Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

samedi 7 mars 2026
sys bannière
Agriculture

Agriculture (396)

Pour booster la filière cajou- Le Conseil coton anacarde karité et The Andersons scellent un partenariat majeur

lundi, 08 décembre 2025 15:54 Written by

Bonne nouvelle : le Conseil coton anacarde karité vient de frapper encore un grand coup. A Kansas City (Missouri, USA), le 4 décembre 2025, la filière cajou ivoirienne franchit une nouvelle étape stratégique. Ce à travers la signature d’une convention de partenariat entre le Conseil coton anacarde Karité et la société américaine The Andersons. Selon une note à la presse, cet accord vise à renforcer la commercialisation internationale de la noix de cajou produite en Côte d’Ivoire et à améliorer durablement les revenus des producteurs.
Acteur mondial majeur du commerce agricole, The Andersons expédie chaque année plus de 750 000 tonnes de marchandises vers divers marchés internationaux. Classée 15ᵉ exportateur en conteneurs en 2021 par le Journal of Commerce et 2ᵉ plus grand exportateur américain de grains et d’oléagineux, l’entreprise est reconnue pour son expertise logistique et commerciale. Sa collaboration avec la Côte d’Ivoire traduit ainsi un engagement fort envers la valorisation de la filière anacarde.
Pour M. Mamadou BERTE, Directeur général du Conseil coton anacarde karité, cet accord constitue « une avancée décisive » pour un pays déjà premier producteur mondial de noix brutes de cajou. Il souligne que ce partenariat permettra d’assurer un débouché fiable aux produits ivoiriens et de garantir des prix plus avantageux aux producteurs, renforçant ainsi la stabilité de leurs revenus.
L’un des points clés de cette convention repose sur la fourniture de plus de 100 000 tonnes de noix brutes de cajou à The Andersons pour la campagne 2026. Ce volume stratégique illustre la volonté du Conseil coton anacarde karité d’optimiser sa politique de commercialisation et de conforter la place du pays sur le marché mondial du cajou.
En s’engageant dans cette collaboration structurante, le Conseil confirme son ambition de protéger les intérêts des producteurs, de stimuler la compétitivité de la filière et de favoriser une croissance durable.
Si les projections se concrétisent, cet accord pourrait marquer un tournant majeur pour l’anacarde ivoirien et renforcer davantage l’influence du pays sur la scène internationale.
Bamba Mafoumgbé

67e Session du Conseil international du sucre à Londres- L’ambassadeur Aly Touré élu Vice-président de la faitière mondiale

lundi, 01 décembre 2025 18:11 Written by


L’Organisation Internationale du Sucre (OIS) s’est réunie à Londres, Royaume-Uni, à l’occasion de la 67ème session du Conseil, du 27 au 28 novembre 2025, et était présidée par M. Edgar Herrera (Costa Rica). Rapporte une note à la presse. L’OIS est un organisme intergouvernemental, créé en 1968, pour administrer les différends Accords Internationaux sur le Sucre, dont le dernier en date est l’Accord International de 1992. Son rôle est de promouvoir le commerce et la consommation du sucre, suivre l’évolution du marché sucrier mondial et encadrer les politiques sucrières nationales. Basée à Londres, l'Organisation Internationale du Sucre compte 85 Etats Membres qui représentent 85% de la production mondiale de sucre, 64% de la consommation mondiale de sucre, 93% des exportations mondiales et 37% des importations mondiales.
La délégation Ivoirienne qui était conduite par l’Ambassadeur Aly Touré, Représentant permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations internationales des Produits de Base, participe de façon active aux réunions de l’OIS, dont elle est membre depuis le 23 mars 1993.
Après avoir été élu président du groupe de travail sur le développement de l’industrie sucrière en Afrique en novembre 2022 et président du Comité de sélection du prochain Directeur exécutif de l’Organisation internationale du Sucre en juillet 2025, l’Ambassadeur Aly Touré (Côte d'Ivoire) vient encore de bénéficier de la confiance de la faitière mondiale du sucre.
En effet, sur proposition de l’Ambassadeur Jose Augusto Andrade (Représentant Permanent du Brésil à l’OIS (1er Producteur mondial de sucre) suivie de Sem Ivan Romero (Ambassadeur du Honduras au Royaume-Uni et Doyen du Corps Diplomatique), Sem Aly Touré (Côte d'Ivoire) a été élu à l’unanimité des membres du Conseil, Vice-président du Conseil pour l’année 2025-2026 et membre du Comité Administratif.
C’est le lieu d’indiquer que c’est la deuxième fois que le diplomate Ivoirien va jouer un rôle de premier plan dans cette organisation (2018-2019 vice-présidence du Conseil et 2019-2020 présidence du Conseil).
Dans le cadre de la durabilité de cette spéculation, il est bon de noter que depuis 2021, le gouvernement ivoirien a adopté un nouveau cadre règlementaire au travers d’un contrat-plan d’une durée de cinq (5) an signé entre l’Etat et les sociétés sucrières, un programme ambitieux en vue de parvenir non seulement à l’autosuffisance en sucre, mais aussi de garantir des prix compétitifs pour les industriels de seconde transformation et les ménages dans le cadre de la lutte contre la vie chère.
La Côte d'Ivoire entend profiter des expériences réussies de développement durable du secteur sucrier des autres Membres, ainsi que des opportunités de coopération offertes et facilitées par l’OIS.
Ayoko Mensah

