Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

vendredi 6 mars 2026
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Agriculture

Agriculture (396)

Ghana// Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana// Ivoiriens et ghanéens en conclave à Accra

mercredi, 17 avril 2024 13:27 Written by

En marge de l’inauguration du siège de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, Iccig, Accra abrite ce mercredi 17 Avril, une réunion du Comité de pilotage de ladite structure. A l’ouverture de cette importante rencontre, M. Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des productions vivrières, a situé les enjeux de ce conclave auquel prennent part, le ministre ghanéen de l’Agriculture et de l’alimentation, les responsables des deux instances de régulation du Cacao du Ghana et la Cote d’Ivoire : Le Conseil café-cacao et le Ghana Cocobaord d’une part, et  le secrétaire exécutif de l’Iccig, l’ivoirien Assanvo Alex d'autre part.  Rapportent des sources officielles proches de la délégation ivoirienne.
« C’est pour moi, un plaisir renouvelé de prendre la parole à cette réunion ordinaire du Comité de Pilotage de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana (Iccig). Comme vous le savez, les gouvernements de Côte d'Ivoire et du Ghana ont pris une décision historique, celle de réunir les principaux acteurs de la filière cacao, à l’effet de mettre en place un mécanisme commun de protection des revenus des agriculteurs contre la volatilité des cours mondiaux. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des producteurs pour une économie cacaoyère durable et prospère. Au demeurant, l’actualité du moment sur la question d’un prix rémunérateur aux producteurs face à la flambé des prix à l’international exprime, une fois encore, toute la pertinence de cette initiative entre nos deux pays », a dit le Ministre d’Etat Adjoumani.
Avant de reconnaitre : « Cependant, l’initiative Cacao Côte d’Ivoire Ghana est un exemple parmi tant d’autres, qui illustre bien que nos deux pays, à travers leurs Chefs d’Etat respectifs, peuvent surmonter de nombreux défis pour le bonheur de leurs peuples et de leurs nations. »
Aussi, M. Adjoumani n’a pas manqué d’adresser ses encouragements au secrétaire exécutif pour les efforts. Surtout qu’il « s’évertue au mieux et avec brio, à atteindre les objectifs assignés à cette noble organisation, malgré les défis auxquels nous faisons face au quotidien. »
A noter qu’il s’agira de le point des décisions et recommandations des dernières réunions du Comité de pilotage et examiner les propositions du Comité Spécial. Mais aussi, procéder à l’inauguration du siège  qui matérialise davantage le partenariat entre les deux pays.
Il ressort de l’agenda de cette rencontre, que le secrétaire exécutif fera une revue du secteur, assorti des défis du moment. Ce sera aussi l’occasion de donner des orientations fortes pour la préservation des intérêts de nos braves producteurs.
 Ayoho Mensah
Légende photo : Les ministres ivoirien et ghanéen, le secrétaire exécutif de l’Iccig et les responsables des instances de régulation des deux pays à l’ouverture des travaux

Bafing // Fuite des produits agricoles// Deux camions de 40 tonnes de cacao interceptés par gendarmerie

mercredi, 17 avril 2024 11:11 Written by

Le Groupement spécial de lutte contre l’exportation illicite des produits agricoles dans le département de Touba a intercepté dans la matinée du 15 avril 2024, deux camions de 40 tonnes de fèves de cacao séchées. L’information est rapportée par le correspondant local de Fraternité matin. Selon le lieutenant-colonel Olivier Brou N’Guessan, commandant de cette unité de la gendarmerie nationale, ses hommes étaient postés entre les villages de Massabouédougou et Barazan (région du Bafing). De source anonyme, il a été révélé que ces chargements étaient en partance pour la Guinée. Surpris par les forces de l’ordre, les conducteurs ont pris la fuite. Mais que dit la loi en cas de saisie d’une cargaison en fuite d’un produit agricole notamment le cacao. ? Selo une source, « conformément à une procédure judiciaire en vigueur , le cacao en question est vendu, une partie du produit de la vente est reversée aux agents qui fait la saisie et le reste revient à l’Etat, donc le Conseil café-cacao »
Bamba M. (Source : fratmat.info)

