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mercredi, 08 avril 2026 21:01
17e Conférence des présidents de l’Apf- Patrick Achi se félicite « Nous avons débattu d’un certain nombre de questions qui touchent la région francophone d’Afrique »
Lomé capitale du Togo a été du 7 au 9 avril 2026 la capitale des Assemblées nationales d’Afrique francophone. De fait, la ville a accueilli durant ces 3 jours la 17e Conférence des présidents d’Assemblée de la région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf).
La cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre a eu lieu ce mercredi 8 avril 2026 à l’hôtel 2 février de Lomé en présence du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Patrick Achi. Cette cérémonie d’ouverture a été suivie de plusieurs autres travaux dont un huis clos des présidents d’Assemblée nationale de la région Afrique de l’Apf.
A l’issue de cette journée, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne s’est dit satisfait de la qualité de ces rencontres entre parlementaires d’Afrique francophone. « Nous avons débattu d’un certain nombre de questions qui touchent la région francophone d’Afrique en particulier des sujets portant sur l’économie, les questions sécuritaires, politiques, sur les grandes mutations du monde actuellement et leurs impacts géostratégiques sur nos pays. Ces échanges ont été extrêmement enrichissants », a fait savoir le président de l’Assemblée nationale.
A la tête de la plus importante délégation venue au Togo, Patrick Achi qui était accompagné de députés et de sénateurs ivoiriens a par ailleurs accordé plusieurs audiences à Lomé. Il s’est notamment entretenu avec ses homologues du Sénégal, de la Mauritanie, du Tchad et du Bénin. « Nous avons traduit notre volonté de renforcer la relation entre notre parlement et les leurs ainsi que le renforcement des relations entre nos deux pays », a dit le président de l’Assemblée nationale au sujet de ces audiences.
Cette 17e Conférence des présidents d’Assemblée de la région Afrique de l’Ap a été le lieu pour les parlementaires francophone de réaffirmer la nécessité pour leurs institutions de renforcer la synergie de leurs actions en faveur des populations.
« Face aux nombreux défis auxquels est confrontée la région Afrique, nos parlements doivent devenir des institutions législatives plus innovantes en vue d’être en phase avec les réalités et aspirations de nos peuples », a assuré Prof.Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo à l’ouverture des travaux.
L’Assemblée parlementaire de la Francophonie existe depuis 1967 et compte plus de 90 membres repartis sur les cinq continents et issus de parlements ou d’organisations interparlementaires. Elle a notamment pour but de renforcer les liens entre les parlements des pays francophones et œuvre pour la promotion de la démocratie et de la diversité culturelle.
Mafoumgbé B avec sercom
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mercredi, 08 avril 2026 20:27
Journée Mondiale de l’Eau 2026 - La Sodeci mobilisée pour l’accès durable à l’eau face aux défis climatiques et urbains
Célébrée chaque année le 22 mars sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, la Journée mondiale de l’eau constitue un moment clé pour sensibiliser les États, les institutions et les populations à l’importance stratégique de l’eau dans le développement durable. Pour l’édition 2026, le thème met un accent particulier sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, reconnaissant le rôle central qu’elles jouent dans la gestion de l’eau au sein des ménages et des communautés.
Dans ce contexte, la Société de distribution d’eau de la Côte d’Ivoire (Sodeci) réaffirme son engagement quotidien en faveur d’un accès durable et équitable à l’eau potable, levier essentiel d’amélioration des conditions de vie et de résilience face aux effets du changement climatique. En Côte d’Ivoire, l’accès sécurisé à l’eau demeure un enjeu structurant pour la santé publique, l’autonomisation économique des femmes et la stabilité sociale, notamment dans les zones à forte croissance démographique.
Dans cette dynamique, Amédé Kouakou Koffi, ministre de l’Hydraulique, de l’assainissement et de la salubrité, a effectué le 23 mars 2026 une visite de travail au centre de supervision de la Sodeci situé à Abidjan, dans le cadre de la tournée des structures placées sous la tutelle de son département.
