Agriculture (409)
SIA2025/Investissements dans les filières coton et anacarde- La diaspora ivoirienne arrive
lundi, 03 mars 2025 09:58 Written by AdminLe jeudi 27 février 2027, à l’occasion de la journée dédiée à la Côte d’Ivoire au Salon international de l’Agriculture de Paris, le Conseil du coton et de l’anacarde a organisé une session d’information sur les opportunités d’investissement dans les filières coton et anacarde. De 15h à 18h, les échanges se sont articulés autour du thème : « Investissements dans les filières coton et anacarde : quels créneaux pour la Diaspora ivoirienne ? » L’information est du service communication du Cca.
Ouverte par le Ministre d’État, ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, cette session a permis d’éclairer la diaspora sur les opportunités d’investissement dans ces deux secteurs clés, ainsi que sur les dispositifs mis en place pour garantir des investissements rentables, bénéfiques tant pour les investisseurs que pour l’économie nationale. Ajoute cette source officielle.
Pour sa part, Mamadou BERTÉ, Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, a présenté les performances récentes des filières et leur potentiel en matière de création d’entreprises et de valeur ajoutée. Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans la volonté du Président de la République, Sem Alassane OUATTARA, de faire émerger des champions nationaux dans tous les secteurs productifs. L’objectif est de montrer à la Diaspora que, au-delà des investissements traditionnels comme l’immobilier, l’agro-industrie, et en particulier les filières coton et anacarde, offrent des perspectives de rentabilité rapide et durable, tout en favorisant la création d’emplois au niveau local.
À sa suite, Semplice GUE, Directeur du système d’informations, des études et de la prospective du Conseil du Coton et de l’Anacarde, a présenté une dizaine de projets d’investissement, allant de la transformation des noix brutes et de la pomme de cajou, la production de tissus et de vêtements en fibre de coton à la valorisation des déchets issus des différents étapes de transformation de ces produits. Il a également exposé les incitations mises en place par le gouvernement et ses partenaires pour soutenir ces investissements.
Sem Abou DOSSO, ambassadeur de la Côte d’Ivoire près le Royaume de Belgique, le Duché du Luxembourg et l’Union Européenne, ainsi que Madame Carla MONTESI, Directrice du Pacte Vert et de l’Agenda Numérique de l’Ue, ont détaillé le cadre général de la coopération entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne, ainsi que les instruments en place pour promouvoir les investissements.
Quant à Thierry BADOU, directeur de l’attraction des investissements au Cepici, a présenté les incitations spécifiques prévues par le Code des Investissements pour les filières coton et anacarde. Il a également mis en avant les dispositifs d’accompagnement du Cca visant à faciliter le retour et l’investissement des ivoiriens de la diaspora, notamment par la simplification des formalités de création d’entreprise et la mise à disposition d’une bourse de projets prêts à être réalisés.
Les échanges avec la centaine de membres de la Diaspora ivoirienne présents ont mis en lumière la pertinence de cette initiative, qui élargit encore davantage l’éventail des opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire.
A la clôture de la rencontre, Alain Hyacinthe OUATTARA BLIDIA, président du Conseil d’administration, s’est félicité de la forte mobilisation et a assuré la diaspora de l’engagement du Conseil du coton et de l’anacarde à les accompagner dans leurs projets d’investissement.
Notons que le Conseil du Coton et de l’Anacarde a bénéficié de l’appui technique de l’équipe d’Abidjan de Tony Blair Institute for Global Change, représentée par les experts Daouda YAO et Sylvain EDY.
En marge de cette session, le Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde a également tenu plusieurs séances de travail, notamment avec la délégation de Madame Carla MONTESI, afin d’explorer les opportunités de collaboration pour renforcer la promotion des investissements dans ces deux filières stratégiques.
Bamba M. avec Sercom CCA
Lutte contre la contrebande du cacao ivoirien - La recette du professeur PRAO YAO SERAPHIN
dimanche, 02 mars 2025 17:53 Written by AdminLes douanes ivoiriennes ont intercepté six conteneurs contenant 1 266 sacs de cacao destinés à l’exportation frauduleuse, le 18 février 2025. Déclarés comme du caoutchouc naturel par un transitaire, ces lots ont été découverts grâce à un contrôle de l’Unité mobile d’intervention rapide des douanes (UMIR). Selon le lieutenant-colonel Hyppolite Ouattara, cette fraude visait à contourner le droit unique de sortie (DUS) du cacao, nettement plus élevé que celui du caoutchouc, entraînant un important manque à gagner pour l’économie nationale. Face à cette contrebande du cacao, RADIO FRANCE INTERNATIONALE (RFI) a interviewé le professeur PRAO YAO SERAPHIN, pour savoir les conséquences sur l’économie ivoirienne.
Question 1 : Quelle est la situation de la contrebande du cacao en Côte d’Ivoire?
Réponse :
Au dernier trimestre 2024, près de 50 000 tonnes de cacao auraient été vendues illicitement vers les pays voisins. Mais selon des enquêtes menées auprès des coopératives, dans l’ouest du pays, ce sont environ entre 100 000 et 200 000 tonnes qui ont été vendues en Guinée et au Libéria lors de la saison 2023-2024. En moyenne, ce sont environ 150 000 tonnes qui sont sorties illégalement en 2024.
Question 2 : Quelles sont les zones concernées cette contrebande du cacao?
Réponse :
Longtemps confinée aux frontières du Ghana et de la Côte d’Ivoire, la contrebande de cacao gagne du terrain dans d’autres pays ouest-africains situés dans le bassin cacaoyer. Si le Togo, le Burkina Faso ainsi que le Libéria font partie de cette liste, c’est toutefois la Guinée qui est au cœur des inquiétudes des autorités ivoiriennes. En effet, la Guinée bénéficie d’une longue frontière commune (610 km) avec le pays, ce qui offre plusieurs points d’entrées aux camions chargés de cacao. La ville de Sipilou est située à 6 km de la Guinée. Ouaninou est à 18 km de la Guinée et Danané n’est pas loin de la Guinée et du Libéria. Actuellement, c’est dans ces zones que le trafic du cacao bat son plein de façon frénétique.
Question 3 : Quelles sont les pertes potentielles pour la Côte d’Ivoire ?
Réponse :
Notons en premier lieu qu’en Côte d’Ivoire, le cacao est stratégique, puisqu’il représente environ 15% du produit intérieur brut (PIB), près de 40% des recettes d’exportation, 12% des recettes fiscales et fait vivre 5 à 6 millions de personnes, soit un cinquième de la population, selon la Banque mondiale. Au bas mot, ce sont environ 350 milliards de franc CFA que le pays a perdu pour la saison 2023-2024.
En second lieu, le pays perd des ressources financières alors que le prix de cacao se comporte bien au niveau international. Le prix du cacao a atteint un niveau record de 12 646 dollars la tonne en décembre. Des années de mauvaises conditions climatiques dans la région clé de production de cacao d'Afrique de l'Ouest et la maladie du swollen shoot du cacao ont entravé la production. Le 27 février 2025, le cacao se négociait à 9130 dollars la tonne. On se souvient que le budget 2017 avait enregistré une perte de 400 milliards FCFA due à la baisse des cours du cacao, du pétrole et du paiement des soldes des militaires qui se sont radicalisés. Dès lors, lorsque les principales spéculations se comportent bien sur le marché international, le pays doit en profiter au maximum.
