Société (1072)
Plateforme d’échanges et de coordination sur la gestion des espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest - Konaté Diakalidia désigné secrétaire exécutif
vendredi, 22 août 2025 14:11 Written by AdminLes 21 et 22 août 2025, s’est tenue à l’Hôtel Azalaï de Cotonou, République du Bénin, la réunion annuelle de la Plateforme d’échanges et de coordination sur la gestion des espaces frontaliers en Afrique de l’Ouest (PECoGEF).
.Selon une note à la presse, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération régionale en matière de gouvernance frontalière.
Aussi, la source ajoute que la réunion a enregistré la présence des représentants des structures nationales en charge de la gestion des frontières du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo.
Y ont également pris part les représentants de l’Union Africaine et de la GIZ/PFUA et des personnes ressources.
La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par l’allocution du Docteur Youssouf Adams, Directeur Général de l’Agence Béninoise de Gestion Intégrée des Espaces Frontaliers (ABeGIEF), représentant le Président sortant de la PECoGEF, le Docteur Marcel Ayité BAGLO.
Cette intervention a rappelé les enjeux stratégiques de la plateforme et réaffirmé l’engagement du Bénin en faveur d’une gouvernance frontalière concertée et durable.
Le Docteur Youssouf Adam, Directeur général de l’agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (ABeGIEF), représentant le président sortant de la PECoGEF, a souhaité la bienvenue aux délégations participantes. Il a invité l’assemblée à observer une minute de silence en hommage aux illustres défenseurs de la coopération transfrontalière récemment disparus.
Dans son intervention, il a salué l’engagement constant des responsables des structures nationales de gestion des frontières, soulignant leur disponibilité à échanger et à réfléchir collectivement sur les enjeux liés à la gouvernance frontalière dans une approche intégrée. Il a exprimé sa reconnaissance à la Commission de l’Union Africaine pour son accompagnement à travers le Programme frontière de l’Union africaine (Pfua).
Insistant sur le rôle central de l’intégration régionale dans le développement des États africains, il a appelé à une synergie renforcée entre les structures nationales en charge des frontières. Il a exhorté ses pairs à saisir l’opportunité de cette rencontre pour impulser une nouvelle dynamique à la PECoGEF, notamment par l’actualisation des textes fondamentaux et le renouvellement des instances dirigeantes, afin de répondre de manière efficiente et pérenne aux défis croissants dans les espaces frontaliers partagés. Pour clore ses propos, il a réitéré les remerciements des structures nationales à la coopération allemande, représentée par la GIZ/PFUA, pour son appui technique et financier soutenu aux initiatives de gouvernance frontalière.
À l’issue de l’allocution d’ouverture, les travaux se sont poursuivis en séance plénière. M. Abdramane COULIBALY, Coordonnateur technique chargé des études, de la stratégie, de la planification et de la documentation au secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire, et membre du Comité ad hoc chargé de la révision des textes fondateurs de la PECoGEF, a présenté au nom dudit Comité, présidé par le Docteur Youssouf Adams, la synthèse des travaux menés.
Les propositions d’amendement ont porté sur la définition et la qualité des membres de la plateforme, la durée des mandats des organes dirigeants, la composition du Conseil directoire et du Comité exécutif. Les versions amendées des textes seront transmises aux membres pour validation et adoption selon les procédures en vigueur.
Les membres du Comité ad hoc ont recommandé que la révision des textes fondamentaux de la PECoGEF soit poursuivie par les nouvelles instances dirigeantes, afin d’assurer leur mise à jour complète et leur adaptation aux enjeux actuels de la gouvernance frontalière.
Conformément aux dispositions en vigueur, les membres ont procédé au renouvellement des organes de gouvernance de la plateforme.
À la quasi-unanimité, la présidence du Conseil directoire a été confiée au responsable en charge des frontières de la République de Sierra Leone. La vice-présidence est revenue au responsable en charge des frontières de la République du Mali.
Le Comité exécutif à la Côte d’Ivoire
En ce qui concerne le Comité exécutif, à la quasi-majorité des membres, le poste de Secrétaire exécutif est revenu au responsable en charge des frontières de la République de Côte d’Ivoire, le poste de Premier secrétaire exécutif Adjoint, au responsable en charge des frontières de la République du Ghana et le poste deuxième secrétaire exécutif adjoint au responsable en charge des frontières de la République du Bénin.
M. Francis Langumba Keili, coordonnateur de la Sécurité Nationale de la République de Sierra Leone, nouvellement désigné président du Conseil directoire, a exprimé sa profonde gratitude aux membres de la PECoGEF pour la confiance accordée à son pays. Il a réaffirmé son engagement à œuvrer pour le repositionnement stratégique de la plateforme, saluant son rôle fondamental dans la coopération frontalière régionale. Il a appelé à une mobilisation collective des États membres, soulignant que la réussite de la mission assignée à la PECoGEF dépendra de l’implication active de tous. Il a encouragé les pays disposant d’une avance en matière de gouvernance frontalière à accompagner ceux qui intègrent récemment le Programme Frontière de l’Union Africaine. Enfin, il a rappelé le devoir des acteurs de faire des zones frontalières des espaces d’intégration, de solidarité et de développement, où les conditions de vie des populations sont significativement améliorées
Pour sa part, Diakalidia KONATE, Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la République de Côte d’Ivoire, a exprimé sa reconnaissance aux États membres pour leur confiance renouvelée. Il a salué les efforts de l’équipe sortante et réaffirmé le rôle stratégique de la PECoGEF dans la promotion de l’intégration régionale. Face aux défis persistants (insécurité, criminalité transfrontalière, crises humanitaires, faible connectivité et déficit infrastructurel), il a plaidé pour une action concertée des États membres, un appui renforcé des partenaires techniques et financiers, et une écoute attentive des communautés frontalières. Il a placé son mandat sous le signe de l’efficacité, de la solidarité et de la transformation des frontières en espaces de paix et de prospérité partagée.
Les États membres ont ensuite tenu des séances de travail bilatérales et multilatérales consacrées à la planification des activités de la PECoGEF pour la période 2025–2027. Les résultats de ces travaux ont été présentés en séance plénière et annexés au présent communiqué. ( Voir encadré)
Bamba Mafoumgbé
Légende : Les participants aux travaux d de Cotonou
Encadré : Des recommandations fortes à l’endroit de l’Union africaine
À l’issue des travaux, les participants ont formulé les recommandations plusieurs recommandations.
Citons l’endroit de l’Union africaine, la reconnaissance institutionnelle et intégration stratégique. Inscrire la PECoGEF comme plateforme régionale officielle dans le dispositif du Programme Frontière de l’Union Africaine (PFUA) en Afrique de l’Ouest ;
Intégrer les résultats et recommandations de la PECoGEF dans les politiques continentales de paix, sécurité et développement territorial.