Cette visite avait pour objectif de s’imprégner du fonctionnement opérationnel du dispositif national de distribution d’eau potable, aussi bien dans le Grand Abidjan que dans les villes de l’intérieur du pays, afin d’identifier les leviers permettant d’améliorer durablement la qualité et la continuité du service.
Au cours des échanges avec la haute direction de la Sodeci, en présence du président du Conseil d’administration, du Directeur général et des membres du comité de direction, le ministre a pu prendre connaissance des mécanismes de pilotage et de supervision du réseau, ainsi que des dispositifs déployés pour garantir une distribution fiable et optimale de l’eau potable aux populations.
Cette rencontre a également permis de dresser un état des lieux du secteur, dans un contexte marqué par la croissance démographique, l’urbanisation rapide et les défis climatiques, qui exigent une gestion toujours plus efficiente de la ressource en eau.
À l’issue de cette visite, le ministre Amédé Kouakou Koffi a donné des orientations claires visant à renforcer la performance du service public de l’eau, tout en consolidant les efforts engagés pour garantir aux populations ivoiriennes un accès durable, inclusif et sécurisé à l’eau potable. À travers ses innovations opérationnelles et ses engagements, la Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer pleinement aux objectifs de développement durable, notamment ceux liés à l’égalité des genres, à la gestion responsable de l’eau et à la résilience face aux changements climatiques.
Notre réponse aux défis : Expertise et transparence
La gestion durable de l’eau représente aujourd’hui un défi majeur face aux fortes pressions démographiques, urbaines et climatiques que connaît notre pays. Pour garantir un service fiable y compris dans des environnements urbains en forte croissance, la Sodeci mobilise son savoir-faire technique et opérationnel. Dans le cadre de notre démarche de transparence et pour répondre aux préoccupations actuelles de nos abonnés, nos équipes interviennent sans relâche pour : Assurer la maintenance et la modernisation des infrastructures hydrauliques, effectuer des interventions rapides en cas d’incident sur les réseaux d’une part, et garantir une surveillance permanente de la qualité de l’eau d’autre part.
La préservation de la ressource : Un défi collectif
Face à la période chaude, la préservation de la ressource nécessite l’implication de tous : institutions, entreprises et citoyens. La Sodeci mène des actions de sensibilisation pour encourager des écogestes simples qui consistent à réparer rapidement les fuites d’eau à domicile et éviter le gaspillage lors des usages domestiques. Car, chaque geste compte pour préserver l’eau, qui est une ressource vitale et un patrimoine commun.
À l’occasion donc de cette Journée mondiale, la Sodeci rappelle que l’eau est une ressource précieuse qui doit être protégée et utilisée avec responsabilité, afin de garantir aux générations présentes et futures un accès durable. Elle réaffirme sa volonté de poursuivre ses efforts pour améliorer en permanence la qualité du service rendu, renforcer la performance de ses infrastructures et promouvoir une gestion responsable et durable. À travers l’engagement de ses équipes, elle demeure pleinement mobilisée pour relever les défis liés à l’eau et contribuer à un avenir durable pour la Côte d’Ivoire.
B. M
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mercredi, 08 avril 2026 20:21
Pour renforcer l’employabilité des étudiants en logistique- AGL CÔTE D’IVOIRE signe un partenariat avec l’Institut supérieur Louis Le Grand de Bouaké
AGL Côte d’Ivoire a signé le 2 avril 2026, un partenariat avec l’Institut supérieur Louis Le Grand (LLG) de Bouaké, marquant son engagement en faveur du renforcement de l’employabilité des jeunes et du développement des compétences dans le secteur du transport et de la logistique. Cet accord a été officialisé à l’occasion d’une visite pédagogique organisée au sein de la nouvelle plateforme logistique d’AGL à Bouaké, qui a accueilli 50 étudiants en deuxième année de BTS Logistique, accompagnés de leurs encadreurs académiques.
