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📢 Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026) : 🌱 CACAO 1200 Fcfa / Kg ☕ CAFÉ 1700 Fcfa / Kg
vendredi 17 avril 2026
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Agriculture

Agriculture (409)

Exportation de cacao au port de San Pedro- Agl Côte d’Ivoire réalise une opération inédite de 16 mille tonnes de fèves

vendredi, 27 mars 2026 14:41 Written by Admin
Agl Côte d’Ivoire a réalisé du 26 février au 6 mars 2026, à travers son agence de San Pedro, une opération d’exportation de plus de 16 000 tonnes de cacao fèves à destination des États-Unis. Cette opération en mode conventionnel, a consisté à charger des sacs de cacao à bord du navire affrété par Unicargo, à l’aide d’élingues regroupant chacune 25 sacs de 65 kilogrammes, permettant d’optimiser les cadences de chargement et de déchargement. Avec un volume total de 16 300 tonnes sur une seule escale au port de San Pedro, il s’agit d’une performance inédite pour AGL Côte d’Ivoire. Cette opération illustre la capacité de l’entreprise à accompagner la filière cacao ivoirienne, dans un contexte où la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, occupe une place centrale sur les marchés internationaux. Cette réussite repose sur une organisation logistique intégrée depuis le transit, la mobilisation de deux entrepôts cale de 8 400 m² au port de San Pedro, ainsi que des moyens techniques adaptés incluant camions à remorques plateaux, chariots élévateurs et palonniers. Près de 180 personnes, dont une trentaine de collaborateurs d’Agl et environ 150 dockers, ont été mobilisées dans le cadre d’une planification rigoureuse engagée trois semaines avant l’escale, avec une gestion optimisée des flux permettant de traiter une part importante du navire en flux tendu, dans le strict respect des normes de qualité, de sécurité et de sûreté. « Cette opération constitue une étape importante pour Agl Côte d’Ivoire et illustre pleinement notre capacité à accompagner des flux stratégiques à grande échelle, au service de la compétitivité des filières agricoles ivoiriennes. Elle reflète l’engagement de nos équipes et la robustesse de nos solutions logistiques. À travers cette réalisation, nous réaffirmons notre ambition d’être un partenaire de confiance pour les acteurs économiques, en contribuant activement à la valorisation du cacao ivoirien sur les marchés mondiaux », a déclaré Asta-Rosa Cissé, Directrice Générale d’Agl Côte d’Ivoire. Cette opération confirme la capacité d’Agl Côte d’Ivoire à piloter des projets logistiques complexes et de grande envergure, et renforce son positionnement comme partenaire clé du développement des exportations agricoles ivoiriennes. B. M *« *«

San Pedro/Enlèvement des stocks résiduels de cacao- Le délégué régional du Conseil du café- cacao, Silué Seydou rassure les sociétés coopératives

jeudi, 26 mars 2026 08:34 Written by Admin
Le délégué régional du Conseil du café- cacao, Silué Seydou, a rassuré mardi 24 mars 2026 à San Pedro, les sociétés coopératives que l’opération spéciale d’enlèvement des stocks résiduels inventoriés de cacao, dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure gouvernementale relative au règlement de la crise de commercialisation de la campagne principale 2025-2026. L’information est rapportée par le correspondant local de l’Aip. M. Silué a donné cette assurance aux sociétés coopératives lors de la cérémonie de lancement régional de la campagne intermédiaire de commercialisation. Il a indiqué que la commercialisation du cacao n’est pas interrompue et a affirmé que les dispositions nécessaires sont prises pour honorer l’engagement de l’État d’enlever le stock de cacao inventorié par le Conseil du café- cacao dans la région de San Pedro, au cours de la semaine du 12 au 18 janvier 2026. Par ailleurs, le délégué régional Silué Seydou a également indiqué que deux sites ont été retenus à San Pedro et continuent d’accueillir quotidiennement le déchargement des stocks de cacao collectés auprès des sociétés coopératives. Débutée le 1er octobre 2025, la campagne principale 2025-2026 a été marquée par une évolution notable, notamment la hausse du prix bord champ des fèves de cacao séchées à 2 800 FCFA/kg, suscitant l’espoir d’une amélioration des revenus des producteurs. Toutefois, cette période a également été caractérisée par l’accumulation de volumes importants de cacao invendu entre décembre 2025 et février 2026, entraînant un ralentissement des déchargements à l’entrée des usines, notamment dans les ports de San Pedro et d’Abidjan. Face à cette situation, les autorités ivoiriennes, attribuant cette crise de commercialisation à la chute des cours des fèves de cacao sur le marché mondial, ont pris l’engagement, par l’entremise du Conseil du café-cacao, d’enlever le stock résiduel afin de fluidifier la chaîne de commercialisation. Cet engagement porte sur l’enlèvement de 123 000 tonnes de cacao afin de fluidifier la chaîne de commercialisation. À cet effet, une enveloppe de 280 milliards Fcfa, issue du fonds de stabilisation, a été mobilisée. Le délégué régional a dressé le bilan de la campagne principale 2025-2026. Selon lui, en dépit de cette conjoncture, la qualité du cacao s’est améliorée dans tous les départements couverts par la délégation régionale, notamment San Pedro, Tabou, Sassandra et Fresco. Toutefois, il a souligné la nécessité d’intensifier la sensibilisation auprès des producteurs de certaines localités où persistent une méconnaissance et un non-respect des normes de fermentation des fèves. Par ailleurs, il a rappelé aux acteurs que la filière est réglementée et que toutes les activités qui y sont exercées sont soumises à la détention d’un titre ou d’un agrément. Il a appelé au respect des règles encadrant la commercialisation. La campagne intermédiaire est ouverte le 4 mars 2026, avec un prix minimum garanti fixé à 1 200 Fcfa/kg, s’étend du 1er mars au 31 août. Dans un contexte de déprime des cours du cacao sur le marché mondial, 231 milliards de Fcfa ont été décaissés à partir du fonds de stabilisation, pour servir aux producteurs ivoiriens, le prix actuel en vigueur qui est de 1200Fcfa le Kg. A noter que le lancement régional se poursuivra dans les départements de Tabou, Fresco et Sassandra. Elysée Koffi

