Agriculture (396)
Changements climatiques// Inondations dans la région de la Nawa// La production cacaoyère pourrait connaitre une baisse
jeudi, 31 octobre 2024 12:10 Written by AdminLes dernières inondations dans le sud-ouest ivoirien, suite à la montée des eaux du fleuve Sanssandra, ont impacté négativement des plantations de cacaoyers et fait de nombreux déplacés dans le monde rural dans la région de la Nawa. Selon nos sources, les eaux fluviales en effet, ont emportés sur leur passage des campements et englouti des plantations de cacaoyers. Ce qui pourrait entrainer une baisse de la production de cette zone grande productrice de cacao.
Face à la situation, le directeur régional du Conseil café-cacao de la région de la Nawa, M. Siaka Doumbia, selon nos sources, crayons en main, est descendu récemment sur le terrain, en vue de faire un premier constat. Avant de faire un point précis à la Direction général du Conseil café. Qui certainement le moment venu saura prendre des dispositions pour assister les sinistrés. La Nawa a été pendant un long moment la première région productrice de cacao en Côte d'Ivoire, Faut-il craindre une baisse de la production dans cette zone ? Trop tôt de l’affirmer pour l’instant
Bamba M.
Agro-industrie//Journées du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire//Le discours de l’ambassadeur Aly Touré
dimanche, 27 octobre 2024 12:55 Written by AdminLes Journées du Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire se tiennent du 24 au 26 Octobre 2024 à Abidjan (Côte d’Ivoire) -Hôtel Ivoire. A l’ouverture , l’ambassadeur Aly Touré,
« Président des Chefs de Délégations du Groupe d’Etude International sur le Caoutchouc ,le représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales de produits de base a fait un discours. Ci-dessous, l’intégralité de son discours.
Excellence Monsieur Robert Beugré Mambé, Premier Ministre et Chef du Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, Ministre des Sports et du Cadre de Vie
Honorable Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, duDéveloppement Rural, et des Productions Vivrières,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Monsieur le Maire de la Commune de Cocody,
Monsieur le Ministre Gouverneurs des Grand Ponts,
Monsieur le Préfet de la Région des Lagunes,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégation des Pays présents,
Monsieur le Président de l’APROMAC,
Monsieur le Directeur Général du Conseil Hévéa-Palmier à Huile,
Monsieur le Président du Conseil du FIRCA,
Monsieur le Directeur Exécutif du FIRCA,
Monsieur le Directeur Général du CNRA,
Monsieur le Secrétaire Général de l’IRDDB,
Madame la Représentante de l’ANRPC,
Mesdames et Messieurs, en vos rangs, grades et qualités,
Chers Planteurs d’Hévéas, vaillants producteurs de Caoutchouc
Honorables Invités et Distingués Délégués,
Mesdames et Messieurs,
Représentants de la Presse,
En vos rangs, grades et qualités,
Excellence Monsieur le Premier Ministre, Je voudrais au nom du Group d’Etude International sur le Caoutchouc(l’IRSG)exprimer toute notre gratitude au gouvernement de Cote d’Ivoire, pour avoir bien voulu nous convier à ces journées
Permettez-moi Monsieur le Premier Ministre, de rendre un hommage à ce grand homme d’état Feu Amadou Gon Coulibaly qui en Mai 2019 s’était impliqué personnellement pour la tenue et la réussite de la 11ème Edition du Sommet Mondial sur le Caoutchouc qui a eu lieu du 08 au 11 Juin 2021 ici même à Abidjan et qui a consacré l’examen des questions fondamentales pour le secteur du caoutchouc,
Mes hommages vont aussi à l’endroit de Feu Fulgence KOFFY qui a marqué l’histoire et le succès de la filière hévéicole en Cote d’Ivoire
Vous-même Monsieur le Premier Ministre, en acceptant de parrainer cette manifestation, vous démontrez une fois de plus la volonté de la Cote d’Ivoire de participer à la durabilité de l’économie hévéicole mondiale,
Aussi permettez-moi de saluer la disponibilité et la parfaite collaboration du Ministre d’Etat Kobenan Kouassi Adjoumani, Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural, et des Productions Vivrières
Je voudrais saluer le travail abattu par le comité d’organisation
Ces assises j’en suis convaincu mettra en exergue la nécessité qu’il y a, pour toutes les parties prenantes, à s’engager activement afin que les prochaines générations considèrent le caoutchouc comme une filière qui est rentable, socialement équitable et soucieuse de l’environnement.
L’IRSG que je représente a été institué en tant qu’organisation intergouvernementale indépendante, en août 1944.
En 1947, les Gouvernements ayant un intérêt manifeste dans la production et la consommation de caoutchouc, ont été invités à adhérer au Groupe d’Etude, conformément aux résolutions adoptées par la réunion internationale qui a abouti à la mise en place de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement).
L’IRSG joue un rôle très stratégique dans le secteur du caoutchouc, à travers les trois objectifs suivants :
Accroître la transparence du marché en favorisant l’échange de renseignements sur la production, la consommation, les stocks, le commerce et les prix du caoutchouc et en faisant des prévisions sur la production et la consommation
Promouvoir la coopération internationale afin de renforcer la coopération sur des sujets ayant trait au caoutchouc, aux produits de caoutchouc et en offrant aux Gouvernements un cadre de consultations sur le caoutchouc
Fournir un forum mondial où tous les acteurs du marché, les producteurs, les consommateurs et les négociants examinent leurs défis communs et entretiennent un dialogue permanent tout en procédant à un échange libre d’informations
Il importe en effet que la durabilité de la filière du caoutchouc se fonde sur le renforcement des capacités du maillon le plus vulnérable de la chaîne de valeur, à savoir le petit producteur
Je voudrais, pour terminer, saluer la vision de SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d ‘Ivoire pour la réussite de la réforme de la filière hévéas qui aujourd’hui, fait de la Cote d’Ivoire, un acteur incontournable de cette spéculation dans le monde.Je vous remercie. »
Agroindustrie//Journées nationales du caoutchouc naturel// Beugré Mambé invite les producteurs ivoiriens à accroitre la production nationale
samedi, 26 octobre 2024 09:24 Written by AdminLa production ivoirienne de caoutchouc naturel s’élève à 1, 6 million de tonnes en 2023 contre 164 138 de tonnes en 2005, soit une production multipliée par 10 en 18 ans. Cette information a été rendue publique par le président du conseil d’administration de l’Association des professionnels du caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire (Apromac), Charles-Emmanuel Yacé, au cours de la 1ère édition des Journées nationales du Caoutchouc naturel, le 25 octobre 2024 à Abidjan. L’information est rapportée par le Cicg et la presse locale.
