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jeudi, 16 avril 2026 18:02
Lutte contre les maladies du cacaoyer- La Côte d’Ivoire et le Ghana font front contre le swollen shoot
Le Conseil du Café-Cacao et le Ghana Cocoa Board, sous l’égide de l’Initiative Cacao Côte d’IvoireGhana, ont conduit avec succès un atelier régional de deux jours réunissant les parties prenantes. Ce sur la lutte contre la maladie à virus du swollen shoot du cacao (CSSVD), qui s’est tenu à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 14 et 15 avril 2026. Rapporte une note à la presse du Conseil du café cacao.
L’atelier a été ouvert par le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la production vivrières de la Côte d’Ivoire, représenté par M. COULIBALY Ali, Directeur des Cultures pérennes et d’exportation.
Cet atelier, organisé par l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, avec le soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le financement de l’Union européenne, à travers l’Initiative pour un cacao durable, a réuni des parties prenantes clés de toute la région, notamment, des représentants gouvernementaux, des instituts de recherche, des partenaires au développement et des acteurs du secteur privé, afin de débattre d’approches coordonnées pour faire face à la menace causée par la CSSVD.
Dans son allocution, M. Alex ASSANVO, Secrétaire exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire Ghana a souligné l’importance d’une approche unifiée et fondée sur la recherche scientifique pour lutter contre la maladie : « Le swollen shoot n’est pas qu’un défi national, mais plutôt régional.Il nécessite une action collective et harmonisée ainsi qu’un engagement à long terme de la part de tous les partenaires pour préserver l’avenir du cacao.»
L’atelier a servi de plateforme collaborative permettant aux experts d’examiner et de contribuer à l’élaboration d’une stratégie régionale coordonnée pour lutter contre le swollen shoot en Côte d’Ivoire et au Ghana. La propagation de la maladie est apparue comme une menace sérieuse pour la productivité du cacao et les moyens de subsistance des agriculteurs en Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, ajoute la note, les participants se sont accordés sur un cadre de mise en œuvre structuré sur cinq ans (2026-2031) pour opérationnaliser la stratégie régionale conjointe de lutte contre la maladie du swollen shoot.
Cette stratégie vise à contenir et à réduire progressivement l’incidence du swollen shoot à travers les cinq piliers suivants : La réhabilitation des exploitations agricoles touchées par le CSSVD : La mise à jour des cartes de distribution des éclosions du CSSVD .L’engagement et la sensibilisation des producteurs. Le suivi et la surveillance du CSSVD.La recherche conjointe pour le criblage des variétés résistantes au CSSVD.
A noter que L’atelier a également servi de plateforme pour renforcer la collaboration et mobiliser les partenariats techniques, scientifiques et financiers nécessaires pour soutenir efficacement la mise
en œuvre de la feuille de route convenue. Les participants ont réaffirmé l’importance d’une coordination soutenue, du partage des connaissances et de la mobilisation des ressources pour garantir des résultats significatifs et durables.
Il est à préciser en fin que les participants ont lancé un appel pressant à l’action à l’endroit de toutes les parties prenantes, afin qu’elles intensifient leurs efforts et collaborent étroitement dans la lutte contre la maladie du swollen shoot.
L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana réaffirme son engagement à favoriser le dialogue et la coopération entre les pays membres et les parties prenantes du secteur du cacao afin de garantir que la production durable de cacao reste au cœur du développement agricole régional.
L’Initiative Cacao Cote d’Ivoire Ghana (Iccig) L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana est une organisation intergouvernementale créée par les gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana afin de défendre les intérêts des producteurs de cacao et de promouvoir une économie cacaoyère durable et équitable.
Bamba Mafoumgbé
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jeudi, 16 avril 2026 17:53
Urbanisme, logement et cadre de vie - Le ministre Moussa Sanogo échange avec la Chambre nationale des Experts immobiliers de Côte d’Ivoire
Le mercredi 15 avril 2026, M. Moussa Sanogo, le ministre de la l'Urbanisme, du logement et du cadre de vie a reçu en audience une délégation de la Chambre nationale des Experts immobiliers de Côte d’Ivoire, conduite par sa présidente, madame Khadidiatou Bamba épouse Touré.
A appris afrikchallenges.info, de sources officielles à Abidjan.
Cette organisation regroupe une trentaine d’experts qualifiés, intervenant notamment dans l’évaluation immobilière, l’expertise foncière, l’analyse technique des constructions ainsi que le conseil en gestion du patrimoine.
Dans un contexte marqué par une pression foncière croissante, une urbanisation rapide et la récurrence des contentieux, la chambre a plaidé pour une meilleure structuration du secteur, une coordination renforcée entre les institutions, ainsi qu’une reconnaissance institutionnelle accrue, notamment à travers sa transformation en ordre professionnel.
M.Moussa Sanogo a salué la disponibilité de ces acteurs à accompagner le ministère dans l’accomplissement de ses missions, en particulier dans l’élaboration des textes réglementaires et la mise en place de dispositifs de supervision. Il a également pris bonne note de leur volonté d’évoluer vers un ordre professionnel et exprimé ma pleine disponibilité à bâtir un partenariat solide et durable avec cette corporation.
