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Renforcement de capacité à Bouaké - Le Ccesp fait du dialogue public- privé un accélérateur de solution au service des entreprises
De la transformation du manioc à la fiscalité, en passant par la labellisation, les compétences et l’attractivité territoriale, le Ccesp rapproche les solutions des entreprises et donne un nouvel élan au secteur privé régional.
À Bouaké, le dialogue public-privé prend une autre dimension. Ainsi, du 07 au 11 septembre 2026, le Secrétariat exécutif du Comité de concertation Etat secteur privé, avec le soutien du Paca-CI. Ainsi, le Ccesp a réuni près de 450 participants autour d’un objectif majeur qui pourrait les aider à surmonter des obstacles qui freinent la compétitivité des entreprises et libérer le potentiel économique de la région du Gbeke
À travers l’animation du Comité local de concertation État-secteur privé de Bouaké, installé depuis 2020, le Ccesp confirme ainsi sa volonté d’être au plus près des réalités des opérateurs économiques et de faire du dialogue un véritable outil de résolution des difficultés du secteur privé régional.
B. M
Soutenance- Le Secrétaire exécutif de la Cnfci, Diakalidia KONATÉ, obtient le grade de Docteur en Science politique avec la mention « Très honorable »
Le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (Cnfci), M. Diakalidia KONATÉ, a soutenu avec brio, le samedi 19 septembre 2026, à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, sa thèse de Doctorat en Science politique, intitulée :« L’État identificateur en Côte d’Ivoire : sens et logiques »
Au terme d’une soutenance publique de haut niveau, le jury a décerné au candidat la mention « Très honorable », avec félicitations du jury.
La qualité scientifique de cette soutenance a été rehaussée par la composition d’un jury universitaire international, réunissant des universitaires de référence issus de plusieurs espaces académiques africains et européens :
• Professeur Augustin Louada, Professeur titulaire, agrégé de droit public et de science politique, Burkina Faso, Président du jury ;
• Professeur Emmanuel Ahinvili, Professeur titulaire, agrégé de science politique, Bénin, Rapporteur ;
• Professeur Abdou Rahmane Thiam, Maître de conférences, agrégé de science politique, Sénégal, Rapporteur ;
• Professeur Guy-Roland Kossonou, Maître de conférences, agrégé de droit, institutions et idées politiques, Côte d’Ivoire, Rapporteur ;
• Professeur François Benchendikh, Professeur des Universités, droit public et sciences politiques, France, Examinateur ;
• Professeur Ousmane Zina, Maître de conférences, agrégé de science politique, Côte d’Ivoire, Directeur de thèse.
Une recherche au cœur de la construction de l’État ivoirien
À travers cette thèse, Diakalidia KONATÉ analyse la manière dont les politiques d’identification ont accompagné la construction, les transformations et la réinvention de l’État ivoirien, de la période coloniale aux politiques contemporaines de biométrisation et au Registre National des Personnes Physiques (RNPP).
La recherche, fondée notamment sur une enquête auprès de 766 personnes dans cinq localités : Abidjan, Bouaké, Korhogo, Bouna et Duékoué, propose le concept d’« État identificateur » comme grille d’analyse de l’action de l’État, de ses capacités et de son rapport aux citoyens. L’étude repose sur la confrontation de plusieurs catégories de sources : archives coloniales et postcoloniales, textes juridiques, littérature scientifique, rapports institutionnels, entretiens et enquête quantitative.
De la catégorisation à une infrastructure de gouvernance
La thèse met en évidence une évolution majeure des fonctions de l’identification dans la trajectoire de l’État ivoirien.
Selon les résultats présentés par le chercheur, l’identification est successivement passée d'un instrument permettant de catégoriser les populations, à un outil pouvant servir au tri et à la définition de l'appartenance, avant de tendre, dans la période contemporaine, vers une infrastructure de gouvernance reliant notamment la sécurité, la planification, la santé, la protection sociale et le numérique.
L'un des apports majeurs de la recherche consiste ainsi à proposer la notion d'« État identificateur », non comme un nouveau type d'État, mais comme une grille d'analyse permettant d'observer l'État en action, ses capacités, ses classifications, ses rapports de pouvoir et les droits qu'il rend effectivement accessibles aux populations.
Une soutenance à forte portée symbolique
La soutenance s'est tenue à Bouaké, le 19 septembre 2026, soit exactement 24 ans après le 19 septembre 2002, date marquant l'entrée de la Côte d'Ivoire dans une profonde crise politico-militaire.
Pour le nouveau Docteur, cette concordance entre la date, le lieu et l'objet de recherche revêt une portée symbolique particulière. Bouaké ayant été l'un des espaces centraux de cette crise et l'un des terrains de l'enquête, cette soutenance constitue une occasion de revisiter, à travers la science politique, les transformations de l'autorité publique et de l'État ivoirien.
Une contribution scientifique qui ouvre de nouvelles perspectives
La recherche formule également plusieurs perspectives, notamment une comparaison à l'échelle ouest-africaine, une sociologie territorialisée des services et acteurs de l'identité légale, ainsi qu'une réflexion approfondie sur l'interopérabilité, la protection des données et la souveraineté numérique.
En conclusion de sa soutenance, Diakalidia KONATÉ a souligné que la question contemporaine ne consiste plus seulement à savoir comment l'État identifie, mais également à s'interroger sur ce que l'identité produite par l'État rend possible en matière de droits, de services, d'inclusion et de contrôle.
La CNFCI salue une réussite qui honore l'institution
À travers cette distinction académique, la Commission nationale des frontières de Côte d'Ivoire salue une réussite qui témoigne de l'engagement de son Secrétaire exécutif en faveur de la connaissance, de la recherche et du renforcement des capacités intellectuelles au service de l'action publique.
La CNFCI adresse ses vives et chaleureuses félicitations au Docteur Diakalidia KONATÉ pour cette importante consécration universitaire et lui souhaite plein succès dans la poursuite de ses missions au service de la Côte d'Ivoire, de la gouvernance des frontières et de l'intégration africaine.