Résilience climatique et cohésion sociale - Yamoussoukro accueille la session régionale du projet COSO à partir de ce 23 mars 2026

lundi, 23 mars 2026 07:28 Written by Admin
La ville de Yamoussoukro abrite, à partir de ce lundi 23 au mercredi 25 mars 2026, la Session du Comité de Coordination Régionale suivie du Forum annuel sur la cohésion sociale, organisés dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions Nord du Golfe de Guinée, avec l’appui de la Banque mondiale. Rapporte une note officielle à la presse du Conseil coton anacarde karité. Cette rencontre sous-régionale réunira des délégations de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin autour du thème : « Résilience climatique et cohésion sociale dans les régions Nord du Golfe de Guinée ». Mis en œuvre sur la période 2022-2027, ce projet vise à renforcer la collaboration entre les États membres afin de prévenir les risques de fragilité, de conflits et de violences, tout en améliorant la résilience socioéconomique et climatique des populations vivant dans les zones frontalières du Nord du Golfe de Guinée. Ces régions sont particulièrement exposées aux tensions intercommunautaires, aux défis sécuritaires ainsi qu’aux effets du changement climatique, d’où la nécessité d’un cadre permanent de concertation et de coordination régionale. La note ajoute que les travaux s’ouvrent ce lundi 23 mars 2026 à l’hôtel Président de Yamoussoukro avec la session du Comité de coordination régionale, instance chargée d’assurer l’harmonisation de la mise en œuvre du projet dans les quatre pays. Cette session permettra d’évaluer la feuille de route 2025-2026, de partager l’état d’avancement du projet dans chaque pays et d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération régionale. Pour l’exercice en cours, la présidence du Comité est assurée par la Côte d’Ivoire. En Côte d’Ivoire, le projet, financé par la Banque mondiale, est exécuté par le Conseil Coton Anacarde Karité. En raison de sa présence dans les zones de production du Nord et de sa mission de développement des filières coton, anacarde et karité, le Conseil Coton Anacarde Karité contribue à la mise en œuvre des actions visant le renforcement de la résilience des communautés rurales, ainsi qu’à l’adaptation des producteurs aux effets du changement climatique. Les 24 et 25 mars 2026, le forum annuel sur la cohésion sociale se tiendra à l’Hôtel Président de Yamoussoukro, en présence d’acteurs publics, de partenaires techniques, de chercheurs, de collectivités territoriales et de représentants des communautés, afin de partager les expériences, d’identifier les bonnes pratiques et de définir des actions communes pour renforcer durablement la cohésion sociale et la résilience climatique dans les régions du Nord du Golfe de Guinée. Bamba M.

