Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

samedi 14 février 2026
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Agriculture

Agriculture (366)

Gontougo / Journée internationale des coopératives - Un investissement de 283 milliards Fcfa pour l'agropole Nord Est

jeudi, 25 septembre 2025 19:44 Written by

La journée internationale des coopératives (JICOOP) qui permet de célébrer la réussite issue de réformes audacieuses a eu lieu, le jeudi 25 septembre 2025 à Bondoukou. Et ce, en présence du ministre Siandou Fofana, représentant le Premier ministre, du ministre d'État en charge de l'Agriculture Kobenan Kouassi Adjoumani ainsi que le ministre gouverneur du Zanzan
Cette 103è édition de la JICOOP qui avait pour thème : « Les coopératives : promouvoir des solutions inclusives et durables à travers les coopératives, pour bâtir un monde meilleur », a été l'occasion pour le ministre Siandou Fofana* de saluer le leadership du ministre d'État Adjoumani. « Le projet agropole du Nord Est qui s'implante à Bondoukou par la volonté du président de la République, mais sur l'instigation du ministre d'État Adjoumani à un coût de 283 milliards Fcfa », a-t-il souligné puis d'ajouter : « D'ici un à deux ans, la Côte d'Ivoire sera le premier grenier de l'Afrique de l'ouest. Homme de terrain, le ministre d'État Adjoumani fait l'unanimité dans le milieu agricole et les partenaires techniques et financiers», a-t-il témoigné à la suite du Pco, André Kouassi Kouakou, par ailleurs, directeur des Organisations professionnelles agricoles (DOPA) qui a invité les sociétés coopératives à l'unité d'action.
Pour sa part,le ministre d'État, Kobenan Kouassi Adjoumani s'est réjoui de l'avènement de l'Agropole Nord Est. « Mon directeur de cabinet vient d'annoncer le chiffre de 283 milliards F pour la réalisation de l'agropole Nord Est. Merci pour tout ce qui est fait et pour ce qui va être fait. Merci au président de la République qui a mis à la disposition de notre région l'Agropole Nord Est qui va booster l'économie locale», a-t-il réagi avant de souligner que l'agropole Nord Est va permettre à la région du Gontougo de connaître un nouvel essor et aux populations d'améliorer leurs sources de revenus.
Puis, le ministre d'État Adjoumani a fait don aux sociétés coopératives de 1.000 tonnes d'angrais, 200 tricycles, des pulvérisateurs, des anglais bio et des semences. Son directeur de cabinet, Nouhoun Coulibaly, a fait une présentation sur l'évolution récente de l'agriculture ivoirienne et surtout des agropoles. Selon lui, à côté de l'Agropole Nord Est d'un coût de 283 milliards Fcfa, il y aura un agroparc pour appuyer le secteur agricole. Et ce sera, a-t-il poursuivi, 3.000 ha d'aménagement, 1.000 Km de piste, 2 centres d'agrégation, des hangars de regroupement, des unités de conditionnement et de conservation agricoles, un fonds dédié aux PME, un appui à l'incubation entre 500 à 1.000 jeunes. « L'agropole Nord Est de Bondoukou est un projet majeur. C'est le seul des 9 qui a mobilisé 283 milliards F», a-t-il soutenu. Rappelant que depuis 2020, la célébration de la Journée Internationale des Coopératives a connu une ascension remarquable. A noter que pour cette journée dédiée aux coopératives, il y a un chronogramme riche et diversifié, centré autour d’activités et d’actions qui illustrent la force de notre mouvement coopératif. Cette journée sera ponctuée de panels, d’expositions, de conférences, et de récompenses. À travers ces activités, la Côte d'Ivoire entend célébrer non seulement ses réussites, mais aussi son engagement à aller de l’avant ensemble. En parallèle de cette cérémonie, il a été institué une autre tradition importante : la Distinction des Organisations Professionnelles Agricoles Modèles (DOPAM). Cette initiative vise à honorer les meilleures coopératives des régions où la JICOOP a lieu, afin de féliciter les plus performantes et d’encourager les autres à suivre ces exemples de réussite. Cette année, la DOPAM se déroulera lors d'un dîner gala, et nous aurons le plaisir de distinguer les coopératives qui excellent dans leurs domaines.
Ayoko Mensah avec Sercom