• Appui technique et financier durable
- Mobiliser des ressources spécifiques pour soutenir les activités de la PECoGEF, notamment dans les zones frontalières à haut risque ;
- Faciliter l’accès aux fonds africains dédiés à la stabilisation, à la résilience et à l’intégration des espaces frontaliers.
• 3. Harmonisation des cadres juridiques et opérationnels
- Promouvoir l’harmonisation des procédures administratives, douanières et sanitaires relatifs à la gestion des frontières pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens et faciliter le commerce.
- Encourager la mise en place de mécanismes continentaux de résolution des conflits frontaliers.
• Valorisation des bonnes pratiques régionales
- Soutenir la capitalisation et la diffusion des expériences locales issues des Organismes de Coopération Transfrontalière (OCT), Plans Locaux de Sécurité, et initiatives communautaires ;
- Favoriser l’essaimage des modèles de coopération transfrontalière réussis dans d’autres régions du continent.
• Renforcement des capacités et formation
- Appuyer la création d’un programme continental de formation sur la gouvernance frontalière ;
- Encourager les échanges interrégionaux entre praticiens de la gestion frontalière.
À l’endroit des États
• Mobilisation des ressources et financement durable
- Allouer des budgets spécifiques à la coopération frontalière dans les lois de finances nationales ;
- Faciliter l’accès aux financements régionaux et internationaux en appui aux projets transfrontaliers.
• Renforcement des capacités locales et communautaires
- Former les acteurs locaux (collectivités, forces de sécurité, société civile) à la gestion concertée des frontières ;
- Soutenir les initiatives communautaires de paix, de développement et de prévention des conflits.
- Adopter des protocoles communs pour la gestion des crises, la sécurité et la mobilité dans les zones frontalières ;
- Accompagner la mise en place des organismes de coopération transfrontalière
• Engagement diplomatique et politique
- Promouvoir une diplomatie frontalière proactive, fondée sur le dialogue, la prévention et la coopération ;
- Soutenir les résolutions issues de la PECoGEF auprès des instances régionales et continentales.
A l’endroit de la nouvelle équipe dirigeante de la PECoGEF
• Leadership stratégique et crédibilité régionale :
- Fédérer les États membres autour d’un agenda commun, en valorisant les intérêts partagés et les synergies régionales ;
- Affirmer de manière claire la vocation régionale de la PECoGEF auprès des organisations régionales et continentales comme plateforme de coordination, de dialogue et d’action en matière de gouvernance frontalière en Afrique de l’Ouest ;
• Redynamisation pour une nouvelle impulsion :
- Poursuivre la révision des textes fondamentaux de la PECoGEEF et les faire adopter par les Etats membres au cours d’une Assemblée Générale Extraordinaire dans un délai maximum de six (6) mois.
• Développement d’une stratégie de mobilisation des ressources
- Identifier des partenaires techniques et financiers alignés avec les objectifs de la PECOGEF ;
- Élaborer des programmes/projets et des plans d’action pluriannuels pour garantir la pérennité.
• Renforcement des capacités et développement d’une expertise régionale
- Former les équipes sur les enjeux de gouvernance frontalière, de diplomatie territoriale et de gestion de crise ;
- Créer un vivier d’experts régionaux mobilisables pour les missions techniques et les appuis ponctuels.
• Valorisation des acquis et capitalisation des bonnes pratiques
- Documenter les expériences réussies (institutionnalisation, GLCT, sécurité concertée, etc.).
- Diffuser les outils, guides et méthodologies développés par la PECOGEF auprès des États et partenaires.
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- Fait le 22 août 2025 à Cotonou, République du Bénin, en texte français, anglais et portugais, les trois textes faisant également foi.
- Source : Cnfci
LE PASSE AU PRESENT - Ma tendre enfance
vendredi, 22 août 2025 06:39 Written by Admin
Vendredi 22 Août 2025
AH LA VIE
Le temps béni des insouciantes années
Il y a des souvenirs qui s'accrochent au cœur comme des lianes robustes, des moments qui définissent l'essence de ce que nous sommes devenus. Ces instants, gravés dans la mémoire, remontent à l'époque où le monde était un terrain de jeu infini, depuis les bancs de l'école primaire jusqu'aux portes du lycée.
C'était le temps des amitiés réelles, pures, sans le moindre calcul. On se choisissait pour un rire, pour une complicité, pour une aventure partagée. On n'avait pas besoin de grands serments, juste d'une confiance inébranlable et de cœurs ouverts.
La symphonie de la pluie
Qui se souvient des parties de foot improvisées, les pieds nus dans la boue, le vent et la pluie nous servant de public et d'adversaires ?
Jouer sous la pluie, c'était défier les éléments, transformer un déluge en une symphonie de rires et d'éclaboussures. Chaque goutte d'eau était une bénédiction, chaque glissade un fou rire.
Les repas de l'amitié
Nos maisons étaient des extensions de nos cours de récréation. On mangeait chez les uns et les autres comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Un plat de riz ici, quelques beignets là, partagés avec une faim insatiable et un bonheur simple. Les parents n'étaient pas des gardiens, mais des complices silencieux de nos escapades gourmandes.
À la maison, les repas étaient un rituel sacré. On mangeait par terre, tous ensemble, autour du plat. Et gare aux absents ! Ne pas être là, c'était risquer de rater sa part, mais surtout de manquer un moment de communion, de blagues et d'histoires. C'était l'apprentissage de la solidarité et du partage dès le plus jeune âge.
La leçon du foutou banane
Il y avait aussi des règles non écrites, mais que chacun connaissait. Si tu ne pilais pas la banane, tu n'avais pas droit au foutou banane.
Chacun sa tâche, chacun son rôle pour que le festin soit complet. C'était la valorisation de l'effort collectif et de la contribution individuelle.
La chicote du maître
Et puis, il y avait cette "chicote du maître". Non pas une punition cruelle, mais un rappel ferme, parfois un peu piquant, qui nous poussait à apprendre d'avance nos leçons. Une méthode d'une autre époque, certes, mais qui, étrangement, a ancré en nous la rigueur et le respect du savoir. Elle nous a appris que l'effort précède la récompense, que la discipline est une forme d'amour, celle qui forge le caractère.
El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
4ème Adjoint au Maire de Bouafle
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LE PASSE AU PRESENT /Ah la VIE- Le jardin des secrets de notre enfance
jeudi, 21 août 2025 20:14 Written by Admin
L'odeur de la terre mouillée après la pluie, le goût sucré des mangues, le son lointain du ballon qui rebondit sur le sol en poussière… Ces souvenirs sont les nôtres, les nôtres seulement. C'est le jardin secret de notre enfance.
Je me souviens de ces moments.
De ces longs après-midi sous le manguier, où on se racontait les aventures des héros de nos jeux.
C'était un temps où les secrets étaient des trésors, où une confidence valait de l'or. On se faisait des promesses, en se serrant la main, que rien ni personne ne pourrait briser ce lien.