Retrait tarifaire annoncé par Washington- Une bonne nouvelle pour les producteurs africains de cacao

jeudi, 27 novembre 2025 11:47 Written by


La nouvelle est certainement bonne. L'administration Trump a opéré ce mois de novembre 2025 un virage aussi inattendu que stratégique en supprimant les droits de douane imposés quelques mois plus tôt sur le cacao et plusieurs produits agricoles. Selon le confrère Sikkafinances qui rapporte l’information, derrière cet ajustement tarifaire, décidé rétroactivement au 13 novembre, se joue une recomposition des équilibres commerciaux entre les États Unis et les grands exportateurs africains, dans un contexte mondial de tensions inflationnistes et de fragilisation des chaînes d'approvisionnement.

En effet, ajoute la source, le décret signé le 14 novembre modifie les tarifs réciproques instaurés en avril, dont le taux de base de 10% pouvait grimper à 40 selon les pays ciblés. Présentée comme un instrument de réduction des déficits commerciaux, cette politique avait rapidement suscité un tollé chez les industriels américains. Les prix du chocolat et du café s'envolaient, alimentant une inflation déjà élevée, au moment même où les géants agroalimentaires alertaient sur l'alourdissement de leurs coûts. The Hershey Company anticipait 180 millions de dollars soit plus de 90 milliards de Fcfa, de charges additionnelles, tandis que Mondelez International réclamait un allègement immédiat.

Le cacao n'étant pas produit en quantités suffisantes aux États Unis, hormis une production marginale à Hawaï, il a été requalifié comme produit indisponible sur le marché domestique. Une liste élargie incluant café, thé, épices ou fruits tropicaux a également été exemptée, actant la nécessité de sécuriser l'approvisionnement alimentaire du pays. Cette décision traduit un infléchissement politique assumé, sans renier pour autant la rhétorique protectionniste de l'administration Trump.

Le Ghana est l'un des principaux gagnants de ce revirement. Deuxième producteur mondial, le pays exporte chaque année près de 78 000 tonnes de fèves de cacao vers les États Unis. Avec un prix spot avoisinant 5 300 dollars la tonne, la levée des 15% de droits de douane représente une bouffée d'oxygène estimée à 60 millions de dollars pour les finances ghanéennes. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a salué le 24 novembre dernier une évolution positive qui s'étend également au cacao semi transformé, aux noix de cajou et à plusieurs produits tropicaux.

Que dit Abidjan ?

Au niveau du premier producteur mondial, c’est- à- dire la Côte d'Ivoire devrait également tirer profit de la mesure, même si les estimations n'ont pas encore été quantifiées. Dans un contexte de récoltes perturbées par le changement climatique et de prix d'achat aux planteurs historiquement élevés pour la campagne 2025-2026, cette ouverture commerciale représente un soulagement pour les finances publiques. Elle consolide aussi l'influence des deux géants ouest-africains au sein des négociations internationales sur la rémunération des cacaoculteurs. Pour Maurice Sawadogo , entrepreneur agricole à Ebilassokro dans l’Indénié Djuablin, il s’agit là d’une bonne décision pour la Côte d’Ivoire , premier pays producteur mondial de fèves de cacao , qui est engagée depuis quelques années dans une politique de diversification des destinations de sa production à l’export.

Outre les producteurs africains et latino-américains, les consommateurs américains figurent parmi les grands gagnants du retrait tarifaire. Les prix du chocolat, qui avaient bondi de 40% en 2025, devraient se stabiliser grâce à la baisse des coûts d'importation.

B. M

Le PDC2V redonne vie au CNRA de Bouaké - Un souffle nouveau pour la recherche agricole ivoirienne

mardi, 25 novembre 2025 19:48 Written by


Dans sa volonté de faire du vivrier le pilier de la souveraineté alimentaire nationale, le Projet de Développement des Chaînes de Valeurs Vivrières (PDC2V) poursuit ses actions structurantes à travers tout le pays. Soutenu par l’État de Côte d’Ivoire et financé par la Banque mondiale, le projet œuvre à renforcer les capacités de production, de transformation et de recherche au service des filières vivrières.
C’est dans ce cadre que le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) de Bouaké bénéficie d’un appui conséquent pour sa réhabilitation et sa modernisation.