Ce partenariat vise à créer des passerelles concrètes entre la formation académique et les exigences du monde professionnel. Il prévoit notamment la mise en place d’opportunités de stages école et pré-emploi, l’intervention de professionnels et d’experts d’AGL dans les parcours pédagogiques de l’institut, ainsi que l’identification et l’accompagnement de profils à fort potentiel au sein de la filière BTS Transport et Logistique. Au cours de cette journée, les étudiants ont été immergés au sein des entrepôts d’AGL, sur une surface de près de 5 000 m², dans un contexte marqué par le lancement de la campagne cajou, afin de découvrir les principales étapes de la chaîne logistique, notamment la manutention, l’entreposage, l’empotage, le stockage et la pesée. Ils ont également bénéficié d’une immersion au sein de SITARAIL, filiale ferroviaire du groupe, leur permettant de mieux appréhender les enjeux du transport multimodal et de la gestion des flux.
Cette expérience terrain leur a offert une compréhension concrète des standards du secteur et du rôle structurant de la logistique dans le développement économique du pays. « Nous sommes ravis de cette collaboration avec l’Institut Supérieur Louis Le Grand de Bouaké. Elle permet aux étudiants de découvrir concrètement nos métiers et de se préparer à une carrière prometteuse dans la logistique. Car la logistique de demain est en train de se construire. Elle sera plus digitale, plus connectée, plus exigeante, mais aussi plus responsable. Et cette transformation ne se fera pas sans la nouvelle génération : elle se fera avec elle, pour elle. C’est pourquoi l’employabilité des jeunes à l’échelle nationale n’est pas pour nous un sujet secondaire, mais un engagement durable. », a déclaré Yolande OGA, Directrice des Ressources Humaines d’AGL Côte d’Ivoire.
« Ce partenariat renforce l’adéquation entre notre offre de formation et les exigences du marché et ouvre de nouvelles perspectives pour nos étudiants. Nous saluons l’engagement et l’impact d’AGL en faveur du développement des compétences et de l’insertion professionnelle des jeunes », a indiqué Traoré Bamoudien, fondateur de l’Institut supérieur LLG de Bouaké. À travers ce protocole d’accord et cette visite pédagogique, AGL Côte d’Ivoire réaffirme son engagement en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes, en contribuant activement à révéler les talents sur l’ensemble du territoire et à leur offrir les moyens de transformer leur potentiel en opportunités concrètes d’insertion professionnelle, au service du développement économique de la Côte d’Ivoire.
B. M
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mercredi, 08 avril 2026 17:44
Présidence du Conseil d’administration du Conseil coton anacarde karité- M. Ouattara Blidia passe le flambeau à M. Ehui Kouassi Jérôme
Le Conseil coton anacarde karité ouvre un nouveau chapitre de son histoire à l'occasion de la cérémonie officielle de passation de charges à la tête de son Conseil d'administration. Cette passation intervient suite à la fin du mandat de M. Ouattara Blidia Alain Hyacinthe. Cet acte majeur de gouvernance consacre la transmission de responsabilité entre le président sortant et son successeur, M. Ehui Kouassi Jérôme, dans un esprit de continuité, de stabilité institutionnelle et d'engagement. M. Ouattara Blidia Alain Hyacinthe laisse l'image d'un dirigeant qui aura durablement marqué l'évolution et le rayonnement du Conseil.
Quant au nouveau président, M. Ehui Kouassi Jérôme, il est reconnu pour son expertise dans la finance, la gouvernance et le développement économique, prend les rênes avec la ferme volonté de poursuivre la dynamique de performance et d'innovation.
À la tête de Versus Bank, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI) et vice-président du patronat ivoirien, il entend renforcer la gouvernance du Conseil coton anacarde karité, soutenir ces filières pour un mieux-être des acteurs de la chaîne de valeur.
Cette transition symbolise la continuité d'un projet de développement ambitieux et la volonté du Conseil de valoriser durablement le potentiel des filières coton, anacarde et karité pour des producteurs prospères à l'horizon 2030. Le flambeau est désormais entre de nouvelles mains, avec la promesse d'un avenir plus ambitieux et inclusif pour les communautés rurales ivoiriennes des zones de production du coton, de l’anacarde et karité. Il est bon de préciser que cette cérémonie de passation des charges a eu lieu sous la présidence effective du Dr Kouadio Adama, inspecteur général du Ministère de l’agriculture du développement rural et des productions vivrières.