On pouvait mourir avec un secret, car l'amitié était sacrée. À l'époque, à peine une confidence faite, elle ne se retrouvait pas sur la place publique. Le mot "amitié" avait un sens, une valeur, une profondeur.
Aujourd'hui, il ne veut plus dire grand-chose.
Mustafa, le gardien du village
Moi, Mustafa, le gardien des secrets, j'ai grandi et vécu au village. Là-bas, rien n'était fait au hasard. Chaque mot, chaque geste, chaque instant avait son importance. La parole donnée a toujours été sacrée, on ne pouvait en aucun cas la trahir. On préférait mourir que de trahir une personne ou un secret. L'amitié, quant à elle, était un pacte, un lien si profond qu'il était lié par des sons et des images invisibles, par la force des fleuves qui coulent sans jamais s'arrêter. J'ai cru, plus que quiconque, en la puissance de ces liens.
Je me suis battu pour faire de certains des personnalités respectables et importantes.
J'ai investi du temps, de l'énergie, de la confiance en eux, croyant qu'ils la méritaient. Mais ils avaient un autre agenda.
Leur but était de me nuire auprès de mes amis, de mes connaissances. Ils ont parlé dans mon dos, me dépeignant sous un mauvais jour, sans se douter que le lien qui m'unit à certains de mes proches est plus fort que le sang. Ces vrais amis, ceux sur qui je peux compter, m'ont tout raconté. Et j'ai découvert la vérité, non pas par hasard, mais par loyauté.
Ceux qui m'ont trahi m'ont rendu ridicule, mal vu, sans même que je le sache. Ils ont continué à m'écouter, à m'approcher. Ils pensaient avoir gagné.
Mais en réalité, ils ont montré leur vraie nature et, désormais, tout le monde sait qui ils sont.
Un monde qui a changé
Aujourd'hui, le monde nous a éloignés. Nous avons des carrières, des familles, des responsabilités.
Nous nous retrouvons sur les réseaux sociaux, nous échangeons des messages, des appels.
Mais ce n'est pas la même chose.
Hier, j'étais si puissant qu'il était difficile de m'alerter. Pour moi, tous ceux qui m'appelaient ne voulaient que me solliciter. J'avais du temps pour mes nouveaux amis, pensant qu'ils me méritaient plus. Je disais que nous étions "du même plumage", et pourtant, mes amis d'enfance, ceux avec qui j'ai grandi, ne voulaient que ma présence. Ils voulaient que je sache qu'ils me portaient dans leurs cœurs, qu'ils priaient pour moi. J'ai même eu à dire à certains que j'étais si fort que rien ne pouvait m'arriver.
Les privilèges de ma position me permettaient de tout savoir, tout contrôler. Mais j'ai oublié que tout n'est pas formel ni factuel, que le monde est codé et que le décodage n'appartient pas forcément à une classe sociale.
La vérité, parfois, se trouve dans l'inattendu :
le vigile peut sauver le maître.
La confiance est devenue un luxe, une denrée rare. On se méfie, on pèse chaque mot, on calcule chaque geste. Les secrets ne sont plus des trésors, mais des bombes à retardement.
Leçons de vie
Et aujourd'hui, après avoir payé le prix, je me sens le devoir de vous dire ceci, à toi mon frère, à toi ma sœur :
*Ne fais jamais confiance à*…
…celui qui parle des autres lorsqu'ils ne sont pas présents. S'il le fait avec d'autres, il le fera avec toi.
…celui qui trahit le secret de quelqu'un. Un secret est une arme. Si on la retourne contre un autre, on la retournera contre toi.
…celui qui te cherche que lorsqu'il a besoin de quelque chose. Il ne voit pas la personne, seulement l'outil.
…celui qui dit une chose et en fait une autre. Ses paroles sont des sables mouvants, et tu ne peux pas y construire ton monde.
…celui qui se moque ou minimise tes problèmes. Il te ferme la porte alors que tu as besoin d'une épaule sur laquelle t'appuyer.
…celui qui ne reconnaît jamais ses erreurs. Il ne changera jamais et ne mérite pas ta loyauté.
Je me souviens de cette époque où, ensemble, nous avions notre monde à nous, où nous étions tous des héros. Et je me dis que même si le temps a fait son œuvre, les souvenirs sont là. Ils sont une boussole qui nous guide. Ce que nous avons construit, personne ne pourra nous l'enlever. Parce que nos amitiés sont une preuve vivante que la confiance est un jardin qui se cultive ensemble. Et alors, parfois, quand je ferme les yeux, je suis de retour sous ce manguier. J'entends le rire de mes amis, je sens la douceur de l'air après la pluie. Et je sais que rien de tout cela n'est perdu. C'est simplement un trésor que l'on garde précieusement, quelque part dans ce jardin secret.
El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
4ème Adjoint au Maire de Bouafle
Korhogo/Coulibaly NON KARNA aux assistants du PA-Psgouv- « Le développement ne se décrète pas, il doit être partagé avec les populations »
mercredi, 20 août 2025 10:31 Written by Admin
Le Projet d’appui au Programme social du gouvernement (PA-Psgouv) franchit une nouvelle étape dans sa mise en œuvre avec le renforcement des compétences numériques de ses équipes. Le Coordonnateur général, Non Karna Coulibaly, a procédé, le mardi 19 août 2025, à Korhogo, à l’ouverture d’un atelier de formation consacré aux assistants en suivi-évaluation de la mission du cabinet d’Information, d’Éducation et de Communication (IEC). Cette session a pour objectif de doter les participants de compétences dans la gestion numérique de leurs bases de données, à travers l’outil Kobocollect. L’information est rapportée par fratmat.info
Selon, le confrère, avec la maîtrise de Kobocollect, les assistants en suivi-évaluation pourront désormais s’approprier le processus de digitalisation des indicateurs. Cet outil moderne permet non seulement de collecter les données avec plus de rapidité, mais aussi de mieux gérer et exploiter les informations issues du terrain. Il s’agit d’un pas important vers une plus grande transparence et une meilleure efficacité dans le suivi des projets sociaux.
Au cours de la cérémonie d’ouverture, Non Karna Coulibaly a rappelé la mission essentielle du cabinet IEC : être l’interface entre les populations et les projets du gouvernement. « La mission du cabinet IEC consiste à interagir avec les bénéficiaires, à les sensibiliser sur l’importance des projets, afin qu’ils se les approprient et en garantissent la pérennité », a-t-il indiqué.
Dix mois après le démarrage du PA-Psgouv, le Coordonnateur général a souligné que les résultats sont perceptibles grâce aux actions de proximité menées par la mission IEC. « Nous avons reçu des retours très positifs concernant les activités et leur impact significatif sur les populations », s’est-il réjoui.