Des infrastructures modernes pour une recherche de pointe
Sur le site de la Station de Recherche sur les Cultures Vivrières (SRCV) du CNRA de Bouaké, la transformation est spectaculaire. Un bâtiment R+3 ultramoderne est en cours d’achèvement, tandis qu’un bâtiment R+1, entièrement réhabilité, abritera prochainement la direction régionale du CNRA.
Ces travaux, entièrement financés par le PDC2V, s’accompagnent du bitumage de près de 3 kilomètres de voirie interne, de la mise en place d’un système d’éclairage public, de l’installation d’un nouveau système d’irrigation moderne et de la clôture complète du site, étendu sur plus de 100 hectares.
Le projet prévoit également un équipement scientifique de dernière génération pour les laboratoires, redonnant au centre toute sa vitalité après plusieurs années de dégradation.
La Station de Recherche sur la Pêche Aquacole et Continentale (SRPAC) du CNRA Bouaké situé dans le village de Kongodékro, bénéficiera d’une réhabilitation complète avec l’équipement de matériel de dernière technologie. Matériel déjà acquis en attendant le début des travaux, prévu pour le début de décembre 2025. Plus de 2,5 milliards de francs CFA sont consacrés à la réhabilitation et à l’équipement de cette station de référence.
Pour les chercheurs, c’est un véritable renouveau.
« Ces nouvelles infrastructures changent complètement notre cadre de travail et redonnent espoir à toute la communauté scientifique », se réjouit le Dr Essis Brice, chercheur au CNRA.
« C’est une renaissance pour la recherche agronomique ivoirienne. Ça sera un bon de 50 ans dans la vie du CNRA »

Des laboratoires de haut niveau pour renforcer la souveraineté scientifique
Le nouveau bâtiment du CNRA de Bouaké abritera plusieurs laboratoires de recherche de pointe destinés à appuyer la productivité agricole nationale.
Parmi eux, un laboratoire Défense des cultures, consacré à la lutte contre les maladies, insectes et nématodes touchant les plantes vivrières, ainsi qu’un laboratoire d’amélioration génétique pour la création et la sélection de nouvelles variétés performantes.
Un laboratoire de cultures in vitro (CIV) permettra d’assainir les plantes infectées par des virus et de préserver les ressources génétiques locales, tandis qu’un laboratoire d’agronomie et de physiologie végétale viendra renforcer la compréhension du fonctionnement des plantes afin d’optimiser les rendements.
« Grâce aux équipements fournis par le PDC2V, nos capacités d’analyse et d’expérimentation seront multipliées. Le CNRA de Bouaké sera désormais un centre de référence en Afrique de l’Ouest », affirme le Dr Essis Brice.

Un centre qui renaît après des années difficiles
Durant les années de crise, le CNRA de Bouaké a subi de lourds dégâts : laboratoires détruits, matériels perdus, bâtiments devenus inadaptés.
Malgré ces épreuves, les chercheurs ont maintenu leurs activités avec des moyens limités, témoignant de leur dévouement à la recherche agricole ivoirienne.
Aujourd’hui, grâce à l’appui du PDC2V, du gouvernement ivoirien et du partenaire technique et financier principal, la Banque mondiale, le centre entre dans une nouvelle ère de modernisation, d’innovation et d’autonomie scientifique.

Un pas décisif vers la souveraineté alimentaire
Le renforcement du CNRA de Bouaké s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme National d’Investissement Agricole de deuxième génération (PNIA 2), qui vise à dynamiser les filières vivrières stratégiques et à améliorer la productivité agricole.
En soutenant la recherche, l’innovation et la formation, le PDC2V contribue directement à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois agricoles durables et à la valorisation du savoir-faire scientifique ivoirien.
À terme, le CNRA de Bouaké deviendra un pôle scientifique régional de référence, capable de répondre efficacement aux défis de la production vivrière et du développement agricole durable en Afrique de l’Ouest.
Bamba M.

Deuxième édition des Jnpca à Yamoussoukro -Berté Mamadou, le Dg du Conseil du coton et de l’anacarde présente les grandes articulations de l’évènement

lundi, 24 novembre 2025 18:57 Written by

Face à la presse le 24 Novembre 2025à Abidjan- Plateau, M. Berté Mamadou, Directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde, a annoncé des innovations majeures de la prochaine édition des Journées nationales du producteur du coton et de l’anacarde (Jnpca) qui aura lieu à Yamoussoukro en Janvier 2026.


