Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

vendredi 6 mars 2026
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Finances Publiques
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Les responsables de la Fondation Porteo était face à la presse le 05 mars 2026 à Abidjan. Ce pour dresser le bilan de deux années d’activité sociale en Côte d’Ivoire, avec des interventions dans 24 des 32 régions du pays. Cette information capitale a été donnée par le président de la fondation, Emmanuel Kalou
Pointeur en main, M. Kalou a indiqué que cette montée en puissance repose sur une gestion rigoureuse des ressources et une forte capacité d’adaptation sur le terrain. Il a ainsi relevé des taux d’exécution sectoriels particulièrement élevés, atteignant 114 % dans le domaine de la santé et 113 % pour l’environnement, traduisant à la fois une bonne absorption des financements et un dynamisme opérationnel.« Le volet développement communautaire et social constitue aujourd’hui le fer de lance de notre stratégie de résilience sociale », a expliqué Emmanuel Kalou.
Grâce aux interventions de la fondation, plus de 100 000 personnes vulnérables ont bénéficié d’un appui alimentaire en période de soudure, tandis que plusieurs initiatives ont permis d’améliorer l’accès à l’eau potable à travers la réalisation d’infrastructures durables.
Dans le secteur de la santé
Dans le secteur de la santé, la fondation a orienté son action vers des interventions à forte valeur ajoutée. Cela s’est notamment traduit par l’équipement de plateaux techniques spécialisés, notamment au Centre de néphrologie pédiatrique du Chu de Yopougon et à l’Hôpital Saint-Joseph Moscati de Yamoussoukro.
Parallèlement, des opérations chirurgicales pour des pathologies pédiatriques complexes ont été prises en charge, tout en renforçant l’offre de soins de proximité au profit d’environ 5 000 populations rurales. Le secteur de l’éducation constitue également un pilier important des actions de la fondation. Au total, 7 543 élèves et 250 étudiants issus de milieux vulnérables ont bénéficié d’un appui matériel et pédagogique. Emmanuel Kalou a particulièrement salué les résultats obtenus par les élèves non-voyants accompagnés par la fondation, qui ont enregistré 100 % de réussite aux examens, preuve selon lui de la pertinence des dispositifs d’inclusion mis en place. Comme voulu par M. Hassan Dakhlallah, fondateur et président directeur général de Porteo Group.
Sur le plan environnemental et de l’assainissement, la Fondation Porteo a procédé à la construction de 124 infrastructures sanitaires dans des établissements scolaires, tout en menant des actions de reforestation visant à inscrire ses initiatives dans la dynamique des Objectifs de développement durable (ODD).
Pour l’année 2026, la Fondation entend consolider ses acquis et orienter davantage ses interventions vers des solutions durables. Emmanuel Kalou a annoncé la mise en place de programmes d’autonomisation économique et d’entrepreneuriat communautaire, afin de faire évoluer l’aide alimentaire d’urgence vers des mécanismes de résilience durable pour les populations vulnérables.
Dans le secteur de la santé, l’accent sera mis sur la création d’un fonds permanent dédié à la prise en charge des pathologies pédiatriques complexes, ainsi que sur la maintenance préventive des équipements médicaux déjà installés, afin de garantir la continuité des soins. En matière d’éducation, la fondation prévoit d’étendre son modèle d’inclusion des élèves en situation de handicap, notamment par l’intégration d’outils numériques adaptés et le renforcement des capacités pédagogiques dans les zones rurales. Sur le plan environnemental, les projets d’infrastructures devraient progressivement intégrer des solutions d’énergies renouvelables, tandis que les programmes de reboisement pourraient évoluer vers la création de jardins scolaires nutritifs, combinant éducation environnementale et sécurité alimentaire.
Par ailleurs, à terme, la Fondation PORTEO ambitionne d’achever la couverture territoriale de ses actions pour atteindre 31 régions du pays, tout en poursuivant une ouverture vers la sous-région. Dans cette dynamique, la fondation mène déjà des actions caritatives à Cotonou (Bénin) et à Dakar (Sénégal), illustrant sa volonté d’élargir son impact au-delà des frontières ivoiriennes. A noter que plusieurs structures bénéficiaires des soutiens de la Fondation sont passées devant la presse, pour présenter le bilan de leurs activités non sans présenter les perspectives.
A noter que la Fondation Porteo est le bras social de Porteo Group qui est une entreprise de Btp qui s’est imposée ces dernières années comme la meilleure entreprise de travaux publics du pays, enchaînant les distinctions nationales et internationales. Basée à Abidjan, cette entreprise Btp de Côte d’Ivoire a su développer une réputation d’excellence qui la positionne comme un leader du BTP en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest.
Sous la direction visionnaire de Hassan Dakhlallah, fondateur et Pdg du groupe, PORTEO GROUP incarne l’excellence et la fiabilité dans le domaine des infrastructures. Cette success story ivoirienne, forte de plus de 10 000 collaborateurs issus de 23 nationalités, illustre le dynamisme du BTP à Abidjan et le rayonnement d’un groupe devenu un partenaire de confiance des États depuis plus de 14 ans
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Ici le président Emmanuel Kalou, président de la Fondation Porteo avec un partenaire de la presse

