Communiqué

Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

dimanche 18 janvier 2026
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Laïcs d'Assié-Koumassi- Adomon Ben Aka passe le flambeau à Jacob Koua

jeudi, 04 décembre 2025 06:24 Written by

La fête des moissons a pris une dimension particulière cette année au temple méthodiste Israël d’Assié Koumassi, une sous- préfecture du département de Bongouanou
Le dimanche 30 novembre 2025, la communauté a assisté au passage de témoin entre le président des Laïcs sortant, Adomon Ben Aka, et son successeur, Jacob Koua. Un moment symbolique qui marque la fin de plus de quinze ans d’une gouvernance ayant profondément transformé la vie du temple.

Dès le petit matin, la fanfare a ouvert la célébration par une grande marche à travers la localité. Cette procession, suivie par de nombreux fidèles, a donné à la journée un caractère solennel et fédérateur.

Au cours de son allocution, Adomon Ben Aka est revenu sur les années passées à la tête de l’équipe laïque, installée en 2010 par le Révérend Gabriel Wosseman. Il a évoqué les progrès spirituels réalisés avec l’essor de l’évangélisation, le dynamisme du Camp de prière Bethesda, la montée de vocations pastorales et le développement de l’École du dimanche, renforcée par le programme Boys and Girls Bridges. Il a également rappelé les évolutions matérielles, de la modernisation de la fanfare à la construction du nouveau temple en 2019, en passant par l’acquisition de trois hectares de forêt dont une zone dédiée à l’hévéaculture, ou encore l’aménagement de divers équipements essentiels au fonctionnement du lieu de culte.

Sur le plan social, il a mentionné la campagne de dépistage du cancer du col de l’utérus menée en 2023 et l’organisation de la première célébration officielle de la fête des mères. Il a surtout salué le soutien constant de la diaspora, dont l’appui spirituel, matériel et financier a accompagné la croissance du temple.

En remettant les rênes à Jacob Koua, élu pour quatre ans renouvelables, Adomon Ben Aka a encouragé la poursuite des projets engagés, notamment la construction du presbytère, la réhabilitation de l’ancien site, la finalisation des infrastructures pour l’École du dimanche et le développement du projet hévéa.

La veille de la cérémonie, une campagne médicale initiée par le comité santé de la diaspora et dirigée par Mme Judith Adomon, a mobilisé la communauté. Plus de cent enfants ont été traités contre les parasitoses, près d’une centaine de personnes âgées ont été dépistées et plus de trois cents participants recensés. Le centre de santé urbain d’Assié Koumassi a également reçu du matériel médical pour renforcer ses actions de prévention. Accompagnée d’une délégation venue de Béthel d’Abadjin-Kouté, la communauté méthodiste d’Assié Koumassi aborde cette transition avec confiance. Sous la conduite de son nouveau président des Laïcs, elle ouvre un nouveau chapitre tourné vers le renforcement de la foi, l’entraide et la consolidation des actions sociales au service des familles d’Assié Koumassi et de sa diaspora.
Ayoko Mensah avec Sercom

Clôture de la caravane « CMU Zéro Cotisation » - Le ministre Adama Kamara annonce la reprise des cotisations dès janvier 2026