Une excellente tribune pour valoriser les hommes et femmes des filières Coton, anacarde et karité, la 2e édition des journées nationales du producteur du coton et de l’anacarde (Jnpca) se tiendra les 23 et 24 janvier 2026 à la Fondation Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro. L’annonce a été faite par Berté Mamadou, le Directeur général du Conseil du Coton, de l'Anacarde lors de lancement officiel de l’événement lundi 24 novembre à Abidjan-Plateau.
L’objectif des Jnpca, selon lui,est non seulement de valoriser les produits et sous-produits de ses différentes filières, mais aussi de présenter les innovations techniques et organisationnelles, et de sceller des partenariats structurants destinés à renforcer le développement local et à améliorer les conditions de vie des producteurs dans les zones de production. La première édition a eu lieu au Parc des exposition d’Abidjan, a démontré le rôle fédérateur et la capacité à mobiliser des partenaires autour d’actions concrètes au bénéfice des producteurs.

 


Ces actions sociales concrètes ont permis la livraison en 2025 de plusieurs infrastructures dans les zones de production, notamment 15 salles de classes construites, six salles de classes réhabilitées, 16 ambulances, ou encore 600 table-bancs. Au regard de l’impact et des résultats de cette première édition, la volonté de rééditer l'événement et d’en faire un événement de proximité pour les acteurs s’est manifestée pour le gouvernement à travers le conseil du coton anacarde. Ainsi, avec une programmation renforcée, les Jnpca 2026 s’imposent comme une plateforme incontournable de célébration, de dialogue et de projection stratégique pour les filières agricoles régulées par le Conseil Coton Anacarde Karité.


Placée sous le thème : « Renforcer la résilience et la compétitivité des filières coton, anacarde et karité pour des producteurs plus professionnels », cette deuxième édition sera marquée également, en scène officiellement de filière karité qui est en pleine structuration. Les Jnpca 2026 seront aussi marquées par la remise de 29 prix, dont 13 prix pour la filière anacarde, neuf prix pour la filière coton, cinq prix pour la filière karité et deux prix dédiés à l’écologie.


Plus de 5 000 participants y sont attendus avec des expositions de produits, innovations, technologies et savoir-faire, des conférences et panels scientifiques autour des cinq sous-thèmes stratégiques d’une part, et des signatures de conventions, partenariats institutionnels d’autre part. L’un des temps fort du rendez-vous de Yamoussoukro, sera l’annonce du prix d’achat du kg de la noix brute de cajou pour la campagne 2026. Par ailleurs, M. Berté Mamadou qui avait à ses côtés M. André Kouassi, le Directeur des organisations professionnelles agricole, n’a pas caché sa satisfaction quant au bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’anacarde 2025 en cours. (Nous y reviendrons)
« Nous avons réalisé quelque chose de grand pour cette campagne de commercialisation. Sur un objectif de 1.125.000 tonnes, nous avons produit plus de 1.525.000 tonnes. En termes de transformation, nous sommes aujourd’hui à 444.000 tonnes sur 400.000 tonnes prévues sur toute la campagne soit plus de 100% de l’objectif fixé », s’est réjoui le directeur général du conseil du coton de l’anacarde et du Karité.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Campagne principale de commercialisation du cacao- Les précisions du Conseil café cacao

mardi, 18 novembre 2025 15:18 Written by

Quelles sont les dispositions prises par le Conseil café cacao pour relancer les opérations d'achats
Les opérations d’achats ne sont pas bloquées. Il y a des lenteurs dans les paiements dues à un plus grand besoin de financement. A cet effet, une rencontre a lieu entre Le Conseil du Café-Cacao et l’Association des établissements financiers et assurance de Côte d’Ivoire pour faciliter et accélérer le financement des opérations de commercialisation du café et du cacao.
Des sanctions ont été ou sont prises contre les auteurs de fameuses décotes ?
En cas de non-respect de prix ou de décote, des sanctions sont prévues par Le Conseil du café -cacao. Conformément à l’article 17 du décret n°2012-1008 du 17 octobre 2012, le paiement par un opérateur d’un prix bord champ inférieur au prix minimum garanti, constaté par Le Conseil du Café-Cacao, expose le contrevenant au paiement du complément de prix, à la saisie des tonnages se trouvant en entrepôt au profit du Conseil du Café-Cacao, au retrait de son agrément pour une période de trois ans, sans préjudice des poursuites pénales.
Un Point sur le nombre de cartes délivrées aux planteurs et ses avantages : on parle désormais de virements bancaires au niveau des scoop...
A ce jour, plus de 800 000 cartes ont été distribuées aux planteurs. Cette carte du producteur de café-cacao est dotée d’un code QR renfermant toutes les informations sur le producteur et son verger et d’une puce bancaire pour permettre des transactions financières sur la commercialisation des produits (vérification du respect des prix garantis et sécurisation du revenu des producteurs). En outre, avec cette carte, le producteur bénéficie d’un accès totalement gratuit à la couverture maladie universelle (CMU) prise en charge à 100% par Le Conseil du Café-Cacao.
Bamba M.

