Communiqué

Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

mercredi 14 janvier 2026
sys bannière
Agriculture

Agriculture (350)

Comités de veille dans la filière anacarde - Le ministre d’Etat Adjoumani engage davantage le corps préfectoral

jeudi, 30 janvier 2025 15:18 Written by

Le Conseil du coton et de l’anacarde organise l’atelier bilan d’opérationnalité des comités de veille, ce jeudi 30 Janvier au Centre d’innovations et de technologies de l’anacarde (Cita) à Yamoussoukro, en présence du ministre d’État, ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi ADJOUMANI et du corps préfectoral des zones de production de l’anacarde entre autres.
L’objectif général de cette rencontre est de faire le bilan du fonctionnement des comités de veille, identifier les difficultés rencontrées et proposer des solutions pour une meilleure orientation des activités de suivi de la commercialisation enfin élaborer le plan d'action des comités de veille pour le suivi de la commercialisation de l’anacarde.
A l’ouverture des travaux, le Dg du Conseil du coton et de l’anacarde, M. Berté Mamadou, a salué la présence du ministre d’Etat, Kobénan Kouassi Adjoumani, pour avoir effectué de déplacement de Yamoussoukro, pour présider l’ouverture de cet atelier. Il n’a pas oublié le corps préfectoral des zones de production de l’anacarde. Des présences qui témoignent de l’importance de l’anacarde dans l’économie ivoirienne. S’adressant spécifiquement aux préfets de régions, par ailleurs présidents des Comités de veille pour le suivi de la commercialisation de l’anacarde, le Dg Berté Mamadou a dit : « Vous êtes les piliers de l’action publique sur le terrain et les garants de la réussite de nos ambitions nationales. Aujourd’hui, nous sommes réunis à un moment décisif. Grâce à nos efforts collectifs et au soutien constant du gouvernement, des avancées significatives ont été réalisées dans la filière anacarde. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants. »
Cependant, a poursuivi le Dg, « des défis subsistent, et c’est précisément dans ce cadre que cette rencontre prend tout son sens : elle nous offre l’occasion de consolider nos acquis, d’échanger sur nos priorités et de définir ensemble des orientations pour renforcer la compétitivité et la durabilité de cette filière stratégique.(…) Plus spécifiquement, notre rencontre vise à :Examiner le fonctionnement des comités de veille au cours des dix dernières années ;Partager et discuter des nouvelles dispositions pratiques et réglementaires pour la campagne 2025, recueillir les observations et contributions du corps préfectoral pour mieux orienter nos actions futures. »
En sa qualité de président desdites assises, le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani a salué la pertinence des termes de référence de la rencontre et situé l’importance des résultats attendus des réflexions par les hautes autorités du pays. « Je tiens à exprimer mes sincères félicitations au Conseil du coton et de l’anacarde pour son travail exemplaire et son engagement sans relâche à mettre en œuvre les orientations stratégiques du gouvernement. Sous votre direction, M. le Directeur général, des signaux d’un renouveau positif sont perceptibles. Je peux vous assurer de mon soutien dans votre mission. Votre ambition, votre vision dévoilée au cours de la première édition des Journée Nationales du producteur du coton et de l’anacarde (Jnpca 2025), qui est de mettre au centre de votre action la prospérité du producteur est parfaitement alignée avec l’action gouvernementale instruite par Sem Alassane OUATTARA »
Aussi, il a ajouté que cette rencontre cruciale qui fait suite à dix années de fonctionnement de ces Comités dans les différents départements de production de l’anacarde est organisée par le Conseil du coton et de l’anacarde pour passer en revue les activités réalisées, afin de ressortir les insuffisances et proposer des mesures de correction ou d’amélioration du dispositif de suivi de la commercialisation intérieure de l’Anacarde.
Tout en saluant le rôle important joué par les préfets dans la lutte contre la fuite des produits agricoles, le ministre d’Etat Adjoumani a dit :« Votre implication est essentielle pour sensibiliser et accompagner les acteurs sur l'adoption de bonnes pratiques visant à préserver la qualité marchande, tout en veillant au respect des prix planchers fixés par le gouvernement. Il y va de notre capacité à mettre en œuvre nos politiques de développement agricole sans interférence extérieure néfaste. Nous devons empêcher ceux qui viennent enlever quelques noix au prix fort et qui laissent la grande majorité des producteurs avec leur production sur la main et les obligent à la brader »
Pour rappel, l’arrêté interministériel portant création, attributions, organisation et fonctionnement des Comités de veille pour le suivi de la commercialisation de l’anacarde a été signé le 25 mars 2014. Sur la base de ce texte, l’opérationnalisation des Comités de veille a été lancée officiellement le 22 janvier 2015 à Bouaké.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Forum sur les Céréales de 2025 à Londres – La Côte d’Ivoire participe à la 59ème session du Conseil international des céréales (CIC)

mardi, 28 janvier 2025 17:10 Written by

Les 56 pays-membres du Conseil International des Céréales (CIC) se sont réunis, les Mercredi 22 et Jeudi 23 janvier 2025 à l’occasion de la 61ème session de cette instance intergouvernementale à Londres, au Royaume-Uni sous la présidence de M. Hamed Oussama Salhi, Premier secrétaire (Agriculture) à l’ambassade de l’Algérie en Grande Bretagne.
Selon une note à la presse de la Représentation permanente de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations internationales des produits de base, la Côte d’Ivoire était représentée par Sem Aly TOURE, Représentant Permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base.
La Côte d’Ivoire a en effet adhéré au Conseil International des Céréales en 1992 et prend part à ses travaux de façon régulière et active.
Le CIC existe depuis 1949 et veille notamment à la mise en œuvre de la Convention sur le Commerce des Céréales, dont la dernière version date de 1995.
Sa mission est d’améliorer le suivi de l’évolution des marchés céréaliers mondiaux ainsi que des politiques céréalières nationales et leur impact sur le marché international.
Le CIC est par ailleurs, un instrument qui vise à renforcer la coopération internationale au niveau du commerce des céréales, à promouvoir l’accroissement des échanges et la transparence de ce secteur et à assurer la stabilité du marché des céréales tout en contribuant à la sécurité alimentaire mondiale.
La 61ème session du Conseil International des Céréales a été précédée par la tenue d’un Forum des Céréales Coorganisé par le CIC et l’Algérie dont le thème était : « Opportunités et Défis de l’Intelligence Artificielle dans le commerce des Céréales >>.

