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vendredi, 10 avril 2026 18:28
Lutte contre l'insécurité routière- Le remède d’une organisation
« Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre d'années »', dit le vieil adage. S'en appropriant, une toute nouvelle structure « Coulibaly et Diabaté », vient de proposer une trouvaille dans la lutte contre l'insécurité routière. Il s'agit d'une cata job (bande réfléchissante sur les véhicules). Sa mission : Permettre la visibilité des véhicules sur une longue distance, signaler leur présence partout où ils sont dans les ténèbres, le noir et toutes sortes d'intempéries. Surtout à l'annonce de ces temps de pluie.
Ainsi donc, les personnes physiques Coulibaly Ismaël et Diabaté Aboubacar, ont entrepris depuis, quelques mois, des campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière. Bien entendu, occasion rêvée pour eux de présenter leur ''bébé''. Le mercredi 8 avril 2026, ils étaient à Anyama, la cité du cola. Plus précisément chez le président du Collectif des transporteurs et fédération des chauffeurs de Côte d’Ivoire (Ctfc-CI), Konaté Drissa, communément appelé ''Dridjone'' dans le milieu. Dans les locaux du Ctfc-CI, Coulibaly Ismaël et Diabaté Aboubacar ont rencontré Sogodogo Zana Coulibaly, secrétaire général national du secteur benne.
Au centre des débats, la signature d'un partenariat entre ce secteur et la structure « Coulibaly et Diabaté ». Donnant des explications sur leur produit, Monsieur Coulibaly a laissé entendre que son produit est d'une efficacité impeccable résistance. Abordant l'actualité du jour, l'orateur a clairement laissé entendre que les chiffres sont alarmants et que tout le monde doit œuvrer à inverser la fâcheuse tendance. A les croire, leur propre vient à point nommé d'autant plus qu'il a une luminosité plus importante et résiste aux intempéries pendant longtemps. Parlant au nom de Traoré Djakaridja, le président de la Fédération du secteur benne, Sogodogo Zana Coulibaly s'est dit satisfait de cette rencontre et a promis rendre fidèlement compte au premier responsable de sa structure. Pour lui, tout ce qui touche à la sécurité routière, est à saluer à sa juste valeur et mérite adhésion de tout le monde. La fin de la cérémonie a été marquée par une prise de photo avec le président Drissa qui a été le médiateur entre les deux entités. Après l’étape d’Anyama, cap sera mis sur d’autres organisations professionnelles.
Koné De Sayara
Légende : Une vue d’ensemble à l’issue de cette rencontre.
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vendredi, 10 avril 2026 18:01
Environnement des affaires- L'Uemoa met le cap sur le long terme
Réuni en sa première session au titre de l’année 2026 à Dakar au Sénégal, le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a adopté, le 27 mars 2026, une Stratégie de promotion du dialogue public-privé pour la période 2026-2030 dans l’espace Uemoa.
Cette stratégie vise à créer un cadre de concertation efficace et inclusif, entre acteurs publics et privés, afin d’améliorer durablement le climat des affaires au sein de l’Union, l’investissement et le développement d’un partenariat gagnant-gagnant entre le secteur public et le secteur privé communautaire.
La Côte d’Ivoire qui fait figure de pionnier dans l’espace Uémoa en matière de dialogue public-privé a, depuis 2013, structuré et formalisé son cadre de Dialogue paritaire à travers la création par décret N°2013-462 du 19 juin 2013, du Comité de concertation Etat/secteur privé (Ccesp) qui est une instance de conciliation, de médiation et de décision entre l’Etat et le secteur privé.
Le Ccesp se compose essentiellement de trois organes que sont : le Conseil de concertation (Cc) présidé par le Premier ministre ; le Comité technique de Concertation (Ctc) présidé par le ministre en charge de l’économie, des finances et du budget ; et le Secrétariat exécutif (SE) qui constitue l’organe de coordination technique et de gestion administrative et financière du Comité.
En 2017, la Côte d’Ivoire s’est, par ailleurs, dotée d’une Stratégie Nationale de Dialogue Public-Privé dont les orientations ont permis au CCESP de mettre en œuvre une série d’actions de proximité à l’endroit du Secteur Privé local dans les différentes régions du pays. Celles-ci ont abouti à la mise en place effective de Comités Locaux de Concertation État / Secteur Privé (CLCESP) dans les pôles économiques de San Pedro, Bouaké et Korhogo, respectivement depuis 2019, 2020 et 2024.
La forte mobilisation des opérateurs économiques enregistrée lors des activités organisées dans le cadre de ces Plateformes Locales de Dialogue Public-Privé constitue la preuve de la pertinence de ces choix en répondant de manière idoine au besoin pour les acteurs économiques locaux d’entretenir un dialogue permanent et direct avec les Administrations publiques dans le cadre de la prise en compte de leurs préoccupations.
Le modèle ivoirien en matière de promotion du dialogue Public-Privé constitue aujourd’hui un modèle dans l’espace UEMOA. Du 09 au 10 février 2026 à Cotonou au Bénin, le Ccesp, à travers son Secrétariat exécutif, a pris part à un atelier sous-régional de renforcement de capacités et de validation des propositions de structuration du dialogue public-privé dans l’espace Uémoa.
Ce rendez-vous a, une fois de plus, été l’occasion pour le Ccesp, à travers son Secrétariat exécutif, de partager son expérience en matière de structuration et d’animation du Dialogue Public-Privé aux autres pays de la sous-région.
Bamba M avec Ccesp
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Economie
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vendredi, 10 avril 2026 17:52
Coopération économique – Le Comité de concertation Etat-secteur privé réçoit une délégation de haut niveau de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie
Le Comité de concertation Etat-secteur privé (Ccesp), à travers son Secrétariat exécutif, a accueilli le mardi 31 mars 2026 à son siège au 2ème étage de l’immeuble Azur à Abidjan-Plateau, la visite d’une délégation de haut niveau de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect).
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission économique organisée du 29 mars au 1er avril par le Conect et réunissant des entreprises désireuses de nouer des partenariats durables avec le Secteur privé ivoirien.
La délégation était conduite par le président du Conect, M. Tarak CHERIF, qui avait à ses côtés son Directeur exécutif, M. Bilel BEN HAMIDA, ainsi que son Trésorier adjoint, M. Abdelaziz JMAL.
La Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie Côte d’ivoire (CCI-TCI) était également représentée à cette rencontre par son 1er Vice-Président, M. Mustapha AZAIEZ.Cette visite a été par ailleurs rehaussée par la présence de l’Ambassadeur de la République de Tunisie en Côte d’Ivoire, SEM Zied SAADAOUI, de l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en Tunisie, SEM Niamké Benjamin MALAN, ainsi que d’une délégation de la Direction générale de la diplomatie économique du Ministère des Affaires Etrangères.