Cacao / Face aux critiques sur le système de Commercialisation- Bruno KONE : « Nous allons étudier les forces et les faiblesses du système puis faire nos recommandations aux autorités, qui trancheront sur l'opportunité ou non d'une évolution. »

dimanche, 22 mars 2026 11:44 Written by Admin
Souveraineté alimentaire, cacao, transformation… Pour le nouveau ministre ivoirien de l'Agriculture, le pays doit consolider sa stratégie en résolvant le problème du financement du secteur mais aussi de la compétitivité des filières dans un environnement international toujours plus incertain. Il a pris ses fonctions fin janvier en pleine crise du cacao . Succédant à Kobenan Kouassi Adjoumani, Bruno Nabagné Koné a quitté le ministère de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme pour prendre la tête de celui de l'Agriculture. Ministre depuis 2011, ce financier de formation, qui a démarré sa carrière côté privé dans les télécoms, se voit donc confier une nouvelle mission : s'assurer que l' agriculture , l'un des piliers de la croissance en Côte d'Ivoire , conserve son rôle clé. Le secteur, qui emploie 40 % des actifs, contribue à hauteur de 20 % au produit intérieur brut (PIB) et assure 40 % des exportations du pays. Une puissance agricole liée au statut de premier producteur mondial de cacao , mais aussi à un accent mis sur l'essor d'autres filières, dont l'hévéa et l'anacarde. Autant de matières premières aujourd'hui bousculées par la volatilité des cours mondiaux comme par l'impact du réchauffement climatique. Dans ce cadre contraint, la Côte d'Ivoire fait le pari, depuis des années, d'investir dans la transformation pour créer emplois et valeur ajoutée sur place. Si le pays commence à récolter les fruits de ses efforts, il doit encore surmonter nombre d'obstacles pour consolider les progrès réalisés. Le nouveau ministre, rencontré fin février en marge du Salon de l'agriculture à Paris, détaille la stratégie pour assurer l'avenir de l'agriculture ivoirienne. Question : Jeune Afrique : En réponse aux difficultés des producteurs de cacao pour écouler leur récolte, la Côte d'Ivoire a réduit le prix d'achat des fèves afin de relancer les ventes. De quelle marge de manœuvre dispose le pays pour répondre à la crise qui secoue le secteur ? Bruno Nabagné Koné : Vous savez que la Côte d'Ivoire est depuis des décennies le premier producteur et exportateur mondial de fèves. Avec le Ghana, numéro deux, nous comptons pour environ 60% de l'approvisionnement. Cette position nous permet de peser sur le marché de deux façons, via la gestion des stocks de fèves et la transformation. Le premier levier explique notre décision, conjointe avec le Ghana, de limiter notre production ces dernières années afin d'éviter un excédent de cacao et une chute des prix. C'est dans la même optique que l'État a décidé, en début d'année, d'acheter une partie de la récolte , jouant sur le volume de fèves sur le marché et soutenant ainsi les petits producteurs. Le second levier, c'est le renforcement des capacités de transformation, un processus dans lequel nous sommes engagés de longue date. Nous sommes aujourd'hui à 40 % du volume de fèves traités sur place et nous devrions atteindre notre objectif de 50 % dans les deux ans. Transformer localement évite de brader les fèves en cas de prix défavorables. C'est surtout la clé pour créer de la valeur ajoutée sur place. Question : Le contexte actuel repose la question de l'évolution du système de commercialisation des fèves – encadré par le Conseil café cacao (CCC) et fondé sur la vente par anticipation de la récolte ainsi que sur un prix d'achat du cacao déterminé en fonction de la moyenne des ventes de l'année écoulée. Faut-il revoir ce modèle ? Bruno Nabagné Koné : Il faut commencer par souligner qu'il a permis de préserver le pouvoir d'achat des petits producteurs. Et il a aussi été crucial pour structurer, via le Conseil café cacao , la réponse de la Côte d'Ivoire sur un marché du cacao mondialisé. Ce modèle a donc ses avantages. Cela dit, on entend les critiques qui lui sont faites, ce qui nous conduit à mener actuellement une évaluation. Nous allons étudier les forces et les faiblesses du système puis faire nos recommandations aux autorités, qui trancheront sur l'opportunité ou non d'une évolution. Question : De l'avis de nombre d'observateurs, les difficultés observées en Côte d'Ivoire et au Ghana fragilisent l'alliance conclue entre les deux pays en 2018 pour défendre une meilleure rémunération des cacaoculteurs et, plus globalement, la place des deux pays dans la chaîne de valeur du chocolat. Les changements de prix d'achat du cacao, annoncés séparément, ont pu donner l'impression d'un front désuni… Est-ce le cas ? Bruno Nabagné Koné : C'est tout le contraire, et la période délicate que nous traversons va être un élément de renforcement de l'alliance : nos deux pays ont plus que jamais intérêt à travailler ensemble pour sortir des difficultés. Pour revenir sur les décisions de modifier le prix d'achat du cacao, ce n'est pas parce qu'elles n'ont pas été annoncées en même temps qu'elles ont été prises de façon unilatérale. C'est tout l'inverse, elles ont évidemment été actées après concertation. L'environnement réglementaire dans les deux pays n'est pas identique. Le Ghana Cocoa Board (Cocobod) a un fonctionnement différent de celui du CCC. Pour autant, il y a une vraie action conjointe via l'alliance nouée, qui est présidée par un Ivoirien, Alex Assanvo, et dont le siège se trouve à Accra. Les deux chefs d'État suivent de près l'avancée de l'initiative, qui est structurée en neuf points, dont la rémunération des petits producteurs, la capacité commune de réaction sur le marché international ou encore lutte contre la contrebande de fèves. Question : Au niveau mondial, la Côte d'Ivoire se distingue également sur l'hévéa et l'anacarde, avec une place de troisième producteur de caoutchouc naturel et une double position de premier producteur et de deuxième transformateur sur la noix de cajou. Quels sont les défis à relever sur ces deux filières ? Bruno Nabagné Koné : Avant de parler des défis, il y a une leçon à tirer de ces réussites :quand la Côte d'Ivoire s'intéresse à un secteur, elle parvient à conquérir une position de premier plan. C'est ce qui s'est produit sur l'anacarde ces quinze dernières années. Et c'est ce que nous voulons reproduire sur d'autres produits, dont le karité, le soja et le niébé. C'est le résultat d'un effort collectif. En effet, il faut une volonté politique, le travail de suivi de l'administration, notamment du ministère de l'Agriculture et de ses différentes structures, mais aussi l'engagement des producteurs sur le terrain et celui du secteur privé, qui joue un rôle prépondérant dans le décollage des filières. À chaque fois, l'enjeu est le même : instaurer un lien fort entre production et transformation afin de créer un cercle vertueux et de capter un maximum de valeur ajoutée localement. Et c'est ainsi que l'agriculture restera un moteur de la croissance ivoirienne. Sur l'hévéa, on observe un décalage entre la production et les capacités de transformation, d'où la nécessité d'augmenter les volumes de matière première afin de faire tourner les usines. Concernant l'anacarde, il s'agit de consolider l'essor en travaillant de front sur les volumes, les financements, la commercialisation et la compétitivité de la filière. Celle-ci a permis une accélération du développement des régions nord et centre, auparavant limitées à la seule production de coton. Question : Qu'en est-il justement de cette matière première, sa‐ chant que la Côte d'Ivoire pointe régulièrement dans le top 3 des producteurs africains ? Bruno Nabagné Koné : Nous sommes certes bien placés en termes de volume de récolte sur le continent. Cependant, il nous manque la partie aval, à savoir la constitution d'une industrie textile, les usines existantes étant obsolètes. Sur le modèle de ce qu'on fait d'autres pays de la région, il faut relancer ce volet pour arrêter d'exporter la fibre brute, recommencer à transformer et, in fine, consolider la position de la Côte d'Ivoire sur le plan agricole. Sachant qu'à travers le coton, on touche du doigts deux autres défis du secteur agricole dans son ensemble : la question de la durabilité, via notamment la gestion de l'eau, et celle du foncier, autre chantier national à mener pour cartographier les terres déjà cultivées et les surfaces disponibles. Question : Comme dans nombre de pays africains, le financement du secteur agricole demeure un écueil. Comment le surmonter ? Bruno Nabagné