Prix indicatif du Kg de cacao au Cameroun- Grosse inquiétude chez les producteurs camerounais, face aux fluctuations du marché national

jeudi, 25 septembre 2025 14:15 Written by

Au Cameroun, le prix du kilogramme de fèves cacao aux producteurs continue de chuter. Selon des informations disponibles sur le site Oncc, le prix du jour « au 25 Septembre 2025, le prix CAF du Kg était à 3719 Fcfa pendant que le prix FOB était à 3633Fcfa. Le minimum est de 2 800 Fcfa le Kg pendant que le Maximin est de 3 000Fcfa »
Le 24 du même mois, toujours selon le Oncc/Nccb Cameroun, le prix Caf était à 3680 FCFA KG. Le prix minimum était à Douala, à 2800Fcfa et le maximum à 3000Fcfa.
Selon la même source, 24 juin 2025, si le prix Caf à Londres pour le kg du cacao était 4651 Fcfa, à Douala, le FOB à 4551 Fcfa/Kg. Avec un prix minimum à 3400Fcfa le Kg contre 3800Fcfa dans la même localité.
Et pourtant, à l’ouverture de la campagne cacaoyère en cours, au Cameroun, le gouvernement avait laisser annoncer « des prix d’achat plus attractifs pour la saison 2025-2026 au Cameroun, à cause de la météo en Côte d’Ivoire » comme rapporté par le confrère Investir au Cameroun.
Au cours de la campagne 2024-2025 en cours, les prix aux producteurs camerounais restent élevés, a plus de 5000 Fcfa le kilogramme, du fait de la stagnation de la production ivoirienne par rapport à la précédente saison.
En l’espace de quelques mois, la réalité est là et implacable et les yoyos des prix au Cameroun avec l’annonce des prix politiques inquiètent les paysans. Là où les planteurs ivoiriens s’attendent à un prix bords et garanti très largement au-dessus des 2200Fcfa le Kg servi lors de la campagne intermédiaire. Certaines sources avancent au moins 2800Fcfa le Kg comme au Ghana voisin.
A noter qu’en Côte d’Ivoire, le prix du Kg bord champs pour la campagne principale 2025/2026 sera annoncé le 1er Octobre 2025, dans la mouvance des Journées nationales du Cacao et du Chocolat(Jncc) prévues au Parc des expositions d’Abidjan- Port Bouet. En présence du Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.
L’avis d’un expert - analyste basé à Douala achève de convaincre.
« Les planteurs sont enfumés avec des faux prix  CAF comme si c’était prix bord champs. C’est normal car depuis les planteurs sont furieux sur le terrain. Allez sur le terrain au Cameroun entendrez les planteurs se plaindre. Ensuite même les prix fixés par le gouvernement sont indicatifs il n’y a pas de contrôle. Du coup, les planteurs sont exposés aux tractations négatives. Mêmes les ventes groupées sont des volumes mini à peine 10tonnes ou moins. Bref de l’enfumage total »
Il faut donc arrêter de faire une comparaison entre le système commercialisation en Côte d’Ivoire, qui n’est certes pas parfait, mais offre plus de garanties au niveau du prix aux producteurs.
Le marché du cacao camerounais a une structure différente.
Au Cameroun, il y a un tout un autre système qui est une libéralisation totale. Contrairement à la Côte d’Ivoire, le Cameroun n’a pas de mécanisme de prix garanti et ne fixe pas de prix plancher garanti pour ses producteurs, ce qui signifie que les prix fluctuent davantage en fonction des forces du marché et des négociations entre producteurs et acheteurs.
Il est également à préciser que les prix fixés au Cameroun sont les prix export – FOB (Free on board) qui signifie que le vendeur fournit les marchandises sans frais de transport et assurance et CAF (Coût, Assurance Fret) qui signifie un prix à la frontière du pays importateur avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport dans le pays –, alors qu’en Côte d’Ivoire et au Ghana les prix sont fixés « bord champ ».
Officiellement, la dernière saison cacaoyère 2024/2025, au Cameroun a été marquée par une production record.« La production commercialisée a franchi, pour la première fois, la barre de 300 000 tonnes, passant de 266 710 tonnes à 309 518 tonnes entre les campagnes 2023-2024 et 2024-2025, soit une augmentation de 42 808 tonnes en valeur absolue et 13%(…) », indique une note du ministère camerounais du commerce.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Toumodi/Transformation locale de la noix de cajou- Robust international Côte d’Ivoire ouvre sa première usine à Oussou

