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Protection sociale- La courbe d’enrôlement à la CMU clôture la semaine à 26124590 enrôlés
La courbe présentant les chiffres au niveau de l’enrôlement à la Couverture maladie universelle ( Cmu)continue sa trajectoire croissante avec plus de 26 millions de personnes enrôlées à ce jour. Très précisément, au vendredi 14 aout 2026, nous étions à 26124590 d’enrôlés dont 16422 le vendredi.
Le Jeudi 13 aout 26, le nombre d’enrôlés est ressortis à 14643. Ce qui donne 26 108098 enrôlés globalement.
Au 11 Aout 2026, les données de l’Institution de prévoyance sociale- Caisse nationale d’assurance maladie ( Ips- Cnam) indiquaient que nombre d’enrôlés était à 15 305 personnes. Ce qui porte à 26 07976 personnes enregistrées dans les fichiers de l’Ips- Cnam. A cette date, le nombre d’enrôlés est ressortis à 14643. Malgré ces chiffres et la tendance haussière, Bamba Karim, le Directeur général de l’Ips- Cnam et son staff continuent d’affiner la stratégie pour mieux servir les bénéficiaires du panier de soins de la Cmu.
Des défis majeurs à relever malgré les progrès
En dépit de ces avancées tangibles, les défis qui restent à relever sont réels et bien connus de l’institution. Le taux de recouvrement des cotisations, qui détermine la soutenabilité financière du système, doit être amélioré pour que le maximum de personnes assurées puisse effectivement se soigner. La qualité des soins dans les structures partenaires, particulièrement dans les zones rurales où les établissements de santé manquent de personnel qualifié et d’équipements, reste un enjeu majeur : une couverture financière sans qualité de soins ne protège pas vraiment. Et l’intégration progressive de nouvelles pathologies dans le panier de soins, au-delà du diabète et de l’hypertension, notamment les maladies mentales dont la prévalence est sous-estimée et la prise en charge quasi inexistante, constitue le prochain grand chantier.
A noter que l ’architecture de la Cmu repose sur deux régimes distincts dont la complémentarité dit la vision sociale du dispositif. Le régime général de base est contributif : chaque assuré verse 1 000 Fcfa par mois, soit environ 1,53 euro, et les caisses de l’Ips- Cnam prennent en charge 70 % des frais de soins couverts tandis que l’assuré paie son ticket modérateur de 30 %. Mille francs par mois est un montant accessible même pour les ménages à revenus modestes des zones semi-urbaines et rurales.
B. M
Accès à l’eau potable à Mamadouvogo- Le PA-PSGouv frappe un grand coup
L’accès à l’eau potable reste un enjeu majeur dans les zones rurales, particulièrement dans le nord de la Côte d’Ivoire où les besoins en services essentiels demeurent importants. Selon le Cicg, pour y répondre, le gouvernement renforce ses actions dans le cadre de sa politique de lutte contre la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie des populations.
Ainsi, ajoute la source, à travers le Projet d’Appui au Programme Social du Gouvernement, PA-PSGouv, des infrastructures sont réalisées pour rapprocher les services essentiels des communautés rurales. À Mamadouvogo, cette action s’est concrétisée en 2021 avec l’installation d’une Pompe à Motricité Humaine (PMH).
Avant cette réalisation, l’accès à l’eau était une véritable épreuve pour les habitants. Pour s’approvisionner, il fallait se rendre au marigot, parfois dès 4 ou 5 heures du matin. Les populations avaient également tenté de creuser un puits, mais celui-ci tarissait à l’arrivée de la saison sèche.
Une situation qui pesait particulièrement sur les femmes, chargées de l’approvisionnement en eau des ménages.
« Avant l’arrivée de la pompe, nous avons beaucoup souffert. On n’avait pas d’eau. On était obligé de se lever à 4h ou 5h du matin pour aller au marigot puiser de l’eau », raconte Yeo Bintou, présidente des femmes de Mamadouvogo.
Depuis l’installation de la pompe, le quotidien des habitants a changé.
« On n’est plus obligé de se lever très tôt tous les matins pour aller chercher l’eau loin. On se lève tranquillement, on s’approvisionne directement au village, sans conflits et sans être épuisées », témoigne-t-elle.
L’eau est désormais disponible directement dans le village, réduisant les distances à parcourir et les difficultés liées à l’approvisionnement.
L’intervention à Mamadouvogo s’inscrit dans une action plus large menée à l’échelle nationale. À fin 2024, le bilan du Programme social du gouvernement fait état de 15 527 pompes à motricité humaine réparées, 3 520 remplacées et plus de 32 000 entretenues, avec des interventions ayant permis d’améliorer l’accès à l’eau potable dans près de 10 000 localités.
Elysée Koffi
Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire- Difficile formatage d’une pratique qui fait perdre plus 4600 milliards de Fcfa à l’Etat
• Les chiffres sans cesse croissants sur l’orpaillage illégal et son impact en Côte d’Ivoire achèvent de convaincre qu’il faut engager un combat titanesque pour lutter contre une pratique illégale qui est en train détruire des pans entiers de notre environnement aquatique et terres cultivables de la Côte d’Ivoire. Sur les 31 régions du pays, aucune n’est épargnée par le phénomène. Elles sont toutes dans le viseur des wogobèsseurs (fouilleurs) de nos terres.