Bamba Mafoumgbé
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jeudi, 16 avril 2026 07:29
Secteur du café en Côte d’Ivoire- Dr Denis Seudieu : « Les recettes d’exportations pourraient varier entre 333 milliards Fcfa et 444 milliards Fcfa par an »
La Côte d’Ivoire a été pendant longtemps le premier pays producteur et exportateur de café en Afrique et troisième mondial derrière le Brésil et la Colombie. Jusqu’à la fin des années 1990s la caféiculture ivoirienne a connu une certaine prospérité malgré quelques turbulences liées aux fluctuations des prix internationaux puisque la production fluctuait entre 200 000 et 300 000 tonnes par an. Depuis le début des années 2000, la filière du café est devenue l’ombre de ce qu’elle était au cours des décennies antérieures. Les principales raisons de ce déclin sont les bas niveaux de prix bord-champ, l’absence d’encadrement technique adéquat et les difficultés financières et sociales qui ont contraint de nombreux producteurs á négliger leurs plantations au profit d’autres cultures agricoles. Notre contribution est d’introduire la réflexion sur la dynamique de l’industrie du café en Côte d’Ivoire et les opportunités qu’offre sa réhabilitation.
I. Performance historique
Historiquement, c’est avec le café que la Côte d’Ivoire s’est insérée dans le marché international puisqu’au moment de son indépendance en 1960 le pays produisait déjà 180,000 tonnes par an contre seulement 80 000 tonnes pour le cacao. Il convient de noter que l’une des particularités de la Côte d’Ivoire est la coexistence très fréquente de parcelles de caféiers, de cacaoyers et de cultures vivrières dans les systèmes de production. Dans de nombreux cas, les producteurs de café sont également les producteurs de cacao.
On ne répétera jamais assez que c’est par la culture du café que la Côte d’Ivoire, jeune nation indépendante, s’est insérée dans le commerce international. Contrairement á certaines affirmations, le café est le pilier historique de l’économie de la Côte d’Ivoire. Au cours des 4 premières décennies qui ont suivi l’indépendance la Côte d’Ivoire était constamment classée parmi les grands pays producteurs de café. En effet, avec une production moyenne annuelle de plus de 200 000 tonnes le pays occupait constamment les positions de 3ème et 5ème pays producteur mondial et premier pays producteur africain. Cette période dite glorieuse coïncide avec les systèmes de régulation des marchés mondiaux administrés par l’Organisation internationale du café (OIC) dont le siège est á Londres, capitale du Royaume-Uni. Par ailleurs, entant que pays membre de cette organisation, la Côte d’Ivoire a bénéficié des fonds de diversification pour financer ses programmes de développement des autres cultures pérennes et réduire sa dépendance aux exportations de café.
Depuis la fin de la décennie 1990 la Côte d’Ivoire n’est plus parmi les dix premiers pays producteurs et sa part dans la production mondiale continue de chuter. Selon les estimations de la campagne 2024/25 sa part est réduite à moins de 1%, correspondant au 15ème rang des pays producteurs dans le monde. De façon spécifique, á la fin de l’époque où l’Etat contrôlait l’appareil de production du café (de 1960 à 1998), aucune action n’a été particulièrement développée en direction des planteurs de café alors que les cacaoculteurs ont bénéficié et continuent de bénéficier des actions de soutien d’envergure de la part de l’organe de régulation (Conseil café-Cacao), des sociétés de négoce et de transformation du cacao ainsi que des Organisations non Gouvernementales des pays importateurs. La production fluctue désormais autour de 100 000 tonnes.
Les défis qui ont entravé la résilience du secteur de café en Côte d’Ivoire sont identiques dans tous les 25 pays producteurs d’Afrique. Mais les pays comme l’Ethiopie et l’Ouganda parviennent á surmonter ces défis pour se hisser parmi les leaders mondiaux du café. Les autres producteurs comme le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda parviennent également á résister aux mauvaises conjonctures de l’économie caféière mondiale. Cette situation laisse penser que le café est la culture des pays de l’Afrique de l’Est pendant que l’Afrique de l’Ouest est la zone du cacao. Cette division artificielle est entretenue par la perte d’influence de la Côte d’Ivoire et de l’Angola dans l’industrie du café.
II. Relance du secteur, une nécessité
Le programme de relance approuvé par le Gouvernement en 2013 avait pour objectif de redynamiser le secteur du café et reprendre la position de leadership de la Côte d’Ivoire en Afrique et dans le monde. En d’autres termes, le renforcement de ce programme permettra à la Côte d’Ivoire de retrouver rapidement sa part de marché avec une production moyenne annuelle de 400 000 tonnes de café vert marchand. Cet objectif est d’autant plus réalisable que la recherche agricole, conduite par le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) a enregistré des progrès significatifs, notamment dans le domaine de développement des plants résistants et adaptés aux changements climatiques.
III. Opportunités de la relance de la filière café
Les opportunités économiques et sociales qu’offre le secteur du café sont immenses. Nous avons fait une simulation des retombées économiques pour une production moyenne annuelle de 200 000 á 300 000 tonnes de café vert marchand. Les recettes d’exportations pourraient varier entre 600 millions (333 milliards CFA) et 800 millions de dollars des Etats-Unis (444 milliards FCFA) contre la moyenne actuelle de 150 millions de dollars (83 milliards FCFA). Ces estimations établies sur la base des cours actuels du café sur le marché à terme de Londres, représenteraient une manne financière substantielle pour notre économie sans compter les plus-values générées tout au long de la chaine de valeur du café et l’autonomie financière des populations des zones de production. Pour y parvenir, il convient de renforcer le programme de relance du secteur du café soutenu par le Gouvernement et dont la mise en œuvre semble avoir commencé en 2013.
