des partenaires techniques dont l’Anader, Oipr. Une initiative qui illustre la vision du Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, M. Mamadou Berté : Mettre le bien-être et le bonheur des producteurs au centre de toutes les priorités.
M. Mamadou Berté a rappelé, lors de son intervention, que la Responsabilité Sociétale est au cœur de la stratégie du Conseil du Coton et de l’Anacarde : « Ces dotations ne sont pas de simples matériels. Elles incarnent un pacte de confiance et un engagement partagé pour bâtir un avenir où chaque producteur vivra dignement de son travail ».
Il a par ailleurs, rappelé la volonté du Conseil du Coton, de l’anacarde et du Karité de lier préservation de la biodiversité et le développement rural inclusif.
En effet, dans le cadre de sa stratégie de durabilité, le Conseil du coton et de l'anacarde a signé une convention avec L'Office ivoirien des parcs et réserves (Oipr). La présente action s'inscrit donc dans le cadre de la mise en œuvre de cette convention à travers le renforcement des initiatives de développement économique des populations riveraines hors des aires protégées.
Quant au préfet de région, M. André Eponon Assoumou, il a pour sa part salué une initiative qui s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement : « Cette remise traduit la volonté du Conseil d’accompagner les communautés rurales, de renforcer leurs capacités productives et de soutenir l’autonomisation économique des femmes à travers des activités génératrices de revenus durables. »
Au nom des bénéficiaires, Mme Koné Wassa, présidente de l’Ong Felead, porte-parole des récipiendaires, a exprimé la gratitude des femmes et associations : « Ces équipements sont un véritable investissement dans le potentiel des femmes rurales. Nous nous engageons à les utiliser avec responsabilité et rigueur afin d’améliorer nos conditions de vie et celles de nos familles. »
Au total, huit groupements de femmes et cinq associations villageoises bénéficient de cette opération, impactant directement 2 500 personnes et plus de 10 000 indirectement.
Bamba Mafoumgbé
Bonne gouvernance- La transition numérique au Cœur de la Réforme des Finances Publiques
vendredi, 15 août 2025 08:59 Written by AdminEn cohérence avec les priorités fixées par les autorités ivoiriennes en matière de transformation digitale, le Trésor Public de Côte d’Ivoire a organisé, du 10 août au 14 août 2025, à Yamoussoukro, un atelier stratégique de haut niveau sur l’optimisation du volet “Dépenses” de sa plateforme numérique TrésorPay–TrésorMoney.
Cette initiative, pilotée par la Cellule de Généralisation et de Gestion de ladite plateforme (CEGES/TPTM), avec l’appui du Projet d’Amélioration de la Gouvernance pour la Délivrance des Services de Base (PAGDS), s’inscrit dans une dynamique de modernisation continue de la gestion des finances publiques, en particulier dans un contexte marqué par l’essor de l’économie numérique en Afrique de l’Ouest.
Une réforme au service de l’efficacité et de la transparence
La plateforme TrésorPay–TrésorMoney incarne la volonté de l’État ivoirien de promouvoir des systèmes de paiement publics plus inclusifs, sûrs et traçables. À travers cet atelier technique, les experts du Trésor, les partenaires techniques, et les utilisateurs terrain ont pu analyser les défis opérationnels liés au paiement électronique des dépenses publiques, proposer des améliorations ergonomiques, et renforcer la fiabilité des données statistiques générées.
Des résultats attendus à fort impact
Parmi les livrables phares issus des travaux figurent :
- une feuille de route pour l’optimisation des fonctionnalités techniques du volet dépenses;
- un plan de renforcement de la sécurisation des données sensibles;
- des recommandations pour une meilleure exploitation des données statistiques à des fins de pilotage budgétaire.
En rassemblant des acteurs de haut niveau issus de l’administration financière, du secteur numérique et des structures déconcentrées, l’atelier a permis une co-construction efficace des solutions de demain, adaptées aux réalités locales.
Une référence en matière de transformation digitale publique
Le Trésor ivoirien confirme, par cette démarche, sa position de pionnier régional en matière de digitalisation des finances publiques. La plateforme TrésorPay–TrésorMoney devient progressivement un modèle reproductible pour d’autres États africains en quête d’efficacité, de transparence et de souveraineté technologique.
Ce jalon illustre également la capacité d’un service public africain à intégrer les innovations au service de la performance, de l’inclusion financière, et de la gouvernance responsable.