Les chiffres publiés le 23 Juillet 2026, à l’issue de la dernière réunion du Conseil national de sécurité(Cns), présidée par le Président Alassane Ouattara, au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, achèvent de convaincre que l’heure est grave et qu’il faudrait que le gouvernement ivoirien manœuvre avec le bâton et la carotte, pour juguler cette gangrène qui est en train d’ulcérer et détruire les ressources en eaux et terres cultivables ivoiriennes.
La sensibilisation et la pédagogie : Les armes du ministère des mines, du pétrole et de l’énergie
Le ministre des Mines, du pétrole et de l’énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, invité au siège de la Banque mondiale le jeudi 16 avril 2026, a plaidé pour l’instauration d’une régulation mondiale stricte des produits chimiques utilisés dans l’orpaillage. C’était en marge des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods à Washington. Rapportent les services du ministère ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie.
Organisée sous l’égide de l’Extractives global programmatic support, cette rencontre a réuni des représentants du G7, des pays producteurs et acheteurs d’or, ainsi que des acteurs du secteur privé et du World Gold Council. Les échanges ont porté sur la progression des flux illicites d’or, dans un contexte marqué par des prix historiquement élevés et une expansion rapide du secteur artisanal dans plus de 80 pays.
Par ailleurs, les notes officielles consultées par le site www.afrikchallenges.info, ajoutent que M. Sangafowa-Coulibaly a insisté sur la dimension systémique du phénomène de l’orpaillage illégal, rappelant qu’en Afrique, près de 435 tonnes d’or échappent chaque année aux circuits formels, alimentant des flux financiers illicites et fragilisant les recettes publiques. Une situation que la Côte d’Ivoire illustre également, avec environ 142 tonnes d’or sorties des circuits officiels, représentant un manque à gagner évalué à 4 600 milliards de francs Cfa. Avant 2021, en Côte d’Ivoire, les données officielles du Cns affirment que « l’orpaillage illégal qui est pratiqué par 95% des populations non ivoiriennes, faisait perdre aux caisses de l’Etat, plus de 498 milliards Fcfa par an ». Ce chiffre est très certainement dépassé depuis.
Dans un tel contexte, Sangafowa-Coulibaly a appelé à une régulation rigoureuse des intrants critiques utilisés dans l’orpaillage illégal. Il a souligné que, malgré leur interdiction dans de nombreuses juridictions, le mercure et le cyanure continuent de circuler à travers des réseaux parallèles, alimentant les sites clandestins. « Il est impératif d’instaurer une régulation stricte à l’échelle mondiale de ces produits chimiques », a-t-il déclaré, mettant en garde contre leurs effets irréversibles sur les sols, les ressources en eau et la santé des populations.
Le ministre a, par ailleurs, indiqué que la Côte d’Ivoire a déjà engagé des actions significatives pour faire face à ce phénomène, notamment à travers le démantèlement de plus de 7 000 sites illégaux, la mise en œuvre du Code minier, le déploiement du Programme national de rationalisation de l’orpaillage ainsi que l’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (Emape).
Il a également plaidé pour la mise en place d’un cadre international structuré, associant États, institutions financières et acteurs privés, sous l’impulsion notamment de la Banque mondiale. À l’échelle régionale, il a souligné la nécessité de renforcer la coordination au sein de la Cédéao et de l’Uémoa, afin de mieux contenir les flux transfrontaliers et d’harmoniser les politiques minières.
Des propositions concrètes de Sangafowa Coulibaly
Évoquant les circuits d’écoulement de l’or artisanal, reliant l’Afrique de l’Ouest aux grandes places d’achat situées notamment aux Émirats arabes unis, en Suisse et en Inde, le ministre a insisté sur l’impératif d’une réponse concertée entre pays producteurs, de transit et de consommation. « Les efforts engagés à l’échelle nationale, voire régionale, ne suffiront pas à contenir un phénomène aussi tentaculaire si des réponses fortes et coordonnées ne sont pas mises en œuvre au niveau mondial », a-t-il soutenu.
Dans une Côte d’Ivoire qui entend rationnaliser l’exploitation de son potentiel minier et moderniser durablement son industrie minière et particulièrement aurifère, le gouvernement a décidé de muscler d’avantage sa stratégie de lutte contre l’orpaillage illégal.
Selon les chiffres officiels ivoiriens, produit par le Conseil national de sécurité( Cns), en charge de piloter le volet répression de ce pan de ce dossier délicat, « sur la période allant de 2021 au premier semestre 2026, des résultats tangibles ont été obtenus sur le front de la lutte contre l’orpaillage illégal »
Sur l’on s’en tient au bilan publié le jeudi 23 Juillet 2026, à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité (Cns). Qui a été présidée par Président de la République, Sem Alassane Ouattara, au Palais de la Présidence de la République d’Abidjan- Plateau, il est fait état du déguerpissement de plus de 8 500 sites d’orpaillage illégal sur l’ensemble du territoire national. Les opérations conduites par le GS-LOI ont également permis le défèrement de 4 474 individus, dont 65 % de ressortissants étrangers, la saisie de plus de 960 millions de Fcfa ainsi que d’environ 136 kilogrammes d’or. Plusieurs engins et équipements utilisés dans cette exploitation illicite ont par ailleurs été confisqués puis détruits. Cette rencontre était consacrée à l’examen de la situation sécuritaire générale du pays.
La persistance et l’expansion de l’orpaillage illégal
Malgré ces résultats jugés encourageants, le Conseil national de sécurité a déploré la persistance, voire l’expansion, de l’orpaillage illégal dans plusieurs régions du pays Le Cns estime que cette activité continue de constituer une menace sérieuse en raison de ses impacts sur l’environnement, la sécurité nationale, les ressources naturelles et l’économie ivoirienne.