Secrétariat exécutif Cnfci
Sia 2026/Gérard Kouassi, Dg de Porteo Btp et vice-président du Gibtp: « Nous travaillons avec des entreprises ivoiriennes sous-traitantes »
Le groupe panafricain Porteo Group via sa filiale Porteo Btp a participé, le 17 septembre 2027 au Parc des expositions d'Abidjan, au premier panel ouvrant la 5ᵉ édition du Salon des infrastructures d'Abidjan (Sia), une initiative du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (Gibtp). Belle tribune pour M. Gérard Kouassi ; Directeur général de Porteo Btp, de défendre une conviction : Celle qui dit que la transformation numérique n'est plus une option pour un secteur du Btp qui veut monter en puissance.
Renforcement de la productivité, maîtrise des coûts, respect des délais, transparence. « la digitalisation des méthodes de travail est devenue une condition clé de performance pour le Btp ».
Le Directeur général de Porteo Btp et vice-président du Groupement ivoirien du bâtiment et travaux public (Gibtp), Gérard Kouassi, marquait sa synergie de vues avec le commissariat général du salon qui a placé la présente édition sous le thème : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le Btp ».
Gérard Kouassi intervenait dans le tout premier panel du salon. S’il a regretté que le continent africain ait encore un retard dans l’adoption des technologies numériques dans le Btp sur les pays asiatiques et occidentaux, il a toutefois reconnu que le mouvement est déjà engagé.
« Le Rwanda, le Kenya et notre pays la Côte d'Ivoire l'ont déjà démontré. Et la plupart des pays africains ont une jeunesse réceptive aux innovations technologiques. Il faut à présent passer à l'échelle, avec un cadre clair, des compétences renforcées et un accompagnement réel des Pme. Le numérique n'est plus une option, c'est désormais l'infrastructure de l'infrastructure », a-t-il martelé.
Porteo Btp, filiale du Groupe Porteo, démontre son engagement à accompagner cette lecture : celle d'une entreprise qui conçoit, construit, exploite et transmet.
Le directeur général a souligné le rôle des grandes entreprises comme la sienne dans la montée des compétences locales, notamment sur les questions liées au digital. « Porteo Btp travaille avec des entreprises ivoiriennes sous-traitantes afin de favoriser le partage d’expérience et la diffusion des pratiques numériques dans l’ensemble de l’écosystème du Btp », a-t-il assuré.
La Côte d'Ivoire a engagé la bascule : identifiant unique du foncier, système intégré de gestion du foncier urbain, dématérialisation des marchés publics, suivi du réseau routier par Système d'information géographique (Sig), recours à la maquette numérique sur les grands chantiers.
Cependant, pense Gérard Kouassi, il faut un accompagnement accru des Pme, notamment sur l’accès aux outils numériques et la formation sur les logiciels spécialisés et les technologies satellitaires.
« Pour un pays comme la Côte d’Ivoire qui connaît un boom de la construction, une véritable transformation numérique de ce secteur permettra d’améliorer la gestion des chantiers, de réduire les délais et les coûts, et d’accroître la productivité. Cela peut aider, par exemple, à améliorer le pointage des travailleurs, à faire un meilleur suivi des dépenses, à élaborer les rapports journaliers. Le recours aux drones peut aussi aider à effectuer de meilleurs levés topographiques sur des terrains difficiles d’accès », a-t-il expliqué.
Évoquant la contribution du secteur privé au Pnd 2026-2030, le directeur général de l'entreprise de Btp a estimé que la modernisation des méthodes de travail devrait permettre de créer une dynamique bénéfique à la fois pour l’État et les entreprises privées.
La construction demeure l'un des secteurs les moins digitalisés au monde, alors qu'« une transformation numérique complète permettrait de gagner 14 à 15 % de productivité et de réduire les coûts de 4 à 6 % selon une étude de McKinsey ».
En quinze ans, Porteo Btp est devenu l'un des principaux acteurs du Btp en Côte d'Ivoire et sur le continent, notamment sur le secteur des routes. L’entreprise compte près de 10 000 collaborateurs et une présence dans sept pays.
Elysée Koffi ( Source : fratmat.info)
Légende photo : M. Gérard Kouassi, Dg de Porteo Btp : « Pour la Côte d’Ivoire qui connaît un boom de la construction, une véritable transformation numérique de ce secteur permettra d’améliorer la gestion des chantiers »
Traçabilité du cacao- Le Conseil du Café-Cacao défend son dispositif après la sortie du Synapci
Le Conseil du Café-Cacao assure que le Système national de traçabilité (Snt), rendu obligatoire depuis le début de la campagne 2026-2027, fonctionne normalement. Cette mise au point intervient après des critiques attribuées au président du Syndicat national des producteurs de cacao de Côte d’Ivoire (Synapci) ,Koné Moussa.
Le Conseil du Café-Cacao est monté au créneau pour défendre le Système national de traçabilité (Snt) du cacao. Dans un communiqué publié le 18 septembre 2026, le régulateur de la filière ivoirienne du café-cacao affirme que le dispositif, mis en œuvre depuis le 1er septembre, fonctionne normalement et que les opérations réalisées à ce jour ne révèlent pas de dysfonctionnement.
Le Snt est désormais utilisé de manière obligatoire avec la carte du producteur, depuis l’ouverture de la campagne de commercialisation 2026-2027. Pour le Conseil du Café-Cacao, cet outil constitue une étape importante dans la transformation du système de commercialisation intérieure de la filière.
Répondre aux exigences européennes
La mise en place de ce dispositif intervient également dans la perspective de l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2027, de la réglementation européenne sur la déforestation importée. Celle-ci impose notamment aux produits concernés, dont le cacao, de répondre à des exigences de traçabilité et de durabilité.
Selon le Ccc, l’Europe représente 70 % des exportations de cacao de la Côte d’Ivoire. L’enjeu est donc important pour la filière, mais aussi pour l’économie nationale. Le cacao représente, selon le communiqué, 15 % du Produit intérieur brut (Pib) et 40 % des recettes d’exportation.
Le système national de traçabilité et de certification a été élaboré en combinaison avec la norme ARS 1000, afin de répondre aux exigences des marchés et de renforcer le suivi du cacao produit et commercialisé.
Le Conseil répond aux critiques
Cette mise au point fait suite, selon le Conseil du Café-Cacao, à des déclarations du président du Synapci, Koné Moussa, qui aurait dénoncé des dysfonctionnements du Snt et mis en cause sa fiabilité.
