Agriculture (418)
Abobo// Promotion de la chaîne de valeur de l’anacarde// Kandia Camara annonce la formation de 100 jeunes filles
jeudi, 06 juin 2024 15:49 Written by AdminDans le cadre du projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur de l’anacarde, le Conseil du coton et de l’anacarde, organise du 4 au 8 juin 2024, à l’espace Agora Abobo Akéikoi, une campagne de promotion de la consommation locale des produits dérivés de l’anacarde dénommée : « la fête des mères en cajou ». La cérémonie d’ouverture de cette campagne a eu lieu, le mercredi 5 juin 2024 en présence de la Présidente du Sénat, Kandia Camara, par ailleurs, maire de la commune d’Abobo.
A l’occasion, la maire de la commune d’Abobo a assuré le Conseil du Coton et de l’anacarde de son soutien pour cette initiative louable. Elle a saisi l’occasion pour encourager les populations de sa circonscription à consommer tous les produits dérivés du cajou. « Vous pouvez manger l’anacarde sous toutes ses formes. D’ailleurs je vais en offrir 100 pots de patte de cajou à 100 personnes », a-t-elle déclaré. Elle a annoncé la formation de 100 jeunes filles d’Abobo bientôt en formation au Centre d’innovations et de technologies de l’anacarde (Cita) de Yamoussoukro.
Ainsi que la mise en place prochaine d’un marché dédié aux dérivés du cajou à Abobo. Pour sa part, général du Conseil du Coton et de l’anacarde, Dr Adama Coulibaly s’est dit satisfait des performances de la filière anacarde, qui selon lui dénote de la clairvoyance du Président de la République, Alassane Ouattara, qui a vite faire de faire la transformation des matières premières agricoles son cheval de bataille.
Il a par ailleurs indiqué qu’après Cocody et Yopougon, qui ont accueilli la fête des mères en cajou, c’est au tour de la commune d’Abobo de combiner la Tabaski et la fête des mères en cajou, pour une campagne de promotion des produits dérivés du cajou. Il a annoncé que sur l’espace de l’Agora, il y aura des expositions, des cooking Show, des dégustations de mets à base de cajou. Ensuite, il y aura des campagnes de sensibilisation à travers un camion poduim dans les rues de la commune.
Bamba M.
Agro-industrie//Transformation locale de la noix de cajou// Dr Adama Coulibaly, Dg du Conseil du CCA : « Le taux est passé de 6,22% en 2016 à 21% en 2023 »
mercredi, 05 juin 2024 22:56 Written by AdminSelon le Docteur Adama Coulibaly, Dg du Conseil du coton et anacarde, le taux de transformation locale de la noix de cajou est passé de 6,22% en 2016 à 21% de la production nationale en 2023. Pour lui, la Côte d’Ivoire a transformé 265 863 tonnes de noix brutes en 2023 contre 40 383 tonnes en 2016. « Aujourd’hui, la quantité achetée par les transformateurs a déjà dépassé les 300 000 tonnes », a-t-il assuré. Ces résultats ont permis à la Côte d’Ivoire de se hisser au rang de deuxième exportateur d’amandes et troisième pays transformateur au monde. Les perspectives de la transformation sont bonnes et dégagent un dynamisme certain. « Notre ambition est de transformer 50% de la production en 2027 », a-t-il soutenu. Le Dg du Cca a donné ces chiffres le 04 Juin 2024, à « Tout savoir sur » ; une tribune du Centre d’informations et de communication gouvernementale,( Cicg).
Ce sont environ une trentaine d’unités industrielles, d’une capacité installée de 350 000 tonnes, qui animent ce segment d’activités avec un soutien résolu du gouvernement qui a mis en place une série de mesures incitatives. Ces usines ont généré plus de 15 000 emplois directs dont 70% de femmes.
Au niveau de la commercialisation pour cette année, ce sont 193 entreprises qui sont agréées pour l’export, dont 119 coopératives et 74 sociétés commerciales. Pour l’achat bord champ, ce sont 1570 acheteurs qui sont agréés dont 1288 coopératives.
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Agro-industrie// Filière cotonnière ivoirienne sur la campagne 2023-2024 // La Côte d’Ivoire enregistre une production de 347 922 tonnes de coton graine
mercredi, 05 juin 2024 16:30 Written by AdminFace à la presse le mardi 04 Juin 2024, Le Docteur Coulibaly Adama, Dg du Conseil du coton et de l’anacarde a dressé les performances de la filière coton et anacarde. La filière coton enregistre une production de 347 922 tonnes pour la campagne 2023-2024 contre 236 186 tonnes en 2022-2023. Dr Adama Coulibaly, s’exprimait dans le cadre de la tribune hebdomadaire du Centre d’information et de Communication gouvernementale (CICG) dénommé « Tout savoir sur » (TSS).
Selon Dr Adama Coulibaly, on assiste à une remontée de la production au cours de la saison 2023-2024, soit un gain de 111 736 par rapport à la précédente campagne. Et de noter que la production de la période 2022-2023 a été contrariée par les jassides, « ces insectes ravageurs qui ont fait chuter la production du coton graine à 236 186 tonnes ».
Il a cependant rappelé que la délimitation des zones de production et leur attribution aux sociétés cotonnières (le zonage) a permis de booster la production du coton graine qui, de 310 377 tonnes sur la période 2015-2016, a atteint un niveau record de 559 483 tonnes au cours de la campagne 2020-2021.
