Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

vendredi 6 mars 2026
sys bannière
Agriculture

Agriculture (396)

Agriculture//Organisation du Sara 2023// Deux membres du gouvernement constatent le bon avancement des travaux

samedi, 23 septembre 2023 13:02 Written by

Le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani et Sidi Touré, le ministre des Ressources Animales et Halieutiques ont visité le vendredi 22 septembre 2023, le Parc des expositions situé sur la route de l'aéroport international Fhb d'Abidjan, qui abritera l'édition 2023 du Salon de l'agriculture et des ressources animales d'Abidjan (Sara). Rapporte le Cicg. Ils ont dit leur satisfaction quant à l'état d'avancement de l'organisation qui enregistre un taux de réalisation de 95%. « Nous sommes à ce jour à 95% de taux de réalisation au niveau de l'organisation. Pour les stands, nous sommes autour de 20%, mais tout sera achevé d'ici 3 à 4 jours », a affirmé Fabrice Sawegnon, le Pdg du groupe Voodoo, l'agence en charge de l'organisation du Sara sur les quatre dernières éditions.
Le Sara 2023 se tiendra sur une superficie de 18 ha avec 25 000 m2 occupés par des stands. 800 exposants sont attendus ainsi que plus de 300 000 visiteurs sur les 10 jours que durera le Sara. Le coût d'entrée pour les visiteurs est fixé à 1 000 Fcfa pour les adultes et 500 Fcfa pour les adolescents. L'entrée est totalement gratuite pour les enfants en dessous de l'adolescence.
« Nous sommes satisfaits du travail abattu sur le terrain. Nous sommes confiants que d'ici le 29 septembre 2023, tout sera prêt pour offrir un salon grandeur nature aux Ivoiriens et à tous les visiteurs », a dit le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani. Le ministre d'Etat a par ailleurs annoncé la présence du Président de la République, Alassane Ouattara à l'ouverture du Sara 2023.
Kobenan Kouassi Adjoumani a rappelé que le Sara n'est pas que festif. Il a un impact réel sur le développement agricole du pays, à travers la signature de conventions, les B to B, la découverte touristique, etc. « Après le Sara 2019, 135 milliards de Fcfa ont été investis dans le développement de chaînes de valeur agricole », a révélé le ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture et du Développement rural.

Le commissaire général de cette exposition, André Kouassi a relevé quelques innovations pour l'édition 2023. Il s'agit entre autres de la tenue d'un panel de haut niveau avec des ministres de l'Agriculture de plusieurs pays reconnus pour leurs performances au niveau agricole, d'une journée dédiée à la Jeunesse et d'une exposition photos qui permettra de revenir sur les précédentes éditions. Le royaume des Pays-Bas est le pays invité d'honneur.
Ayoko Mensah

 

Consommation//Importations de denrées animales // Ahmed Cissé, président de la Cgeci : « Elles coûtent plus de 400 milliards de Fcfa par an à la Côte d’Ivoire »

vendredi, 22 septembre 2023 16:16 Written by

Le ministre Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques, était l’invité du Forum de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci) dénommé (FOCUS Pnd) qui s’est tenu le jeudi 21 septembre 2023. Cette initiative est destinée à présenter aux entreprises les principaux projets de l’Etat ivoirien aux fins de susciter leurs intérêts à investir dans lesdits projets.
A l’occasion, Ahmed Cissé, le président de la Cgeci a révélé l’importance des ressources halieutiques et animales dans l’économie ivoirienne. « La tribune du patronat destinée aux échanges entre les membres du gouvernement et le secteur privé, sur les projets et programmes inscrits dans le Plan national de développement 2021-2025 »
Aussi, il a insisté sur l’importance de l’appui du secteur privé à aider l’Etat dans sa dépendance de l’extérieur. Car selon le président de la Cgeci « Les importations de denrées animales coûtent à la Côte d'Ivoire plus de 400 milliards de Fcfa par an. Il est temps d’inverser la tendance.
Plus largement, le pays a dépensé 1.000 milliards de Fcfa pour importer des denrées alimentaires en 2021, malgré ses sols fertiles, ce qui équivaut à 10% de son budget national. Pour inverser cette tendance, le Plan national de développement 2021-2025 a prévu d’ouvrir plusieurs chantiers dans ce département ministériel. Le secteur privé ivoirien peut contribuer fortement à relever substantiellement la part des ressources animales et halieutiques dans notre Pib et accélérant ainsi la transformation structurelle de notre Economie » a-t-il recommandé.
Pour sa part, le ministre Sidi Touré, axé son intervention sur 5 points. Qui sont entre sont entre autres les potentialités du secteur, la politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA 2022-2026), les mesures et instruments d’aide à l’investissement privé, et les poches d’investissements du secteur.
Il a, d’entrée, reconnu que le secteur des ressources animales et halieutiques « est sous-exploité et constitue une réelle opportunité d’investissements, surtout face aux déficits de couverture des besoins par la production nationale.