Face à cette situation, le Chef de l’État a instruit le Premier ministre, Chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé de prendre toutes les mesures nécessaires pour intensifier la lutte contre ce phénomène. Parmi les principales orientations retenues figure le renforcement de la responsabilité des autorités administratives, traditionnelles et coutumières, ainsi que des Forces de défense et de sécurité, notamment à travers les Comités départementaux de sécurité (Cds) et les Cellules civilo-militaires (Ccm) placés sous l’autorité des préfets.
Le Président de la République a également demandé une collaboration accrue avec les représentations diplomatiques des pays d’origine des orpailleurs illégaux étrangers afin de renforcer les actions de sensibilisation et de faciliter le rapatriement des personnes impliquées. Il est bon de préciser qu’en ce qui concerne la pratique de l’orpaillage illégal dans plusieurs pays voisins situés au nord de la Côte d’Ivoire, des données chiffrées produites par certaines organisations crédibles donnent froid dans le dos. (Voir encadré : Afrique de l’Ouest- Ces chiffres de la Cédéao qui donnent des précisions sur les origines de l’orpaillage illégal )
Le Conseil a, en outre, insisté sur l’application rigoureuse des textes répressifs contre toute personne physique ou morale impliquée dans cette activité. À cet effet, le Premier ministre a été chargé de présenter, dans les meilleurs délais, une communication en Conseil des ministres portant sur le renforcement du dispositif national de lutte contre l’orpaillage illégal. Le Conseil national de sécurité a décidé d’accroître les capacités opérationnelles du GS-LOI ainsi que celles des unités des Forces de défense et de sécurité intervenant en coordination avec ce groupement. Le Conseil national de sécurité, à travers ces nouvelles orientations, les autorités ivoiriennes affichent leur volonté de durcir la lutte contre l’orpaillage illégal afin de préserver les ressources naturelles, protéger l’environnement et garantir la sécurité ainsi que le développement économique du pays.
Bien avant ces résultats, le gouvernement ivoirien n’est pas resté les bras croisés face à un phénomène, dont les acteurs visibles sont bien enracinés dans nos villages et hameaux où ils ont mis au chaud parfois discrètement voire ouvertement.
Ainsi, il est bon de rappeler que 114 sites d’orpaillage illégal ont été déguerpis, 96 personnes interpellées dans 12 régions de la Côte d’Ivoire, pendant que 9 000 abris de fortune détruits et d’importantes quantités de matériels saisies. Aussi, de 2018 à 2019, le gouvernement ivoirien a mis fin aux activités de 23 400 orpailleurs clandestins. En ce moment-là, l’orpaillage illégal fait perdre plus dexxx aux caisses de l’Etat.
Ces chiffres ont été communiqués le 10 décembre2021, par le Conseil national de sécurité, (Cns). Qui, au cours de ses différentes réunions, fait un point régulier des actions menées dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal. Une véritable gangrène contre laquelle, depuis quelques années, le gouvernement ivoirien a engagé une guerre sans merci. L’orpaillage clandestin est une véritable plaie qui gangrène le secteur minier ivoirien. Aussi, en plus de la répression, « il a été lancé le projet des chantiers-écoles pour encadrer et professionnaliser les acteurs de la filière minière artisanale » rapporte le Centre ivoirien de communication gouvernementale(Cicg).
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Une vue d’un site d’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire
Afrique de l’Ouest- Ces chiffres de la Cédéao qui donnent des précisions sur les origines de l’orpaillage illégal
•Les chiffres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) publiés, en Juillet 2021, indiquaient que « 10 % de la population du Niger, du Mali et du Burkina Faso dépendent de l’orpaillage artisanal sur plus de 1000 sites informels (…) Une prochaine réglementation de l’orpaillage clandestin au Sahel est en vue. Ce secteur informel est devenu aussi important que l’exploitation minière industrielle. Il contribue au financement du terrorisme et recourt au travail des enfants » affirmait alors M. Sédiko Douka, en sa qualité de Commissaire de la Cédéao chargé de l'Energie et des mines.
Malheureusement, ces trois pays du Sahel, depuis plus de deux ans ont décidé de ne plus faire partie de la Cédéao et ont acté la création de l’Alliance des Etats du Sahel, (AES). Avec pour dénominateur commun, la monté en puissance de l’insécurité et du grand banditisme avec leurs lots de contrebande en tout genre.
Dans ce climat d’insécurité, l’on note un exode massif de populations du nord de ces trois pays fuyant l’insécurité, vers les pays du sud dont la Côte d’Ivoire, avec certaines de leurs pratiques économiques comme l’orpaillage illégal.
La Côte d’Ivoire qui abrite déjà une forte colonie burkinabé, fait face depuis 2021, à un flux massif de populations venant du nord. Depuis 2021, près de 70 000 Burkinabés se sont réfugiés en Côte d’Ivoire pour échapper aux violences des groupes djihadistes ou de l’armée. La présence de ces déplacés crée des tensions dans le Nord. Une source Reuters avance 80 mille y compris les maliens.
Des Camps de réfugiés, selon le Haut-commissariat aux réfugiés(Hcr), pour la plupart en transit ont été installés par le gouvernement ivoirien à Ferkéssedougou et à Bouna. Une autre partie du flux qui descend sur la Côte d’Ivoire rejoint les frères dans le sud forestiers dans les zones de production de cacao pendant que d’autres s’adonnent à l’orpaillage illégale avec la complicité de certains chefs de terres et des responsables de mutuelles.