Cette performance a été rendue possible, à l’en croire, grâce au soutien du gouvernement et les actions menées par le Conseil du coton et de l’anacarde en lien avec les acteurs regroupés au sein de l’INTERCOTON.
B. M
Café-cacao//Activités du Porte-parole des pays producteurs de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO) // L’ambassadeur Aly Touré chez le ministre du Commerce du Cameroun
dimanche, 02 juin 2024 13:16 Written by AdminEn mission au Cameroun en vue participer à la 9ème Edition du festival Café Cacao 2024 dont le thème était :<< Valorisons le Cacao et le Café de nos terroirs>>, visant à promouvoir la consommation intérieure du Café et Cacao, SEM Aly TOURE, Porte-parole des Pays Producteurs de l’ICCO a été reçu en audience le Jeudi 30 Mai 2024 par Monsieur LUC MAGLOIRE MBARGA ATANGANA, Ministre du Commerce de la République du Cameroun à Yaoundé.
D’entrée de jeu, Sem Aly TOURE a remercié le Ministre ATANGANA pour l’audience accordée et indiqué être venu remercier les autorités camerounaises pour l’avoir invité au Festival du Café et du Cacao ainsi que pour leurs contributions à l’émergence d’une économie cacaoyère mondiale durable.
Il a par ailleurs demandé au Ministre de bien vouloir remercier le Conseil Interprofessionnel du Café et du Cacao (CICC) pour avoir permis aux torréfacteurs ivoiriens d ‘exposer le savoir-faire de leur pays.
Aussi, a-t-il demandé au Ministre de bien vouloir transmettre sa gratitude à SEM PAUL BIYA, Président de la République du Cameroun, pour le soutien constant que ce pays frère apporte à l’ICCO.
Ensuite, les deux personnalités ont échangé sur la déclaration qui a sanctionné les travaux de la cinquième conférence Mondiale sur le Cacao de l’ICCO qui s’est tenue du 21 au 27 Avril 2024 à Bruxelles (Belgique), et de la prochaine session du Conseil (Septembre 2024) qui devra être présidée par un pays producteur.
Le Ministre du Commerce du Cameroun a félicité le porte-parole pour le travail abattu en vue de concourir à une économie cacaoyère mondiale durable.
Aussi, le Ministre a réitéré la disponibilité du Cameroun à soutenir toutes les initiatives relatives à la durabilité du Cacao en vue d’une amélioration des revenus des producteurs.
Enfin, le Ministre ATABGANA a souhaité plus de transparence en vue d’une équité dans le commerce mondial du cacao et salué la mise sur pied du groupe de travail des pays producteurs relatif à la nouvelle réglementation de l’Union Européenne sur la déforestation.
Fait à Yaoundé, le Jeudi 31 Mai 2024
Service de Communication de la RPPB
Agriculture//9ème Edition du FESTICACO et de FESTICOFFEE 2024// Une participation remarquée de la Côte d’Ivoire à Yaoundé
vendredi, 31 mai 2024 15:31 Written by AdminSur invitation du ministre Luc Magloire M’Barga Atangana-Ministre du Commerce de la République du Cameroun, l'ambassadeur Aly Touré, Représentant Permanent de la Cote d’Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base et porte-parole des pays producteurs de l’Organisation Internationale de Cacao (ICCO) a pris part à la 9ème Edition du Festival café cacao 2024 qui s’est déroulée du 29 au 31 Mai 2024 à Yaoundé, au Cameroun. Selon une note à la presse, l'ambassadeur Aly Touré était accompagné pour la circonstance, de Monsieur Béma Coulibaly, Directeur Adjoint chargé des délégations régionales et de la Commercialisation Intérieure du Conseil du Café et Cacao, ainsi que des torréfacteurs Ivoiriens.
Cette 9ème édition placée sous le thème “Valorisons le cacao et le Café de nos terroirs”, selon un communiqué consulté par Abidjan.net, a constitué un cadre de rencontres et d’échanges pour les industriels, producteurs et négociants du café et du Cacao. Aussi, les organisateurs se sont-ils félicités de la participation de notre pays, en sa qualité de premier producteur mondial de cette matière première.
Cette manifestation fut également l’occasion pour M. Touré d’entretenir les participants sur les enjeux de la cacao culture en Côte d’Ivoire. Il a en outre réitéré la détermination de son pays à produire du cacao de qualité d’une part et à améliorer les revenus de nos braves paysans d’autre part, à travers le programme 2QC (Qualité, Quantité, Croissance).
Enfin, le Porte-parole des pays Producteurs de Cacao de l’Organisation Internationale de cacao (ICCO) a fait le point sur les dernières résolutions de la déclaration de Bruxelles (Cinquième Conférence mondiale sur le Cacao du 21 au 27 Avril 2024)
Bamba Mafoumgbé( Sercom)
Grande Bretagne // Organisation Internationale du Cacao// La Guinée félicite la Côte d ‘Ivoire pour son leadership
mardi, 28 mai 2024 18:13 Written by AdminL’ambassadeur Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations Internationales des Produits de Base et par ailleurs Porte-parole du Collège des Producteurs de ladite Organisation, a été reçu en audience le 23 mai 2024 par l’ambassadeur Aly Diallo de la République de Guinée au Royaume-Uni de Grande Bretagne et de l’Irlande du Nord.