Dans le cadre du congrès de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (Aaea) à Yaoundé, la Sodeci a animé un panel stratégique sur la transition générationnelle et la performance organisationnelle, rapporte une note à la presse. Face aux mutations du secteur, l'entreprise a exposé sa stratégie pour transformer le défi du renouvellement des effectifs en un levier de croissance durable. La présentation, portée par Mme Kadidia Konaté, Directrice des Ressources Humaines de la Sodeci, s’est tenue le mardi 10 février 2026, de 10h à 11h, au Stand Sodeci. Mme KONATE, selon la note, a mis en lumière l'importance d'une gestion harmonieuse de la cohabitation entre les différentes générations de collaborateurs.
Les axes majeurs de l'intervention :
Elle a exposé sur la transmission du savoir-faire : Mise en place de dispositifs de tutorat et de mentorat pour préserver l'expertise technique historique tout en intégrant les nouvelles compétences d’une part, et l’adaptation managériale : Évolution des modes de management pour répondre aux attentes de flexibilité et de sens des jeunes talents (Générations Y et Z). Sans oublier la digitalisation RH : Utilisation des nouveaux outils numériques comme vecteurs de collaboration transverse et de gain de productivité.
« Pour la Sodei la performance organisationnelle repose sur la capacité à créer une synergie entre l'expérience des seniors et l'agilité des nouveaux entrants. Cette approche garantit non seulement la continuité du service public de l'eau, mais positionne également l'entreprise comme un employeur de référence, capable de relever les défis technologiques et humains de demain », a précisé Mme Kadidia Konaté.
B. M