Lors de nos investigations, une personne originaire de la zone Katiola – Tafiré , nous a indiqué : « Ceux nous voyons sur les sites ne sont que la face visible d’un cartel bien organisé, disposant de gros moyens matériels et financiers. Les cerveaux sont capables de graisser les pâtes aux insoupçonnés. Même dans l’administration. »
Au nord- ouest, dans la Région de la Bagoué, sur les sites d’orpaillage qui s’étendent à perte de vue, d’après observation de prises de vue aériennes, l’agriculture est très menacée. Des témoins racontent que des armes de petits calibres, le commerce du sexe, l’alcool coulent à gogo.
Pour faire court, l’atmosphère sent la violence avec la présence de produits dangereux et d’explosifs.
Dans le cadre des activités de recherche de la fine couche d’or et de rares granulés, pour se faire rapidement de l’argent, ils utilisent le Cyanure, sans grande précaution aussi bien pour leur propre santé que pour l’environnement. Le résultat est là, implacable. En son temps, Feu le Président Henri Konan Bédié, alors président du Pdci Rda avait levé le lièvre contre ce flux massif venant des pays voisins du nord. Cette sortie a suscité des réactions vives et controversées d’une partie de la classe politique notamment le Rhdp, ex- allier du Pdci Rda.
Face à la montée du fléau, l’ancien Président Henri Konan Bédié avait fait une sortie fracassante courant 2019, qui avait suscité de vives réactions de la part de certains pontes du Rhdp. M. Henri Konan Bedié avait dit : « L’invasion massive de toute la Côte d’Ivoire par de soi-disant orpailleurs armés, la fraude massive sur la nationalité ivoirienne sur laquelle le gouvernement ne mène aucune enquête pour arrêter le phénomène ( …) La Côte d’Ivoire subit une invasion massive, incontrôlée, de gens venus principalement des pays environnants. Le gouvernement ne fait rien pour arrêter cela. Ces problèmes dus à l’orpaillage sont répandus sur tout le territoire et bénéficient de complicités locales » En outre ajoute une source officielle, malgré les efforts du ministère des Mines et de la géologie d’alors, 20 départements étaient touchés sur 109 que comptait le pays en 2019.
Face à la dégradation de l’environnement et des exploitations agricoles, le ministère des Mines et de la géologie, puis le ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie sur instruction du gouvernement se bat contre cet Hydre ; véritable serpent de mer. Pour légaliser la pratique et la formater. Pour parler comme le Vieux Ménékré , c’est sur ça que le gouvernement est depuis quelques années
Ayoko Mensah
Légende photo : Le siège de la Cédéao à Abuja… Avec la création de l’AES, elle est freinée dans son élan
Campagne 2026-2027 de commercialisation des produits du karité- Le prix du Kg bord- champ de l’amande fixé à 250 Fcfa
La Campagne 2026-2027 de commercialisation des produits du karité est officiellement ouverte ce vendredi 14 août 2026. À cette occasion, le Conseil du coton, anacarde et du karité a présenté les principales mesures destinées à renforcer l’organisation, la compétitivité et la transformation de la filière.
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• Face à la presse à Abidjan, M. Ehui Kouassi Jérôme, président du Conseil d’administration du Conseil du coton, anacarde et du karité, a dressé un bilan de la campagne précédente et de préciser les nouvelles dispositions applicables aux acteurs de la filière.
Pour la campagne 2026-2027, le prix minimum bord-champ de l’amande de karité de qualité, bien séchée, bien triée et exempte de matières étrangères, est fixé à 250 Fcfa le kilogramme. Par ailleurs, le prix minimum dans les magasins intérieurs des acheteurs est établi à 275 Fcfa le kilogramme, tandis que le prix plancher au niveau des usines est fixé à 305 Fcfa le kilogramme.
Selon Ehui Kouassi Jérôme, ces mesures visent à mieux encadrer la commercialisation et à garantir une meilleure rémunération des acteurs de la chaîne de valeur, notamment les populations rurales et les femmes qui jouent un rôle majeur dans la filière.
Aussi, au titre de la campagne 2025-2026, le prix d'achat bord- champ des amandes karité fixé à 250Fcfa/kg, a varié au cours de la campagne entre 250 et 350 Fcfa/kg, avec un prix moyen de 275 Fcfa/kg. Au total, 51 697 tonnes d'amandes de karité ont été enregistrées dans le circuit formel de commercialisation et entièrement orientées vers les unités de transformation locale. 168 acheteurs, 21 unités de transformation et 32 exportateurs ont été identifiés. Quelque 51 696 tonnes d’amandes de karité ont été enregistrées dans le circuit formel de commercialisation et orientées vers les unités de transformation locales. Par ailleurs, 14 068 tonnes de beurre de karité ont été exportées vers 13 pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique.
La Côte d’Ivoire dispose actuellement d’une capacité de transformation estimée à environ 130 000 tonnes par an, supérieure au volume effectivement commercialisé. Cette situation conduit le Conseil à privilégier l’approvisionnement des unités industrielles locales.
Pour sa part, M. Konaté Issa, directeur général adjoint du Conseil du coton, anacarde et du Karité, a expliqué que la production sera prioritairement destinée aux usines. Dans ce contexte, l’exportation des amandes de karité est interdite jusqu’à nouvel ordre, afin de favoriser la transformation locale et la création de davantage de valeur ajoutée en Côte d’Ivoire.