Agro-industrie //Pour booster la production de riz blanchi // Le gouvernement lance 10 partenariats public-privé

mardi, 16 avril 2024 14:33 Written by

Ce mardi 16 avril 2024 a eu lieu la cérémonie officielle de remise des contrats de mise en exploitation de dix unités de transformation de riz paddy en riz blanchi. Sous la présidence du ministre d'État, ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, cet événement marque une étape décisive dans le développement de la filière rizicole du pays.
Depuis 2012, la Côte d'Ivoire s'est engagée dans une démarche stratégique pour accroître la production nationale de riz blanchi de qualité. La première phase de ce plan, qui a pris fin en 2020, a été couronnée de succès, encourageant ainsi le gouvernement à lancer une seconde phase encore plus ambitieuse.
Grâce à un financement de la EXIM BANK Inde, le gouvernement ivoirien a entrepris la mise en place d'un réseau industriel dédié à la transformation du riz. Trente unités complètes de transformation de 5 tonnes/heure ont été planifiées dans le cadre de ce programme, avec pour objectif principal d'assurer l'autosuffisance en riz blanchi et de garantir des stocks de sécurité adéquats.
Dans le cadre de cette initiative, dix contrats de partenariats public-privé ont été élaborés, négociés et signés entre l'État de Côte d'Ivoire et des opérateurs économiques locaux. Ces contrats prévoient l'exploitation et l'entretien des unités de transformation de riz situées dans différentes régions du pays, telles que San-Pedro, Daloa, Touba, et bien d'autres.
« Le processus a été long, fastidieux et a sollicité l’implication de tous, pour aboutir à la signature de dix contrats entre l’État de Côte d’Ivoire et ces opérateurs économiques à travers leurs sociétés que sont : GANLOGIS de San Pedro, AMC FC de Dimbokro ; SIPRIZ de Boundiali ; GLOBAL RURAL SOLUTIONS d’Adzopé ; CAP SIKAN de Ferkessédougou ; PETERS GROUP de Daloa ; SICORIZ de Saioua ; CIDT de Séguéla ; RICELAND S.A de Touba et JMCA AGRO-INDUSTRIE de Vavoua », a déclaré le ministre d’Etat.
La cérémonie de remise des contrats, qui s'est tenue au 23ème étage de l'immeuble Caistab au Plateau, a été l'occasion pour le ministre d'État de saluer l'engagement et le dévouement de toutes les parties prenantes ayant contribué à la réalisation de ce projet ambitieux.
« Le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, attache du prix au suivi de la politique gouvernementale en matière d’agriculture et de souveraineté alimentaire. C’est pourquoi, je porte un grand intérêt à la mise en exploitation de ces unités. Je tiens aussi à vous encourager dans l’exercice de vos activités tout en vous rassurant du soutien du Gouvernement. Je veillerai personnellement à ce que ces unités soient exploitées conformément au contrat qui vous lie à l’Etat », a fait savoir Adjoumani.
Mory Diabaté, le représentant des opérateurs a remercié le Président de la République et le ministre d’Etat Adjoumani. « Nous sommes vos soldats. Nous sommes ceux-là mêmes qui devons accompagner vous-même et le président de la République et la nation ivoirienne vers ce chemin de la souveraineté alimentaire », a-t-il relevé.
En permettant la mise en place de ces nouvelles unités de transformation de riz, la Côte d'Ivoire ouvre la voie à une augmentation significative de sa capacité de production de riz blanchi, renforçant ainsi sa position en tant que leader régional dans le domaine de l'agriculture. Cette initiative témoigne de la détermination du gouvernement ivoirien à promouvoir le développement durable et la prospérité économique à travers le secteur agricole.
B. M avec sercom