La 36e édition du congrès ECK régional de l'aventure de l'Ame 2026 depuis ouvre ses portes ce vendredi 6 mars. Et ce, jusqu'au dimanche 08 au Centre ECK de la Riviera Palmeraie- Abidjan. A cet effet, une conférence de presse a été prononcée le jeudi 5 mars 2026, par Gnamien Boni, membre du Clergé d' ECKANKAR et étudiant ECK depuis de longue date. Ainsi, en présence de plusieurs étudiants ECK et la presse, le conférencier a annoncé la participation de plus de 2 000 personnes pour cette édition qui, à l'image des autres, marquera d'une pierre indélébile l'agenda de cette communauté.
Selon lui, les délégations des pays comme le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria sont annoncées. Et de loin, les assises qui portent sur les causeries -débats, des conférences, des ateliers, des tables rondes, de l'art musical, sont suivis par plusieurs pays de l'Afrique centrale, tout comme ceux de l'Europe. A cet effet, il a laissé entendre que durant ces 72 heures, il sera mis à la disposition aussi bien des participants, que ceux qui suivent le Congrès à distance les outils et les œuvres spirituelles devant leur permettre d'expérimenter leur croissance spirituelle. Trois grandes articulations meublent les activités de ces 72 heures. Un dédié aux adultes, un second aux jeunes de tout âge et enfin, un dernier spécial dédié aux visiteurs.
A l'en croire, pas de doute, quelques soient les confessions religieuses ou croyances chacun sera édifié de la Lumière Divine, dans la mesure où le thème de la rencontre se veut évocatrice en ces termes : « Expérimentez la voix secrète de DIEU pour une vie spirituelle plus épanouie ». Un appel qui, selon lui, en vaut la chandelle dans la mesure où elle est source de liberté spirituelle. Ne parlant pas au conditionnel ni n’émettant pas de doute, Gnamien Boni précise avec conviction bien assurée que les enseignements d'ECKANKAR mettent l'accent sur la nature de l'âme. En point de mire : Le réveil spirituel pour un changement majeur, se connaître en tant qu'âme et se propulser dans un Karma plus positif. Bref, être collaborateur de DIEU. Pour lui, loin de tous sons de cloche discordants, ECKANKAR enseigne le nom sacré de DIEU « HU ». Il a clos son propos sur une invitation à tous et à toutes pendant ces trois jours de Congrès.

Koné De Sayara.

Dans les zones urbaines à forte densité démographique, dans un Grand Abidjan en chantier et dans des secteurs en urbanisation rapide, là où la croissance démographique, combinée à l’extension rapide de l’habitat et à l’équipement massif en appareils électroménagers, génère des pics de consommation localisés, une adaptation continue des infrastructures s’avère nécessaire.
À l’échelle nationale, certaines poches urbaines connaissent une montée en charge rapide, qui impose le renforcement ciblé des ouvrages, la reconfiguration de certains réseaux communaux ainsi que l’augmentation progressive des capacités, en cohérence avec l’attractivité économique du pays et le désenclavement progressif des accès aux routes et à l’électricité. Cette analyse technique est confirmée par la prise de parole récente des autorités publiques.
À l’issue du Conseil des ministres du 4 mars 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a indiqué que les perturbations observées en période de forte chaleur ne sont pas liées à un déficit de production d’électricité. La Côte d’Ivoire dispose en effet d’une capacité de production aujourd’hui suffisante pour couvrir ses besoins, les difficultés observées étant plutôt liées à la nécessité de renouveler et moderniser certains équipements du réseau de distribution.Il a également précisé qu’un plan de renouvellement du réseau de distribution électrique est actuellement en cours de mise en œuvre par le ministère des Mines, du pétrole et de l’énergie, avec pour objectif de moderniser progressivement les infrastructures de distribution et de renforcer la fiabilité de l’alimentation électrique sur l’ensemble du territoire.
Bamba M.

Le Carême et le Ramadan comme matrice d’une civilisation ivoirienne de la fraternité


Il existe dans la vie des nations des moments où la question décisive n’est plus économique, mais humaine ; plus institutionnelle, mais intérieure. La Côte d’Ivoire est entrée dans ce moment de vérité.

Nous avons appris à bâtir des routes, des ponts, des zones industrielles. Nous avons maîtrisé les équilibres macroéconomiques et consolidé notre croissance. Mais une autre œuvre nous attend : la construction de l’homme intérieur sans lequel aucune émergence n’est durable.

Car la crise la plus profonde d’un pays ne se lit pas dans ses indicateurs, mais dans la qualité des relations entre ses citoyens.

Quand la parole devient violente, quand la réussite devient solitaire, quand la foi elle-même cesse de produire de la fraternité, alors la nation, même prospère, commence à se fissurer de l’intérieur.