D’après une note du Service de Communication de la Représentation Permanente de Londres, cette rencontre s’inscrit « dans le cadre de ses consultations relatives aux échanges avec les pays producteurs de Cacao de l’Organisation Internationale du Cacao(l’Icco)
D’entrée de jeu, l’ambassadeur Aly Touré a remercié le diplomate guinéen pour l’audience accordée et indiqué être venu échanger avec lui en sa qualité de porte-parole du Collège des Producteurs de l’Icco.
Ensuite, les deux personnalités ont échangé sur les travaux de l’ICCO en vue de recueillir les avis et préoccupations de cet important membre.
Aussi, le Porte-Parole des Pays producteurs de l’ICCO a souhaité que l’Ambassadeur de la Guinée facilite sa rencontre avec les producteurs de cacao et les autorités compétentes de son pays, la Guinée, qui est membre de la faitière mondiale du Cacao depuis les années 1980.
Enfin, l’Ambassadeur Aly Diallo a félicité la Côte d ‘Ivoire pour son leadership et indiqué le souhait de son pays de renforcer sa collaboration avec les autres pays membres de l’Organisation.
Bamba M.
Man //Commercialisation du cacao dans le Tonpki// Diarrassouba Fatoumata Doumbia, la Pca de la (COOP-CA GCT) expose les difficultés des acteurs
samedi, 25 mai 2024 18:41 Written by AdminLe 23 Mai 2024, M. Koné Yves Brahima, le Dg du Conseil café-cacao, a convié à Abidjan -Plateau, les acteurs du segment de la commercialisation et de l’exportation du cacao, a une rencontre de sensibilisation sur la fraude et le sur paiement des fèves de cacao qui prennent de l’ampleur dans les zones de production notamment dans la Région du Tompki, dans l’ouest montagneux ivoirien.
En marge de cette rencontre de vérité, Diarrassouba Fatoumata, épouse Doumbia,la Présidente du Conseil d’administration de la Société coopérative Global Croop du Tonkpi, (COOP-CA GCT), a évoqué les difficultés des acteurs du segment de la commercialisation du cacao sur le terrain.
Selon Madame Doumbia,«La commercialisation n’est pas facile. Surtout à Man où la fuite du cacao impacte négativement nos activités. On ne sait pas où ça va. Peut- être chez ceux qui surpayent(…) Quand on place de l’argent auprès de délégués, pour acheter du cacao en brousse, c’est souvent après deux mois qu’on reçoit le produit. Aussi, nous demandons au Conseil café-cacao, d’accélérer la production des cartes professionnels des producteurs de café-cacao. Pour notre part, nous allons continuer la sensibilisation des paysans afin qu’ils s’engagent véritablement dans le processus. Madame Doumbia qui n’a pas manqué de formuler une doléance forte au Directeur général du Conseil café-cacao, qui est de revoir à la hausse le différentiel, c’est-à-dire la marge des acteurs qui est bloquée depuis 2013 à 80Fcfa/Kg.
Compte tenu des nombreuses charges qui opèrent les charges des acteurs du segment de la commercialisation, il y a lieu de revoir ce différentiel à la hausse. « Ce n’est pas facile au niveau des sociétés coopératives comme la nôtre. Nous n’arrivons pas à payer facilement les salaires de nos travailleurs. Car dans les 80 Fcfa par Kg qui date de 2023, il faut supporter les frais de manutention, le ramassage et faire vivre entre autres la coopérative. C’est très peu. Surtout, face à l’inflation et la hausse des prix.», précis e-t-elle. M. Doumbia, par ailleurs manager de la COOP-CA GCT ne dit pas le contraire. Il félicite et encourage le Directeur général du Conseil café-cacao et son staff pour l’excellence travail accompli sur le terrain. « La tâche n’est pas facile mais nous lui demandons de poursuivre les actions engagées sur le terrain pour le bonheur du monde paysan. Nous nous engageons pour notre part, à porter le message de sensibilisation du Dg à notre pas base », a dit M. Doumbia
Fondée en 2015 avec une équipe pionnière de 165 membres, incluant 6 femmes, la Coopérative GCT Côte d’Ivoire a tracé son chemin vers une croissance remarquable.
De ses modestes débuts, elle est passée à une impressionnante équipe de 3180 membres, marquant une progression significative de 15% au fil des années. Elle met un accent particulier sur la qualité de son label de la zone de production au magasin, sur la lutte contre le travail des enfants et la déforestation.
A ce jour, cette dynamique société coopérative collecte en moyenne 7mille à 8mille tonnes de café et 8mille à 9 mille tonnes de cacao de très bonne qualité par an.
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Agro- industrie// Affaire surpaiement des fèves et fuite du cacao// Sawadogo Moussa, Pca de la Scinpa appelle les acteurs à la vigilance
vendredi, 24 mai 2024 19:25 Written by AdminA la faveur d’une rencontre initiée le 23 Mai 2024, par le Dg du Conseil café-cacao, Koné Yves Brahima, plusieurs acteurs du segment de la commercialisation et de l’exportation du cacao dont M. Sawadogo Moussa, le président du Conseil d’administration de la Société coopérative ivoirienne du négoce des produits agricoles(Scinpa) ont répondu à l’invitation du régulateur de la filière café-cacao.