SécuritéAlimentaire//Programme de Production Alimentaire d'Urgence de Côte d'Ivoire (2PAU-CI)// La région du Cavally reçoit officiellement sa dotation

samedi, 13 avril 2024 15:18 Written by

Ce samedi 13 avril 2024, la place Félix Houphouët-Boigny de Guiglo, la région du Cavally a été le théâtre du lancement officiel du Programme de Production Alimentaire d'Urgence de Côte d'Ivoire (2PAU-CI). Sous la houlette du ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, cet événement a réuni une constellation d'autorités de divers horizons, tous unis dans un seul but : renforcer la sécurité alimentaire dans la région.
Le 2PAU-CI, un projet ambitieux doté d'un budget total de 170 milliards Fcfa, s'inscrit dans la vision présidentielle de promouvoir une agriculture résiliente et durable. Contrairement aux approches temporaires, ce programme vise à autonomiser les agriculteurs en leur fournissant des outils essentiels tels que des kits agricoles contenant des semences de qualité et des intrants indispensables tels que les engrais.
L'allocution du ministre Kobenan Kouassi Adjoumani a souligné l'importance stratégique de ce programme dans la lutte contre les défis alimentaires du pays. "Plutôt que de vous distribuer du riz blanchi", a-t-il déclaré, "nous vous mettons à disposition les moyens de produire pour vous-même, afin d'assurer notre souveraineté alimentaire". Ces mots résonnent comme un engagement fort en faveur de l'autonomisation des communautés agricoles, en les dotant des ressources nécessaires pour devenir des acteurs majeurs de la sécurité alimentaire nationale.
Le nombre impressionnant de 5 564 producteurs inscrits dans la région du Cavally démontre l'adhésion enthousiaste des agriculteurs à cette initiative. Ces hommes et femmes, véritables piliers de l'économie rurale, sont désormais équipés pour maximiser leur rendement et contribuer à la prospérité de leurs communautés.
La présence notable d'autorités locales telles que la ministre d’État Anne Désirée Ouloto, présidente du conseil régional du Cavally, témoigne de l'engagement collectif envers la réussite de ce programme. Son appel à faire de la région du Cavally un bastion de travail et de prospérité agricole résonne comme une promesse de développement durable et inclusif pour tous.
Le 2PAU-CI, déjà lancé dans plusieurs régions de la Côte d'Ivoire, s'inscrit dans une stratégie globale visant à stimuler la production agricole et à garantir l'autosuffisance alimentaire. En renforçant les capacités des agriculteurs locaux dans la culture de denrées telles que le riz, le maïs et le manioc, ce programme contribuera à la prospérité économique et à la stabilité alimentaire du pays.
Le lancement du 2PAU-CI dans la région du Cavally marque un nouveau chapitre dans la quête de la Côte d'Ivoire pour une sécurité alimentaire durable. Cela démontre également l'engagement résolu du gouvernement à répondre aux besoins fondamentaux de sa population, en particulier dans les zones rurales où l'agriculture revêt une importance primordiale. En définitive, le 2PAU-CI incarne un espoir tangible pour l'avenir de l'agriculture ivoirienne, symbolisant un pas décisif vers une nation plus forte, plus résiliente et plus prospère.
B. M ( Sercom)

Sécurité alimentaire // Riziculture intensive en Côte d’Ivoire // Adjoumani signe une convention de 100 milliards FCfa avec un groupe israélien