Selon lui, le nombre de producteurs villageois est de 180 000 et le nombre d’usines de première transformation fonctionnelle est de 40. Charles-Emmanuel Yacé a indiqué que le succès de l’hévéaculture ivoirienne est le fruit de l’action de l’État et d'une synergie entre producteurs, transformateurs, commerçants et partenaires nationaux et internationaux.
Aussi ajoute la source, le président de l’Apromac a assuré que l’avenir de la filière hévéa en Côte d’Ivoire s’annonce prometteur, grâce à une production de caoutchouc naturel qui continuera de croître dans les années à venir, portée par des rendements agricoles élevés et à l’expansion des surfaces cultivées.
Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a fait savoir que grâce à l’amélioration de l’environnement des affaires et aux conventions fiscales signées entre l’État et les entreprises, la capacité d’usinage totale en activité est de plus de 2,2 millions de tonnes par an.
En procédant à l'ouverture officielle lesdites journées, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a invité les hévéaculteurs ivoiriens à augmenter leur production. Le 2e appel, lancé par le chef du gouvernement ivoirien, consiste à améliorer la transformation du caoutchouc en passant à la 2e et 3e phase, pour que les gains soient énormes tant pour les producteurs que pour les industriels. Toute chose qui améliorera, ipso facto, la chaîne de valeur. il convient de relever plusieurs défis, entre autres, la mise sur pied de la centrale des risques, la construction de l'académie des métiers de l'hévéa, la labellisation du caoutchouc « made in Côte d'Ivoire ».
B. M
Agro-industrie//Préparatifs de la campagne cajou 2024-2025//Le Dg du CCA exhorte les agents à plus d'engagement
mardi, 22 octobre 2024 21:50 Written by AdminLe Directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde, M. Mamadou BERTE a procédé, le mardi 22 octobre 2024 au lancement des travaux de préparation de la campagne Cajou 2024-2025. C'était dans les locaux du Centre d'innovation et des technologies de l'anacarde (Cita) de Yamoussoukro.
Cet atelier qui a réuni tous les agents de l'Institution de régulation des filières coton et anacarde a pour objectif de mettre les bouchées doubles quant au dispositif à mettre en place pour une campagne réussie. Tant au niveau de la production, de la commercialisation que de la transformation, pour une meilleure rémunération des producteurs.
Le Directeur général a insisté pour sensibiliser les agents sur leurs responsabilités à relever les nombreux défis qui se dressent, notamment le bien-être des acteurs des deux filières en général mais celui des producteurs en particulier.
Pour le Dg du Conseil du Coton et de l’Anacarde, cet atelier ne peut être considéré comme une simple formalité, mais un cadre de réflexion, d’autocritique et de propositions concrètes visant à améliorer les dispositifs de suivi, de régulation et de développement des filières du Coton et de l’Anacarde. C'est à ce prix, selon M. BERTE, que le Conseil pourra jouir davantage de la confiance du Gouvernement et des acteurs de ces filières. Il s'agira donc, au cours de la prochaine campagne d'œuvrer à la durabilité de ces deux filières agricoles devenues stratégiques pour l'économie agricole de la Côte d’Ivoire.
En d’autres termes, le Conseil du Coton et de l’Anacarde doit continuer à améliorer la valeur ajoutée dans les deux filières tout en garantissant des revenus décents et durables pour les acteurs, en particulier les producteurs.
Pour terminer, le Directeur général a exprimé le souhait d'une bonne collaboration entre les agents de l'Institution et les a encouragés à s'investir pleinement dans leur travail.
Bamba Mafoumgbé ( Source : cca)
Coton - anacarde//Rentrée scolaire 2024-2025//Le Conseil du coton et de l’anacarde soulage les producteurs
jeudi, 17 octobre 2024 22:37 Written by AdminDans le cadre de ses actions de soutien aux producteurs, le Conseil du Coton et de l'Anacarde a entamé une tournée de remise de kits scolaires aux élèves du primaire de tous les niveaux dans les délégations régionales. Après Dimbokro, le mardi 14 octobre 2024, la mission conduite par le Pca du Conseil du Coton et de l’Anacarde s’est rendue tour à tour à Totokro, dans la Sous-préfecture de Bouaké et à Adamasso, près de Mankono, dans la région du Béré. Ce jeudi, le cap à été mis sur Séguéla où les locaux de la préfecture ont abrité la cérémonie de remise de kits, présidée par le préfet du Worodougou, M. Karim Diarrassouba.
Cette initiative vise à contribuer à la bonne éducation des enfants des producteurs et à renforcer le lien entre les communautés des zones de production du coton et de l'anacarde et la structure de régulation de ces filières. C’est pourquoi le Président du Conseil d’Administration du Conseil du Coton et de l’Anacarde, M. OUATTARA Blidia Alain Hyacinthe, dira : « L'éducation est le pilier sur lequel repose l'avenir de notre pays. En investissant dans l'instruction de nos enfants, nous semons les graines du développement durable pour nos communautés. C’est pourquoi le Conseil du Coton et de l'Anacarde a initié ce programme de soutien aux enfants des producteurs, pour leur offrir les moyens nécessaires à leur réussite scolaire. En fournissant ces kits, nous affirmons notre désir de voir chaque enfant des régions de production se doter des outils indispensables pour construire un avenir meilleur. »
Dans chaque localité, ce sont 240 kits scolaires qui sont distribués. Les écoliers de Katiola, dans le Hambol, recevront les leurs demain vendredi 18 octobre.