IV. Développement de la consommation intérieure et régionale
S’inspirant du let-motive du Gouvernement relatif à la nécessité de la valorisation des produits de rente dont le café, la relance de la caféiculture doit nécessairement intégrer la transformation locale qui est un cordon de sécurité pour les producteurs en cas de baisse de prix mondiaux. Le potentiel de consommation du café en Côte d’Ivoire et dans les pays de la sous-région est immense. Les marchés intérieurs du café sont en augmentation dans de nombreux pays d’Afrique. L’Ethiopie demeure le premier pays en termes de consommation intérieure du café avec 220 000 tonnes par an. Plusieurs autres pays dont le Cameroun, la Cote d’Ivoire, le Kenya et l’Ouganda connaissent un essor de la consommation intérieure. La République centrafricaine est certes un petit pays producteur mais la consommation de café y est très répandue parmi les populations rurales et urbaines. Avec une démographie croissante en Afrique, il existe un énorme potentiel d’accroissement de la consommation intérieure.
Le développement de la consommation intérieure serait un grand support et une garantie certaine des prix rémunérateurs aux producteurs puisqu’ils auront désormais 2 marchés (marché d’exportation du café vert et marché de la torréfaction pour la consommation intérieure). C’est la stratégie du Brésil et également de l’Ethiopie. Lorsque les prix mondiaux sont bas les exportateurs préfèrent souvent le marché intérieur que l’exportation de café, surtout lorsque le prix international est inférieur au prix payé par les torréfacteurs locaux. C’est pourquoi la consommation intérieure du café offre une garantie de prix aux producteurs.
V. Conclusion
En conclusion, une caféiculture durable nécessite une stratégie qui intègre toutes les activités de la chaine de valeur et plus particulièrement le renforcement de la résilience des petits producteurs aux chocs extérieurs. La politique actuelle de relance de l’économie du café pilotée par le Conseil du café et Cacao (CCC) est déjà dans cette dynamique mais il convient de renforcer et accélérer le processus pour que la Côte d’Ivoire retrouve son rang de grand pays de café. Dans cette perspective, la transformation locale et le développement des petites sociétés de torréfaction vont indirectement soutenir les prix décents aux producteurs qui continueront de produire malgré la volatilité des prix sur le marché mondial.
Une contribution de Dr Denis Seudieu
BON A SAVOIR
Dr Denis Seudieu a travaillé pendant 29 ans comme Économiste en Chef à l’Organisation internationale du café. Ses recherches ont principalement porté sur la gestion des risques sur les marchés des matières premières et sur les aspects macroéconomiques et environnementaux des économies basées sur les produits agricoles. Il a contribué à plusieurs publications scientifiques. Au cours des 29 dernières années, Dr Denis Seudieu a participé, en tant qu'intervenant, à divers séminaires et conférences. Il a pris sa retraite de l'Organisation internationale du café en janvier 2025. Contact : tel. +2250748641828 ; Email: Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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mercredi, 15 avril 2026 18:37
Pour le développement du système éducatif ivoirien- COTE D’IVOIRE TREMINAL et le ministère de l’éducation nationale s’unissent
Côte d’Ivoire Terminal (CIT), concessionnaire du 2ᵉ terminal à conteneurs du Port d’Abidjan, et le ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de l’enseignement technique (MENAET) de Côte d’Ivoire ont procédé le 09 avril 2026, à la signature d’un Accord-Cadre visant à contribuer durablement au développement du système éducatif ivoirien. À travers cet accord, conclu pour une durée de deux ans renouvelables, les deux parties formalisent leur volonté commune de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la promotion de l’excellence en milieu scolaire.
Ce partenariat qui s’inscrit dans une dynamique de coopération responsable prévoit la mise en œuvre d’actions concrètes à fort impact, notamment la réhabilitation d’infrastructures scolaires, la construction d’établissements, la dotation en matériels pédagogiques et équipements scolaires, le soutien aux activités scolaires et parascolaires, ainsi que la création d’un Prix d’Excellence destiné à récompenser les élèves les plus méritants. « En tant qu’entreprise citoyenne, nous sommes convaincus que le développement durable de la Côte d’Ivoire repose sur la qualité de son capital humain. C’est pourquoi nous nous engageons activement à contribuer à l’amélioration des conditions d’accès à l’éducation pour tous les enfants du pays.
Pour nous, une entreprise performante est aussi une entreprise utile à la communauté. À travers ce partenariat, nous souhaitons ainsi apporter des réponses concrètes aux besoins des établissements scolaires et encourager l’excellence. Car investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir. », a déclaré Koen De BACKKER, Directeur général de Côte d’Ivoire Terminal. À travers ce partenariat, Côte d’Ivoire Terminal et le MENAET entendent contribuer à bâtir une école ivoirienne moderne, inclusive et tournée vers la performance. « Je tiens à féliciter Côte d’Ivoire Terminal pour la qualité de son engagement sociétal et pour son implication aux côtés de l’État dans le développement du système éducatif ivoirien. Ce partenariat illustre parfaitement le rôle que peuvent jouer les entreprises dans l’accompagnement des politiques publiques. J’encourage Côte d’Ivoire Terminal à poursuivre et à renforcer ses initiatives en faveur des communautés, notamment en matière d’éducation. » a félicité M. NGUESSAN KOFFI, ministre de l’Éducation nationale, de l’alphabétisation et de l’enseignement technique.
Acteur clé du développement logistique national et régional, Côte d’Ivoire Terminal inscrit son action dans une démarche de responsabilité sociétale engagée, couvrant des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, le sport et l’environnement. À travers cet accord, Côte d’Ivoire Terminal et le MENAET réaffirment leur ambition commune de renforcer durablement le système éducatif ivoirien et de créer les conditions d’une réussite accrue pour les jeunes générations.