vendredi, 12 avril 2024 18:57 Written by

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a signé jeudi 11 avril 2024 à Abidjan, avec le groupe israélien Ekobell une convention portant sur 6.000 hectares dans le Haut Sassandra , d’un coût de 100 milliards Fcfa, pour la production intensive du riz.
Le ministre d’État a précisé que ce programme du gouvernement s’inscrit dans sa vision de réaliser avant fin 2025, un projet rizicole intégré dans la région du Haut Sassandra sur une superficie de 6000 ha sous barrages et/ou sous prise au fil de l’eau, allant de la sous-préfecture de Gonaté (département de Daloa) à Boguédia (département d’Issia). Le coût du projet s’élève à 152 millions d’euros (environ 100 milliards Fcfa), sur une période de 12 ans.
Un autre projet rizicole de même type sera réalisé sur une superficie de 200 ha sous pompage à Sikaboutou.
Pour le ministre d’État, ce financement intervient à point nommé au moment où l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers des partenariats publics-privés, ambitionne d’atteindre l’autosuffisance en riz et plus généralement, la souveraineté alimentaire.
Il a assuré de l’utilisation efficiente des ressources pour accroître la production de riz en Côte d’Ivoire, promettant que son département ministériel jouera pleinement sa partition pour l’atteinte des objectifs fixés.
Aussi, a-t-il rassuré que la société va réaliser le projet en utilisant des méthodes d’exécution des contrats clés en main ou par tout autre moyen acceptable par les parties, selon les pratiques internationales.
«Ekobell qui est une société spécialisée notamment dans le domaine de la conception, l’exécution et l’exploitation des projets d’infrastructures hydroagricoles et de la transformation, a démontré qu’elle a les qualifications techniques requises et le matériel nécessaire pour réaliser ce type de grands travaux d’infrastructures », a relevé M. Adjoumani.
Le directeur régional d’Ekobell, Raury Pirani a rappelé avoir travaillé depuis un an et demi sur ce projet avec l’Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ). Il a réitéré la disposition du groupe à maintenir une coopération étroite avec la Côte d’Ivoire, promettant que les conditions du cahier de charge seront respectées à la lettre.
Le riz est un élément vital pour la Côte d’Ivoire et pour de nombreuses familles qui en dépendent pour leur subsistance.
A noter que la Côte d’Ivoire qui a réalisé en 2022 une production de 1, 703 millions de tonnes de riz paddy et 1, 107 millions de tonnes de riz blanchi continue d’importer entre un million et 1,5 million de tonnes par an pour couvrir les besoins des populations en riz. Ces importations occasionnent des sorties de devises de 300 à 350 milliards de Francs cfa, alors que le pays dispose de tous les atouts pour s’autosuffire.
Bamba M.

Agriculture// Affaire prix du Kg de cacao aux producteurs du Ghana et du Cameroun// « Ils ne perçoivent pas plus de revenus que leurs homologues ivoiriens », Selon le ministre d’Etat Adjoumani

mercredi, 10 avril 2024 11:30 Written by

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a indiqué le 9 avril 2024, qu'actuellement, les producteurs camerounais et ghanéens de cacao ne perçoivent pas plus de revenus que leurs homologues ivoiriens. Il s’exprimait dans le cadre de l’émission « RTI 1 reçoit ».

Commentant l’actualité florissante autour de la hausse du prix de cette spéculation qui est passée à 1500 FCfa, Kobenan Kouassi Adjoumani a profité de l’occasion pour révéler que les prix affichés du cacao au Ghana et au Cameroun ne garantissent pas forcément au moins 60 % du prix Caf aux producteurs. Il a donc fait savoir que le produit est acheté à 1500 FCfa au producteur ghanéen et que son homologue camerounais perçoit encore moins.
Le ministre d’État a expliqué que cela est dû à la vente aux enchères ou la vente en spot contrairement à la vente par anticipation et la stabilisation choisies par la Côte d’Ivoire.

L’intérêt de plus en plus croissant du géant chinois pour le cacao ivoirien et la sollicitation du Centre national de recherche agronomique (Cnra) pour la mise à disposition de plants résidents devraient améliorer davantage le revenu du produit, a-t-il souligné.
De plus en plus d’argent pour le producteur
À côté de cette spéculation, Kobenan Kouassi Adjoumani a indiqué que le secteur de l’anacarde à de beaux jours devant lui, notamment du fait de la transformation en forte croissance, mais également de l’intérêt affiché des Américains. Par ailleurs, le ministre d’État a révélé qu’il est arrivé que plus de 92 % du prix Caf soit reversé au producteur de café pour encourager la relance de la filière.
Sécurité alimentaire en construction
Kobenan Kouassi Adjoumani a aussi déclaré que le processus de construction de la sécurité alimentaire se poursuit conformément à la vision du Président de la République, Alassane Ouattara. Ainsi, la production vivrière a globalement augmenté passant de plus de 18 millions de tonnes en 2017 à plus de 22 millions de tonnes en 2023. Au dire du ministre, c’est une hausse de l’ordre de 94 % par rapport à 2011. Particulièrement, la production de riz blanchi est passée d’environ 1,1 million de tonnes en 2022 à plus de 1,3 million de tonnes en 2023.Ce chiffre devrait rapidement grimper avec la réhabilitation de plusieurs espaces agricoles, l’installation de groupements de jeunes pour la production de diverses denrées de premier plan.
Bamba Mafoumgbé