Question 4 : Quelles sont les causes de la contrebande du cacao en Côte d’Ivoire?
Réponse :
Il est possible d’énumérer cinq causes pouvant expliquer la contrebande du cacao dans notre pays.
La première cause est la pauvreté des paysans.
En Côte d’Ivoire, 24% de la population ivoirienne vivent du cacao, et plus de la moitié des producteurs vivent en deçà du seuil de pauvreté, avec moins de 757 francs CFA (1,2 dollar) par jour. La dernière enquête des ménages montre ainsi que 54,9% des producteurs de cacao vivaient en-dessous du seuil de pauvreté en 2015. Près de 80% des gains de la filière sont concentrés au niveau de la deuxième transformation (celle de la pâte de chocolat) et de la distribution des produits finis aux consommateurs, deux étapes où la Côte d’Ivoire ne joue pas de rôle important. Selon le ministre de l’Agriculture, sur les 100 milliards de dollars générés par le binôme café-cacao, les producteurs ne reçoivent que 2% contre 6% pour l’État. En effet, les producteurs ivoiriens n’ont reçu qu’une part relativement faible du prix mondial, à cause de la forte taxation à laquelle ils sont soumis (taxes à l’exportation et autres prélèvements). Cette pauvreté des producteurs de cacao les rend très vulnérables et donc preneurs des prix proposés par les pisteurs contrebandiers.
La deuxième cause est la hausse des coûts de production
Un prix payé aux producteurs trop faible, face à des coûts de production toujours plus élevés, entraîne la contrebande du cacao. En effet, si on associe les coûts des intrants, des produits phytosanitaires et des sacs pour stocker les fèves, alors on se rend compte que tout ceci affecte le niveau de revenu des producteurs. En outre, les paysans doivent nourrir les manœuvres qui travaillent dans les champs. Or, les prix du sac de riz, de l’huile, de la tomate ont augmenté sur nos marchés. Du coup, les paysans, au final, ne s’en sortent pas malgré la fixation du prix du kilogramme du cacao à 1800 franc CFA. Le revenu brut du producteur dans cette nouvelle réalité dépend du prix de vente élevé du cacao auquel on doit soustraire le prix élevé des intrants, des produits phytosanitaires. Donc le revenu du producteur a diminué. De même, la pauvreté augmente car le revenu net est insuffisant pour combler ses frais de subsistance (santé, éducation, nourriture, logement, électricité).
La troisième cause est la proximité géographique et culturelle des planteurs frontaliers
Sipilou est une ville frontalière située à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, distant seulement de 6 Km de la Guinée, par rapport au département de Biankouman situé à 65 Km et Abidjan qui, quant à elle, se trouve à 700 Km. La ville est située sur la limite entre la zone de savane et la zone de forêt dense ivoirienne. La population de Sipilou, d’ethnie Yacouba, appartient au groupe Dan. Ils seraient venus de la Guinée voisine et du Libéria. Certains Yacouba de Sipilou ont leurs parents en Guinée connus sous le nom ethnique Cônon. Le Yacouba de Sipilou parle les deux langues : le Yacouba et le Cônon. A Danané également, la proximité avec le Libéria voisin, rend les producteurs de cacao de cette zone sensibles à un arbitrage entre la vente de leurs productions en Côte d’Ivoire ou au Libéria. On retrouve la même situation à Ouaninou, qui est situé à 18 km de la frontière Guinéenne. A l’Est de la Côte d’Ivoire, à Kotokossou, localité située dans la sous-préfecture de Damé, à 10 km à l’Est du département d’Agnibilékrou et à quelques encablures de la frontière ivoiro-ghanéenne, on constate le même trafic. Le trafic du cacao à Kotokossou n’est pas un cas isolé dans la région de l’Indénié-Djuablin. Les départements d’Abengourou et de Bettié ont été, eux aussi, en proie à cette fuite clandestine et massive. On retrouve également cette contrebande dans le département de Tanda et de Bondoukou.
La quatrième cause est le différentiel des prix bord-champs dû aux systèmes de commercialisation
L’impact et la conséquence de cette subite hausse des cours mondiaux du cacao pour les planteurs des pays producteurs est différent selon le système de vente et de commercialisation adopté par le régulateur. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, sur le marché de vente à terme ou par anticipation, le régulateur met en vente un an à l’avance, la production de cacao qu’il attend ou qu’il espère. Ces ventes sont faites aux négociants et aux exportateurs sur la base du prix du marché. Mais, le régulateur peut vendre ses contrats beaucoup plus chers s’il estime qu’il dispose d’une bonne qualité et s’il s’estime assez fort pour imposer son prix.
Au niveau de la commercialisation intérieure, un prix minimum représentant 60% du prix CAF, est garanti aux producteurs de café et de cacao dès la campagne 2012-2013. Pour la commercialisation extérieure, l’Etat a mis en place un système de ventes anticipées à la moyenne (PVAM) qui permet de tirer avantage des hausses éventuelles du marché et de garantir un prix minimum aux producteurs. Les ventes sont organisées à travers une messagerie électronique et la règle de gestion prévoit un prix plafond au-delà duquel toute offre est rejetée pour éviter la surenchère. L’Etat maintien la fiscalité et de la parafiscalité à 22% du prix CAF conformément aux engagements pris par le Gouvernement vis-à-vis des Partenaires au développement.
En termes d’avantages, en théorie, ce type d’opération permet de stabiliser à l’avance les prix et, sur la base de ce marché global, garantir un prix unique d’achat. La Côte d’Ivoire vend 80% de sa production à terme et 20% au comptant ou spot. Généralement, les 80% sont vendus au début de la campagne principale qui se déroule entre octobre et fin mars, et les 20%, lors de la campagne intermédiaire qui se déroule d’avril à septembre. Ces systèmes garantissent aux agriculteurs des prix fixes, mais ils peuvent bien inférieurs aux prix du commerce mondial.
En revanche, au Cameroun, au Nigéria, en Guinée et au Libéria, la hausse des cours mondiaux du cacao est directement répercutée sur le prix payé aux planteurs et dépasse largement l’équivalent des prix proposés en Côte d’Ivoire.
La libéralisation du système de vente signifie que le régulateur ne fixe pas de prix garanti obligatoire à respecter par l’exportateur ou le négociant. Le planteur et les acheteurs doivent « négocier » et « s’entendre » sur un prix de vente avec comme référence, le prix de clôture du marché de cacao, la veille. Avec un tel système, le planteur est seul face aux négociants qui disposent de toutes les informations et de tous les instruments de couverture et de protection contre les fluctuations quotidiennes du marché. Le planteur perçoit un prix élevé quand le marché monte et un prix bas quand le marché est en chute libre.
La rigidité des prix face aux envolés des prix sur le marché international conduit les producteurs frontaliers des pays où les prix sont bas à vendre dans les pays voisins où les prix sont meilleurs. Avec le prix de 1800 FCFA payé aux producteurs ivoiriens, au Libéria et en Guinée, les prix varient entre 4000 FCFA et 5000 FCFA.