Campagne principale de commercialisation du cacao- Quand le manque de liquidité fait grincer les dents

mardi, 18 novembre 2025 14:35 Written by

Les planteurs ivoiriens de cacao, s’attendaient à un bon prix bords champs stable et garanti pour la campagne de commercialisation du cacao 2025/2026. Ils ont été plus que comblés avec 2800 Fcfa le Kg, comme annoncé par le Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, à la cérémonie de lancement de la campagne au Parc des expositions d’Abidjan Port-Bouët, le mercredi 02 octobre dernier. Ce prix historique et record de 2800 Fcfa/Kg a été bien accueilli dans les zones de production. Il est certes respecté mais il nous revient que des opérations d’achats à crédit ont lieu dans certaines zones de production contre reçu d’achat .  Cette opération d’achat à crédit, communément appelée dans le milieu des sociétés coopératives « dépôt vente », est diversement perçue par certains acteurs qui parlent d’arnaque des producteurs de cacao.

 

Des confrères en parlent. Mais qu’en est -il réellement ?

 

 « S’il est vrai que des reçus sont délivrés aux producteurs dans les opérations d’achat en région, les opérateurs viennent, au moins une semaine après, payer l’argent du producteur. Les prix fixés par le Gouvernement en ouverture de la campagne principale de commercialisation est bien respecté, selon plusieurs sources. Mais, à la vérité, les acteurs sont confrontés à un manque de liquidité. C’est le système dépôt -vente qui marche avant que l’opérateur ne retourne reverser l’argent du producteur », nous a expliqué un confrère consultant pour agence spécialisée dans les Matières premières. Toutefois, précise le confrère, il peut arriver que le producteur qui a son cacao sur la main soit confronté à une urgence. Ce dernier, au lieu de prendre le reçu et attendre au moins une semaine voire plus, pour recevoir le prix fixé par le Gouvernement, accepte un prix inférieur en-dessous des 2800Fcfa le Kilogramme.

 

Avis partagé par des responsables de sociétés coopératives.

 

Avis partagé par Maurice S., entrepreneur agricole basé à Ebilassokro, dans l’Indénié- Djuablin. Abondant dans le même sens, joint par téléphone, il nous a expliqué que le cacao est devenu trop cher et qu’il n’y a pas de liquidité pour couvrir de façon fluide, comme d’ordinaire, les opérations d’achat.

« Les fèves de cacao sont devenues très chères. Une tonne de cacao bords champ, en ce moment,, c’est 2 800 000 Fcfa, là où, durant la campagne intermédiaire, nous étions à 2 200 000 Fcfa. Une remorque de 35 tonnes de cacao fait 98 millions de Fcfa. Imaginez un peu une localité où il y a deux coopératives. Il y a un manque de liquidité, parce que les financements tardent à se mettre en place. Surtout que le démarrage de la campagne de commercialisation a coïncidé avec la période électorale, avec les rumeurs et informations de toutes sortes sur notre pays. Ce qui a eu pour conséquences, une psychose et une grosse inquiétude impactant négativement l’activité économique en Côte d’Ivoire. Les banquiers et leurs partenaires dans la chaine de commercialisation du cacao, très prudents, ont préféré attendre d’avoir plus de lisibilité, pour injecter de gros montants (plusieurs dizaines de milliards de Fcfa) dans la commercialisation du cacao. Actuellement, il y a beaucoup de dépôt-ventes, un peu comme au Ghana, mais le prix est respecté aux producteurs. Même si cela prend un peu de temps ».

Un habitué des négoces basé à   San pedro, ville qui abrite le premier port d’exportation de fèves de cacao au monde, ne dit pas le contraire. « Tout le problème résident dans le manque de liquidé suffisante pour acheter le produit.   Ceux qui achètent beaucoup ce sont ceux qui ont du cash. Quand un producteur a besoin d’argent avec son cacao et qu’il veut de l’argent sur le champ, le pisteur lui propose un arrangement, en lui payant   un prix inférieur au 2800 Fcfa. Dans le cas contraire, le producteur se voit remettre un reçu et attendre au moins deux semaines voire plus.  Heureusement, passée la période électorale, les dossiers bancaires qui étaient en veilleuse sont en train d’être traiter avec célérité. Même la chute des cours mondiaux sur le cacao s’accentue et qu’il faut craindre une baisse   du prix à l’export (…) », nous a expliqué une personne ressource qui a requis l’anonymat.  