A l’entame de la rencontre, Mme le Secrétaire exécutif du Ccesp, Mme Mariam FADIGA FOFANA, a adressé à ses hôtes, les traditionnels mots de bienvenue en terre ivoirienne. Entourée de ses collaborateurs, Mme le Secrétaire Exécutif a présenté le cadre du Dialogue public-privé en Côte d’Ivoire formalisé par le décret N° 2013-462 du 19 juin 2013 portant création, attributions, organisation et fonctionnement du Ccesp.
A l’occasion, Mme Mariam FOFANA FADIGA ajouté que le Ccesp est l'organe clé et incontournable pour l’amélioration du climat des affaires En Côte d’Ivoire. (…) A ce titre, l’une de ses missions principales est d’accompagner le Secteur Privé dans la gestion de ses préoccupations auprès des Administrations Publiques. (…) Soyez donc assurés de toujours trouver, à travers le Ccesp, une oreille attentive pour la prise en charge et le suivi de vos diligences afin de vous offrir un cadre des affaires sain pour le déroulement harmonieux de vos activités et ainsi renforcer votre compétitivité », a rassuré Mme le Secrétaire Exécutif du Ccesp
S’exprimant au nom de la délégation qu’il conduisait, le président du Conect, M. Tarak CHERIF, s’est réjoui pour les entreprises tunisiennes de trouver en Côte d’Ivoire un cadre de Dialogue Etat-Secteur privé aussi structuré et répondant de façon « pragmatique » au besoin des opérateurs économiques. Estimant, par ailleurs, que le Ccsp est un « exemple » à dupliquer sur tout le continent africain.
B. M avec Ccesp
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vendredi, 10 avril 2026 15:07
Côte d’Ivoire / La Concorde comme devoir d’Etat- À l’heure des 80 ans du Pdci-Rda, un appel à la responsabilité collective
Il est des dates qui ne se contentent pas de rappeler le passé, mais qui obligent à penser le présent avec rigueur et l’avenir avec responsabilité. Le quatre-vingtième anniversaire du PDCI-RDA appartient à cette catégorie. Non parce qu’il consacre la longévité d’un parti, mais parce qu’il renvoie la Côte d’Ivoire à une question simple et décisive : qu’avons-nous fait de l’héritage qui nous a été transmis ?
Dans toute trajectoire nationale, il existe un moment où la mémoire cesse d’être commémorative pour devenir normative. Elle ne sert plus seulement à se souvenir, mais à orienter. L’histoire du PDCI-RDA, indissociable de celle de l’État ivoirien, n’est pas un récit figé. Elle est une matrice. Une matrice qui a produit une forme particulière de régulation politique, forgée dans un contexte de pluralité culturelle, régionale et sociale : l’houphouëtisme.
Il convient ici d’en rappeler la nature réelle. L’houphouëtisme n’est ni une incantation ni une esthétique politique. Il est une méthode. Une méthode qui repose sur trois principes structurants : la reconnaissance de la diversité comme donnée irréductible, le dialogue comme instrument permanent de régulation, et l’inclusion comme condition de la stabilité. En d’autres termes, il s’agit d’une rationalité politique qui privilégie l’équilibre sur la domination et la continuité sur la rupture.
Cette méthode a produit des résultats. Elle a permis à la Côte d’Ivoire de traverser des phases complexes, de reconstruire après des crises profondes et de se repositionner comme un pôle de stabilité dans un environnement régional instable. Mais elle n’est pas auto-suffisante. Elle exige d’être continuellement réactivée, adaptée, incarnée.
C’est précisément à ce niveau que se situe l’enjeu actuel.
À l’approche d’échéances politiques majeures, le système ivoirien est soumis à une tension classique des démocraties en consolidation : l’intensification de la compétition. Cette intensification est légitime. Elle est même souhaitable, dans la mesure où elle traduit une vitalité politique. Mais elle comporte un risque : celui du basculement vers la polarisation.
La polarisation commence lorsque les acteurs politiques cessent de se reconnaître mutuellement comme légitimes. Elle s’installe lorsque le désaccord devient disqualification. Elle s’aggrave lorsque les clivages politiques se superposent aux clivages identitaires. À ce stade, le débat public ne structure plus la société : il la fragilise.
Il est essentiel d’en mesurer les conséquences. Une démocratie ne se dégrade pas uniquement par des ruptures brutales. Elle peut s’éroder progressivement, par accumulation de tensions non régulées, par banalisation des discours excessifs, par affaiblissement des mécanismes de confiance.
Or la confiance constitue le cœur du système.
Confiance des citoyens dans l’impartialité des institutions.
Confiance des acteurs économiques dans la stabilité du cadre.
Confiance des partenaires internationaux dans la prévisibilité des trajectoires.
Cette confiance est un capital. Et comme tout capital, elle peut être consolidée ou dilapidée.
Dans ce contexte, la responsabilité des acteurs politiques est déterminante.
Le pouvoir, en premier lieu, a une obligation structurelle : celle de l’inclusion. Gouverner ne consiste pas uniquement à produire des politiques publiques efficaces. Cela implique de maintenir un cadre dans lequel chaque citoyen, indépendamment de ses préférences politiques, se sent partie prenante de la communauté nationale. L’efficacité sans inclusion produit de la performance, mais pas nécessairement de la stabilité.
L’opposition, de son côté, a une fonction tout aussi essentielle : structurer l’alternative. Elle ne peut se réduire à une posture de contestation permanente. Elle doit être en mesure de formuler des propositions crédibles, de canaliser les attentes sociales et d’encadrer les frustrations. Une opposition qui se radicalise peut mobiliser à court terme, mais elle fragilise à long terme.
Dans cette architecture, le PDCI-RDA occupe une position singulière. À quatre-vingt ans, il n’est pas un acteur politique parmi d’autres. Il est porteur d’une mémoire fondatrice. Cette mémoire ne lui confère pas un privilège, mais une exigence. Celle d’incarner une certaine idée de la responsabilité politique.
Face à lui, le RHDP, issu d’une recomposition plus récente, porte la continuité dans l’exercice du pouvoir. Les deux formations, malgré leurs divergences, s’inscrivent dans une même filiation historique. Leur confrontation est légitime. Leur rupture systémique serait problématique.
Car lorsque des acteurs issus d’une même matrice cessent de partager un minimum de référents communs, c’est l’ensemble du système qui perd en cohérence.
Au-delà de ces acteurs, un autre élément doit être intégré à l’analyse : la transformation de l’espace public sous l’effet du numérique. Les réseaux sociaux ont modifié les temporalités, les modes de diffusion et les formes d’expression. Ils favorisent la rapidité, l’émotion, la simplification. Ils amplifient les discours extrêmes et rendent plus difficile la construction de positions nuancées.
