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mercredi, 25 mars 2026 11:17
Vulgarisation du budget citoyen 2026- Les émissaires du ministre l’Economie, des finances et du budget investissent les localités d’Arrah, Bocanda, Dabou, et Dianra
La campagne de vulgarisation du Budget Citoyen 2026 a débuté le mardi 24 mars 2026 simultanément dans les localités d’Arrah, de Bocanda, de Dabou et de Dianra. Les émissaires du Ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, issus de la Direction Générale du Budget et des Finances (Dgbf), chargés de la campagne de vulgarisation, ont présenté aux différentes populations desdites localités, le Budget Citoyen 2026 qui traduit de façon synthétique et dans un langage accessible à tous, l’information budgétaire. Les différents chefs de délégation que sont M. Koné Bassidi, directeur des dépenses centralisées de l’Etat et de la comptabilité des matières, M. Doua Womin Marcel, directeur du contrôle Budgétaire, M. Tanoh Yao Séraphin, directeur des ressources humaines et des Moyens Généraux et M. Bamba Ahmadou, Directeur des opérations des collectivités décentralisées, respectivement pour les localités d’Arrah, de Bocanda, de Dabou et de Dianra, ont indiqué que l’élaboration du Budget Citoyen 2026 matérialise la volonté du gouvernement de rapprocher davantage le budget de l’Etat des populations, en facilitant sa compréhension et en favorisant son appropriation.
Ils ont par ailleurs expliqué que cette démarche des autorités gouvernementales fait suite au constat que les populations pour lesquelles est élaboré et mis en œuvre le Budget de l’Etat, ne s’y intéresse pas toujours du fait, soit de la complexité des informations budgétaires, soit d’un manque de connaissances budgétaires. Pour eux, en rendant l’information budgétaire accessible à tous, le budget citoyen 2026 comme les précédents, favorise l’appropriation des actions du gouvernement par les populations, garantit leur contribution à l’amélioration des politiques publiques et leur adhésion au civisme fiscal. Il permet aussi de répondre aux exigences du Code de transparence dans la gestion des finances publiques.
« Il est important de signaler que c’est la toute huitième fois que la Côte d’Ivoire produit ce document qui permet aux citoyens de mieux comprendre le budget de l’Etat. (…) Je voudrais vous rassurer sur l’engagement du Gouvernement de produire régulièrement le Budget Citoyen pour l’information de toutes les populations, à travers notamment une large diffusion et une sensibilisation de proximité » ont rassuré les chefs de délégations dans les localités visitées. Les envoyés de la Direction générale du budget et des finances ont par ailleurs souligné que le budget citoyen 2026 consacre une grande part au suivi de sa facture avec l’Etat, pour les opérateurs économiques, à travers l’applicatif eFournisseur et à la participation de l’Etat au financement des budgets des collectivités territoriales (commune et régions). Venus massivement écouter les émissaires de la DGBF, les populations visitées par la voix de certains leaders de la société civile, des organisations non gouvernementales et des associations religieuses, de femmes ou de jeunesse, ont exprimé leur satisfaction de cette démarche et ont pris l’engagement d’être localement les porte-voix pour la promotion du budget citoyen auprès de leurs adhérents. Rappelons que c’est depuis l’année 2019 que la Côte d’Ivoire produit de façon régulière le budget Citoyen.
B. M avec sercom
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mercredi, 25 mars 2026 09:49
3ᵉ édition du forum régional du projet de cohésion des régions nord du golfe de Guinée - Le ministre Koné Bruno salue l’initiative
Environ 200 participants venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo prennent part à la troisième édition du Forum régional sur la résilience climatique et la cohésion sociale dans les pays du nord du Golfe de Guinée. Placée sous la présidence du Premier ministre, Robert Beugré Mambé, représenté par le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, cette rencontre de haut niveau vise à dégager des solutions communes face aux défis climatiques et sécuritaires dans la sous-région.
Ce cadre d’échanges réunit chercheurs, décideurs politiques, acteurs du secteur privé, partenaires techniques et financiers, autorités locales et représentants des communautés. L’objectif est de croiser les approches institutionnelles, scientifiques et communautaires afin d’apporter des réponses adaptées aux réalités du terrain et de renforcer la résilience des populations.