mardi, 02 décembre 2025 19:51 Written by


Le ministre de l'Emploi et de la Protection sociale, Adama Kamara, a annoncé, le samedi 29 novembre 2025 à Maféré (département d'Aboisso, région du Sud-Comoé), la reprise des cotisations à la Couverture maladie universelle (Cmu) à partir de janvier 2026. L’information est du Cicg.
Cette annonce a été faite lors de la cérémonie officielle de clôture de la campagne « CMU Zéro Cotisation », lancée le 1er mai 2025 grâce à la vision humaniste du Président de la République, Alassane Ouattara, et à l'engagement du Premier Ministre, Robert Beugré Mambé. L'événement s'est déroulé en présence du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) et président du Conseil régional du Sud-Comoé, Eugène Aka Aouélé, de la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira, ainsi que de la population de Maféré.
Dans son intervention, le ministre de la Protection sociale a souligné que la cotisation constitue un pilier essentiel de la pérennité de la CMU. « La mesure ‘'CMU Zéro Cotisation'' a été une main tendue, une démonstration concrète des bienfaits de ce puissant bouclier sanitaire qu'est la CMU. Désormais, pour que ce système de solidarité traverse les générations, il a besoin de l'engagement de tous », a-t-il déclaré.
Adama Kamara a encouragé tous les citoyens enrôlés à marquer leur engagement en s'acquittant régulièrement de leur cotisation, afin de garantir la durabilité du système et de préserver l'accès aux soins pour l'ensemble de la population.
Pour sa part, Eugène Aka Aouélé a exprimé sa gratitude au ministre pour l'attention accordée à la région du Sud-Comoé. Il a exhorté les populations à poursuivre l'enrôlement et à honorer leurs cotisations, rappelant que « la Cmu protège la dignité, soulage les familles et préserve les économies ».
Par ailleurs selon cette source, La directrice des Opérations de la Banque mondiale a salué les efforts du gouvernement ivoirien en matière d'investissement dans le capital humain. Elle a annoncé la mise en œuvre d'un programme additionnel visant à consolider et finaliser la couverture santé pour tous en Côte d'Ivoire.
La cérémonie s'est achevée par une tournée de sensibilisation des autorités présentes au marché de Maféré et au village CMU mis en place pour permettre à la population locale de s'enrôler et de retirer leur carte sur place. Il convient de préciser que le taux d’utilisation de la carte CMU multiplié par 11 grâce à la mesure « CMU Zéro Cotisation »
Bamba M.

Journée Internationale des Droits de l’Enfant - La SODECI renforce son engagement avec deux initiatives majeures en 2025

lundi, 01 décembre 2025 17:05 Written by

À l’occasion de la Journée internationale des Droits de l’Enfant, la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (Sodeci) a réaffirmé son engagement envers l’éducation des jeunes à la gestion durable de l’eau. Fidèle à sa mission citoyenne, l’entreprise a organisé en cette année 2025 deux actions phares mêlant immersion technique et innovation pédagogique. Selon une note à la presse dont afrikchallenges.info a eu copie depuis plusieurs années, la Sodeci ouvre ses infrastructures aux enfants afin de leur faire découvrir les enjeux essentiels liés à l’accès à l’eau potable et aux métiers qui l’entourent.
De 2021 à 2024, ajoute la note, ces journées ont permis à des élèves d’Abatta, de Treichville, d’Abobo Akékoï et d’Odiennekourani de visiter des sites stratégiques comme le Centre de gestion Intégrée des opérations (Cgio), la station d’eau de la Djibi, le centre de dépotage du Plateau ou encore la Direction Régionale de Bouaké. Ces rencontres, encadrées par les ingénieurs et techniciens de la société, visent à sensibiliser la jeunesse aux valeurs d’intégrité, d’éthique et d’engagement portées par la Sodeci.
2025 : Au cœur de la production d’eau potable
Pour l’édition 2025, la SODECI a accueilli le mercredi 12 novembre une délégation du Lycée Français d’Abatta au sein de son usine de traitement d’eau d’Abatta. Composée de 25 élèves et 5 encadrants, la visite a permis aux jeunes de suivre de manière concrète le parcours de l’eau : captation, traitement, décantation, filtrations, analyses, contrôle qualité et distribution.
Les experts de la Sodeci, ont présenté aux élèves les technologies utilisées pour garantir une eau saine et fiable à des millions d’Ivoiriens.
Cette immersion a également permis de valoriser les métiers techniques liés à l’hydraulique, au laboratoire, à la maintenance ou encore à la supervision digitale.
Également, La grande innovation de cette édition réside dans le lancement du tout premier podcast éducatif de la Sodeci, intitulé « Le présent parle au futur ».