Question 5 : Quelles sont les solutions proposées par les autorités ivoiriennes à la contrebande du cacao en Côte d’Ivoire?
Réponse :
Il est possible d’énumérer quatre solutions engagées par le gouvernement pour stopper la contrebande du cacao dans notre pays.
La première solution est le dispositif de surveillance
Dans les zones sensibles, les forces de l’ordre sont déployées pour empêcher le trafic du cacao vers les pays voisins. Depuis le 02 octobre 2024, l’opération “Verrou 322” conduit par les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et les Corps paramilitaires, a été initiée et vise à lutter contre la fuite des produits agricoles de rente. Dans ce cadre, des enquêtes sont menées dans les zones de persistance du phénomène. Le 14 janvier 2025, un vaste réseau impliquant des autorités administratives et militaires dans l’ouest du pays, accusées d’être impliquées dans l’exportation illégale de produits agricoles vers un pays voisin, a été démantelé.
Face à la gravité de ces faits, le chef d’État-major général des armées, le général de corps d’armée, Lassina Doumbia, a annoncé des mesures fermes. En effet, des sanctions administratives ont été immédiatement prises à l’encontre de ces personnes par leurs différentes hiérarchies, sans préjudice de poursuites pénales. Ainsi, le préfet du département de Sipilou, le Commissaire de police de ladite ville, le chef du détachement des FACI, le commandant de la brigade de Gendarmerie et le chef de Bureau des douanes ont été immédiatement relevés de leurs fonctions.
La deuxième solution concerne les compétences données au pôle financier du tribunal de première instance d’Abidjan
Pour freiner l’élan des trafiquants, le Garde des Sceaux, Sansan Kambilé a donné pleine compétence au pôle financier du tribunal de première instance d’Abidjan, pour juger les affaires concernant la contrebande du cacao. Désormais, le directeur général du conseil café cacao, Yves Brahima Koné, pourra porter plainte contre les contrevenants et trafiquants de l’or brun. Cette plainte doit désormais être déposée devant le pôle économique et financier d’Abidjan et non plus devant les juridictions des villes de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, où l’infraction est commise.
La troisième solution reste la sensibilisation
Le gouvernement essaie de sensibiliser les producteurs sur la nécessité de vendre leurs productions en Côte d’Ivoire. En effet, l’économie du pays dépend fortement de cette spéculation. Ce sont les taxes prélevées sur l’exportation des matières premières qui permettent à l’État de financer la construction des hôpitaux, des dispensaires, des écoles et des routes. Ainsi, le gouvernement compte sur le patriotisme économique des producteurs pour enrayer la contrebande du cacao.
La quatrième solution reste l’amélioration des conditions de vie des producteurs
Les producteurs de café et de cacao, les deux principaux produits agricoles de l'économie ivoirienne, bénéficient désormais d'une assurance maladie entièrement prise en charge par l'Etat, à hauteur de 12 milliards de francs CFA (20 millions de dollars américains) par an. En effet, désormais tous les producteurs de café et de cacao détenteurs de la carte du planteur, ainsi que leur famille, bénéficieront de la Couverture maladie universelle (CMU)", a annoncé le ministre en charge de l'Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, en prélude à l'ouverture de la campagne de commercialisation 2024-2025 du café et du cacao sur l'ensemble du territoire.
Les planteurs n'auront pas à débourser de l'argent pour avoir accès à la CMU car c’est le Conseil du café-cacao (organe parapublic de gestion de la filière) qui se chargera du paiement de la prime liée à cette assurance.
Selon la Banque mondiale, le binôme café-cacao fait vivre 6 millions de personnes, soit le quart de la population de la Côte d'Ivoire, premier pays producteur de cacao au monde. Mais ne bénéficieront de cette assurance que les producteurs détenteurs de la carte de planteurs de Café et de Cacao.
Question 6 : Selon vous ces mesures sont-elles suffisantes pour enrayer la contrebande du cacao en Côte d’Ivoire?
Réponse :
Non. Les producteurs vivent dans une précarité telle qu’ils seront toujours tentés de vendre dans un pays voisin si les prix sont mieux qu’en Côte d’Ivoire. Les coûts de production grimpent en flèche, les engrais et autres matériaux nécessaires à l'exploitation devenant de plus en plus chers. En outre, le mauvais état des réseaux routiers gonfle également les coûts de transport, ce qui a encore réduit les marges des agriculteurs. En Côte d’Ivoire, malgré ce que représente le cacao pour le budget national, la plupart des villages de planteurs et des plantations sont totalement enclavés, faute de routes bitumées. Le gouvernement préfère ainsi développer les infrastructures routières à Abidjan et dans certaines grandes villes du pays pour s’attirer le soutien de leurs populations plutôt que de rendre accessible le cacao. Selon les planteurs, pour livrer le cacao dans les zones indiquées par le Conseil Café Cacao, c’est toute une galère car ils doivent rouler sur des pistes d’une centaine de kilomètres. L’accès aux services sociaux est également un problème. En définitive, les politiques de développement doivent cibler la ruralité si la Côte d’Ivoire veut compter pendant longtemps sur les ressources tirées de la filière café cacao.
Question 7 : Que pensez-vous de la durabilité de la filière cacao ?
Réponse :
Premièrement, la déforestation en Côte d’Ivoire est inquiétante
Malheureusement, le secteur est de plus en plus confronté à une dégradation prononcée du couvert forestier et des terres du pays. La Côte d’Ivoire ne compte aujourd’hui que deux millions d’hectares de forêts, c’est près de 90% de moins qu’au début des années 60. En l’espace d’un demi-siècle, le couvert forestier s’est fortement dégradé. Les planteurs recherchent les zones forestières, car le cacao y pousse plus rapidement et les fèves récoltées sont de meilleure qualité. Ainsi, la Côte d’Ivoire a perdu plus de 90% de son couvert forestier en 50 ans.
Deuxièmement, les planteurs tentés de fuir au Libéria
La loi nouvelle européenne pourrait aussi avoir des effets pervers inattendus. En raison du plus grand contrôle de l’Etat ivoirien sur les forêts classées et de la répression accrue contre les responsables de la déforestation, des milliers de travailleurs agricoles pauvres migrent actuellement vers le Libéria voisin, à la recherche de nouvelles terres agricoles.
Ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, très pauvre, aimerait aussi profiter de cette économie de rente. Cette immigration est donc perçue comme une opportunité de développement économique, mais elle fait également peser le risque d’une déforestation massive à l’image de ce que la Côte d’Ivoire a vécu ces 30 dernières années.
Troisièmement, les changements climatiques menacent les rendements du cacao en Côte d’Ivoire
La Côte d'Ivoire émet par exemple près de 100 000 millions de tonnes de CO2 par an, soit 0,0019% du total mondial. Elle vise toutefois une réduction de 30,41% de ses émissions, et une réhabilitation d'une partie de ses forêts, dont 90% ont disparu depuis 1960. Selon les prévisions du gouvernement ivoirien, le changement climatique pourrait "entraîner des pertes annuelles du PIB de 3 à 4,5% entre 2020-2030".