Koné : Nous sommes parfaitement conscients du problème. Seuls 6 % des financements octroyés aux entreprises en Côte d'Ivoire vont à l'agriculture. D'où le formidable effet de levier attendu si l'on parvient à faire décoller les fonds destinés au secteur. Il s'agit de convaincre les banques et les investisseurs de s'y intéresser puis de le financer, ce qui suppose de les rassurer en réduisant le plus possible les risques. Pour y parvenir, nous intervenons à plusieurs niveaux. Via la loi d'orientation agricole, nous menons un vaste plan d'identification des producteurs dans le pays, ce qui doit permettre de présenter des profils d'emprunteurs plus solides. En parallèle, nous développons des systèmes d'assurance individuelle pour réduire les incertitudes sur les récoltes. Enfin, nous multiplions les formations à destination des agents du secteur bancaire pour améliorer leur connaissance des modèles économiques des principales denrées produites dans le pays. Sur la filière riz, qui va être une priorité cette année, la capacité à mobiliser des financements, notamment auprès de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), sera cruciale pour parvenir à mettre en œuvre notre plan, baptisé Stratégie nationale de développement de la filière riz (SNDR 2.0), qui vise à faire décoller production. Sachant que celle-ci est pluviale à 80 %, on ne pourra effectuer un saut significatif qu'en développant la culture irriguée, ce qui implique d'investir dans des barrages hydroélectriques et des systèmes d'irrigation. Question : Augmenter la production de riz est essentiel pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. En la matière, les progrès sont trop lents au regard de la hausse de la consommation. Comment l'expliquer ? Bruno Nabagné Koné : Nous allons prendre ce sujet à bras le corps. C'est indispensable pour conquérir notre indépendance alimentaire et pour mettre fin à une situation paradoxale : dépenser plus d'un milliard d'euros par an pour importer un aliment qu'il est possible de cultiver sur place. C'est une bataille de haute lutte qui prend la forme d'une fuite en avant, l'essor démographique nourrissant une augmentation exponentielle des besoins. Nous produisons environ 1,5 million de tonnes par an quand la consommation se situe, elle, à 2,8 millions et bientôt à 3 millions de tonnes. Pour cette filière, comme pour toutes les autres, il faut s'assurer d'être compétitif. Or le riz ivoirien l'est en raison de trois principaux facteurs : les semences, les techniques de production, dont l'irrigation, et la main-d'œuvre. C'est donc sur ces trois leviers que nous allons jouer. Exemple : en développant l'irrigation, on peut passer d'une récolte par an actuellement à deux, voire trois, ce qui augmente la production et, par ricochet, la compétitivité du secteur. Question : Faut-il aller jusqu'à interdire les importations de riz ? Bruno Nabagné Koné : En règle générale, quand on veut mettre en œuvre une stratégie agricole, il vaut mieux éviter de se mettre à dos des acteurs du secteur. Cela dit, sur le riz en particulier, la question n'a pas encore été mise sur la table. Si c'est la voie pour atteindre l'autosuffisance, il faut l'étudier sérieusement. Et, si une décision venait à être prise en ce sens, il faudrait s'assurer de sa mise en application. Question : Il demeure un fossé entre les cultures de rente, comme le cacao, l'hévéa ou le palmier à huile, et les cultures vivrières, destinées directement à l'alimentation. Quelle doit être la place de chacune dans le modèle agricole ivoirien ? Bruno Nabagné Koné : Alors que, par le passé, les productions de rente étaient associées à des cultures vivrières, cette pratique s'est perdue ces dernières décennies. Résultat, la combinaison des deux est aujourd'hui une pratique marginale, qui plus est, peu valorisée. Or l'essor et l'avenir du secteur passera par ce modèle, vertueux sur les plans tant agricole que de la souveraineté alimentaire. C'est un autre chantier à mener, qui suppose notamment de faire évoluer les mentalités. Bruno Nabagné Koné, ministre de l'Agriculture de Côte d'Ivoire, à Paris le 25 février 2026 en marge du Salon de l'agriculture dont la Côte d'Ivoire était le pays invité d'honneur cette année. © Thomas par Estelle Maussion pour Jeune Afrique.