T. K
Tourisme/Sitla 2025- Le Conseil national du tourisme et le Commissariat général échangent avec les acteurs nationaux
jeudi, 14 août 2025 18:53 Written by AdminAutour du thème "Innovations technologiques, facteur de développement du Tourisme et des Loisirs ", se tiendra la 10ème édition du Salon international du Tourisme et des Loisirs d'Abidjan (SITLA), du 19 au 21 septembre au Parc des expositions de la capitale économique ivoirienne. Pour une organisation optimale et dans l'intérêt des acteurs nationaux de l'écosystème touristique et ludique, le Commissariat général du Salon, à l'initiative du Secrétaire exécutif du Conseil national du Tourisme (Cnt), a eu une séance de brainstorming, le mardi 13 août au siège de l'institution à Abidjan Cocody Les Deux Plateaux.
Dans le droit fil de ses prérogatives régaliennes d'institution consultative public-privé, le Secrétaire exécutif du CNT, Dr Jean-Marie Atta Kouacou a indiqué qu'il n'était que logique de sonder les opérateurs de l'économie touristique et ludique afin d'organiser un Salon renaissant de ses cendres au diapason des ambitions de leadership africain de la destination ivoirienne selon les objectifs de la stratégie Sublime Côte d'Ivoire. Au nom du Ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, Dr Jean-Marie Atta Kouacou, a indiqué que cette édition du SITLA s'érige comme une rampe de lancement additionnelle pour l'essor de champions nationaux. " Ce salon se fait pour vous et avec vous", clamera-t-il.
Après un exposé présentant les grandes articulations du SITLA, par les deux Commissaires généraux, Mme Isabelle Anoh, Directrice générale des Loisirs (DGL) et Dr Fagama Klo, Directeur général de l'Industrie touristique et hôtelière (DG-ITH), un tour d'horizon des spécificités pratiques a été opéré au fil d'échanges francs et fructueux.
Au total, le SITLA qui attend du 19 au 21 septembre, 100 000 visiteurs, avec la participation de 25 pays, se présente comme le rendez-vous majeur du Tourisme et des Loisirs en Afrique. C'est pourquoi cette rencontre collaborative prend tout son sens pour donner corps à ce Salon après cinq ans d'hibernation et qui est un incubateur pour booster l'essor de l'écosystème du Tourisme et des Loisirs. Optimisme et détermination sont, au sortir de cette réunion, sont les sentiments exprimés par les différents dirigeants des faîtières et organisations professionnelles.
Au menu du SITLA, l'on note, entre autres points saillants, une Conférence ministérielle, un Forum économique, 5 Conférences et panels sur des thématiques innovantes, des Ateliers de formation, des rencontres B to B, B to C, B to G, des espaces d'exposition (Tourisme, Loisirs, Voyages et Artisanat), un parc de loisirs, des espaces de spectacles et jeux traditionnels comme modernes et numériques, un Village gastronomique...
Ayoko Mensah
Légende photo : Les deux Commissaires généraux, Mme Isabelle Anoh, Directrice générale des Loisirs (DGL) et Dr Fagama Klo, Directeur général de l'Industrie touristique et hôtelière (DG-ITH)
Atelier bilan des comités de veille- Le Conseil du coton, de l’anacarde et du Karité renforce le suivi de la commercialisation de l’anacarde
jeudi, 14 août 2025 18:45 Written by AdminLe mercredi 13 août 2025, le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité a organisé à Yamoussoukro, au HP Resort, un atelier bilan des comités de veille, en présence du ministre d’État, ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, M. Kobenan Kouassi Adjoumani, ainsi que du corps préfectoral des principales zones de production de l’anacarde. Cette rencontre a réuni l’ensemble des acteurs concernés par la régulation et le suivi de la commercialisation de l’anacarde. A appris afrikchallenges.info des services du Conseil, du coton, anacarde et karité.
Dans le cadre de la loi N° 2013-656 du 13 septembre 2013, qui encadre la commercialisation et la régulation des filières coton et anacarde, l’État ivoirien a institué les comités de veille conformément à l’Arrêté interministériel N°128/MINAGRI/MEMIS/MCAPPME/MPMEF/MPMB. Ces comités ont pour mission de veiller au respect des règles de commercialisation dans chaque département producteur et constituent un outil clé de contrôle et de transparence pour la filière.