Signalons que c’est du13 au 23 octobre 2024, que cette tournée se tiendra dans les chefs-lieux des régions de production du coton et de l’anacarde
B. M et secom
Cacao// Entrée en vigueur des règles européennes sur la déforestation// L’Ue accorde un an de sursit aux pays producteurs de cacao
dimanche, 13 octobre 2024 16:47 Written by AdminAlors que les pays exportateurs de fèves plaident pour un sursis de deux ans dans la mise en application de la réglementation européenne sur la déforestation, la Commission à Bruxelles leur a accordé un report d’un an.
Une cinquantaine d’industriels du secteur et de représentants de pays importateurs et exportateurs se sont réunis jeudi 26 septembre à Abidjan au siège de l’Organisation internationale du cacao (ICCO). Les exportateurs ont à cette occasion fait valoir un objectif commun : reporter de deux ans l’entrée en vigueur de la réglementation européenne sur les produits issus de la déforestation (RDUE), prévue pour fin janvier 2025.
Dans une déclaration lue par leur porte-parole, l’Ivoirien Aly Touré, les pays exportateurs dénoncent des délais « irréalistes au regard des exigences du règlement, allant de la géolocalisation de toutes les parcelles à I ’établissement d’un système de traçabilité exhaustif, système qui n’est toujours pas opérationnel à moins de cent jours de la date de mise en œuvre ».
Outre le pays hôte, premier producteur et exportateur mondial, le Brésil, l’Indonésie ou encore le Cameroun figurent parmi le groupe des vingt-trois Etats producteurs de fèves soutenant cette demande. Une doléance portée par l’association des chocolatiers européens et martelée à New York où de nombreux dirigeants étaient rassemblés du 22 au 27 septembre lors de l’Assemblée générale des Nations unies.
Avec des résultats : le 2 octobre, la Commission européenne s’est prononcée en faveur d’un report de douze mois. « Compte tenu des retours d’information reçus des partenaires internationaux sur leur état de préparation, la Commission propose également d’accorder aux parties concernées un délai supplémentaire pour se préparer », explique Bruxelles dans un communiqué.
Garantir la légalité de l’origine des produits
Votée au printemps 2023, la RDUE vise à interdire l’importation de tout produit provenant de plantations créées dans un espace forestier après 2020. Exit donc le bois, le cacao, l’hévéa, le soja et autres ressources issus de zone défrichées il y a moins de cinq ans. Une prime à l’ancienneté, couplée à un système national de traçabilité (SNT), mis en place dans chaque pays producteur, doit garantir la légalité de l’origine des produits.
Seulement, à trois mois de l’échéance initiale, un peu moins de 800 coopératives de cacao, sur un objectif de 2000, ont été agréées au SNT de la Côte d’Ivoire. Le premier producteur mondial de fèves se dit confiant sur sa capacité à le déployer d’ici à la fin d’année. Pour autant, le Conseil café-cacao ivoirien, qui gère le secteur, plaide aussi pour un délai qui permettrait « d’engager les concertations avec tous les acteurs et surtout avec l’UE pour définir les modalités d’utilisation du SNT pour la réalisation des diligences raisonnées car, sur cet aspect, nous ne disposons pas de lisibilité ».
En clair, Abidjan souhaite connaître sa contribution exacte dans les processus de vérification prévus pour contrôler l’origine des denrées candidates à l’export. Une incertitude à laquelle tente de répondre la Commission à travers la récente publication de « documents d’orientation supplémentaires ».
Préserver les forêts
Dans leur déclaration, les exportateurs de cacao pointent également la complexité que représente, pour « les petits acteurs de [leurs] pays », l’obligation de fournir des données d’identification et de géolocalisation des parcelles compatibles avec le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD). Un exemple, selon eux, des « effets potentiellement néfastes qu’une mise en œuvre précipitée du RDUE pourrait avoir sur les pays producteurs, en particulier sur les petits producteurs, en ce qui concerne la dégradation de leurs conditions de vie, l’aggravation de la pauvreté et les obstacles à l’accès au marché européen ».
De son côté, le directeur de l’organisation internationale du cacao, Michel Arrion, estime qu’en fixant à 2020 l’année limite de production dans les zones déboisées, « l’UE s’est montrée assez généreuse car elle amnistie le potentiel passé illicite de nombreuses marchandises ». Selon lui, au-delà de la question du sursis, le débat devrait davantage porter sur le coût de la mise en conformité pour les planteurs.
« Ces investissements seront-ils ponctuels ou annuels ? Seront-ils amortis rapidement ? Faut-il les absorber par d’autres coûts ? Les intégrer dans le calcul des prix de vente avec une différenciation accentuée entre le tarif bord champ et celui pour l’exportation ? », s’interroge le patron de l’ICCO.
Selon ce dernier, les pays exportateurs de fèves ne devraient ainsi pas crier victoire trop vite après l’obtention du feu vert de la Commission européenne alors que deux organes législatifs européens restent à convaincre : le Conseil et le Parlement, qui prévoient d’examiner ce projet de report dans les prochaines semaines. Les organisations de défense de l’environnement devraient alors plaider pour des gestes forts et immédiats pour la préservation des forêts.
Source : Le Monde Afrique
Sem Alex Assanvo, Secrétaire exécutif de l’initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana//Mécanisme de fixation des prix du Cacao : « La Côte d’Ivoire et le Ghana ont un rôle d’appui aux producteurs et de stabilisation des prix »
vendredi, 11 octobre 2024 13:31 Written by AdminDans cette interview, Sem Alex Assanvo, Secrétaire exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, dénonce une manipulation de l’information dans le système de commercialisation du cacao entre les pays membres de ladite Initiative et le Cameroun.
D’où vient, M. le Secrétaire Exécutif, l’idée de la mise en place de l’initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana ?
Avant de répondre à cette question, je voudrais dire que votre humble serviteur, Alex Arnaud Assanvo a une longue expérience et une forte connaissance de la filière cacao et de l’industrie chocolatière. En effet, avant sa nomination en tant que Secrétaire exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, en 2021, il était le Directeur mondial des programmes aux bureaux de Bruxelles de la multinationale américaine Mars Wrigley. Il a commencé sa carrière en développement international au sein de l'agence allemande de développement (GIZ), en tant qu'expert en développement rural entre 2002 et 2006 à Dakar, au Sénégal.