Au cours de cette session du Conseil, les délégués ont eu droit à un communication du secrétariat du CIC et de la FAO sur la sécurité alimentaire.
En réponse, le délégué de la Cote d ‘Ivoire est intervenu en félicitant les intervenants pour leur contribution et informé que Le ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des productions vivrières de la République de Côte d ‘Ivoire, M. Kobenan Kouassi Adjoumani, a indiqué que dans le cadre de la sécurité alimentaire, le gouvernement ivoirien met en œuvre 40 projets dans le secteur agricole pour un investissement de plus de 220 milliards de FCFA. Ces projets ont permis de créer plus de 2670 emplois directs.
De l’avis de l’ambassadeur Aly TOURE, Le Vice-président de la République, Sem Tiémoko Meyliet Koné, a conduit le 25 janvier 2023 une forte délégation ministérielle au Sommet Dakar 2 « Nourrir l’Afrique : souveraineté alimentaire et résilience ».
A ce sommet, le pays a présenté son « Pacte de livraison des produits alimentaires et agricoles » basé sur le Plan National de Développement (PND), le Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) et la Politique Nationale de Développement de l’Elevage, la Pêche et de l’Aquaculture (PONADEPA 2022-2026).
La souveraineté alimentaire couvrant les ressources animales et halieutiques, le pays dispose d’une Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA).
C’est en lien avec ce programme que l’ ex- Premier Ministre Patrick Achi a lancé, le 1er août 2022 à la station piscicole de la Loka (Bouaké, région du Gbêkê), le Programme Stratégique de Transformation de l’Aquaculture en Côte d’Ivoire (PSTACI), dans le cadre de la structuration d’une industrie aquacole nationale performante et compétitive.
Bamba M.

Pour leur admission à la Couverture maladie universelle, (Cmu)-Les producteurs de coton et anacarde saluent la décision du gouvernement

jeudi, 23 janvier 2025 11:59 Written by

« Le Conseil du coton et de l’anacarde veillera à garantir un prix juste et rémunérateur pour les producteurs, tout en travaillant à améliorer leur cadre de vie. Des mesures concrètes seront prises pour faciliter leur accès à la Couverture maladie universelle (Cmu), conformément aux instructions fermes du Gouvernement. Par ailleurs, l’identification des exploitants et exploitations d’anacarde sera lancée cette année. Cette initiative vise à constituer une base de données fiable, indispensable pour optimiser l’allocation des ressources. Elle permettra notamment de renforcer les initiatives de traçabilité, d’améliorer les services aux producteurs et de favoriser l’inclusion financière au sein de la filière. L’opération d’identification des exploitants et exploitations d’anacarde sera conduite suivant une phase pilote et deux phases élargies qui permettront de toucher progressivement l’ensemble des zones de production. En outre, afin de consolider l’équilibre de nos deux filières, nous mettrons un accent particulier sur la promotion de champions nationaux capables d’assumer une part significative de la transformation locale des produits issus du coton et de l’anacarde. », Extrait du discours de M. Mamadou Berté, Directeur général du Conseil du coton et anacarde. C’était le vendredi 17 Janvier 2025, à la cérémonie d’ouverture de la première édition des Journées nationales du producteur de coton et de l’anacarde (Jnca). Qui a eu cadre, le Parc des expositions d’Abidjan- Port Bouet.
Une annonce forte chaleureusement par les producteurs des deux spéculations qui ont été célébrés pendant deux jours par le régulateur de la filière coton et anacarde. Car, bien menée, cette décision humaniste permettra de faire bénéficier à plus de 587 mille producteurs et leur famille une couverture sanitaire via la Couverture maladie universelle, ( Cmu) gratuitement.
Interrogés sur place, dirigeants de sociétés coopératives, producteurs individuels de coton et anacarde, n’ont pas caché leur joie d’être logés désormais à la même enseigne que les producteurs de café et cacao détenant une carte c dont plus de deux millions recensés ont été basculés dans le systèmes de la Cmu mis en œuvre au quotidien, par l’Ips- Cnam sous la férule du Dg Bamba Karim.
Producteurs de coton et anacarde saluent la décision du gouvernement