Le Conseil rejette ces accusations et affirme que le système ne souffre d’aucun problème de sécurité. Il rappelle également qu’en décembre 2025, Koné Moussa avait déclaré publiquement, selon l’institution, l’existence de 700 000 tonnes de cacao disponibles sur l’ensemble du territoire. Le Conseil estime que cette déclaration avait contribué à une baisse des cours sur le marché international, tout en affirmant que cette quantité n’existait pas.
Au-delà de cette controverse, le Conseil du Café-Cacao soutient que le Snt constitue désormais un outil destiné à renforcer la transparence et à lutter contre les circuits frauduleux de commercialisation qui échappent aux mécanismes de contrôle.
L’institution considère ainsi son déploiement comme une évolution durable du fonctionnement de la filière café-cacao ivoirienne.
Elysée Koffi
Photo : fac-scimile droit de réponse ccc au Synapci du 18 Septembre 2026
SIA 2026/Construction des champions africains dans les Btp - Abidjan et Conakry invitent à la mutualisation des capacités techniques et financières
C’est en principe ce samedi 19 septembre 2026 que la cinquième édition du Salon des infrastructures d’Abidjan( SIA)prend fin. En attendant, au deuxième jour, c’est-à-dire le vendredi 18 septembre 2026, le ministre de l’urbanisme, du logement et du cadre de Vie, Moussa SANOGO, a participé à la session Business to Government, un espace de dialogue entre les pouvoirs publics et le secteur privé.
C’était autour du sous le thème : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le Btp »,
Qui a enregistré la participation de M. Hien Yacouba Sie, ministre des Infrastructures et de l’entretien routier, de M. Facinet Sylla, ministre guinéen des Infrastructures et des Travaux publics ainsi que M. Lamine Koné, président du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (Gibtp), ainsi que
L’intervention du ministre Moussa Sanogo, selon la page officielle dudit ministère s’est articulée autour de deux points essentiels. Le premier a porté sur la régulation et le contrôle, avec la nécessité de sécuriser la propriété foncière, d’automatiser les processus afin de réduire les délais et de mieux encadrer les lotissements pour prévenir les pratiques illégales. Il a également insisté sur le contrôle des matériaux de construction et des promotions immobilières à travers des outils modernes garantissant le respect des normes.

Le second point a concerné les investissements dans le logement. L’État a déjà lancé plusieurs programmes et en prévoit de nouveaux, notamment à l’intérieur du pays. Le ministre a rappelé que le déséquilibre entre l’offre et la demande constitue une opportunité pour les investisseurs. Les logements sociaux doivent cibler les ménages modestes, dont les revenus ne permettent pas de supporter des loyers élevés.
La réponse repose sur deux leviers : réduire les coûts de construction afin de proposer des logements accessibles et mettre en place un soutien financier public pour combler l’écart entre le coût réel de production du logement et le loyer supportable par les ménages.
De l’importance stratégique du secteur des Btp en Côte d’Ivoire
Quant au ministre Hien Yacouba Sié, ministre des Infrastructures et de l’entretien routier, il a rappelé l’importance stratégique du secteur des Btp dans l’économie ivoirienne. Selon lui, cette activité représente environ 8 % du Pib national et constitue le socle du développement territorial et de la performance logistique du pays.
Le ministre a indiqué que l’État de Côte d’Ivoire a investi plus de 7 500 milliards de Fcfa dans les infrastructures entre 2015 et 2025, notamment dans les domaines routier, portuaire, aéroportuaire et ferroviaire. Une dynamique appelée à se poursuivre dans le cadre du Pnd 2026-2030, dont près de 30 % des investissements seront consacrés aux infrastructures.
« Notre ambition est de disposer d’un territoire mieux maillé, plus équilibré et davantage connecté. Les infrastructures sont au cœur de cette vision », a-t-il déclaré.
Au-delà de la réalisation des ouvrages, le ministre a insisté sur la nécessité de faire émerger des opérateurs locaux capables de participer au financement, à l’exploitation et à la gestion des infrastructures, aux côtés des grands groupes internationaux.

Il a invité les entreprises ivoiriennes et guinéennes à mutualiser leurs capacités techniques et financières afin d’accéder aux projets majeurs dans les secteurs routier, portuaire, ferroviaire et énergétique. Il a notamment cité les routes à péage, les concessions aéroportuaires, la modernisation du réseau ferroviaire ainsi que le futur corridor ferroviaire reliant le port de San Pedro à la frontière guinéenne.
Yacouba Hien Sié a également mis en avant le rôle du transport ferroviaire dans la transition écologique, soulignant qu’un réseau ferroviaire performant contribue à réduire les émissions de CO₂ tout en renforçant la compétitivité logistique des économies.
En conclusion, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accorder une place croissante aux entreprises locales dans les marchés publics et les partenariats public-privé. Il a encouragé les acteurs nationaux à mieux se structurer afin de saisir les nombreuses opportunités offertes par les futurs programmes d’investissement.
Le ministre Facinet Sylla vend la destination de Conakry et le potentiel guinéen
Le ministre Facinet Sylla a appelé les investisseurs à s’intéresser davantage aux opportunités qu’offre la Guinée, affirmant que l’Afrique a besoin d’infrastructures à la hauteur de son potentiel. Il a mis en avant les nombreuses possibilités d’investissement dans la construction, l’entretien et la réhabilitation des infrastructures.
Présentant la stratégie nationale « Simandou 2040 », il a souligné la volonté de son pays de privilégier des ouvrages plus durables et de meilleure qualité. Cette ambition repose sur des projets mieux préparés, des financements adaptés et des entreprises performantes. Elle implique également le respect des délais d’exécution et un contrôle qualité.

Les échanges ont ainsi mis en évidence une convergence de vues entre la Côte d’Ivoire et la Guinée autour du développement des infrastructures, avec pour ambition commune de renforcer l’intégration régionale, d’attirer davantage d’investissements et de bâtir des économies plus compétitives et durables.
Les échanges ont donc permis d’aborder les possibilités d’accès aux marchés ivoirien et guinéen, les grands projets d’infrastructures, les mécanismes de financement ainsi que les moyens de renforcer les entreprises nationales.
Rappelons que dans son discours introductif, le président du Gibtp, Lamine Koné, a salué la présence des délégations ivoirienne et guinéenne, estimant que cette participation illustre la qualité des relations entre les deux pays et leur volonté commune de faire des infrastructures un levier de croissance économique.