Le Pca de la Scinpa dont le siège est à Agboville, s’est prononcer sur le phénomène du sur paiement des fèves et le différentiel. S’agissant de l’enjeu de cette rencontre initiée par le Directeur général du Conseil café -cacao pour sensibiliser les acteurs, sur le paiement des fèves de cacao, le président de Scinpa se félicite de cette initiative du Ccc. « Le Dg nous a dit de respecter les règles du pays. Un fois que les prix sont fixés, nous avons l’obligation de les respecter. Celui qui surpaye c’est qu’il a un meilleur prix ailleurs. Dans ce cas, celui qui le fait, devrait se rapprocher de la Direction générale du Conseil café-cacao pourque nous puissions tous en bénéficier. Le Dg a donc bien fait de sensibiliser les acteurs de la commercialisation aux bonnes pratiques. », a réagi le président Sawadogo Moussa.
Quid de la lancinante question du différentiel en vigueur depuis quelques années et qui ne permet plus s’assurer les charges d’exploitation qui ne font que s’alourdir ?
« Il faut revoir à la hausse du différentiel. Pour l’instant, nous ne pouvons donner un chiffre précis. Nous avons engagé à la base au niveau de notre association, la réflexion et le moment venu, nous allons faire des propositions concrètes. », précise-t-il
Quant à la certification du cacao produit en Côte et la disponibilité des cartes professionnelles des producteurs, le président Sawadogo a dit que les choses avancent bien quand il dit : « Au niveau de notre région, 98% des producteurs ont reçu leurs cartes. Parce que nous les avons sensibilisés à s’engager dans l’opération. Il faut continuer à sensibiliser les producteurs afin que tout le monde puisse obtenir le précieux sésame. S’agissant de la fuite du cacao, peut-être que c’est à cause de cela que certains surpayent pour aller vendre ailleurs nous pensons que nous producteurs devront être notre propre police pour lutter contre ces pratiques illégales »
Rappelons que c’est ainsi que le 15 mars 2003, cette idée a pris forme par l’élection de monsieur Sawadogo Moussa en tant que président de la jeune coopérative Cinpa (Coopérative ivoirienne de négoce des produits agricoles) avec 150 membres. Aujourd’hui elle couvre le département d’Agboville. En plus de cela, elle s’étend dans les départements de Tiassalé et Sikensi avec des établissements secondaires. Elle regroupe aujourd’hui 3115 membres.
La Scinpa est une coopérative entièrement engagée au service du bien-être de ses planteurs et de leurs communautés.
La Scinpa en tant que coopérative innovante ambitionne de faire la transformation de ses produits café et cacao. Par ailleurs, elle entend perpétuer sa longue tradition d’actions aux bénéfices des communautés.
Pour mener à bien ses activités de manière responsable et durable, la Scinpa s’engage au respect des droits de l’enfant, à la promotion du genre, au respect des droits du manœuvre et à la protection de l’environnement.
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Agro-industrie//Affaire surpaiement des fèves de cacao// Le Dg du Conseil café cacao déclare la guerre aux acteurs indélicats
jeudi, 23 mai 2024 23:14 Written by AdminLe directeur général du Conseil du café-cacao, Koné Birahima Yves était face à des acteurs de la commercialisation du café cacao à Abidjan. Lors d’une rencontre d’échanges qu’il a initiée avec des acheteurs, des responsables de coopératives, des exportateurs et des industriels de la filière, ce jeudi 23 mai 2024 au 23e étage de l’immeuble de la Caisstab, à Abidjan Plateau, il les invité au respect des règles établies par l’Etat.
L’objectif, a-t-il assuré, étant de protéger d’abord les intérêts des producteurs et ensuite ceux des autres acteurs de la filière.
Le patron du régulateur ivoirien a mis en garde les opérateurs de la filière contre les pratiques non réglementaires auxquelles s’adonnent certains d’entre eux dans la commercialisation, et qui la perturbent.
« Sans règle, la filière ne peut pas continuer à fonctionner », a réitéré le directeur général du Conseil de stabilisation, de régulation et de développement de la filière café-cacao à ses interlocuteurs.
Les échanges ont porté sur le non-respect de la durée des contrats et des stocks, la dissimulation des stocks, la fraude sur les certificats et labels, la fuite des produits vers les pays frontaliers.
« Ce sont des pratiques que nous devons combattre ensemble », a dit Koné Brahima aux opérateurs de la filière, notant qu’ils y gagneraient tous. Pour lui, si les règles ne sont pas respectées, « ce sera catastrophique pour les planteurs » mais également pour les autres acteurs de la filière. Également, les échanges qui ont suivi ont permis à des opérateurs d’exposer leurs difficultés en vue d’y trouver des solutions.
Le directeur général, qui avait à ses côtés ses collaborateurs dont le directeur de la commercialisation intérieure, a promis de s’y pencher, tout en réaffirmant que le respect des règles établies est primordial. Dans l’ensemble, les acteurs présents ont, face aux renchérissements du coût d’exploitation des sociétés coopératives, émis des doléances notamment la révision à la hause du différentiel(80Fcfa).
Bamba M.