C’est ici que le temps du jeûne — Carême pour les uns, Ramadan pour les autres — cesse d’être un simple calendrier religieux pour devenir un fait social total, au sens de l’anthropologue Marcel Mauss : une pratique qui touche à la fois le spirituel, le politique, l’économique et le communautaire.

Le jeûne : une pédagogie communautaire dans les sociétés africaines

Dans les sociétés africaines traditionnelles, la spiritualité n’était pas séparée de la vie sociale. Elle en était l’ossature invisible.

L’homme spirituel n’était pas celui qui parlait le plus de Dieu, mais celui qui empêchait le village de se diviser.

Sa maison était ouverte.
Sa parole réconciliait.
Sa présence apaisait.

Le jeûne participait de cette architecture.

Il apprenait la maîtrise de soi pour protéger le groupe.
Il rappelait au riche l’existence du pauvre.
Il transformait la faim individuelle en solidarité collective.

Comme le baobab qui plonge profondément ses racines pour offrir l’ombre à tous, l’homme qui jeûnait devenait un espace de repos pour la communauté.

Cette anthropologie relationnelle est aujourd’hui la réponse africaine à la crise mondiale de l’individualisme.

Les textes sacrés comme charte sociale

Les textes religieux ne sont pas seulement des paroles pour les lieux de culte ; ils sont des projets de société.

Le prophète Isaïe proclame :
« Partage ton pain avec celui qui a faim, fais entrer chez toi les pauvres sans abri. »

Le Coran enseigne :
« La bonté ne consiste pas à tourner vos visages vers l’Orient ou l’Occident, mais à donner de son bien au proche, à l’orphelin, au pauvre et au voyageur. »

L’Évangile affirme :
« J’étais étranger et vous m’avez accueilli. »

Dans ces trois traditions se dessine une même vision : la vérité spirituelle se vérifie dans la justice sociale.

Un jeûne qui ne change pas la société reste un rite.
Un jeûne qui ne produit pas la miséricorde n’atteint pas Dieu.

La tragédie contemporaine : la visibilité religieuse sans transformation sociale

Le sociologue des religions observe aujourd’hui un phénomène paradoxal : la religion est partout, mais la fraternité recule.

Nous construisons des lieux de culte, mais nous détruisons les liens humains.
Nous multiplions les prières, mais nous diminuons l’écoute.
Nous proclamons Dieu, mais nous oublions l’homme.

Le monde ne lit plus les Écritures.

Il lit la vie des croyants.

Et la seule question posée est radicale :
Sommes-nous devenus plus humains ?

La Côte d’Ivoire, laboratoire de la fraternité possible

Notre pays porte une grâce sociologique rare.

Dans une même famille ivoirienne, on trouve souvent le chrétien, le musulman et celui qui honore les traditions ancestrales.

Cette coexistence n’est pas une faiblesse.

Elle est une prophétie pour le monde.

Elle signifie qu’il est possible de vivre la diversité sans se détruire.

Mais la simple coexistence ne suffit plus.

Le temps est venu de passer de la tolérance à la fraternité active.

Jeûner de la corruption : une exigence pour l’État

Si le jeûne reste dans la sphère privée, il ne transformera pas la nation.

Mais s’il devient une culture publique, il peut refonder la gouvernance.

Jeûner de la corruption dans l’administration.
Jeûner du mépris dans l’accueil des usagers Clients.
Jeûner de la violence dans le débat politique.
Jeûner de l’injustice dans la distribution des richesses.

Alors le jeûne devient un acte de construction nationale.

L’homme africain comme réponse à la crise du monde

Le monde contemporain souffre d’un excès d’individualisme.

L’Afrique porte encore une mémoire précieuse : l’homme est relation.

Dans la cour familiale africaine, personne ne mange seul.

Cette image simple contient une vision du monde.

Elle dit que la dignité est partagée ou elle n’existe pas.

C’est cette anthropologie que le monde cherche aujourd’hui sans le savoir.