Dans cet environnement, la parole politique acquiert une portée nouvelle. Elle ne se limite plus à un auditoire immédiat. Elle circule, se transforme, se radicalise parfois. Dès lors, la maîtrise du discours devient un enjeu stratégique.
Par ailleurs, la jeunesse constitue un facteur décisif. Majoritaire, connectée, exposée à des référentiels multiples, elle évalue la classe politique à l’aune de critères différents de ceux des générations précédentes. Elle attend des résultats, mais aussi de la cohérence. Elle observe les pratiques, mesure les écarts entre les discours et les actes, et ajuste son engagement en conséquence.
Une jeunesse convaincue est une ressource.
Une jeunesse désillusionnée est un risque.
Enfin, il convient de replacer la Côte d’Ivoire dans son environnement régional. Dans un contexte ouest-africain marqué par des transitions politiques et des tensions sécuritaires, elle représente un pôle de stabilité. Cette position lui confère une responsabilité implicite : démontrer qu’une démocratie africaine peut conjuguer pluralisme et cohésion.
Toute dégradation du climat interne affecte cette crédibilité externe.
C’est pourquoi l’anniversaire du PDCI-RDA doit être saisi comme une opportunité. Non pour figer l’histoire, mais pour en réactiver les enseignements.
L’appel qui s’impose aujourd’hui est clair.
Aux acteurs du pouvoir : gouverner avec efficacité, mais aussi avec ouverture.
Aux acteurs de l’opposition : contester avec vigueur, mais aussi avec responsabilité.
À l’ensemble de la classe politique : maintenir le débat au niveau des idées et refuser toute instrumentalisation des identités.
La concorde n’est pas une option morale. Elle est une condition de viabilité du système.
Elle ne signifie pas l’absence de compétition. Elle implique que cette compétition s’inscrive dans un cadre partagé. Elle suppose que les acteurs acceptent des règles communes, reconnaissent des limites et préservent des espaces de dialogue.
En définitive, la question posée par ces quatre-vingt ans est moins celle du passé que celle du choix collectif.
Souhaitons-nous une démocratie conflictuelle mais régulée, capable de produire de l’alternance sans produire de la rupture ?
Ou une démocratie polarisée, où chaque échéance devient un moment de tension maximale ?
L’histoire offre des exemples dans les deux sens. Le choix appartient aux acteurs.
Mais une chose demeure certaine : la stabilité n’est jamais le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une discipline collective, d’un apprentissage institutionnel et d’une volonté politique.
À l’heure où la Côte d’Ivoire s’apprête à franchir de nouvelles étapes, il importe de rappeler cette évidence : le développement durable d’un pays ne repose pas uniquement sur ses performances économiques, mais sur la solidité de son pacte civique.
Et ce pacte, en Côte d’Ivoire, a un nom.
La concorde.
?? Une nation forte n’est pas celle qui évite les divergences, mais celle qui sait les contenir sans se diviser.
Par Norbert KOBENAN
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Politique
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vendredi, 10 avril 2026 11:40
Décalage entre performances économiques et le niveau de pauvreté, d’inégalités en CI- L’éclairage du professeur Prao Yao Séraphin
Depuis 2011, le président Ouattara dirige la Côte d’Ivoire. Pour de nombreux observateurs, le pays enregistre un essor économique sans précédent, avec un taux de croissance qui oscille entre 6 et 7%. Cependant, les populations vivent toujours dans la précarité. Dans cette interview, le professeur Prao Yao Séraphin, donne les vraies raisons du décalage entre les performances économiques et le niveau de pauvreté et d’inégalités en Côte d’Ivoire
.Prao Yao Séraphin, c’est quoi la croissance économique ?
On peut définir la croissance économique comme l’augmentation durable et positive de la production de biens et services sur une période donnée, en général, l’année. Cette variation positive se mesure grâce à l'évolution annuelle d’un indicateur : le produit intérieur brut (PIB). Ce dernier mesure la valeur des richesses créées sur un territoire par les résidents, étrangers et nationaux. Il se distingue du produit national brut (PNB), qui prend retient comme critère l’appartenance nationale et du revenu national (RN) qui mesure l’ensemble des revenus des agents économiques qui sont issus de leurs activités de production.
Peut-on savoir les sources de la croissance économique sous le président Ouattara?
La première source reste les investassements publics structurants et privés. En effet, concernant les investissements publics, le taux d’investissement public dans le pays s’est accru passant de 2,6% en 2011 à 6,8%, en 2017. Il est passé de 5,4 % en 2020 à 5,7 % en 2021, puis a connu une hausse significative pour atteindre 7,2 % en 2022 avant de légèrement baisser en 2023.Le pays vise un taux de 30% d'ici à 2030. Le taux d’investissement total est passé de 25,2% du PIB en 2022 à 25,5% en 2023. Le taux d’investissement privé est passé d’environ 6,3% en 2011 à plus de 14,3% en 2017 puis à 17,6 % en 2022 et à 19% en 2024. Le taux d’investissement total est passé de 14,1% en 2011 à 22,8% en 2019, à 23,1% du PIB en 2021 puis de 25,6% en 2023 pour se situer à 26,2 % en 2024.
La seconde est l’effort de diversification de l’économie. La dynamique de l’économie ivoirienne a reposé sur la diversification progressive de l’économie : l’agriculture de rente (cacao, anacarde, caoutchouc) demeure essentielle, mais l’industrie extractive (or, hydrocarbures avec la mise en production du champ Baleine), l’agro-industrie, les télécoms, le BTP et les services financiers ont pris une place croissante. Selon les publications du FMI et de la Banque mondiale, la part la plus importante dans la production nationale – 56 % du PIB – est celle du secteur tertiaire : télécommunications, transports et activités financières. Le secteur secondaire, qui concerne le raffinage du pétrole, l’énergie, l’agro-alimentaire et le BTP, représente 22 % du PIB, alors que le secteur primaire, notamment l’agriculture, contribue à 22 % du PIB ivoirien. La Côte d’Ivoire s’appuie sur une économie diversifiée : un secteur primaire dominé par l’agriculture, un secteur secondaire centré sur l’industrie extractive, l’énergie, l’agroalimentaire et le BTP, et un secteur tertiaire majoritaire tiré par les télécommunications, les transports, le commerce et les services financiers.
La troisième est le dynamisme de l’agriculture. L’agriculture en Côte d’Ivoire constitue une force motrice essentielle de l’économie nationale. Avec 25 % du PIB et 60 % de la population active impliquée, ce secteur vital génère des milliards de dollars chaque année. Cette contribution significative au développement économique se manifeste par une diversité de cultures et une forte dépendance des exportations agricoles. L’agriculture est un important pilier de l'économie ivoirienne qui représente plus de 25 % du PIB national. Plus de 50 % de la population active en Côte d’Ivoire travaille dans ce secteur. Le cacao, l’or brun de la Côte d’Ivoire, représente entre 10% et 15% du PIB du pays, 40% des recettes d’exportations et 12% des recettes fiscales.