mardi, 23 septembre 2025 07:57 Written by

La Cote d’Ivoire, lentement mais surement, la Côte d’Ivoire est en train d’accroitre sa capacité industrielle et transformation de transformation locale de ses produits agricoles, notamment l’anacarde. Le Premier ministre, Robert Beugré Mambé a dans ce sens, procédé, le lundi 22 septembre 2025, à Oussou, dans le département de Toumodi, à l’ouverture officielle de l’usine Robust international CI, sur l’autoroute du nord, après du poste à péage de Singrobo.
D’un coût global de 15 milliards de Fcfa, cette infrastructure vient réaffirmer la volonté de l’Etat de passer d’une économie de production à une économie d’exportation notamment des matières brutes, tout en créant de la valeur ajoutée locale. Bâtie sur une superficie de six hectares, à proximité de l’autoroute du nord, ce projet vient renforcer l'employabilité dans le pays, avec la création d'au moins 1 000 emplois directs et indirects. Du concret et du palpable en vue de la consolidation des acquis de la politique l’autonomisation des femmes et des jeunes qui, à l’occasion ont effectué nombreux le déplacement.
« Pour le président Alassane Ouattara, ce qui compte d'abord c'est le bien-être de la population en leur permettant d'avoir des productions agricoles, de transformer ces productions agricoles et de stabiliser les emplois en permettant aux jeunes et aux femmes de travailler », a déclaré le Premier ministre Beugré Mambé. A l’endroit des investisseurs, le chef du gouvernement a dit ses remerciements pour avoir faire confiance à la Côte d’Ivoire.
À la tribune et avant le Premier ministre, à l’occasion de cette cérémonie d’inauguration, le ministre de l’industrie et du commerce, Souleymane Diarrassouba et le ministre d’Etat, Kobenan Adjoumani n’ont pas manqué de féliciter, le Dg du Conseil du coton, anacarde, Mamadou Berté, pour toutes les initiatives qu'il multiplie pour développement de la filière anacarde. Le taux de transformation locale de l’anacarde en Côte d’Ivoire, est de plus de 36, 2%, près de 18 000 emplois directs, dont 66% occupés par des femmes.

 


Transformation de 50% de sa production d'ici à l’horizon 2030.
« Les projections sont encore plus ambitieuses, d'ici 2030, ce chiffre devrait dépasser 35 000 emplois directs, avec l'installation d'une vingtaine de nouvelles unités industrielles, en plus de la quarantaine déjà opérationnelle locale », a-t-il révélé. A dit le ministre d’Etat Adjoumani.
Avec ces actions, annonce-t-il, les capacités de transformation passeront de plus de 600 000 tonnes en 2025 à plus de 800 000 tonnes en 2030. Tandis que la valeur des exportations des amandes devrait alors dépasser 400 milliards de Fcfa, contre 210 milliards en 2024.
La ministre-gouverneure du District des Lacs, Raymonde Goudou Coffie s’est réjouie du choix du département de Toumodi pour abriter cette importante infrastructure. Elle a noté que celle-ci constitue une belle opportunité d’emploi non seulement pour les jeunes de la région ceux des localités environnantes.
Pour sa part, Naarayan Raaghavan, Pca de Robust international, a exprimé sa gratitude à l’état ivoirien pour toutes les facilités offertes dans la réalisation de ce projet.
« Ce projet représente bien plus que des machines. Il incarne une opportunité de transformation humaine et sociale. Nous croyons en l’humanité et voulons faire des femmes et des jeunes les piliers du développement de cette usine », a-t-il déclaré.
Premier producteur mondial de l’anacarde, la Côte d’Ivoire met en place des zones agro-industrielles et des mesures incitatives pour stimuler ce secteur.
Bamba Mafoumgbé, envoyé spécial à Oussou Toumodi