Economie cacaoyère- Les pays producteurs de l’Icco annoncent un conclave

jeudi, 19 mars 2026 20:45 Written by Admin
En marge des assises statutaires (113èmesession Ordinaire du Conseil et Organes subsidiaires) de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), qui se sont tenues du 09 au 13 mars 2026, à Abidjan (Côte d’Ivoire), les pays producteurs ont manifesté des inquiétudes. En effet, au cours des travaux de l’Organisation, le secrétariat de l’ICCO a fait une communication sur la situation du marché mondial du cacao. Face à cette situation dramatique concernant les prix, les pays producteurs ont manifesté une inquiétude eu égard à la volatilité des prix sur le marché et l’impact néfaste sur les revenus du petit producteur d’Afrique, d’Asie, et des Amériques. Sous le leadership de l’Ambassadeur Aly TOURE (Cote d’Ivoire), porte-parole des pays producteurs de l’ICCO, le Collège des Producteurs de l’ICCO (23 pays) ont convenu d’une rencontre de haut niveau les 08 et 09 avril 2026 en vue d’un échange approfondi sur la situation du marché et son impact sur les producteurs. C’est le lieu d’indiquer qu’outre la problématique du revenu vital pour les producteurs, la répartition équitable de la valeur( sur 100 milliards de dollar générés par le marché mondial du cacao, moins de 10% reviennent aux pays producteurs),l’amélioration des barrières commerciales et l’accès au marché, il faut ajouter les initiatives relatives au clonage du cacao, la fabrication du chocolat en laboratoire et surtout face aux prix sur le marché et aux enjeux écologiques, l’industrie chocolatière adopte des substituts. S’il est reconnu que beaucoup de travail a été accompli pour relever ces défis, avec plus ou moins de succès, il reste encore beaucoup à faire pour garantir une économie mondiale du cacao durable qui profite à toutes les parties prenantes du secteur du cacao, et en particulier des petits producteurs.Nous sommes tous d’accord pour dire que les producteurs de cacao travaillent très dur pour produire le cacao, appelé historiquement « la Nourriture des Dieux ». Malheureusement, beaucoup d’entre eux vivent encore en-dessous du seuil de pauvreté. Nous devons redoubler d’efforts pour changer cette situation. Pendant trop longtemps, les parties prenantes se sont concentrées davantage sur la durabilité sociale et environnementale de la production de cacao, négligeant le pilier primordial de la durabilité, à savoir l’atteinte de la durabilité économique par des prix justes et rémunérateurs. Nous reconnaissons et apprécions les efforts qui ont été faits dans ce sens, mais il faut faire plus et plus vite.Les producteurs de cacao doivent obtenir des prix justes pour leur cacao. Ils doivent être payés à un prix qui leur assure un revenu décent leur permettant de mener une vie décente. Nous savons que cela est possible. Nous savons que cela est à notre portée. A la faveur de la 5 -ème conférence Mondiale sur le Cacao qui s’est tenue à Bruxelles le 22 avril 2024, Sa Majesté la Reine Mathilde disait et nous la citons. « Je n’oublie pas les messages qui m’ont été donnés en Côte d’Ivoire par les acteurs de la filière. La durabilité de la cacao culture, signifie un travail et une rémunération décente pour les producteurs, des enfants qui puissent aller à l’école et des forêts qui sont préservées ».Après la crise mondiale du Cacao en 2017, nous voici encore face à une crise qui nécessite que les pays producteurs de Cacao soient solidaires et définissent des stratégies à court, moyen, et long terme selon l’Ambassadeur Aly Touré. Elysee Koffi

Gestion et ramassage du stock résiduel de 100mille tonnes de cacao- L’OIA Café-cacao publie ses chiffres et appelle à une évaluation de l’opération

mercredi, 18 mars 2026 22:18 Written by Admin

Réunie en Conseil d’administration, l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao a fait le point sur la situation préoccupante de la filière, marquée par la question sensible des stocks résiduels et la baisse du prix du cacao. À l’issue de cette rencontre, les responsables de l’organisation ont tenu à rassurer les producteurs tout en appelant à une action rapide des autorités. L’information est rapportée par plusieurs confrères de la place.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général Bouabré Marc a expliqué le retard de la rencontre par la tenue du Conseil d’administration, consacré notamment à la gestion des défis actuels du secteur.

Au nom de l’OIA, le troisième vice-président Doua Obed a détaillé les conclusions des travaux. L’ordre du jour portait sur la validation du budget de fonctionnement, le recrutement d’un directeur exécutif et surtout la gestion des stocks résiduels, sujet au cœur des inquiétudes.
« Nous travaillons pour que le climat social demeure apaisé et que les producteurs poursuivent sereinement leurs activités », a-t-il déclaré. Avant de donner des précisions sur les chiffres en rapport avec la gestion du stock résiduel de 100 mille tonnes de cacao.
« Sur les 100 000 tonnes de cacao recensées dans les coopératives, environ 37 774 tonnes ont été effectivement enlevées, tandis que près de 13 000 tonnes sont en cours d’acheminement. Il resterait donc entre 55 000 et 60 000 tonnes encore stockées.
Une situation qui alimente la grogne de nombreuses coopératives, certaines détenant encore plusieurs milliers de tonnes invendues.

L’OIA affirme néanmoins avoir reçu des assurances des autorités ivoiriennes, y compris du président Alassane Ouattara, quant à l’évacuation totale des stocks dans les prochains jours.

Autre point sensible : le prix de la campagne intermédiaire, fixé à 1 200 FCFA/kg, contre 2 800 FCFA/kg lors de la précédente campagne. Si cette chute a suscité des frustrations, les producteurs semblent s’en accommoder dans un esprit de responsabilité. « Les 1 200 FCFA restent au-dessus des 60 % du prix du marché mondial, estimés à 947 FCFA », a précisé Doua Obed.