La quatrième est le soutien du secteur pétrolier et minier. Le secteur minier en Côte d’Ivoire joue un rôle crucial dans l’économie du pays, contribuant de manière significative à la croissance économique et à la création d’emplois. Entre 2014 et 2024, 10 000 milliards FCFA (environ 15,24 milliards d’euros) ont été investis dans le secteur minier et pétrolier grâce à une synergie entre acteurs publics et privés. En dix ans, la production aurifère a quadruplé, passant de 20 tonnes à plus de 50 tonnes en 2023. Parallèlement, la production de manganèse a été multipliée par 30, et la Côte d’Ivoire est devenue un acteur majeur dans l’exploitation de nouveaux minerais comme le nickel. Il faut dire que grâce à ses ressources en or, diamants, manganèse, nickel, bauxite, fer, coltan ou encore en lithium, la Côte d’Ivoire dispose d’un sous-sol riche et diversifié. Le secteur minier compte pour environ 5% du PIB. Au niveau des hydrocarbures, le pays a découvert plusieurs gisements. En 2022, le secteur extractif (y compris le pétrole et le gaz) a contribué à environ 15,87 % de la valeur totale des exportations et à 5,53 % des recettes publiques. En 2023, la Côte d’Ivoire a exporté 870 millions de dollars de pétrole brut, se classant au 42e rang mondial des exportateurs de pétrole brut. Le gisement baleine, par exemple, dispose de ressources estimées à 2,5 milliards de barils de pétrole brut et à 3 300 milliards de pieds cubes de gaz naturel. La Côte d’Ivoire, qui a découvert un autre gisement en 2024 baptisé « Calao », vise à l’horizon 2028 une production nationale de 200 000 barils de pétrole par jour et de 450 millions de pieds cubes de gaz par jour (environ 12,7 millions de mètres cubes). Aujourd'hui la Côte d'Ivoire produit un peu moins de 35.000 barils de pétrole par jour, un chiffre insuffisant pour sa consommation domestique.
La cinquième reste le soutien massif du capital étranger. Au 31 décembre 2012, suite à la réduction de dette extérieure obtenue au point d’achèvement, le stock de la dette se chiffrait à 6 129,8 milliards de F CFA dont 3 839,8 milliards de F CFA de dette extérieure y compris le C2D (Contrat de Désendettement et de Développement) et 2 290 milliards de F CFA de dette intérieure.Au 31 mars 2025, la dette publique de la Côte d’Ivoire s’établissait à 31 674,7 milliards FCFA, représentant 55 % du produit intérieur brut (PIB), selon le bulletin statistique provisoire de la Direction Générale des Financements. A la fin septembre 2025, la dette publique atteint 34 016 milliards FCFA, soit 59,3% du PIB. La dynamique d'endettement de Côte d'Ivoire est la suivante : la dette publique atteint 34 016 milliards FCFA à fin septembre 2025, soit 59,3% du PIB.
Selon vous quel est le bilan du président Ouattara de ses trois mandats ?
Réponse : Pour dire vrai, le bilan économique du président Ouattara se résume en ces termes : il a fait des prouesses au niveau macroéconomique, mais il a failli sur le plan microéconomique. Au niveau macroéconomique, la Côte d’Ivoire est passée d’un pays en crise à la première puissance économique incontestée de la zone UEMOA, et l’une des économies les plus dynamique du continent africain. Le PIB nominal est passé d’environ 28 milliards de dollars us en 2011 à 86,5 milliards de dollars US, en 2024. Entre 2012 et 2024, la richesse du pays a cru de près de 7% en moyenne annuelle. C'est un peu plus de 5% pour le Ghana et moins de 3% pour le Nigeria sur la même période. Sur le continent africain, seuls le Maroc et Maurice ont fait mieux, selon les chiffres de la Banque mondiale. Mais sur le plan microéconomique, la Côte d’Ivoire présente des cicatrices économiques béantes. Le président Ouattara n’a pas réussi à transformer la croissance économique en croissance partagée.
Pourquoi malgré les prouesses macroéconomiques, les Ivoiriens ne ressentent pas les retombées de l’essor économique ?
Pour caractériser la croissance économique sous le président Ouattara, je dirai qu’elle n’est pas pro-pauvre mais pro-inégalitaire. Et plusieurs facteurs fondent mon propos.
En premier lieu, la croissance n’a pas été pro-pauvre
Entre 2011 et 2024, le PIB est ainsi passé de 12 869 milliards à 52 414 milliards de FCFA. Il en découle que le PIB a été multiplié par 4, entre 2011 et 2024. Mais le taux de pauvreté a faiblement baissé. Il est passé de 55 % en à 37,5 % en 2025. La pauvreté demeure un phénomène essentiellement rural en Côte d’Ivoire. En effet, l’incidence de la pauvreté, en 2021, se situe à 54,4% en milieu rural contre 22,2% en milieu urbain. En outre, l’espérance de vie s’élève à 62 ans (contre 63 ans en Afrique subsaharienne). En 2024, l’espérance de vie en moyenne sur le continent est de 64,38 ans, et les prévisions pour 2025 sont légèrement supérieures à 64,64 ans. Des pays comme l’Algérie, le Cap-Vert, la Tunisie et l’île Maurice se distinguent avec des espérances de vie élevées, dépassant les 77 ans. En outre, selon, le Rapport 2025 sur le Développement humain du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), l’Indice de Développement Humain (IDH) est de 0,582, le positionnant au 157e rang sur 193 pays.
En second lieu, la croissance reste pro-inégalitaire
Des inégalités subsistent entre Abidjan — qui regroupe 22 % de la population et concentre 80 % de l’activité économique — et le reste du pays. Du coup, 78 % de la population ne concentre que 20% de l’activités économique. Bien plus, la part des revenus de 40% de la population les plus pauvres est passée de 7,53 % en 2010 à 7,19% en 2021, tandis que celle des 10% de la population les plus riches de la population est 54,66% en 2021 contre 49,71% en 2010. Il en découle que sous le président Ouattara, la population ivoirienne la plus riche s’est davantage enrichie pendant que la population s’est davantage appauvrie. De même, le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) fixé à 75 000 francs CFA (114 euros) pour quatre semaines de 40 heures alors que le salaire minimum du secteur agricole (Smag) n'a quant à lui pas évolué depuis 2015, stagnant à 36 000 francs CFA (54 euros) par mois.