Côte d’Ivoire/Odienné- Un pisteur condamné pour tentative d’exportation illicite de noix de cajou

dimanche, 14 septembre 2025 22:10 Written by

Le Tribunal de première Instance de Korhogo, section d’Odienné, a rendu, le 24 juillet 2025, un jugement par défaut contre L. D., pisteur de 41 ans, originaire de Sémé (sous-préfecture de Mahandiana-Sokourani). Il était poursuivi pour tentative d’exportation illicite de produits agricoles soumis à agrément, en l’occurrence plus de 30 tonnes de noix de cajou vers le Mali. A appris, Afrikchallenges.info, ce 14 Septembre 2025, des services du Conseil du coton et anacarde.

Les faits, selon nos sources, remontent au 15 juin 2024, lorsque les gendarmes du poste frontalier de Goueya ont intercepté un camion chargé de noix de cajou et destiné au Mali. Le conducteur a affirmé agir pour le compte de “D.”, lequel ne disposait d’aucun agrément valable pour exporter ce produit stratégique. L’enquête a confirmé que les documents présentés étaient irréguliers et que l’opération visait à contourner la réglementation en vigueur.
Après plusieurs renvois d’audience, l’affaire a été jugée le 3 juillet 2025 en l’absence du prévenu. Le tribunal a requalifié les faits en tentative d’exportation illicite et l’a reconnu coupable. En répression, L. D. a été condamné à 12 mois d’emprisonnement ferme et à une amende d’un million de francs Cfa. Le tribunal a également ordonné la confiscation du produit saisi au profit du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, ainsi que la privation de ses droits civiques pendant dix ans. Enfin, le jugement sera publié par voie de presse.

Ce verdict illustre la volonté des autorités ivoiriennes de lutter fermement contre la commercialisation et l’exportation frauduleuses des produits ivoiriens et la noix de cajou en particulier, un secteur stratégique pour l’économie nationale. Il met également en lumière le rôle déterminant du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, qui, avec l’appui sans faille de l’État de Côte d’Ivoire, œuvre quotidiennement à protéger la filière, à assurer l’équité entre les acteurs et à défendre le bien-être et le bonheur des producteurs.

Bamba Mafoumgbe
Légende photo : Une vue des véhicules du convoi frauduleux saisi( Ph : Sercom Cca)

Prochain sommet mondial sur l’investissement dans le coton et les textiles - L’ambassadeur Aly Touré rencontre les acteurs en Suisse

mercredi, 03 septembre 2025 20:55 Written by

Le sommet mondial sur l’investissement dans le coton et les textiles organisé par le Comité Consultatif International sur le Coton (ICAC) qui se tiendra en Côte d’Ivoire en 2026. En attendant, SEM Aly Touré Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base, a effectué une mission à Genève (Suisse) en vue de rencontrer des acteurs mondiaux de la chaîne de valeur du coton.
Dans ce cadre, diplomate Ivoirien a rencontré M. Nick Weatherill, Chef de la direction de Better Cotton initiative qui est la principale initiative mondiale de développement durable pour le coton et le plus grand programme de développement durable du coton au monde
La mission de cette organisation est d’aider les communautés cotonnières à survivre et à prospérer, tout en protégeant et en restaurant l’environnement.
M. Nick Weatherill anciennement Directeur Exécutif de l’International Cocoa Initiative a piloté les efforts visant à mettre en place des solutions efficaces et évolutives pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement du cacao.
Il connaît bien la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao.
Ensuite, cap a été mis sur le Centre de Commerce International (ITC) en vue d’explorer la possibilité d’une collaboration pour cet important évènement que la Cote d’Ivoire s’apprête à accueillir.
A cet effet, une séance de travail a eu lieu entre l’émissaire Ivoirien et Monsieur Sadiq Syed, Gestionnaire de programmes à ITC.
Au sortir de ces deux rencontres, le diplomate ivoirien est sorti satisfait des échanges avec ses interlocuteurs.
AYOKO MENSAH