Bamba M
Légende photo : M. Ehui Kouassi Jérôme, Pca entrant à gauche et M. Ouattara Blidia Alain Hyacinthe le Pca sortant à l’extrême droite au centre Dr Kouadio Adama, inspecteur général du Minaderpv
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mercredi, 08 avril 2026 06:36
Ouverture de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale du Togo- Patrick Achi : « Nous devons faire de la diplomatie parlementaire un levier plus fort de paix et de développement entre nos deux pays »
La première session ordinaire 2026 de l’Assemblée nationale du Togo s’est ouverte le mardi 7 avril 2026 au Palais de l’Assemblée de Lomé. Au nombre des présidents de parlements invités à cette cérémonie solennelle, le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Patrick Achi.
A la tribune du Palais de l’Assemblée nationale à Lomé, a souligné l’importance pour les parlements africains de jouer un rôle plus important face aux défis auxquels font face les pays africains.
Au nombre de ces défis, l’ancien Premier ministre ivoirien a ainsi cité, la fragilité sécuritaire dans la sous-région, l’intensification des rivalités entre les puissances et le retour des conflits durables, les mutations technologiques ou encore les questions de changements climatiques
« Dans ces périodes de mutation, le parlement n’est pas seulement lieu de délibération. Nos assemblées doivent être des lieux d’exigence, de responsabilité et de fidélité à l’intérêt général. Elles doivent contribuer à la stabilité de nos Etats, à la qualité de la décision publique et à la confiance de nos concitoyens », a déclaré Patrick Achi.
A la tête d’une importante délégation de parlementaires ivoiriens, le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de souligner l’excellence des relations entre la Côte d’Ivoire et le Togo tant sur les plans politiques qu’économiques. Il a ainsi rappelé que le volume des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le Togo a dépassé la barre des 190 milliards de Francs CFA en 2025.
« Dans ce mouvement, la coopération entre nos deux assemblées, a un rôle stratégique à jouer pour consolider le cadre législatif qui favorise ces dynamiques économiques (…) Nous devons aussi faciliter le partage d’expérience, les initiatives conjointes et faire de la diplomatie parlementaire un levier plus fort de paix et de développement entre nos deux pays et dans notre région », a souhaité Patrick Achi qui s’est félicité de « l’histoire ancienne et fraternelle qui relie la Côte d’Ivoire et le Togo ».
Outre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, une dizaine de présidents de parlement de pays africains ont pris la parole à cette rencontre. Tous ont souligné l’importance du renforcement de la coopération entre les parlements du continent. Dans le même sens, Prof. Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo a indiqué que, « la diplomatie parlementaire n’est plus une option ».
Pour cette 1ère session ordinaire, 13 projets de loi sont inscrits au programme des 113 députés du Togo. Ces projets couvrent des questions telles que le développement de l’écosystème d’innovation au Togo ; le contentieux des infractions à la réglementation des relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA ,la lutte contre la pollution la protection de l’environnement marin, ou encore, la sécurité nucléaire.
Bamba Mafoumgbé
Légende photo : Le président de l’Assemblée nationale Patrick Achi à son arrivée à Lomé ( Photo : DR)
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mardi, 07 avril 2026 19:55
Solidarité à Kongoué Kouadiokro- Messamba Bamba offre du matériel de sonorisation à l’église Cma
L’ancien directeur général des Cultes, Messamba Bamba et ses frères, ont offert, dimanche 5 avril 2026, du matériel de sonorisation à l’église de l’Alliance chrétienne et missionnaire (Cma) de Kongoué Kouadiokro, localité située dans le département de Didiévi. L’information est rapportée par le correspondant locale de l’Aip.
Selon cette source, ce don vise à renforcer les capacités de communication de la communauté chrétienne de la localité, en facilitant la diffusion des messages lors des cultes et autres activités religieuses.
Pour les donateurs, cette action s’inscrit dans une dynamique de soutien à l’Église et de contribution à l’édification spirituelle des fidèles. Elle illustre également l’importance de la solidarité et de la reconnaissance au sein de la société. Les responsables de l’église bénéficiaire ont salué ce geste, qui permettra d’améliorer les conditions de célébration et de renforcer l’impact des enseignements auprès des fidèles.