Pour M. Silué Kassoum, Dg de la fédération nationale des producteurs de coton, ses membres ne pouvaient demander mieux à l’Etat. « Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous les producteurs de savoir que désormais la Cmu va s’étendre aux producteurs de coton. Nous avons déjà eu des échanges avec les responsables de l’IPS-Cnam sur la question. Nous pensons qu’avec l’implication du gouvernement, les choses vont aller très vite et bien. Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières a dit qu’un mécanisme sera mis en place via le Conseil du coton et anacarde. Nous attendons que le processus puisse être enclenché. La Cmu va venir nous soulager au niveau de la couverture aux soins de santé. Nous ne pouvons que remercier le gouvernement ivoirien. Des paysans en bonne santé, c’est bon pour l’agriculture…»
Quant à Yéo Drissa, producteur de coton producteur de coton, arborant fièrement sa décoration dans l’ordre du mérite agricole, ne dit pas le contraire. Ce brave cotonculteur dont la production oscille entre 35 et 60 tonnes de coton graine, se félicite de cette mesure gouvernementale et ne peut que féliciter le Chef de l’Etat Alassane Ouattara. Il est à préciser qu’en ce qui concerne la filière coton ce sont plus de 137 mille paysans qui seront impactés.
Même son de cloche dans la filière anacarde. Yaya Koné est producteur d’Anacarde à Daloa. Il affirme : « C’est une bonne chose que nous soyons logés à la même enseigne que les producteurs de café et cacao. Nous sommes tous agriculteurs. S’ils bénéficient désormais gratuitement des avantages de la Cmu, pourquoi pas nous ? Nous ne pouvons que remercier le Chef de l’Etat Alassane Ouattara pour cette grande décision. »
Le sexagénaire Traoré Amadou, vice- Pca de la société coopérative, Comcavica salue la décision qui va inciter ses trois mille sociétaires, à avoir moins de soucis pour faire face aux charges de santé durant les périodes de soudure. « Nous faisons aussi bien l’anacarde que le vivrier. Nous sommes basés dans la région du Béré et avons une représentation à Bouaké. 40 mille tonnes de noix brutes. Notre coopérative compte plus de trois mille de sociétaires dont plusieurs centaines de femmes. Nous saluons l’annonce faite par le gouvernement de nous faire bénéficier de la Couverture maladie universelle (Cmu). Ça va nous aider à nous faire soigner. Le travail de terre est très difficile surtout pendant la période de soudure. Sans la santé on ne peut travailler. Nous disons merci au Chef de l’Etat, à tout son gouvernement et au Directeur général du Conseil du coton et anacarde. »
Bakayoko Sindou, de la société coopérative Coopcavika de Mankono, dans la région du Béré est d’avis avec bien d’autres acteurs du monde rural quand il dit : « Les activités de notre coopérative s’étend sur toute la région du Béré Plus de 5 mille tonnes de noix brutes par an. Notre éligibilité à la Cmu est une bonne chose pour nous. Le Dg du Cca nous a annoncé que les producteurs seront essences, nous faire enrôler à la Cmu. Elle va beaucoup nous aider, parce que les producteurs n’ont pas à tout moment de l’argent. » Kanté Bassiri, producteur d’anacarde à Daloa dans le Haut Sassandra. Scoop- Copaba. Plus de 300 producteurs. Nous nous nous félicitons de la prise en compte des producteurs de coton et d’anacarde à la Cmu. C’est un tord qui vient d’être réparé. »
En Côte d’Ivoire, à fin 2024, 16 millions de personnes étaient enrôlées à la Couverture maladie universelle. Selon les chiffres du Conseil coton et anacarde, ce sont plus de 450 mille producteurs d’anacarde et plus de 137 mille cotonculteurs qui vont bénéficier de la Cmu.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Mamadou Berté, Dg du Conseil coton et anacarde très engagé dans le développement durable de la filière coton et anacarde

 

Recherche agronomique/Coton-« Le phénomène de Jasside est sous contrôle »(Dr N’GORAN Kouadio Emmanuel , Cnra)

mardi, 21 janvier 2025 09:28 Written by

Docteur N’GORAN Kouadio Emmanuel, est chercheur agronome au Programme coton et Directeur de la station de Recherche sur le Coton au Cnra à Bouaké. Dans cette interview, il nous parle des activités dudit programme et fait des révélations sur la lutte contre la Jasside
Qu’est-ce que vous faites concrètement au niveau du programme ?
Nous menons tout ce qui est activités de recherche. Nous travaillons sur l’amélioration variétale du cotonnier, les itinéraire techniques (Agronomie), la malherbologie c’est-à-dire tout ce qui concerne les mauvaises herbes, l’entomologie (tout ce qui concerne les insectes ravageurs) du cotonnier et la technologie, c’est-à-dire qu’après vient après la récolte, tout ce qui touche au coton graine.
Que reste-t-il de la station de recherche sur le cotonnier de Bouaké après la grave crise qui a éclatée en septembre 2002 ?
La station de Recherche en question avant cette crise-là était l’une de plus belle station de l’Afrique de l’Ouest. La crise étant passée par là, cette station n’existe que de nom. Il n’y a plus de bâtiment pour les chercheurs. Nous sommes actuellement logés au sein de la Station de Recherche sur les Cultures vivrières. Nous profitons de l’occasion pour montrer à a population que nous sommes bel et bien présents et menons nos activités de recherche. Heureusement, à la faveur du projet RESCO financé par l’AFD et l’Etat de Côte d’Ivoire la station est en début de réhabilitation. Pour le moment, nous avons une clôture qui est en train d’être construite pour pouvoir sécuriser le site. Dans les mois avenirs, nous aurons trois bâtiments qui vont être construites pourque nous puissions travailler en toute sérénité.
Que devient la variété Glandless qui était prisée par les producteurs ?
La variété Glandless n’est plus cultivée par les producteurs. Mais nous en tant que Programme de recherche, nous l’avons dans notre banque de gênes. Cette variété avait connu du succès auprès des producteurs. Cependant pour la cultiver, il fallait un itinéraire particulier et très rigoureux. Le Glandless était beaucoup prisé par les insectes et les animaux. A tel point que son entretien était délicat. Malheureusement, elle n’est plus cultivée. Nous avons de nouvelles variétés qui ont été sélectionnées et proposées par la recherche à la filière.
La filière cotonnière est également passée par la crise du Jasside. Peut-on dire aujourd’hui qu’elle est sous contrôle ?
Nous pouvons affirmer ce phénomène est derrière nous. Quand le phénomène est apparu, c’était la débandade. Il fallait parer au plus pressé. Mais Dieu aidant, nous avons trouvé deux molécules qui nous ont permis de relever la filière cotonnière. Avec le phénomène la production a chuté de 50%. Après avoir trouvé ces deux matières actives, la production cotonnière a repris de plus belle. Rappelons-nous beaucoup de paysans avaient délaissé la culture du coton. Nous avons travaillé en réseau au niveau de la sous-région à travers le Programme Régional de Production intégrée du Coton en Afrique. C’est sur la base des deux matières actives que nous avons trouvées que les autres pays ont pu travailler pour pouvoir combattre la Jasside en culture cotonnière.
Nous sommes à combien de Kg en termes de rendement ?
Avant la crise de 2002, la Côte d’Ivoire avait un rendement de 1400kg à l’hectare. Ce rendement a chuté à 900 Kg/h. Entre 2008 et 2020, l’Etat de Côte d’Ivoire s’est beaucoup investi et le rendement est monté à plus d’une tonne/ha. Avec la crise des Jassides nous avons rechuté à 700 kg/ha. A ce jour la tendance est bonne nous sommes à une tonne de rendement à l’hectare. Au niveau de la station, les perspectives sont bonnes avec un certain nombre de projets. Nous sommes en train de doter la station d’un système d’irrigation pour être à l’abri des effets du dérèglement climatique. Nous devons pouvoir cultiver à tout moment et fournir des semences de qualité aux producteurs.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Jnpca 2025- Le Cnra reçoit le prix du meilleur chercheur sur le coton