Selon cette source, l’ atelier avait pour objectif de faire le bilan du fonctionnement des comités de veille pour la campagne 2025, d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des axes d’amélioration afin de renforcer l’efficacité du dispositif. Il a permis de présenter les résultats obtenus, de partager les bonnes pratiques, et d’adopter le projet de modification de l’Arrêté interministériel pour optimiser le fonctionnement du dispositif. Les participants ont également étudié la mise en place de comités de veille sous-préfectoraux, définissant leurs missions et activités pour un suivi plus rapproché de la commercialisation sur le terrain.
Le Directeur général du Conseil coton et anacarde, M. Berté Mamadou, a salué l’engagement des préfets et du corps préfectoral dans le suivi de la filière. Il a rappelé que ces comités existent depuis dix ans et qu’ils constituent un pilier du dispositif de régulation. « Aujourd’hui, il est essentiel d’impliquer pleinement les acteurs locaux, notamment avec l’arrivée de la commercialisation du Karité. Avec un encadrement rigoureux et un suivi constant sur le terrain, nos collaborateurs mèneront cette mission à bien et permettront à la filière d’atteindre les performances attendues », a-t-il souligné, mettant en avant le rôle central du Conseil dans la protection des intérêts des producteurs.
Cet atelier confirme la volonté du Conseil et de l’État de garantir un suivi efficace, transparent et équitable de la commercialisation, illustrant la synergie entre l’administration territoriale le Conseil et les producteurs.
Bamba M.
Légende photo : Le Dg du Conseil du Coton et de l’anacarde, Berté Mamadou et un membre du corps préfectoral lors des travaux
Commercialisation 2025 des produits du karité- Le prix minimum bord champ pour les amandes fixé 250 Fcfa le Kg
mercredi, 13 août 2025 15:49 Written by AdminLe ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobénan Kouassi Adjoumani, a procédé ce mercredi 13 aout 2025, au lancement officiel de la campagne de commercialisation des produits du karité. Qui ouvre officiellement du démarrage effectif de la Commercialisation du karité dès ce 18 août 2025, avec un prix minimum bord champ de 250F cfa /kg pour les amandes bien séchées et bien triées…
C’était à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire. Ce en présence des responsables des structures de producteurs, de l’Université Péléféro Gbon Coulibaly de Korhogo, du Conseil du coton, anacarde et karité, du Fonds interprofessionnel de la recherche et du conseil agricole,( Firca) et des membres du corps préfectorale des zones de production. A l’occasion, le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani qui avait à ses côtés, M. Berté Mamadou, Directeur général du Conseil du coton, anacarde et Karité, a mis en évidence l’importance de cette filière.
« La filière Karité représente un enjeu économique et social important pour les communautés rurales, en particulier pour plus de 152 000 femmes qui vivent dans les zones où le karité pousse naturellement. « Pour elles, le karité constitue une source essentielle de revenus et un levier de résilience face à la pauvreté. », a dit M. Adjoumani.
Conscient de l’importance stratégique de cette filière et soucieux d’améliorer les conditions de vie des acteurs, le gouvernement, fidèle à ses engagements en faveur du monde agricole, a décidé de confier la gestion de cette filière au Conseil du coton et de l’anacarde, afin d’assurer un son développement structuré et durable.
Aussi, il n’a pas manqué de préciser que la filière Karité ivoirienne fait face à plusieurs défis conjoncturels. Citons : la fluctuation non maîtrisée des prix bord champ de l’amande et la prolifération de circuits de commercialisation informels, parfois illicites. À ces difficultés s’ajoutent des contraintes structurelles, notamment la faible organisation des acteurs.
« En l’absence d’un système de traçabilité et de collecte de données fiables, des informations, parfois contradictoires, sont annoncées sur les volumes de la production, les volumes commercialisés, les volumes transformés localement ainsi que les prix. Pourtant, le fort potentiel du secteur est, quant à lui, incontestable, au regard de la demande mondiale de beurre de karité et de produits dérivés qui est en croissance soutenue. Cette demande est portée principalement par les industries cosmétiques, pharmaceutiques et agro-alimentaires. Au niveau agroalimentaire, les besoins croissants de l’industrie du chocolat, notamment en Europe, du fait de l’usage de matières grasses équivalentes au beurre de cacao (CBE), constitue une opportunité pour le karité. En 2024, le marché des CBE, intégrant le beurre de karité, était évalué à 2,4 milliards Usd. Il devrait atteindre 3,7 milliards Usd d’ici 2030, soit une croissance moyenne annuelle estimée à 7,9 %. », a souligné le ministre d’Etat Adjoumani.