En troisièmement l’économie est dominée par le capital étranger
Aujourd’hui, 95 % des PME contribuent à 20 % de la richesse du pays tandis que 5 % de multinationales installées en Côte d’Ivoire génèrent 80 % de sa richesse. En Côte d’Ivoire, les PME représentaient 23% du produit intérieur brut (PIB) et de l’emploi formel en 2021, selon les données officielles. En économie, chaque facteur de production reçoit une rémunération pour sa contribution au processus de production. La terre est rémunérée par le loyer, le capital par l'intérêt, le travail par le salaire, et l'entrepreneuriat par le profit. En Côte d’Ivoire, selon les chiffres de Stanislas Zézé, de Bloomfield Investment, sur 500 entreprises qui créent de la valeur ajoutée en Côte d’Ivoire, seulement 30% ayant des capitaux ivoiriens créent de la valeur ajoutée en Côte d’Ivoire. Conclusion, les entreprises contrôlées par les nationaux ne génèrent que 30% de la richesse au niveau du secteur privé ivoirien. Il en découle que si les multinationales installées en Côte d’Ivoire, paient de minables salaires et que les nationaux ne participent pas à la création de richesses, alors, les fruits de la croissance vont naturellement échapper aux Ivoiriens. C’est ce qui explique la situation ou le pays s’enrichie pendant que les poches des Ivoiriens sont vides.
En quatrième lieu, la résistance du secteur informel
En 2025, le secteur informel reste un pilier majeur de l'économie ivoirienne, représentant plus de la moitié du PIB et plus de 90 % des emplois. Le secteur informel représente près de 40 % du PIB. En Côte d'Ivoire, le secteur formel ne représente que 10 % de l'activité économique. En Côte d'Ivoire, le taux de non-emploi (proportion de chômeurs et d'inactifs parmi une population en âge de travailler) est en effet supérieur à 40 %, tel que rapporté par les Nations unies en 2023. Le secteur primaire emploie 45% de la population active et le secteur tertiaire emploie 44% de la population. Or, c’est dans ces secteurs qu’on retrouve les activités informelles. Le secteur privé offre environ 80% des emplois en Côte d’Ivoire contre 20% du secteur public sur ces dernières années.
En cinquième lieu, la médiocrité du capital humain et son corollaire d’emploi de qualité insuffisant.
Le chômage officiel est faible, mais le sous-emploi est massif. De plus, les compétences des jeunes sont souvent inadaptées au marché du travail, limitant leur insertion dans les secteurs modernes et productifs. La croissance ivoirienne n’a pas engendré un capital humain solide. En effet, le capital humain, qui est le niveau potentiel de performance qu’un système de formation est capable d’offrir aux citoyens d’un pays, se chiffre à 38% selon la Banque Mondiale. Cela veut dire que le système de formation, de santé, d’institutions qu’on a aujourd’hui, donnera des citoyens qui vont fonctionner à 38% de leur potentiel alors que la moyenne est de 40% en Afrique contre la moyenne des pays développés qui est de 71 à 75% du potentiel des citoyens.
En sixième lieu, la corruption rampante
La corruption peut avoir plusieurs méfaits sur les populations défavorisées. Elle limite l’action publique en faveur des populations défavorisées En effet, lorsque les acteurs publics en charge de la collecte des droits et taxes en faveur de l’Etat (Impôts, Douane, Municipalités …) s’enrichissent individuellement par falsification de ces droits et taxes (fraude sur le fisc), c’est le budget de l’Etat qui en prend un coup à travers le détournement des ressources. Le financement de projets sensés améliorer les conditions de vie des populations défavorisées, est difficilement assuré, d’où une diminution des dépenses sociales. La corruption maintient les populations défavorisées dans la précarité En effet, les populations défavorisées n’ont plus qu’un accès limité aux services sociaux tels que la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité et à d’autres administrations (pour s’établir des actes administratifs comme un extrait de naissance). La corruption augmentant les coûts de transactions, la confiance de ces populations en l’administration baisse et ne trouvent donc pas l’utilité de fréquenter ces services. Ainsi, on pourrait assister au maintien de l’analphabétisme à un niveau important, l’augmentation de la mortalité, la baisse de l’espérance de vie. Mieux, la corruption favorise un faible accès à l’emploi des populations défavorisées En effet, la corruption réduit la croissance économique à travers la diminution de l’investissement privé. Si une entreprise doit verser des pots-de-vin à une administration par exemple pour obtenir des autorisations, cela pousserait au découragement et à la fuite des investisseurs. Et lorsqu’il y a déficit d’investissement, cela crée nécessairement des problèmes d’emploi.
Quelles sont donc les solutions pour que la croissance économique soit profitable à tous?
Premièrement, il faut renforcer la protection sociale
La protection sociale englobe un sous-ensemble de mesures prises par les pouvoirs publics et mises en œuvre par les services de l’État ou des organismes privés, en vue de faire face aux risques, à la vulnérabilité et à la pauvreté chronique. La protection sociale permet d’élargir l’accès aux services publics et d’accroître l’investissement dans le capital humain, en particulier dans la santé et l’éducation, ce qui contribue à augmenter la productivité et rend plus facile pour les pauvres l’exercice d’une activité rémunérée. Elle donne aux pauvres les moyens de se protéger et de préserver leurs biens en cas de choc, sauvegardant ainsi leur potentiel de création de revenus à long terme, et aussi de faire de nouveaux investissements. Les dispositifs de protection sociale permettent de combattre la discrimination et de libérer le potentiel économique. Au Bangladesh, au Brésil et en Afrique du Sud, les transferts effectués vers les femmes ont eu un impact positif sur la fréquentation de l’école, surtout par les filles. Mettre davantage de ressources entre les mains des femmes accroît leur autonomie et améliore la survie des enfants, leur état nutritionnel et leur assiduité à l’école. La protection sociale peut être source d’avantages pour des catégories qui pourraient autrement être défavorisées par certains des aspects que peut présenter une stratégie de croissance pro-pauvres, remplissant ainsi une fonction de compensation à même de susciter l’adhésion des parties prenantes aux réformes requises pour assurer l’instauration d’une croissance durable. Enfin, la protection sociale favorise la constitution d’un appareil d’État efficace et sûr, ce qui est propice à la croissance car il en résulte un renforcement de la cohésion sociale et du sentiment de citoyenneté, ainsi qu’une atténuation du risque de conflit.
Deuxièmement, adopter un Plan Marshall contre la pauvreté
Cette approche innovante de la protection sociale pourra être le résultat d'un projet de loi sur l'intégration sociale et l'autonomisation, promulgué dans le cadre du Plan Marshall contre la pauvreté. Ce plan de réforme ambitieux conçu spécifiquement pour lutter contre l'incidence persistante de la pauvreté et l'exclusion sociale dans notre pays. Il s’agira, avec l’aide de l’ANSAT de cibler les familles extrêmement pauvres et leurs verser une somme donnée pour les aider à sortir de la pauvreté par une activité génératrice de revenus. En outre, une prime d'achèvement de l'école encourage les jeunes issus de milieux défavorisés à terminer leurs études secondaires en leur offrant un prix en espèces une fois qu'ils atteignent l'âge de 18 ans. Il s’agira de privilégier les jeunes issus des zones où les taux de décrochage et de pauvreté ont tendance à être les plus élevés. Bien plus, il faut permettre à tout ivoirien ayant eu 12 /20 de moyenne de bénéficier de la bourse d’étude, en montrant les preuves de la précarité de ses parents.