lundi, 20 janvier 2025 08:45 Written by

Le Centre National de Recherche Agronomique (Cnra) a été honoré le samedi 18 janvier 2025 en recevant le meilleur prix de la recherche lors de la première édition des journées nationales du producteur de coton et de l’anacarde, tenue au parc des expositions d'Abidjan.
Cette distinction, remise par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, souligne l’engagement et le dévouement des équipes de recherche du Cnra. Selon le Dr Kouakou Malanno, Chef du programme coton, qui a reçu le prix du meilleur chercheur sur le coton, cette récompense représente le couronnement d'un travail acharné et d’une détermination sans faille face aux défis agricoles.
L’équipe de recherche du CNRA a récemment développé une solution innovante pour lutter contre les jassides, un insecte ravageur menaçant la production de coton, appelé « l’or blanc » en raison de son importance économique. Cette avancée promet de renforcer la résilience des cultures face aux menaces environnementales et de soutenir les producteurs dans leur quête de productivité.
Le prix reçu par le Cnra témoigne de l’importance de la recherche agronomique dans le développement durable et la sécurité alimentaire. Les efforts continus des chercheurs et des agronomes sont essentiels pour faire face aux enjeux agricoles.
Le Cnra continue de travailler en étroite collaboration avec les producteurs et les institutions pour mettre en œuvre des solutions durables et innovantes, garantissant ainsi un avenir prometteur pour la filière coton .
Bamba M.

Transformation locale de la noix de cajou – La Cote d’Ivoire enregistre plus de 344 000 tonnes réalisées, soit 36,4% en 2024 ( Adjoumani)

dimanche, 19 janvier 2025 09:44 Written by

« Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Conseil du Coton et de l’Anacarde ;
Monsieur le Directeur général du Conseil du Coton et de l’Anacarde ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organisation Professionnelles Agricoles des filières coton et anacarde ;
Mesdames et Messieurs les journalistes et professionnels des médias ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs ;
Je tiens à vous exprimer ma sincère gratitude pour votre participation massive et qualitative aux JNPCA 2025. Cet événement, consacré aux producteurs, nous offre l'opportunité communiquer sur la campagne 2025 de commercialisation de la noix de cajou. Votre présence témoigne de l'importance que vous accordez au bon fonctionnement de cette filière.

Avant de continuer, je tiens encore à exprimer ma gratitude au Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, dont le leadership permet d’améliorer chaque année la qualité de vie des populations, en particulier celle de nos parents producteurs d’anacarde.

Pour rappel, la campagne 2024 de commercialisation de la noix de cajou s'est déroulée dans un contexte mondial difficile, marqué par une baisse significative de la production. Cette baisse est principalement due aux effets néfastes du phénomène climatique El Niño, qui a impacté les rendements dans la plupart des pays producteurs, réduisant ainsi l’offre mondiale.
En Côte d’Ivoire, ce sont 944 673 tonnes de noix de cajou qui ont été enregistrées dans le circuit de commercialisation, soit un peu plus de 94% de la prévision de production révisée à 1 000 000 tonnes. Cette production correspond à une baisse d’environ 23% par rapport à la production totale commercialisée en 2023.

Les prix bord champ se sont situés entre 275 F CFA/kg et 550 F CFA/kg avec une moyenne de 330 F CFA/kg contre 319 en 2023. Les revenus des producteurs se sont établis à environ 312 milliards F CFA. En ce qui concerne les exportations, 600 645 tonnes de noix brutes de cajou ont été exportées en 2024 contre 849 250 tonnes en 2023, essentiellement vers le Vietnam et l’Inde.

Le volume de noix brutes transformées localement a poursuivi sa croissance avec 344 000 tonnes réalisées, soit 36,4% de la production commercialisée contre 266 000 tonnes en 2014. Ce qui constitue une évolution d’environ 30%. Ces performances renforcent la position de la Côte d’Ivoire en tant que 3ème transformateur mondial de noix de cajou et 2ème fournisseur mondial d’amandes de cajou.

Mesdames et Messieurs,

Au titre des perspectives, la production de la campagne 2025 est projetée à 1 150 000 tonnes, représentant une augmentation de 20 % par rapport à la réalisation de la campagne 2024. Un niveau d’approvisionnement de 400 000 tonnes est attendu pour les transformateurs, ce qui représente une progression d’environ 16% par rapport à la réalisation de la campagne 2024.

Mesdames et Messieurs,

A présent, je voudrais vous communiquer, conformément à la décision du Gouvernement, les prix d’achat de la noix de cajou dans les différents lieux de transactions et la date d’ouverture de la campagne.