L’un des objectifs de cette campagne est également d’encourager les opérateurs à franchir le cap de la seconde transformation. Le beurre de karité raffiné peut notamment être utilisé dans l’industrie cosmétique et dans la fabrication de produits à plus forte valeur ajoutée.
Il est à noter que le Conseil entend aussi renforcer la proximité avec les acteurs de la filière. Six ateliers régionaux sont ainsi prévus pour sensibiliser producteurs, collecteurs, acheteurs, transformateurs et exportateurs sur la qualité, les prix et les nouvelles règles de commercialisation.
Les transferts d’amandes de karité de qualité vers les usines seront autorisés à compter du 17 août 2026. Toute exportation d’amandes de karité par voie terrestre est, par ailleurs, formellement interdite.
À travers ces différentes mesures, le Conseil du coton, anacarde et du karité veut consolider la gouvernance de la filière, améliorer la qualité des produits et accélérer la transformation locale.
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : M. Ehui Kouassi Jérôme, président du Conseil d’administration du Conseil du coton, anacarde et du karité au micro lors de la conférence de presse
Ponvogo- Les femmes, grande attraction de la fête de génération du Poro
À une quinzaine de kilomètres de Korhogo, Ponvogo s’impose progressivement comme l’un des hauts lieux de préservation et de valorisation du patrimoine culturel sénoufo. Les 7 et 8 août 2026, la localité a une nouvelle fois offert aux visiteurs une immersion au cœur de traditions ancestrales, à l’occasion de la fête de génération du bois sacré, « le Kafôhô ».
Dès les premières heures du vendredi 7 août 2026, l’effervescence gagne les différentes concessions du village. Dans leurs tenues d’apparat, les adeptes du Poro s’activent à installer bâches et chaises pour accueillir les populations et les visiteurs attendus pour cette importante célébration.
Mais, en milieu de journée, un spectacle inhabituel attire tous les regards. Une colonne de femmes d’un certain âge, vêtues de la tenue rituelle du Poro, traverse le village. Certaines portent une queue de cheval blanche, symbole associé aux rites accomplis.
Cette apparition ne doit rien au hasard. En effet, elle marque une étape particulière dans le parcours initiatique de ces femmes, qui viennent d’achever le rite dénommé « Tchehiberi ».
Selon Coulibaly Brahima, cadre de Ponvogo et promoteur du Festival des Arts et Cultures Sénoufo de Ponvogo, les femmes concernées sont celles dont les hommes de la même promotion avaient effectué ce passage initiatique quelques mois auparavant.
Les femmes initiées, au cœur de l’attraction
Dans la cour de la résidence de Coulibaly Brahima, un petit attroupement s’est formé autour d’une case sacrée. Parmi les curieux et les initiés se trouvent également les nouvelles initiées, venues accomplir un rituel de reconnaissance. « Ces femmes sont venues remercier les ancêtres et les génies pour leur assistance invisible tout au long de leur initiation », explique Coulibaly Brahima. Pour lui, cette démarche traduit une valeur profondément ancrée dans la culture sénoufo. « La reconnaissance chez le Sénoufo est non seulement une valeur cardinale, mais aussi divine et sacrée », insiste-t-il, attaché à la transmission et à la valorisation de cet héritage culturel.
Quelques heures plus tard, Ponvogo change de visage. Les populations affluent de toutes parts. À pied, à vélo, en tricycle ou en voiture, hommes, femmes et enfants convergent vers le village.
L’événement tant attendu est la fête de génération du Kafôhô, qui marque l’aboutissement de sept années de parcours initiatique. Pour les familles, cette journée représente un moment particulièrement fort, puisqu’elle consacre l’achèvement d’un long cycle d’apprentissage et d’épreuves. « En plus de célébrer notre indépendance politique, nous célébrons aussi, ce jour, notre indépendance spirituelle », confie Coulibaly Brahima, tout en veillant au bon déroulement des différentes étapes de la cérémonie.
Un rituel exceptionnel
Dans l’après-midi, l’attention se porte de nouveau sur les femmes initiées. Elles apparaissent, l’une derrière l’autre, dans leurs tenues rituelles, parées d’accessoires traditionnels. Leur arrivée sur la place de la chambre mortuaire provoque la curiosité et l’émerveillement des nombreux spectateurs.
Installées à l’ombre des bâches ou assises sur des troncs d’arbres, certaines dégustent des repas préparés pour l’occasion. À proximité, un fût de tchapalo, la bière traditionnelle locale, rappelle le caractère festif de la rencontre.
Face à elles, sous une autre bâche, prennent place les figures emblématiques du bois sacré, présentées comme les « reines » et les anciennes du Poro. Le rituel se déroule sous les yeux d’une foule de plus en plus nombreuse.
Pour les visiteurs venus des villages voisins, la scène est tout aussi impressionnante qu’inhabituelle. « C’est une première dans notre zone. Ce rituel est spécifique à Ponvogo. En tout cas, c’est beau à voir », témoigne Salif, venu de Blahouara, village allié de Ponvogo.
La transmission d’une génération à l’autre
Puis vient le tour des hommes de la même génération. Les promotionnaires des femmes initiées apparaissent à leur tour, vêtus de leurs parures traditionnelles. À la main, certains portent une queue de cheval, signe de victoire et d’accomplissement. D’autres prennent place sur des chaises en bois soigneusement sculptées.