Les cacaoyers prospèrent dans un climat tropical stable, avec des températures idéales comprises entre 21 et 28°C. Cependant, ces dernières années, on observe une hausse inquiétante des températures dans les principaux pays producteurs comme la Côte d’Ivoire et le Ghana. Entre 2015 et 2024, ces régions ont enregistré 40 jours supplémentaires où la température a dépassé 32°C, une chaleur excessive qui affaiblit les arbres, réduit la floraison et accélère le pourrissement des cabosses de cacao. L’irrégularité des précipitations est un autre facteur aggravant. Le cacao a besoin d’un équilibre entre pluie et ensoleillement pour se développer correctement. Or, on observe désormais des sécheresses plus longues suivies de fortes pluies favorisant l’apparition de maladies et la chute prématurée des fruits. Le changement climatique est "une menace" pour le rendement agricole en général et plus spécifiquement pour la cacao-culture.
Quatrièmement, la menace de la norme ARS 1000 sur le cacao en Côte d’Ivoire
Cette norme ARS 1000 permettra aux acteurs de la filière de produire du cacao durable et traçable pour répondre aux exigences du marché mondial, notamment de l’espace de l’Union européenne (UE) qui réfute le cacao issu de la déforestation. Dans ce cadre, plusieurs actions ont été initiées pour la traçabilité, dont la mise en œuvre de la norme africaine ARS 1000 pour un cacao durable, à compter de la campagne de commercialisation 2024 en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de fèves de cacao. Il s’agira de promouvoir et garantir un cadre permettant de produire des fèves de cacao durable et traçable, fondé sur le principe de l’amélioration continue en termes de bonnes pratiques agricoles, sociales et environnementales.
Ce dispositif de certification devrait, en outre, permettre de lutter contre la déforestation et de favoriser l’agroforesterie. Pour l’heure, au moins 1.101.500 producteurs ont été recensés.
Cinquièmement, les multinationales doivent aider l’État à améliorer les conditions de vie des producteurs
Les multinationales semblent tirer profit de l’exportation des produits de rente. Selon Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture de Côte d'Ivoire, en 2022, plus de 105 milliards de dollars US ont été perçus par les multinationales, mais à peine 5,25 milliards parviennent aux producteurs. À peine 2% des 100 milliards de dollars liés au chocolat revenaient aux cacaoculteurs en 2022. Selon un rapport publié par Oxfam sur les grandes maisons de l’or brun comme Lindt et Nestlé, au Ghana, les revenus des cacaoculteurs ghanéens ont en réalité baissé de 16% depuis 2020 alors que sur la même période les profits des multinationales du chocolat ont augmenté de 16% sur la même période. Une dizaine de grandes entreprises internationales (européennes et américaines principalement) se partagent près de 80% du marché mondial des échanges de cacao.
En Côte d’Ivoire, s’il est vrai que le pays maîtrise la production de cacao, ce sont ensuite des multinationales qui contrôlent le broyage, la production de chocolat et la distribution. Plus précisément, selon un rapport de la Banque mondiale, en 2017, cinq entreprises (Barry Callebaut, Cargill, Olam, Bloomer, Guan) se partageaient plus de 75% du marché mondial du broyage de cacao. Et sept compagnies (Mars, Mondelez, Nestlé, Ferrero, Meiji, Hershey, et Lindt) contrôlaient 75% du marché mondial pour la production de chocolat industriel. Dès lors, difficile de faire le poids. Le cacao est une aubaine pour les acheteurs, mais une malédiction pour les planteurs des pays tropicaux, qui ne perçoivent que 6% des 100 milliards de dollars par an que représente le marché mondial du cacao et du chocolat, verrouillé par les grands industriels. En dehors de l’État ivoirien, les multinationales doivent aider à améliorer les conditions de vie des producteurs ivoiriens.
Les multinationales de l’agroalimentaire doivent intégrer désormais une dimension sociale et environnementale à leurs activités commerciales, au titre de la Responsabilité sociale de l’entreprise. Malgré des progrès pour les agriculteurs, beaucoup reste à faire.
Par exemple, Barry Callebaut définit une cible en 2025 pour le cacao durable Barry Callebaut, le plus grand transformateur de cacao et de chocolat du monde, s’est engagé à délivrer 500 000 producteurs de la pauvreté extrême et à éradiquer le travail des enfants de sa chaîne d’approvisionnement, dans le cadre d’une initiative visant à garantir un cacao totalement durable d’ici à 2025. Cet engagement intervient dans le contexte du lancement d’une nouvelle stratégie de durabilité appelée « Chocolat pour toujours ».
Source : SERCM PROF PRAO
SIA2025 à Paris - Le Conseil du Café-Cacao en plein dans la promotion du café et le cacao durables de Côte d’Ivoire
lundi, 24 février 2025 17:05 Written by AdminLe Conseil du café-cacao participe à la 61e édition du SIA qui se tient au Parc des Expositions, Porte de Versailles, à Paris, en France.
Ouvert ce samedi 22 février pour prendre fin le 2 mars 2025, le SIA est un grand rendez-vous international du monde agricole dans sa diversité. A cet égard, il constitue une belle tribune pour chaque participant qui ambitionne faire montre de ses spécificités.
Le Conseil du Café-Café a donc saisi cette occasion pour faire la promotion du café et du cacao ainsi que leurs produits dérivés.
Outre sa présence institutionnelle, Le Conseil du Café-Cacao donne aussi l’opportunité à de jeunes chocolatiers et torréfacteurs ivoiriens d’exposer et de vendre leurs produits avec, pour objectif, de faire la promotion de leur savoir-faire et de nouer, éventuellement, des partenariats.
La participation du Conseil du café-cacao au SIA 2025 sera également marquée par une communication publique sur le thème «La Côte d’Ivoire engagée dans la production d’un cacao durable et traçable », le mercredi 26 février 2025, à 14h, sur le pavillon de la Côte d’Ivoire.
L’enjeux étant de montrer à l’opinion internationale et, tout particulièrement européenne, que Le Conseil du Café-Cacao sous la conduite de son Directeur général, M. KONE Brahima Yves, a mis en œuvre divers programmes et mesures afin de répondre aux nouveaux défis de la production cacaoyère.
B. M avec sercom
Salon International de l’Agriculture 2025 à Paris - Le Cca renforce sa présence avec les produits dérivés de l'anacarde
lundi, 24 février 2025 16:54 Written by Admin
Le Salon International de l’Agriculture (SIA 2025) s’est ouvert le samedi 22 février au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, réunissant les acteurs majeurs du secteur agricole mondial. Cet évènement constitue une vitrine stratégique pour la Côte d’Ivoire qui y est représentée à travers certaines structures sous la tutelle du Ministère d’État, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières (MEMINADERPV), dirigé par le Ministre d'État Kobenan Kouassi Adjoumani.