Comme annoncé par Monsieur le Vice-Président de la République, lors de son discours d’ouverture des JNPCA, Son Excellence Monsieur le Président de la République a approuvé pour le bonheur de nos parents producteurs, une augmentation de 54% du prix bord champ par rapport à la campagne 2024. Ainsi,
Au titre des prix, le Gouvernement a approuvé pour la campagne 2025 :
Un prix bord champ plancher obligatoire de 425 F CFA/kg, pour la noix de cajou bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère, soit une haute de 150 F CFA/kg par rapport à celui de 2024 qui était de 275 F CFA/kg ;
Un prix plancher obligatoire magasin intérieur de 450 F CFA/kg ;
Un prix plancher obligatoire magasin usine de 479 F CFA/kg ;
Un prix plancher obligatoire magasin portuaire de 509 F CFA/kg ;
Sur ce, j’ai l’honneur de déclarer ce jour 18 janvier 2025, officiellement ouverte la campagne 2025 de commercialisation des noix de cajou.
Par ailleurs, afin de poursuivre le développement de l’industrie locale, la période du 24 janvier au 15 mars 2025 sera exclusivement dédiée aux transformateurs locaux. Cette mesure permettra aux transformateurs de s’approvisionner en priorité avant l’ouverture aux exportateurs de noix brutes. »

Fait à Abidjan le 18 Janvier 2025

Filière coton anacarde/Le Dg Mamadou Berté aux JNPCA- « Des mesures concrètes seront prises pour faciliter l’accès des producteurs à la Cmu » ( Discours)

samedi, 18 janvier 2025 05:38 Written by


« Excellence Monsieur le Vice-Président de la République ;Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre des Sports et du Cadre de Vie ;Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ; Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières ;Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire ;Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques accréditées en Côte d’Ivoire ;Monsieur le Secrétaire Exécutif du Conseil International Consultatif du Cajou ;Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Conseil du Coton et de l’Anacarde ;Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux des Administrations publiques et privées de Côte d’Ivoire ;Mesdames et Messieurs les membres du Corps Préfectoral ;Monsieur le Maire de la Commune de Port-Bouët ;Madame la Représentante des Partenaires Techniques et Financiers ;Monsieur le Président de l’Interprofession de la filière Coton ;Monsieur le Président de l’Interprofession de la filière anacarde ;Mesdames et Messieurs les acteurs des filières coton et anacarde ;Mesdames et Messieurs les Partenaires et Sponsors des JNPCA 2025 ;Honorables Chefs traditionnels, gardiens de la tradition et de la cohésion sociale ;Mesdames et Messieurs les Représentants de la presse nationale et internationale ;Distingués invités ;Mesdames et Messieurs ;C’est avec un immense honneur et une profonde joie que je prends la parole devant cette auguste assemblée, en ma qualité de Commissaire Générale de la 1ère édition des Journées Nationales du Producteur du Coton et de l’Anacarde.
Excellence Monsieur le Vice-Président,Distingués invités,Mesdames et Messieurs,Nous sommes réunis dans cette prestigieuse salle du Parc des Expositions pour apprécier à leur juste valeur et saluer les résultats engrangés, en quelques années, par deux importantes filières agricoles ivoiriennes : les filières coton et anacarde. Mais nous sommes là surtout pour célébrer les artisans de ces résultats qui donnent à la Côte d’Ivoire toute sa fierté de puissance agricole en Afrique et dans le monde. Et ce, grâce à la vision éclairée et à l’ambitieuse politique d’un homme, le premier d’entre nous, qui, dès son accession au pouvoir d’Etat, a décidé de remettre la Côte d’Ivoire au travail afin qu’elle retrouve son leadership régional et sa respectabilité au plan mondial, aux niveaux économique, politiques, sociale, culturelles et sportif : j’ai nommé Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire. En effet, sans l’impulsion et l’engagement constant du Président de la République aux côtés du monde paysan en général, les filières coton et anacarde en particulier n’auraient pas pu s’intégrer dans la chaîne de valeur mondiale et créer ainsi un environnement favorable à leur développement durable et à leur rentabilité.
C’est donc grâce à cette vision audacieuse du Président de la République, soutenue par des actions concrètes de son Gouvernement en faveur des producteurs, que nous constatons aujourd’hui des résultats remarquables qui sont le fruit des ambitieuses réformes des filières coton et anacarde lancées en 2013, une année décisive qui a marqué le début d’une véritable transformation de nos deux filières. Au nom du Conseil du Coton et de l’Anacarde et de l’ensemble des acteurs des filières coton et anacarde, je tiens donc à exprimer ma profonde gratitude et mon infinie reconnaissance au Président de la République ainsi qu’à vous-même, Monsieur le Vice-Président, pour votre constant appui et accompagnement.
Je tiens également à adresser mes sincères remerciements à Monsieur le Premier Ministre, chef du Gouvernement et Président du Comité Interministériel des Matières Premières pour son engagement sans faille, ainsi qu’à l’ensemble du Gouvernement pour l’oreille attentive et l’accompagnement dont nous bénéficions. J’associe à ces remerciements Monsieur le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, notre bienveillant Ministre de tutelle. Monsieur le Ministre d’État, votre soutien constant constitue pour nous, non seulement un appui précieux, mais aussi une source intarissable où nous puisons nos efforts pour accomplir, du mieux que nous pouvons, les tâches qui nous ont été assignées par le Gouvernement. Je vous en remercie sincèrement et du fond du cœur