Cap sur la structuration d'une filière à fort potentiel
Dans ce contexte, l’État envisage la mise en œuvre d’une stratégie de développement de la filière, articulée autour de la structuration et de la professionnalisation des acteurs, de l’organisation de la collecte et du développement de la production, de la transformation locale et de la commercialisation des produits brutes et transformés du karité.
En attendant la fin des travaux d’élaboration de cette stratégie sous la conduite du Conseil du Coton, de l’Anacarde avec la participation de l’ensemble des acteurs et partenaires, pour la campagne 2025, les dispositions pratiques suivantes ont été arrêtées.
Il s’agit d’une part de l’adoption d’un prix minimum bord champ de 250F cfa /kg pour les amandes bien séchées et bien triées et de l’introduction des reçus d’achat et des fiches de transferts, délivrés par le Conseil du coton, de l’anacarde, comme documents uniques de traçabilité des transactions entre les acheteurs et les collectrices et entre les acheteurs et les exportateurs et transformateurs, d’autre part.
Pour mettre véritablement le cap sur la modernisation et la structuration de la filière, il convient de rappeler que les fiches de transfert constituent également les seuls documents pour le transport des amandes de Karité des magasins des acheteurs vers les entrepôts des exportateurs et transformateurs.
Aussi, en vue de lutter qui la fuite des produits agricoles, Kobenan Kouassi Adjoumani a annoncé l’interdiction des exportations de noix et d’amandes de karité par les frontières terrestres.
Officiellement, la production d’amandes de karité en Côte d’Ivoire, estimée à 400 000 tonnes, dont seule la moitié est actuellement récoltée par les femmes en raison de la pénibilité du travail, pourrait atteindre son plein potentiel grâce à des équipements appropriés, permettant ainsi de produire jusqu’à 150 000 tonnes de beurre de karité, une quantité loin d’être négligeable. (Cf : Conseil des ministre) du mercredi 23 avril 2025)
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Le Ministre d’Etat, Kobénan Kouassi Adjoumani, de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, les responsables du Conseil coton anacarde et karité, les acteurs de la filière et corps préfectoral. (Ph : CCA)
Opération d’enlèvement des stocks résiduels de noix de cajou- Adjéibango accueille le lancement officiel
mardi, 12 août 2025 23:31 Written by AdminAdjéibango, village situé dans la sous-préfecture d’Amanvi, a accueilli le mardi 12 août 2025 la cérémonie officielle de lancement de l’opération d’enlèvement des stocks résiduels de noix de cajou, initiée par le Conseil du coton, de l’anacarde et du Karité. Rapporte une note à la presse des services du Conseil du coton, anacarde et karité.
Selon cette source, cette cérémonie a été présidée par le ministre d’État, ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, M. Kobenan Kouassi Adjoumani. Cette rencontre a réuni un important dispositif protocolaire, avec la participation d’élus, d’autorités administratives, de chefs traditionnels et d’acteurs de la filière venus nombreux.
Côté régulateur, le Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, M. Mamadou Berté, a conduit la délégation de l’institution, composée de directeurs centraux et régionaux, traduisant ainsi l’engagement total du Conseil à exécuter avec efficacité cette mission confiée par le ministre d’État.
L’opération, qui se déploie dans toutes les zones productrices, a pour objectif d’acquérir les stocks invendus afin de soutenir les producteurs et maintenir la stabilité de la filière. À Adjéibango, près de 18 millions de Fcfa seront mobilisés pour le rachat des noix encore disponibles, avec des interventions similaires prévues à Amanvi, Tanda, Bondoukou et dans l’ensemble des régions productrices.
Dans son adresse, le ministre d’État a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la volonté ferme du gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, de répondre aux réalités du terrain et de préserver les revenus des producteurs. Il a tenu à rassurer les populations et les producteurs d’anacarde en particulier, sur le caractère national de cette opération et a dénoncé certaines critiques infondées relayées sur les réseaux sociaux.
Quant au Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, M. Mamadou Berté a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la République, tout en saluant la vision et la détermination de son ministre de tutelle. Il a rappelé que, grâce à cette dynamique, la campagne 2025 a atteint un record historique de 1 500 000 tonnes, et que la majorité des producteurs ont pu vendre leurs noix au prix plancher de 425 Fcfa/kg fixé dès le départ, malgré les défis liés au marché international, notamment les taxes américaines sur l’anacarde.