En effet, la production nationale ne couvre que : 44% des besoins en viande (Bovins, ovins, caprins et volaille…), 19,1% des besoins en lait ; 16% des besoins en produits halieutiques. » Pour relever le défi, le gouvernement a mis en place une politique qui couvre la période 2021-2025.
D’un coût global évalué à mille quarante-neuf milliards quatre cent quarante-deux millions six cent quarante-trois mille six cent quatre-vingts (1 049 442 643 680) de Fcfa, la politique nationale en la matière (PONADEPA) nécessite d’importants financements pour l’atteinte des objectifs visés. La contribution du secteur privé est estimée à 629 665 586 208 F cfa soit 60%.
« Malgré l’important potentiel dont elle dispose, la Côte d’Ivoire reste tributaire des importations massives de denrées animales et d’origine animale. Ainsi pour pallier cette problématique, plusieurs investissements doivent être réalisées notamment par le secteur privé » a affirmé le ministre Sidi Touré.
B.Mafoumgbé( Source : PJK)

 

Agriculture//Fin du Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023// Des recommandations fortes à l’issue des travaux de Dar es Salaam, (Tanzanie)

lundi, 18 septembre 2023 16:16 Written by

Le Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023 s'achève sur des appels à l'intensification des solutions existantes pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires

Plus de 5400 délégués, 5 chefs d'État, 30 ministres de 90 pays ont participé au Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023.En outre, il ressort des travaux que solutions clés existent et doivent être développées pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires sur le continent. La collaboration reste la clé du progrès pour une Afrique sûre sur le plan alimentaire.
Le Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023 s'est officiellement achevé aujourd'hui sur des appels à amplifier les solutions existantes pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires.
Le 13e Forum annuel a permis de réfléchir à l'action coordonnée à grande échelle des principaux experts, responsables politiques et innovateurs du continent, afin d'explorer les dernières avancées et les meilleures pratiques en matière d'agriculture et de transformation des systèmes alimentaires. Les intervenants du forum ont appelé à une réflexion audacieuse afin d'accélérer les actions visant à traduire les voies et les engagements des systèmes alimentaires en stratégies réalisables, en particulier pour faire face au changement climatique. Pendant les quatre jours du Forum, diverses institutions se sont engagées à accélérer les investissements en faveur des jeunes et des femmes et à construire un avenir meilleur.
Hon Hussein Mohamed Bashe, ministre tanzanien de l'agriculture, a déclaré que son gouvernement s'engageait à placer les jeunes et les femmes au centre de la transformation des systèmes alimentaires. Il a reconnu le rôle du secteur privé et a appelé à des investissements équitables.
« Les petits exploitants agricoles d'Afrique n'ont pas besoin de votre aide, ils ont besoin de leur part équitable d'investissement dans le financement mondial », a-t-il déclaré.
M. Amath Pathe, directeur général du Forum africain sur les systèmes alimentaires, a remercié S.E. Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, pour l'hospitalité remarquable de son gouvernement. « Il s'agit du plus grand nombre de délégués que le Forum africain sur les systèmes alimentaires ait accueilli jusqu'à présent », a-t-il déclaré. Il a souligné le rôle essentiel des actions menées au niveau national pour rajeunir les systèmes alimentaires.
Les discussions qui ont eu lieu lors du Forum ont montré que la collaboration reste le moteur du progrès. Elles ont confirmé que les partenariats entre les gouvernements, les entreprises, la société civile, les organisations d'agriculteurs et les institutions de recherche façonneront un avenir où des systèmes alimentaires durables et prospères seront à l'origine des progrès de l'Afrique.
Le Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique est le premier forum mondial sur l'agriculture et les systèmes alimentaLe Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023 s'achève sur des appels à l'intensification des solutions existantes pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires

Plus de 5400 délégués, 5 chefs d'État, 30 ministres de 90 pays ont participé au Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023.En outre, il ressort des travaux que solutions clés existent et doivent être développées pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires sur le continent. La collaboration reste la clé du progrès pour une Afrique sûre sur le plan alimentaire.
Le Forum africain sur les systèmes alimentaires 2023 s'est officiellement achevé aujourd'hui sur des appels à amplifier les solutions existantes pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires.
Le 13e Forum annuel a permis de réfléchir à l'action coordonnée à grande échelle des principaux experts, responsables politiques et innovateurs du continent, afin d'explorer les dernières avancées et les meilleures pratiques en matière d'agriculture et de transformation des systèmes alimentaires. Les intervenants du forum ont appelé à une réflexion audacieuse afin d'accélérer les actions visant à traduire les voies et les engagements des systèmes alimentaires en stratégies réalisables, en particulier pour faire face au changement climatique. Pendant les quatre jours du Forum, diverses institutions se sont engagées à accélérer les investissements en faveur des jeunes et des femmes et à construire un avenir meilleur.
Hon Hussein Mohamed Bashe, ministre tanzanien de l'agriculture, a déclaré que son gouvernement s'engageait à placer les jeunes et les femmes au centre de la transformation des systèmes alimentaires. Il a reconnu le rôle du secteur privé et a appelé à des investissements équitables.
« Les petits exploitants agricoles d'Afrique n'ont pas besoin de votre aide, ils ont besoin de leur part équitable d'investissement dans le financement mondial », a-t-il déclaré.
M. Amath Pathe, directeur général du Forum africain sur les systèmes alimentaires, a remercié S.E. Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, pour l'hospitalité remarquable de son gouvernement. « Il s'agit du plus grand nombre de délégués que le Forum africain sur les systèmes alimentaires ait accueilli jusqu'à présent », a-t-il déclaré. Il a souligné le rôle essentiel des actions menées au niveau national pour rajeunir les systèmes alimentaires.
Les discussions qui ont eu lieu lors du Forum ont montré que la collaboration reste le moteur du progrès. Elles ont confirmé que les partenariats entre les gouvernements, les entreprises, la société civile, les organisations d'agriculteurs et les institutions de recherche façonneront un avenir où des systèmes alimentaires durables et prospères seront à l'origine des progrès de l'Afrique.
Le Forum sur les systèmes alimentaires en Afrique est le premier forum mondial sur l'agriculture et les systèmes alimentaires en Afrique. Il réunit les parties prenantes afin qu'elles prennent des mesures pratiques et partagent les enseignements qui permettront aux systèmes alimentaires africains d'aller de l'avant.
Bamba Mafoumgbé(Source : K.Ali )
Nb : Lisez le communiqué intégral du sommet ici.