Selon ses services, le Conseil du coton et de l’anacarde marque sa présence avec un stand interactif, piloté par la Direction de la communication et du marketing, mettant en avant le potentiel des filières coton et anacarde. Véritable levier de développement économique, le secteur de l’anacarde est mis à l’honneur à travers une exposition de produits dérivés, allant des amandes caramélisées et aromatisées (gingembre, piment, akpi) aux versions enrobées de chocolat, en passant par la bouillie d’anacarde, la liqueur, la confiture, le jus naturel, le vinaigre et l’huile d’amande de cajou. Cette diversité́ illustre le potentiel de transformation locale et les efforts entrepris pour renforcer la valeur ajoutée de la filière.
Toujours selon nos sources, l’engagement du Conseil du coton et de l’anacarde dans cette dynamique est renforcé par la présence à Paris de son Directeur général, M. BERTE Mamadou, après sa participation à la World Cashew Conférence (WCC 2025) à Dubaï. Sa mobilisation traduit l’ambition de l’institution qu'il dirige d’accroître le positionnement international de ces deux filières ivoiriennes et de stimuler l’investissement dans le secteur. En tant que premier producteur mondial d’anacarde avec plus de 1 million de tonnes en 2024, la Côte d’Ivoire est également troisième transformateur mondial de noix de cajou et deuxième fournisseur mondial d’amandes de cajou, consolidant ainsi son rôle clé sur le marché international.
Dans cette perspective, le Conseil du Coton et de l’Anacarde organise une session spéciale le jeudi 27 février 2025 (14H-17H30) sur le thème « Investir dans les filières coton et anacarde de Cote d’Ivoire : quels créneaux pour la diaspora ? », à la Salle 121 CFDE – Espace 2000 – Pavillon 1. Ce rendez-vous vise à sensibiliser la diaspora ivoirienne aux opportunités offertes par ces filières et à encourager une transformation accrue sur le territoire national, renforçant ainsi la compétitivité́ du pays.
Le Salon International de l’Agriculture 2025 se poursuit jusqu’au 2 mars, avec un programme riche en animations, expositions et rencontres pour valoriser l’agriculture ivoirienne et promouvoir ses opportunités d’investissement.
B. Mafoumgbé
Avenir de la filière africaine du café - L’ambassadeur Aly Touré conduit une délégation ivoirienne au 3ème Sommet du G25 en Tanzanie
dimanche, 23 février 2025 17:39 Written by AdminDar-Es-Salam en Tanzanie a abrité du21 au 22 Février 2025 le 3e sommet des 25 pays-membres de l’Organisation Interafricaine de Café (Oiac).Ce sous la présidence effective de Sem Samia Suluhu Hassan, chef de l’Etat-Présidente de la République Unie de la Tanzanie, en vue de prendre part au 3ème Sommet du G25 sur le Café Africain avec pour thème « Libérer les Opportunités d’emploi pour la jeunesse par la régénération de l’industrie Africaine du Café ».
En effet, l’Oiac qui existe depuis 1960, est un organisme intergouvernemental dont l’objectif est de montrer le rôle prépondérant du Café dans le développement socio-économique de l’Afrique. Il s’agit par conséquent d’un instrument d’éradication de la pauvreté auquel la Côte d’Ivoire a adhéré depuis 1960.
La délégation de la Côte d’Ivoire, troisième producteur africain de Café, et par ailleurs membre fondateur de l’Oiac, était conduite par Sem Aly TOURE, Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Organisations internationales de produits de Base et composée des fonctionnaires du ministère du commerce et de l’industrie, ainsi que du Conseil du café et du cacao. L’Afrique qui est le deuxième plus grand continent du monde est le berceau du Café arabica et du café robusta. Elle dispose de vastes terres non cultivées, d’immenses ressources en eau et en main-d’œuvre inexploitées, et pourtant le secteur africain du café est sous-performant selon les spécialistes et les experts de la filière caféière mondiale.
Ce sommet s’inscrit dans le cadre de l’inclusion du café en tant que produit stratégique dans l’Agenda 2063 de l’Union Africaine (Ua).
L’objectif de ce 3ème sommet était d’exhorter les gouvernements africains à soutenir en autres :
La libéralisation des opportunités d’emploi pour les jeunes par la régénération de l’industrie du café, tant dans la production que dans la consommation, le financement public-privé pour l’entreprenariat des jeunes dans les cafeterias et les cafés mobiles afin d’augmenter rapidement la consommation intérieure sur le continent, et la création de centres d’Excellence régionaux pour former les jeunes et les femmes dans l’ensemble de la chaine de valeur du café, en collaboration avec la recherche et le développement ; des programmes de recherche pour les jeunes sur les effets du changement climatique sur le café
Enfin, les travaux ont pris fin avec la signature d’une déclaration à l’attention des Chefs d ‘Etat des pays producteurs de Café dans laquelle ils s’engagent à faire du lobbying auprès de l’UA pour financer des projets visant à stimuler la production de café et la consommation intérieure, ainsi qu’auprès des pays africains consommateurs de café pour qu’ils privilégient l’approvisionnement en café par des producteurs africains, ce qui favorisera ainsi le commerce continental.
B. M avec sercom
Filière cajou - La Côte d'Ivoire présente à la World Cashew Conférence 2025 (WCC 2025)
dimanche, 23 février 2025 12:32 Written by AdminDu 21 au 23 février 2025, M. Mamadou BERTE, Directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde, participe à la World Cashew Conference (WCC 2025) à Dubaï. Cet évènement annuel itinérant rassemble les acteurs clés de l’industrie mondiale du cajou – pays producteurs, organisations et entreprises – afin d’échanger sur des thématiques stratégiques. Il constitue également une plateforme propice aux rencontres entre vendeurs et acheteurs de noix et d’amandes de cajou, favorisant ainsi le développement de partenariats commerciaux.
Lors des sessions auxquelles il a pris part, notamment le huis clos entre représentants des pays et la session dédiée aux politiques nationales, BERTE a réaffirmé́ l’engagement ferme de la Côte d’Ivoire en faveur du renforcement de la transformation locale des noix de cajou. Il a souligné́ que cette orientation ne remet aucunement en cause la volonté́ du pays de collaborer de manière transparente avec l’ensemble des acteurs du secteur. En tant que premier fournisseur mondial de noix brutes, la Côte d’Ivoire entend maintenir son rôle central dans l’approvisionnement de l’industrie mondiale du cajou.
La délégation ivoirienne, conduite par M. Alain Hyacinthe OUATTARA BLIDIA, président du conseil d’administration du Conseil du coton et de l’anacarde, est composée d’une vingtaine de membres. Citons entre autres Mme la Directrice générale Adjointe du Cepici, le président et le Directeur exécutif du Firca, le président de l'Oia Anacarde, ainsi que d’importants acteurs de l’exportation et de la transformation du cajou en Côte d’Ivoire.
B. Mafoumgbé et sercom Cca
Exposition/Agriculture et ressources animales- La Chine, pays à l’honneur du Sara 2025
mercredi, 19 février 2025 09:07 Written by AdminLe Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a présidé le 18 Février 2025 à Sofitel Ivoire d’Abidjan, le lancement de la 7e édition du Salon international de l’agriculture d’Abidjan,(Sara) ; dont le thème est : « Quels systèmes de transformation agro-alimentaire pour la souveraineté alimentaire en Afrique ? »
L' édition2025 qui se tiendra du 23 mai au 1er juin 2025, aura lieu au. Parc des Expositions d’Abidjan.