De l’avis de M. Coulibaly, le Psgouv se distingue par trois caractéristiques majeures : il agit comme un intensificateur, en multipliant les effets des actions sociales ; un accélérateur, en raccourcissant les délais de mise en œuvre ; et enfin un outil de bonne gouvernance, en renforçant la transparence et la redevabilité dans l’action publique. « Le développement ne se décrète pas, il doit être partagé avec les populations », a-t-il insisté.
Une meilleure appropriation des projets
Pour sa part, Aboulaye Bado, directeur de mission du cabinet IEC, a salué cette initiative de renforcement de capacités. Selon lui, la formation permettra aux assistants de mener un suivi rigoureux et méthodique des activités, d’en mesurer les résultats et d’évaluer les impacts réels sur le terrain. Il a rappelé que la mission IEC intervient dans 17 régions du pays, ce qui confère à ses activités une portée nationale significative.
A noter que la campagne IEC s’inscrit dans une dynamique d’accompagnement du PA-Psgouv, en renforçant la visibilité des actions entreprises et en assurant la mobilisation sociale autour des projets
Ayoko Mensah
Reportage/Autonomisation de la femme- Dans le quotidien de « Liquidez- liquidez » ; une femme battante
mardi, 19 août 2025 20:11 Written by Admin
Comme de nombreuses lèves tôt d’Abidjan, Koné Epouse Camara, est une commerçante ambulante, qui parcourt chaque jour, plusieurs kilomètres à la marche, pour vendre ses marchandises et se faire de l’argent, en vue subvenir aux besoins de sa petite famille. Reportage...
Il est 7heures 05 mn, ce mercredi 16 Juillet 2025. A l’Est, le soleil, lentement reprend sa course quotidienne. Nous sommes au sous-quartier Adama Sanogo d’Abobo- Dokoui. Comme d’habitude, alors que des travailleurs sont en route pour le boulot, une voix féminine commence à déchirer mélodieusement l’air. « Liquidez, liquidez, liquidez héeeee… » : Il s’agit de la voix d’une brave dame : Koné M. Épouse Camara, vendeuse ambulante d’ustensiles de ménage faites en plastique. Chaque matin, depuis le sous quartier Kenedy, dans la commune populeuse d’Abobo, en beau ou mauvais temps, Madame Koné, épouse Camara, parcourt à la marche et à pas forcés, une ruelle bien fixée, jusqu’au quartier chic d’Angré, pour écouler ses articles, superposés sur la tête et accrochés aux bras.
Pendant que le temps s’égrène, la voie qui se fait persistance comme d’ordinaire, se rapproche de notre lieu d’habitation.
A la lisière du groupe scolaire Aboboté- Annexe.
Sur la sa tête, « Liquidez- Liquidez » porte à l’équilibre comme un sommelier, un lot de cuvettes en plastique comme indiqué plus haut. C’est comme ça régulièrement depuis une plus d’une dizaine d’années, voire juste avant et après la crise post- électorale née du deuxième tour de la présidentielle de 2010, que cette brave commerçante ne manquait pas d’arpenter les ruelles du quartier, pour écouler sa marchandise.
Malheureusement, le temps de l’aborder ce matin - là, telle une goutte d’eau sur une feuille de Tarot, la brave vendeuse, nous file entre les doigts et nous remettons ça.
Ce lundi 28 Juillet 2025, alors qu’il est 06 heures du matin, nous prenons nos dispositions, pour ne pas rater l’occasion. Nous prenons alors soins, de nous percher au balcon de notre appartement, pour mieux faire des prises de vue, pour illustrer notre reportage. A peine, nous avons fini de fixer des images d’elle en mouvement, que la silhouette de notre Léthagonin(femme battant en Gouro), a quasiment disparu dans une des voies qui ceinture, l’Epp Aboboté- Annexe.
Au fur et à mesure que sa voix s’éloignait de nous, nous nous mettons en branle, pour aller la retrouver et la voir de plus près. C’est fait ! Nous l’avons retrouvé devant une vendeuse de Lafri chaud, ( Riz gras en Malinké, accompagné de pate de Soumbara et d’Oignon à l’huile. C’est dans ce restaurant de fortune, tenu par une autre réveille tôt, non loin de la pharmacie « Quatre saison », que Dame Camara prend des forces comme bien de jeunes mécaniciens du quartier dont le garage se trouve juste à côté.
Dans la peau d’un acheteur…
Dans la peau d’un acheteur occasionnel, nous décidons pour l’appâter, d' acheter quelques articles. Et leur tour est joué. Après un petit flot de Salamalek en Malinké ; « Liquidez- Liquidez », pardon M. Koné Epouse Camara, la cinquantaine bien sonnée, teint claire, cheveux nattés à la villageoise avec une forte corpulence et poitrine forte, commence à nous vendre ses articles, en se spongeant le visage avec sa coussinière. Qui, à la vérité est un vieux morceau de pagne qui visiblement a traversé le temps.
A travers un style dont elle a seule le secret, Liquidez- Liquidez, commence à vendre ses articles. « Un a deux mille, trois à 5 mille. Si vous voulez ce modèle, lui c’est à 5 mille l’unité. Pour gagner un peu et supporter les charges de transport, j’essai sur chaque article, de mettre un peu. C’est avec ça que j’arrive assurer les frais de scolarité de mes enfants et venir en aide à mon marie. », nous apprend notre vendeuse ambulante. Au fil de la conversation, la confiance s’installe et elle réussit à nous vendre rapidement deux bassines.
Sa recette journalière et son appel à l’aide
Ce n’est pas facile mais, elle s’en sort bien. Elle nous apprend avec fierté : « Par jour, je peux vendre pour dix mille. En plus de ce que je gagne sur ma table placée devant ma porte à Abobo- Kenedy. Quand ça commence à finir, je vais m’approvisionner chez mon fournisseur au Forum d’Adjamé. C’est moins cher par rapport à nos sœurs qui vendent au marché et qui payent des droits à la mairie. Nous par contre quand les collecteurs de taxes de la mairie nous attrapent, nous leur payons parfois 2000Fcfa et ils nous laissent continuer ce petit commerce qui nous permettent de soutenir la famille et faire face aux différentes charges de la maison aux côtés de M. Camara et nos cinq enfants dont trois vont à l’école. La première a eu le Bepc cette année. », dit-elle avec fierté.
Avant de préciser que chaque jour, sauf les vendredis, elle va jusqu’ à Aguien, dans la commune de Cocody, à la marche, pour écouler ses articles. Car, révèle-t-elle, « si tu emprunte un véhicule, personne ne va te voir et tu ne pourras rien vendre de consistant. Après la randonnée, je retourne à la maison, après avoir fait mes emplettes pour la cuisine du soir. »
Le rêve de Koné, épouse Camara, est d’avoir du soutien pour consolider son fonds de commerce, s’approvisionner régulièrement et obtenir un magasin pour être plus autonome. Mais aussi et surtout bien suivre l’éducation de ses enfants.