Enregistré dans un studio moderne à Angré (Base CIE), ce nouveau format a réuni quatre enfants âgés de 10 à 15 ans autour d’une discussion d’une heure. L’objectif : permettre aux enfants de partager leur expérience quotidienne de l’eau, tout en apprenant les bons gestes pour éviter le gaspillage.
Le podcast met ainsi en lumière des pratiques simples pour réduire le temps de douche, couper le robinet lors du brossage des dents, surveiller les fuites, modérer l’arrosage. Mais essentielles pour une gestion responsable. L’application Ma SODECI en Ligne a également été présentée de manière accessible, comme un outil essentiel pour suivre sa consommation, signaler une anomalie ou s’informer en temps réel.
Avec ces actions, la Sodeci confirme sa volonté de sensibiliser les futures générations aux responsabilités citoyennes liées à la ressource eau.
Entre tradition éducative et innovation numérique, l’édition 2025 illustre une entreprise engagée à la fois sur le terrain, sur le plan pédagogique et dans la transformation digitale. La SODECI réaffirme ainsi que l’eau n’est pas seulement un service : c’est un héritage collectif que chaque enfant doit comprendre, respecter et protéger.
Bamba Mafoumgbé

Synodalité- L’enjeu majeur de l’Église en Côte d’Ivoire ( Contribution)

lundi, 01 décembre 2025 09:58 Written by


Par Norbert Kobenan

La synodalité est devenue l’un des mots-clés de la réforme engagée par l’Église catholique universelle. Mais en Côte d’Ivoire, comme dans de nombreux pays africains, elle prend une signification particulière : celle d’un appel à mieux articuler tradition communautaire, vitalité spirituelle et unité ecclésiale.

Alors que les Églises du Nord traversent une lente érosion, l’Afrique vit une croissance exceptionnelle du catholicisme.
Paradoxalement, cette vitalité rend nécessaire une réflexion profonde : comment maintenir l’unité du peuple de Dieu dans un paysage ecclésial de plus en plus diversifié ?

Les CEB : un modèle africain de synodalité

Longtemps avant que Rome ne remette la synodalité au premier plan, les Communautés Ecclésiales de Base (CEB) ivoiriennes avaient déjà posé les fondations d’une Église participative et incarnée.

Elles demeurent aujourd’hui :

un lieu de prière et d’écoute;

un espace de discernement partagé;

un réseau de solidarité familiale et sociale;

un creuset de formation et de coresponsabilité laïcale.

Elles rappellent cette intuition simple : la communion se construit d’abord au pied des cases, pas au sommet des structures.

Communautés nouvelles : promesse et vigilance*

Parallèlement, les communautés nouvelles et fraternités charismatiques connaissent une expansion rapide. Elles répondent à des besoins légitimes : spiritualité personnelle, quête de sens, désir d’appartenance, dynamisme missionnaire.

Mais leur vitalité pose un défi majeur : éviter que l’Église ne se fragmente en multiples micro-communautés autonomes.
La synodalité invite donc à recevoir leurs charismes, mais à les intégrer clairement dans la vie paroissiale et diocésaine, en veillant à la fidélité au magistère et à la cohésion pastorale.

L’enjeu n’est pas de freiner ces mouvements, mais de les harmoniser.

Le Corps du Christ : la boussole universelle

Pour comprendre la synodalité, il faut revenir au cœur de la théologie chrétienne :
l’Église est un Corps, selon la vision de saint Paul.

Cette perspective est profondément en résonance avec les cultures africaines, où la famille élargie, la solidarité communautaire et l’interdépendance sociale sont des valeurs cardinales.

Être Corps du Christ, c’est reconnaître que :

aucun fidèle n’est secondaire;

aucun groupe ne peut vivre en vase clos;

aucune autorité ne peut gouverner sans écouter.

La synodalité n’est donc pas une réforme administrative : c’est un mode d’être.

Une Église au service de tous

L’objectif de la synodalité est clair : rendre l’Église plus missionnaire, plus proche et plus crédible.