B.M
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mercredi, 15 avril 2026 13:38
152e Assemblée générale de l’UIP en Türkyie- Patrick Achi et Kandia Camara conduisent la délégation ivoirienne à Istanbul
Les députés et les sénateurs des pays membres de l’Union interparlementaire (Uip) se retrouveront à Istanbul, capitale de la Turquie, pour une assemblée générale, la 152e du genre. Selon l’envoyé spécial du quotidien pro gouvernemental Fraternité Matin, les délégations des deux Chambres ivoiriennes sont conduites par le président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi, et la présidente du Sénat, Kandia Camara. Les travaux qui s’ouvrent, ce mercredi 15 avril 2026, dureront cinq jours.
Cette année, ajoute le confrère, c’est sur le thème général, « Cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures », que les parlementaires axeront leurs réflexions
Les élus partis d’Abidjan, témoigneront de l’expérience ivoirienne en termes de recherche et de préservation de la paix. Patrick Achi et Kandia Camara porteront, nul doute, la vision de la Côte d’Ivoire à Istanbul
La 152e Assemblée générale de l’Union interparlementaire verra la participation d’une centaine de députés et de sénateurs. Qui participeront à toutes les réunions de tous les organes parlementaires de l’Uip, notamment ses quatre Commissions permanentes, le Forum des femmes parlementaires et le Forum des jeunes parlementaires. Ainsi que le Comité sur les questions relatives au Moyen-Orient et le Groupe de travail sur la résolution pacifique de la guerre en Ukraine.
Les travaux devront éclairer sur le rôle des Parlements dans la mise en place de mécanismes solides de gestion post-conflit et dans la restauration de la paix. Ainsi que dans la lutte contre le protectionnisme, la réduction des droits de douane et la prévention de l’évitement fiscal des entreprises.
Depuis sa création en 1889, l’Union interparlementaire a œuvré pour la coopération et pour le dialogue entre toutes les nations. Elle compte aujourd’hui 183 Parlements membres et 15 organismes parlementaires régionaux. Son credo repose sur la paix dans le monde, la démocratie et le développement durable
B. M
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Politique
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mardi, 14 avril 2026 18:03
Restitution du Centre culturel d'Abobo- Dena Moussa exprime sa gratitude au bienfaiteur
Entièrement rénové par le député d'Abobo, Tené Birahima Ouattara, le Centre d'action culturelle de ladite commune a été remis à la population le jeudi 2 avril 2026. C'était en présence des chefs coutumiers, gardiens de nos Us et coutumes et plusieurs organisations professionnelles exerçant à Abobo, dont le Syndicat national des chauffeurs des transports terrestres de Côte d'Ivoire (Synacttci), présidé par M. Koné Vaffi. A cette occasion, ce dernier qui est par ailleurs président de la Cscrao, s'est fait représenter par M. Dena Moussa, communément appelé '' président Moussa '' dans le milieu.
En fin de cérémonie, s'exprimant au nom du président de la Cescrao et au nom de ses compagnons directs, notamment le doyen Toumani et Dosso Yeneka, Dena Moussa, a apprécié l'ouvrage rénové à sa juste valeur, avant d'exprimer sa gratitude au bienfaiteur. Non sans le rassurer du soutien total de son organisation professionnelle dans toutes ses actions de développement. Rappelons, si besoin en était, que le Synacttci et la Cscrao, sous la houlette de son président Koné Vaffi, avait déjà rendu un vibrant hommage à Tené Birahima Ouattara dans ce local avant sa rénovation par celui-ci.
K. S
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Culture
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mardi, 14 avril 2026 17:46
Santé - Un Centre européen de médecine nucléaire annoncé à Abidjan
La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, a reçu en audience, ce mardi 14 avril 2026, M. Alexandre Roquette, Directeur général de l’Institut européen de cancérologie accompagné de M. Hachim Diop, Directeur général de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville.
Au cœur des échanges, l’annonce d’un projet d’envergure dans le domaine de la santé : le lancement prochain du Centre Européen de Médecine Nucléaire à Abidjan. Une initiative majeure qui marque une avancée significative dans la modernisation du système de santé ivoirien.
Présentant les contours de ce projet, Alexandre Roquette a déclaré : « L’objectif c’était de lui annoncer une bonne nouvelle : le lancement du Centre Européen de Médecine Nucléaire à Abidjan qui est le premier centre équipé d’un cyclotron (Ndlr, un cyclotron est un type d'accélérateur de particules circulaires qui utilise des champs magnétiques et électriques pour propulser des particules chargées (protons, ions) à de très hautes vitesses.) et de PET scan (Ndlr, le PET scan, ou tomographie par émission de positons, est un examen de médecine nucléaire qui détecte des anomalies métaboliques, principalement pour le diagnostic et le suivi des cancers, en injectant un traceur radioactif qui se fixe sur les cellules actives. Il permet de repérer des tumeurs, des inflammations ou des troubles neurologiques.) en Afrique de l’Ouest. Ce centre va apporter une avancée fondamentale dans la prise en charge du cancer et d’autres pathologies en Côte d’Ivoire dans la mesure où nos patients ne seront plus obligés d’aller en Europe ou dans d’autres pays pour se faire soigner. »
Selon lui, cette infrastructure permettra non seulement d’améliorer le diagnostic précoce des maladies, notamment les cancers, mais aussi d’assurer un suivi médical de qualité sur le territoire national.
Très engagée dans les questions de santé publique, la Première Dame a accueilli cette annonce avec un grand intérêt. Sensible aux initiatives visant à améliorer l’accès aux soins pour les populations, elle a salué cette avancée qui contribuera à renforcer durablement le plateau technique médical en Côte d’Ivoire.