Malgré sa détermination, « Liquidez-liquidez », à force de marcher parfois sous le soleil et la pluie, est souvent malade. « Pour faire face au paludisme et les grippes fréquentes, je suis obligée de puiser dans mon petit fonds de commerce. J’ai besoin d’aide », conclue -t-elle.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo :Madame Koné, épouse Camara : «J’ai besoin d’aide… » Ph : B.M)
Hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro - La Fondation PORTEO prend en charge l’intervention chirurgicale de 11enfants Imc
lundi, 18 août 2025 11:37 Written by AdminIl y avait de l’émotion et des larmes de joie à la salle de réception du Rez-de chaussée de l’hôpital Saint Joseph Moscati de Yamoussoukro, ce dimanche 17 Aout 2025. La raison ; la réception de 11 enfants en Infirmité motrice et cérébrale, (Imc) et leurs familles, en vue de leur prise en charge médicale et chirurgicale.
Grâce au soutien financier et matériel de la Fondation PORTEO qui n’a pas lésiné sur les moyens pour l’hébergement des enfants et leurs familles durant un mois, à l’hôpital Saint Joseph Moscati. Ce, sous la supervision de l’équipe médicale et administrative de cet établissement sanitaire de référence.
Le Docteur Coulibaly Abdahamane, en charge des questions de santé à la Fondation PORTEO, a, au nom de M. Kalou Emmanuel, le président de ladite fondation qui n’a pu effectuer le déplacement, confié les 11enfants, à l’équipe médicale conduite par le professeur Koné Nandiolo chef du service chirurgie pédiatrique. « Assister des enfants à vie, ce n’est pas facile. Il faut soulager ces braves mamans. C’est ce que la Fondation essai de faire en accompagnant ces familles démunies à travers ces interventions chirurgicales.
Cette dernière, a, à l’occasion, donné des précisions sur le séjour et la prise en charge des 11enfants dont 9 vont subir une intervention chirurgicale et deux autres seront soumis à des séances de kinésie. « Toutes les dispositions sont prises pour réussir cette opération sanitaire et humanitaire, pour soulager les parents, accroitre leur autonomie et mobilité des enfants », a dit le professeur Koné Nandiolo Rose
« Pour ceux qui vont être opérer nous allons dès ce 17 aout 2025, faire les prélèvements et faire le bilan pré opératoire. A l’issue de ce bilan, l’anesthésiste nous dira. Pour ma part,j’ai bon espoir. Il faut les autonomiser au maximum. »
Coût des interventions, plus de 15 millions de Fcfa, financés par la Fondation PORTEO
Pour sa part, Madame Gbaou, la présidente de l’Ong Cœur de « Cœur de Maman, Amour d’Enfant », appelle à la fin des moqueries, les jugements de la société qui chagrinent les parents d’enfants atteints de la paralysie cérébrale ou l’Infirmité motrice cérébrale. Elle a salué chaleureusement, la détermination de ces mamans, qui ont tout abandonné, pour s’occuper de leurs enfants abandonnés par leurs papas, dans la plupart des cas. En des mots choisis, Madame Gbaou à dit merci à la Fondation PORTEO, pour cet acte humanitaire à l’endroit des familles démunies d’une part, et d’autre part, pour l’espoir qu’elle donne à ces enfants qui verront ainsi, les mobilités et autonomie améliorées significativement, à l’issue de l’intervention chirurgicale.
Pour sa part, Mlle Gbohou Anick, mère d’un enfant bénéficiaire, très heureuse et contenant à peine ses larmes nous apprend : « Je suis très heureuse. Depuis 15 ans, mon fils devrait être opéré. Comme nous n’avons pas les moyens, cela n’avait pas été possible. Voilà qui est chose faite. Je dis merci à la Fondation PORTEO »
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.; envoyé spécial
Légende photo : Les 11enfants, leurs mamans, l’équipe médicale de Saint Joseph Moscati et la délégation de Fondation Porteo ( PH : C.K)
Contribution/AH LA VIE- La parenthèse de la vie
lundi, 18 août 2025 11:21 Written by Admin
Regardons en arrière. Il y a un siècle, le monde était un endroit que nous aurions du mal à reconnaître. Des noms, des visages, des espoirs et des peines se sont perdus dans le temps. En 2125, nos vies actuelles ne seront qu'un chapitre oublié dans les livres d'histoire. Les maisons que nous avons construites abriteront d'autres familles, les voitures que nous avons conduites seront de la ferraille, et les objets que nous avons chéris seront des antiquités sans valeur, si tant est qu'ils existent encore.
La réalité, c'est que la vie est une parenthèse. Nous ne possédons rien, nous gérons seulement. Le pouvoir, l'argent, la célébrité ne sont que des illusions temporaires, des rôles que nous jouons sur une scène éphémère. La vraie richesse ne se mesure pas à ce que nous accumulons, mais à ce que nous partageons.
Une autre perspective : L'héritage spirituel
Alors, quel est le sens de tout cela ? La conscience ne vient pas d'un sermon, mais d'une simple question : Qu'est-ce qui va survivre à nous ? Nos noms seront oubliés, nos visages disparaîtront des photos, mais nos actions, elles, ne s'évanouiront pas complètement. L'impact que nous avons eu sur la vie d'une seule personne, un mot gentil, un soutien inattendu, une main tendue, tout cela se répercute en chaîne, comme des ronds dans l'eau.
Certaines traditions religieuses, comme l'Assomption de Marie dans la foi catholique, offrent une perspective plus profonde sur ce qui subsiste après la vie. Ce dogme n'est pas un fait historique au sens strict, mais une réalité de foi. Il suggère que la sainteté et l'obéissance totale à la volonté divine permettent une élévation, corps et âme, au Ciel. Pour les croyants, cela représente l'ultime héritage : non pas un monument ou un nom dans l'histoire, mais une participation à la vie éternelle. C'est la confirmation que la vraie valeur de nos vies réside dans leur dimension spirituelle, dans notre capacité à faire le bien pour nous-mêmes et pour les autres.
Le Coran et la fugacité du pouvoir et des biens
Le Coran insiste sur la nature éphémère de la vie et la responsabilité de ceux qui ont le pouvoir.
Il rappelle que tout pouvoir vient d'Allah et y retourne, invitant ainsi à l'humilité.
Sourate 3, verset 26 : "Dis :«Ô Allah, Maître de l'autorité absolue. Tu donnes l'autorité à qui Tu veux et Tu l'arraches à qui Tu veux; Tu donnes la puissance à qui Tu veux et Tu humilies qui Tu veux. Le bien est en Ta main et Tu es Omnipotent.»" Ce verset rappelle que le pouvoir est une grâce temporaire et qu'il faut en faire bon usage.
Il met également l'accent sur la compassion, le partage et la générosité envers autrui, en particulier envers les plus démunis.