Pour plus de détails et pour tout renseignement, veuillez contacter :
Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Suivez-nous sur :
● Facebook: The AGRF
● Twitter: @TheAGRF
● Instagram: @the_agrf_
● Linkedin:theAGRF

 


Pour obtenir des informations détaillées sur l'ordre du jour et les intervenants, veuillez consulter le site suivant:
https://agrf.org/summit/2023

ires en Afrique. Il réunit les parties prenantes afin qu'elles prennent des mesures pratiques et partagent les enseignements qui permettront aux systèmes alimentaires africains d'aller de l'avant.
Bamba Mafoumgbé(Source : K.Ali )
Nb : Lisez le communiqué intégral du sommet ici.

Pour plus de détails et pour tout renseignement, veuillez contacter :
Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Suivez-nous sur :
● Facebook: The AGRF
● Twitter: @TheAGRF
● Instagram: @the_agrf_
● Linkedin:theAGRF

 


Pour obtenir des informations détaillées sur l'ordre du jour et les intervenants, veuillez consulter le site suivant:
https://agrf.org/summit/2023

 

Cacaoculture// Exportation du cacao ivoirien vers le marché européen// Une mission à Bruxelles pour faciliter les choses

samedi, 16 septembre 2023 11:17 Written by

Une délégation ivoirienne conduite par Yves Brahima Koné, le directeur général du Conseil Café-Cacao, s'est rendue à Bruxelles (Belgique) du 11 au 15 septembre 2023 en vue d'engager un plaidoyer pour faciliter les exportations du café et du cacao ivoirien vers le marché de l'Union européenne.
L'information a été rapportée dans un communiqué transmis le vendredi 15 septembre 2023 à la presse.
Selon le communiqué, cette mission intervient dans le cadre de l’entrée en vigueur du règlement européen sur la déforestation et la directive sur le devoir de vigilance des entreprises.
« L’objectif est de faciliter les exportations du cacao et du café ivoirien vers le marché de l’Union européenne », explique la note.
Par ailleurs, le communiqué souligne que cette mission a permis d’avoir des « échanges fructueux de très haut niveau » avec les principaux responsables de l’Union européenne.
Pour la délégation ivoirienne, précise le document, il s’agissait de présenter les efforts de la filière café-cacao dans le domaine de la durabilité, initiés depuis 2018.Notamment, les progrès enregistrés en matière de traçabilité, de mise en œuvre de la Norme africaine ARS 1000 pour le cacao durable et de protection de la forêt.
« Cette mission a aussi permis à la Côte d’Ivoire et à l’Union européenne de se rendre compte de la synergie de vue et d’action qui les lie et de rassurer les producteurs et les consommateurs sur la volonté commune de tout mettre en œuvre afin de faire de la durabilité le socle d’une filière café-cacao plus responsable et plus équitable », a-t-on appris également.
Au terme de cette mission, a conclu le communiqué, les parties ont convenu de poursuivre les échanges à travers la représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire en Belgique et les contacts initiés au cours de ces rencontres, afin de faciliter les exportations des produits café et cacao sur le marché de l’Union Européenne. La délégation ivoirienne à cette mission, était composée Conseil du Café-Cacao (Régulateur), de la Primature, du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, du ministère des Eaux et Forêts et de certains industriels du cacao.
Bamba M.

 

Cacaoculture// Exportation du cacao ivoirien vers le marché européen// Une mission à Bruxelles pour faciliter les choses

samedi, 16 septembre 2023 11:17 Written by

Une délégation ivoirienne conduite par Yves Brahima Koné, le directeur général du Conseil Café-Cacao, s'est rendue à Bruxelles (Belgique) du 11 au 15 septembre 2023 en vue d'engager un plaidoyer pour faciliter les exportations du café et du cacao ivoirien vers le marché de l'Union européenne.
L'information a été rapportée dans un communiqué transmis le vendredi 15 septembre 2023 à la presse.
Selon le communiqué, cette mission intervient dans le cadre de l’entrée en vigueur du règlement européen sur la déforestation et la directive sur le devoir de vigilance des entreprises.
« L’objectif est de faciliter les exportations du cacao et du café ivoirien vers le marché de l’Union européenne », explique la note.
Par ailleurs, le communiqué souligne que cette mission a permis d’avoir des « échanges fructueux de très haut niveau » avec les principaux responsables de l’Union européenne.
Pour la délégation ivoirienne, précise le document, il s’agissait de présenter les efforts de la filière café-cacao dans le domaine de la durabilité, initiés depuis 2018.Notamment, les progrès enregistrés en matière de traçabilité, de mise en œuvre de la Norme africaine ARS 1000 pour le cacao durable et de protection de la forêt.
« Cette mission a aussi permis à la Côte d’Ivoire et à l’Union européenne de se rendre compte de la synergie de vue et d’action qui les lie et de rassurer les producteurs et les consommateurs sur la volonté commune de tout mettre en œuvre afin de faire de la durabilité le socle d’une filière café-cacao plus responsable et plus équitable », a-t-on appris également.
Au terme de cette mission, a conclu le communiqué, les parties ont convenu de poursuivre les échanges à travers la représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire en Belgique et les contacts initiés au cours de ces rencontres, afin de faciliter les exportations des produits café et cacao sur le marché de l’Union Européenne. La délégation ivoirienne à cette mission, était composée Conseil du Café-Cacao (Régulateur), de la Primature, du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, du ministère des Eaux et Forêts et de certains industriels du cacao.
Bamba M.

 

Sécurité alimentaire //Importance des Investissements dans l'agriculture africaine, Sem LIONEL ZINSOU, économiste// : « Il faut réduire les pertes, attirer les capitaux et gérer les risques »

samedi, 09 septembre 2023 16:43 Written by

S.E.M. LIONEL ZINSOU, économiste et ancien premier ministre de la République du Bénin et membre du conseil d'administration de l'AGRA

Beaucoup de personnes ignorent un fait essentiel : l'agriculture est une entreprise qui demande beaucoup de capital avec l'énergie.
Cela se complique davantage par le fait que l'agriculture, étant fortement tributaire de l'énergie, accroît encore la demande en capitaux.