Organisations internationales des produits de base - Le Représentant permanent de la Côte d'Ivoire reçu par l’ambassadeur de la République du Honduras au Royaume-Uni

vendredi, 29 août 2025 17:10 Written by

Dans le cadre des assises statutaires de l’Organisation internationale du Café (ICO) qui se tiendront du 13 au 17 Octobre 2025 à San Pedro Sula (Honduras), SEM Aly TOURE, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations Internationales des Produits de Base a été reçu en audience le Jeudi 28 Aout 2025 à Londres par Sem Ivan Romero Martinez, Représentant du Honduras à l’OIC, ambassadeur de la République du Honduras auprès du Royaume Uni d’Angleterre, par ailleurs Doyen du Corps Diplomatique au Royaume-Uni. Rapporte une note à la presse des services de l’ambassadeur Aly TOURE.
Selon cette note, SEM Aly TOURE a remercié son hôte et indiqué être venu échanger avec lui sur la prochaine session du Conseil et des organes subsidiaires de l’Organisation Internationale du Café.
En effet, le Honduras accueillera la prochaine session du Conseil de l’OIC du 13 au 17 Octobre 2025 à San Pedro Sulasous la présence effective de SE Madame Xiomara Castro Samiento, Présidente de la République du Honduras
Le diplomate Ivoirien, représentant de la Côte d’Ivoire auprès de l’OIC, par ailleurs porte-parole des pays africains producteurs de Café au sein de l’OIC et président du Comite des Finances de la faitière mondiale du café, a jugé utile d’échanger avec le Chef de la Mission diplomatique du Honduras au Royaume-Uni eu égard à sa vaste expérience diplomatique ainsi que dans le domaine du Café
Les deux personnalités ont échangé sur le projet de budget 2024/2025, la situation du Marché, ainsi que le renouvellement des Organes de l’Organisation sans oublier les programmes de durabilité de la filière
Après avoir félicité les autorités du Honduras pour les dispositions prises en amont de la session du Conseil, l’Ambassadeur Aly TOURE a offert à son hôte du chocolat made in Cote d’Ivoire et reçu en retour du Café du Honduras.
Ayoko Mensah avec Sercom

Opération « VERROU 322 » - Un rempart contre la contrebande des produits agricoles