 Que dit  le Conseil café-cacao ?

Approché pour avoir sa version sur cette affaire d’achat de cacao contre reçu qui enfle, Le Conseil du Café -Cacao a rappelé que, quelques soient les circonstances, le prix doit être obligatoirement respecté. Le gendarme de la filière invite les producteurs à dénoncer tout contrevenant au respect du prix afin que ceux-ci subissent la rigueur de la loi, au remboursement de la différence de prix et à des poursuites judiciaires. (  Voir  encadré)

A noter que, depuis quelques années, les paiements aux sociétés coopératives se font également par virement bancaire. Ce qui est plus sécurisant que les convoyages de cash avec leurs lots de braquages avec morts d’hommes.

Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 Légende photo :  Koné Yves Brahima, Dg du Conseil café-cacao invite à un stricte du prix du kg aux producteurs  

 

 

Valorisation des sous-produits du cacao – Zoom sur l’incubateur de l’Anader de Gagnoa qui entre dans sa phase décisive

mercredi, 12 novembre 2025 10:51 Written by

L’incubateur du Centre de formation de l’Agence nationale d’appuis au développement rural, (Anader) de Gagnoa entre dans sa phase de production intensive, à partir de ce mois de Novembre2025. L’information a été donnée, la semaine dernière, par le premier responsable, Kouakou Kouadio Léonard, au cours d’une rencontre avec la presse.


Le Centre de formation de l’Anader de Gagnoa s’étend sur plus de 60 hectares. L’incubateur logé en son sein joue un rôle clé dans la valorisation des déchets et sous-produits du cacao, en favorisant un entrepreneuriat agricole innovant.
« L’incubateur de Gagnoa encadre les jeunes et les producteurs dans la transformation durable du cortex de cacao, du jus de mucilage issu de la fermentation des fèves de cacao et autres résidus. Cela, afin d’en faire des produits à forte valeur ajoutée tels que la production de briquettes combustibles non carbonisées, de champignons comestibles, de vinaigre d’assaisonnement à court terme, d’engrais organiques, d’aliments pour bétail, de biochar et de cosmétiques naturels à moyen et long terme », a-t-il déclaré. Ces innovations, faut-il préciser, contribuent à une économie circulaire du cacao, réduisent les déchets et soutiennent la transition vers une agriculture verte et durable., les trois dernières années (2022 à 2024) ont été consacrées à la mise en place de l’incubateur, à la formation des formateurs sur les différentes lignes de production de l’incubateur et des des producteurs. Au total, 26 producteurs sont impliqués. Ils sont répartis sur l’ensemble du territoire national.

M. Kouakou Kouadio Léonard, à la faveur de cette rencontre avec la presse a salué la contribution du Projet Centre d’innovations vertes pour le secteur agro-alimentaire en Côte d’Ivoire (ProCiv), l’un des projets globaux de l’initiative spéciale « Transformation des systèmes agroalimentaires » de la coopération allemande mise en oeuvre par la Giz. Elle vise à réduire la pauvreté et la faim dans le monde, tout en encourageant l’agriculture durable.
Ce projet, a-t-il soutenu, a joué un rôle de catalyseur dans le succès de l’incubateur du Centre de formation de Gagnoa.
Sa contribution se situe au niveau de l’appui technique, avec un renforcement des capacités des agents de l’Anader ainsi qu’un soutien financier et logistique. Selon lui, cette coopération a financé la construction et l’équipement des différentes lignes de production de l’incubateur (machines, outils) et organisé une visite d’échange entre les incubateurs et les unités pilotes mis en place sur le territoire ivoirien.
« La contribution du ProCiv et ses partenaires se situe également au niveau de l’innovation et de la durabilité. Il favorise la durabilité environnementale et économique des initiatives incubées », a-t-il poursuivi. Kouakou Kouadio Léonard a invité la jeunesse, les producteurs, le grand public et les acteurs locaux du secteur agricole à une appropriation des innovations et opportunités offertes par l’incubateur.
Ayoko Mensah avec Sercom

Kouakou Kouadio Léonard : « L’incubateur du Centre de formation de l’Anader de Gagnoa permet de fabriquer des produits à forte valeur ajoutée »

 

 