Sourate 2, verset 195 : "Et dépensez dans le sentier d'Allah. Et ne vous jetez pas de vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Car Allah aime les bienfaisants." Ce verset encourage à la générosité comme moyen de se protéger et d'attirer l'amour de Dieu.
Sourate 4, verset 36 : "Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon de voyage, le voyageur (en détresse) et les esclaves que vous possédez. Certes, Allah n'aime pas les arrogants, vaniteux." Ce verset invite au respect et à la bienveillance envers tous, en particulier ceux qui sont vulnérables, et met en garde contre l'arrogance.
Faire le bien, c'est ce qui reste
Prenons conscience de la chance que nous avons d'être là, d'avoir un cœur qui bat et une conscience qui s'éveille. Il n'est pas question de faire de grandes choses, mais de faire de petites choses avec amour. Ce n'est pas une course contre la montre pour accumuler des biens, mais une quête de sens, de compassion et de connexion. La seule chose qui nous appartient vraiment, ce sont les choix que nous faisons et l'amour que nous donnons.
Car la vraie trace que nous laissons n'est pas gravée sur la pierre tombale, mais dans la mémoire de ceux que nous avons touchés et, pour beaucoup, dans la promesse d'une vie qui transcende le temps et l'espace.
El Hadj HAROUNA KOLOGO
Sénateur JCI
Religion- L’église du Christianisme Céleste fait bloc autour du Révérend pasteur Édiémou Blin Jacob
samedi, 16 août 2025 13:36 Written by Admin
Le chef du diocèse de l’Église du Christianisme Céleste de Côte d’Ivoire, le Révérend Pasteur Édiémou Blin Jacob, bénéficie du soutien indéfectible de sa communauté.
Les fidèles de l’église du Christianisme Céleste de Côte d’Ivoire ont réitéré, jeudi 14 août 2025, leur soutien indéfectible au chef du diocèse national, le Révérend pasteur Édiémou Blin Jacob, victime selon eux de campagnes de dénigrement circulant sur les réseaux sociaux. C’était lors d’une conférence de presse tenue à Vridi, dans la commune de Port-Bouët.
«Nous ne pouvons accepter que la dignité et l’honneur de notre patriarche soient bafoués par certains individus. Qu’ils mettent un terme à leurs agissements. S’ils ne reconnaissent pas l’autorité de notre chef de diocèse, qu’ils fondent leur propre église ailleurs », a martelé, Zon Hilaire, responsable de la communication du Révérend Pasteur Édiémou, s’exprimant au nom des fidèles.
Le responsable à la communication, a tenu à rappeler que le Révérend pasteur Édiémou a été officiellement établi dans ses fonctions par le fondateur même de l’église du Christianisme Céleste, le Révérend prophète Samuel Biléhou Joseph Oschoffa, et que cette onction spirituelle reste valable à vie. « Il demeure à ce jour le seul et unique chef du diocèse de l’Église du Christianisme Céleste en Côte d’Ivoire », a insisté M. Zon, soulignant que le pasteur Édiémou a tout abandonné pour se consacrer entièrement à l’œuvre de Dieu depuis plus de 50 ans. « Cinquante années de dévouement à l’église du Christianisme Céleste. Ce n’est pas donné à n’importe qui. Il a été le premier Ivoirien à accepter de se déchausser, signe de consécration. À une époque où personne n’osait franchir ce pas. Alors pourquoi aujourd’hui ceux-là mêmes qui furent jadis ses collaborateurs s’en prennent-ils à lui ? », a-t-il déploré.
Par ailleurs, le Révérend pasteur Édiémou Blin Jacob, tout en saluant la mobilisation de ses fidèles et l’unité dans la prière, a indiqué qu’il ne resterait plus silencieux face aux attaques répétées tendant à porter atteinte à sa personne et au bon fonctionnement de l’Église.
Selon certains confrères, le vénérable suprême évangéliste Justin Kouamé Ackah aurait été désigné pour succéder officiellement au Pasteur Édiémou, lequel est désormais affecté comme chargé de mission auprès du chef mondial de l’Église. Malheureusement, cette décision, loin de faire l’unanimité, ravive les tensions au sein de la communauté céleste ivoirienne, divisée entre partisans de l’ordre établi et ceux qui soutiennent la nouvelle nomination.
Ayoko Mensah
Redynamisation des sections du Syntt-CI- Abou Diallo fait fort à Abobo
samedi, 16 août 2025 11:36 Written by Admin
Carreaux de luxe, l’intérieur peint en peinture à huile pour un éclat particulier, mobiliers de bureau flambant neuf. Le tout, dans un décor enchanteur en vue de référencier le sigle Syntt-CI (Syndicat national des transporteurs terrestres de Côte d’Ivoire) présidé par Abou Diallo. Tel est ce qui frappe tous ceux qui entrent pour la première fois dans le bureau dudit syndicat, section Abobo situé au bord de l’autoroute d’Anyama, juste au niveau de l’ancienne ferraille.
Le jeudi 14 août 2025 dernier, à l’occasion d’une visite guidée, Yéo Oumar, secrétaire de section, s’est empressé de rendre un vibrant hommage à Abou Diallo, le président national en ces termes : « (…) Nous dédions les mérites et commentaires de ce cadre enchanteur à notre dynamique président Abou Diallo. Sous sa guidance, ses conseils avisés et ses apports financiers, nous avons pu obtenir ce local stratégique dont le visu s’impose à tout le monde. Nous lui disons infiniment merci et promettons être à la hauteur des attentes, qui se nomment : promotion de l’excellence et du développement dans le secteur du transport terrestre, sensibilisation des acteurs sur le civisme et la sécurité routière, création d’un cadre d’échanges et de partage d’expériences etc. Le tout, convergeant vers un secteur débarrassé des oripeaux, du désordre et de l’anarchie pour un développement structurant et structurel sans précédent », dit Yéo Oumar, visiblement fier de son local qui devrait faire cas d’école au niveau de toutes les sections du Syntt-CI.
Joint au téléphone sur le caractère enchanteur de la section d’Abobo, le président Abou Diallo a fait le commentaire suivant : « (…) Comment voulez-vous que les autres formations syndicales vous prennent au sérieux si votre cadre est repoussoir ? Comment revendiquer la place de 2ème force syndicale si vous avez des cadres qui n’ont pas de répondant ?», s’interroge-t-il. Et de répondre « (…) Nous héritons cette structure d’un grand homme, feu Yaya Fofana qui nous a appris le sens du goût. Nous devons continuer à lui faire honneur », note le président Abou Diallo. Entre temps, dans le bureau de la section d’Abobo, le local arbore fièrement le tableau photo du Président de la République Sem Alassane Ouattara, celui de feu Yaya Fofana, président fondateur du Syntt-CI et celui de l’actuel président Abou Diallo.
Koné De Sayara.