Agro-industrie//Campagne de commercialisation intermédiaire du cacao //Le Ghana fixe le prix du Kg a moins de 1600Fcfa aux producteurs

dimanche, 07 avril 2024 12:22 Written by

La Côte d'Ivoire a augmenté mardi dernier son prix à la production à 1 500 francs Cfa (2,47 dollars, soit environ 33 cedi) le kg pour la récolte de mi-avril à septembre de la campagne 2023/24, contre 1 000 francs Cfa la saison dernière.
Depuis l’annonce de ce prix pour la campagne intermédiaire, le Ghana voisin avec qui la Côte d’Ivoire, met en œuvre l’Initiative pour le cacao durable Côte d’Ivoire- Ghana, annonce qu’il va « augmenter jusqu'à 50% le prix fixe payé à ses producteurs de cacao, qui est actuellement de 1.574,66 dollars la tonne, pour que les agriculteurs bénéficient des avantages de la hausse des prix mondiaux et contrer la contrebande de fèves. » Voa qui rapporte l’information, cite une déclaration émanant mercredi dernier le Cocobod, l'office national de commercialisation du cacao. Fiifi Boafo, responsable des affaires publiques chez Cocobod, a déclaré que le nouveau prix pourrait être annoncé dès cette semaine, mais a refusé de commenter davantage. Aussi, le confrère ajoute qu’un exportateur de cacao qui a demandé à rester anonyme a déclaré que le ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture rencontrerait les acteurs du secteur du cacao le mercredi dernier dans l’après -midi.
« Il s'agit d'un prix à moyen terme et cela n'a rien à voir avec le prix de l'année prochaine », a déclaré l'exportateur. Le Ghana emprunte 1,3 milliard de dollars soit plus de 780 milliards de Fcfa de prêts syndiqués pour booster les exportations de cacao.
Une source proche de la pensée du Cocobod a déclaré que le Ghana cherchait à « neutraliser » l'impact de la hausse des prix en Côte d'Ivoire, compte tenu de son impact potentiel sur la contrebande. Car, les 1000 Fcfa le Kg stabilisés et servis aux producteurs ivoiriens aiguisent les appétits de certains contrebandiers vers la Côte d’Ivoire. Avec un Ghana Cedi fluctuant,le Ghana risque de ne pas aller très au- delà des 1500fcfa fixés en Côte d’Ivoire.
Selon un expert M. S., face à la fuite de son Cacao, le Ghana qui fonctionne sur la base d’un seul prix fixé en ouverture de la campagne principale, pourrait procéder à une hausse d’environ 450 Fcf Kg. Ce qui reviendrait à environ 1600Fcfa le Kg aux producteurs, en tenant compte de la dépréciation du Cedi qui n’est pas au mieux de sa forme. Cette hausse est du reste confirmée par plusieurs sources. Toutefois,  aux  environs de 18heures 30mn ce Dimanche 07 Avril , une source officielle nous a  donné le chiffre  de  1501 Fcfa le Kg.
Cocobod a déclaré avoir perdu environ 150 000 tonnes de fèves de cacao à cause de la contrebande et de l'extraction illégale d'or connue localement sous le nom de galamsey au cours de la campagne de commercialisation 2022/23. Elle s'attend désormais à des pertes encore plus importantes cette saison, car la hausse des prix mondiaux du cacao crée une incitation plus grande. Le régulateur a déclaré que le virus des pousses gonflées du cacao, qui provoque une baisse des rendements et tue les cacaoyers, a détruit environ 590 000 hectares de terres agricoles entre 2018 et février 2024.
A noter que la production de cacao au Ghana, deuxième producteur mondial, a connu de nombreux défis au cours des quatre dernières années, la production attendue étant près de 40 % inférieure à l'objectif pour la saison 2023/24 en raison des vents violents, du manque de pluie, de la contrebande et des maladies.
Bamba Mafoumgbé