En Côte d’Ivoire, cela signifie :

– écouter davantage les jeunes confrontés à l’incertitude économique;

– renforcer la présence auprès des familles;

– apaiser les blessures issues des crises politiques;

– promouvoir la cohésion sociale et le dialogue;

– combattre les divisions ethniques et identitaires.

Une Église synodale n’est pas une Église repliée : c’est une Église qui se met au service de tous, au-delà des appartenances et des frontières.

Un laboratoire pour l’Église mondiale ?

La Côte d’Ivoire, comme d’autres pays africains, dispose d’un atout unique : une tradition communautaire forte, une créativité spirituelle dynamique et un tissu ecclésial en croissance.

En articulant :
les CEB comme matrice locale de participation;

les communautés nouvelles comme moteur de renouveau ;
et la vision du Corps du Christ comme fondement d’unité;

- l’Église ivoirienne peut devenir une voix forte dans le débat mondial sur la synodalité.

L’Afrique n’est plus simplement un « terrain de mission ».
Elle est peut-être l’un des lieux où l’avenir de l’Église catholique s’invente.

Matca / Cérémonie de réconciliation- Le Dg du Haut Conseil, Diaby Brahima place le développement du secteur au cœur du débat et insiste sur la paix

jeudi, 27 novembre 2025 18:17 Written by

Déclenchée il y a plus de six mois, la crise qui secoue la Mutuelle d'assurances des taxis compteurs d'Abidjan (Matca), se conjugue désormais au passé ? On pourrait répondre par l’affirmative, quand on s'en tient à la cérémonie du jeudi 27 novembre 2025, tenue au siège du Haut Conseil, la faîtière. Et pour cadrer à la chose, la rencontre avait pour thème : « ’Matérialisation de l'Union des propriétaires de taxis compteurs d'Abidjan Matca » et repositionnement du sous-secteur. Avec le slogan fort '' l'Union fait la force ''. Le décor a été planté par le Directeur général adjoint du Haut Conseil, Salif Samaké qui, dans son propos introductif a rassuré qu'en dépit des crises qui secouent la structure, la Matca ne mourra pas. Au chapitre des allocutions, c'est le doyen Camara Abdramane, PCA du Haut Conseil qui a ouvert le bal par des remerciements et des prières à l’endroit des disparus du secteur.
A sa suite, monsieur Abel, le porte-parole des propriétaires de taxis compteurs est monté au créneau pour solliciter la réorganisation et la professionnalisation de ce secteur par le Haut Conseil. « (…) Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour venir demander l’appui et l’implication de la faitière dans la résolution définitive de la crise qui secoue notre sous-secteur. Nous nous tournons vers le Dg Diaby Brahima pour insuffler un vent nouveau à notre secteur. Oui, nous avons besoin de lancer un nouveau cycle », a-t-il plaidé. Irrésistible à cette doléance, Diaby Brahima, après avoir s'est voulu clair : « (…) Si j'ai bien écouté, vous êtes venus vous confiez au Haut conseil. Vous êtes venus nous dire de trouver des solutions à vos problèmes. Mon rôle c'est de bien vous écouter et rendre compte au Conseil d’administration. Je le ferai. Mais d’ores et déjà, sachez que je regrette que le secteur ne se soit pas adapté au changement. Il a dormi sur ses lauriers, et est donc surpris aujourd'hui de se voir surplanté par d'autres modes de transport, plus appréciés par les usagers » a-t-il dit.
Avant de sévèrement critiquer les querelles intestines qui plombent l’avancement des choses. Sur le champ, monsieur Diaby a proposé un éveil de conscience dans la paix et l'entente. « (…) Il vous appartient de vous réveiller. Donner vous les mains les uns les autres. Arrêter de dire mon camp, son camp. Mettez-vous ensemble », a indiqué le Dg du Haut Conseil. Qui a expliqué que des groupes de dix personnes seront installés dans chaque commune du District autonome d’Abidjan, dont huit transporteurs et deux conducteurs, afin de réfléchir sur les problèmes du secteur et dans un délai raisonnable, se retrouver dans le cadre d’un séminaire dont les recommandations seront transmises au ministre des Transports. A cette cérémonie, le ministre Amadou Koné était représenté par le Directeur en charge du transport routier et ferroviaire, Coulibaly Vincent qui a livré des messages de paix et fraternité du ministre.
Koné Seydou
Légende : Une vue de la table d’honneur de cette cérémonie.