En 2006, il a rejoint l’Organisation Internationale du Commerce Equitable (Fairtrade en anglais), en Allemagne, en tant que responsable pour l'Afrique et responsable stratégique pour le cacao et le coton. D'octobre 2011 à 2013, il fait partie de l'équipe Développement durable et provisionnement de Kraft Foods, basé en Allemagne, aujourd'hui Mondelēz International, en tant que responsable du développement durable du cacao.
Quel bilan pour l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana depuis sa création ?
Pour revenir donc à votre préoccupation, il est bon de préciser tout d’abord que l’Initiative est née d’une vision. Celle des deux Présidents de la République de Côte d’Ivoire et du Ghana qui s’est matérialisée lors d’une rencontre sur le partenariat stratégique entre les deux pays en 2018.
Une déclaration conjointe a donc été faite le 28 mars 2018 à Abidjan : appelée « Déclaration d’Abidjan », où les deux chefs d’États, SEM Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire et SEM Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO, Président de la République du Ghana ont lancé les bases de la coopération en matière de cacao, avec pour objectif principal l’amélioration des revenus des producteurs de cacao de leurs pays.
Sous l’impulsion des deux chefs d’États, les organes de gestion de la filière cacao que sont Le Conseil du Café-Cacao et le Ghana Cocoa Board ont eu de nombreuses rencontres et mené des travaux conjoints sur plusieurs fronts essentiels, au premier rang desquels, la mise en œuvre du Différentiel de Revenu Décent (DRD), la définition d’un prix plancher rémunérateur comme condition nécessaire de la durabilité, la lutte contre le Swollen Shoot, la gestion de la production avec l’engagement des deux pays de ne pas dépasser une production cumulée de 3,2 millions qui n’est pas encore atteinte et l’harmonisation des systèmes de vente.
Afin de mieux coordonner leurs actions en ce sens, les deux Gouvernements ont créé et mis en place l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG). Dotée du statut d’organisation régionale et d’une Charte, l’Initiative tient son siège à Accra, au Ghana. Son premier Secrétaire exécutif que je suis, est de nationalité ivoirienne et a été nommé en Conseil des Ministres le 8 janvier 2021 à Abidjan.
Mise en place dans un contexte du marché du cacao très tendu, la coordination et la collaboration entre les deux pays a permis d’obtenir des résultats essentiels pour un meilleur revenu des producteurs.
Au niveau du marché, le rapport de force a évolué avec la mise en œuvre du DRD.
La mise en place du Différentiel de Revenu Décent (DRD) a été l’occasion, pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, de démontrer que les deux pays étaient capables de se donner les moyens d’accorder au producteur le fruit juste de son labeur. Pour rappel, le mécanisme de prix, appelé DRD ou LID en anglais, est une prime de 400 dollars US payée sur chaque tonne de cacao achetée en Côte d’Ivoire ou au Ghana et directement reversée aux producteurs. Le DRD permettant d’atteindre un prix plancher a survécu aux attaques, aux critiques, aux tentatives de contournements. Mieux, l’idée d’un prix plancher qui lui est associée est en train de s’imposer au-delà de la cacaoculture.
A travers la mise en place DRD, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont pu démontrer que les lois du marché n’étaient pas immuables et ont réussi à imposer des changements notables :
• La publication mensuelle par l’Initiative du différentiel pays permet ainsi d’éviter toute manipulation. C’est une première à la bourse de Londres et New York ;
• Le rapprochement entre les salles de marchés et l’harmonisation des politiques de vente entre les deux pays ont permis, avec succès, l’annonce coordonnée du prix au planteur à chaque campagne cacaoyère.
Au niveau de la production, les deux pays ont lancé plusieurs chantiers importants en cours :
• La décision de plafonner leur production cumulée à 3 200 000 tonnes de cacao par campagne jusqu’à ce que la demande s’accroisse ;
• La mise en place de systèmes nationaux de traçabilité fiables, basés sur le recensement des planteurs et la géolocalisation des parcelles permet d’assurer une transparence sur toute la chaine de commercialisation ;
• L’engagement des deux pays pour développer et mettre en place la Norme Africaine pour le cacao durable et traçable (ARS 1000) ;
• La mise en œuvre d’actions conjointes entre les deux régulateurs pour renforcer la lutte contre les fuites transfrontalières du cacao ;
• Le renforcement de la collaboration entre le Centre National de Recherche Agricole (CNRA) et l’Institut de Recherche du Cacao du Ghana (CRIG), avec un accent sur l’adaptation de la cacaoculture aux effets du changement climatique et la lutte contre la maladie du Swollen Shoot du Cacao.
À travers l’Initiative Cacao, les deux pays ont tenu bon et ont réussi à réaffirmer leur vision afin de remettre le producteur au centre de la chaîne de valeur du cacao et de le rémunérer à hauteur de ses efforts et de ce que représente le cacao aujourd’hui.
Grâce à cette collaboration, le prix au producteur en Côte d’Ivoire et au Ghana, reste sur une trajectoire stable et croissante dans un contexte marqué par l’instabilité.
Aussi peut-on affirmer que les deux chefs d’États ont eu raison d’initier cette coopération. Ce partenariat stratégique et historique entre les deux pays reste une première sur le continent, et est devenu une référence qui sert d’exemple au-delà du cacao.
Comment l’Initiative fonctionne-t-elle ?
En terme de gouvernance, le Comité de pilotage est l'autorité suprême de l'Initiative, composé du ministre chargé des affaires cacaoyères dans les pays membres, du directeur général de l’organe de régulation dans les pays membres, des présidents et vice-présidents des comités techniques (Recherche et Commercialisation).
L’Initiative fonctionne simplement et purement avec l’appui des experts et techniciens des deux pays, de façon permanente et régulière à travers les comités. Comprenez que l’Initiative, c’est une toute petite équipe avec beaucoup d’experts, composée de plusieurs commissions stratégiques, recherches, développements, etc.
Comment expliquez-vous que le Cameroun arrive à fixer un prix élevé par rapport aux pays membres de l’Initiative ?