La petite campagne a d’ailleurs déjà démarré, avec des ventes effectives observées sur le terrain.

L’OIA a également pointé du doigt certaines irrégularités dans la gestion des stocks. Elle évoque notamment, 15 000 tonnes attribuées à l’exportateur Transcao
30 000 tonnes captées par un opérateur privé, la Sitapa. Selon l’organisation, ces volumes devraient être réorientés vers les coopératives initialement bénéficiaires, afin de permettre aux producteurs d’entrer en possession de leurs revenus.

L’OIA insiste sur son rôle institutionnel et privilégie le dialogue avec les pouvoirs publics. Elle a saisi l’Assemblée nationale et la Primature afin d’accélérer la résolution du problème.

Par ailleurs, face à des rumeurs de destruction de plantations, l’organisation appelle les producteurs à la retenue : couper les cacaoyers ne saurait être une solution durable.
L’OIA plaide pour une gestion plus équitable et rapide des stocks résiduels afin de garantir la stabilité sociale dans les zones de production. Si des avancées sont constatées, l’urgence reste entière pour solder les 100 000 tonnes en attente et restaurer la confiance des producteurs. Rappelons que face à la crise, le gouvernement ivoirien a décaissé 280 milliards de Fcfa pour racheter plus de 120 mille tonnes de cacao encore aux mains des producteurs au prix de 2800 Fcfa le Kg. Pour la campagne intermédiaire encore depuis début mars 2026, le prix du Kg bord champ du cacao a été fixé à 1200Fcfa, grâce à un soutien de plus de 231 milliards de Fcfa du Fonds de stabilisation.
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Siaka Diakité, président de l’OIA Café-cacao appelle à la sérénité

Filière cacao – L ’ambassadeur Aly Touré présente le Directeur exécutif de l’Icco au ministre Bruno Nabagné Koné

samedi, 14 mars 2026 11:25 Written by Admin

Le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions Vivrières, , a reçu ce vendredi 13 mars, à son cabinet, une délégation de l’Organisation Internationale du Cacao (Icco), conduite par son Représentant permanent en Côte d’Ivoire, l’Ambassadeur Aly Touré. Celui-ci est venu lui présenter le Directeur exécutif de l’Organisation, M. Michel Arrion. Les échanges ont porté sur la mission de l’Icco, qui œuvre à promouvoir une chaîne de valeur cacaoyère durable et à améliorer les conditions de vie des producteurs. Le ministre Bruno Nabagné Koné a salué l’engagement de l’Organisation et ses initiatives en faveur du développement durable de la filière cacao.
B. M

Commercialisation de la noix de cajou- Le gouvernement ivoirien met en garde contre les acheteurs illégaux

samedi, 14 mars 2026 10:45 Written by Admin

Comme chaque année, le gouvernement a fixé un prix bord champ plancher obligatoire pour encadrer les transactions et protéger les revenus des producteurs. Pour cette nouvelle saison, le prix est établi à 400 Fcfa par kilogramme, pour des noix bien séchées et bien triées. Le Conseil Coton Anacarde Karité, a publié une note d'information à l'attention des producteurs. L'objectif est de rappeler les règles à respecter pour garantir la qualité du produit et assurer une commercialisation dans des conditions optimales.
La qualité de la noix de cajou étant un facteur déterminant pour sa valorisation sur les marchés national et international, le Conseil insiste sur plusieurs points essentiels. D'abord, la récolte : les producteurs sont invités à ramasser les noix tous les jours ou tous les deux jours, pour éviter qu'elles ne restent trop longtemps au sol. Vient ensuite l'étape du séchage. Les noix doivent être étalées sur des claies, pendant deux à trois jours en période de grand soleil, et jusqu'à une semaine si le temps est couvert. Un séchage insuffisant peut entraîner une détérioration de la qualité et faire perdre de la valeur au produit. Le conditionnement est également encadré. Les noix doivent être mises dans des sacs en jute fournis par le Conseil Coton Anacarde Karité. Ces sacs sont spécialement conçus pour permettre une bonne conservation. Ils ne doivent pas être posés à même le sol, mais stockés sur des caillebotis, dans un magasin bien aéré et étanche. Une manière d'éviter l'humidité et les parasites.
Par ailleurs, le prix bord champ plancher de 400 Fcfa est obligatoire. Aucun acheteur n'est autorisé à proposer un tarif inférieur. Les producteurs sont donc invités à ne pas céder leurs récoltes en dessous de ce seuil, sous peine de voir leurs revenus diminuer. Autre règle importante : la commercialisation doit se faire exclusivement auprès d'acheteurs agréés. Cette mesure vise à lutter contre le commerce parallèle et à garantir que les transactions se déroulent dans un cadre légal. Les producteurs qui auraient des doutes sur la qualité d'un acheteur peuvent se renseigner auprès des instances compétentes. Pour signaler une pratique illégale ou obtenir des informations complémentaires, deux possibilités s'offrent à eux : contacter le numéro vert 1690, ou se rapprocher de leur Délégation régionale du Conseil Coton Anacarde Karité.
B. M
Légende photo : Voir fac- Scimilé de la note du Dg du Conseil coton anacarde karité
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Direction générale de la planification, des statistiques et des projets (Dgpsp)- Passation de charges entre le ministre délégué Bernard Kini COMOÉ et M. Dibi Kokora Alexandre