Après sept années de parcours initiatique, leur présence symbolise la réussite d’une génération qui arrive au terme d’un cycle majeur du Poro.
Pour les parents, les épouses et les proches, l’émotion est palpable. Ces hommes et ces femmes deviennent, le temps de la cérémonie, les « stars » d’une journée qui célèbre leur endurance, leur engagement et leur passage à une nouvelle étape de la vie communautaire.
Le rituel s’achève par une procession du bois sacré à travers le village. Une manière de rendre visible la transmission entre les générations et de consacrer symboliquement le passage du pouvoir d’une génération à une autre.
À Ponvogo, la fête du Kafôhô aura ainsi été bien plus qu’une cérémonie traditionnelle. Elle aura donné à voir une culture vivante, portée par des femmes et des hommes attachés à la transmission de leur patrimoine. Une tradition qui, loin de se limiter aux seuls initiés, continue de rassembler toute une communauté autour de son histoire, de ses valeurs et de sa mémoire.
Elysee koff avec Sercom Fondation Tchépé
PNE CIE 2026- La caravane régionale met l’excellence scolaire en lumière à travers le pays
613 lauréats, 37 944 kilomètres parcourus et plus de 450 millions de Fcfa mobilisés en récompenses : onze éditions auront suffi à inscrire le Prix national d’excellence CIE du meilleur élève dans une histoire de proximité, de mérite et de transmission. Pour sa 12ᵉ édition, la Compagnie ivoirienne d’électricité reprend la route. Mais avant la grande cérémonie nationale qui consacrera les grands champions des examens à grand tirage, place aux régionales, lancées le 5 août et qui se poursuivent jusqu’au 14 août 2026. Selon une note à la presse, cette année encore, la CIE vient à la rencontre de l’excellence.
Il y a les élèves que l’on félicite. Et il y a ceux pour lesquels on décide de faire le déplacement.
Depuis 2015, le Prix National d’Excellence CIE du meilleur élève repose sur cette conviction : le mérite scolaire ne doit pas rester invisible, encore moins être limité à quelques grands rendez-vous. Il doit être recherché, reconnu et célébré là où il s’exprime. C’est tout le sens de la caravane régionale qui, depuis le 5 août, sillonne à nouveau les territoires ivoiriens. Son objectif est simple : aller à la rencontre des meilleurs élèves du CEPE, du BEPC et du Baccalauréat, au plus près de leurs établissements, de leurs familles et de leurs communautés.
Dans cette démarche, la CIE fait le choix d’une proximité particulière. Là où d’autres dispositifs peuvent concentrer la célébration du mérite autour d’un rendez-vous central, le PNE CIE prend la route et rapproche la reconnaissance des élèves de l’intérieur du pays.
Quand la récompense fait le voyage
D’Abidjan aux différentes régions du pays, la caravane raconte une autre manière de célébrer la réussite.
À Abengourou, Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro, Grand-Bassam, Dabou et Gagnoa, les premières étapes ont déjà permis de rencontrer des élèves distingués pour leurs performances aux examens à grand tirage. Sept escales déjà réalisées, avec à chaque fois le même fil conducteur : mettre l’élève au centre et faire de sa réussite un moment collectif. Car lorsqu’un enfant réussit, ce sont rarement ses seuls efforts qui parlent. Il y a les parents qui ont encouragé. Les enseignants qui ont transmis. Les établissements qui ont accompagné. Les proches qui ont soutenu. La caravane vient ainsi célébrer un résultat, mais elle vient surtout raconter tout ce qui se trouve derrière ce résultat.
Dans les régions aussi, l’excellence a des visages. Le PNE CIE part d’une réalité simple : le talent scolaire ne se concentre pas dans une seule ville. L’excellence peut émerger partout. Dans une grande agglomération comme dans une localité plus éloignée. Dans un établissement connu comme dans une école dont les réussites restent parfois confidentielles. En sillonnant les régions, la CIE donne donc une visibilité à ces parcours et permet à des élèves de voir leur mérite reconnu dans leur propre environnement.
C’est là toute la portée de cette caravane : transformer la distance géographique en proximité humaine.Pour les élèves de l’intérieur du pays, la distinction ne vient plus seulement sous la forme d’un résultat sur une liste. Elle vient jusqu’à eux.
Une histoire déjà longue, une nouvelle page à écrire
Lancé en 2015, le PNE CIE a progressivement construit une véritable histoire autour de la reconnaissance du mérite scolaire.
Au terme de ses onze premières éditions, le programme a récompensé 613 élèves et parcouru 37 944 kilomètres, avec plus de 450 millions de FCFA consacrés aux récompenses. Mais ces chiffres appartiennent désormais à l’histoire.La 12ᵉ édition ouvre une nouvelle page. Et elle commence, une nouvelle fois, sur les routes de Côte d’Ivoire.
Le régional avant le national
La caravane poursuivra son parcours jusqu’au 14 août dans les différentes localités prévues au programme, notamment à Daloa, Man, Korhogo et San Pedro. Ensuite, elle préparera un autre rendez-vous : celui de la grande cérémonie nationale de remise des prix, qui réunira les grands champions des examens à grand tirage et viendra consacrer les meilleures performances à l’échelle nationale. Autrement dit, avant de célébrer les meilleurs parmi les meilleurs, la CIE prend le temps de rendre hommage au mérite dans les territoires.