 

Cacao//Campagne intermédiaire de commercialisation en Cote d'Ivoire // Le prix du Kg de cacao fixé à 1500Fcfa aux producteurs

mardi, 02 avril 2024 15:22 Written by

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a annoncé ce mardi 02 Avril 2024, le prix du cacao bord champs et à procédé par la même occasion, à l’ouverture de la campagne intermédiaire de commercialisation du cacao. Ce prix est fixé à 1500Fcfa le Kg contre 1000 Fcfa la campagne principale.
« Pour la campagne intermédiaire, le résultat des ventes par anticipation de la récolte de la période d’avril à septembre 2024 a permis de réaliser un prix Caf moyen de 2 326 Fcfa le kilogramme. Sur cette base, l’État de Côte d’Ivoire a décidé de servir le prix au producteur à 1 500 Fcfa le kilogramme, soit 64% du prix Caf de réalisation. C’est un niveau de prix jamais réalisé dans l’histoire de la filière cacao en Côte d’Ivoire. C’est aussi la première fois que le prix de la campagne intermédiaire est supérieur à celui de la campagne principale. », a expliqué le ministre d’Etat, Kobénan Kouassi Adjoumani, qui avait à ses côtés, le Directeur général du Conseil Café-Cacao, Koné Yves Brahima.
Un prix en hausse certes, qui arrive dans un contexte rareté des fèves, en raison des mauvaises conditions climatiques et des maladies des vergers a notamment conduit à des ventes par anticipation de seulement 1,35 million de tonne pour la campagne principale 2023/2024 contre 1,8 million de tonnes habituellement.
En ce qui concerne la production ivoirienne, l’impact des effets du changement climatique a entrainé une baisse de l’ordre de 23 à 24%.
Aussi, M. Adjoumani n’a pas manqué d’ajouter que « les effets de l’envolée des cours mondiaux commencent à vous profiter. Et si la dynamique de la hausse des cours mondiaux se maintient ainsi, on aura encore de très bonnes nouvelles à vous annoncer la campagne prochaine. » A noter que le prix du cacao frôle les 10 mille dollars la tonne ce jour sur le marché international.
Bamba Mafoumgbé

Agro-industrie// Dispositions sur la sécurité des aliments aux Etats-Unis// Les acteurs de la filière anacarde s’imprègnent des normes en vigueur

jeudi, 28 mars 2024 16:54 Written by

Une forte délégation de l'industrie agro-alimentaire américaine séjourne en Côte d'Ivoire. Dans ce sens, une rencontre d'échanges entre les opérateurs de la filière anacarde et la délégation américaine a eu lieu, le mercredi 27 mars 2024 au Plateau.
Les entreprises américaines ont de nombreuses exigences en termes de qualité. Pour y accéder, il y a des normes à respecter.
La Côte d’Ivoire qui veut passer de puissance agricole à puissance agro-industrielle, convoite l’important marché des Etats-Unis, notamment dans le domaine de l’anacarde.
S’agissant cette visite de membres de haut niveau de l’industrie agro-alimentaire américaine en Côte d’Ivoire, il convient de retenir que plusieurs, chefs d’entreprises de la filière anacarde sont venus pour échanger avec la délégation américaine.
Celle-ci était composée entre autres de : Robert Paul Bauer, président de l'association of Food Industries des USA (AFI) ; James Libby, président de Finck-Jones-Libby, ex président de l’Afi ; Jean Marie Shaughnessy, PDG de PTNPA ; Michael Coughlun, PDG, directeur et propriétaire de Coughlin insurance services et Losseni Koné, président d’Ivory cashew, par ailleurs président de la section fournisseurs étrangers de l’AFI étaient présents