.Je salue l’implication de tous les Partenaires Techniques et Financiers, tant nationaux qu'internationaux, dont les contributions jouent un rôle crucial dans le succès et la pérennité de notre écosystème agricole. À vous, chers parents producteurs et productrices, nous adressons une mention spéciale : votre résilience, votre ardeur au travail et votre engagement exemplaire sont la véritable force motrice de nos succès collectifs. Je me fais un honneur, depuis cette tribune, de vous rendre un vibrant hommage empreint de reconnaissance et de fierté.Mesdames et Messieurs,A ce stade de mon propos, permettez-moi d’évoquer ici quelques chiffres significatifs qui illustrent les progrès réalisés au fil des années par nos deux filières
.La filière coton, bien que confrontée à plusieurs défis ces dernières années, a fait montre d’une résilience admirable grâce aux réformes structurelles et aux diverses initiatives entreprises par le Gouvernement et les acteurs de la filière. Dans le contexte du zonage du bassin cotonnier, la production nationale du coton graine est passée de 352 134 tonnes en 2013 à un record de 559 483 tonnes en 2021. En dépit des contraintes, la Côte d’Ivoire se maintient entre la 3ème et la 4ème place des pays africains producteurs de coton. Quant à l’anacarde, initialement introduite pour freiner l’avancée du désert dans le nord de notre pays, cette plante écologique s’est hissée au rang de culture de rente stratégique. En dix années, après la réforme de 2013, la production de noix brutes de cajou est passée de 500 000 à 1,2 million de tonnes en 2023, consolidant ainsi la position de la Côte d’Ivoire comme leader mondial de la production et du commerce de la noix brute.
Parallèlement, les initiatives visant à promouvoir la transformation locale ont porté des fruits, atteignant plus de 344 000 tonnes de noix brutes de cajou transformées en 2024, contre à peine 31 000 tonnes en 2013, soit une progression décuplée en l’espace d’une décennie. Cette avancée qui doit demeurer et se consolider témoigne d’une croissance qui a non seulement renforcé la chaîne de valeur, mais a engendré aussi une amélioration substantielle des revenus pour l’ensemble des acteurs. Distingués invités, Mesdames et Messieurs, Derrière ces chiffres se trouvent des hommes et des femmes, plus de 450 000 producteurs d’anacarde et entre 120 000 et 140 000 producteurs de coton selon les campagnes, qui travaillent chaque jour pour écrire ces belles pages de notre histoire agricole. Leur courage et leur détermination méritent notre reconnaissance. Ils ont su conjuguer tradition et innovation, contribuant ainsi à la prospérité des zones rurales et à l’essor de notre agriculture.
La 1ère édition des Journées Nationales du Producteur du Coton et de l’Anacarde, placée sous le thème : « Valoriser durablement le potentiel des filières coton et anacarde pour des producteurs prospères », traduit notre engagement à mettre les producteurs au centre de nos priorités.Ce thème nous invite à réfléchir ensemble à des solutions durables, à célébrer nos succès et à construire une vision partagée d’inclusion et de progrès.Pour sa part, le Conseil du Coton et de l’Anacarde poursuivra sans relâche ses efforts pour accroître la valeur ajoutée dans les deux filières et garantir des revenus décents à l’ensemble des acteurs en s’inspirant des orientations du Gouvernement.
Quatre axes stratégiques ont été définis pour porter cette vision, il s’agit de :Permettre aux producteurs des filières coton et anacarde de vivre décemment et durablement des revenus de leur production ;Améliorer la contribution des filières coton et anacarde au PIB à travers l’accroissement de la valeur ajoutée ;Consolider la structuration et la professionnalisation des acteurs des chaînes de valeurs du coton et de l’anacarde ;Renforcer la Gouvernance des filières Coton et Anacarde. Dans cette perspective, le Conseil du Coton et de l’Anacarde veillera à garantir un prix juste et rémunérateur pour les producteurs, tout en travaillant à améliorer leur cadre de vie. Des mesures concrètes seront prises pour faciliter leur accès à la Couverture Maladie Universelle (CMU), conformément aux instructions fermes du Gouvernement.Par ailleurs, l’identification des exploitants et exploitations d’anacarde sera lancée cette année.
Cette initiative vise à constituer une base de données fiable, indispensable pour optimiser l’allocation des ressources. Elle permettra notamment de renforcer les initiatives de traçabilité, d’améliorer les services aux producteurs et de favoriser l’inclusion financière au sein de la filière. L’opération d’identification des exploitants et exploitations d’anacarde sera conduite suivant une phase pilote et deux phases élargies qui permettront de toucher progressivement l’ensemble des zones de production. En outre, afin de consolider l’équilibre de nos deux filières, nous mettrons un accent particulier sur la promotion de champions nationaux capables d’assumer une part significative de la transformation locale des produits issus du coton et de l’anacarde.
Nous avons conscience que les défis sont nombreux, mais nous sommes convaincus qu’en unissant nos forces et nos compétences, nous saurons les relever avec succès.Mesdames et Messieurs,Faisons de ces Journées Nationales du Producteur du Coton et l’Anacarde un symbole de notre engagement collectif pour des filières prospères, durables et inclusives. Des filières où le travail des producteurs est reconnu, valorisé et célébré.Je vous remercie de votre aimable attention. »
Discours du Directeur Général Le Conseil du Coton et de l’Anacarde Vendredi 17 janvier 2025
Nb : Le titre est de la rédaction