jeudi, 28 août 2025 22:55 Written by

Lancée en octobre 2024, l’opération « VERROU 322 » vise à protéger les filières stratégiques de la Côte d’Ivoire que sont le café, le cacao, le coton et l’anacarde contre la contrebande. L’information a été donnée le jeudi 28 août 2025, à l’Hôtel des armées, au camp Gallieni au Plateau.
Selon une note disponible sur la page facebook des armées, FACI-Forces Armées de Côte d’Ivoire, le Chef d’Etat major  général des armées,  le  Général  de corps d’armée,   Doumbia Lassinan, Doumbia Lassinan, « grâce à la mobilisation conjointe des Forces de Défense et de sécurité, des administrations partenaires et des acteurs agricoles, plusieurs réseaux ont été démantelés, des axes de fuite maîtrisés et les frontières mieux sécurisées ».
Le déploiement de cette opération a permis de sécuriser les frontières, d’assainir les circuits de commercialisation et de soutenir la production nationale, en particulier dans les zones frontalières et celles fortement exposées aux trafics.
Cette dynamique renforce la confiance des acteurs agricoles et contribue à la préservation des intérêts économiques stratégiques de la Côte d’Ivoire.
Toutefois, ajoute la note, « la mise en œuvre des recommandations issues des leçons tirées et des difficultés rencontrées viendra consolider les acquis de l’opération et amplifier son impact. Elle contribuera durablement à la sécurisation des filières sensibles et au développement économique et social de la Nation. »
L’opération saluée dans la filière coton anacarde
Dans un entretien accordé à un confrère de la place, le 15 Juillet 2025, il y a quelques mois, M. Berté Mamadou, le Dg du Conseil coton et anacarde, tout en saluant cette opération, a dit : « Nous allons reconduire l’opération de sécurisation de nos frontières »
Non sans dresser un bilan positif dudit dispositif
Selon le confrère abidjan.net, le Conseil coton anacarde qui gère la filière en Côte d’Ivoire avait à la date indiquée plus haut, déjà enregistré l’achat de 1,390 millions de tonnes de noix brutes de cajou à fin juin contre 944, 000 tonnes au cours de toute la saison 2024, grâce à une absence totale de contrebande.
Selon le Cca chaque année, ce sont entre 200,000 et 250,000 tonnes de noix brutes de cajou qui traversent illégalement les frontières ghanéennes et burkinabés où les prix ont toujours été beaucoup plus élevés qu’en Côte d’Ivoire.
« A fin Juin, nous étions à 1,390 millions de tonnes de noix brutes de cajou réceptionnés dans les ports pour cette saison. C’est au-delà de nos espoirs parce que nous nous étions fixés pour objectif d’atteindre 1,150 millions à cause de la contrebande à nos frontières. » a déclaré le directeur général Berté Mamadou qui s’en félicite.
« Pour la première fois depuis très longtemps, aucun camion de transport de chou n’a pu traverser la frontière du Ghana et du Burkina. » a- t-il ajouté
Cependant, cette saison 2025, le prix bord champ de la noix brute de cajou en Côte d’Ivoire a été largement plus élevé qu’au Burkina et assez proche de celui du Ghana.
Par ailleurs, le Cca a accentué et durci la lutte contre le trafic et la contrebande de cajou aux différentes frontières Est et Nord de la Côte d’Ivoire. Ce qui a contribué à mettre fin à cette pratique. Une unité de gendarmerie a été financée et équipée pour mener des opérations de contrôles et de surveillance ciblées envers les personnes reconnues comme étant des trafiquants.
De l’avis de Mamadou Berté, le succès de cette opération cette année, encourage le régulateur à reconduire une telle opération pour les prochaines années. Depuis le 02 octobre 2024, sous la conduite du chef d’État-major des armées, Lassina Doumbia, les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et les corps paramilitaires conduisent l’opération « Verrou 322 » pour lutter contre la fuite des produits agricoles de rente.
Bamba Mafoumgbé
Légende photo : Le Gal Doumbia Lassinan, chef d’Etat- major des armées et le Dga du Conseil café cacao lors de la rencontre( Ph : FACI)

Sara2025. Patrick Achi au stand du Conseil du Coton et anarcade

lundi, 26 mai 2025 14:09 Written by

Depuis le vendredi dernier, le Parc des Expositions d’Abidjan- Port Bouet vibre au rythme de la 7e edition du Salon international de l’agriculture et des ressources animals( Sara). En plus des rencontres d’échanges et les panels, les stands des différents exposants reçoivent la visite de simples visiteurs comme des personnalités de marque. Présent à la cérémonie d’ouverture, l'ancien Premier ministre Patrick Achi était au stand du Conseil du Coton et anacarde. Où, il a été accueilli par le Dg Beté Mamadou, ses collaborateurs. Patrick Achi a profité de l’occasion, pour lui de découvrir les trésors qu’ offre l’anacarde à travers une série de dégustations savoureuses réalisées sur place. L'ancien premier ministre i a pu apprécier la diversité et la qualité des produits à base d’anacarde, une véritable fierté pour la Côte d'Ivoire.
Légende photo: L’ancien Premier ministre Patrick Achi, sur le stand du Conseil du coton et anacarde
B. M