La décence oubliée- Quand la société confond liberté et vulgarité

jeudi, 27 novembre 2025 05:58 Written by

La liberté devait élever l’homme ; elle l’expose désormais. Sous couvert d’émancipation, notre époque confond l’audace avec l’arrogance, la sincérité avec l’exhibition, la vérité avec l’excès. Le problème n’est plus dans l’interdit, mais dans l’absence de mesure et lorsque la décence s’efface, c’est la dignité collective qui s’érode.

« La vulgarité, c’est l’oubli de la limite qui fait l’homme. »

Nous vivons dans une ère où tout se dit, tout s’étale, tout s’exhibe. Ce qui devait libérer la parole a créé une gigantesque vitrine de soi. L’écran est devenu miroir, le micro tribunal, et la notoriété une monnaie. On choque pour attirer, on parle pour exister. Mais à force de tout dire, on finit par appauvrir la pensée. À force de se montrer, on ne se regarde plus vraiment.

Pourtant, la décence n’est pas une contrainte poussiéreuse : elle est la pudeur de l’âme. Cette élégance morale qui fait préférer la justesse à l’outrance et le silence noble au vacarme inutile. La retenue n’est pas faiblesse : elle est dignité. Mais à l’heure où la provocation se prend pour du courage et où la vulgarité se fait passer pour de la franchise, la société se creuse au lieu de se libérer.

Les réseaux sociaux amplifient cette dérive. Jamais nous n’avons eu autant d’outils pour communiquer et jamais la communication n’a semblé aussi pauvre. L’anonymat autorise la cruauté, la vitesse tue la nuance, la visibilité remplace la vérité. Le débat devient duel, le désaccord insulte, et la pensée s’efface dans le flux. Ce n’est pas le numérique qui corrompt : c’est l’usage sans éthique qui l’enlaidi.

Sous ce brouhaha permanent, un glissement s’opère : la liberté se confond avec l’impudeur. Dans les familles, la familiarité érode le respect. Dans la rue, la provocation remplace la politesse. Dans la politique, l’outrance étouffe la mesure. Nous avons cessé de chercher la vérité ; nous voulons simplement du bruit. Mais le bruit n’est pas un signe de vitalité : c’est l’aveu d’un vide intérieur.

Les médias, eux aussi, hésitent entre miroir et moteur. L’information autrefois éclairait ; aujourd’hui, elle excite. Ce qui choque se partage plus vite que ce qui éclaire. Mais une société qui confond l’indignation avec l’intelligence finit par perdre la hauteur du regard. Journalistes, artistes, éducateurs portent une responsabilité immense : réhabiliter la noblesse du verbe, la pudeur du ton, la force tranquille de la mesure.

Face à cette dérive, réapprendre la décence devient un acte de résistance. Résister à la vulgarité n’a rien de réactionnaire : c’est refuser la médiocrité. La décence ne bride pas la liberté ; elle la protège. Elle enseigne le respect du mot, du geste, du temps. Elle élève les débats, apaise les tensions et rappelle que le vivre-ensemble ne tient pas à la loi, mais à la manière de se parler.

Le défi moral de notre époque n’est pas de produire plus de voix, mais plus de sagesse. Il ne s’agit pas de réduire la parole, mais de lui rendre sa valeur. La décence est la respiration d’une civilisation : sans elle, tout devient spectacle ; avec elle, la liberté retrouve son visage, non le vacarme, mais la lumière.

« La liberté ne s’épanouit que dans les âmes capables de se contenir. »


Par Norbert KOBENAN

Guitry- Le CNS dote Koffesso Dioulabougou d’une ambulance et de matériel scolaire

lundi, 24 novembre 2025 17:41 Written by

Le Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS), présidé par la Première Dame Dominique Ouattara, a effectué une importante remise de dons au bénéfice des populations de Koffesso Dioulabougou, village situé dans la sous-préfecture de Guitry.