Quand Dieu change d’adresse

Le drame de l’homme moderne est qu’il continue à chercher Dieu dans les lieux où il l’a enfermé.

Or Dieu s’est déplacé.

Il nous attend dans :
le pauvre humilié,
le jeune sans espérance,
la femme abandonnée,
le voisin avec qui nous ne parlons plus.

La rencontre devient le nouveau sanctuaire.

La puissance morale comme avenir des nations

Les grandes puissances ont dominé par l’économie et par les armes.

La prochaine influence sera morale.

La nation qui produira le plus de justice sociale, le plus de cohésion et le plus d’humanité deviendra une référence.

La Côte d’Ivoire peut être cette nation.

Non par ses discours.
Mais par la qualité de ses relations humaines.

La naissance d’une civilisation ivoirienne du cœur

Et si le Carême et le Ramadan n’étaient pas seulement deux moments religieux, mais le temps où la Côte d’Ivoire réapprend à être une famille ?

Et si le vrai jeûne était celui-ci : renoncer à tout ce qui empêche l’autre d’être mon frère ?

Alors quelque chose de plus grand que nous va naître.

Une économie à visage humain.
Une administration habitée par le service.
Une politique guidée par la conscience.
Une religion devenue miséricorde.

Comme la lagune Ébrié qui accueille toutes les eaux sans perdre son identité, la nation ivoirienne peut accueillir toutes ses différences et rester une.

Quand le cœur jeûne,
la nation guérit.

Par Norbert KOBENAN

Le ministre de l’agriculture, du développement rural et des productions vivrières, M. Koné Bruno Nabagné a procédé le 4 Mars 2026, au 23e étage de l’immeuble Caistab, au lancement officiel de la campagne intermédiaire de commercialisation du cacao. Le prix du Kg du Cacao bord champs qui était fixé+ à 2800 Fcfa pour la campagne principale à été réduit à 1200Fcfa le Kg bien séché et bien trié. Un prix obtenu en partie avec une subvention de 231, 247 milliards de Fcfa puisée la resserve de stabilisation engrangée par le Conseil Café durant les années de vaches grasses.
A l’occasion, le directeur général du Conseil du café-cacao, Koné Brahima Yves, a annoncé la normalisation complète des ventes de cacao au plan national et l’instauration, à compter de septembre, du paiement obligatoire via la carte du producteur pour toutes les transactions.
Le patron du régulateur ivoirien de la filière café-cacao, a indiqué que les stocks qui suscitaient des préoccupations ont été entièrement évacués. « S’il y avait un stock, tout est totalement évacué. Il reste seulement les embarquements », a-t-il affirmé, précisant que la situation est « complètement normalisée » au niveau des ventes.
Selon M. Koné, les opérations d’embarquement se poursuivront progressivement et les objectifs fixés par l’institution demeurent inchangés. « Il n’y a plus, au niveau de nos producteurs, un stock que l’on peut qualifier d’invendu », a-t-il assuré, évoquant une adéquation entre les ventes réalisées et le calendrier établi.
En ce qui concerne la question des paiements aux planteurs, le Dg a reconnu que des tensions de trésorerie ont pu entraîner, au cours de la campagne, des situations où certains producteurs n’ont pas été payés au prix fixé par les autorités. Pour y remédier durablement, il a annoncé qu’à partir de septembre, aucun achat de cacao ne se fera en espèces. Toutes les transactions devront obligatoirement passer par la carte du producteur.
« Aucun cacao ne sera acheté en manipulant la monnaie. Tout sera acheté à l’aide de la carte du producteur pour éviter que le planteur ne soit grugé », a-t-il déclaré, précisant que cette mesure sera mise en œuvre en collaboration avec les partenaires du Conseil du café-cacao, notamment les industriels et les broyeurs. l a invité l’ensemble des producteurs à retirer ou à récupérer leur carte dans les meilleurs délais. « Celui qui n’a pas sa carte ne pourra pas vendre son cacao », a-t-il prévenu, soulignant la volonté du régulateur de mettre fin aux pratiques qui exposent les planteurs à des paiements partiels ou différés. Cette réforme vise, selon les responsables du secteur, à renforcer la traçabilité des transactions, sécuriser les revenus des producteurs et garantir le respect strict du prix officiel. Il a invité l’ensemble des producteurs à retirer ou à récupérer leur carte dans les meilleurs délais. « Celui qui n’a pas sa carte ne pourra pas vendre son cacao », a-t-il prévenu, soulignant la volonté du régulateur de mettre fin aux pratiques qui exposent les planteurs à des paiements partiels ou différés.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende de photo : Koné Brahima Directeur général du Conseil Café-cacao