Tout d’abord, il est important de rappeler que chaque pays est souverain et adopte son système de vente en fonction de ses objectifs. Mais sachez que, si le trading était si simple, tout le monde serait trader. Je veux dire par là qu’il s’agit d’une mécanique complexe avec beaucoup d’éléments à prendre en compte, mais allons au plus simple :
En Côte d’Ivoire et au Ghana, la filière cacao est administrée par les pouvoirs publics. Ces derniers jouent plusieurs rôles, notamment, celui de contrôler l’accès des opérateurs privés (nationaux et internationaux) aux différentes fonctions/métiers de la filière, de l’achat bord champ (directement au paysan) à l’exportation, en passant par la transformation et la fourniture d’intrants.
Les régulateurs jouent le rôle de stabilisateurs, car beaucoup de gens oublient que cela fait des décennies que les prix du marché sont en-dessous des coûts basiques de production et, en cela, la collaboration des deux pays (Côte d’Ivoire et Ghana) a permis de remettre les choses en ordre. Ce qui veut dire que, ces dernières années, cette stabilisation des prix a permis de protéger les planteurs des prix très bas.
Le gouvernement ivoirien, via Le Conseil du Café-Cacao, fixe un prix plancher chaque année pour garantir aux producteurs un revenu minimum, quelles que soient les fluctuations des cours sur les marchés mondiaux. Cette politique assure aux producteurs une stabilité financière et réduit l’incertitude liée aux variations à la baisse des cours. Il faut aussi rappeler que Le Conseil du Café-Cacao a également mis en place un fonds de stabilisation pour compenser les baisses importantes des prix du cacao sur le marché international. Cela permet d’amortir les chocs économiques pour les producteurs.
Ce qui n’est pas le cas au Cameroun ?
Au Cameroun, nous avons un tout un autre système qui est une libération totale. Contrairement à la Côte d’Ivoire, le Cameroun n’a pas de mécanisme de prix garanti et ne fixe pas de prix plancher garanti pour ses producteurs, ce qui signifie que les prix fluctuent davantage en fonction des forces du marché et des négociations entre producteurs et acheteurs. D’ailleurs, les prix fixés au Cameroun sont les prix export – FOB (Free on board) qui signifie que le vendeur fournit les marchandises sans frais de transport et assurance et CAF (Coût, Assurance Fret) qui signifie un prix à la frontière du pays importateur avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport dans le pays –, alors qu’en Côte d’Ivoire et au Ghana les prix sont fixés « bord champ ».
Déjà, s’agissant de la différence du prix au Cameroun et en Côte d’Ivoire, vous en conviendrez, la majorité des journalistes compare trop souvent deux choses qui ne sont pas au même niveau.
Pour l’année 2023, par exemple, les prix bord champ du cacao au Cameroun variaient généralement entre 900 Fcfa et 1 100 Fcfa/kg, selon la qualité du cacao et la région de production. Les fluctuations sont influencées par l’offre et la demande locale, ainsi que par la qualité du cacao produit. On est loin des 5000-6000 Fcfa annoncés et mentionnés dans plusieurs journaux !
A la même période, en Côte d’Ivoire et au Ghana, un prix stable garanti par le Gouvernement de 1 000 FCFA/kg a été donné aux producteurs pour la campagne principale 2023-2024.
Vous comprenez que, techniquement, il y a une mauvaise information qui, certainement, est liée à des effets d’annonces.
Le prix aux producteurs en Côte d’Ivoire est généralement plus stable, grâce à l’intervention gouvernementale, tandis qu’au Cameroun, les producteurs peuvent bénéficier de meilleurs prix ponctuellement, en fonction de la qualité et des conditions du marché, mais sont également exposés à plus de risques dus à la volatilité du marché.
Il est important de clarifier les choses et de sortir de l’émotion.
Quoi qu’il en soit, tout cela montre bien que, s’agissant du cacao tout particulièrement, nous sommes dans des marchés complexes et, par conséquent, que tous les pays producteurs doivent se mettre ensemble pour faire changer ces mécaniques de prix défavorables.
N’est-ce pas une manipulation de l’information ?
Comme je vous le disais, le débat sur le système de vente du Cameroun semble confus, cela n’empêche que tout système doit être respecté. En revanche, selon moi, il faut éviter de piéger les lecteurs dans des chiffres qui ne reflètent pas la réalité et d’ailleurs, il y a certainement une raison pour laquelle, dans ce pays, la production reste planchée depuis des années.
C’est le lieu de rappeler que le Cameroun a signifié son intérêt à rejoindre l’Initiative Cacao il y a déjà un an et nous espérons que, bientôt, nous pourrons reprendre les discussions. Car, face à un marché instable dont nous observons déjà une baisse des prix de la bourse de Londres , être ensemble nous rendra plus forts alors que, rester divisés, nous affaiblis.
C’est la raison pour laquelle, avec le Nigeria, nous avons également entamé des discussions relativement à leur intégration dans l’Initiative. Bien sûr, tout cela prend du temps mais je reste persuadé que le futur nous ramènera tous à la même table pour un cacao qui sera rétribué en fonction des vrais coûts de production et en incluant la profitabilité. Nos objectifs communs sont surtout de faire en sorte de garantir un meilleur prix rémunérateur qui couvre les coûts de production et une stabilité dans un marché spéculatif.
Devant nous, se dressent de véritables défis que nous devons relever : la lutte contre les effets du changement climatique, l’amélioration des structures des marchés à termes et des mécanismes de prix stables afin de promouvoir un cacao durable pour tous. Ensemble, je ne doute pas que nous puissions y arriver.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Sem Alex Assanvo, Secrétaire exécutif de l’initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana : « Etre ensemble nous rendra plus forts alors que, rester divisés, nous affaiblis »
Jncc2024//Programme pro-environnement et agro- foresterie// Le Cnra explique les enjeux aux cacaoculteurs
samedi, 05 octobre 2024 20:21 Written by AdminLe Docteur N’goran épouse Haddad Patricia, est chercheur et chef de programme conservation et transformation des produits agricoles, au Centre national pour la recherche agronomique,(Cnra). Les chercheurs dudit programme basé à Bingerville ont bien animé le stand du Cnra durant les Jncc2024, qui a eu lieu au Parc des Expositions d’Abidjan- Port Bouet.