Par ailleurs, cette rencontre a également permis d’évoquer le renforcement du partenariat entre l’Institut européen de cancérologie et la Fondation Children Of Africa. Dans ce cadre, selon M. Alexandre Roquette, il est prévu la prise en charge des besoins en examens PET scan des patients de la Fondation, notamment les plus vulnérables.
Avec la mise en place de ce centre de médecine nucléaire, la Côte d’Ivoire franchit ainsi une étape importante dans la lutte contre le cancer et l’amélioration de la prise en charge des pathologies complexes, offrant de nouvelles perspectives pour le système de santé national.
Bamba M.
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mardi, 14 avril 2026 13:10
Souveraineté alimentaire- La Côte d’Ivoire importe pour plus de 600 milliards de FCFA de riz chaque année( Prof. Prao)
La Côte d’Ivoire importe énormément du riz pour nourrir sa population. Pendant ce temps, le pays enregistre un essor économique sans précédent, avec un taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%. L’émergence peut-elle aller de pair avec un pays qui peine à nourrir sa population? Dans cette interview suscitée par Ferdinand Gogoua de la BBC, le professeur Prao Yao Séraphin ne passe pas par quatre chemins. Pour lui, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance si le pays veut aller à l’émergence économique.
Bonjour prof. Prao Yao Séraphin, quelle est la situation des importations de riz en Côte d’Ivoire?
Le bilan n’est pas reluisant. En effet, la Côte d’Ivoire importe pour environ 1 milliard de dollars de riz chaque année, soit plus de 600 milliards de FCFA. Malgré les efforts de production, l'atteinte de l'autosuffisance demeure un défi majeur. La consommation par habitant a en effet augmenté de 20 % au cours de la dernière décennie, atteignant actuellement 84 kg par an, selon les données du Département américain de l'Agriculture (USDA). Le pays affiche une consommation record avec une consommation par habitant supérieure à celle des Chinois ou des Thaïlandais. Alors que les autorités estiment qu'une production de 2,1 millions de tonnes serait nécessaire pour satisfaire la demande nationale, l'USDA évalue la consommation réelle à environ 2,5 millions de tonnes, tandis que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) l'estime à 2,8 millions de tonnes.
Peut-on savoir la capacité de production du pays en riz ?
Selon les données de l’USDA, la production de riz paddy est passée d’environ 1,8 million de tonnes lors de la campagne 2015/2016 à près de 2,3 millions de tonnes en 2024/2025, traduisant les efforts consentis ces dernières années pour relancer la riziculture locale. En 2025 donc, la production locale devrait atteindre 1,8 million de tonnes de riz blanchi selon les prévisions de l’Agence ivoirienne de développement de la filière rizicole (Aderiz), de quoi couvrir 85% de la demande locale. On voit toutefois que cette progression demeure en deçà des besoins du marché, la consommation annuelle de riz blanc frôlant désormais les 3 millions de tonnes. Ce décalage persistant entre l’offre et la demande a mécaniquement renforcé le recours aux importations. La Côte d’Ivoire s’est ainsi hissée au rang de deuxième importateur africain de riz derrière le Nigeria, avec un stock provenant majoritairement de l’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de la Thaïlande.
Quelles sont les raisons de ce déficit d’autosuffisance en riz en Côte d’Ivoire ?
Plusieurs facteurs expliquent cette forte importation en riz.
Premièrement, la dépendance du pays en produits de rente. Pour le cacao, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de fèves de cacao, représentant 40% de la production mondiale. Le cacao constitue donc un pilier essentiel de l’économie ivoirienne, générant 40% des recettes d’exportation et contribuant entre 10 et 15% au PIB national, et le premier pourvoyeur de devises du pays, selon la Banque mondiale. L’économie du cacao représente 12% des recettes fiscales. Vous voyez que les produits de rente, comme le cacao, le café, le palmier à l’huile, l’hévéa, rendent les planteurs dépendants, les exploitent, les assujettissent. Du coup, les cultures vivrières sont délaissées au profit de l’agriculture de rente.
Deuxièmement, l’augmentation de la population ivoirienne. Entre 1960 et 2024, le nombre d'habitants en Côte d'Ivoire est passé de 3,50 millions à 31,93 millions, soit une augmentation de 811,5% en 64 ans. La Côte d'Ivoire a connu la plus forte augmentation en 2017 avec 10,41%. L'augmentation la plus faible en 2004 avec 2,11%. À l’horizon 2030, la population ivoirienne atteindrait environ 41,3 millions d’habitants, soit une augmentation de près de 7 à 8 millions de personnes en seulement quatre (04) ans. Cette hausse est considérable à l’échelle démographique, ce qui traduit un rythme d’accroissement vertigineux. À plus long terme, les projections indiquent une population d’environ 49,1 millions en 2035, ce qui correspond à une augmentation totale de 15 à 16 millions d’habitants en moins d’une décennie. Ainsi, entre 2020 et 2035, la population de la Côte d’Ivoire devrait presque doubler, confirmant ainsi une phase d’expansion démographique intense.