Il a souligné que les ambitions du Plan national de développement (Pnd) 2026-2030 de la Côte d’Ivoire et du programme Simandou 2040 en Guinée traduisent une même dynamique de transformation, portée par d’importants investissements dans les routes, l’énergie, le numérique, les corridors ferroviaires et les infrastructures portuaires.
Pour le président du Gibtp, ces projets offrent une opportunité de renforcer l’intégration économique sous-régionale. Il a toutefois plaidé pour une implication plus forte du secteur privé dans la conception et la réalisation des grands projets structurants.
« Les entreprises ivoiriennes et guinéennes disposent des compétences, des équipements et de l’expérience nécessaires pour accompagner cette transformation. Elles doivent être associées dès l’amont des projets et non seulement lors de leur exécution », a-t-il affirmé, tout en réitérant l’engagement du Gibtp à promouvoir les partenariats et les co-entreprises entre opérateurs des deux pays.
Bamnba Mafoumgbé
Yamoussoukro/ Filière coton anacarde karité-Les coopératives formées pour mieux gérer leurs obligations fiscales et sociales
La dynamique de structuration et de professionnalisation des acteurs de la filière coton anacarde karité se poursuit. Du 15 au 19 septembre 2026, 40 coopératives agricoles suivent une formation au Centre d’innovations et de technologies de l’anacarde (CITA) à Yamoussoukro pour se doter des compétences nécessaires afin de mieux assurer leurs responsabilités économiques et sociales, respecter leurs obligations et améliorer leur fonctionnement.
« Acteur économique à part entière, les sociétés coopératives contribuent à la mobilisation, à l'organisation et à l'accompagnement des producteurs. Pour exercer durablement cette mission, elles doivent maîtriser les règles qui encadrent leurs activités, renforcer leur gouvernance et assurer une meilleure protection de leur travail. C'est dans cette perspective que seront abordés au cours de l'atelier, plusieurs thématiques essentielles : la fiscalité applicable aux Opa (organisations professionnelles agricoles), la facture normalisée électronique, les charges sociales et la déclaration du personnel à la Cnps les régimes indépendants de protection sociale ainsi que le dialogue social », a expliqué Dr Mariam Ouattara, directrice de la production et de la durabilité.
La formation est initiée par le Conseil Coton Anacarde Karité en partenariat avec la Direction générale des impôts (Dgi), la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) et l'Organisation internationale du travail (OIT). La participation de la Dgi, de la Cnps et de l'OIT permettra aux participants de bénéficier de l'expertise de ces institutions.
Elysée Koffi
• A la cérémonie d’ouverture du SIA2026/ KONE LAMINE,président GIBTP- « Face aux défis environnementaux et économiques que le monde traverse, le secteur du BTP se trouve à un tournant décisif »
• « (…)Mesdames et Messieurs ; C’est avec une immense fierté et un profond sentiment de responsabilité que je prends la parole aujourd'hui, pour vous souhaiter la cordiale bienvenue à cette cérémonie d'ouverture de la 5ème édition du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026).
Avant tout propos, je voudrais exprimer toute ma gratitude à vous, Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Patron de cette cérémonie, pour votre présence effective à cette 5ᵉ édition du Salon des Infrastructures d'Abidjan.
Monsieur le Premier Ministre,
Ce fut un immense honneur pour le Groupement Ivoirien du Bâtiment et des Travaux Publics de bénéficier de votre patronage lors de la célébration de ses 90 ans, le 12 décembre 2024.Par ma voix, l'ensemble des entreprises membres du GIBTP vous réitère sa profonde reconnaissance.
Aujourd'hui encore, vous nous faites l’honneur d’accepter d’être le Patron de cette 5ème édition du SIA ainsi que de la cérémonie de présentation de notre Beau-Livre, qu’il vous a plu de préfacer et qui vient marquer pour l’Histoire avant un grand « H », l'apothéose de la célébration des 90 ans de notre Groupement, le GIBTP.
Votre présence effective à nos côtés, en dépit de votre agenda très chargé, illustre l’intérêt que vous portez au secteur du Bâtiment et des Travaux Publics et plus particulièrement à notre organisation. Cela ne nous surprend guère, venant de l’Ingénieur Bâtisseur que vous êtes. Merci encore Excellence.
J’adresse également mes sincères remerciements à Messieurs Yacouba HIEN SIE, Ministre des Infrastructures et de l’Entretien Routier et Moussa SANOGO, Ministre de l’Urbanisme du Logement et du Cadre de vie, Co-parrains de cette 5ème édition du SIA.
Messieurs les Ministres, vos accords spontanés pour le co-parrainage de ce salon témoignent de vos engagements respectifs aux côtés du secteur du BTP, pour en faire des piliers essentiels du développement de notre pays.
Qu’il me soit permis de saluer chaleureusement la présence de notre pays frère, la République de Guinée, pays invité d’honneur de cette édition du SIA.
Le GIBTP a le grand honneur d’accueillir l’importante délégation guinéenne conduite par Monsieur le Ministre Facinet SYLLA, Ministre des Infrastructures et les officiels guinéens :
• Excellence Ambassadeur de la Guinée en CI , Général Bachir Diallo
• Ahmed Sékou KEITA, Secrétaire Général du Ministère de L’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire ;
• SOUMAH KABELE, Secrétaire Général du Ministère du Plan et du Développement
• Ismaël KEITA , Vice-Président du Patronat
• Maria DIANE, Secrétaire Générale
• Mory SANO, Directeur national des Routes nationales
• SIDIBE Moïse ,Directeur Général de l’Ageroute Guinée
• Sékouba DIABY, Directeur National de l'Architecture, de la Construction et du Logement ;
• KANDE MAGNAMBA , Directrice de la Coopération Internationale
Je voudrais, avec votre permission, Excellence M. Le Premier Ministre, demander à l’auditoire d’ovationner sans retenue, nos frères de Guinée pour leur dire que, comme nous hier chez nous à Conakry, ils sont aujourd’hui ici chez eux en terre ivoirienne.
Monsieur Le Ministre SYLLA, chers officiels, homologues Chefs d’Entreprises, votre présence en terre ivoirienne confirme l'élan remarquable et durable des liens que nous avons tissés à Conakry, à l'occasion du Forum économique sectoriel que nous avons conduit avec une quarantaine (40) d’Entreprises ivoiriennes, du 9 au 12 juin 2026 dernier, pour aller à la rencontre de nos homologues guinéens, afin de nouer des partenariats forts pour la conquête des Marchés de nos deux pays.