Cette cérémonie de lancement a enregistré la participation de plusieurs membres du gouvernement ivoirien, des acteurs du monde rural et des responsables de Voodoo Group. M. André Kouassi Kouakou, le commissaire général du SARA 2025, a indiqué que « cette plateforme internationale, constitue une opportunité pour rassembler les acteurs du secteur agricole, des ressources animales, halieutiques et forestières autour de solutions innovantes et durables ».
Pour sa part, le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, M. Adjoumani Kouassi Kobenan, a rappelé qu’en 2023, la sixième édition du Sara, qui s’est tenue du 29 septembre au 08 octobre 2023, a enregistré 862 exposants et plus de 400 000 visiteurs.
« Par ailleurs, les rencontres d’affaires organisées ont permis de signer des accords et conventions dont les montants globaux sont passés de 238 milliards de Fcfa en 2019 à 403 milliards Fcfa, soit une hausse de 69,3% », a- t-il rappelé.
Le Premier ministre Robert Mambé s’est dit particulièrement heureux de lancer ce salon agricole de premier plan, qui selon lui « constitue le bassin d’emploi le plus important de l’avenir » de la Côte d’Ivoire. L’agriculture, en outre, offre au-delà des divers mets, « une kyrielle d’opportunités et de potentialités qui ne sont pas exploitées comme il se doit »
A noter qu’après les Pays- Bas en 2023, le pays à l’honneur cette année cette année est la Chine ; une puissance agroindustrielle dont l’expertise dans le domaine agricole et le modèle de développement rural sont mondialement reconnus.
La Chine, faut-il souligner occupe les premiers rangs de la production agricole, produisant essentiellement du riz, du blé, de la pomme de terre, du sorgho, de l’arachide, du thé, de l’or, du coton, des oléagineux, du porc, et du poisson.
Le Sara s’est imposé comme une plateforme majeure, non seulement pour la Côte d’Ivoire mais aussi pour toute l’Afrique subsaharienne. L’édition 2025 s’inscrit dans la continuité de cette dynamique avec l’ambition de promouvoir les chaînes de valeur agricoles et agroalimentaires.
Le Sara vise également à « valoriser les innovations technologiques adaptées à nos réalités, de favoriser les investissements dans les infrastructures de transformation, et de renforcer les échanges entre acteurs locaux, sous régionaux et internationaux », a-t-il souligné.
Bamba Mafoumgbé
Soutien à l’assistance et au conseil agricole -Le gouvernement renforce les capacités logistiques de l’Anader
samedi, 15 février 2025 13:22 Written by AdminLe ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a procédé jeudi 13 février 2025 au centre de formation de Bingerville, à la remise d’équipements à l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader). Un acte fort qui vise à accroître la productivité de cette structure dont la mission est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie du monde rural, en professionnalisant les exploitants agricoles et les organisations professionnelles.
Coût du don, environ cinq milliards de Fca, se compose de 597 motos, 102 véhicules de type 4×4 double cabine, 313 ordinateurs dont 174 portables, 521 tablettes et 300 Gps, destinés à l’ensemble du territoire.
A l’occasion, le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani « Il s’agit d’un dispositif important qui constitue un levier pour améliorer les conditions de travail des agents de l’Ander (…). Je vous félicite pour le travail remarquable que vous accomplissez au quotidien. Vous avez et continuez à démontrer par votre engagement et votre efficacité que l’Anader est un acteur clé du développement agricole en Côte d’Ivoire », a dit le ministre Adjoumani.
Pour sa part, Dr Sidiki Cissé, Directeur général de l’Anader, a salué l’intérêt constant que leur porte la tutelle technique dans l’exécution de la mission de la structure, qui consiste à accompagner les agriculteurs et leur inculquer les bonnes pratiques agricoles. Il a également rappelé les succès de plusieurs programmes dans le cadre de la sécurité alimentaire, menés par l’Anader, pour améliorer les productions agricoles.
Ayoko Mensah
Gestion de trois zones agro-industrielles dédiées à l’anacarde- Une convention de cession signée entre la Sogedi et le Conseil coton et anacarde
samedi, 15 février 2025 12:57 Written by AdminLe ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobénan Kouassi Adjoumani, a présidé, vendredi 14 février 2025 à Abidjan, la signature d’une convention de cession de la gestion de trois zones agro-industrielles dédiées à l’anacarde entre le conseil du coton et de l’anacarde et la Société de gestion et de développement des infrastructures industrielles (Sogedi).
Selon, l’Aip qui rapporte l’information, cette signature a eu lieu entre le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Mamadou Berté, et le directeur général de la Sogedi, Mamadou Diomandé, conformément à la décision du conseil présidentiel de décembre 2023.
Ainsi, ajoute le confrère, trois zones agro-industrielles dédiées à la transformation de l’anacarde d’une superficie de plus de 50 hectares ont été construites à Korhogo, Bondoukou et Séguéla par le conseil du coton et de l’anacarde dans le cadre du projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde.
Le ministre d’État, Adjoumani, qui avait à ses côtés, M. Mamadou Berté, Dg du Conseil du Coton et anacarde, n’ a pas manqué d’ajouter que ces zones agro-industrielles sont dotées de toutes les infrastructures nécessaires, à savoir une voirie aménagée, des installations électriques, un château d’eau, un réseau de télécommunication, des entrepôts de stockage, des ponts bascules, des aires de séchage et une station d’épuration, facilitant ainsi l’installation des unités industrielles sur ces sites.
La mise en exploitation de ces trois zones agro-industrielles devrait permettre un accroissement de la capacité nationale de transformation d’au moins 150 000 tonnes à partir de la campagne 2026.
Il est à préciser que projet du conseil du coton et de l’anacarde vise à renforcer les actions de cette institution en vue d’améliorer la productivité, la qualité des noix brutes de cajou et d’augmenter le volume des noix transformées localement.
Ce projet, aligné sur les objectifs stratégiques de transformation des matières premières, contribue au renforcement de la compétitivité du secteur tout en favorisant son rayonnement à l’échelle internationale.
Concernant l’anacarde, il est prévu que 50 % de toute la production soit transformée localement d’ici 2030.
Parmi les innovations majeures introduites dans le cadre du projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde figure la gestion des zones agro-industrielles par la filière elle-même.
La Société de gestion et de développement des infrastructures industrielles(Sogedi), a repris les attributions du Fonds de développement industrielles( Fodi) et les celles de l’ Agence de gestion et du développement industriel ( Agedi). Cette dernière entité faut-il le souligner avait un rôle essentiellement administratif : les actes des terrains industriels et installation entre autres des opérateurs économiques sur les terrains industriels.
A noter que dans les missions de la Sogedi, « il y a beaucoup de missions techniques notamment la conception, le financement et la gestion des zones industrielles. « Nous précisons que les attributions de la Sogedi sont beaucoup plus larges. C’est l’une des rares sociétés de droits publics qui a le pouvoir de concéder au nom de l’Etat des zones et éventuellement, rentrer dans le capital des certaines entreprises privées. Vous conviendrez avec moi que toutes les grandes économies du monde sont bâties autour de l’industrie » selon une fiche technique sur la Sogedi.