A l’ouverture des assises, le Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, le Docteur Adama Coulibaly, a souligné que la Côte d’Ivoire, pays à tradition agricole, s’évertue, depuis une décennie, à accroître les capacités de transformation locale de ses produits agricoles. Le Dg s’est félicité des résultats déjà enregistrés.
« En quelques années, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix brutes est le troisième transformateur mondial et le deuxième fournisseur mondial d’amandes de cajou. Cette évolution est illustrée par des chiffres qui donnent, en 2023, plus de 265 000 tonnes de noix brutes de cajou transformées localement et 50 200 tonnes d’amandes de cajou produites et exportées dans la même année », a-t-il révélé.

L’augmentation substantielle des volumes transformés localement de produits agricoles, a affirmé le Dg du Cca, est source de nouveaux challenges et défis notamment en ce qui concerne la recherche de débouchés. Sous ce rapport, la connaissance et l’adaptation aux conditions d’accès aux grands marchés consommateurs tel que celui des Etats-Unis devient une nécessité.

C’est conscient de cet enjeu, a déclaré M. Coulibaly que le Conseil du coton et de l’anacarde entretient un partenariat avec l’AFI et la PTNPA qui interviennent dans le segment du cajou et dans l’importation d’autres produits alimentaires aux Etats-Unis.
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Faman Touré, a rappelé que plusieurs missions de prospection d’entreprises agro-industrielles d’américaines en Côte d’Ivoire, ont eu lieu ces dernières années. Comme pour montrer les bonnes relations économiques entre les deux pays. Il a exhorté les opérateurs ivoiriens à maîtriser les règles du marché américain afin d’accroître leurs affaires en accédant à ce vaste marché.

Il importe de relever que les hommes d’affaires américains visiteront plusieurs usines de transformation de l’anacarde durant leur séjour.
Bamba M.

Agriculture//Grève annoncée dans la filière café-cacao// Adjoumani désamorce une autre bombe

jeudi, 28 mars 2024 07:57 Written by

Le mercredi 27 mars 2024, le Ministre d'Etat KOBENAN Kouassi Adjoumani, Ministre de l'agriculture du développement Rural, a reçu à son Cabinet sis au 25 ème étage, de l'immeuble Caistab au Plateau, les responsables du SYNAPCI et de l'ANAPROCI, organisations syndicales des producteurs Café-Cacao.
Ces organisations étaient conduites par Messieurs Kone Moussa Président Synap ci, Kanga Koffi Pca de l Anaproci et trois de leurs collaborateurs. Cette rencontre d’échanges fait suite au dépôt d'un préavis de grève lancé par lesdits syndicat le jeudi 28 mars 2024.

Le Ministre d'Etat KOBENAN Kouassi Adjoumani, qui avait à ses côtés, le Dg du Conseil Café-Cacao, KONE Brahima Yves, du Directeur des Ressources Humaines et de la Formation du MEMINADERPV, a salué la délégation des syndicalistes pour avoir accepté son invitation.
Au cours de cette rencontre, les préoccupations soulevées par Kone Moussa et ses camarades ont reçu une attention toute particulière du Ministre d'Etat, Ministre de l'agriculture, du développement Rural et des productions Vivrières. Il a rassuré la plateforme syndicale de l'examen de leurs revendications, à savoir, le prix bord champs et le système de commercialisation, objet de la grève annoncée.
Le ministre d’Etat a par la suite demandé aux producteurs de « continuer à faire confiance au Président de la République ALASSANE OUATTARA, défenseur des producteurs ivoiriens ». C’est pourquoi il leur a demandé de lever leur mot d’ordre de grève.
Les hôtes du Ministre d'Etat par la voix de Kone Moussa a remercié le Ministre d’État Adjoumani pour son implication pour la recherche de solution aux problèmes dans la filière café cacao chaque fois qu’une crise survient. C’est pourquoi a- t- il dit lui et ses camarades s’engagent « à suspendre leur mot de grève prévu pour le jeudi 28 mars »
B.M ( sercom)

 

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