Le Directeur général a encouragé les producteurs à écouler leurs récoltes dès l’ouverture des campagnes, afin d’éviter les pertes de qualité et de valeur, et les a félicités pour l’excellence de leur production, reconnue comme l’une des meilleures du pays. À travers cette opération, le Conseil du coton, de l’anacarde et du Karité confirme sa mission de régulation et de soutien, agissant en parfaite synergie avec son ministre de tutelle pour le bonheur des producteurs.
Bamba Mafoumgbé
Concours de robotique technoxian2025 - AGL CÔTE D’IVOIRE soutient l’innovation technologique
mardi, 12 août 2025 17:18 Written by AdminDans le cadre de son engagement en faveur de la jeunesse, des talents locaux et du développement technologique, AGL Côte d’Ivoire a été, du 28 au 31 juillet 2025, le sponsor officiel de la première édition ivoirienne du concours international de robotique Technoxian, organisé au Lycée Technique d’Abidjan.
Cette compétition de renommée mondiale, accueillie pour la première fois en Côte d’Ivoire, a rassemblé plusieurs établissements scolaires, techniques et professionnels autour d’un même objectif : innover, collaborer et créer.
Durant quatre jours, les participants ont conçu, optimisé et présenté leurs prototypes de robots devant un jury composé d’experts nationaux et internationaux. Parmi les innovations remarquées figuraient notamment des robots dédiés à la saignée mécanique de l’hévéa, des dispositifs d’analyse chimique des sols à usage agricole ou dans le secteur des BTP, et des robots capables de décoder le langage des signes, ouvrant de nouvellesperspectives en matière d’inclusion.
À l’issue de cette phase nationale, les meilleures équipes ont été sélectionnées pour représenter la Côte d’Ivoire à la grande finale internationale prévue en Inde, en août 2025. Il s’agit du groupe LPELIA (cours de robot et suiveur de ligne), du lycée professionnel de Man (solveur de labyrinthe), de l’université Félix Houphouët-Boigny (aéromodélisme), du Centre des Métiers de l’Électricité de Bingerville (drone rescue) et de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (innovation).
Ce soutien à Technoxian Côte d’Ivoire s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe AGL, pour qui l’innovation technologique constitue à la fois un levier de croissance, et un vecteur d’inclusion durable.
« En soutenant le concours Technoxian, nous affirmons notre engagement envers la jeunesse ivoirienne, que nous considérons comme le cœur battant de l’innovation en Afrique. Accompagner ces jeunes, c’est investir dans des talents porteurs de solutions concrètes pour relever les défis d’un monde en constante évolution. C’est aussi construire, dès aujourd’hui, les compétences nécessaires à une Afrique plus audacieuse, plus connectée, plus solidaire. », a déclaré Asta-Rosa CISSE, Directrice générale d’AGL Côte d’Ivoire.
À travers cette initiative, AGL Côte d’Ivoire réaffirme son rôle de partenaire actif de l’écosystème éducatif et technologique ivoirien, en contribuant à faire émerger une nouvelle génération de leaders technologiques, capables de transformer leur environnement grâce à la robotique, à l’ingénierie et à l’intelligence collective.
« La présence d’un partenaire comme AGL Côte d’Ivoire donne un élan formidable au concours Technoxian. C’est un signal fort : celui d’une entreprise qui croit en l’intelligence, en la créativité et en la détermination de notre jeunesse. Grâce à ce soutien, nos jeunes talents peuvent rêver plus grand, se projeter à l’international et surtout, comprendre qu’ils ont leur place dans la révolution technologique en cours. », a souligné Blé AURIOL, représentant de Technoxian en Côte d’Ivoire.
B.Mafoumgbé
More...
Dialogue public-privé - Le Comité de concertation et la GIZ renforcent l’implication des organisations professionnelles
mardi, 12 août 2025 07:52 Written by Admin
Le Comité de concertation État-secteur privé (Ccesp) a organisé le mardi 5 août 2025, à Abidjan, l’atelier de restitution, aux Associations et organisations professionnelles (Aop), des résultats de la mission terrain relative à l’inventaire national de leur implication dans le dialogue public/privé. Cette activité s’est tenue en collaboration avec la GIZ dans le cadre du Projet de Réformes économiques et d’investissement (ProREI).
Selon fratmat.info , ces travaux marquent une étape clé dans la stratégie d’appui au dialogue public-privé en Côte d’Ivoire. Financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (Bmz), le projet ProREI, mis en œuvre par la Giz, vise à soutenir les réformes économiques et à promouvoir un secteur privé inclusif et durable.