Troisièmement, le riz est la protéine végétale la plus consommée en Côte d'Ivoire. Le riz est prisé parce qu’il permet aux familles nombreuses de satisfaire leur pitance journalière. Un sac de riz suffit pour nourrir toute une famille. L’urbanisation est aussi passée par là. En 2024, le taux d'urbanisation en Côte d'Ivoire était de 54 pour cent. Les plus grandes villes du pays sont Abidjan, Abobo et Bouaké. Par rapport à l'année précédente, la part de la population dans les villes a augmenté d'environ 1,1%. Les zones rurales deviennent donc de moins en moins attrayantes pour les habitants, qui se tournent vers les villes. En règle générale, la vie y est plus chère, mais elle offre de meilleures infrastructures et possibilités d'emploi. Sur les dix dernières années, la croissance des citadins a été d'environ 1,0 pour cent par an. La Côte d'Ivoire a enregistré la hausse la plus marquée en 1961 avec 7,1 %. Selon les estimations du Département américain de l’agriculture (USDA), la consommation de riz en Côte d’Ivoire progresse à un rythme annuel compris entre 3 % et 4 %. Dans les principaux centres urbains tels qu’Abidjan, Bouaké, Daloa ou encore Gagnoa, la céréale supplante progressivement les aliments de base traditionnels comme le manioc, l’igname ou le taro. Cette transition alimentaire se reflète clairement dans les chiffres de consommation par habitant. D’après l’organisme américain, un Ivoirien consomme aujourd’hui en moyenne 84 kilogrammes de riz par an, contre environ 58 kilogrammes il y a une vingtaine d’années. Dans le pays, le riz représente près de 60 % de la production céréalière totale, loin devant le maïs, le mil ou le sorgho.
Quatrièmement, la politique du pays n’a pas suivi l’accroissement des besoins des populations. Le gouvernement ivoirien a pendant longtemps oublié les produits vivriers au profit du cacao, du café, de l’anacarde et du palmier à huile.
Quels sont les problèmes liés à la production de riz en Côte d’Ivoire ?
Les problèmes sont légion.
En premier lieu, les champs sont secs, la faute au changement climatique. En fait, en Côte d’Ivoire, c’est la riziculture fluviale qui est importante. En 2024, à peine 3% des rizières ivoiriennes étaient irriguées. Le reste dépend de la pluie. Du coup, les producteurs sont en insécurité avec les problèmes d’intempéries, les pluies ne respectant plus les saisons. En effet, la filière riz subit de plein fouet les aléas climatiques, avec une sécheresse prolongée par endroits et des inondations dans d'autres régions, compromettant les rendements.
En second lieu, le coût minimum à l’hectare est élevé et les producteurs n’ont pas de financement suffisant. Pour certains producteurs, cela coûte environ 40 000 francs CFA (60 euros). Ce sont des coûts liés à la préparation des sols, aux intrants. On voit donc que la pénurie de financement décourage les producteurs à investir dans les semences, les engrais ou les pesticides, au détriment des rendements. Le résultat est que cette culture est majoritairement vivrière et familiale. Les parcelles sont petites, les récoltes très dépendantes de la pluviométrie et les pertes énormes.
En troisième lieu, les conflits fonciers récurrents qui freinent l’expansion des surfaces cultivables ainsi que l’intrusion d’eau salée dans certaines zones productrices, impactant la qualité des récoltes.
En quatrième lieu, le riz local subit aussi la compétition du riz importé. En effet, le riz importé est parfois moins cher que le riz local. Deux raisons au moins, expliquent cet état de fait. La première est que les techniques agricoles encore rudimentaires ne permettent pas un meilleur rendement, donc une production faible. Le seconde est que le gouvernement ne subventionne pas assez le secteur afin de lui donner les moyens financiers nécessaires.
Que fait le gouvernement ivoirien face à cette situation de dépendance en riz?
Réponse : Le gouvernement fait quand même des efforts. Dans le cadre de la nouvelle « Stratégie nationale de développement de la filière riz » (SNDR 2), d'un coût global de 1,3 milliard de dollars pour la période 2024-2030, la Côte d’Ivoire vise une production de 3,2 millions de tonnes de riz blanchi à l'horizon 2030. La première phase, dotée de 546 millions de dollars, s'étend de 2024 à 2027, tandis que la seconde, avec un budget de 770,7 millions de dollars, couvrira la période 2028-2030. Les axes prioritaires incluent l'extension des surfaces rizicoles exploitées, une gestion optimisée des ressources en eau et l'amélioration des rendements. Pour le gouvernement, la solution passe impérativement par la transition d’une agriculture pluviale vers une agriculture irriguée. Le gouvernement ivoirien compte sur les Agences de promotion des investissements (API) de l’espace Francophone pour attirer les capitaux nécessaires à cette transformation. Le fer de lance de cette stratégie est également le déploiement de neuf agropoles à travers le pays. A ce jour, sur les neuf agropoles prévues, trois ont déjà connu un début d’opérationnalisation avec l’appui de bailleurs de fonds internationaux, c’est l’agropole du Centre qui est déjà opérationnel, l’agropole du Nord qui est en construction et celle du Nord-Est également. Selon le ministre Bruno Koné, il reste six autres agropoles en attente de financement et chacune des agropoles fait entre 150 et 200 milliards de FCFA. Donc, il y a à peu près entre 1 000 et 1 200 milliards de FCFA d’investissements attendus, ce qui constitue une opportunité d’investissement.
Prof. Prao Yao Séraphin, quelles sont vos solutions face à cette situation alarmante des importations de riz en Côte d’Ivoire?
Avant de donner quelques pistes de solutions, disons qu’en Côte d’Ivoire, il pleut presque toute l’année, avec ses bas-fonds qui peuvent nourrir la sous-région. La Côte d’Ivoire dispose de tous les atouts pour atteindre l’autosuffisance en riz, comme en 1975. Le pays possède plus d’un million et demi d’hectares de terres rizi-cultivables et cela en condition pluviale, inondée et irriguée.