B. M
Recours aux substituts du cacao et reformulation des produits chocolatés- L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana invite à engager un dialogue structuré sur les conséquences…
« L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG), au nom de ses membres, exprime sa vive préoccupation face au recours aux substituts du cacao et aux reformulations qui diminuent la proportion de cacao dans certains produits commercialisés comme chocolatés. Cette évolution intervient alors que les pays producteurs et les exploitants agricoles consentent des efforts et supportent des coûts croissants pour satisfaire aux exigences de durabilité, de traçabilité et de conformité.
Un engagement politique renouvelé en faveur d’une économie cacaoyère durable
Le 16 juin 2026 à Abidjan, S.E.M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, et S.E.M. John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, ont réaffirmé leur engagement commun en faveur d’une économie cacaoyère durable, fondée sur une meilleure rémunération des producteurs et un partage plus équitable de la valeur. Ce sommet a été précédé, le 15 juin 2026, de la 7e session du Comité de pilotage de l’ICCIG, consacrée notamment à l’harmonisation des politiques de commercialisation, à la lutte contre les maladies du cacaoyer, à la mise en œuvre de la norme ARS 1000, au développement de la transformation locale et à l’élargissement de l’Initiative à d’autres pays producteurs.
Une évolution qui appelle une vigilance collective
Dans ce contexte, le recours aux substituts du cacao et les reformulations réduisant la teneur en cacao des produits finis soulèvent une question majeure de cohérence pour l’ensemble de la chaîne de valeur. Si l’innovation et l’adaptation des recettes relèvent des choix des entreprises dans le respect des réglementations applicables, elles ne doivent ni créer de confusion pour le consommateur ni affaiblir les objectifs économiques, sociaux et environnementaux poursuivis par les politiques de durabilité.
Des exigences croissantes supportées par les pays producteurs
La Côte d’Ivoire et le Ghana occupent une place déterminante dans l’approvisionnement mondial en cacao. Leurs producteurs sont tenus de répondre à des obligations de plus en plus exigeantes en matière de traçabilité, de lutte contre la déforestation, de conformité sociale et de qualité. La mise en conformité mobilise des investissements importants, alors même que l’amélioration durable du revenu des producteurs demeure une priorité. Il serait contradictoire que ces efforts s’accompagnent, à l’aval, d’une diminution insuffisamment transparente de la part de cacao incorporée dans les produits finis.
Garantir la cohérence entre durabilité, composition et information du consommateur
La crédibilité des engagements de durabilité suppose une cohérence entre l’origine responsable du cacao, la composition réelle des produits, leur dénomination et les allégations présentées au consommateur. Toute réduction substantielle ou substitution d’ingrédients issus du cacao devrait être communiquée de manière claire, accessible et non ambiguë. Les allégations environnementales, sociales ou éthiques associées aux produits devraient, en outre, demeurer proportionnées à la quantité et à la nature du cacao effectivement incorporé.
La Côte d’Ivoire et le Ghana réaffirment leurs responsabilités
À travers les engagements pris à Abidjan et les conclusions du Comité de pilotage, les deux États ont confirmé leur volonté de mieux coordonner leurs politiques de commercialisation, de renforcer la recherche sur la maladie du swollen shoot du cacaoyer et sur les variétés résilientes au changement climatique, d’approfondir la mise en œuvre de la norme ARS 1000 et d’accélérer la transformation locale. L’élargissement envisagé de l’ICCIG participe de cette ambition : construire une réponse coordonnée des pays producteurs aux défis économiques, sociaux et environnementaux de la filière.
Un appel à la responsabilité partagée tout au long de la chaîne de valeur
L’ICCIG invite les autorités de régulation, les organisations professionnelles, les industriels, les distributeurs et les organismes de normalisation à engager un dialogue structuré sur les conséquences économiques et sociales des pratiques de substitution et de reformulation. Ce dialogue devrait viser à assurer la cohérence entre les exigences imposées aux producteurs, les règles de composition des produits, les mécanismes d’étiquetage et les engagements de durabilité.
L’ICCIG appelle notamment à :
a. Une information claire du consommateur sur la teneur en cacao et sur toute substitution significative d’ingrédients issus du cacao ;
b. Une utilisation rigoureuse des dénominations et des allégations de durabilité, afin d’éviter toute présentation susceptible d’induire le consommateur en erreur ;
c. Une évaluation concertée des effets de la reformulation sur la demande de cacao, les revenus des producteurs et les investissements consentis pour la durabilité ;
d. La mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant pays producteurs, industriels, régulateurs, distributeurs, organisations de producteurs et représentants des consommateurs.
Poursuivre le dialogue de bonne foi
La Côte d’Ivoire et le Ghana demeurent disposés à poursuivre, de bonne foi, les échanges avec les industriels, les régulateurs, les partenaires techniques et scientifiques ainsi qu’avec les organisations de consommateurs. Une économie cacaoyère véritablement durable exige une responsabilité partagée et une cohérence effective à chaque étape de la chaîne de valeur. Les efforts croissants demandés aux producteurs doivent trouver leur juste contrepartie dans la valorisation du cacao, la transparence des produits et une répartition plus équitable de la valeur.
Publié par le Secrétariat de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana »
Fait à Accra le 12 AOUT 2026
Identification des exploitants et exploitations de la filière anacarde - Le CCAK mobilise le corps préfectoral et les chefs traditionnels
Le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a lancé officiellement, le 11 août 2026 à Korhogo, le Projet d’identification des exploitants et exploitations d’anacarde (IEEA). La cérémonie s’est tenue à la préfecture, en présence du préfet de la région du Poro et du département de Korhogo, Karim Diarrassouba, ainsi que des chefs traditionnels.