S.E.M. LIONEL ZINSOU, économiste et ancien premier ministre de la République du Bénin a souligné qu'en réalité, si l'on souhaite résoudre un problème majeur en Afrique, à savoir les pertes de récoltes, il est impératif de mettre en place des solutions de stockage. Même lorsque nous produisons des denrées sèches telles que les céréales, il est essentiel d'investir dans des silos. Cependant, pour que ces silos soient efficaces, ils doivent être alimentés en électricité, car sinon, ils ne remplissent pas leur rôle et peuvent même présenter des risques d'explosion. En somme, l'agriculture exige un double investissement, tant en amont pour la production que dans les infrastructures nécessaires à son optimisation.

"En ce qui concerne la conservation des produits frais, il est nécessaire de mettre en place une chaîne du froid afin de garantir leur qualité jusqu'aux consommateurs. Bien que ces investissements puissent réduire considérablement les pertes, il est important de noter que cela nécessite un financement substantiel", dit-il.

"En fait, une chose que les gens ignorent, c'est que l'agriculture et toute la chaîne demandent plus de capital que l'industrie de transformation. Cela signifie que nous manquons surtout en Afrique de capitaux permanents, de capitaux à long terme. On ne peut pas se contenter de crédit et de dette pour développer l'agriculture. Il faut pouvoir d’investir dans la durée", a-t-il affirmé.


"En parlant de capitaux, c'est vrai pour les cultures annuelles comme le maïs et le manioc, mais cela s'applique encore plus fortement à l'agroforesterie. Si vous voulez cultiver des arbres comme le palmier à huile ou des arbres fruitiers, vous avez souvent besoin de 5 à 7 ans pour atteindre un chiffre d'affaires significatif, le temps que vos plantations atteignent la maturité. Donc, il faut encore plus de temps et de capitaux pour ces types d'agriculture. C'est une idée fausse que la petite agriculture, populaire, familiale et traditionnelle n'a pas besoin de capitaux, car c'est en réalité celle qui en a le plus besoin", a-t-il ajouté.

"On confond souvent la petite agriculture des fermiers familiaux qui travaillent sur de petites parcelles avec le fait qu'ils n'ont pas besoin de capitaux, alors qu'en réalité, ce sont eux qui ont le plus besoin de capital. Il est essentiel de mettre en place toute une organisation financière pour soutenir les petites exploitations. Nous avons besoin de microfinance à long terme, pas seulement sur 6 mois, mais sur 3 à 5 ans, et pour les exploitations plus grandes, nous avons besoin de capitaux plus importants. C'est un aspect fondamental qui a souvent été négligé."

L’ancien premier ministre béninois participe au Forum africain sur les systèmes alimentaires (AGRF) 2023 qui se tient au Centre international des conférences Julius Nyerere à Dar es Salaam, en Tanzanie.

"Et maintenant, on voit bien qu'AGRA est vraiment très axé sur le financement et la capacité de commercialiser les produits. Cela demande non seulement du fonds de roulement, mais aussi du capital de travail. Il faut financer l'investissement, mais il faut aussi financer les besoins en fonds de roulement si l'on veut développer une agriculture qui ne se limite pas à l'autoconsommation, mais qui est capable de commercialiser ses produits." a-t-il déclaré.

"Si l'on veut nourrir l'Afrique, et même exporter à partir de l'Afrique pour nourrir une partie du monde - car les deux seront nécessaires - alors nous devons réduire massivement les pertes. Il y a un paradoxe : en Afrique, nous ne perdons jamais une partie de la production agricole que nous gaspillons au niveau du consommateur. Cela, c'est pour les pays riches. Les pays riches jettent une partie de ce qu'ils consomment. Ils ne sont pas économiques en réalité."

"En revanche, les pertes ont lieu au bord du champ, au moment où l'on ne sait pas protéger la récolte. Cela compromet la sécurité alimentaire et entrave le financement de toute la chaîne agricole. La première étape pour financer efficacement cette chaîne est de réduire les pertes, qui peuvent atteindre 30 à 40 pour cent, que ce soit sur du cacao, du manioc, ou d'autres cultures, au bord du champ. Lorsque l'on parvient à réduire ces pertes de 30 à 40 pour cent, une réalité quotidienne, à 20 à 10, voire proche de zéro, cela crée un surplus financier qui permet de financer le développement. De plus, cela met à disposition des populations des produits moins chers, plus abondants et disponibles. Ainsi, la réduction des pertes est fondamentale, et il est essentiel d'attirer les investissements pour optimiser ce processus."

Et pour introduire le rôle crucial de la conservation des produits dans ce processus, l’économiste Lionel Zinsou a souligné : "Et c'est là que la chaîne de froid est importante, ainsi que la logistique rapide. Tout ce qui se passe après la récolte est absolument fondamental, et tout cela doit être financé. L'économie coloniale n'a jamais investi dans ce domaine. Elle se contentait de collecter des produits dans une économie de traite, où il fallait collecter rapidement à des prix les plus bas, au lieu de stocker et de vendre tout au long de l'année. L'objectif était de vendre rapidement les produits aux agriculteurs pour réaliser des bénéfices. C'est ce modèle qui a complètement évolué. Cinquante à soixante ans après les indépendances, nous commençons enfin à prendre conscience que les capitaux doivent être investis dans ce secteur essentiel."