Ayoko Mensah
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mardi, 07 avril 2026 19:36
Gestion des frontières- Les membres de la Pecogef en conclave à Abidjan
Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire abrite depuis ce 07 avril et ce jusqu’ au 10 du même mois, l’assemblée générale de la Plateforme d’échanges et de coordination de la gestion des espaces frontaliers (Pecogef). A l’ouverture des travaux, dans un complexe hôtelier, le ministre délégué en charge de l’Intégration et des ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, a dit que la Pecogef s’affirme aujourd’hui comme un instrument stratégique régional, capable de porter une vision commune et de proposer des réponses concrètes, innovantes et adaptées aux défis complexes auxquels font face nos zones frontalières.
Pour M. Adama Dosso, les enjeux majeurs, notamment la persistance des menaces sécuritaires, les trafics illicites et les mobilités non maîtrisées, les tensions communautaires, la vulnérabilité socio-économique des populations, et les déficits en infrastructures et services de base, sont aussi porteurs d’opportunités : « Ils nous invitent à repenser nos frontières non plus comme des lignes de séparation, mais comme de véritables espaces d’intégration, de coopération et de développement partagé ».
Par, ailleurs, il a rappelé que le gouvernement ivoirien a engagé une réforme structurante de la gouvernance des frontières, à travers l’adoption, le 05 juin 2025, de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières (Pngif-CI) : « Ce document stratégique constitue une véritable boussole nationale. Il vise à faire de nos frontières des espaces sécurisés, pacifiés, mieux gouvernés, et vecteurs de développement pour les populations. C’est dans cette dynamique que la PECoGEF apparaît comme un levier stratégique majeur, capable de rapprocher les États, les institutions et les populations ».
Bien avant, le président du Pecogef, Francis Langumba Keili de la Sierra Leone, a souligné que cette Assemblée générale a pour objectif principale de consolider l’ancrage institutionnel de la Plateforme en validant ses textes proposés, en structurant ses mécanismes de gouvernance et en adoptant une stratégie régionale intégrée de mobilisation des ressources, en cohérence avec les priorités continentales en matière de paix, de sécurité et de développement territorial.
Quant au secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (Cnf- CI), Diakalidia Konaté, par ailleurs secrétaire exécutif de la Pecogef, il en a appelé aux États membres, aux institutions régionales, et aux partenaires techniques et financiers à faire de la Pecogef une priorité stratégique régionale : « Car investir dans les frontières, ce n’est pas investir en périphérie. C’est investir au cœur même de la stabilité de nos États. Si nous échouons aux frontières, nous fragilisons nos États. Mais, si nous réussissons aux frontières, nous construisons l’intégration africaine ».
Aussi, le préfet Hors grade Konaté Diakalidia, n’a pas manqué d’ajouter : « Nous n’ouvrons pas seulement une assemblée générale, mais nous engageons une nouvelle étape de l’intégration ouest africaine »
Au nom des partenaires techniques et financiers, David Preux, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) en Côte d’Ivoire, a réaffirmé leur volonté à contribuer à une gouvernance frontalière plus harmonisée, résiliente et davantage centrée sur la sécurité humaine et le développement.
Bamba Mafoumgbé
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lundi, 06 avril 2026 21:23
Les Mardis de Nk- Refonder le pacte civique ivoirien
Valeurs républicaines, responsabilité citoyenne et exigence collective au cœur du développement durable_
La Côte d’Ivoire s’élève, s’affirme, rassure. Elle construit ses routes comme on trace des lignes de confiance, elle dresse ses ponts comme on relie des destins, elle attire les regards comme une promesse en devenir. Mais derrière cette architecture visible, une question plus silencieuse se pose, presque à voix basse : sur quel sol moral repose cette dynamique ?
Car toute nation qui avance sans interroger ses fondations ressemble à un arbre dont les racines s’effacent sous la terre. Et lorsque les racines s’affaiblissent, la première tempête révèle la fragilité de la hauteur.