Se prononçant sur la thématique : « Pas de producteurs pas cacao », le Docteur Ngoran a dit que nous sommes tout à fait d’accord car pour avoir du cacao, il faut des producteurs. Des structures comme le Cnra, à la pointe de la recherche agronomique aussi bien en Côte d’Ivoire que dans la sous-région s’inscrit dans cette vision pour produire du matériel végétal de qualité à même de permettre aux cacaoculteurs, de produire du cacao de qualité.
« La recherche est au cœur dans la mesure où pour que le producteur puisse avoir du cacao, il faut du matériel végétal de qualité. C’est là qu’intervient la recherche en leur mettant à disposition du matériel végétal de qualité résistant à tout ce qui est changement climatique et maladies également. », dit-elle.
Le Cnra bien engagé aux côtés acteurs de la filière café-cacao.
« Nous mettons à la disposition des producteurs, du matériel végétal vigoureux, résistants aux maladies. En ce qui concerne le volet transformation, le Cnra met à disposition un dispositif adéquat d’accompagnement des acteurs pour le suivi des bonnes pratiques post récolte. De sorte à obtenir des fèves marchandes de bonne qualité », ajoute le Docteur Ngoran épouse Adad Patricia.
Un rôle à jouer dans la restauration du couvert végétal.
La norme ARS 1000, vise à garantir une production de cacao durable et traçable. Elle est portée par la Côte d’Ivoire et le Ghana, deux pays dont la production de cacao représente plus de 60% de l’offre mondiale qui ont élaboré et publié le 15 juin 2021, sous les auspices de l’ARSO/THC, les normes africaines de la série ARS 1000 pour le cacao durable. Cette norme vise à garantir une production de cacao durable et traçable. Cette norme porte entre autres sur l’agroforesterie. Le Cnra qui a sa petite idée de la chose et de la bataille à mener par les pays producteurs de cacao, a mis en place le programme pro-environnement. Ce dernier vise à améliorer la production des ressources forestières et agro-forestières, valoriser les ressources forestières et agroforestières
Se prononçant sur le report par les pays producteurs de cacao, de la Directive de l’Union européenne qui lutte contre la déforestation, la chercheure du Cnra affirme : « Les pays producteurs demandent un report de la Directive de l’Ue pour certainement permettre à tous les pays, d’être prêts. Un report les aiderait de répondre aux exigences de la Directive européenne. »
Les pays producteurs de cacao demandent à l'Union européenne un délai d’au moins deux ans supplémentaires pour se mettre en conformité avec le règlement européen sur la déforestation. Censé garantir que les fèves importées en Europe ne viendraient pas de parcelles déforestées après janvier 2021, il doit entrer en vigueur dans trois mois.
B. M
Café-cacao//Echos des Jncc2024//COOP-CA CAYAT s’ouvre au grand public et se projette dans l’avenir
jeudi, 03 octobre 2024 17:58 Written by AdminLa 9e édition des Jncc qui a pris fin à Abidjan, le lundi 30 Septembre 2024, a enregistré la participation de plusieurs acteurs et des sociétés coopératives dont La Société coopérative avec conseil d'administration de Yakasse-Attobrou (COOP-CA CAYAT).
Dans son stand qui n’a pas désempli durant trois jours, Traoré Awa, la Directrice générale cette société Coopérative basée à Adzopé, a échangé avec de simples visiteurs et des officiels à qui elle a présenté les performances et les projets de la structure qu’elle dirige.
« La COOP-CA CAYAT, c’est plus 14 ans d’existence avec 3318 producteurs. Certifiée Fairtrade depuis 2012. Rain Forest alliances depuis 2013. Et certifiée Bio en 2023. C’est en 2017 qu’elle a obtenu son agrément à l’exportation. En 2024, nous avons été sélectionnées pour faire partie des sociétés coopératives dans le cadre de la phase pilote de la Norme ARS1000 sur le cacao durable initiée par le Conseil café-cacao. », dit-elle.
Non sans ajouter le prix national d’excellence remporté en 2024 à l’occasion de la Journée nationale d’Excellence présidée par le Président de la République Alassane Ouattara.
« Si nous avons obtenu ce prix, c’est grâce à la fidélité et le travail acharné des sociétaires d’une part et d’autre part, le sérieux qu’ils mettent dans la qualité du produit », ajoute Traoré Awa.
COOP-CA CAYAT dans dix ans
« Dans dix notre objectif c’est d’avoir une usine de transformation du cacao pour mieux valoriser le travail de nos producteurs. Pour créer de la valeur ajoutée et leur permettre de mieux vivre de l’économie cacaoyère. Nous avons besoin d’accompagnements. Avoir des partenaires et du soutien du Conseil café-cacao pour pouvoir améliorer ce que nous faisons déjà pour consolider nos acquis au niveau des normes nationales et internationales. », dit-elle avec assurance.
Se prononçant sur l’entrée très prochaine de la Directive de l’Ue sur la lutte contre la déforestation, COOP- CA CAYAT qui a à son actif plusieurs certificats, a anticipé ces nouvelles Directives et elle affirme : « Nous pouvons dire qu’avec l’anticipation opérée par les dirigeants de la filière par l’entrée en vigueur de la Norme ARS1000 sur le cacao durable, la Côte d’Ivoire sera prête à faire face aux exigences européennes en matière d’exportation de son cacao. Donc nous n’avons vraiment pas attendu l’annonce ou l’entrée en vigueur par pour nous mettre au travail. Surtout avec une forte implication des femmes »
Aussi, en ce qui concerne la durabilité, ce sont les jeunes. De l’avis de Traoré, Il faut transformer sur place, non seulement pour plus de valeur ajoutée, mais aussi créer des emplois pour les jeunes qui sortent des écoles et centres de formation.
« On ne peut parler du cacao sans parler de rémunération. La rémunération et un meilleur prix aux producteurs est un facteur très déterminant dans la chaine de production cacaoyère. Nous avons de nouvelles règlementations qui vont entrer en vigueur d’ici le mois prochain. Cela nécessite des financements conséquents. Si le prix est bon, cela va encourager les cacaoculteurs à produire du bon cacao et faire la qualité. », a-elle conclu.