Je voudrais réitérer ici, ma profonde reconnaissance à l’endroit du Gouvernement, Officiels et Chefs d’Entreprises guinéens, pour leurs grande hospitalité et contribution remarquable, qui ont permis la réussite dudit forum économique.
Portés par l’ambition commune de bâtir une Afrique moderne et interconnectée, nous souhaitons que ce Salon constitue le cadre stratégique pour formaliser et intensifier les partenariats économiques que nous avons entamés à Conakry dans les secteurs des infrastructures, logements, énergies etc.
Mesdames et Messieurs, distingués invités,
Le Salon des Infrastructures d'Abidjan (SIA) se veut la plateforme professionnelle internationale de référence en Afrique dédiée au secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP).
Il constitue le carrefour où convergent les idées, les visions et les solutions, et où se rencontrent décideurs publics, entreprises, experts et partenaires financiers.
Il se distingue par l’organisation de panels d'experts, de rendez-vous d'affaires ciblés, d’expositions de produits, de démonstrations d'engins et de sessions de formation professionnelle.
Face aux défis environnementaux et économiques que le monde traverse, le secteur du BTP se trouve à un tournant décisif qui impose la transformation de nos processus et l'évolution de nos modèles opérationnels. C'est tout le sens du thème central de cette année : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le BTP ».
La digitalisation, l’économie circulaire et la durabilité constituent les trois piliers incontournables de cette transformation. Durant trois jours, nos échanges s'articuleront autour de ces trois grands axes :
Premier pilier : la digitalisation, un levier de performance
Longtemps, notre métier s'est pratiqué sur papier, avec des plans, des carnets de chantier et beaucoup d'expérience. Cette expérience reste précieuse. Mais elle ne suffit plus.
La maquette numérique permet aujourd'hui de concevoir un ouvrage dans ses moindres détails avant de poser la première pierre, et donc de corriger les erreurs sur l'écran plutôt que sur le chantier. Les outils de gestion de chantier permettent de suivre en temps réel les délais, les quantités et les coûts. La traçabilité numérique des matériaux permet de savoir d'où ils viennent et où ils vont. Et la maintenance prédictive permet d'intervenir sur un équipement avant qu'il ne tombe en panne.
Tout cela signifie moins d'erreurs, moins de reprises, moins de gaspillage. Autrement dit, la digitalisation est la première économie de ressources.
Mais nous devons être lucide : le numérique ne doit pas devenir un privilège réservé aux seuls grands groupes. Nos PME, qui constituent l'essentiel du tissu du BTP ivoirien, doivent y accéder. C'est pourquoi le GIBTP travaille à faciliter l'accès de ses membres à des outils numériques mutualisés et adaptés à leur taille. La transformation digitale de notre secteur sera collective, ou elle ne sera pas.
Deuxième pilier : l'économie circulaire, une nouvelle logique
Notre secteur a fonctionné selon un modèle linéaire : extraire, construire, démolir, jeter. Ce modèle atteint ses limites.
L'économie circulaire nous propose une autre voie. Elle commence dès la conception, en pensant des ouvrages durables, évolutifs et, lorsque c'est possible, démontables. Elle se poursuit sur le chantier, par le tri, le réemploi et le recyclage des déchets : le béton concassé peut redevenir granulat, les métaux peuvent être refondus, et même certains plastiques trouvent aujourd'hui une seconde vie dans des matériaux de construction.
Elle passe aussi par la valorisation de nos ressources locales. La terre compressée, la latérite, le bois issu de filières gérées : nos anciens savaient bâtir avec ce que la terre leur offrait. Moderniser ces savoir-faire, c'est réduire notre dépendance aux importations et créer de la valeur ici, chez nous.
Chaque déchet de chantier est une ressource mal rangée. Dans une ville où les décharges saturent et où le coût des intrants augmente, l'économie circulaire n'est pas un luxe écologique : c'est une nécessité économique.
Troisième pilier : la gestion durable des ressources, une responsabilité
L'eau, l'énergie, le sable, le ciment, l’acier : aucune de ces ressources n'est infinie.
Gérer durablement, c'est d'abord raisonner en coût global. Un bâtiment ne coûte pas seulement ce qu'on paie pour le construire ; il coûte aussi ce qu'on paie pendant quarante ou cinquante ans pour l'éclairer, le climatiser, l'entretenir. Un ouvrage bien isolé, bien orienté, équipé de systèmes efficaces, est un ouvrage qui fait économiser à son propriétaire et au pays.
Gérer durablement, c'est aussi protéger notre littoral de l'extraction anarchique de sable, économiser l'eau sur nos chantiers, et intégrer davantage les énergies renouvelables dans nos projets.
C'est enfin une question d'attractivité. Les financements internationaux s'orientent de plus en plus vers les projets verts et responsables. Les entreprises qui sauront démontrer leur performance environnementale auront accès à ces ressources. Les autres resteront au bord du chemin.
Mesdames et Messieurs, ces trois piliers ne se comprennent qu'ensemble. Le numérique mesure et optimise, l'économie circulaire boucle les flux, la gestion durable fixe le cap.
Notre ambition est de propulser Abidjan au rang de hub régional des infrastructures en plaçant ces trois exigences au cœur de notre action.
Pour y parvenir, le GIBTP s’engage à :
• Former nos entreprises et nos jeunes aux métiers de la construction durable et du numérique, car cette transition est d'abord une formidable opportunité d'emplois qualifiés ;
• Accompagner nos PME dans l'accès aux outils digitaux et aux financements verts ;
• Promouvoir les filières de recyclage et de valorisation des matériaux locaux ;
• Dialoguer avec l'État, les maîtres d'ouvrage et les partenaires pour que la commande publique récompense la performance durable, et pas seulement le prix le plus bas.
Au titre des innovations majeures de cette 5eme édition du SIA, l'accent est mis sur la Formation, l'Excellence et l'Avenir, à travers :
1. « Le SIA Talents » qui est une vitrine dédiée à l'insertion de notre jeunesse dans les métiers du BTP.