"La réduction des pertes a toujours été un élément clé de l'histoire économique, que ce soit lors de la transition des économies planifiées en Europe de l'Est, dans l'évolution de l'économie chinoise ou ailleurs. Cela a toujours impliqué d'attirer des capitaux pour atteindre cet objectif essentiel."


"Le risque n'est pas spécifique à l'agriculture, elle a ses propres risques, l'industrie a ses risques, des activités de service sont également conjecturalement volatiles, cela n'a rien de spécifique à l'agriculture. Il y a deux façons de faire face aux risques, et l'une d'entre elles est l'assurance. Nous sommes sur le continent où la pénétration de l'assurance est la plus faible. Il est important de noter qu'aucune agriculture prospère dans le monde n'est dépourvue d'assurance. Les assurances-récoltes, par exemple, sont un domaine rentable, et ce n'est en aucun cas une prise de risque excessive. Nous disposons de toutes les technologies nécessaires pour les mettre en œuvre, mais malheureusement, la pénétration de l'assurance reste faible."

"Quand on évoque le risque, parlons également de l'assurance du risque. L'assurance est une industrie à part entière qui fonctionne très bien. Une autre approche consiste à ce que les gouvernements réduisent les risques associés aux investissements."

"En ce qui concerne mon pays, le Bénin, nous avons mis en place une nouvelle politique qui commence à porter ses fruits. Nous offrons aux investisseurs une garantie selon laquelle ils ne subiront pas de pertes en investissant. Les gouvernements peuvent ainsi assumer une part du risque. Par exemple, actuellement, je collabore avec le gouvernement béninois en proposant aux investisseurs une garantie : si, au bout de cinq ans, vous n'atteignez pas vos objectifs, nous rachèterons votre capital ; Cela permet de minimiser les pertes et d'attirer un plus grand nombre d'investisseurs », dit-il.

Quand on parle de risques, il faut les traiter. Il n'y a aucune raison d'avoir une phobie du risque. Par exemple, le secteur du transport maritime a généré d'énormes bénéfices après la pandémie de COVID-19 en 2021. Cependant, les prix se sont effondrés lorsque l'économie est revenue à la normale et qu'une surcapacité logistique est survenue. Ce risque est bien plus significatif que le risque lié à la fluctuation des prix du cacao ou du blé. Cette approche n'est pas spécifique à l'agriculture, elle existe partout dans le monde développé, et il n'y a aucune raison de ne pas l'adopter.
Ayoko Mensah(Infos: k. Ali à Dar – Es- Salam)

 

Sécurité alimentaire //Importance des Investissements dans l'agriculture africaine, Sem LIONEL ZINSOU, économiste// : « Il faut réduire les pertes, attirer les capitaux et gérer les risques »

samedi, 09 septembre 2023 16:43 Written by

S.E.M. LIONEL ZINSOU, économiste et ancien premier ministre de la République du Bénin et membre du conseil d'administration de l'AGRA

Beaucoup de personnes ignorent un fait essentiel : l'agriculture est une entreprise qui demande beaucoup de capital avec l'énergie.
Cela se complique davantage par le fait que l'agriculture, étant fortement tributaire de l'énergie, accroît encore la demande en capitaux.

S.E.M. LIONEL ZINSOU, économiste et ancien premier ministre de la République du Bénin a souligné qu'en réalité, si l'on souhaite résoudre un problème majeur en Afrique, à savoir les pertes de récoltes, il est impératif de mettre en place des solutions de stockage. Même lorsque nous produisons des denrées sèches telles que les céréales, il est essentiel d'investir dans des silos. Cependant, pour que ces silos soient efficaces, ils doivent être alimentés en électricité, car sinon, ils ne remplissent pas leur rôle et peuvent même présenter des risques d'explosion. En somme, l'agriculture exige un double investissement, tant en amont pour la production que dans les infrastructures nécessaires à son optimisation.

"En ce qui concerne la conservation des produits frais, il est nécessaire de mettre en place une chaîne du froid afin de garantir leur qualité jusqu'aux consommateurs. Bien que ces investissements puissent réduire considérablement les pertes, il est important de noter que cela nécessite un financement substantiel", dit-il.

"En fait, une chose que les gens ignorent, c'est que l'agriculture et toute la chaîne demandent plus de capital que l'industrie de transformation. Cela signifie que nous manquons surtout en Afrique de capitaux permanents, de capitaux à long terme. On ne peut pas se contenter de crédit et de dette pour développer l'agriculture. Il faut pouvoir d’investir dans la durée", a-t-il affirmé.


"En parlant de capitaux, c'est vrai pour les cultures annuelles comme le maïs et le manioc, mais cela s'applique encore plus fortement à l'agroforesterie. Si vous voulez cultiver des arbres comme le palmier à huile ou des arbres fruitiers, vous avez souvent besoin de 5 à 7 ans pour atteindre un chiffre d'affaires significatif, le temps que vos plantations atteignent la maturité. Donc, il faut encore plus de temps et de capitaux pour ces types d'agriculture. C'est une idée fausse que la petite agriculture, populaire, familiale et traditionnelle n'a pas besoin de capitaux, car c'est en réalité celle qui en a le plus besoin", a-t-il ajouté.

"On confond souvent la petite agriculture des fermiers familiaux qui travaillent sur de petites parcelles avec le fait qu'ils n'ont pas besoin de capitaux, alors qu'en réalité, ce sont eux qui ont le plus besoin de capital. Il est essentiel de mettre en place toute une organisation financière pour soutenir les petites exploitations. Nous avons besoin de microfinance à long terme, pas seulement sur 6 mois, mais sur 3 à 5 ans, et pour les exploitations plus grandes, nous avons besoin de capitaux plus importants. C'est un aspect fondamental qui a souvent été négligé."

L’ancien premier ministre béninois participe au Forum africain sur les systèmes alimentaires (AGRF) 2023 qui se tient au Centre international des conférences Julius Nyerere à Dar es Salaam, en Tanzanie.