Bamba Mafoumgbé
Jnnc2024//Projet’Jeunes cacaoculteurs et caféiculteurs modernes’ //Des jeunes cacaoculteurs partagent leurs expériences lors d’un panel
mercredi, 02 octobre 2024 14:34 Written by AdminLa 9ème Journée nationale du cacao et du chocolat (Jncc) a été le cadre d’un panel de clôture dédié aux jeunes cacaoculteurs. À cette occasion, le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, Koffi Georges Bolamo, a félicité ces jeunes pour leur engagement et leur passion, les qualifiant d’ambassadeurs d’un avenir prometteur pour le cacao, et les a encouragés à poursuivre leurs efforts pour assurer la prospérité de ce secteur vital.
Le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre en charge du développement du secteur privé et président du comité technique de coordination du comité national pour la mise en œuvre de la stratégie nationale du cacao durable (Sndc) a souligné l'importance de cet événement pour le secteur agricole, affirmant l'engagement du Président Alassane Ouattara en faveur des producteurs.
Il a également présenté les initiatives du gouvernement, telles que la Politique nationale pour le cacao durable et le Programme économique pour l’innovation et la transformation des entreprises (PEPITE), visant à renforcer le secteur privé et à promouvoir des pratiques responsables dans la chaîne de valeur du cacao.
Trois jeunes champions, bénéficiaires du projet « Jeunes cacaoculteurs et caféiculteurs modernes », initié par le Conseil du Café-Cacao pour 1 000 jeunes entre 2014 et 2020, ont partagé leurs parcours inspirants.
Valentin Kimi Koffi a encouragé la jeunesse à se tourner vers l'agriculture, affirmant que « la terre ne trahit pas ». Lacina Touré a décrit le projet comme un miracle après avoir perdu son emploi, soulignant que ses récoltes lui permettent désormais de subvenir aux besoins de sa famille et d’investir dans un élevage. Salifou Yéo, a quitté Abidjan pour retrouver la terre, soulignant l'impact positif du projet sur sa vie et celle de sa famille.
Par ailleurs, d’ autres intervenants dont Maurice Sawadogo, Agri-preneur à Abengourou et Madame Traoré Awa, Dg de la Cayat , une société coopérative basée à Adzopé, ont respectivement fait des plaidoyers pour la sécurisation du foncier pour les jeunes exploitants et d’une prise en compte plus accrue des jeunes filles dans ce projet porté par le Conseil café-cacao
Bamba M.
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Agriculture//Commercialisation et ramassage des fèves de cacao// Le différentiel ramassage passe à 100Fcfa/Kg
mercredi, 02 octobre 2024 14:21 Written by AdminLors d’une rencontre avec les acteurs de commercialisation intérieure du cacao qui a eu lieu le jeudi 23 mai 2024, avec des acheteurs, des responsables de coopératives, des exportateurs et des industriels de la filière, au 23e étage de l’immeuble de la Caisstab, à Abidjan Plateau, le Dg du Conseil du café-cacao, Koné Yves Brahima, les avait invités au respect des règles établies par l’Etat.
A l’occasion, une des doléances fortes qui avait été formulée au régulateur de la filière café -cacao : la révision à la hausse de certaines marges dont le différentiel de ramassage. Dans l’ensemble, les acteurs présents ont, face aux renchérissements du coût d’exploitation des sociétés coopératives, avaient émis des doléances notamment la révision à la hause du différentiel bloqué à 80Fcfa par Kg depuis 2013.
Ce qui pourrait les aider à supporter leurs charges d’exploitations et partant rendre plus viables les sociétés coopératives. Le patron du régulateur ivoirien de la filière café-cacao, c’est-à-dire Yves Koné Brahima avait pris bonne note.
Des bons points pour les acteurs de la filière café-cacao.
Heureusement ! Le barème 2024/2025 relatif à la campagne de commercialisation qui a ouvert depuis le 1er Octobre 2024, l’appel a été entendu au sommet de l’Etat ivoirien. Ainsi, selon cette note, le différentiel ramassage qui était donc à 80Fcfa par Kg passe 100Fcfa, soit une hausse de 20Fcfa/Kg. (Voir fac-scimilé)
Par ailleurs, il est bon de préciser que l’entrée en vigueur du Différentiel de revenu décent (Drd), représentant une prime complémentaire de 400 dollars Us soit 200 000 Fcfa au prix bord-champ sur la tonne de cacao vendue, a permis de verser aux producteurs plus de 2400 millions de dollars soit 1600 milliards de Fcfa sur les trois campagnes de mise en œuvre. Selon M. Alex Assanvo, Secrétaire exécutif de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire- Ghana, approché lors des Jncc2024, nous appris que ce montant indiqué concerne seulement les producteurs ivoiriens.

La campagne principale de commercialisation du cacao est ouverte en Côte d’Ivoire depuis le mardi 1er Octobre 2024. Ainsi, le prix d’achat bord champ du cacao est fixé à 1 800 Fcfa/kg et à 1 500 Fcfa/kg pour le café.
Le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani a également annoncé la prise en charge des primes de couverture maladie universelle (Cmu) pour tous les producteurs de café et de cacao détenteurs d’une carte de producteur. Le programme est financé à hauteur d’un milliard de Fcfa par mois, pour 1 million de producteurs recensés et supporté par le Conseil du Café-Cacao. Ce qui va coûter donc 12 milliards de Fcfa par an au régulateur ivoirien
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Jncc 2024//Transformation locale du cacao en Côte d’Ivoire// Transcao va accroitre sa capacité de broyage à 100 mille tonnes par an
mercredi, 02 octobre 2024 12:39 Written by AdminParmi les entreprises qui ont exposé à la 9e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat, (Jncc) qui a pris fin le lundi 30 Septembre 2024 à sur le site du Parc des expositions d’Abidjan – Port Bouet, nous avons visité le stand de la Société de transformation de cacao- Côte d’Ivoire, (Transcao- Ci). Avec M. Cissé Abdoulaye, directeur du site de San pedro de cette filiale du Conseil café cacao, nous avons échangé.
Selon notre interlocuteur, « Cette entreprise réceptionne les fèves et les transforme en poudre et de dérivés de cacao. Bientôt Transcao va produire du beurre et poudre de cacao qui sont exportés vers les Usa, l’Europe voire même en Asie »
Durant une pause visite durant l’exposition, M. Cissé nous a indiqué que la capacité de transformation de l’usine de Transcao de San pedro est de 25 mille tonnes de cacao par an. « Nous avons des projets d’extension en cours et d’ici la fin de l’année 2024, nous allons passer à 56 mille tonnes de fèves broyées par an »
L’avenir de la cacao culture ivoirienne passe - t-il par la transformation locale ou réside dans l’exportation sur le marché international des fèves de cacao ?