11ᵉ édition du prix d’excellence CIE - Un tour des régions avant la grande finale
mercredi, 13 août 2025 13:45 Written by AdminFidèle à sa vision d’entreprise citoyenne et à son engagement en faveur de l’éducation, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) organise pour la 11ᵉ année consécutive le prix national d’excellence du meilleur Élève.
Cette distinction, devenue une tradition dans le paysage éducatif ivoirien, récompense chaque année les élèves les plus méritants des examens à grand tirage, tout en mettant en lumière l’effort, la discipline et la persévérance.
Depuis 2019, le Prix s’accompagne d’étapes régionales, permettant d’honorer les lauréats dans leurs villes et régions d’origine avant la grande finale nationale.
Cette démarche rapproche l’événement des communautés locales, renforce la fierté régionale et permet de mobiliser les familles, enseignants et autorités autour de la célébration du mérite scolaire.
Pour l’édition 2025, le tour d’honneur a débuté le vendredi 1er août à San Pedro, suivi de Man le samedi 2 août, Gagnoa et Abidjan le mercredi 6 août, puis Abengourou le vendredi 8 août. A ce jour, 40 lauréats en régional sur 90 prévus ont été déjà primés.
Le programme se poursuivra dans les prochains jours selon le calendrier suivant :
• Dabou – mercredi 13 août
• Daloa – mercredi 13 août
• Yamoussoukro – jeudi 14 août
• Bouaké – jeudi 14 août
• Korhogo – samedi 16 août
• Aboisso (Grand-Bassam) – mercredi 20 août
? Plus de 500 talents récompensés depuis 2015
Depuis le lancement officiel du prix, 513 élèves ont été distingués pour leurs performances scolaires exceptionnelles.
Chaque lauréat reçoit, en plus d’un trophée, une dotation composée de fournitures scolaires, d’outils numériques et de prix en numéraire, afin de soutenir leur parcours académique.
Ces récompenses s’accompagnent d’une reconnaissance publique qui valorise leurs efforts et inspire l’ensemble de la jeunesse ivoirienne.
L’édition 2025 connaîtra son apothéose en fin août lors de la grande finale nationale qui réunira à Abidjan l’ensemble des meilleurs lauréats régionaux.
La cérémonie, placée sous le signe de l’excellence et de l’innovation, se déroulera en présence de représentants du ministère de l’Éducation nationale, de personnalités du monde académique et des partenaires institutionnels.
« Pour la CIE, l’excellence scolaire n’est pas seulement un aboutissement individuel, c’est une contribution directe au développement du pays. En encourageant les meilleurs, nous encourageons toute une génération à viser plus haut. » Direction générale de la CIE
Par cette initiative, la CIE réaffirme son rôle d’acteur engagé dans le développement humain et social, convaincue que l’éducation est l’un des piliers de la croissance et de la prospérité durable en Côte d’Ivoire.
Bamba M avec sercom
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Les Grandes rencontres du Cesec- Non Karna Coulibaly expose les résultats du PsGouv2
mercredi, 13 août 2025 12:43 Written by AdminLa salle des plénières du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a accueilli, le 12 août 2025, une session des “Grandes Rencontres du Cesec” consacrée au bilan du Programme social du Gouvernement (PSGouv). À l’invitation du Président du Cesec, Dr Eugène Aka Aouélé, le Coordonnateur général, Coulibaly Non Karna, a présenté les résultats du PSGouv 2 (2022-2024) et les perspectives du PSGouv 3.
Créé par décret en 2019, le PSGouv vise à renforcer l’action sociale de l’État pour améliorer le pouvoir d’achat, réduire la pauvreté et consolider la cohésion sociale. Après une première phase soutenue par la Banque africaine de développement, le PSGouv 2 s’est articulé autour de cinq axes : lutte contre la fragilité dans le Nord, amélioration des conditions de vie à l’école, soutien aux ménages, insertion professionnelle des jeunes et solidarité envers les populations vulnérables.
Sur 3 184 milliards Fcfa attendus, 2 176 milliards ont été mobilisés, soit un taux d’exécution de 88 %. Parmi les réalisations phares : électrification de 1 836 localités (taux de couverture de 94,33 %), entretien ou remplacement de plus de 40 000 pompes à eau, distribution gratuite de 1,25 million de kits d’accouchement et 5,37 millions d’unités d’antipaludiques.
Le conférencier a relevé des défis persistants, notamment l’accès à l’eau potable dans certaines zones et l’optimisation de la Couverture Maladie Universelle.
Il a insisté sur la nécessité de conjuguer sécurité, développement et cohésion sociale. Il a invité le Cesec à contribuer par ses analyses et recommandations à la réussite du PSGouv 3
Clôturant la rencontre, Aka Aouélé a salué la qualité des échanges et réaffirmé l’engagement du Cesec à accompagner cette phase 3 du PSGouv, rappelant que « le progrès économique n’a de sens que s’il est socialement inclusif ».
Ayoko Mensah avec Sercom
Cohésion sociale dans le Haut Sassandra- L'ambassadeur Aly Touré sur le terrain à Daloa
mercredi, 13 août 2025 10:35 Written by AdminL'ambassadeur Aly Touré, Représentant Permanent de la Côte d'Ivoire auprès des Organisations Internationales de Produits de Base, basé à Londres (Royaume-Uni), a rencontré le samedi 9 août 2025, les chefs de toutes les communautés allochtones vivant à Daloa, que dirigeait feu son père, le Sénateur du Haut Sassandra, Dr Lanciné Touré, ex-doyen des sénateurs, décédé le 26 mars 2022. L’information est rapportée par le confrère abidjan.net.
C'était à l'occasion d'une Assemblée générale extraordinaire élective (AGEE), que SEM Aly Touré, actuel fils aîné et chef de la famille de feu Lanciné Touré, a profité de ce rassemblement pour leur manifester la gratitude et la reconnaissance de sa famille pour le soutien et l'affection dont son père, de son vivant, a bénéficié de leur part dans la gestion de leur organisation, qui prône la paix et la cohésion sociale, dans le cadre du vivre ensemble et cela en bonne intelligence avec les autochtones.
Selon le confrère, devant les chefs des différentes communautés, l'ambassadeur Touré a souhaité qu'au cours de la prochaine AGEE en préparation et qui viendra mettre fin à cette période d'intérim, le choix d'un nouveau président se fasse dans une transparence totale et autour d'un consensus pour que la structure continue de jouer dans l'Union, son rôle fédérateur des communautés enfin que la paix et la cohésion sociale continue de régner à Daloa.
Aussi, a-t-il rassuré l'association de sa disponibilité à la soutenir et à l'accompagner dans l'accomplissement de la mission qu'elle s'est assignée au service du développement.
Avant de prendre congé de ses parents, l'ambassadeur Aly Touré a tenu à joindre l'acte à la parole, en faisant un don financier tout en indiquant être disponible à soutenir et accompagner les acteurs dans la mise en œuvre des objectifs de paix et de cohésion sociale.