Bamba M.
Distribution de la sacherie brousse pour l’anacarde- Une mission de supervision sur le terrain
vendredi, 14 février 2025 11:44 Written by AdminLe Conseil du coton et de l’anacarde a entamé du 10 au 16 février 2025, une mission de supervision de la distribution de la sacherie brousse aux producteurs, au titre de la campagne 2025 de commercialisation, sur l’ensemble de ses 12 délégations régionales. Objectif, s'assurer de la bonne exécution du mode opératoire de la distribution de sacherie brousse et diagnostiquer les éventuels dysfonctionnements du système en vigueur et proposer des mesures correctives.
La mission conduite par le Directeur de la Commercialisation, M. KONE Gabesongon, a exhorté les producteurs à exiger le respect du prix bord champ fixé par le Gouvernement et à exiger aux acheteurs, les sacs homologués de rechanges.
M. SORO Klotioloma, Coordinateur National des filières Coton, Anacarde, Mangue et foresterie à l’Anader, a, pour sa part, demandé aux producteurs de conditionner les noix brutes de cajou bien séchés et bien triés dans les sacs en joute. Quant à l’OIA-Anacarde, représentée par M. KONE Yefarkiya Moustapha, elle se dite satisfaite du bon déroulement de la mission de distribution des sacs.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la filière anacarde, le Conseil coton et anacarde a instauré une sacherie dédiée au conditionnement de la noix de cajou, visant à préserver la qualité des produits origine Côte d’Ivoire, conformément au Décret n°2013-813 du 26 novembre 2013.
Il faut dire qu’au titre de la campagne 2025, un mode opératoire impliquant l’Oia- Anacarde pour la distribution de la sacherie brousse aux producteurs a été élaboré en novembre 2024. Pour garantir une meilleure compréhension par tous les acteurs impliqués, un atelier d’Appropriation du mode opératoire s'est tenu à Yamoussoukro du 26 au 27 novembre 2024.La mission de supervision vise donc à évaluer la mise en œuvre des dispositions arrêtées.
B. Mafoumgbé( Source : sercom CCA)
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Redynamisation de la filière coco- Le gouvernement prend de grandes décisions
jeudi, 13 février 2025 11:57 Written by AdminDans le but de redynamiser la filière Coco et de repositionner la Côte d'Ivoire au rang des grands pays producteurs et transformateurs de la noix de coco, en cohérence avec la politique de gestion efficiente des finances publiques engagée par le gouvernement, le Conseil des ministres a adopté une ordonnance. C'était, le mercredi 12 février 2025, au Palais présidentiel à Abidjan-Plateau, lors du Conseil des ministres.
Selon le ministre Amadou Coulibaly, ministre de la communication, par ailleurs porte -parole du gouvernement, cette ordonnance porte extension des règles relatives à la régulation, au contrôle et au suivi des activités des filières Hévéa et Palmier à Huile aux activités de la filière Coco. Le projet de loi de ratification y afférent a été également adopté.
« Ainsi, en lieu et place d'une toute nouvelle législation et d'une nouvelle structure dédiée aux activités de la filière Coco, cette ordonnance étend le champ d'application de la loi n° 2017-540 du 03 août 2017 fixant les règles relatives à la régulation, au contrôle et au suivi des activités des filières Hévéa et Palmier à Huile, aux activités de la filière Coco. En conséquence, les missions de régulation, de développement, de contrôle et de suivi des activités des filières Hévéa et Palmier à Huile dévolues au Conseil Hévéa-Palmier à Huile sont également étendues aux activités de la filière Coco », a souligné le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Selon lui, dans ce cadre, l'ordonnance recompose l'organe délibérant, précisément le Conseil d'Administration du Conseil Hévéa-Palmier à Huile, de façon à prendre en compte les représentants de l'interprofession de la filière Coco. A noter que la production ivoirienne de noix de coco est passée de 406 000 tonnes en 1986 à 125 565 tonnes en 2024. Soit une baisse de 70%, faisant passer la Côte d’Ivoire du 1er au 5ème rang continental.
Bamba Mafoumgbé
Recherche et sécurité alimentaire en Afrique - Des chercheurs africains découvrent les performances du Cnra
dimanche, 09 février 2025 21:02 Written by AdminUne délégation de la Société internationale des plantes tropicales à racines et tubercules – branche Afrique (Istrc-Ab) ayant séjourné à Abidjan dans le cadre du 15e symposium de cette organisation qui a eu lieu du 3 au 7 février 2025 à Abidjan, est allée visiter la station de recherche sur la banane plantin du Centre nationale pour la recherche agronomique, ( Cnra).
Ces chercheurs venus d’une vingtaine de pays dont le Nigeria, le Benin et le Ghana, n’ont pas tari d’éloge face aux performances du Cnra. Ils ont exprimé leur admiration pour les progrès réalisés par le Centre national de recherche agronomique (Cnra) dans la culture du plantain, lors d’une visite organisée jeudi 6 février 2025 à la station d’Anguédédou.
Ils ont dit avoir été impressionnée par les parcelles expérimentales et les échanges fructueux avec les chercheurs du centre de spécialisation du plantain. Ces discussions ont porté sur les projets de recherche en cours, ainsi que sur les défis et les perspectives de développement de la culture du plantain en Côte d’Ivoire et dans le monde.
Au nom de ses pairs, Dr Faouziath Sanoussi de l’université Abomey-Calavi (Bénin) a souligné l’importance de la recherche sur le plantain pour la sécurité alimentaire et le développement économique des pays tropicaux. Elle a également encouragé le Cnra à poursuivre ses efforts dans ce domaine.
Dr Traoré Siaka, directeur de la station Crna de Bimbresso, qui héberge le programme de recherche plantain et ananas, s’est félicité de cette visite d’immersion. Il y voit un signe de l’intérêt croissant de la communauté scientifique internationale pour les travaux du Cnra.
Dr Traoré a également annoncé que le Centre de spécialisation pour le plantain, une entité du Cnra, est prêt à dispenser des formations et à fournir du matériel végétal performant aux pays de la sous-région.
A noter que la production de la Côte d’Ivoire avoisine les deux millions de tonnes, la Côte d’Ivoire confirme son rôle de leader dans la culture du plantain. Également, Dr Kouakou Amani Michel, Directeur général adjoint du Centre national de recherche agronomique(Cnra),en charge de la recherche et développement agricole (Dga-Rda), a obtenu un prix pour ses travaux de recherche sur les plantes à racines et tubercules en Côte d’Ivoire.
La société Istrc-Ab a pour mission d’encourager, stimuler et soutenir dans le monde toute activité conduisant à l’amélioration générale de la production et à l’utilisation des plantes tropicales à racines et tubercules ainsi que les bananes. Elle organise des symposiums tous les trois ans. Les trois derniers se sont tenus au Ghana en 2013, en Tanzanie en 2017 et virtuellement en Zambie en 2021.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Sensibilisation pour la bonne qualité de la noix de cajou - Une équipe du Conseil coton et anacarde à Madinani
mercredi, 05 février 2025 11:53 Written by AdminDans le cadre de ses activités de sensibilisation pour l’amélioration de la qualité de la noix de cajou en ce début de campagne de commercialisation, une mission du Conseil du coton et de l’anacarde, en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle agricole de l’anacarde (OIA), était à Madinani, dans la région du Kabadougou, le lundi 04 février 2025. Objectif, sensibiliser les producteurs sur les bonnes pratiques pour une bonne qualité de noix de cajou et leur prodiguer des conseils sur les dispositions à prendre au cours de la campagne de commercialisation.