Kong // Lutte contre la transhumance des bovins// Tournée de sensibilisation L’honorable Abdoulaye Karim Diomandé au front
mardi, 21 mai 2024 15:53 Written by AdminL'honorable Diomandé Abdoulaye Karim, Questeur de l'Assemblée Nationale et président de L'AGEREF WARIGUE , reconnue pour son engagement sur le terrain, a effectué une nouvelle étape de sa tournée de sensibilisation dans la localité de Tindallan, le lundi 20 mai 2024. Cette rencontre, s'inscrivant dans une démarche de dialogue et de recherche de solutions pacifiques, a permis d'aborder des questions cruciales pour le département, telles que la transhumance des bovins et l'occupation illégale des terres par des étrangers. Face à la recrudescence de la transhumance et ses conséquences néfastes, le questeur a tenu à sensibiliser ses populations aux enjeux de cette problématique. En effet, depuis la recrudescence de la menace djihadiste au Burkina Faso, un afflux massif de bétail a été observé dans le département de Kong, causant des dégâts importants aux cultures. Cette situation, source de tensions entre agriculteurs autochtones et éleveurs peuls, nécessite une action urgente pour trouver des solutions durables.
C'est pourquoi, l'honorable Diomandé Abdoulaye Karim a réitéré son engagement ferme à soutenir le développement local de la région. Accompagné d'une forte délégation, il a rencontré les populations de Tindallan pour échanger sur leurs préoccupations et proposer des pistes de solutions concrètes. Ainsi, il a notamment promis de s'impliquer activement dans la réalisation de projets visant à améliorer les conditions de vie des populations.
Cette initiative a été saluée par les populations de Tindallan, qui ont exprimé leur gratitude pour l'implication du Député dans la recherche de solutions aux problèmes auxquels elles sont confrontées. Elles ont également formulé l'espoir que cette rencontre contribuera à un apaisement durable et à un vivre-ensemble harmonieux.
En définitive, cette tournée s'inscrivant dans une démarche constructive et porteuse d'espoir. Son engagement fort pour le développement local et son message d'apaisement ont été unanimement appréciés, laissant entrevoir des perspectives positives pour l'avenir de la région du Tchologo.
Sam-Ibrahim Sidibé avec Sercom
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Cacao //Fraude sur l'utilisation du label Fair Trade // Le Conseil café cacao bloque temporairement le processus; voici pourquoi
mercredi, 15 mai 2024 11:47 Written by AdminC’est quoi le commerce équitable ou Fair Trade ? Selon Pauline Zéi, Directrice de Indes formation Côte d’Ivoire, qui se confiait à un de nos confrères de la place, « Il faut clarifier ce concept de commerce équitable qui est un concept qui émane du secteur privé. Il a pour objectif premier de réduire les inégalités observées en garantissant à tout producteur, qui satisfait aux exigences mentionnées dans un cahier de charge ou référentiel, une rémunération juste de son travail dans un cadre social et environnemental mieux préservé »
Ces prix rémunérateurs, selon elle, permettent aux producteurs de vivre dignement de leur travail, mais aussi d’investir dans la transformation de leurs modes de production afin qu’ils soient respectueux de l’environnement et de la biodiversité. Le commerce équitable loin d’être un simple partenariat économique, est avant tout un mouvement socio-économique qui prône une vision de la société basée sur les valeurs du respect, du dialogue, de la coopération et de la transparence. Des acteurs de pays producteurs de cacao comme le Cameroun dont la production annuelle de l’or brun de dépasse pas les 262 mille tonnes, profitent de cette niche pour obtenir de meilleurs prix sur le marché international de cette spéculation. Surtout en cette période de flambée spectaculaire des cours du cacao.
De l’avis de l’expert ivoirien, le Docteur Douka Christophe, « les producteurs camerounais tout comme ceux de Madagascar profitent ainsi des retombées du Fair Trade ou commerce équitable. « La vraie raison de la ruée des usiniers vers le Cameroun est que ce pays pratique un « Fair Trade », c'est-à-dire un commerce équitable.
Des partenariats commerciaux à long terme en Côte d’Ivoire
Le « Fair Trade » encourage les partenariats commerciaux à long terme et autonomise les producteurs par le biais de formations et d'un appui visant à améliorer la qualité et leur réactivité aux tendances du marché. » explique-t-il. Et d’ajouter que « Le commerce équitable est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, essentiellement dans les pays du Sud, et en sécurisant leurs droits. »
Selon M. S. agri- preneur, très bien connu dans la filière café-cacao en Côte d’Ivoire, ce sont environ 300 mille tonnes de cacao sur une production ivoirienne estimée 2,3 millions de tonnes annuellement, mais finalement attendue à 1,75 million de tonnes en 2023/2024 contre 1,8 million de tonnes prévu en septembre 2023 qui sont vendues à un prix un peu supérieur au prix garanti bord champ qui sont vendu par ce créneau annuellement.
C’est-à-dire que là où le prix du Kg aux producteurs ivoiriens pour la campagne de commercialisation intermédiaire est fixé à 15 00Fcfa, une poignée de coopératives qui produisent du cacao de très bonne qualité et certifié, sont dans le Fair Trade perçoivent sur chaque Kilogramme, plus de 200Fcfa. Les coopératives qui produisent du cacao de très bonne qualité et certifié, qui sont dans le Fair Trade perçoivent sur chaque Kilogramme, une prime de 221 Euros la tonne, soit plus de 144966,497 Fcfa. Ce qui donne 144,966Fcfa par Kilogramme si l’on s’en tient au barème publié pour la Cote d’Ivoire par Fair Trade International et en vigueur depuis Octobre 2023. « Il faut préciser que si la société coopérative est exportatrice c’est elle qui perçoit directement la prime. Si ce n’est pas le cas, c’est son exportateur qui perçoit et reverse à la coopérative. Ce reversement ne se passe pas dans bien de cas sans grincement de bien de cas. », nous explique un expert du négoce du cacao basé dans la zone portuaire d’Abidjan. Les prix rémunérateurs permettent aux producteurs de vivre dignement de leur travail, mais aussi d’investir dans la transformation de leurs modes de production afin qu’ils soient respectueux de l’environnement et de la biodiversité entre autres.