Face à la presse ce mercredi 4 mars 2026 au 23e étage de l’immeuble Caistab au Plateau, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a annoncé, l’ouverture officielle de la campagne intermédiaire 2025-2026 du cacao, avec un prix garanti bord champ fixé à 1.200 Fcfa le kilogramme, pour les fèves « bien triées, bien fermentées et bien séchées »
Un prix obtenu à l’issue d’arbitrages. Le gouvernement a donc fixé le prix garanti bord champ du cacao pour la campagne intermédiaire 2025-2026 à 1.200Fcfa le kilogramme. Cet effort a coûté une subvention de 231, 247 milliards de Fcfa grâce à la resserve de stabilisation engrangée par le Conseil Café durant les années de vaches grasses.
En Côte d’Ivoire, plusieurs simulations effectuées par le Conseil du Café-Cacao ont montré qu’avec un prix international d’environ 1.578 Fcfa kg, le prix bord champ ressortirait à 947 Fcfa/kg si l’on appliquait strictement le mécanisme de stabilisation.
« Mais le président de la République, toujours soucieux du bien-être de nos parents paysans, a tenu à ce que ce prix soit supérieur à 1.020 Fcfa », a indiqué le ministre.
Lors de cette conférence de presse, le ministre a indiqué que cette décision a été arbitrée ce mercredi 04 Mars dans la matinée, lors du Conseil des ministres par le président de la République, Alassane Ouattara.
Aussi, le ministre Bruno Koné a donné des précisions sur la date d’ouverture de la campagne intermédiaire, avancée en raison des effets du changement climatique sur le calendrier agricole. « Il a été noté dans plusieurs zones de production des récoltes précoces qui surviennent plus tôt que d’habitude », non sans expliquer que les producteurs avaient eux-mêmes souhaité une ouverture anticipée, notamment pour disposer de ressources avant la rentrée scolaire.
De la campagne 2012-2013 à la campagne en cours, l’engagement de verser 60% du prix Caf aux producteurs, a été respecté. Le prix bord champ est ainsi passé de 700 F/kg en 2012-2013 à 1.000 Fcfa en 2015, puis 1.500 Fcfa en 2023, pour atteindre un niveau record de 2.800 Fcfa/kg au titre de la campagne principale 2025-2026. Toutefois, M. Koné a relevé qu’un effondrement des cours du cacao sur le marché international est observé depuis décembre 2025, avec une baisse estimée à environ 70%. Malgré cette conjoncture défavorable, plus de 1,5 million de tonnes ont déjà été payées aux producteurs ivoiriens au prix de 2.800 Fcfa/kg depuis le début de la campagne.
On notait à cette rencontre avec la presse, la présence du Dg du Conseil café-cacao, Yves Koné Brahima et de M. Siaka Diakité, président de l’Oia- café -cacao Côte d’Ivoire.
Bamba Mafoumgbé

Le président de l'OIA café-cacao, Siaka Diakité (micro), annonce que la crise dans la commercialisation du cacao est décantée.  La crise qui affecte la commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire est en train de connaître un dénouement progressif, à la suite d’un accord trouvé entre l’Organisation interprofessionnelle agricole café-cacao (OIA) et le Conseil du café-cacao, a annoncé mardi 3 mars 2026 son président, Siaka Diakité.