Ayoko Mensah
Emulation dans le transport routier - 3ème édition du Primat Diaby Brahima (Dg Haut Conseil) annonce l’arrivée du Tramway dans 24 mois
mardi, 12 août 2025 10:46 Written by AdminLe samedi 2 août 2025, s’est tenue, à Radisson Blu Hôtel d’Abidjan, la 3ème édition du Prix des meilleurs acteurs du transport routier (Primat). Ce Prix, selon son promoteur Djé Koblé, par ailleurs Commissaire général, vise entre autres, à promouvoir l’excellence dans le domaine du transport routier, sensibiliser les acteurs sur le civisme et la sécurité routière, créer un cadre d’échange et de partage d’expériences. Placée sous le patronage du Dr. Eugène Aka Aoulé, président du Conseil Economique Social, Environnemental et Culturel, cet évènement avait pour président Fofana Siandou, ministre du Tourisme et des Loisirs et était parrainé par Dr. Lamine Traoré, PdgL du Groupe LTE. Le monde du transport terrestre lui, était représenté à son haut niveau par monsieur Diaby Brahima, le Directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transports routiers de Côte d’Ivoire.
Intervenant au nom de la grande famille du transport terrestre, Diaby Brahima a, dans son adresse, exprimé sa gratitude aux organisateurs de cet événement, tout en rappelant le rôle colossal joué par les animateurs du secteur. « (…) Notre secteur est vaste et rien ne peut se faire sans nous. En effet, imaginez la ville d’Abidjan comme celles sur toute l’étendue du territoire national sans transport. C’est pratiquement l’arrêt de toutes les activités. Notre secteur est alors au centre de toutes les sociabilités et tous les pans du développement socio-économique. A preuve, nous assurons le déplacement de plusieurs millions de personnes aussi bien à Abidjan que sur toute l’étendue du territoire par jour », a-t-il dit. Et de poursuivre : « (…) C’est pourquoi, nous nous en énorgueillons de constater que des structures ou des personnes s’intéressent à tout ce que nous faisons au point de primer les meilleurs en vue de stimuler la saine concurrence parmi les acteurs », a-t-il souligné. Le patron des acteurs du transport terrestre a également exhorté les uns et les autres à s’approprier le strict respect du code de la route en vue d’éradiquer les accidents de la route. Il a clos son propos en annonçant que dans 24 mois, il aura le transport par le tramway pour permettre le déplacement des populations.
Koné De Sayara.
Légende photo : Diaby Brahima, le Directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire, lors de son intervention.
Les Mardis de Nk/Côte d’Ivoire - Jeunesse- Entre débrouillardise, entrepreneuriat et exil
mardi, 12 août 2025 07:31 Written by AdminEn Côte d’Ivoire, la jeunesse est à la fois le moteur démographique et le thermomètre social du pays. Forte de plus de 70 % de la population, elle devrait être l’élément le plus dynamique de l’économie nationale. Mais la réalité est plus contrastée : chômage structurel, coût de la vie en hausse et perspectives parfois limitées poussent une partie de cette génération à choisir entre trois voies : se débrouiller, entreprendre ou partir.
Le poids invisible du chômage des jeunes
Officiellement, le chômage national avoisine 6 %. Mais pour les 18-35 ans, surtout en zone urbaine, il grimpe largement si l’on inclut le sous-emploi et la précarité.
Le diplôme, jadis sésame de l’emploi stable, n’offre plus de garantie. Dans les rues d’Abidjan, on croise autant de diplômés en économie conduisant des taxis que de jeunes informaticiens vendant des forfaits téléphoniques.
Un coût de la vie qui écrase les ambitions
Les loyers flambent, le prix du riz, de l’huile et du carburant ne cesse d’augmenter. Pour beaucoup, la fin du mois commence le 10.
Conséquence : les jeunes ménages retardent leurs projets de mariage, d’investissement ou même de formation continue.
Trois voies pour survivre et avancer
La débrouillardise
Le secteur informel absorbe la majorité des jeunes sans emploi stable : commerce de rue, petits services, moto-taxi. Cette économie de survie permet de vivre au jour le jour, mais rarement d’épargner.
Portrait – Salif, 27 ans, vendeur ambulant
« Je voulais être mécanicien, mais l’atelier n’a pas tenu. Je vends maintenant des accessoires téléphoniques au Plateau. C’est dur, mais je me débrouille pour envoyer un peu d’argent au village. »
L’entrepreneuriat
Beaucoup se lancent dans la restauration rapide, le numérique ou l’agroalimentaire. Mais entre l’accès difficile au financement, la concurrence informelle et les charges fiscales, la survie de l’entreprise tient souvent à la créativité de son fondateur.
Portrait – Aïcha, 30 ans, créatrice de jus naturels
« J’ai commencé avec 50 000 F CFA dans ma cuisine. Aujourd’hui, je livre à des supermarchés, mais si je veux grandir, il me faut un prêt. Et les banques ne croient pas aux jeunes. »
L’exil
Partir, légalement ou clandestinement, reste un rêve puissant. L’Europe, le Canada et les pays du Golfe attirent, malgré les dangers. Les réseaux sociaux amplifient les histoires de réussite, masquant les drames.
Portrait – Kevin, 25 ans, en attente de visa
« Ici, même avec un diplôme, je n’arrive pas à décrocher un poste stable. Je veux tenter ma chance au Québec. Je sais que ce ne sera pas facile, mais je préfère essayer que rester bloqué. »
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_Encadré statistique – Jeunesse ivoirienne en chiffres
Population âgée de moins de 35 ans : 70 %
Chômage officiel : ~6 % (réel pour les jeunes estimé à 15-20 %)
Part de l’économie informelle : environ 80 % des emplois
Coût moyen d’un loyer en zone urbaine : +35 % en 5 ans
Prix du riz importé : +22 % sur les deux dernières années
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Risques pour l’avenir
- Explosion sociale si les frustrations s’accumulent.
- Perte de talents par la fuite des cerveaux.
- Affaiblissement du tissu familial si la dépendance économique se prolonge.
Opportunités à saisir
Investir massivement dans la formation technique et professionnelle adaptée au marché.
Soutenir l’entrepreneuriat jeune par des crédits souples et un accompagnement réel.
Encourager les coopératives et réseaux d’entraide pour mutualiser les moyens.
Conclusion – L’urgence d’une politique générationnelle
La jeunesse ivoirienne n’a pas seulement besoin d’emplois : elle a besoin de perspectives claires et d’un environnement où travailler paie.
Bien accompagnée, elle peut devenir le levier de l’émergence annoncée. Sinon, elle risque de se transformer en bombe sociale, silencieuse mais redoutable.
« On ne construit pas un pays avec les seules mains de ses aînés. » – Proverbe adapté
Par Norbert KOBENAN
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