2. Le Concours de Digitalisation qui qui met en lumière et récompense l'ingéniosité de nos start-ups et ingénieurs locaux ;
3. Le Cadre d'échanges B to G (Business to Government), une rencontre stratégique inédite entre Messieurs les Ministres et décideurs ivoiriens et guinéens et nos Chefs d’Entreprises afin de présenter les grands projets du PND 2026-2030 côté ivoirien et de SIMANDOU2040 côté guinéen et lever les barrières, fluidifier les investissements et co-construire les infrastructures de demain.
Enfin, cette édition revêt une portée historique puisqu'elle marque le point d’orgue de la célébration des 90 ans d'existence du GIBTP.
Pour immortaliser ce quasi-siècle d'histoire et d'impact, nous procéderons à la présentation officielle de notre Beau-Livre commémoratif intitulé : « 90 ans d’actions pour le développement de la Côte d’Ivoire, 1934–2024 ».
Cet ouvrage symbolise :
Neuf décennies d’engagement fort aux côtés de l’Etat de Côte d’Ivoire, de résilience au service de la Nation,
Neuf décennies portées par des femmes et des hommes passionnés — entrepreneurs, ingénieurs et visionnaires — qui ont édifié les fondations d’une Côte d’Ivoire moderne ;
Bien plus qu’un ouvrage, ce livre est une œuvre de mémoire et le témoignage vivant de nos réussites collectives. Il constitue un hommage appuyé à tous les bâtisseurs, connus ou anonymes, qui ont fait du GIBTP une référence et une source d’inspiration pour les générations futures.
À cet égard, je tiens à saluer la mémoire et le travail des pionniers qui ont posé les jalons de notre profession, des dirigeants qui ont porté cette vision, ainsi que des entreprises membres qui incarnent chaque jour l’excellence du savoir-faire ivoirien.
Au nom de l’ensemble des membres du GIBTP, je voudrais ici renouveler notre profonde gratitude à Monsieur Robert MAMBE BEUGRE, Premier Ministre, pour le patronage qu’il a bien voulu accorder à ces célébrations et la préface qu’il lui a plu de proposer dans ce Beau-Livre.
Nos sincères remerciements vont également à l’endroit de Messieurs les Ministres Bruno Nabagné KONE, Dr Amédé Koffi KOUAKOU et Bouaké FOFANA, anciennement en charge respectivement des portefeuilles de la Construction, de l’Équipement et de l’entretien routier, de l’Hydraulique et Assainissement, qui nous ont apporté leur soutien constant afin que ce Beau-Livre devienne une réalité.
Enfin, j’adresse nos remerciements les plus sincères à nos partenaires institutionnels, techniques et privés, pour leur confiance, leur soutien et leur contribution à cette aventure collective.
Et pour prolonger cette immersion dans notre histoire, je vous invite à visiter l’exposition photographique installée à cet effet. Elle propose une approche comparative de lieux emblématiques de notre pays, illustrant avec force l’évolution des infrastructures ivoiriennes au fil des décennies.
À l’image du Beau-Livre, cette exposition témoigne de la transformation de notre cadre de vie et de la contribution majeure du GIBTP à ce développement.
Avant de conclure, je voudrais avec votre permission adresser nos sincères et profonds remerciements au Comité scientifique présidé par Dr ZAGBAI Tapé Arnaud, la Direction Exécutive du GIBTP, ainsi qu’ à l’ensemble de nos sponsors dont l’appui constant et la confiance renouvelée ont largement contribué à la concrétisation du Beau-Livre commémoratif.
Ce sont :
- NEEMBA
- PFO AFRICA
- SOTACI
- ARTEMIS TRAVAUX & CONSTRUCTIONS
- PORTEO
- AFG BANK
- SIBM
- LE BNETD
- LA CGECI
- MCT
- FDFP
- La Route Africaine
- AFS
- SODISTRA
- COLAS
- SANLAM / ALLIANZ ASSURANCE
Grâce à votre engagement, nous avons pu donner à ces festivités des 90 ans, tout l’éclat et la portée qu’ils méritaient. Votre soutien témoigne de votre attachement aux valeurs du GIBTP.
Mesdames et Messieurs, Honorables Invités,
Je terminerai en disant que ma conviction est simple, ensemble nous construirons nos villes et infrastructures de demain avec plus d'intelligence et moins de gaspillage. Avec nos ressources locales et nos compétences locales. Avec des outils modernes au service de nos entreprises. Et avec le sens des responsabilités que nous devons aux générations qui habiteront nos ouvrages.
Le BTP ivoirien a toujours su relever les défis de la croissance. Il saura relever celui de la durabilité. Bâtissons ensemble, mais bâtissons autrement.
Vive le SIA 2026 !
Vive le GIBTP !
Et vive la Côte d’Ivoire !
Je vous remercie pour votre attention. »
LAMINE KONE
Président GIBTP.
SALON DES INFRASTRUCTURES D’ABIDJAN (SIA)
17 Septembre 2026
DISCOURS D’OUVERTURE DU PRESIDENT DU GIBTP
Salon des Infrastructures d'Abidjan ( SIA)- Le Premier ministre Beugré Mambé donne le coup d’envoi de l’édition 2026
Le Parc des expositions d’Abidjan abrite depuis le jeudi 17 septembre, l’édition 2026, du Salon des infrastructures d’Abidjan, ( SIA), organisé par le Groupement ivoirien du bâtiment et travaux publics, (Gibtp) et Axesmarketing.
L’ouverture officielle de cette manifestation a eu lieu en présence du Docteur Robert Beugré Mambé, Premier ministre de Côte d’Ivoire. Le thème retenu cette année est : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le Btp ».
Cette édition enregistre comme pays à l’honneur, la Guinée Conakry représenté par une forte délégation d’officiels et d’hommes d’affaires venus non seulement « vendre » la destination de Conakry » mais aussi l’ambitieux projet structurant « Simandou 2040 ».
Le Chef du gouvernement ivoirien, à la tribune, a appelé les professionnels du secteur des infrastructures à renforcer leur maîtrise de l’Intelligence artificielle (IA), tout en veillant à préserver la capacité de décision et le libre arbitre humains. Car pour lui, « nous devons toujours être en avance sur l’intelligence artificielle, parce que l’intelligence artificielle n’a pas de libre arbitre »
Selon Beugré Mambé, l’essor de l’IA doit conduire les professionnels du secteur à approfondir leur connaissance de leurs domaines d’expertise afin d’utiliser efficacement ces nouveaux outils. « L’intelligence artificielle nous engage à poser les bonnes questions », a-t-il ajouté non sans préciser que la pertinence des réponses et des solutions fournies par ces technologies dépend largement de la qualité des questions qui leur sont soumises. Il a lancé un appel pressent aux ingénieurs, techniciens, architectes, concepteurs de projets et urbanistes à s’engager dans un processus de maîtrise approfondie de leurs domaines respectifs, parallèlement à l’appropriation des outils liés à l’intelligence artificielle.