Par ailleurs, ajoute la source, l’atelier a permis de présenter les données collectées sur le terrain, d’exposer les critères de sélection des Aop retenus par le Ccesp et de proposer une feuille de route en vue d’un accompagnement ciblé de celles-ci.
A l’occasion, Mariam Fadiga Fofana, Secrétaire exécutif du Ccesp, a salué l’appui constant des autorités ivoiriennes, notamment celui du ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, président du Comité technique de concertation (Ctc), qui a autorisé cette activité. Elle a aussi joint à ses remerciements, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, qui assure la tutelle politique du ProREI. Elle a également exprimé sa gratitude envers la Giz pour son engagement aux côtés de la Côte d’Ivoire.
Mariam Fadiga Fofana a rappelé que le gouvernement œuvre à renforcer la confiance avec le secteur privé à travers une structuration plus efficace du dialogue. Elle a aussi souligné que l’inventaire des Aop répond à l’une des principales faiblesses identifiées dans la Stratégie nationale de dialogue public-privé adoptée en 2017. Il s’agit de la représentativité et la capacité de plaidoyer limitées des organisations professionnelles.
Selon le Secrétaire exécutif du Ccesp, trois enseignements majeurs ont émergé de cette mission terrain. Il s’agit tout d’abord de l’importance de cartographier et d’analyser les Aop pour mieux comprendre leur fonctionnement et leur structuration. Ensuite, il a été relevé la nécessité de compléter et d’approfondir les données, afin d’avoir une vision exhaustive des défis auxquels elles sont confrontées. Et enfin, l’on note l’urgence de mettre en place un programme de renforcement de capacités ciblé.
Mariam Fadiga Fofana a par ailleurs réaffirmé l’engagement du Ccesp à traduire ces constats en actions concrètes, afin de bâtir un écosystème de dialogue public-privé fort, représentatif et structuré à tous les niveaux : sectoriel, national et régional.
Au nom de Milica Vukadinovic, directrice du ProREI, Reine Dagbo, responsable de la composante 2 dudit projet, a indiqué que l’accompagnement des Aop constitue une priorité stratégique. Selon elle, les résultats de cette étude alimenteront une feuille de route pragmatique, orientée vers l’impact, afin de stimuler le dynamisme du secteur privé ivoirien.
La mission, conduite entre mai et juillet 2025 par les experts Marc Gnaoré et Sylvain Konan du cabinet Dorsch Impact, a permis d’identifier 79 Aop, dont 60 ont été contactées et 32 ont répondu effectivement au questionnaire.
Parmi elles, trois seront sélectionnées pour un accompagnement technique : deux du secteur privé et une du secteur public, selon une grille multicritères validée par le Ccesp.
Ayoko Mensah
Zonage agro-industriel- Cap sur une filière coton plus résiliente et compétitive
dimanche, 10 août 2025 21:09 Written by AdminDu 31 juillet au 1er août 2025, les acteurs de la filière coton en Côte d’Ivoire se sont réunis à Yamoussoukro pour un important atelier national de restitution de l’évaluation du zonage agro-industriel. Organisé par le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, avec la coordination technique du Comité de suivi du zonage, cet atelier s’est tenu au HP Resort, en présence des représentants de plusieurs ministères, de partenaires techniques, de producteurs et des sociétés cotonnières. A appris afrikchallenges.info.
Selon une note officielle à la presse des services du régulateur de la filière, le Directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde et du Karité, M. Mamadou Berté, a personnellement pris part aux travaux, soulignant l’importance stratégique de cette rencontre pour l’avenir de la filière coton. Dans son intervention, il a salué l’engagement des participants et a tenu à rappeler les avancées majeures enregistrées grâce au zonage, tout en insistant sur la nécessité d’un nouvel élan.
« Après sept années, il est essentiel de faire une pause pour évaluer objectivement ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. On ne peut pas bâtir l’avenir d’une filière sur les mêmes bases sans les réajuster. C’est ensemble que nous devons repenser le système, afin qu’il soit plus efficace, plus juste et plus résilient », a-t-il déclaré.
Mis en œuvre à partir de la campagne 2017-2018, le zonage agro-industriel repose sur l’attribution de Zones exclusives d’activités (ZEA) à six sociétés cotonnières majeures : CIDT, IVOIRE COTON, COIC, SECO, SICOSA SA et GLOBAL COTTON. Ces zones ont été concédées à travers des conventions signées en décembre 2017 pour une durée de sept ans renouvelables. Deux Zones de Développement supplémentaires ont été attribuées au COIC et à COOPARES, portant le total à huit zones. Ce dispositif couvre désormais plus de 300 000 hectares de superficie cotonnière encadrée.