Heureusement. L’information est confirmée une dépêche de l’Agence ivoirienne de presse (Aip).  Le confrère, précise que lors   d’une rencontre ténue à la salle de conférence du Conseil du café-cacao, au 23e étage de l’immeuble de la Caistab, à Abidjan Plateau, entouré de ses vice-présidents, du secrétaire général, de son conseiller spécial et de plusieurs membres de l’organisation, M. Diakité a assuré que la situation est « décantée »

Ainsi, ajoute le confrère, le nombre de connaissements en attente, qui s’élevait à 519 la semaine dernière, est en nette diminution. « Cela ne reste pas grand-chose » , a-t-il affirmé, soulignant que l’enlèvement des cargaisons est en cours. Profitant de l’occasion, le président de l’OIA a surtout insisté sur l’engagement du gouvernement à acheter les 100 000 tonnes de cacao annoncées au prix de 2800 Fcfa/kg, précisant que ces volumes seront effectivement enlevés « dans les mains des producteurs et des coopératives », conformément aux engagements pris.

Par ailleurs, il est à préciser que les opérations de déchargement concernent exclusivement les ventes effectuées les 16 et 17 janvier. « Il n’y a pas de quota à partager par région » a-t-il martelé, mettant en garde contre toute désinformation susceptible d’attiser des tensions.

Concernant les plaintes de producteurs affirmant ne pas avoir été payés par certaines coopératives depuis octobre, Siaka Diakité a indiqué que des vérifications seront menées conjointement avec le Conseil du café-cacao. Il a dénoncé des cas où des coopératives auraient procédé à de nouveaux achats de cacao au lieu d’honorer leurs dettes envers les planteurs. « Si c’est avéré, nous saisirons la justice », a-t-il prévenu, appelant à la responsabilité de tous les acteurs.

La tempête passée, et conformément au nouveau découpage de la campagne de la commercialisation intérieure, la campagne intermédiaire ouvre désormais le 1er mars pour s’achever le 31 août. Quand la campagne principale s’ouvrira le 1er septembre et s’achèvera le 28 février pour la grande campagne. Logiquement, les producteurs sont dans l’attente du prix du Kg bords champs pour  la campagne intermédiaire.   

 Bamba Mafoumgbé

 

La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, prendra part, les 24 et 25 mars prochains à Washington, à un sommet international à l’initiative de la Première Dame des États-Unis, Madame Melania Trump. A appris www.afrikchallenges.info de sources officielles.

Selon ces sources, l’annonce a été faite à l’occasion de l’audience accordée, le mardi 3 mars 2026 à Cocody, à M. Junaid Munir, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, accompagné de Madame Jenny Bah, première secrétaire de la section politique et économique.

Selon le diplomate américain, cette invitation traduit la solidité et le dynamisme des relations entre Abidjan et Washington. « Les relations entre les deux pays sont étroites plus que jamais grâce à ses efforts. Nous attendons avec impatience l’arrivée de S.E. la Première Dame à Washington en Mars. Elle va assister au sommet organisé par notre Première Dame, Madame Melania Trump. Il s’agit d’une autre opportunité pour montrer le dynamisme des relations entre les deux pays.», a déclaré Monsieur Junaid Munir.

Prévu sur deux jours dans la capitale fédérale américaine, le sommet sera principalement consacré aux droits de l’enfant. Les travaux porteront notamment sur la protection des mineurs face aux défis contemporains, dont leur exposition aux réseaux sociaux, ainsi que sur plusieurs thématiques liées à la sauvegarde et à la promotion de leurs droits. Les droits des femmes devraient également occuper une place importante dans les échanges, dans un contexte marqué par la célébration prochaine de la Journée internationale du 8 mars.