Le commerce équitable a un fort potentiel de développement en Côte d’Ivoire, premier exportateur mondial de cacao et de noix de cajou. En 2018 près de 200 coopératives, rassemblant plus de 120.000 producteurs étaient certifiées commerce équitable en Côte d’Ivoire en 2018, contre une seule en 2004. En 2023 le nombre de coopératives certifiées commerce équitable était de 260 pour plus de 200.000 producteurs. Sur une masse critique et officielle de 900 mille producteurs de cacao recensés par les services dédiés du Conseil café cacao ? C’est bien peu. Il y a de la marge et faut inciter les sociétés coopératives estimées à plus de 3mille, à y aller et se faire de la marge. En sensibilisant au mieux le monde agricole ivoirien. Il faut en profiter. Mais attention, Hamed Koffi Zarour ; un autre expert ivoirien bien connu dans l’univers du négoce café cacao invite à la prudence face à l’envolé des cours qui sont cyclique. (Voir encadré)
Le Conseil café-cacao bloque tout
Dans un contexte de remontée spectaculaire des cours du cacao, des acteurs ivoiriens veulent introduire dans le process du cacao de moins bonne qualité ? Nous n’en savons rien. Toutefois, le régulateur ivoirien, c’est – à dire le Conseil Café-cacao à taper du poing sur la table. Selon le site commodafrica.com, « la Côte d’Ivoire suspend temporairement sa certification Fairtrade pour le cacao »
Toujours selon cette source, il s’agit là d’une autre conséquence de la hausse vertigineuse des cours du cacao.«La Côte d’Ivoire a suspendu son programme cacao Fairtrade soupçonnant que son programme soit contaminé par des fèves non certifiées, révèle Bloomberg »
Le confrère qui cite un porte-parole de Fairtrade International, rapporte que « le Conseil café cacao (Ccc) a pris cette décision le 19 avril 2024 après qu’un volume inhabituellement élevé de cacao certifié Fairtrade ait été négocié sur sa plateforme. Les régulateurs ont soupçonné une fraude et ont immédiatement décidé de le fermer. L’incident pose un risque pour la crédibilité du commerce équitable, qui est devenu de plus en plus populaire parmi les consommateurs exigeant un cacao d’origine éthique. »
Une source très crédible nous a dit ceci : « Le Conseil café cacao a constaté une fraude sur l'utilisation du label Fair Trade consistant à transformer du cacao issu de coopératives non certifiées Fair Trade donc ordinaire en produits Fair Trade pour bénéficier de la prime. Conséquences, seulement 3% du cacao ivoirien est déclaré ordinaire. D'où la mesure de suspension temporaire de ce label dans nos systèmes »
Mais que dit la filiale ivoirienne de Fair Trade ?
Fairtrade Africa et le Conseil du Café-Cacao travaillent ensemble pour trouver une solution rapide, a indiqué le certificateur. « Pour Fairtrade, l’intégrité du cacao certifié Fairtrade est essentielle. Par conséquent, nous soutenons l’ambition du Ccc de confirmer l’intégrité du cacao certifié Fairtrade et de garantir que les fèves sont commercialisées correctement », a déclaré l’organisme de certification
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Encadré : L’invitation à la prudence d’un expert ivoirien
Hamed Koffi_Zarour est un opérateur économique du secteur agro industriel. Ingénieur en commerce international et économiste d’entreprise de formation. Mais aussi, il est un professionnel du négoce international des matières premières agricoles. Sur son compte x, face à l’envolé des cours du cacao, en grand connaisseur, il invite à la vigilance et à la prudence.
Il écrit : « La plateforme XTB note que si cette météo favorable se maintient, elle pourrait influencer positivement les récoltes futures, bien que la situation nécessite une observation continue pour confirmer ces espoirs. Gaëtan Heu, de Sax o Bank, attire l'attention sur les défis durables auxquels la région est confrontée, comme le vieillissement des plantations et les maladies, telles que le virus de la pousse de cacao gonflée (CSSVD) au Ghana, qui menacent la production à long terme et pourraient réduire la récolte de 15% à 50%. »
Dans ce contexte complexe, ajoute Hemed koffi Zarour, appelle à la vigilance reste essentielle. « Si les tensions sur l'offre persistent et si la demande demeure forte, les prix du cacao pourraient à nouveau augmenter. Cela souligne l'importance pour la Côte d’Ivoire et le Ghana, qui ensemble représentent 60 % de l'offre mondiale de cacao, d'adopter une stratégie proactive pour potentiellement maximiser leurs revenus à l'avenir. », alerte- t-il
B. M
Agro-industrie// Exportation de noix de cajou bruts // Adjoumani suspend temporairement les opérations
vendredi, 10 mai 2024 21:05 Written by AdminEn Côte d’Ivoire, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani a informé les acheteurs, exportateurs et importateurs de noix de cajou brutes dans une note d’information en date du 7 mai 2024, de la décision de suspendre temporairement les achats et les exportations de noix de cajou brutes pour les exportateurs.