L’objectif est de structurer durablement la production, l’encadrement, l’achat du coton graine, la transformation locale et le développement global de la filière. Grâce à ce système, le secteur a enregistré des pics de production dépassant les 500 000 tonnes de coton graine au cours des campagnes précédentes, positionnant la Côte d’Ivoire parmi les cinq premiers producteurs africains.
Pendant deux jours, les participants ont examiné les résultats de l’évaluation des ZEA menée par trois cabinets spécialisés (ISTRADEV, ONYX et EADEC), sous la supervision du Comité de suivi. L’analyse a permis d’identifier les acquis importants, notamment l’amélioration de la qualité du coton ivoirien et la structuration plus rationnelle des opérations agricoles. Cependant, certains défis comme la crise phytosanitaire de 2022-2023 ont affecté la performance de la filière, révélant la nécessité de renforcer la résilience du système. Le nombre de producteurs actifs, aujourd’hui estimé à un peu plus de 90 000, appelle également à une mobilisation renforcée sur le terrain.
L’atelier a permis de dresser un état des lieux, de capitaliser les acquis, d’identifier les limites du dispositif et de proposer des recommandations concrètes pour l’amélioration des conventions de concession, le renforcement du suivi-évaluation, et l’encadrement des activités de production, transformation et commercialisation. Les participants ont réaffirmé la pertinence du zonage comme levier de développement, validé les conclusions de l’évaluation, et posé les bases d’une révision concertée des textes régissant la filière. L’objectif partagé est de repositionner durablement la Côte d’Ivoire comme leader régional du coton, avec l’ambition de franchir à nouveau le cap des 600 000 tonnes d’ici à 2030.
L’atelier de Yamoussoukro marque ainsi une étape décisive dans la consolidation du zonage agro-industriel, au service d’une filière coton plus performante, inclusive et durable.
Bamba M.
Légende photo : Le Directeur général du Conseil du coton, anacarde et karité lors de la rencontre de Yamoussoukro
M’Bengué/Transition énergétique- La centrale solaire de 52 MWc de Tongon Solaire va coûter 33 milliards de Fcfa
dimanche, 10 août 2025 10:47 Written by AdminLa Côte d’Ivoire poursuit sa transition énergétique avec un nouveau projet d’envergure. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a présidé le mardi 5 août 2025, à Abidjan-Plateau, rapporte une note à la presse des services du ministère ivoirien, des Mines, du pétrole et de l’énergie. La cérémonie de signature de la convention Tongon Solaire, ouvre la voie à la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 52 MWc à M’Bengué, dans la région du Poro. Sa mise en service est prévue d’ici fin 2027.
Lors de son allocution, le ministre Mamadou Sangafowa- Coulibaly a salué « le travail rigoureux et concerté des équipes publiques et privées » ayant permis la concrétisation de cette initiative. Il a rappelé que ce projet s’inscrit dans la dynamique impulsée par l’État depuis 2023, avec la signature des conventions pour les centrales solaires de Bondoukou, Ferkessédougou, Kong et Katiola. « La centrale de M’Bengué s’inscrit pleinement dans la stratégie énergétique nationale visant à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national et à faire face à la forte croissance de la demande en électricité », a-t-il indiqué.
Mamadou Sangafowa-Coulibaly a également mis en avant les objectifs ambitieux du Plan d’Urgence Énergie 2026-2030, qui prévoit un renforcement rapide des capacités nationales de production, passant de 150 MW en 2026 à 2 570 MW en 2030, toutes sources confondues. « La contribution des nouvelles centrales solaires passera de 42 MW dès 2026 à 925 MW en 2030. Le projet Tongon Solaire figure parmi les projets phares de cette stratégie d’accélération », a-t-il précisé.
A l’occasion, l’administrateur général de Tongon Solaire, Abdul Soukpafolo Koné, a détaillé les retombées de cette infrastructure. La centrale couvrira les besoins énergétiques de près de 30 000 foyers grâce à une production annuelle estimée à 90 GWh, tout en générant 500 emplois directs et indirects et en réduisant les émissions de CO₂ de 39 000 tonnes par an.
« Qu’une entreprise 100 % ivoirienne soit aujourd’hui chargée de conduire un projet d’une telle envergure, estimé à 33 milliards de Fcfa, est une source de fierté et une grande responsabilité. Cela traduit la volonté politique de promouvoir les compétences locales et de bâtir des champions nationaux capables de relever les défis du XXIᵉ siècle », a-t-il déclaré. Ainsi, l’on assiste à la montée en puissance, des entreprises ivoiriennes portées par des champions nationaux dont Koné Daouda Soupkafolo, Pdg de Ekds Nouvelle.