Dans le cadre de ses actions en faveur de la protection de l’enfance et de l’amélioration du bien-être des familles, le CNS a offert une ambulance neuve au centre de santé rural de la localité. Ce véhicule vient renforcer les capacités médicales du village et permettra d’assurer des évacuations rapides vers les établissements sanitaires urbains en cas d’urgence.

Parallèlement, le système éducatif local a bénéficié de 450 kits scolaires ainsi que d’un lot conséquent de matériel pédagogique destiné à optimiser les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans les écoles du village.

Mme Sylvie Patricia Yao, directrice de cabinet de la Première Dame et députée-maire de Guitry, a salué ces dotations qui, selon elle, reflètent l’engagement constant du CNS « à protéger les enfants, à améliorer leurs conditions d’étude et à renforcer les services sociaux de base dans les zones rurales ».
Bamba Mafoumgbé

Sécurisation du réseau et accès équitable- La Sodeci renforce sa lutte contre les branchements illégaux

lundi, 24 novembre 2025 17:28 Written by


Dans le cadre de son engagement à renforcer la sécurité et la conformité des usages, les équipes de la Société de distribution d’eau potable (Sodeci), à travers son Département lutte contre la fraude, ont conduit une vaste série de campagnes de sensibilisation de proximité sur l’ensemble du territoire national tout au long de l’année 2025.
L’objectif principal, selon une note à la presse, informer, prévenir et mobiliser les populations contre les risques et conséquences de la fraude sur l’eau. Ces séances ont été menées auprès d’un large éventail de cibles, témoignant d’une approche inclusive et communautaire notamment les quartiers non structurés et périurbaine. Sans oublier les quartiers structurés et les groupes ordonnés et associations entre autres. Par ailleurs ajoute la source, les collectivités territoriales et les lieux de cultes n’ont pas été oublié.
Cette diversité de publics a permis de maximiser l'impact de la campagne et d’assurer une diffusion équitable des messages de sécurité et de conformité. Il est important de noter une forte mobilisation dans les gares de transport
En effet, les gares routières ont enregistré la plus forte affluence et une écoute particulièrement attentive des usagers.
Les actions réalisées dans les gares ont rencontré un très grand succès, notamment à Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Dimbokro, Man, Bouaflé, Issia, Gagnoa, Daloa, Soubré.
Ces lieux stratégiques, à forte concentration humaine, ont permis de toucher une population variée et souvent mobile, garantissant une diffusion plus large et rapide des messages de sensibilisation et les messages clés des agents prévention fraude la Sodeci ont porté sur les conséquences légales, économiques et sécuritaires de la fraude sur l’eau, les risques d’électrocution, d’incendie et de dégradation des installations d’une part, et
Citons : les bonnes pratiques pour une utilisation saine, responsable et sécurisée de l’eau et les voies officielles pour souscrire un abonnement ou signaler une anomalie.
Notons que ces séances de sensibilisations des agents Sodeci interviennent avant les contrôles de conformité des compteurs sur le terrain.
Avec 461 séances réalisées et plus de 26 000 personnes directement sensibilisées, la période de janvier à novembre se distingue comme intense et impactante pour le Département Lutte contre la Fraude.
« Cette mobilisation témoigne de la détermination des équipes Sodeci à promouvoir une culture de conformité et de sécurité sur l’ensemble du territoire ». A-t-elle dit Mme Kané K, sous – directrice relations extérieures et sensibilisation
Les retours observés, notamment dans les gares de transport, confirment l’importance et la pertinence de ces campagnes de proximité. La dynamique engagée sera poursuivie durant cette fin d’année et renforcée afin d’accompagner durablement les populations dans l’adoption de comportements responsables.
B. M

Hadj 2026- Le Commissariat ouvre les inscriptions pour les séjours réduits de 17, 18 et 20 jours

dimanche, 23 novembre 2025 20:16 Written by


Le Commissariat au Hadj a annoncé, dans un communiqué publié le 22 novembre 2025, l’ouverture des inscriptions pour les candidats définitivement retenus au Hadj 2026 souhaitant effectuer un séjour réduit en Arabie Saoudite. Cette option, très attendue par une partie des pèlerins ivoiriens, vient compléter la formule standard dont la durée est fixée à 27 jours.