Campagne de commercialisation 2025 de l’anacarde- Le prix bord champ fixé à 425fcfa/kg contre 275 Fcfa/kg en 2024

samedi, 18 janvier 2025 05:30 Written by


Producteurs de coton et d’anacarde, transformateurs et partenaires techniques financiers sont à l’honneur depuis le 17 Janvier 2025 au Parc des expositions d’Abidjan- Port Bouet. Ce à l’occasion de la première édition des Journées nationales du producteur de coton et d’anacarde (Jnpc). Le prix du kilogramme de la noix de cajou a été fixé à 425 F CFA pour la campagne 2025, contre 275 Fcfa, lors de la campagne précédente. Belle tribune pour le commissaire général de l’évènement, M. Mamadou Berté, Directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde (Cca) de saluer les braves producteurs de ces deux spéculations et de rendre au Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, un hommage mérité, sonore et retentissant, pour son engagement ferme pour le développement des filières coton et anacarde. (Voir discours)
Belle tribune pour le ministre d'État, ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, pour annoncer le prix bord champ de la noix de cajou pour la campagne de commercialisation 2025.
Selon le ministre d'État, en comparaison avec la saison 2024, ce prix connaît une augmentation de 150 FCFA, correspondant à une augmentation significative de 54% du prix bord champ de l'anacarde, en comparaison avec la saison 2024.
Selon Kobenan Kouassi Adjoumani, le prix fixé permettra aux producteurs d'obtenir un supplément de revenus d'environ 173 milliards Fcfa. « Globalement, on prévoit distribuer 489 milliards Fcfa aux producteurs durant cette campagne.
Pour le ministre d'État, Kobenan Kouassi Adjoumani, la célébration des journées nationales du producteur de coton et de l' 'anacarde est un symbole de notre engagement commun à bâtir une agriculture ivoirienne moderne et prospère, durable et inclusive.
Pour sa part, le Vice-président Tiémoko Meyliet Koné sollicite l'implication active de tous les acteurs. Il a appelé les différents acteurs des deux filières à une synergie d'actions pour le développement de la filière coton et anacarde.
« Les secteurs coton et anacarde, véritables piliers de notre économie agricole ne peuvent prospérer durablement qu'avec la contribution effective et active de tous les acteurs publics, partenaires privés, producteurs et chercheurs. Cette mobilisation est essentielle pour maintenir le leadership de la Côte d'Ivoire sur la scène régionale et internationale », a déclaré Tiémoko Meyliet Koné.
Également le Vp Koné a salué la performance de cette filière, sa résilience et sa contribution à l'économie nationale. Pour Tiémoko Meyliet Koné, tout en célébrant les différents acquis enregistrés dans la filière coton et anacarde, il ne faut pas perdre de vue les défis à relever, notamment la durabilité du secteur et la transformation locale de ces produits. Poursuivant,il a indiqué que ces acquis doivent être consolidés à travers des investissements continus dans des solutions innovantes.
Cette célébration permet également de magnifier le travail et le mérite des producteurs de coton et d'anacarde. Il a appelé les acteurs des deux filières à accroitre la productivité du secteur et à maintenir la qualité de ces produits afin de développer de nouvelles opportunités d'emplois dans la transformation et la commercialisation.
Les producteurs ses deux filières, réunis au sein de Oia anacarde et de l’Intercoton ont salué et remercié pour leur intégration à la Cmu et annoncés qu’ils s’engageaient à payer sa caution à l’occasion des prochaines élections présidentielles d’Octobre 2025.
A noter que les meilleurs producteurs, les meilleurs coopératives et les meilleurs transformateurs ont été primés.
Rappelons qu'après la réforme de 2013, la production de noix brutes de cajou est passée de 500 000 à 1,2 million de tonnes en 2023, la production nationale de coton graine est passée de 352 134 tonnes en 2013 à un record de 559 483 tonnes en 2021.
Bamba Mafoumgbé

Jnpca/Transformation des filières coton et anacarde- Agl s’engage à être l’acteur logistique majeur

samedi, 18 janvier 2025 05:23 Written by

AGL Côte d’Ivoire, Abidjan Terminal, SITARAIL et Côte d’Ivoire Terminal participent, les 17 et 18 janvier 2025 à la première édition des Journées Nationales du Producteur du Coton et de l’Anacarde (JNPCA), au parc des expositions d’Abidjan, autour du thème :« Valoriser durablement le potentiel des filières coton et anacarde pour des producteurs prospères ».
Partenaire logistique des filières agricoles, AGL saisit cette occasion pour présenter ses solutions logistiques multimodales incluant les transports routier et ferroviaire, l’entreposage, l’empotage et les formalités de transit pour l’exportation de ces produits vers l’Asie et l’Europe. L’entreprise met également en lumière ses bases logistiques à Abidjan, San Pédro, Bouaké et Ferkessédougou, proches des zones de production et des unités industrielles, afin de répondre efficacement aux demandes de ses clients. L’expertise d’AGL s’articule autour d’un accompagnement documentaire complet, la mise à disposition d’entrepôts dédiés, la coordination des opérations, le respect strict des délais et le soutien aux opérateurs locaux, à travers un service de tierce détention.
L’entreprise dispose également de plus de 100.000 m² d’entrepôts dédiés au coton et à l’anacarde. Entre 2023 et 2024, ces infrastructures ont permis de traiter 258 000 tonnes de coton et 42 000 tonnes de noix de cajou, renforçant ainsi les capacités de transformation et d’exportation du pays dans le respect des normes de sécurité.
Grâce aux synergies opérationnelles entre ses différentes filiales AGL Côte d’Ivoire, Abidjan Terminal, SITARAIL et Côte d’Ivoire Terminal, l’entreprise assure des solutions logistiques entièrement intégrées. SITARAIL, filiale ferroviaire d’AGL réalise l’acheminement des balles de coton selon les standards internationaux, et participe au développement des corridors logistiques reliant la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Mali. L’accès direct aux terminaux portuaires d’Abidjan, via le rail, facilite ainsi les flux de marchandises en provenance des pays de l’hinterland et la mise sur pied de fenêtres d’accostage hebdomadaires pour les armateurs, garantit la fluidité des exportations vers les ports de destination.
Certifiée TAPA pour la sûreté du fret ainsi que pour le transport et la logistique, AGL mise également sur l’innovation en proposant des solutions digitales sur mesure. L’entreprise a ainsi mis en place SPEED, son logiciel de gestion des flux qui permet d’optimiser la gestion des stocks, d’améliorer la traçabilité des marchandises et de réduire les coûts opérationnels, offrant un avantage stratégique aux producteurs et exportateurs de coton et d’anacarde.
« Partenaire logistique des filières coton et anacarde en Côte d’Ivoire, AGL s’engage à offrir grâce à ses synergies opérationnelles, une palette de solutions logistiques adaptées aux besoins de ses clients. Grâce au savoir-faire de nos équipes, à nos innovations et à nos infrastructures de pointes, nous contribuons activement à l’industrialisation des filières agricoles, soutenant ainsi la croissance économique de la Côte d’Ivoire », a déclaré Asta Rosa Cissé, Directrice Régionale d’AGL Côte d’Ivoire-Burkina Faso.
Premier producteur mondial de noix de cajou avec 1,2 million de tonnes et quatrième producteur africain de coton avec 348.000 tonnes, la Côte d’Ivoire souhaite accélérer la transformation locale de ses produits agricoles. AGL s’engage à accompagner cette vision, à travers des solutions logistiques adaptées.
B.M