Troisièmement, il faut investir dans le capital humain
« Il n’y a ni richesse ni force que d’hommes » disait déjà Jean Bodin au XVIe siècle. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié son rapport annuel sur l’indice de développement humain (IDH) pour l’année 2025. Dans le rapport intitulé « Une question de choix : les individus et les possibilités à l’ère de l’IA », datant du 6 mai 2025, la Côte d’Ivoire enregistre un Indice de Développement Humain (IDH) s’élevant à 0,582. La Côte d’Ivoire gagne dix précieuses places et occupe le 157e rang parmi 193 nations évaluées. Mais le Ghana voisin est mieux classé que la Côte d’Ivoire. Le pays était pourtant bien engagé à l’époque du père de la Nation. En effet, il est un héritage que nous devons reconnaître à Félix Houphouët-Boigny, c’est bien celui de la formation de l’homme. Très tôt, il a compris que la richesse d’une Nation ne repose pas uniquement sur la terre, le cacao ou les infrastructures, mais sur la qualité de ses fils et de ses filles. C’est ainsi qu’il a fait de l’éducation un pilier stratégique du développement ivoirien, en ouvrant écoles, lycées, centres techniques, grandes écoles et universités dans un pays encore jeune. Grâce à ce choix historique, la Côte d’Ivoire a bâti une administration solide, une élite intellectuelle compétente, des ingénieurs, des médecins, des chercheurs, des enseignants, des cadres capables d’anticiper et de conduire le progrès. Ce pari sur le capital humain fut sans doute l’un des leviers majeurs qui ont permis à notre Nation de prendre l’avance qui l’a longtemps distinguée de ses voisins. La Côte d’Ivoire doit donc investir dans l'éducation et la santé pour réduire les inégalités. Il importe de passer d’une « contrainte » à une « opportunité », de s’appuyer sur les immenses potentialités du pays et des Ivoiriens, de développer une capacité de travail, d’innovation, de « création productive », au service du secteur privé, des entreprises, du commerce, de l’artisanat, mais aussi de l’État et du service public.
En Côte d’Ivoire, 75% de la population a moins de 35 ans. La jeunesse représente donc le présent et l’avenir, et constitue une force pour demain. De ce fait, elle implique une grande responsabilité. Et l’éducation reste l’une des clés majeures de l’inclusivité sociale. Elle est la première arme de ceux qui sont issus des milieux modestes, et la première porte vers une société plus égalitaire. En outre, la modernisation de nos hôpitaux et leurs équipements pourrait permettre de réduire les inégalités et la pauvreté. C’est ainsi que les Ivoiriens verront de près les fruits de la croissance économique.
Quatrièmement, il faut réduire le poids de l’informel par la décentralisation
En Côte d'Ivoire, le secteur formel ne représente que 10 % de l'activité économique, à l'origine d'un manque de données criant sur le marché du travail. En effet, l’économie demeure largement informelle, représentant plus de la moitié du PIB et plus de 90 % des emplois. Selon l’Enquête sur le niveau de vie des ménages, 44,8 % des salariés du pays résident dans la capitale et ses environs. Avec plus de 55 % des agences bancaires ivoiriennes et des sièges de grandes compagnies d’assurance, Abidjan concentre également la quasi-totalité des activités financières et des flux monétaires du pays. La ville regroupe également 37 % des emplois du secteur tertiaire et 36,5 % de ceux du secteur secondaire. En 2025, le secteur informel représente près de 40 % du PIB, ce qui complique la mobilisation des ressources fiscales et la modernisation de l'économie. Afin de réduire cette taille du secteur informel, plusieurs facteurs ont été identifiés dans la littérature. Il s’agit entre autres des déterminants économiques et institutionnels. Nous pensons que la gouvernance de proximité (décentralisation ajustée aux préférences des populations et des collectivités locales) peut réduire sur la taille du secteur informel. D’abord, la décentralisation (gouvernance de proximité) affecte la taille du secteur informel via le contrôle du niveau de corruption. Une bureaucratie corrompue a tendance à favoriser le développement du secteur informel en échange des pots de vin. Or, la gouvernance de proximité pourrait accroître la responsabilisation et la discipline du gouvernement dans le processus de gouvernance. Ensuite, une pression fiscale élevée, réduit les marges bénéficiaires des activités économiques formellement déclarées, obligeant les agents économiques à dissimuler leurs activités afin de tirer profit. Or, les localités décentralisées se caractérisent dans la plupart des cas par un faible niveau de taux de pression fiscal, ce qui réduit en dernier ressort, le secteur informel. Enfin, on montre qu’une dépense publique de qualité sur l’éducation permet de réduire la taille du secteur informel. Dans une localité décentralisée, la capacité des populations locales à contrôler l’effectivité des actions des autorités locales est très élevée, ce qui profite à des dépenses publiques de qualité, à même de réduire le secteur informel.
Cinquièmement, lutter contre la vie chère et la corruption
L'indice du coût de la vie de 44,69 pour la Côte d'Ivoire début 2024 indiquait que le coût de la vie en Côte d'Ivoire était relativement plus élevé par rapport à d'autres pays africains, se classant comme le pays le plus cher d'Afrique parmi ceux listés sur la page au début de l'année. L’indice est tombé à 42,74 à mi-2025, marquant une légère baisse. La vie chère est entretenue, entre autres, par la corruption dans les services publics, notamment la police et la gendarmerie. La Côte d’Ivoire figure parmi les pays les plus touchés par la corruption selon les classements internationaux. En 2019, la Côte d’Ivoire a perdu environ 1400 milliards de FCFA, représentant 64% du service de la dette.
Par-dessus tout, cette amélioration du climat des affaires doit faciliter la création des marchés efficients. Ainsi, la réglementation de la concurrence pourrait engendrer des marchés plus efficients, une amélioration du bien-être du consommateur, des prix plus accessibles, et la mise sur le marché de biens et services de meilleure qualité. Ce qui suppose une facilitation de l’entrée sur le marché de nouvelles entreprises, le recul des pratiques anticoncurrentielles, et la promotion de règles de jeu équitables.