Il existe, dans la trajectoire des peuples, une vérité souvent négligée : ce ne sont pas les nations les plus riches qui durent, mais celles qui savent ce qu’elles doivent respecter. Le développement, dans son sens le plus exigeant, n’est pas une accumulation de richesses visibles. Il est d’abord une discipline invisible. Une manière d’habiter ensemble un espace commun en acceptant des règles qui nous dépassent. Une capacité à faire primer le collectif sur l’immédiat, le durable sur le rentable, l’intégrité sur la facilité.
La Côte d’Ivoire contemporaine offre une image dynamique. Les indicateurs économiques progressent, les infrastructures s’étendent, l’investissement s’intensifie. Mais toute croissance pose une question essentielle : que devient l’âme du pacte qui soutient cette progression ? Car un pays peut se transformer sans se structurer. Il peut se moderniser sans se moraliser. Il peut croître sans se consolider.
Le pacte civique, dans cette perspective, n’est ni un concept abstrait ni un slogan institutionnel. Il est une respiration collective. Un accord tacite entre les citoyens et la République. Une promesse silencieuse que chacun fait à l’autre : respecter ce qui nous protège tous, même lorsque personne ne regarde. Ce pacte ne se signe pas dans les textes, il s’éprouve dans les comportements. Il vit dans les gestes du quotidien : la probité dans l’exercice d’une fonction, la rigueur dans la gestion d’un bien public, le respect des règles même lorsqu’elles semblent contraignantes.
Lorsque ce pacte est solide, la société devient stable comme une pirogue bien équilibrée sur le fleuve. Mais lorsqu’il s’effrite, les institutions elles-mêmes deviennent vulnérables. Non pas parce qu’elles disparaissent, mais parce qu’elles cessent d’être respectées. Et une institution que l’on contourne perd progressivement sa force symbolique, puis sa capacité d’action.
La Côte d’Ivoire ne traverse pas une crise ouverte de ses valeurs. Elle fait face à quelque chose de plus insidieux : une érosion lente, presque imperceptible, des exigences civiques. Une dérive qui ne s’annonce pas, qui ne se revendique pas, mais qui s’installe dans les habitudes. Comme une fissure dans un mur que l’on ne remarque pas immédiatement, mais qui, avec le temps, fragilise toute la structure.
Cette dérive se manifeste dans la banalisation des écarts, dans la tolérance implicite de pratiques irrégulières, dans l’acceptation progressive du contournement des règles comme norme sociale. Elle se nourrit de cette idée dangereuse selon laquelle l’intérêt individuel peut se substituer à l’intérêt collectif sans conséquence. Or, aucune société ne peut durablement fonctionner sur cette confusion.
Les institutions, quant à elles, ne tiennent pas seulement par leur existence juridique. Elles tiennent par le respect qu’elles inspirent. Une institution respectée est une institution forte, même avec des moyens limités. Une institution constamment contestée, délégitimée ou instrumentalisée devient fragile, même lorsqu’elle est formellement solide. Le respect des institutions n’interdit pas la critique. Il l’exige même. Mais une critique utile est une critique qui construit, qui éclaire, qui améliore. Non une critique qui détruit sans proposer, qui délégitime sans responsabilité.
La citoyenneté, dans ce contexte, ne peut être réduite à la revendication de droits. Elle est d’abord une exigence de devoirs. Être citoyen, c’est accepter de participer à l’équilibre collectif. C’est comprendre que chaque comportement individuel a une conséquence collective. C’est refuser de contribuer, même indirectement, à l’affaiblissement du bien commun.
Une société où chacun exige sans s’engager devient instable. Elle ressemble à un marché où tout le monde réclame sans jamais produire. À l’inverse, une société où chacun assume sa part de responsabilité devient résiliente. Elle peut traverser les crises, absorber les chocs, se réinventer sans se désagréger.
Mais aucune refondation du pacte civique ne peut réussir sans exemplarité. L’exemplarité n’est pas un supplément moral. Elle est une condition de crédibilité. Lorsque ceux qui incarnent l’autorité publique donnent le sentiment de s’affranchir des règles, ils fragilisent l’ensemble du système. Car le citoyen observe, compare et ajuste son comportement en conséquence.