jeudi, 12 mars 2026 18:12 Written by Admin

 

Au 24ᵉ étage de l’immeuble Caistab, s’est tenue, ce jeudi 12 mars 2026, la cérémonie de passation de charges à la tête de la Direction générale de la planification, des statistiques et des projets (Dgpsp) du ministère de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières.

Nommé le 19 février 2026, Dibi Kokora Alexandre a officiellement pris ses fonctions en qualité de Directeur général, succédant M. Bernard Kini Comoé, désormais ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, en charge des productions vivrières.

La cérémonie s’est déroulée sous la présidence de l’inspecteur général Dr. Kouadio Adama. À cette occasion, le nouveau Directeur général a exprimé sa gratitude au ministre Bruno Nabagné Koné pour la confiance placée en lui, tout en saluant le travail accompli par son prédécesseur et en affirmant sa volonté de poursuivre les acquis.

Direction stratégique du ministère de l’Agriculture, du développement rural et des productions Vivrières, la Dgpsp pilote la planification agricole, le suivi du Programme national d’investissement agricole (Pnia), la production des statistiques sectorielles et l’évaluation des projets de développement rural, contribuant ainsi à orienter les politiques publiques agricoles.
Le nouveau Dg de la Planification, des statistiques et des projets (Dgpsp), M. Dibi Kokora Alexandre, était Directeur du Logement et des Grands Programmes Immobiliers au Ministère de la construction, du logement et de l’urbanisme (Mclu;.   Fort de son expérience dans la conduite de programmes structurants et de sa formation d’ingénieur statisticien économiste, diplômé de l’ENSEA, il entend mettre son expertise au service du renforcement de la planification et du suivi des politiques agricoles.
B. M

Anader- Le Dg Sidiki Cissé présente les défis de la transformation du monde rural au ministre Bruno Nabagné Koné

jeudi, 12 mars 2026 18:09 Written by Admin

Le ministre de l'Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a effectué, le 11 mars 2026, une visite au siège de l'Agence nationale d'appui au développement rural (Anader). A cette occasion, le ministre a partagé avec les dirigeants et le personnel de cette institution, sa vision d'une agriculture moderne et compétitive.
« Notre ambition est de faire en sorte que l'agriculture continue d'être le moteur central de l'économie », a déclaré Bruno Nabagné Koné, soulignant que le secteur agricole, pilier de l'économie ivoirienne, représente plus de 25 % du PIB et emploie plus de 60 % de la population active.
Pour Bruno Nabagné Koné, l'agriculture ivoirienne pour être plus dynamique doit être orientée vers l'atteinte de la souveraineté alimentaire, ainsi que de la sécurité alimentaire et contribuer à l'amélioration des conditions de vie des paysans.
Cependant, le ministre a appelé à la nécessité de transformer les produits agricoles, à améliorer les conditions de travail des agriculteurs à travers la mécanisation, la digitalisation et la maîtrise de la gestion de l'eau, à l'adaptation au changement climatique pour une agriculture plus durable.
Le ministre de l'Agriculture a salué le rôle déterminant de l'Anader dans le monde rural, notamment sa proximité et son encadrement dont bénéficient les agriculteurs.
A son tour, le directeur général de l'Anader, Dr Sidiki Cissé, a insisté sur les défis à relever pour transformer le monde rural. Il a également présenté le Plan stratégique de développement (Psd) 2026-2030, d'un montant de 167,42 milliards Fcfa. Ce plan se décline en 51 projets structurants visant à renforcer la productivité agricole, moderniser les exploitations et favoriser la résilience des populations rurales.
Elysée Koffi

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