Salon international de l'agriculture et des ressources animales d'Abidjan (Sara) 2025- Le Gouvernement ivoirien annonce un guichet spécial pour les jeunes porteurs de projets

samedi, 24 mai 2025 08:57 Written by


C’est parti pour dix jours d’exposition de savoir-faire d’échanges sur le monde agricole ivoirien, des décideurs ivoiriens et des partenaires techniques financiers(Ptf). C’est au Parc des exposions d’Abidjan- Port Bouet, à l’occasion du Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan(Sara).
La 7e édition a été ouverte le 23 Mai 2025, par le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé, qui a présidé, le vendredi 23 mai 2025, au Parc des Expositions d'Abidjan Port-Bouët, la cérémonie officielle d'ouverture de la 7ème édition du Salon international de l'Agriculture et des Ressources animales d'Abidjan (Sara) qui prend fin le 1er juin 2025. Pour le commissaire général Kouassi Kouakou André, environ 500 mille visiteurs y sont attendus et plus de 1000 exposants.
Le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières a faire une annonce forte : la création d’un Guichet de financement doté de 1,5 milliard de francs Cfa, entièrement dédié aux jeunes porteurs de projets agricoles. Une initiative phare qui place la jeunesse au cœur de la modernisation du secteur agricole ivoirien.
Ce guichet, mis en place en collaboration avec le Ministère de la promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique, vise à soutenir les jeunes entrepreneurs en agriculture, encourager l’innovation, stimuler la création d’emplois durables et accélérer la transition vers une agriculture plus productive et technologique. « Nous avons voulu innover en offrant une opportunité concrète à la jeunesse entrepreneure », a déclaré le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, lors de la cérémonie d’ouverture.
Le ministre Adjoumani a également dressé un bilan éloquent des performances agricoles ivoiriennes de la dernière décennie. Grâce au Programme national d’investissement agricole (Pnia 2), les cultures vivrières comme le riz paddy, le manioc et le maïs ont doublé leurs volumes de production, tandis que la banane plantain a enregistré une croissance de 50 %. Les cultures d’exportation telles que le coton, le cacao et le café affichent également des progressions remarquables.
La Chine, modèle et invitée d’honneur
Invitée d’honneur de cette édition, la Chine a été saluée comme un modèle d’efficacité agricole. Avec seulement 10 % de terres arables, le pays nourrit 1,4 milliard de personnes et exporte des excédents. Le ministre Adjoumani a exprimé la volonté de renforcer la coopération sino-ivoirienne au-delà du projet rizicole de Guiguidou, actuellement en cours à Divo.
Malgré les progrès, le ministre Adjoumani a souligné les défis persistants, notamment la souveraineté alimentaire et les pertes post-récolte, qui peuvent atteindre 30 %. Il a insisté sur la nécessité d’une transformation agro-industrielle forte pour répondre à la croissance démographique et aux bouleversements climatiques.

Pour le Premier ministre Robert Beugré Mambé qui représentait le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, avant de préciser :
« Votre mobilisation de ce jour, combinée avec la diversité des expériences et la convergence sur le rôle de l'agriculture moderne dans nos économies et nos sociétés augurent du succès de cette septième édition. Ensemble, nous sommes venus pour gagner, aller ensemble à la conquête des marchés du monde », a dit Robert Beugré Mambé aux participants.
Le Premier ministre a également félicité le ministre d'État, ministre de l'Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani dont l'engagement et la conviction pour le secteur agricole et la force d'appréciation et l'acharnement au travail ont permis de faire du Sara un rendez-vous de très grande importance.
Il a profité de l'occasion pour traduire ses vifs et sincères remerciements à la forte délégation conduite par le vice-ministre chinois de l'agriculture et des Affaires rurales, Zhang Xingwang.
« La Chine est l'un des champions du monde en matière d'agriculture au regard du dynamisme de son système agricole et de l'intégration de nouvelles technologies dans la pratique agricole », a-t-il relevé. Non sans saluer la bonne coopération entre la Côte d'Ivoire et la Chine.
C'est en 1997 qu'a été institué le Sara dont les ministères des Ressources animales et halieutiques ; de l'Environnement, du développement durable et de la Transition écologique, et des Eaux et Forêts sont co-organisateurs. On notait à cette cérémonie la présence d’une forte délégation gouvernementale et d’anciens Premiers ministres : Jeannot Ahoussou Kouadio et Patrick Achi. Sans oublier les présidents d’institutions dont Kandia Kamissoko. Ces derniers ont visité plusieurs stands dont ceux du Conseil coton anacarde et du groupe énergétique et pétrolier ENI
Bamba Mafoumgbé
Légende photo : Le Premier ministre ; ministre des sports et du cadre de vie, Robert Beugré Mambé, des membres de son gouvernement et des ministres d’Etat conseillers à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire

7ème édition du Salon international de l'agriculture et des ressources animales (Sara)- La Cédéao signe sa deuxième participation à ce rendez-vous agricole ouest-africain

samedi, 24 mai 2025 08:50 Written by

Acteurs et partenaires du secteur agrosylvopastoral et halieutique sont réunis du 23 mai au 1er juin 2025 à Abidjan pour la 7ème édition du Salon International de l'Agriculture et des Ressources Animales d'Abidjan (SARA) qui a été officiellement ouverte par le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, Beugré Mambé au Parc des Expositions d'Abidjan-
Invitée à ce rendez-vous agricole par le Gouvernement de Côte d’Ivoire, la Délégation de la Cédéao est conduite par Mme Massandjé TOURE-LITSE, Commissaire aux affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la Cédéao. Au sein du pôle « Institutionnels et sponsors », la Cédéao partage avec le public ses acquis dans le domaine agricole à travers l’animation d’un stand et l’organisation de onze side-events.
Placée sous le thème : « Quels systèmes de transformation agro-alimentaire pour la souveraineté alimentaire en Afrique ?”, la 7ème édition du Sara est une plateforme de rencontres et d'échanges d'expériences entre les acteurs des secteurs agricoles, des ressources animales et halieutiques en Afrique de l'Ouest. Il apparait comme un événement majeur du monde agricole en Afrique de l’Ouest et constitue une opportunité de visibilité, d’établissement de contacts, de partage d’expériences et de lobbying à travers ses visiteurs, les investisseurs nationaux et internationaux, les pays représentés, les professionnels et les différents exposés dans les stands.
Participant pour la deuxième fois au Sara après l’édition de 2023, la Cédéao vise à accroître sa visibilité et sensibiliser sur les politiques et initiatives de la Cédéao en matière d’intégration régionale, en lien avec l’agriculture tout en promouvant les initiatives régionales en lien avec les systèmes de transformation agricole pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
La Cédéao au Sara fera un bilan de la mise en œuvre de sa Politique agricole (ECOWAP) au cours des 20 dernières années, une occasion de valoriser les résultats des programmes et projets contribuant à la mise en œuvre de ladite Politique comme l’a souligné Mme la Commissaire aux affaires économiques et à l’Agriculture de la Cédéao : « Notre présence à cet événement majeur traduit la volonté politique forte de la Cédeao d’accompagner les États membres dans la transformation durable de leurs systèmes agricoles et alimentaires. Elle illustre aussi notre détermination à faire de l’agriculture un moteur de développement économique, de création d’emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes, et un levier essentiel de sécurité alimentaire et nutritionnelle ».
« Piloter l'agenda de la souveraineté alimentaire en Afrique de l'Ouest : 20 ans de mise en œuvre de l'ECOWAP » est le thème de la deuxième participation de la Cédéao au Sara. À travers des expositions, panels de haut niveau et événements parallèles, la Direction de l’agriculture et du développement rural de la Commission de la Cédéao, l’ Agence régionale pour l’agriculture et l’alimentation (ARAA), le Centre régional de santé animale (CRSA) et leurs partenaires techniques et financiers, mettront en lumière les efforts déployés pour garantir la sécurité alimentaire, nutritionnelle, la résilience climatique et la durabilité des systèmes agricoles, en phase avec les ambitions de souveraineté alimentaire du continent.
Bamba Mafoumgbé avec sercom
Légende photo : Une vue du stand de la Cédéao au Sara2025 (Ph : Cédéao)
Sara2025- AGL, partenaire logistique des fruitières agricoles participe à l’évènement

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