Ayoko Mensah avec sercom Pr Prao
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vendredi, 10 avril 2026 11:10
Lonaci/« Challenge social fondation Lonaci 2025 »- Voici les trois lauréats
La Fondation de la Loterie nationale de Côte d’Ivoire (Lonaci) a récompensé, jeudi 9 avril 2026 à Abidjan, les lauréats de la 8ᵉ édition du concours du meilleur reportage à caractère social dénommé « Challenge social Fondation Lonaci »,
Pour cette édition, Fatou Sylla de Fraternité Matin, Diomandé Mohamed Khalil de Rti1, et Emilienne Amangoua de Fraternité matin ont été primés.
Organisée en présence du président du conseil d’administration de la Fondation Lonaci, Dramane Coulibaly, la cérémonie a également marqué le lancement de la 9ᵉ édition de ce concours qui vise à promouvoir un journalisme engagé sur les questions sociales.
Lauréate du premier prix, Fatou Sylla, par ailleurs Super Ebony 2025, a été distinguée pour son enquête sur les explosions de gaz butane dans les ménages. Son travail met en lumière les conséquences humaines et sociales de ces drames souvent méconnus.
Le deuxième prix a été attribué à Diomandé Mohamed Khalil (représenté) pour un reportage consacré aux conséquences de l’accident vasculaire cérébral sur les patients et leurs familles, tandis que le troisième prix est revenu à Emilienne Amangoua pour son sujet sur les conditions de vie des enfants atteints de l’ulcère de Buruli.
Initiateur du concours, Dramane Coulibaly a souligné que ce concours s’inscrit dans la mission sociale de la Lonaci. « Les sujets traités par les journalistes touchent directement aux réalités sociales. Ce sont ces problématiques que la fondation prend en compte afin d’y apporter des réponses », a-t-il indiqué.
Au fil des éditions, les récompenses ont été revalorisées. Pour cette édition, le premier prix s’élève à trois millions de Fcfa, contre deux millions et un million de Fcfa respectivement pour les deuxièmes et troisième prix.
Notons que la cérémonie s’est déroulée en présence de Jean-Claude Coulibaly, président du conseil exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), partenaire de la Lonaci
B. M
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jeudi, 09 avril 2026 21:32
Amélioration dans la fourniture de l’électricité à Abidjan- Les précisions de la CIE
Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’électricité sur l’ensemble du territoire, des travaux de maintenance sont programmés sur le réseau électrique de Bingerville ce jeudi 9 avril 2026, de 8h00 à 16h00.
Ces interventions entraîneront des perturbations dans la fourniture d’électricité dans tous les quartiers de la commune.
Les équipes techniques CIE sont mobilisées et toutes les dispositions sont prises pour limiter la durée ces perturbations.
La Compagnie Ivoirienne d’Électricité présente ses excuses aux populations des zones concernées et reste à leur disposition pour toute information complémentaire via son centre de relation clients, joignable au 179, ainsi que sur ses réseaux sociaux. »
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jeudi, 09 avril 2026 20:06
Gestion de la crise du cacao /Campagne 2025–2026- « Les autorités ont procédé à l’annulation des quotas initialement accordés à certains opérateurs »( Oia- Café-cacao)
« Mesdames et Messieurs les journalistes, chers acteurs de la filière café-cacao,
Mesdames et Messieurs,
Dans le cadre de la gestion de la crise du cacao au titre de la campagne 2025–2026, marquée par l’accumulation de stocks résiduels importants dans les magasins des sociétés coopératives, l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) café-cacao tient à apporter des précisions importantes sur les évolutions récentes du processus d’enlèvement.
Cette opération nationale porte sur un volume estimé à 102 000 tonnes de cacao, réparties entre 1 430 sociétés coopératives, préalablement inventoriées par le Conseil du Café-Cacao.
Mesdames et Messieurs,
Je m’adresse à vous aujourd’hui avec un sens élevé de responsabilité, mais également avec une volonté claire de vérité et de clarification.
La crise que traverse la filière café-cacao est une crise réelle, profonde, et lourde de conséquences pour nos producteurs.
Pendant plusieurs mois :
• des stocks sont restés immobilisés,
• des revenus sont restés bloqués,
• des familles ont été fragilisées.
I. Une décision majeure des plus hautes autorités de l’État
L’OIA café-cacao tient à exprimer sa profonde reconnaissance à l’Exécutif ivoirien, pour la décision hautement stratégique prise en vue de recentrer les efforts sur les stocks détenus par les producteurs.En effet, les autorités ont procédé à l’annulation des quotas initialement accordés à certains opérateurs, à savoir :
• SITAPA, pour un volume de 29 360 tonnes ;
• TRANSCAO, pour un volume de 15 000 tonnes.
Cette décision forte traduit clairement la volonté de l’État de prioriser les producteurs et les sociétés coopératives, directement impactés par la crise.
II. Conséquence directe : réallocation au profit de l’OIA
Suite à cette décision, une nouvelle orientation opérationnelle a été définie.
Ainsi, en date du 08 avril 2026, le Conseil du Café-Cacao a officiellement notifié à l’OIA café-cacao l’attribution d’un quota complémentaire de 23 830 tonnes de cacao.Ce quota constitue une réallocation directe consécutive à l’annulation des volumes précédemment affectés à SITAPA et TRANSCAO.
Après consultation des principaux acteurs de la filière, l’OIA a accepté ce quota dans un esprit de responsabilité et d’engagement au service des producteurs.
III. Clarification majeure : point d’atterrissage de la gestion des stocks résiduels
L’OIA tient aujourd’hui à faire une déclaration claire, responsable et sans ambiguïté :
• La gestion des stocks résiduels va se solder sur le quota des 23 830 tonnes à enlever.
Je le dis avec solennité :
• Le traitement des stocks résiduels arrive à son terme à travers l’enlèvement des 23 830 tonnes attribuées à l’OIA.
Cela signifie que :
• ce volume constitue le cadre final de l’opération de déstockage,
• il représente la dernière phase opérationnelle de gestion de la crise des stocks résiduels,
• et son exécution marquera la clôture de ce processus spécifique.
IV. Accélération des opérations et sortie progressive de crise
L’OIA informe l’ensemble des acteurs de la filière que :
les opérations d’enlèvement des 23 830 tonnes seront engagées dans les tout prochains jours, avec une accélération significative.
Cette dynamique permettra :
• de réduire fortement les stocks encore immobilisés,
• de soulager les producteurs,
• et d’amorcer une sortie concrète et visible de la crise.
V. Perspectives de la campagne intermédiaire
L’OIA invite l’ensemble des acteurs à se mobiliser pleinement pour la réussite de la campagne intermédiaire du cacao.
Nous restons confiants quant :
• à l’évolution des cours internationaux,
• à la résilience des producteurs,
• et à la capacité collective de relance de la filière.