Selon cette note, cette mesure, applicable dès le 7 mai 2024, vise à favoriser le développement de l’industrie de transformation nationale en garantissant l’approvisionnement des unités locales de transformation de la noix de cajou en amande. Tout manquement à cette décision sera sanctionné, précise la note. (voir fac-scimilé)
Le communiqué précise également que « durant cette période, seules les opérations d’achat de noix brutes de cajou par les transformateurs et acheteurs agréés en vue de l’approvisionnement des unités de transformation sont autorisées. »
B. M
Fac-scimilé de la décision du Ministre d’ Etat, ministre de l’agriculture et du développement rural et des productions vivrières
Agro-industrie// Avenir de la caféiculture dans les pays Acp// La Côte d’ivoire participe à une réunion au Centre de Commerce International (Itc) à Genève
jeudi, 02 mai 2024 13:29 Written by AdminDans le cadre du programme de relance de la caféiculture dans les pays ACP (Afrique Caraïbes Pacifique) , la Côte d’ivoire a pris part, à l’invitation du Centre de commerce international (ITC), les 16 et 17 avril 2024, à une réunion dans le cadre du programme EU-ACP Business Friendly.
L’ITC est l’agence conjointe de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) basée à Genève qui met en œuvre le programme EU-ACP Business Friendly favorable aux entreprises. Il s’agit d’un projet conjoint entre l’Union Européenne (UE) et l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACP) financé par l’UE, qui vise à soutenir des politiques nationales et régionales favorables aux entreprises ; et à renforcer les capacités de production et les chaines de valeur. Le projet se concentre sur certains pays de la région Afrique, caraïbes, Pacifique (ACP) et couvre les chaines de valeur suivantes : le cacao, le café, le coton, la noix de cajou et le kava.
La Côte d’ivoire était représentée par Se Aly Touré , Représentant Permanent de la Côte d’ivoire auprès des Organisation Internationale des Produits de Base.
Prenant la parole, le Représentant de la Côte d’ivoire a remercié les initiateurs de cette réunion pour voir invité son pays.
Il a ensuite fait un tour d’horizon sur la relance de la caféiculture dans son pays et indiqué les besoins prioritaires dans le secteur : il s'agit premièrement, du renforcement des capacités institutionnelles des entreprises locales de torréfaction par la formation. Deuxièmement, de la création d’un réseau Ivoirien des acteurs du secteur café.
Troisièmement, de l’appui à l’opérationnalisation du système de gestion du label « Cafés des montagnes de Man ».
Et enfin, du renforcement des acquis du programme de relance caféière par des appuis aux productions, aux producteurs, et aux coopératives locales.
B. M.
Agro-industrie// Les cours sur le Marché mondial du cacao en baisse// Ce qui se trame en Amérique Latine contre les producteurs africains
jeudi, 02 mai 2024 10:39 Written by AdminPour la première fois depuis des semaines, le prix du cacao sur la bourse ICE Futures tombe en dessous de 9.000 dollars la tonne. Le 30 avril, le coût des contrats à terme de mai pour la fourniture de fèves a été 8.850 dollars la tonne, selon les données de la bourse ICE Futures. Selon des experts, c’est le minimum depuis le 21 mars. Le maximum, soit 11.878 dollars la tonne, a été atteint le 19 avril 2024. Cette dégringolade va continuer ou pas ?
Surtout au moment où des multinationales bien implantées en Côte d’Ivoire, sont en train créer des grandes plantations à la taille de la moitié du territoire français en Amérique Latine.
Selon des informations disponibles sur le site de Rfi, « Investir dans des plantations de cacao, à grande échelle, et avec des variétés à haut rendement, c'est la nouvelle tendance chez les multinationales du cacao, qui ont déjà jeté leur dévolu sur plusieurs milliers d'hectares en Amérique latine. »
La dernière annonce en date est celle de Barry Callebaut, qui s'est allié à une entreprise agricole de Bahia au Brésil sur une plantation de 5 000 hectares, soit environ la moitié de la surface de Paris. La multinationale a déjà expérimenté la culture de ce cacao nouvelle génération dans ce qu'elle appelle « une ferme du futur », d'un peu plus de six cents hectares dans la vallée de Cerecitas, en Équateur. L'objectif affiché du chocolatier suisse est de développer une culture à un niveau industriel, tout en faisant de la durabilité la norme
C'est précisément ce qui séduit aujourd'hui les industriels qui investissent en Amérique latine : la région offre des millions d'hectares de terres libres et propices à l'agriculture, selon un expert de la filière, des terres « qui cochent toutes les cases » pour répondre aux exigences de durabilité de la nouvelle règlementation européenne devant entrer en vigueur à la fin de l'année. A noter que Barry Callebaut est l’un des gros négociants sur la place ivoirienne au niveau du cacao.
Le modèle ouest-africain menacé par les nouvelles initiatives
C'est donc du pain béni pour les multinationales confrontées à une chute de la production en Afrique de l'Ouest, et à des plantations vieillissantes dont le rendement n'a pas évolué depuis des années. Sans parler de la difficulté à tracer les fèves issues d'une multitude de parcelles. Ce contexte pousse de plus en plus d'industriels à devenir donc aussi des « planteurs », pour garantir leur approvisionnement et peut-être aussi moins dépendre des cours mondiaux. Le projet de Barry Callebaut n'est pas le premier du genre. Depuis quelques années déjà, le groupe Mars, associé au trader Ecom, a lancé une plantation pilote de 4 000 hectares en Colombie : Andean Cacao Project entend être le déclencheur d'une « transformation mondiale du secteur », loin des pratiques « désuètes » qui prévalent aujourd'hui peut-on lire sur le site du projet.