"Et maintenant, on voit bien qu'AGRA est vraiment très axé sur le financement et la capacité de commercialiser les produits. Cela demande non seulement du fonds de roulement, mais aussi du capital de travail. Il faut financer l'investissement, mais il faut aussi financer les besoins en fonds de roulement si l'on veut développer une agriculture qui ne se limite pas à l'autoconsommation, mais qui est capable de commercialiser ses produits." a-t-il déclaré.

"Si l'on veut nourrir l'Afrique, et même exporter à partir de l'Afrique pour nourrir une partie du monde - car les deux seront nécessaires - alors nous devons réduire massivement les pertes. Il y a un paradoxe : en Afrique, nous ne perdons jamais une partie de la production agricole que nous gaspillons au niveau du consommateur. Cela, c'est pour les pays riches. Les pays riches jettent une partie de ce qu'ils consomment. Ils ne sont pas économiques en réalité."

"En revanche, les pertes ont lieu au bord du champ, au moment où l'on ne sait pas protéger la récolte. Cela compromet la sécurité alimentaire et entrave le financement de toute la chaîne agricole. La première étape pour financer efficacement cette chaîne est de réduire les pertes, qui peuvent atteindre 30 à 40 pour cent, que ce soit sur du cacao, du manioc, ou d'autres cultures, au bord du champ. Lorsque l'on parvient à réduire ces pertes de 30 à 40 pour cent, une réalité quotidienne, à 20 à 10, voire proche de zéro, cela crée un surplus financier qui permet de financer le développement. De plus, cela met à disposition des populations des produits moins chers, plus abondants et disponibles. Ainsi, la réduction des pertes est fondamentale, et il est essentiel d'attirer les investissements pour optimiser ce processus."

Et pour introduire le rôle crucial de la conservation des produits dans ce processus, l’économiste Lionel Zinsou a souligné : "Et c'est là que la chaîne de froid est importante, ainsi que la logistique rapide. Tout ce qui se passe après la récolte est absolument fondamental, et tout cela doit être financé. L'économie coloniale n'a jamais investi dans ce domaine. Elle se contentait de collecter des produits dans une économie de traite, où il fallait collecter rapidement à des prix les plus bas, au lieu de stocker et de vendre tout au long de l'année. L'objectif était de vendre rapidement les produits aux agriculteurs pour réaliser des bénéfices. C'est ce modèle qui a complètement évolué. Cinquante à soixante ans après les indépendances, nous commençons enfin à prendre conscience que les capitaux doivent être investis dans ce secteur essentiel."

"La réduction des pertes a toujours été un élément clé de l'histoire économique, que ce soit lors de la transition des économies planifiées en Europe de l'Est, dans l'évolution de l'économie chinoise ou ailleurs. Cela a toujours impliqué d'attirer des capitaux pour atteindre cet objectif essentiel."


"Le risque n'est pas spécifique à l'agriculture, elle a ses propres risques, l'industrie a ses risques, des activités de service sont également conjecturalement volatiles, cela n'a rien de spécifique à l'agriculture. Il y a deux façons de faire face aux risques, et l'une d'entre elles est l'assurance. Nous sommes sur le continent où la pénétration de l'assurance est la plus faible. Il est important de noter qu'aucune agriculture prospère dans le monde n'est dépourvue d'assurance. Les assurances-récoltes, par exemple, sont un domaine rentable, et ce n'est en aucun cas une prise de risque excessive. Nous disposons de toutes les technologies nécessaires pour les mettre en œuvre, mais malheureusement, la pénétration de l'assurance reste faible."

"Quand on évoque le risque, parlons également de l'assurance du risque. L'assurance est une industrie à part entière qui fonctionne très bien. Une autre approche consiste à ce que les gouvernements réduisent les risques associés aux investissements."

"En ce qui concerne mon pays, le Bénin, nous avons mis en place une nouvelle politique qui commence à porter ses fruits. Nous offrons aux investisseurs une garantie selon laquelle ils ne subiront pas de pertes en investissant. Les gouvernements peuvent ainsi assumer une part du risque. Par exemple, actuellement, je collabore avec le gouvernement béninois en proposant aux investisseurs une garantie : si, au bout de cinq ans, vous n'atteignez pas vos objectifs, nous rachèterons votre capital ; Cela permet de minimiser les pertes et d'attirer un plus grand nombre d'investisseurs », dit-il.

Quand on parle de risques, il faut les traiter. Il n'y a aucune raison d'avoir une phobie du risque. Par exemple, le secteur du transport maritime a généré d'énormes bénéfices après la pandémie de COVID-19 en 2021. Cependant, les prix se sont effondrés lorsque l'économie est revenue à la normale et qu'une surcapacité logistique est survenue. Ce risque est bien plus significatif que le risque lié à la fluctuation des prix du cacao ou du blé. Cette approche n'est pas spécifique à l'agriculture, elle existe partout dans le monde développé, et il n'y a aucune raison de ne pas l'adopter.
Ayoko Mensah(Infos: k. Ali à Dar – Es- Salam)

 

Echanges//Zone de libre-échange continentale// Hon. Rose Kayi Mivedor, ministre de l'investissement ( Togo) : « Il est temps de traduire les engagements en actions concrètes. »

jeudi, 07 septembre 2023 12:19 Written by

La ministre Rose Kayi Mivedor participe au Forum africain sur les systèmes alimentaires (AGRF) 2023 qui se tient au Centre international des conférences Julius Nyerere, à Dar es Salaam, en Tanzanie.