Un discours sans incarnation perd sa force. Une règle sans modèle perd son sens. L’exemplarité agit comme une lumière : elle éclaire le chemin et rend possible l’adhésion. Sans elle, la norme devient abstraite, distante, inefficace.
C’est pourquoi l’éducation civique constitue un levier fondamental. Les valeurs ne se décrètent pas, elles se transmettent. Elles s’apprennent dans les familles, se structurent à l’école, se consolident dans la société. L’école, en particulier, doit redevenir un espace où l’on n’enseigne pas seulement des savoirs techniques, mais une manière d’être au monde. Apprendre à respecter, à écouter, à différer ses intérêts, à comprendre la notion de bien commun : voilà des apprentissages aussi essentiels que les disciplines académiques.
Mais l’éducation civique ne peut reposer uniquement sur l’école. Elle est une responsabilité partagée. La famille pose les premières pierres. La société façonne les comportements. Les institutions donnent le cadre et l’exemple. Lorsque ces trois dimensions sont alignées, le pacte civique se renforce naturellement. Lorsqu’elles sont dissonantes, il se fragilise.
Le numérique, dans ce paysage, joue un rôle ambivalent. Il est à la fois un accélérateur et un révélateur. Les réseaux sociaux amplifient les comportements, diffusent les opinions, structurent les perceptions. Ils peuvent devenir des vecteurs de désinformation, de radicalisation, d’irrespect. Mais ils peuvent également être des outils puissants de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation positive.
Tout dépend de l’usage. Une société consciente maîtrise ses outils et les oriente vers le progrès. Une société distraite les subit et en amplifie les dérives. Le numérique n’est ni bon ni mauvais en soi. Il est le miroir de la maturité collective.
Dans cette quête de refondation, la Côte d’Ivoire dispose d’une boussole historique précieuse : l’houphouëtisme. Non pas comme un héritage figé, mais comme une méthode vivante. Une manière d’appréhender la gouvernance fondée sur la paix, le dialogue, la responsabilité et la recherche constante de l’équilibre. Félix Houphouët-Boigny avait compris que la stabilité durable ne repose pas sur la contrainte, mais sur l’adhésion. Que la paix n’est pas un état passif, mais une discipline active.
Refonder le pacte civique ivoirien, c’est donc revenir à cette exigence : faire de la paix une pratique quotidienne, du dialogue une méthode permanente, de la responsabilité une norme collective.
Mais cette refondation ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. Elle engage l’ensemble de la société. L’État doit être juste, lisible et crédible. Les partis politiques doivent élever le niveau du débat et privilégier l’intérêt national. Les médias doivent informer avec rigueur et responsabilité. Les citoyens doivent agir avec conscience. Et la jeunesse, surtout, doit porter une nouvelle exigence, une nouvelle manière d’habiter la République.
Car au fond, la question n’est pas seulement de savoir si la Côte d’Ivoire continuera à se développer. Elle est de savoir comment elle se développera. Sur quelles valeurs. Avec quelle exigence. Pour quel horizon.
Une nation forte n’est pas celle qui construit le plus vite. C’est celle qui respecte le mieux ce qu’elle construit. Une République durable n’est pas celle qui accumule les moyens. C’est celle qui élève les consciences.
Le véritable défi n’est donc pas technique. Il est moral. Il est civique. Il est collectif.
Refonder le pacte civique ivoirien, c’est remettre l’essentiel au centre. C’est comprendre que le développement n’est pas seulement une affaire de routes, de chiffres ou de projets. C’est une affaire de. conscience.
Et aucune nation ne peut durablement avancer si elle oublie ce qui la tient debout.
Par Norbert KOBENAN
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lundi, 06 avril 2026 21:13
Paquinou 2026- Le Conseil coton anacarde karité fait rayonner l'anacarde au cœur des gares routières
À l’occasion du traditionnel Paquinou édition 2026, période de fort flux migratoire vers l’intérieur du pays en Côte d’Ivoire, le Conseil Coton Anacarde Karité a déployé l’opération « Paquinou Cajou Yofê » du 2 au 4 avril dans les gares UTB d’Adjamé, Yopougon, Yamoussoukro et Bouaké.