Avant lui, M. Ismael Boga, commissaire général du salon et responsable de l’Agence Axes Markéting, a salué la forte présence des acteurs du secteur des infrastructures dont ceux venus de la Guinée Conakry et le soutien du gouvernement ivoirien. Cette cinquième édition enregistre une centaine d’exposants.
La Guinée Conakry « vend » la destination Conakry et Simandou 2040
A la tribune, M. Facinet Sylla, le ministre des Infrastructures de la Guinée a affiché les ambitions du gouvernement de son pays quand il dit : « Nous sommes ouverts et disponibles pour les partenaires sérieux qui souhaitent s’inscrire dans la durée et contribuer concrètement à la transformation de notre pays. Aux investisseurs et aux chefs d’entreprise présents dans cette salle, mon message est simple : Ne regardez pas le potentiel guinéen de loin. Venez en Guinée. Venez sur le terrain. Examinez nos projets, échangez avec nos équipes et saisissez les opportunités qui s’offrent à vous. Nous ne sommes pas venus à Abidjan pour dresser une liste de bonnes intentions. Nous sommes venus pour créer des partenariats, identifier des partenaires crédibles et préparer des investissements concrets ». En un mot la Guinée est prête. Les projets existent. Les opportunités sont ouvertes. Les partenaires sont attendus. « Ensemble, construisons des infrastructures utiles, solides, durables et créatrices de valeur, au service de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et, au-delà, de l’intégration et de la prospérité de nos économies africaines », a dit le ministre Sylla.
Le Salon sera d’abord un grand espace d’exposition et de rencontres B2B
Durant ces trois journées, le Salon sera d’abord un grand espace d’exposition et de rencontres B2B, permettant aux professionnels de présenter leurs savoir-faire, leurs innovations, leurs équipements et leurs solutions, mais également de développer des opportunités de partenariat et d’affaires.
Après la cérémonie d’ouverture, nous assisterons ce deuxième jour, à l’ouverture du programme SIA Talents, qui est une innovation pour cette édition tournée vers la jeunesse. Le SIA Talents, c’est un concours Hackathon, des masterclass sur le secteur du Btp et le job dating ou en français, des rencontres d’emploi. Nous rappelons à toute fin utile que l’Hackathon se définit comme étant un événement intensif où des participants collaborent en équipe pendant une courte période, souvent de 24 à 48 heures, pour créer un projet ou résoudre un problème précis.
La 5e édition du SIA qui s’achève samedi réunit les acteurs publics et privés autour des enjeux liés à la transformation numérique, à l’économie circulaire, à la gestion durable des ressources et au financement des infrastructures.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Hydrocarbures- La Côte d’Ivoire enregistre une signature historique de huit contrats de partage et de production avec PETROBRAS
Le groupe brésilien devient l’opérateur de huit permis couvrant 34 000 km², un record pour le bassin ivoirien. L’accord prévoit plus de 250 milliards Fcfa d’investissements initiaux, de nouvelles acquisitions sismiques et plusieurs forages en eaux très profondes. Pour Abidjan, l’enjeu est désormais d’étendre l’exploration vers l’ouest, après les découvertes majeures réalisées dans les parties orientale et centrale du bassin.
La Côte d’Ivoire vient de conclure l’une des plus importantes opérations d’attribution de permis de son histoire pétrolière. Le gouvernement a signé, le mercredi 17 septembre 2026 à Abidjan, huit contrats de partage de production (Cpp) avec Petrobras, donnant au groupe brésilien accès à près de 34 000 km² dans la partie occidentale du bassin sédimentaire ivoirien.
Les contrats portent sur les blocs CI-513, CI-600, CI-601, CI-602, CI-603, CI-605, CI-701 et CI-702. Jamais un opérateur ne s’était vu attribuer simultanément un ensemble d’une telle ampleur en Côte d’Ivoire. « Ces huit blocs se situent dans les zones les plus reculées et les plus profondes de notre bassin sédimentaire », a expliqué Esse Bienvenu, Directeur général des Hydrocarbures.
Au-delà de sa taille, l’opération ouvre un nouveau front d’exploration. Jusqu’ici, l’activité pétrolière ivoirienne s’était principalement concentrée dans les parties est et centre du bassin, où les découvertes de Baleine et de Calao ont confirmé le potentiel du sous-sol offshore. Les nouveaux permis déplacent désormais l’effort vers l’ouest, dans des zones encore peu explorées.
« Huit contrats de partage de production signés en une seule journée avec un même opérateur : c’est une première dans l’histoire de notre bassin sédimentaire », a souligné le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly. Pour le ministre, cette signature constitue « une étape d’une portée historique » dans la stratégie de valorisation des ressources pétrolières nationales.
Plus de 250 milliards Fcfa pour explorer l’offshore profond
L’entrée de Petrobras doit permettre à la Côte d’Ivoire d’accélérer l’acquisition de données dans une partie de son domaine maritime où les connaissances géologiques restent limitées. Le programme initial représente plus de 250 milliards Fcfa d’investissements, principalement destinés à l’acquisition de données sismiques de dernière génération et à « la réalisation d’au moins huit forages en eaux très profondes », a indiqué le ministre.
La signature consacre un travail de prospection engagé dix-huit mois plus tôt par le ministère des Mines du pétrole et de l'énergie. En marge de la CERAWeek, grand rendez-vous mondial de l’industrie énergétique, le ministre ivoirien avait rencontré les responsables du groupe brésilien pour leur présenter les opportunités offertes par le bassin national. Petrobras avait alors affiché son intérêt pour les eaux ivoiriennes, s’engageant à poursuivre les discussions.