Au-delà de cette invitation de haut niveau, les discussions ont également mis en exergue l’excellence des relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis, ainsi que les perspectives de renforcement du partenariat bilatéral. Le chargé d’affaires a salué l’engagement constant de Madame Dominique Ouattara en faveur des enfants et des femmes, en Côte d’Ivoire et en Afrique, soulignant l’impact significatif de ses actions sociales et humanitaires.

À l’issue de la rencontre, la Première Dame a exprimé sa gratitude à ses hôtes pour cette visite et réaffirmé sa volonté de poursuivre ses efforts pour le raffermissement des relations ivoiro-américaines, au service des populations, en particulier des femmes et des enfants.
Ayoko Mensah

En cette saison spirituelle où le Carême et le Ramadan se rencontrent, l’urgence n’est plus dans l’affirmation des identités mais dans la conversion du regard. Une méditation éditoriale sur la foi intérieure comme fondement de la fraternité ivoirienne.
« Le jeûne a été prescrit afin que vous atteigniez la conscience de Dieu. » (Coran 2:183)
Il y a des saisons où Dieu ne demande pas plus de prières. Il demande un cœur différent. Le Carême pour les chrétiens. Le Ramadan pour les musulmans. Deux itinéraires qui se croisent comme deux fleuves allant vers une même mer : celle de la transformation intérieure.
Notre époque souffre moins d’un manque de religion que d’un manque de profondeur spirituelle. Nous avons appris à habiter les rites sans toujours consentir à la conversion qu’ils exigent. Nous prions mais nous jugeons. Nous jeûnons mais nous excluons. Or toutes les traditions authentiques enseignent que le jeûne n’est pas une performance visible mais une métamorphose invisible.
Le premier lieu du jeûne est le regard. C’est lui qui classe, qui enferme, qui oppose. Jeûner aujourd’hui, c’est renoncer à réduire l’autre à une étiquette religieuse, sociale ou culturelle. Dieu ne cherche pas des croyants visibles mais des cœurs disponibles.
La Côte d’Ivoire porte une grâce particulière : la coexistence religieuse. Mais vivre côte à côte n’est pas encore vivre ensemble. La fraternité spirituelle est l’horizon vers lequel nous devons marcher. Le temps simultané du Carême et du Ramadan est une pédagogie divine adressée à la nation.
Lorsque la religion devient une frontière entre les hommes, elle perd sa nature. La vraie spiritualité produit l’humilité, la miséricorde et la justice. Le croyant authentique se reconnaît à sa capacité à accueillir, à apaiser et à relever.
Le jeûne véritable est une révolution intérieure. Il déplace le centre de gravité de la vie : de l’apparence vers la vérité, de l’identité vers la relation, de la pratique vers la présence. Il nous apprend à faire taire en nous la volonté de juger et le besoin d’avoir raison.
L’Afrique peut offrir au monde une vision de la foi comme espace de rencontre et non de confrontation. Dans nos traditions, l’homme spirituel était celui qui protégeait le faible, réconciliait les adversaires et ouvrait sa maison à l’étranger.
En cette période bénie, l’exhortation est claire : changeons notre manière de voir. Regardons l’autre comme un mystère habité par Dieu. Car chaque fois que nous méprisons un homme, nous profanons une œuvre divine.
Le seul signe crédible de la foi aujourd’hui est la qualité de notre humanité. Si notre jeûne ne nous rend pas plus doux, plus justes et plus fraternels, alors il n’a pas encore atteint son but.
Le temps est venu de dépasser la religion de l’apparence pour entrer dans la spiritualité de la présence. Le temps est venu de comprendre que l’honneur de Dieu ne se défend pas contre les hommes, mais se manifeste dans l’amour des hommes.
À RETENIR
• Le véritable jeûne est celui du regard qui juge.
• La foi authentique produit la fraternité.
• La coexistence doit devenir une communion nationale.
• La paix sociale a une racine spirituelle.
Par Norbert KOBENAN

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