L’objectif est clair et précis : rapprocher les produits dérivés de l’anacarde des consommateurs, sensibiliser les producteurs sur les bonnes pratiques agricoles, l’importance d’utiliser les bons sacs en jute, le respect du prix et les dangers liés à la fuite des produits aux frontières.
Dans un contexte où la Côte d’Ivoire demeure leader mondial de la production de noix brutes de cajou, le constat est que la consommation locale reste encore à développer. Cette initiative de proximité a transformé les gares routières en véritables espaces d’échanges, de découverte et de sensibilisation. Profitant de l’affluence exceptionnelle liée aux déplacements de la période de Pâques, les équipes du Conseil Coton Anacarde Karité ont su capter l’attention de milliers de voyageurs.
Animations musicales, dégustations, quiz interactifs et sensibilisations ont rythmé ces journées, créant une ambiance conviviale autour de l’anacarde. Les agents ont sensibilisé le public aux bienfaits nutritionnels des produits dérivés, tout en déconstruisant certains préjugés, notamment l’idée selon laquelle, l’anacarde associée au lait serait dangereux.
L’opération a également permis de promouvoir les bonnes pratiques agricoles et le respect des prix au sein de la filière anacarde. Sur place, les artisans ont bénéficié d’une visibilité accrue, avec des ventes stimulées par l’engouement des voyageurs, mais aussi des transporteurs et commerçants, pleinement associés à cette dynamique.
Au total, plus de 17 000 personnes ont été directement sensibilisées. Au-delà de l’animation festive, cette action illustre la volonté du Conseil Coton Anacarde Karité de renforcer la consommation locale et de positionner l’anacarde comme un produit accessible, pratique et ancré dans les habitudes alimentaires ivoiriennes.
B M.
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samedi, 04 avril 2026 18:36
Mise en marche du poste à péage de Mondoukou- Issa Sanogo exhorte les chauffeurs professionnels à s'approprier l'ouvrage
Les guichets du poste à péage de Mondoukou seront ouverts à partir du mardi 7 avril 2026. Ce, après un bon moment de passage à blanc. Les automobilistes devront donc débourser quelque chose à partir du 7 Avril 2026. L’information est de M. Issa Sanogo, président du Conseil supérieur des fédérations des syndicats des chauffeurs professionnels de transport des marchandises voyageurs et assimilés de Côte d'Ivoire ( Cosfesyncprotramava-CI). Il l'a livrée le samedi 4 avril 2026.
C'était au siège de sa structure à Yopougon BAE juste dans les encablures de Sbta, Utb et CGI à l'occasion d'une conférence de presse. L'orateur s'est d'emblée réjouit de cette nouvelle infrastructure routière flambant neuve, qu'il a d'ailleurs qualifiée de ''cadeau royal'' en cette période de fête Pascale. Occasion toute rêvée pour lui d'exhorter les chauffeurs professionnels à s'en approprier, car cela permettra, dira -t-il, d'améliorer l'entretien du réseau routier ivoirien. Parlant justement d'entretien routier, il en a profité pour exprimer sa gratitude au Fonds d'entretien routier (Fer), pour le travail d'Hercule qu'il abat dans ce sens.
Pour lui, cette structure est en veille constante dans son exercice de maintien en bon état du réseau routier concédé. Dès qu'il y a un nid de poule, ou une crevasse quelque part, la répartition s'en suit automatiquement, soutient Issa Sanogo. Qui, à ce stade de son propos, a rendu un vibrant hommage au Président de la République Alassane Ouattara pour tout ce qu'il fait et continue de faire pour le monde du transport terrestre.
Le patron des chauffeurs professionnels en a profité pour appeler les siens au strict respect du code de la route en cette période Pascale, sans oublier de leur rappeler qu'ils doivent aussi respecter la stricte application du Règlement 14 de l'Uemoa relatif au respect du poids des marchandises. Car, selon Issa Sanogo, les routes sont si chères, construites à des coûts de milliards qu'il serait aberrant de les détruire avant leur durée de vie. S'agissant des sommes à débourser pour le poste à péage de Mondoukou, le conférencier a souligné que des voix plus autorisées plus que la sienne les diffuseront aux usagers.
Koné de Sayara
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