La première piste est le passage d’une riziculture pluviale à une riziculture irriguée. L'écosystème à riz irrigué, où deux ou trois cycles culturaux peuvent se succéder par an sur le même casier, est caractérisé par un meilleur contrôle de l'eau en surface, le meilleur herbicide. D’ailleurs, pour le paysan, un hectare de riziculture irriguée rapporte en moyenne 250 000 FCFA par cycle contre 175 000 FCFA pour la riziculture de bas-fonds pluvial et seulement 50 000 FCFA pour la riziculture de plateau pluvial. Cette disparité met en évidence la nécessité d’investissements dans les infrastructures d’irrigation et les intrants agricoles afin d’améliorer le revenu des producteurs.
La seconde piste est le soutien de l’État en matière d’irrigation. En effet, comme les barrages coûtent très cher, le gouvernement pourrait aider à des installations d’irrigations plus légères le long des rivières, plutôt que des barrages agricoles. Le coût d’aménagement d’un hectare irrigué est estimé entre 30 et 45 millions de FCFA. Avec l’irrigation, les rendements vont augmenter. Avec la riziculture pluviale qui représente 87% des superficies totales, les rendements sont très faibles avec 0,8 tonne par hectare. Des efforts engagés ont fait que, pour le riz pluvial, nous sommes passés de 800 kg à l’hectare à un rendement compris entre 1 200 et 1 500 kg à l’hectare aujourd’hui. Pour le riz irrigué, nous sommes passés de trois tonnes à l’hectare par cycle à 5,5 tonnes à l’hectare par cycle.
La troisième piste, très importante reste le changement de la perception des consommateurs ivoiriens sur la qualité du riz local. Le riz importé est perçu comme plus homogène et de meilleure qualité que le riz local. Une campagne nationale de communication doit permettre de repositionner le riz local comme un produit de bonne qualité. Une telle politique pourra faciliter la politique de la distribution et de l’accessibilité du riz au niveau national.
La quatrième piste pourrait être un protectionnisme éducateur et des faveurs à l’écoulement du riz local. Pour protéger le secteur de la concurrence étrangère, il faut une taxe sur le riz importé afin de permettre au riz local de monter en gamme, en termes de compétitivité. De même, le riz local doit être privilégié dans les cantines, écoles et lycées de Côte d’Ivoire.
La cinquième piste demeure une industrialisation de la filière et l’engagement du secteur privé. Avec l’aide de partenaires étrangers – l’Inde au premier chef –, le pays a ainsi renforcé le parc industriel existant avec 30 usines et 100 mini-usines. Les concessions de ces fabriques ont ensuite été attribuées à des opérateurs privés, des transformateurs qui travaillent avec les petits producteurs en amont, et les distributeurs en aval. Le circuit repose sur la contractualisation, un modèle où chaque acteur s’engage envers l’autre, sans présence directe de l’Etat. Mais lancé en 2018, ce nouveau système peine à faire ses preuves. Il semble que toutes les usines ne sont pas opérationnelles, et celles qui le sont ne travaillent pas en flux tendu. Selon le chercheur Patricio Mendez del Villar, la réussite de ce nouveau modèle repose sur la « confiance des uns envers les autres ». Or, le petit producteur ne voit pas toujours d’un bon œil l’arrivée d’acteurs urbains nationaux ou étrangers qui lui dictent la manière de produire du riz. « La plupart des petits producteurs sont d’abord dans de l’agriculture de subsistance, et ça n’est pas facile de se transformer en opérateur agricole du jour au lendemain », ajoute le chercheur. Les sociologues doivent jouer un puissant rôle ici pour transformer les mentalités.
La sixième piste serait de privilégier également le recours aux services techniques pour ceux qui sont réfractaires à la mécanisation. Lorsqu’on parle de mécanisation, on dit automatiquement qu’il faut donner des tracteurs, des motoculteurs, etc. aux producteurs. Mais ça ne dure pas ! On va donner un tracteur à un producteur, qui ne sait pas comment l’entretenir. Nous disons que l’essentiel pour le producteur, c’est que le labour soit fait, que la récolte soit faite. Donc, au lieu d’équiper le producteur, il est possible de mettre en place des prestataires de service. Le plus souvent, c’est ce qu’on entend dans les zones rizicoles.
Prof. Prao Yao Séraphin, quelle est votre conclusion?
Réponse : Le président Felix Houphouët Boigny disait et je cite « L'homme qui a faim n'est pas un homme libre. Il n'a ni la volonté, ni la force de s'élever au-dessus des contingences matérielles pour se comporter en Être pensant ». Si la Côte d’ivoire doit importer plus de 600 milliards chaque année pour nourrir sa population, en riz, alors, son développement économique sera retardé. Regardez un peu l’Université de Bondoukou, située au nord -Est de la Côte d’Ivoire, dont le coût total est estimé à 85 milliards de FCFA (Financée par la BID). Avec 600 milliards, nous pouvons en construire au moins 7 universités de ce type. Si on considère le coût global de 30 milliards de FCFA, pour la construction du Centre Hospitalier Régional (CHR) d’Adzopé (Région de la Mé), alors les 600 milliards peuvent construire 20 CHR pour le bonheur des ivoiriens. C’est pourquoi, nous disons que pour son développement, la Côte d’Ivoire doit travailler à son autosuffisance en riz.
Retranscription B.M et sercom Prof. Prao
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mardi, 14 avril 2026 06:56
MASA 2026 - La Première Dame, Madame Dominique Ouattara inaugure le village de l’innovation culturelle
La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, a présidé le lundi 13 avril 202, la cérémonie d’inauguration du Village de l’Innovation, organisée dans le cadre de la 14ᵉ édition du Marché des Arts du Spectacle Africain d'Abidjan, au Palais de la Culture d'Abidjan. La cérémonie d’ouverture de cet évènement hautement culturel a enregistré la présence de Madame Françoise Remarck, Ministre de la Culture et de la Francophonie, ainsi que de nombreuse autres personnalités.