Une expertise adaptée à la géologie ivoirienne
Le choix de Petrobras répond à une contrainte technique centrale : l’exploration de ces permis nécessitera une maîtrise avancée des opérations en eaux profondes et ultra-profondes. La compagnie brésilienne a développé une expertise mondialement reconnue dans ces environnements, notamment dans les bassins de Santos et de Pará-Maranhão. Certaines de leurs configurations géologiques présentent, selon les responsables ivoiriens, des similitudes avec celles observées dans l’offshore national. « L’Atlantique nous sépare géographiquement, mais la géologie nous rapproche », a résumé Mamadou Sangafowa-Coulibaly.
Trois quarts du bassin désormais sous contrat
Avec ces huit nouveaux permis, le taux d’occupation du bassin sédimentaire ivoirien atteint 75 %. Environ 63 000 km² sont désormais couverts par des activités d’exploration, d’évaluation ou de production. Abidjan vise, à terme, une couverture proche de 100 %. Cette progression illustre le changement d’échelle engagé par la Côte d’Ivoire depuis la découverte de Baleine en 2021. Le pays cherche désormais à transformer ces premiers succès en une dynamique d’exploration plus large, capable de renouveler les réserves, d’augmenter la production et de soutenir l’émergence d’une industrie énergétique intégrée.
Présentée comme l’une des principales compagnies énergétiques mondiales, Petrobras affichait à fin 2025 une capitalisation boursière supérieure à 106 milliards de dollars, un chiffre d’affaires de 89,2 milliards de dollars et un bénéfice net de 19,6 milliards.
Bamba Mafoumgbé
Industrie extractive en Côte d’Ivoire- Mamadou Sangafowa- Coulibaly acte le lancement opérationnel de la Simep
La première unité ivoirienne d’affinage d’or doit entrer en exploitation au premier semestre 2027. Autour de cet équipement, Abidjan construit un dispositif associant production semi-industrielle, traçabilité, logistique et commercialisation internationale. Une transformation structurelle pour un pays qui ambitionne de devenir le premier producteur africain d’or à l’horizon 2035.
Les parties prenantes du projet se sont réunies pendant deux jours à Abidjan, afin de coordonner sa mise en œuvre. Clôturant les travaux le 16 septembre 2026, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a présenté cette séquence comme «une étape décisive dans le processus de déploiement de notre stratégie de réorganisation complète de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (Emape), de l’amont, la production, à l’aval, la commercialisation ».
Pour la Côte d’Ivoire, l’enjeu aurifère ne se joue plus seulement sous terre. Il se déplace vers les autres maillons de la filière, où se concentrent la traçabilité, la transformation et la valeur commerciale du métal. Avec la Société ivoirienne des métaux précieux (Simep), Abidjan veut mieux maîtriser les flux provenant notamment de la petite mine, affiner localement la production et accéder directement aux marchés internationaux.
Bien plus qu’une raffinerie
La Simep est une société à participation financière publique. L’État et la Société pour le développement minier de la Côte d’Ivoire (Sodemi) détiennent ensemble 49 % de son capital, tandis que la participation nationale atteint 70 %.
Ce dispositif doit également accompagner la structuration des Emap. En reliant la production, la collecte, l’affinage et la vente, la Simep doit permettre à la Côte d’Ivoire de conserver localement une part accrue de la valeur générée par sa filière aurifère.
Le Comptoir national, maillon central du dispositif

Le Comptoir national, partie intégrante de la Simep, devra agréger l’or produit par les Emap, en certifier l’origine et organiser son acheminement sécurisé vers l’unité d’affinage. Il devra également faciliter l’accès des petits producteurs au financement et promouvoir les meilleures techniques aux standards internationaux offrant de meilleurs rendements.
Son rôle sera donc essentiel pour assurer un approvisionnement régulier de la raffinerie et fédérer une production aujourd’hui répartie entre de nombreux opérateurs. Une collecte mieux structurée devrait aussi améliorer la traçabilité des volumes, renforcer la visibilité statistique du secteur et accroître les recettes publiques.
Une expertise répartie entre plusieurs partenaires
Pour mener à bien cette ambition, la Côte d’Ivoire s’est entourée de partenaires spécialisés couvrant les différents métiers de la filière. La firme américaine StoneX accompagnera la commercialisation de l’or affiné et son accès aux marchés internationaux. Premier négociant mondial d’or non bancaire et le troisième en incluant les banques, le groupe est coté à la Bourse de New York, au Nasdaq. Ses activités couvrent notamment le négoce, le financement, la logistique, la gestion des risques et l’accès aux marchés.
« La commercialisation de l’or affiné sur le marché international s’appuiera sur la puissance financière de StoneX et sa parfaite connexion avec les acteurs clés mondiaux de la chaîne de valeur aurifère », a expliqué le ministre.
Pour Jak Falkner, représentant de StoneX, la confiance du groupe repose autant sur l’ambition du projet que sur l’engagement des autorités ivoiriennes. « Ce qui renforce notre confiance, ce n’est pas seulement l’ambition du projet, mais également l’engagement que nous avons pu constater de la part du ministre en charge des mines et de son administration. Il existe une volonté claire de mettre en place une structure conforme aux normes internationales et de renforcer le rôle de la Côte d’Ivoire au sein de l’écosystème mondial des métaux précieux », a-t-il déclaré.

« Notre rôle est de contribuer à connecter la production locale aux marchés internationaux, tout en maintenant des standards élevés en matière de transparence, de conformité et d’excellence opérationnelle. C’est cette expertise que nous souhaitons mettre au service de la Côte d’Ivoire, aux côtés du gouvernement, du ministère des mines et de la Simep », a poursuivi le représentant de StoneX.
AlphaStream organisera le circuit de collecte, tandis qu’AVA, spécialisé notamment dans le négoce des matières premières, prendra en charge la logistique et la sécurité. Le Conseil mondial de l’or, ou World Gold Council, doit, pour sa part, faciliter l’intégration de la Simep dans l’écosystème international et contribuer à l’adoption des meilleures pratiques.
Le projet a déjà franchi deux étapes institutionnelles importantes. Le Conseil présidentiel du 4 juin 2025 a approuvé sa note conceptuelle et le partenariat avec StoneX. Le Conseil des ministres du 3 décembre suivant a autorisé la participation de la Sodemi au capital de la société.
La prochaine étape sera opérationnelle : achever la raffinerie d’ici fin juin 2027 et déployer un réseau de collecte conforme aux normes internationales. À terme, la Simep doit permettre à la Côte d’Ivoire de passer du statut de producteur d’or à celui d’acteur intégré de la chaîne de valeur mondiale.
Bamba M.
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