L’OIA tient également à saluer l’effort exceptionnel consenti par Son Excellence le Président de la République, qui a mobilisé des ressources importantes issues du fonds de réserve (231 milliards) afin de porter le prix bord champ à 1 200 FCFA/kg au lieu de 900 FCFA correspondant au 60% du prix CAF, en soutien aux producteurs.
VI. Message à la filière
L’OIA café-cacao adresse :
• ses remerciements appuyés aux autorités de l’État pour leur engagement ;
• sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs de la filière pour leur patience ;
• un appel à la cohésion, à la responsabilité et à la mobilisation collective.
Conclusion
La décision d’annulation des quotas de SITAPA et TRANSCAO, suivie de la réallocation des volumes au profit de l’OIA, constitue une étape décisive dans la résolution de la crise.
La gestion des stocks résiduels entre désormais dans sa phase finale, structurée autour du quota des 23 830 tonnes à enlever.
L’OIA réaffirme sa détermination à œuvrer pour une filière plus équitable, plus transparente et durablement stabilisée.
Je vous remercie de votre aimable attention. »
Fait à Abidjan, le 09 avril 2026
Le Président de l’OIA Café-Cacao
M. Siaka Diakité
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jeudi, 09 avril 2026 19:34
Gestion des stocks résiduels inventoriés du cacao- Dénouement heureux entre l’Oia Café-Cacao et le Conseil café -cacao
Le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Konén et les responsables de l’Oia Café- Cacao ont animé ce 09 Avril 2026, un point de presse conjoint. C’était l’auditorium de l’immeuble de la Caisstab au Plateau. A l’occasion, M. Bruno Koné a déclaré que « la page de la crise du cacao est tournée avec la gestion des stocks résiduels inventoriés. Désormais il vous faut vous engager dans la campagne intermédiaire et partant la prochaine campagne principale de commercialisation du cacao. »
Le ministre a précisé que cette crise dépasse le cadre national. « La crise n’est pas ivoirienne à la base. Elle est mondiale », a-t-il souligné, évoquant la forte volatilité des cours internationaux. Selon lui, les prix ont connu une chute importante, passant de 8 000 à 1 700 Fca, rendant nécessaire un ajustement. Il a toutefois rappelé que le prix de 1 200 Fcfa fixé pour la campagne intermédiaire reste « l’un des meilleurs pratiqués depuis les années 2000 », saluant à cet effet la décision du président Alassane Ouattara.
Par ailleurs, le ministre Koné Bruno n’a pas manqué d’annoncer aux acteurs de la filière, la ténue très prochaine d’une importante rencontre sur l’avenir de la filière café- Cacao. Avec la participation des experts, des industriels, acheteurs et avec une place de choix aux producteurs.
Intervenant lors de cette rencontre animée par le vice-président de l’Organisation interprofessionnelle agricole café-cacao (Oia Café-Cacao), Obed Blondé Doua, dans son exposé liminaire au nom du président de l’Oia Café-Cacao, Siaka Diakité, a indiqué que la crise a été marquée par l’accumulation de 102 000 tonnes de cacao non écoulées, réparties entre 1 430 coopératives, avec de lourdes conséquences pour les producteurs. Il a salué les mesures prises par l’État, notamment l’annulation de quotas attribués à certaines entreprises, dont SITAPA (29 360 tonnes) et TRANSCAO (15 000 tonnes), afin de privilégier les acteurs directement impactés.
Dans cette dynamique, un quota complémentaire de 23 830 tonnes a été réattribué à l’Oia Café-Cacao par le Conseil du Café-Cacao, le 8 avril 2026. Ce volume constitue, selon M. Doua, « la dernière phase opérationnelle » du processus de déstockage.
« L’exécution de ce quota marquera la clôture de la gestion des stocks résiduels », a-t-il affirmé, précisant que cette décision stratégique vise à recentrer les efforts sur les producteurs et leurs coopératives. On notait à cette rencontre la participation du Dg du Conseil café- Cacao ; Yves Koné Brahima qui a invité les acteurs à s’engager véritablement dans le bon déroulement de la campagne intermédiaire qui est en cours.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Le ministre Koné Bruno , des membres de son cabinet, le Dg du Conseil café-cacao, Yves Koné Brahima et le président de l’Oia-Café-Cacao, Siaka Diakité
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jeudi, 09 avril 2026 06:49
Rencontre avec les structures sous tutelle- Koné Bruno en visite au Cnra, à l’écoute des enjeux de la recherche agronomique
En visite au Centre National de Recherche Agronomique ( Cnra), le mercredi 8 avril 2026 à Adiopodoumé, le ministre Bruno Nabagné Kone a échangé avec les responsables de l’institution afin de mieux cerner ses réalités opérationnelles. Selon la page facebook du ministère et l’Aip, Il a félicité et encouragé la direction générale du Centre national de recherche agronomique (Cnra) conduite par Pr Abdourahamane Sangaré, pour la qualité du travail abattu.
« Mon premier mot pour vous et vos collaborateurs, c’est des mots de félicitations en tant que ministre aujourd’hui de l’Agriculture et membre du gouvernement. Et nous pouvons voir aujourd’hui dans les résultats atteints pour la Côte d’Ivoire par la grande qualité du travail d’accompagnement et de recherche que vous faites ici » a indiqué M. Koné Bruno. Cette visite s’inscrit dans le cadre de sa tournée dans les directions et services sous son autorité, a-t-il révélé. Il s’agissait de prendre contact avec les premiers responsables des services, de connaître leurs collaborateurs, et surtout de prendre connaissance de leurs conditions de travail.
« Nous sommes premier producteur mondial de cacao, de cajou et ce n’est pas par hasard (…) Tout ce que nous pouvons vous demander, c’est de continuer à travailler pour que ces positions se renforcent, se consolident et s’améliorent » a-t-il ajouté.
Il a réaffirmé l’engagement de l’État à renforcer les moyens du Cnra pour accompagner la transformation durable de l’agriculture ivoirienne.
À l’issue des échanges, le ministre a formulé plusieurs orientations, notamment sur la mise en place d'un conseil d'orientation scientifique, la valorisation des chercheurs et la sécurisation du foncier. Il a insisté sur la nécessité d’un inventaire rigoureux des documents fonciers et de la régularisation des parcelles, notamment par l’obtention de l’ACD.
Saluant la contribution du Cnra, il a rappelé que ses défis s’inscrivent pleinement dans les priorités du ministère que sont la souveraineté alimentaire, la compétitivité, le financement, la sécurisation foncière, la durabilité, la transformation et l’amélioration des conditions de vie des producteurs.
Créé en avril 1998, le Cnra est le chef de file de la recherche agronomique en Côte d’Ivoire. Ses travaux couvrent les productions végétales et animales, ainsi que la conservation des produits, à travers cinq directions régionales implantées sur l’ensemble du territoire.
Elysée Koffi
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