Bamba M.
Energie solaire - La Côte d’Ivoire renforce sa transition énergétique avec 4 centrales d’une capacité de 210,3 MWc
mercredi, 06 août 2025 20:47 Written by AdminLe ministre des mines, du pétrole et de l’énergie a procédé ce mardi 05 août, à l’immeuble Sciam au Plateau, à la signature de 04 conventions sur des projets d’Energie solaire.
Le gouvernement ivoirien multiplie les actions pour l’atteinte de son objectif de 45% d’énergie renouvelable dans son mix énergétique d’ici 2030. Dans ce cadre, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie a procédé ce mardi 05 août, à son cabinet, au plateau, à la signature de 04 conventions sur différents projets d’énergie solaire.
Programme Scaling solar : 108,3 Mwc
Les deux premières conventions ont été signées avec Ahmed Mulla, PDG de Laboa Solar et Touba Solar (filiale de la Société Infinity Power Holding), dans le cadre du programme ‘’Scaling solar’’ avec la Société financière internationale (Sfi) pour la réalisation, en boot, de centrales solaires à Touba et à Laboa, dans la région du Bafing. Elles ont été conclues pour une durée de 25 ans.
La centrale de Touba sera dotée d’une capacité de 58,6 Mégawatts-crête (MWac) et permettra d’injecter 44 MWac sur le réseau électrique. Le projet sera réalisé sur un site de 50 ha à Mahana, région du Bafing.
Celle de Laboa aura une capacité de 49,7 MWc et permettra d’injecter 36 MWac sur le réseau électrique. Elle sera réalisée sur un site d’une superficie de 50 ha à Morifingso, région du Bafing.
La mise en exploitation de ces deux centrales est prévue pour Mars 2027. Ces deux projets contribueront également à éviter 110 000 tonnes équivalent CO2 par an.
Amea Goutougo : 50 MWc
La troisième convention est en fait, un avenant à la convention Amea Power, signée le 16 janvier 2023, entre l'État de Côte d’Ivoire et la société Amea Goutougo, pour la conception, le financement, la construction, la détention en pleine propriété et l'exploitation d'une centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc à Bondoukou, dans la région du Gontougo. Il a pour objet de modifier certains termes et conditions de la Convention AMEA Power en vue de permettre le bouclage financier.
Cette centrale, faut-il rappeler, permettra d’injecter 41,58 MWac dans le réseau. Ainsi, en vue de permettre l’évacuation de l’énergie électrique produite par la Centrale, il sera construit une ligne souterraine de 90 kV d’environ 2,5 km qui reliera la Centrale au poste de 90 kV de Bondoukou. Sa mise en service est également prévue pour mars 2027.
Ce projet contribuera quant à lui, à éviter 50 000 tonnes équivalent Co2 par an. Le projet est réalisé en Boot, pour une durée de 25 ans. Le contrat a été signé entre le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie et Joël Musikingala Directeur général d’Amea Goutougo.
Tongon solaire : 52 MWc
La quatrième convention quant à elle, a été signée entre le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly et Koné Abdoul Soukpafolo, Administrateur Général de la société Tongon Solaire, pour un projet de conception, financement, construction, détention en pleine propriété et exploitation d'une centrale solaire photovoltaïque de 52 Mégawatts crète à M’Bengué, dans la région du Poro. Le projet est dénommée "Convention Tongon Solaire". Cette société est une société à capitaux 100% ivoiriens.
Cette centrale injectera 43,2 MWac au réseau électrique national. La mise en service est prévue pour novembre 2027. La convention est un Contrat de type Boot d’une durée de 25 ans, à compter de la date effective de mise en Service Industriel.
Sangafowa-Coulibaly invite au respect des délais
Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, a invité, à l’occasion, chacune de ces entreprises à tout mettre en œuvre pour le respect des délais. Il a ajouté que chacun de ces projets a pour but de contribuer à l’atteinte de 45 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, conformément à nos engagements climatiques internationaux. « La contribution des nouvelles centrales solaires passera de 42 MW dès 2026 à 925 MW en 2030 », a-t-il poursuivi.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Le ministre Coulibaly Sangafowa Mamadou, des mines, du pétrole et de l’énergie
.png)