Dans une allocution empreinte de reconnaissance et d’engagement, la Première Dame a salué le rôle majeur joué par le MASA dans la promotion des arts vivants africains. En effet, s’adressant aux artistes, créateurs, techniciens et designers mobilisés pour cette édition, la Première Dame les a qualifiés « d’âme du Village de l’Innovation », saluant leur talent et leur contribution à la vitalité culturelle du continent. « Mes salutations vont ensuite à l’ensemble des artistes, créateurs, danseurs, designers et techniciens mobilisés pour donner vie à ce Village de l'Innovation. Vous êtes l'âme de ce magnifique espace que nous visitons ce soir. Félicitations pour vos talents respectifs. », a salué la Première Dame, Madame Dominique Ouattara.
Revenant sur l’histoire du MASA, créé en 1993 sous l’impulsion du Professeur Henriette Dagri Diabaté, alors Ministre de la Culture, Madame Dominique Ouattara a rappelé que ce marché est devenu une véritable vitrine de la création africaine et un levier de développement économique à travers la promotion des industries culturelles et créatives. « Le MASA s'est imposé comme une vitrine de la création et du spectacle africain. Cet évènement majeur favorise la mise en relation entre les diffuseurs et les artistes, mais aussi la promotion des industries culturelles et créatives comme vecteur de développement économique pour les pays africains. En quatorze éditions, cette scène polyvalente a fait d'Abidjan une capitale incontournable des arts vivants. », a-t-elle souligné. L’épouse du Chef de l’Etat a également ajouté : « En effet, la culture n'est plus uniquement un sujet de divertissement, elle est aussi et surtout une source de rapprochement et d’essor des peuples à laquelle il importe de porter une attention particulière. »
Le Village de l’Innovation culturelle, une nouvelle étape dans l’évolution du MASA
La Première Dame a particulièrement insisté sur l’importance du Village de l’Innovation, présenté comme une nouvelle étape dans l’évolution du MASA. Cet espace, a-t-elle expliqué, met en lumière la capacité des talents locaux à intégrer les technologies modernes et à proposer une création artistique innovante, tout en restant fidèle aux racines culturelles africaines. « Cette année, le MASA franchit une nouvelle étape de son organisation avec le village de l’Innovation. Cette installation n’est pas simplement un espace d’exposition, il s’agit d’une démonstration vivante du savoir-faire des talents locaux, capables de se réinventer, de dialoguer avec les technologies d’aujourd’hui et de nourrir une création culturelle qui se veut avant-gardiste. », a souligné Madame Dominique Ouattara.
Madame Dominique Ouattara s’est également réjouie de la forte participation féminine à cette édition, avec 70 groupes dirigés par des femmes sur les 120 participants, ainsi que de la reconduction du Prix d’Excellence Henriette Dagri Diabaté.
Monsieur Djibril Ouattara, Ministre de la Transition Numérique et de la Digitalisation et parrain de la cérémonie, a salué la présence de la Première Dame. Pour ce dernier, la présence de la Première Dame est le signe que la culture est au cœur de son engagement social. Lors de son intervention, Monsieur le Ministre Djibril Ouattara a insisté sur le lien entre la culture et le numérique. Il a souligné que le monde culturel demeure un pourvoyeur d’emploi.
Madame Habyba Thierno, Directrice Général d’ORUN, a rappelé l’importance de la création de ce village de l'innovation culturelle. Pour elle, ce village est un incubateur de l’innovation culturelle. Dans ce cadre, à l’occasion de la 14e édition du MASA, ce village se veut démonstratif. Enfin pour cette dernière, l’innovation n’est pas que technologique. Elle est à la fois artistique et culturelle.
Le défilé-spectacle « Remix des Légendes », point fort de la cérémonie, a illustré cette ambition en rendant hommage à des figures emblématiques de la musique ivoirienne telles que Ernesto Djédjé, Alpha Blondy, DJ Arafat ou encore Magic System, tout en intégrant les codes de la mode contemporaine et des technologies créatives.
La 14ᵉ édition du MASA s’annonce ainsi comme un rendez-vous majeur, célébrant la richesse, la diversité et l’authenticité des cultures africaines.
Bamba M.
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lundi, 13 avril 2026 19:47
Renforcement des partenariats- La Fondation Porteo chez le ministre N’Guessan KOFFI
Ce lundi 13 avril 2026, M. Koffi N'guessan, ministre de l'Éducation nationale, de l'alphabétisation et de l'enseignement technique, a reçu en audience M. Emmanuel KALOU, Président de la Fondation Porteo. Rapporte la page facebook dudit ministère.
Cette rencontre, selon notre source, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la collaboration entre le ministère et les partenaires engagés dans le développement du système éducatif. À cette occasion, la Fondation Porteo a présenté ses rapports d’activités au titre des années 2024 et 2025, ainsi que ses orientations pour l’année 2026.
Les échanges ont permis de mettre en exergue les actions menées par la Fondation. Notamment en matière de réhabilitation d’infrastructures scolaires, d’amélioration des conditions d’apprentissage et d’appui au soutien éducatif, contribuant ainsi aux efforts du Gouvernement en faveur d’une école inclusive et de qualité.
Un accent particulier a été mis sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux et une meilleure capitalisation des investissements réalisés dans le secteur éducatif, en vue d’en garantir la durabilité et l’efficacité.
Saluant l’engagement de la Fondation Porteo, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de promouvoir des partenariats stratégiques avec les acteurs privés, dans le respect des priorités nationales en matière d’éducation.
B. Mafoumgbé
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