30e édition du Salon du chocolat de Paris- La Côte d'Ivoire honorée

jeudi, 30 octobre 2025 12:45 Written by

Le mercredi 29 octobre 2025, dans le cadre du Salon du chocolat de Paris (du 29 octobre au 2 novembre 2025), deux chocolats de Côte d’Ivoire ont été distingués lors du 5ᵉ Concours International des Chocolats élaborés dans le pays d’origine, organisé par l’AVPA (Agence pour la Valorisation des Produits Agricoles).
Les distinctions obtenues sont les suivantes :
- Le Chocolatier Ivoirien (Axel Emmanuel Gbaou) : Médaille Gourmet– Catégorie Chocolat noir sans adjuvant ni additif sauf sucre (75% Dark Chocolate) ;
- Le Chocolatier Ivoirien (Axel Emmanuel Gbaou) : Médaille Gourmet– Catégorie Chocolat noir sans adjuvant ni additif sauf sucre (85% Dark Chocolate).
Notons que Le Chocolatier Ivoirien, Axel Emmanuel, avec, à ses côtés, SEM Aly TOURÉ, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des organisations internationales pour les produits de base et porte-parole des pays producteurs, était venu recevoir en personne ses prix : « Je dédie ces médailles à tous les cacaoculteurs de Côte d’Ivoire » s'est exprimé Axel Emmanuel.
Ces distinctions honorent la Côte d’Ivoire et témoignent de la richesse de ses terroirs ainsi que du savoir-faire exceptionnel de ses producteurs et artisans chocolatiers. Elles constituent une fierté pour le premier pays producteur et transformateur de cacao
A. Mensah avec Sercom

Dr. Marcellin N’DA dit N’DA Cacao(Chercheur et inventeur de la Cacaologie, INICA)-« Avec la cacaologie, nous voulons structurer et valoriser l’ensemble des connaissances et expertises autour du cacao »

mardi, 21 octobre 2025 16:16 Written by

Dans cet entretien, M. N’Da partage sa vision d’une industrie cacaoyère durable et présente les recettes de la cacaologie pour redynamiser l’ensemble des maillons de la chaine des valeurs du cacao.

C’est quoi exactement la cacaologie, que vous avez inventée ?
La cacaologie ou la Theobromatologie est la science dédiée à l’étude et la connaissance du cacao dans ses dimensions économique, agronomique, botanique, historique, culturelle, sociale, nutritionnelle, thérapeutique, éducative, économique et technologique. C’est une science émergente qui veut réinventer l’industrie du cacao, et redynamiser sa chaine de valeur du cacao par la recherche, la formation, l’innovation et la durabilité globale. Depuis des siècles, le cacao est une richesse exploitée, exportée, mais jamais pensée depuis ses terres d’origine. En plus les connaissances autour du cacao restent dispersées.

Avec la cacaologie c’est une nouvelle vision du cacao au- delà de son rôle de matière agricole, pour valoriser cette spéculation comme une ressource nutritionnelle, économique, culturelle et éducative à exploiter. Avec la cacaologie on passe d’un modèle d’industrie basé sur la vente des fèves brutes et transformées à un modèle basé sur la connaissance et l’expertise autour du cacao.
Comment vous est venue l’idée de cette science émergente ?
Je suis issu d’une famille de planteurs de cacao et je suis moi-même planteur également. Mais j’ai constaté que l’économie cacaoyère beigne dans un vrai paradoxe. D’un côté le cacao est à la base de l’industrie du chocolat depuis deux cents ans, une industrie qui génère plus de cent milliards de dollars par an et de l’autre côté nous avons les producteurs qui n’arrivent pas à en vivre décemment. Au plan professionnel, mon expertise couvre la naturothérapie, l’agronomie, le génie des procédés de production, de gestion post-récolte et de transformation du cacao, notamment l’artisanat chocolatier. Le déclic pour la cacaologie, c’est ce croisement entre la chocolaterie et l’œnologie que j’ai appris en Afrique du Sud et au Ghana. Ce qui m’a conduit à me poser deux questions fondamentales : Première question « Comment valoriser le cacao au-delà de son rôle de simple matière première, pour qu’il devienne comme le vin, une ressource éducative, sociale et culturelle ? » Deuxième question : « Quelle réponse apporter face aux défis de la durabilité globale que rencontre la filière afin d’assurer sa durabilité pour les générations actuelles et futures » ?


Qu’est ce qui caractérise la cacaologie en tant que science ?
Le cacao est devenu un sujet de recherche scientifique interdisciplinaire. La Cacaologie est à la croisée de plusieurs disciplines scientifiques, notamment l’agronomie, la botanique, la chimie, la biochimie, l’économie, l’anthropologie, et les technologies agroalimentaires. C’est une science qui repose sur quatre piliers : le premier pilier est la recherche scientifique pluridisciplinaire. Le deuxième pilier est la durabilité globale et éthique qui est une notion nouvelle qui prend en compte la durabilité de la plante, la durabilité des sols, la durabilité de l’environnement, la durabilité économique et la durabilité du capital humain à travers la valorisation du producteur. Le troisième pilier est la transformation innovante avec un nouveau segment de transformation appelé la Nutricacaotérapie. Le quatrième pilier est l’éducation et la formation axé sur le cacao. Les défis auxquels la filière fait face sont multidimensionnels.