 

Selon le communiqué, signé par l’Imam Bachir Ouattara, Commissaire du Hadj, le séjour réduit sera proposé en trois formules : 17, 18 ou 20 jours, exclusivement effectuées avec des vols réguliers. Les candidats intéressés doivent impérativement se faire enregistrer auprès du Secrétariat Permanent du Commissariat au Hadj. Les inscriptions débutent le lundi 24 novembre 2025, et se dérouleront tous les jours ouvrables, de 10h00 à 15h00, au siège du Commissariat au Hadj. Les autorités précisent que les enregistrements se poursuivront jusqu’à épuisement des places disponibles, rappelant ainsi l’importance pour les candidats de se présenter rapidement.

 

Pour constituer leur dossier, les candidats désireux d’opter pour le court séjour doivent fournir deux pièces essentielles, à savoir une copie du passeport, une copie du formulaire d’inscription définitive au Hadj 2026. Cette initiative du Commissariat vise à répondre à la demande croissante de flexibilité exprimée par les pèlerins. En effet, de nombreux candidats privilégient des durées plus courtes en raison de contraintes professionnelles, personnelles ou médicales. En offrant un séjour réduit, les autorités du Hadj entendent également optimiser la gestion des flux et garantir un meilleur confort aux pèlerins en Terre sainte.

 

L’Imam Bachir Ouattara réaffirme, à travers cette mesure, la volonté du Commissariat au Hadj de placer l’organisation du pèlerinage sous le signe de la fluidité, de la rigueur et du respect des attentes des fidèles musulmans. Le lancement de ces inscriptions marque ainsi une étape importante dans la préparation du Hadj 2026, confirmant une organisation anticipée et centrée sur le bien-être des pèlerins ivoiriens. A noter que cette annonce vient rappeler que la préparation spirituelle et logistique du Hadj demeure une priorité nationale, encadrée avec soin et professionnalisme.

Ayoko Mensah

Amélioration de l’accès à l’hydroxyurée – La Fondation Porteo apporte son soutien à l’association Drep. Afrique

samedi, 22 novembre 2025 17:00 Written by

La Fondation Porteo est fière d’annoncer son soutien à l’association Drep. Afrique pour l’amélioration de l’accès à l’hydroxyurée, médicament essentiel dans le traitement de la drépanocytose, première maladie génétique au monde, qui affecte plus de 8 millions de patients en Afrique. Annonce une note à la presse de ladite fondation.
En partenariat avec le laboratoire sénégalais Teranga Pharma, Drep.Afrique, portée par le Professeur Jean-Benoît Arlet et par Robert Hue, a permis la production locale à prix coûtant, de deux formulations génériques pédiatriques et adultes, DREPAF®️ 100 et 500 mg, disponibles dans toutes les pharmacies du Sénégal à partir de 2026, avec l’objectif d’extension sur l’ensemble du continent.

Afin d’assurer chaque année le traitement continu de 1000 enfants drépanocytaires, la Fondation Porteo s’engage aux côtés de Drep.Afrique à financer ce programme vital sur une durée de 3 années pour offrir à ces malades un accès durable à un traitement réduisant la mortalité, les crises douloureuses et les hospitalisations, tout en améliorant leur qualité de vie et celle de leurs familles.
Toujours selon cette source, la distribution de ces traitements sera suivie dans le cadre d’une étude scientifique. Elle recensera les profils des malades et l’évolution de leur santé. L’étude a également pour objectif d’évaluer l’amélioration de la qualité de vie des patients sous hydroxyurée.
Bamba Mafoumgbé

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