Plantations de cacaoyers à haut rendement
Selon les informations consultées sur le site du confrère, Le projet repose à 80% sur la variété hybride CCN-51, « un cacao fantastique » selon un de ses défenseurs, qui offre une grosse fève riche en beurre et « bien suffisante » en matière de goût pour des barres chocolatées. Ce cacao a surtout le mérite d'avoir un rendement qui peut dépasser deux tonnes à l'hectare contre 500 à 600 kg pour les variétés ouest-africaines.
Selon le site en question, « la liste, des industriels prêts à investir dans ce modèle de culture du cacao plus rentable et plus sécurisé, pourrait très vite s'allonger : selon nos informations, l'Américain Mondelez et l'Italien Ferrero chercheraient eux aussi à prendre des parts dans des plantations d'Amérique latine. »
Il est bon de rappeler que la pénurie de fèves de cacao, qui dure depuis 2 ans. Elle devrait se poursuivre en 2024, a déjà prévenu l'Organisation internationale du cacao. La sécheresse en Afrique de l’Ouest et les difficultés de transport en mer Rouge figurent parmi les facteurs aggravants. Dans des pays petits producteurs comme le Cameroun et Madagascar dont la commercialisation ne repose sur aucun système du moins officiellement, le Kilogramme de fèves de cacao de très haute qualité a atteint parfois les 3000fcfa aux enchères, contre 1500Fcfa en Côte d’Ivoire (prix garantie au producteur) et environ 1516Fcfa au Ghana (prix garanti) depuis la campagne de commercialisation intermédiaire en cours.
Il est noter que récemment, dans la mouvance de la cinquième édition de la conférence mondiale du Cacao ténue à Bruxelles, les pays producteurs de cacao dont la Côte d’Ivoire et le Ghana, via l’Initiative cacao Cote d’Ivoire Ghana(Iccig), appelé à la révision du mécanisme du Différentiel du revenu décent( Drd) , qui vise a améliorer le revenu des producteurs. A rapporté le site afrikchallenges.info.
« Il est à rappeler comme l'indique le baromètre du cacao, en octobre 2020, le Drd avait augmenté le prix garanti à la production du cacao au Ghana de 28 %, à 1 837 dollars la tonne, et celui de la Côte d'Ivoire de 21%, à 1.840 dollars. Ces dernières années, l’accès à un revenu décent pour les producteurs est devenu une priorité de la filière cacao, notamment en Côte d’Ivoire et au Ghana, les deux premiers exportateurs mondiaux. Les gouvernements de ces pays en ont pris conscience en adoptant, en octobre 2020, le Différentiel de revenu décent (Drd), une prime de 400 dollars par tonne de cacao vendu entièrement reversée aux producteurs. », www.afrikchallenges.info.
Engager dès maintenant la réflexion rigoureuse
Pendant qu’il est temps, la Cote d’Ivoire, premier pays producteur mondial de fèves de cacao doit engager une réflexion profonde sur son système de vente du gros lot de sa production - par anticipation et vendre une petite portion en spot. Très concrètement, selon Nguessan Kouassi Edouard, ancien Dga du Conseil Café cacao et expert en cacao, la Côte d’Ivoire dont système de commercialisation a été reformé à plusieurs reprise, a un système de vente qui repose sur la vente par anticipation. « Elle vend par anticipation par le biais d’enchères électroniques, 70 à 80 % de sa récolte globale afin de tirer profit d’éventuelles hausses des cours mondiaux. Le reste est vendu en spot au cours du jour. Dans le cadre du nouveau système en vigueur né de la dernière réforme, il est servi aux producteurs ivoirien, 60% du Caf de référence et le prix du Kilogramme est garantie au producteur. » explique- t-il dans son livre « Reforme de la filière cacao en Côte d’Ivoire, Evolutions institutionnelles, incitations fiscales et financières à l’industrie »( Editions universitaires européennes). En outre, la Cote d’Ivoire doit mettre véritablement le cap sur la transformation locale et l’accroissement des ses capacités de stockage des fèves en interne. Car, « Là où le Cocoa board dispose d’une capacité de stockage de 500 mille tonnes. Quant à la Côte d’Ivoire, notre pays ne dispose que d’une capacité d’un million de tonnes qui sert à stocker plusieurs produits dont l’anacarde et le café.. Le cacao à lui seul occupe 500 mille tonnes. Il faut donc renforcer notre capacité de stockage », précise l’expert ivoirien N’Guessan K. Edouard dans son livre.
En Côte d’Ivoire, la production de cacao est finalement attendue à 1,75 million de tonnes en 2023/2024 contre 1,8 million de tonnes prévu en septembre dernier. D’après Reuters, cette révision à la baisse s’explique principalement par la propagation de la maladie virale du cacaoyer (Swollen Shoot) dans plusieurs vergers. D’après Reuters, cette révision à la baisse s’explique principalement par la propagation de la maladie virale du cacaoyer (Swollen Shoot) dans plusieurs vergers.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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