A cette préoccupation, il a expliqué qu’à travers des projets d’envergure, le gouvernement ivoirien est en train d’encourager la transformation locale du cacao sur place. « Aussi, toutes les usines de la place sont en train de procéder à des travaux d’extension de leurs capacités et il y a de nouvelles usines qui se créent. L’objectif final étant de dépasser plus de 50% de la production ivoirienne. Pour à termes atteindre pourquoi pas les 100%.
C’est pourquoi le Conseil café-cacao est en train de construire une usine de transformation à Yopougon d’une capacité de 50 mille tonnes extensible à 100 mille tonnes par an quand celle de San Pedro qui a une capacité de 25 mille tonnes pourrait atteindre après les travaux en cours atteindre le 50 mille à 56 mille tonnes. », a précisé M. Cissé.
Dans plus de deux mois va entrer en vigueur d’une directive de l’Ue interdisant l’entrée sur son marché de cacao issue de la déforestation. Transcao- Ci est- elle prête ?
« Au niveau de Transcao et le Conseil du café et cacao, nous avons anticipé à travers notre direction de la durabilité. Dans les prochains jours, notre responsable en charge de la durabilité a une série de réunions avec l’Union européenne et certains partenaires pour s’assurer que nous sommes effectivement prêts à répondre aux exigences de l’Ue. Nous sommes prêts mais ce n’est pas seulement du côté de Transcao, il y a les autres acteurs. Aussi, personne ne peut parler de durabilités sans parler de l’amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs d’une part, et sans parler de l’éradication des pires formes du travail des enfants dans la cacaoculture et sans oublier la scolarisation des enfants des producteurs d’autre part », a -t-il conclu.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo: Le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani, le Pca Coulibaly Minaya Siaka , le Dg du Conseil café-cacao, M. Koné Yves Brahima et M. Coulibaly konan Théodore Dg de Transcao- Ci au stand de Transcao-Ci
Agro-industrie//Avenir de la filière cotonnière mondiale// La Côte d’Ivoire préside la 82ème session plénière du comité consultatif international
mardi, 01 octobre 2024 17:09 Written by AdminDans le cadre de ses réunions statutaires, le Comité Consultatif International du Coton (Icac) tient en hybride la 82ème session de son conseil et de ses Organes subsidiaires du 29 Septembre au 03 Octobre 2024 à Tachkent- Ouzbékistan sous la présidence de SEM Aly Touré, Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Organisations Internationales des Produits de Base.
Cette plénière dont le thème est "Des partenariats mondiaux pour promouvoir l’innovation dans les chaines de valeur du coton et du textile" sera une occasion pour les participants de la chaine de valeur du Coton d’aborder les sujets tels :la performance sociale, environnementale et économique de la production de coton, la normalisation commerciale des essais aux instruments du coton, traçabilité et transparence : l’instauration de la confiance grâce à la numérisation, l’autonomisation des femmes et comment combler l’écart entre les genres dans l’industrie du coton, l’impact des évènements mondiaux sur les prix des matières premières, et enfin l’évaluation du potentiel de la culture régénératrice du coton pour capturer et stocker le carbone et atténuer le changement climatique. Enfin, il y aura la réunion du Comité consultatif du secteur privé.
B. Mafoumgbé
Agriculture//Campagne principale de commercialisation du cacao// Le prix du Kg de cacao fixé à 1 800 Fcfa et à 1 500 Fcfa pour Kg de café
mardi, 01 octobre 2024 06:03 Written by AdminLa campagne principale de commercialisation du cacao est ouverte en Côte d’Ivoire depuis ce mardi 1er Octobre 2024. Ainsi, le prix d’achat bord champ du cacao est fixé à 1 800 Fcfa/kg et à 1 500 Fcfa/kg pour le café. L’annonce a été faite par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani.
C’était à l’occasion de la cérémonie des journées nationales du cacao et du chocolat(jncc24), le lundi 30 Septembre 2024. Lesdites journées ont ouvert leurs portes le samedi 28 Octobre 2024 au Parc des expositions d’Abidjan- Port- Bouet.
Le ministre d’Etat a fait savoir que le prix d’achat du cacao connaît une hausse de 20 % par rapport à la campagne précédente qui était de 1500 Fcfa/kg.
Ce prix reflète l’engagement des autorités ivoiriennes à soutenir les producteurs dans un contexte marqué par une baisse de plus de 25 % de la production en Afrique de l’Ouest, en raison des conditions climatiques défavorables liées au phénomène El Niño.
Par ailleurs, le prix du café a été fixé à 1500 Fcfa/kg pour la même campagne, enregistrant une augmentation notable de 55 % par rapport à la campagne précédente. Ce prix vient en réponse à la hausse des cours internationaux du café, qui ont atteint leur niveau le plus élevé en 46 ans, avec un pic à 5 580 dollars/Tm soit 3 313 Fcfa/kg le 30 août 2024.
Le ministre Adjoumani a également annoncé la prise en charge des primes de couverture maladie universelle (Cmu) pour tous les producteurs de café et de cacao détenteurs d’une carte de producteur. Le programme est financé à hauteur d’un milliard de Fcfa par mois, pour 1 million de producteurs recensés et supporté par le Conseil du Café-Cacao. Ce qui va coûter donc 12 milliards de Fcfa par an au régulateur ivoirien.
Ces mesures visent à renforcer la résilience des producteurs tout en améliorant leurs conditions de vie et de travail. La neuvième édition de la Jncc, qui a rassemblé des acteurs de toute la chaîne de valeur, a ainsi réaffirmé l’importance du cacao et du café comme sources de richesse partagée en Côte d’Ivoire.
Selon Koné Yves Brahima, Dg du Conseil café-cacao et président du Comité d’organisation a indiqué que les Jncc2024 ont duré trois jours et enregistré en moyenne plus 13 mille visiteurs par jour.
Bamba M.
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