Selon elle, « la zone de libre-échange continentale représente une grande opportunité en termes d'accès aux marchés. En effet, nous prenons conscience que ce vaste marché économique s'accompagne d'une population approchant les 1,3 milliard d'habitants, et d’ici à 2050 la population africaine va aller à 9 milliards. Cette perspective démontre clairement le potentiel considérable qui s'offre à nos producteurs ».

La ministre de l'Investissement au Togo, Rose Kayi Mivedor, a souligné que le véritable défi qui se pose aujourd'hui est de déterminer si les pays opteront pour une approche compétitive ou plutôt axée sur la complémentarité.

« Je pense qu'un des éléments primordiaux réside dans la capacité des pays à identifier leurs avantages comparatifs, par rapport aux produits sur lesquels ils ont une bonne marge de manœuvre en termes de productivité. Cela permet à chaque pays de bien se positionner et qu'il y ait une complémentarité », a déclaré l’Honorable Mivedor.

« Un autre élément essentiel pour faciliter l'accès au marché c'est la disponibilité d'infrastructure ; il est impératif que les marchés puissent se connecter. Cette connectivité englobe l'ensemble des infrastructures routières, maritimes et aéroportuaires. »

« Un autre atout dont nous pouvons rapidement tirer parti, c'est la digitalisation. Lorsque nous abordons l'accès au marché, il s'agit de savoir quels pays ont besoin de quoi, quels pays ont des ressources disponibles, et quelles capacités de stockage peuvent être améliorées. Dans cette optique, la digitalisation offre la possibilité de mettre en place une plateforme d'échanges d'informations, permettant ainsi aux acteurs de communiquer et de répondre aux besoins réels de manière opportune. » dit-elle.

En évoquant son pays, le Togo, Rose Kayi Mivedor a réagi avec enthousiasme que : « Ça me fait plaisir que vous me demandiez de parler de mon pays, le Togo. Vous savez, le Togo est situé en Afrique de l'Ouest, avec un accès direct à la mer. Notre port, doté du tirant d'eau naturel le plus profond, nous positionne naturellement comme la porte d'entrée de l'Afrique de l'Ouest. Cela offre une voie d'accès cruciale pour des pays enclavés, notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso. De plus, nous jouons un rôle essentiel en tant que corridor de communication entre les pays côtiers, en passant par le Nigeria, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Ainsi, nous nous positionnons en tant que plateforme qui facilite le stockage des marchandises en vue de leur redistribution vers d'autres nations. De surcroît, notre port détient le record du plus grand site de transport de conteneurs EVP vingt pieds, atteignant la capacité de 2 millions de conteneurs. Nous n'avons rien à envier aux ports renommés tels que le port de Marseille. Au contraire, cette réalité nous confère la capacité d'offrir des solutions logistiques de premier plan pour favoriser le commerce à l'échelle intra-communautaire et intracontinentale. C'est ce positionnement que nous cherchons à capitaliser.

« Je suis persuadée que tous les pays se sont désormais engagés à poursuivre les Objectifs de Développement Durable (ODD) avec détermination. Parmi ces objectifs essentiels figurent la réduction de la pauvreté, la lutte contre la faim, l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire, ainsi que l'amélioration de la qualité de la nutrition », a-t-elle déclaré.

« Une institution comme AGRA joue un rôle essentiel en favorisant la collaboration entre les parties prenantes notamment les gouvernants, les investisseurs, les partenaires techniques et financiers, les agriculteurs, ou tous les acteurs impliqués. »

Concernant les mots-clés de la thématique, « Relancer", "Régénérer" et "Agir", l’Honorable Mivedor a noté que le terme "Agir" revêt une importance particulière. Elle a souligné que bien que de nombreuses sessions aient été consacrées à des discussions, il est grand temps de passer à l'action.

Elle a noté que selon la déclaration de Malabo, les pays se sont engagés à investir 10% de leur budget dans le secteur agricole, et il est désormais temps de traduire ces engagements en actions concrètes.

« Donc je pense que ce genre de forum nous permet également de voir ce que les autres pays font, les programmes qui marchent très bien et comment on peut s'en inspirer pour également les dupliquer chez nous », a-t-elle dit.

Ainsi, cet espace devient véritablement un lieu de rencontre essentiel où les différentes parties prenantes œuvrent ensemble en faveur de cette vision partagée, contribuant ainsi à renforcer la sécurité commune sur le continent.

Bamba Mafoumgbé (Source: K. Ali à Dar es Salaam, Tanzanie. )

 

Côte d’Ivoire// Agriculture- Sara 2023// Les préparatifs vont bon train

jeudi, 07 septembre 2023 10:52 Written by

Une rencontre relative à l’état d’avancement des travaux préparatoires de l’organisation du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (Sara) s’est déroulée le mardi 5 septembre 2023 au 24ème étage de la Caisstab au Plateau. Coulibaly Nouhoun, directeur de cabinet du ministère d’état, ministère de l’agriculture et du développement rural a présidé ladite rencontre.