Lutte contre la commercialisation et de l’exportation illicites des produits agricoles – Ce qui disent les textes en vigueur en Côte d’Ivoire

mercredi, 15 janvier 2025 12:43 Written by

« Dans la lutte contre la fuite des produits agricoles, le préfet du département de Sipilou, le commissaire de police de ladite ville, le chef du détachement des Faci, le commandant de la brigade de gendarmerie et le chef de bureau des douanes ont été immédiatement relevés de leurs fonctions ». C’est ce que l’on pourrait retenir du Communiqué du chef d’Etat major des armées, le général de corps d’armée, Lassina Doumbia, en date du 14 Janvier 2025. Ce relativement à la fuite des produits agricoles dans l’Ouest montagneux ivoirien.
Selon un communiqué du chef d’État-major des armées Lassina Doumbia Depuis le 02 octobre 2024, les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire et les Corps Paramilitaires conduisent l’opération « Verrou 322 » pour lutter contre la fuite des produits agricoles de rente.
Dans ce cadre, ajoute la note, « des enquêtes sont menées dans les zones de persistance du phénomène. Pour ce qui concerne l’ouest du pays, les investigations ont révélé la complicité et l’implication d’autorités administratives et militaires dans l’exportation illicite de ces produits vers un pays voisin. Des sanctions administratives ont été immédiatement prises à l’encontre des personnes citées plus haut, par leurs différentes hiérarchies, sans préjudice de poursuites pénales. Les enquêtes se poursuivent afin de démanteler tous les réseaux sur l’ensemble du territoire national. Le Chef d’Etat-Major Général des Armées en appelle à la responsabilité et à l’engagement citoyen de tous les acteurs dans cette action de sauvegarde de l’économie nationale ».
Bonne réaction qui montre bien la détermination de gouvernement ivoirien à lutter contre ce fléau qui fait perdre chaque année plusieurs milliards de Fcfa aux caisses de l’Etat, au titre du Droit unique de sortie (Dus) sur les produits de rente comme le café, le cacao et l’anacarde entre autres. Sans oublier la perte de Matières premières pour faire tourner l’industrie locale.
Mais que disent les textes pertinents pour lutter contre ce phénomène sociologique très fréquent dans les zones frontalières et qui prend de l’ampleur au gré des yoyos des cours des Matières premières sur le marché international et des prix fixés aux producteurs dans les pays limitrophes en Afrique de l’ouest.
Sans oublier un laxisme au niveau de l’administration décentralisée parfois sans grand moyen pour surveiller des frontières aussi poreuses que les mailles d’un tamis. L’un dans l’autre, cela complexifie l’application des textes et la lutte contre la fuite des produits agricoles.
De l’ordonnance du 03 Mai 2018 et l’ordonnance du 16 Octobre 2024
Et pourtant, une ordonnance en date de mai 2018, prise en Conseil des ministres indique bien la tablette des sanctions dans l’ordonnance N.2018 – 437 du 03 Mai 2018. « Face à la menace extrêmement grave pour l’économie nationale, l’exportation illicite des produits agricoles et la fraude en matière de commercialisation desdits produits, cette ordonnance prévoit des sanctions particulièrement sévères en vue de juguler ces fléaux »
Très précisément, indique le communiqué du Conseil des ministres : « Quiconque se livre, sans agrément, à l’achat, à la vente, au stockage, à l’écoulement ou à la distribution hors des frontières nationales, de produits agricoles, notamment le cacao, le café, le coton, l’anacarde et l’hévéa, risque une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 10 ans et une amende pouvant atteindre 50 millions de Fcfa sans préjudice de la confiscation des produits et des moyens de transport ayant servi à commettre l’infraction »
Ayant pris la pleine mesure de l’impact du fléau sur l’économie ivoirienne, le gouvernement de Côte d’Ivoire, a en 2024, corsé les sanctions et mieux situé le rôle des comités régionaux installés dans les zones de production ; principalement dans les zones frontalières.
IL s’agit de l’ordonnance N.2024- 886 du 16 OCTOBRE 2024 portant répression de la commercialisation et de l’exportation illicites des produits agricoles soumises à agrément. Cette ordonnance portée par le ministère d’Etat, ministère de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières , le Garde des sceaux, ministère de la justice et droits de l’homme et de ministère du Commerce et de l’industrie précise que : « Est puni d’un emprisonnement de deux à dix ans et d’une amende de 1 à 50 millions , quiconque directement ou par personne interposée, sans être titulaire d’un agrément délivré à cet effet, par l’autorité de régulation, compétente dans les conditions prévues par décret, achète pour revendre après transformation ou non, les produits agricoles dont la commercialisation est soumise à agrément.(…) »
Le texte pertinent précise que : « Il est créé dans les régions de la Côte d’Ivoire partageant des frontières avec des pays étrangers, un comité régional de lutte contre la commercialisation et l’exportation illicites des produits agricoles soumises à agrément. Le comité régional est placé sous l’autorité du préfet de région. »
En son article 12, l’ordonnance de 2024 abroge les dispositions de l’ordonnance N.2018-437 du 03 Mai 2018.
Voilà qui est claire.
Rappelons qu’une bonne partie de la production ivoirienne de café et de cacao ivoirien se retrouve en Guinée Conakry, au Liberia pendant que l’anacarde et le cacao se retrouvent au Burkina Faso mais aussi au Ghana.
C’est vrai un signal fort qui vient d’être donné dans l’ouest du pays, certes, il urge de réactiver dès à présent (Avant l’ouverture de la campagne de commercialisation de l’anacarde), le dispositif opérationnel de lutte mis en place chaque campagne par le Conseil du coton et de l’anacarde, sur les frontières Est et Nord- Est pour lutte contre la fuite de la noix de cajou vers le Ghana.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

sys bannière