À l’ouverture de la cérémonie, le Pca du CCAK, Jérôme Kouassi Ehui, a insisté sur l’importance capitale de cette rencontre dont l’objectif est de sensibiliser et de mobiliser les autorités administratives et coutumières pour garantir la réussite de cette opération nationale
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Le Pca a rappelé que la filière doit être mieux organisée pour répondre aux attentes des producteurs, créer une résilience face aux chocs économiques et climatiques et valoriser les sous-produits de l’anacarde (huile, jus, cosmétiques, usages industriels). Il a estimé que la transformation locale pourrait générer 12 000 emplois directs supplémentaires. Aussi a-t-il appelé les autorités à soutenir le calendrier des opérations et à faciliter l’accès des équipes.
Le directeur général adjoint du CCAK, Konaté Issa, a précisé que l’objectif est de disposer de données fiables. « Toutes nos actions de développement reposent sur des chiffres. Si nous savons combien de producteurs il y a et la taille de leurs exploitations, nous pouvons calibrer nos opérations de soutien et de développement », a-t-il expliqué.
Gué Simplice, directeur du système d’information, a présenté les avantages attendus. Ce sont notamment l’optimisation des ressources, une meilleure répartition des intrants, un renforcement de la traçabilité, la valorisation des spécificités locales et la sécurisation des transactions.
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Le préfet de région, Karim Diarrassouba, a salué l’initiative et assuré que le corps préfectoral jouera pleinement son rôle pour accompagner le projet.
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Avec ce lancement, le CCAK engage une dynamique nationale visant à structurer durablement la filière anacarde et à renforcer son poids économique et social en Côte d’Ivoire.
• Ayoko Mensah
Transport et logistique- AGL CÔTE D’IVOIRE ET AGL BURKINA FASO acheminent deux cuves industrielles hors gabarit d’Abidjan à Ouagadougou
AGL Côte d’Ivoire et AGL Burkina Faso ont coordonné le transport de deux cuves industrielles depuis le Port autonome d’Abidjan jusqu’au site de BRAKINA, en périphérie de Ouagadougou. Ces équipements hors gabarit, d’un poids total de 50 tonnes, ont parcouru plus de 1 300 kilomètres au terme d’une opération préparée pendant près de huit mois. Provenant de Belgique par voie maritime, les deux cuves sont destinées au renforcement des capacités de production de BRAKINA, filiale du Groupe CASTEL et acteur majeur de l’industrie des boissons au Burkina Faso.
Leur installation participera à la modernisation de son outil industriel. Parti d’Abidjan le 4 juillet 2026, le convoi a rejoint Ouagadougou après 15 jours de progression sécurisée. Les dimensions exceptionnelles du chargement ont imposé la conception d’un itinéraire spécifique, comprenant notamment un détour de plus de 100 kilomètres par Agboville afin de contourner plusieurs infrastructures incompatibles avec le gabarit des cuves. Chaque étape du parcours a été étudiée en amont, notamment le franchissement des ponts et des postes de péage ainsi que le passage sous les réseaux électriques. Cette préparation a reposé sur des études d’itinéraire, des reconnaissances de terrain et des démarches administratives transfrontalières menées conjointement par les équipes des deux pays.
La conduite du convoi s’est appuyée sur une coordination étroite avec les autorités administratives, les forces de sécurité, les gestionnaires d’infrastructures et les services techniques de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. Plus de 40 collaborateurs et partenaires spécialisés ont assuré la manutention, le transport, l’escorte et la supervision de l’opération, conformément aux standards HSE de l’entreprise. « La réussite de cette opération repose sur huit mois de préparation, une coordination rigoureuse et la complémentarité des équipes d’AGL Côte d’Ivoire et d’AGL Burkina Faso. En assurant l’acheminement de ces équipements, nous mettons notre expertise au service du développement des capacités industrielles de notre client et du renforcement des échanges entre les deux pays », a déclaré Asta-Rosa Cissé, Directrice Régional d’AGL Côte d’Ivoire-Burkina Faso. Cette opération illustre le rôle stratégique du corridor Abidjan-Ouagadougou dans l’approvisionnement des industries burkinabè. En reliant les infrastructures portuaires ivoiriennes aux sites de production de l’hinterland, AGL Côte d’Ivoire et AGL Burkina Faso facilitent les investissements industriels et contribuent au renforcement de l’intégration économique régionale. À propos d’AGL Côte d’Ivoire Présent en Côte d’Ivoire dans le transport, la logistique et la manutention portuaire, AGL Côte d’Ivoire emploie aujourd’hui plus de 1 500 collaborateurs ivoiriens, à travers notamment ses agences à Abidjan, San Pedro, Bouaké, Ferkessédougou et Ouangolodougou. L’entreprise participe activement au développement de la Côte d’Ivoire et s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs. Elle les forme à travers le Centre de Formation aux métiers portuaires (A’cademy) et développe des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur, à l’instar de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB). AGL Côte d’Ivoire mène également des actions pour les populations en partenariat avec des associations pour l’aide à la scolarisation, à la réinsertion sociale des jeunes et pour leur sensibilisation à la préservation de l’environnement. Contact presse : Rachel Hounsinou Aimé, Responsable Communication-AGL Côte d’Ivoire
B. M
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