« Point des activités préparatoires de l’organisation, passage en revue du programme, état d’avancement de l’organisation, prochaines étapes de l’organisation et orientations du directeur de Cabinet du Meminader », tels étaient les points clés de la réunion.
Pour Kouassi Kouakou André, commissaire général du Sara, tous les courriers d’invitations ont été adressés et les retours se font au fur et à mesure.« Les courriers ont été envoyés à 18 pays, les retours sont en train d’arriver au fur et à mesure. Tous les membres u gouvernements, les écoles à vocation agricole, des médailles (Commandeurs, Officiers et chevaliers dans l’ordre du mérite agricole) sont prévues pour les acteurs du monde paysan », a-t-il dévoilé.
Poursuivant, Comoé Kini Bernard, président du comité scientifique a affirmé que tous les programmes du Sara 2023 sont en train de se peaufiner. « Tous les discours ont été identifiés, le film institutionnel est prêt, les visites externes et internes sont organisées », a-t-il fait savoir.
A la suite du président du comité scientifique, le comité opérationnel a fait le tour sur l’état d’avancement de ses commissions et de ses sous-comités. « Nous sommes bien avancés. Les rencontres se tiennent. Toutes les interprofessionnelles se sont mobilisées. Nous sommes à pied d’œuvre », a indiqué la représentante du président du comité opérationnel.
En dépit de quelques difficultés rencontrées, la structure en charge de l’organisation a tenu à informer le directeur de Cabinet qu’elle est, à ce jour à 97% du taux de remplissage des chapiteaux sur le site qui doit abriter le Sara 2023.
Pour finir, Nouhoun Coulibaly, a exhorté tous les membres du Commissariat général, des comités scientifique et opérationnel à s’inspirer des éditions précédentes pour en retenir les points positifs. « Nous ne sommes plus aux étapes des brainstorming, il faut être dans la phase de réalisation de tout ce qui a été prévue. Les stratégies spécifiques doivent être exécutées, tous les ministères concernés doivent être informés de l’état d’avancement des activités qui leurs sont dédiées et impliquer toutes les régions du pays » a-t-il souhaité.
Le Sara 2023 aura lieu du 29 septembre au 08 octobre 2023 au parc des expositions d’Abidjan situé sur la route de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny.
Bamba M.

Sécurité alimentaire //Rapport sur l’état de l’agriculture en Afrique en 2023// 650 millions d'Africains n'ont pas d'accès économique ou physique à une alimentation suffisante.

mercredi, 06 septembre 2023 17:31 Written by

Le Rapport 2022 sur la situation de l'agriculture en Afrique (AASR23) a été lancé aujourd'hui avec le message que les répercussions de l'inaction ne se limitent pas à la faim et à la malnutrition, mais s'étendent aux domaines économique, social et environnemental, avec le potentiel de saper les progrès accomplis au fil des ans. La nouvelle étude souligne la nécessité de relever les défis qui affectent les systèmes alimentaires africains en tenant compte de la menace imminente que représente le changement climatique et des conséquences potentielles de l'inaction.inent threat posed by climate change, and the potential consequences of inaction.
Intitulé « Renforcer les systèmes alimentaires africains », le rapport AASR23 propose une exploration approfondie des vulnérabilités, des défis et du potentiel de transformation des systèmes alimentaires du continent. Ce rapport opportun se penche sur une compréhension holistique des complexités des systèmes alimentaires africains, des vulnérabilités socio-économiques au rôle central de la connaissance et de la technologie, tout en soulignant le besoin urgent d'un financement innovant.
« Ce rapport vise à montrer que le financement innovant n'est pas seulement un mot à la mode - c'est un outil essentiel pour le parcours de l'Afrique vers des systèmes alimentaires durables, résilients et inclusifs. Alors que le continent est confronté au double défi de la croissance démographique rapide et du changement climatique, la recherche de nouveaux mécanismes de financement sera primordiale pour façonner un avenir alimentaire prospère et sûr pour tous ses citoyens", a déclaré la présidente de l'AGRA, Dr Agnes Kalibata.  Les  travaux ont lieu  au Centtre de  conférence internationale Jiluis Nieyere  de Dar- Es-SAlam  en Tanzanie


Parmi les 50 indicateurs définis dans le cadre de l'initiative du compte à rebours des systèmes alimentaires, les pays d'Afrique subsaharienne obtiennent de moins bons résultats que la moyenne mondiale pour 32 indicateurs, principalement liés aux régimes alimentaires, à la nutrition et à la santé. En revanche, les pays d'Afrique subsaharienne obtiennent de meilleurs résultats que la moyenne mondiale pour les 18 indicateurs restants, notamment ceux relatifs aux émissions de gaz à effet de serre (GES) des systèmes alimentaires et à l'intégrité de la biosphère. Cette situation est accentuée par le fait que 650 millions d'Africains, soit 50 % de la population du continent, n'ont pas d'accès économique ou physique à une nourriture suffisante pour répondre à leurs besoins minimums chaque jour (BCG, 2021).
Bien que les gouvernements africains se soient engagés à tripler les échanges intra-africains de produits agricoles et de services d'ici 2025 dans le cadre de la déclaration de Malabo de 2014, cette aspiration est loin d'être réalisable, car ce type d'échanges continue de diminuer, passant d'un pic en 2013 à moins de 15 % en 2022. Toutefois, si elle est pleinement mise en œuvre, la zone de libre-échange continentale africaine ("AfCFTA") pourrait augmenter le revenu des ménages de 9 % d'ici à 2035, tout en sortant 50 millions de personnes de l'extrême pauvreté. L'Afrique pourrait voir les investissements directs étrangers augmenter de 111 % à 159 % dans le cadre de la l'AfCTA.
Le rapport propose une analyse approfondie des défis sous-jacents qui ont historiquement freiné le potentiel des vastes ressources naturelles du continent. Dans l'ensemble, malgré les progrès réalisés en matière de production, de transformation et de distribution des denrées alimentaires, d'importants défis et échecs persistent, ce qui se traduit par un état alarmant de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur l'ensemble du continent. Le rapport dévoile un réseau de défis à multiples facettes qui s'étendent de la production à la consommation. Bien que redoutables, ces défis appellent clairement une réponse concertée de la part des gouvernements, du secteur privé, des communautés et des individus.
« Les conclusions du rapport de cette année ne sont pas seulement un reflet des défis actuels, mais aussi une feuille de route pour les actions futures, guidant le continent vers des systèmes alimentaires où chaque Africain aura accès à des régimes alimentaires sains et durables », a déclaré le Dr John M. Ulimwengu, auteur principal du rapport.
Bamba Mafoumgbé ( Sercom)

 

sys bannière