Que renferme la nutricacaothérapie ?
La Nutricacaothérapie est portée par une nouvelle catégorie de produits à base de cacao. Ce sont notamment les produits de santé et de bien-être, les alicaments ou compléments alimentaires, les produits de soins corporels et d’hygiène et enfin la cérémonie au cacao, rituel de bien-être, axé sur la reconnexion à soi et la détente. À ce jour, nous avons conçu, à part le chocolat et la poudre de cacao, plus de dix produits, parmi lesquels du savon au cacao, du baume de massage, une pommade hydratante antitaches et anti-vergetures, une boisson rafraîchissante, du dentifrice à base de cacao etc. Ces produits ont été présentés lors d’événements majeurs tels que les Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC) et le Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales (SARA 2025). Ces innovations permettront assurément de développer de nouvelles industries et créer des emplois pour les jeunes.


Pensez-vous qu’il est opportun de lancer des filières de formation spécialisées en cacaologie ?
Absolument. En effet, les producteurs sont vieillissants avec une moyenne d’âge supérieur à 50 ans, et les jeunes ne sont pas intéressés par ce secteur. La Cacaologie, en tant que science globale du cacao, ouvre la voie à une large diversité de métiers couvrant toute la chaîne de valeur, de la plantation à la consommation, en passant par la transformation, la recherche, l’innovation et la valorisation culturelle. Nous avons conçu de nouveaux métiers pour non seulement rendre la filière compétitive et attrayante mais pour susciter des vocations et offrir des opportunités de carrières à la jeunesse. Ces programmes et cursus de formation innovants vont permettre de former une nouvelle génération d’experts qui comprennent, valorisent et transforment le cacao avec intelligence et fierté et qui sont capables non seulement d’anticiper les problèmes de la filière mais aussi d’apporter des solutions.

Le groupe industriel Cargill, avait annoncé, début septembre l’arrêt de ses activités de broyage en Côte d’Ivoire, évoquant la mauvaise qualité des fèves de cacao. Quel est votre regard sur cette situation ?
Les arguments avancés par Cargill sont essentiellement le fort taux d’impuretés qui constituerait un risque pour ses machines, le taux d’acidité élevé et la faible teneur des fèves matières grasses. Entre les propres intérêts des multinationales de transformation et l’intérêt des producteurs, c’est donc la viabilité et la durabilité de la filière qui est ici en jeu. Cela demande de redoubler d’efforts en matière de recherche de variétés à fort potentiel et d’opérations post-récolte, de contrôle qualité, et trouver les voies et moyen pour le rééquilibrage structurel et géoéconomique de la filière, actuellement caractérisée par des transformateurs qui imposent leur diktat au producteurs. Ces défis font partie des dix problématiques structurelles de la filière cacao, auxquelles la cacaologie veut apporter des solutions concrètes.

Quels sont vos projets dans le sens de la vulgarisation de la cacaologie ?
Le cacao est connu de tous, mais la cacaologie comme science est une discipline nouvelle qui doit être effectivement vulgarisée. Notre rêve, c’est de voir la cacaologie être reconnue et intégrée dans le système scolaire depuis le niveau primaire, jusqu’au niveau universitaire, comme l’Afrique du Sud l’a fait avec œnologie, et nous envisageons la création de programmes à enseigner au collège et au supérieur. C’est pourquoi, nous préparons le lancement du projet CAMPUS ou « Cacaologie en Milieu Professionnel Universitaire et Scolaire », qui vise à installer dans les écoles, universités et dans certaines entreprises et institutions, des clubs de cacaologie, qui vont également servir de cadre d’organisation des ateliers Pratiques de la Cacaologie, notamment dédiés à la cacaochimie, au cacaopreneuriat, à l’éco-cacaologie et à la cacaoéconomie. L’Institut International de la Cacaologie, l’INICA que je dirige travaille avec ses experts sur l’édition du répertoire des compétences-métiers de la cacaologie, et du guide du cacaopreneur et des business de cacao. INICA compte également initier la caravane nationale « Cacao, Nutrition et Santé ».
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Ph : Dr. Marcellin N’DA dit N’DA Cacao(Chercheur et Inventeur de la Cacaologie : « La cacaologie comme science est une discipline nouvelle qui doit être effectivement vulgarisée. »

sys bannière