Conduite par Dr OUATTARA Mariam, directrice de la production au Conseil du coton et l’anacarde, représentant le Directeur général, Mamadou Berté, l’équipe de sensibilisation a axé son intervention sur les activités de récolte et post-récolte.
Réunis sous des anacardiers, les 150 acteurs dont 130 producteurs et 30 pisteurs et acheteurs ont pris note des conseils donnés par le Professeur SORO Sibirinan, enseignant-chercheur au Programme National de Recherche Agricole (Pnra) et Soro Klotioloma, Coordinateur National des filières coton, anacarde, Mangue et foresterie (Anader). Ils les ont exhortés à nettoyer les champs pour éloigner les insectes nuisibles, à ramasser les pommes et à les séparer à l’aide d’une ficelle, bien sécher les noix et procéder au tri. Ensuite les stocker dans un endroit bien aéré.
Le préfet du département de Madinani, M. Kouakou Michel Kouakou, a exhorté les producteurs à appliquer les bonnes pratiques agricoles enseigner par les experts et à lutter contre la fuite des produits vers nos pays limitrophes qui est un acte puni par la loi.
La mission se déroule dans 24 localités, réparties entre les 12 délégations régionales du Conseil du coton et de l’anacarde. A noter que depuis le 18 janvier 2025, est officiellement ouverte la campagne 2025 de commercialisation des noix de cajou. Avec un prix plancher obligatoire magasin intérieur de 450 F CFA/kg. Un prix plancher obligatoire magasin usine de 479 F CFA/kg ; Un prix plancher obligatoire magasin portuaire de 509 F CFA/kg
Rappelons que les prix bord champ se sont situés entre 275 F CFA/kg et 550 F CFA/kg avec une moyenne de 330 F CFA/kg contre 319 en 2023. Les revenus des producteurs se sont établis à environ 312 milliards F CFA. En ce qui concerne les exportations, 600 645 tonnes de noix brutes de cajou ont été exportées en 2024 contre 849 250 tonnes en 2023, essentiellement vers le Vietnam et l’Inde.
B.M avec sercom Cca
Société internationale pour les plantes-racines tropicales - Branche Afrique (Istrc-Ab) - Abidjan abrite le 15e symposium triennal
lundi, 03 février 2025 20:33 Written by AdminAbidjan abrite depuis ce lundi 03 Février 2025, le 15e symposium triennal de la Société internationale pour les plantes-racines tropicales - Branche Afrique (Istrc-Ab).Belle tribune pour le Directeur général du Centre national de recherche agronomique (Cnra),le Professeur Sangaré Abdourahamane, représenté par Dga en charge de la recherche et du développement agricole, le Docteur Amani Kouakou, de saluer les participants vénus de 12 pays dont le Nigeria et le Benin mais aussi de certaines fondations engagées dans le financement de la sécurité alimentaire, en Afrique, pour avoir choisi Abidjan, pour abriter les assises. A l’effet de réfléchir sur la transformation et souveraineté alimentaire en Afrique.
« C’est avec une grande joie que je prends la parole en ce jour du 03 février 2025 au nom du Comité local d’organisation de l’Istrc-Ab pour vous souhaiter la bienvenue en Côte d’Ivoire à l’occasion de ce 15e Symposium triennal de la Société internationale pour les plantes-racines tropicales - Branche Afrique (Istrc-Ab) que notre pays a l’honneur d’abriter. Cet événement international réunira pendant 5 jours, toute l’expertise mondiale sur les plantes à racines tropicales. En effet cette rencontre qui mettra ensemble, les producteurs, la recherche, les transformateurs, les consommateurs, les partenaires au développement, les bailleurs de fonds et les services d’encadrement verra l’intégration de la banane dont la Côte d’Ivoire abrite le Centre national de spécialisation pour l’Afrique de l’ouest et centrale. », a dit le Dga, docteur Amani Kouakou.
Les plantes à racines et les tubercules sont essentiels dans l’alimentation des populations et en particulier celles de l’Afrique. L’Afrique fournit plus de 65 % de la production mondiale de manioc estimée à plus de 315 millions de tonnes, 98 % des 78 millions de tonnes d’igname, 80 % des 12 millions de tonnes de taro et 34 % des 84 millions de tonnes de patate douce en 2021.
Aussi, le Dga du Cnra, n’a pas manqué d’ajouter : « Leur contribution à l’alimentation des populations africaine est très importante. Ainsi, au Congo et au Ghana, par exemple, c’est respectivement 250 et 220 kg de manioc par habitant et par an, au Nigeria près de 120 kg de manioc et 105 kg d’ignames, au Bénin respectivement 110 de manioc et 155 kg d’igname (source : FAOSTAT 2021). Quant au plantain, l’Afrique en produit plus de 65 %. Ces produits sont ainsi essentiels pour le continent pour la sécurité alimentaire. Il convient donc de mettre ensemble les efforts pour leur promotion dans le contexte actuel de changements climatiques et de divers chocs nationaux et internationaux
Pour sa part, M. Fry Kouamé André, directeur de cabinet adjoint du ministère d’État ministère de l'agriculture du développement rural et des productions vivrières, abondant dans le même sens que plusieurs intervenants qui ont fait des plaidoyers, ne dira pas le contraire.
Il a traduit les salutations du ministre d’Etat Adjoumani au docteur Richardson OKECHUKWU et à tous les autres pays membres de l’ISTRC-AB pour le choix de la Côte d’ivoire pour abriter ce symposium il me plait également de remercier particulièrement le Centre national de recherche agronomique et le Centre régional d’excellence WAVE(Central and west african virus epidem iolo gy, ) pour leur engagement à la réussite de ce symposium. « L’agriculture est un plier essentiel de notre économie, elle occupe les deux tiers de la population active et contribue pour 35 % au Pib et 40% aux recettes d’exportation. Cette performance repose sur son Programme national d’investissement agricole (Pnia) de deuxième génération, qui a une déclinaison du Programme national de développement (Pnd) en ce qui concerne le volet agriculture. », a rappelé le directeur de cabinet adjoint du ministère d’Etat, ministère de l’Agriculture et du développement rural et des productions vivrières.
Non sans rappeler que l’igname, le manioc et le plantain ont été identifiés comme des produits stratégiques en Côte d’Ivoire. « L'igname est une denrée alimentaire importante qui contribue à l'autosuffisance alimentaire des populations ivoiriennes. Avec une production annuelle de plus de 5 millions de tonnes, elle est la première culture vivrière du pays. Le manioc est aujourd’hui une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté en Côte d’Ivoire. Elle occupe le deuxième rang des cultures vivrières après l’igname, avec également plus de 5 millions de tonnes. Quant à la banane plantain, elle est la 4e production vivrière du pays », a -t-il conclu
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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