Inscrit dans la mise en œuvre du Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (COSO), lancé en 2022 avec l’appui de la Banque mondiale, le forum met l’accent sur des thématiques majeures, notamment les liens entre changement climatique et cohésion sociale, les mécanismes communautaires d’adaptation ainsi que les réponses nationales face aux enjeux climatiques.
En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre opérationnelle du projet COSO est assurée par le Conseil Coton Anacarde Karité, organe d’exécution chargé de conduire les actions sur le terrain, notamment au profit des producteurs et des communautés rurales des zones concernées.
Pour Adama Bamba, président du Comité de pilotage du projet COSO, cette rencontre contribue à consolider la stabilité dans la sous-région. La représentante de la Banque mondiale, Juliana Lenddorfer, a réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur des zones rurales marginalisées, tandis que le ministre Bruno Nabagné Koné a salué une initiative en phase avec les priorités de développement de la Côte d’Ivoire définies par le Président de la République, SEM Alassane Ouattara.
Ce forum traduit la volonté des États de renforcer leur coopération pour préserver la cohésion sociale et améliorer durablement les conditions de vie des populations des régions nord du Golfe de Guinée.
Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Légende photo : Le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières à l’ouverture des travaux, a salué une initiative en phase avec les priorités de développement de la Côte d’Ivoire
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mardi, 24 mars 2026 09:52
Semaine nationale de la presse- Le ministre Amadou Coulibaly félicite l’ANP pour ses actions
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a prôné, lundi 23 mars 2026 à Abidjan, un journalisme professionnel et éthique, afin de mieux distinguer l’information vérifiée de la désinformation, à l’ouverture de la 3e édition de la Semaine nationale de la presse (SNP), organisée par l’Autorité nationale de la presse (ANP). Rapporte l’Agence ivoirienne de presse(Aip).
A l’occasion, ajoute l’Aip, le ministre Coulibaly, dans un contexte marqué par une hyperconnectivité et une surabondance de contenus, le principal défi n’est plus l’accès à l’information, mais sa qualité. « Dans le tourbillon numérique actuel, l’information de qualité est souvent noyée dans un flot de rumeurs, d’opinions et de commentaires », a-t-il relevé. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’un journalisme rigoureux pour tracer une ligne claire entre les faits et la désinformation, soulignant que la crédibilité des médias constitue un pilier essentiel du débat public et du renforcement de la démocratie.
En sa qualité de président de la cérémonie, le ministre Amadou Coulibaly a salué les actions de l’ANP en faveur du développement de l’esprit critique, notamment auprès des jeunes. « En contribuant à l’éducation aux médias, l’ANP participe à la construction d’un citoyen éclairé, capable d’exercer un jugement critique sur l’information », a-t-il affirmé.
Le ministre a également rappelé les efforts du gouvernement en matière de transformation numérique, notamment à travers des initiatives de sensibilisation contre la cybercriminalité, les fausses informations et l’usage irresponsable des réseaux sociaux. Il a cité, à ce titre, la campagne nationale « En ligne, tous responsables », qui vise à promouvoir un environnement numérique sécurisé et respectueux. Il a par ailleurs souligné que la lutte contre la désinformation ne saurait être l’apanage des seuls pouvoirs publics. « Chaque citoyen, chaque institution et chaque organisation doit jouer sa partition », a-t-il insisté, appelant à une responsabilité collective face aux dérives informationnelles.
Le président de l’ANP, Samba Koné, a mis en garde contre les dangers d’un environnement informationnel dominé par la désinformation et la manipulation. Il a relevé que l’essor du numérique et de l’intelligence artificielle complexifie davantage la quête d’une information fiable. « Mieux s’informer, ce n’est pas seulement consommer plus d’informations, mais apprendre à vérifier les sources, à distinguer les faits des opinions et à analyser les contenus, notamment visuels », a-t-il expliqué.
Il est revenu sur l’importance de l’éducation aux médias, en particulier auprès des élèves et étudiants, principale cible de cette édition. « Une jeunesse formée ne clique pas impulsivement et ne partage pas sans précaution », a-t-il souligné.
Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette semaine, notamment des ateliers pratiques, des panels et des visites d’immersion dans des rédactions. Les échanges porteront, entre autres, sur l’esprit critique et les relations entre médias et intelligence artificielle. Un panel sur le thème central a été animé par des experts du secteur, dont le journaliste et ancien directeur général de l’ISTC, Dr Alfred Dan Moussa, et l’enseignant-chercheur Dr Ahmidou Touré.
Ayoko Mensah
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mardi, 24 mars 2026 09:43
Projet COSO- Les États font le point de l’avancement de leur feuille de route
Le Forum régional de la cohésion sociale, qui s’ouvre ce mardi 24 mars 2026 à l’Hôtel Président de Yamoussoukro, a été précédé, la veille, par une réunion du Comité de coordination régionale (CCR), consacrée à l’examen de l’état d’avancement du Projet de Cohésion Sociale dans les régions nord du Golfe de Guinée (COSO).
Au cours de cette rencontre tenue le lundi 23 mars 2026, sous la présidence du président du Comité de pilotage, Adama Bamba, les délégations du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo ont présenté leurs feuilles de route respectives, avant de faire le point sur le niveau d’exécution des activités prévues dans le cadre du projet.
Il ressort des échanges que les différentes parties prenantes se sont pleinement approprié les feuilles de route qui leur ont été soumises. Celles-ci ont été validées et mises en œuvre avec des résultats jugés très satisfaisants, avec des taux d’exécution supérieurs à 90 % dans plusieurs pays et atteignant 100 % pour certains, notamment en Côte d’Ivoire.
S’agissant de l’état d’avancement du projet COSO, plusieurs réalisations ont été enregistrées dans des secteurs essentiels au bien-être des populations. Des infrastructures ont ainsi été construites ou sont en cours de réalisation dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique villageoise, de l’électrification, de l’agriculture ainsi que des marchés ruraux. Le projet a également permis de renforcer la mobilisation des jeunes autour des valeurs de cohésion sociale, contribuant à l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires dans les régions nord du Golfe de Guinée.
Les participants ont toutefois relevé l’existence de plusieurs défis à surmonter pour garantir l’atteinte complète des objectifs du projet. À cet effet, des recommandations ont été formulées en vue de consolider les acquis et d’accélérer la mise en œuvre des actions en cours.
Le Forum régional de la cohésion sociale s’ouvre officiellement le mardi 24 mars 2026 et prendra fin le mercredi 25 mars 2026. Cette rencontre permettra aux États participants de poursuivre les échanges et de renforcer leur coordination en faveur de la cohésion sociale et du développement dans les régions nord du Golfe de Guinée.
B. M
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lundi, 23 mars 2026 20:27
Les Mardis de Nk/ PAROLE D’ÉTERNITÉ — DISCOURS FONDATEUR IMAGINAIRE
Félix Houphouët-Boigny à la Côte d’Ivoire : Testament prophétique pour les générations « Une nation ne meurt pas quand son fondateur disparaît, mais quand ses héritiers oublient pourquoi elle a été créée » Ivoiriens, Ivoiriennes, Peuple de Côte d’Ivoire, Mes enfants d’hier, d’aujourd’hui et de demain, Je vous parle depuis cet horizon où le temps ne divise plus les générations, où les ambitions humaines s
?? PAROLE D’ÉTERNITÉ — DISCOURS FONDATEUR IMAGINAIRE
Félix Houphouët-Boigny à la Côte d’Ivoire - Testament prophétique pour les générations
« Une nation ne meurt pas quand son fondateur disparaît, mais quand ses héritiers oublient pourquoi elle a été créée »
Ivoiriens, Ivoiriennes,
Peuple de Côte d’Ivoire,
Mes enfants d’hier, d’aujourd’hui et de demain,
Je vous parle depuis cet horizon où le temps ne divise plus les générations, où les ambitions humaines s’effacent devant le jugement de l’histoire, où seules demeurent les œuvres qui ont servi la dignité des peuples.
Ne croyez pas que la mort efface la responsabilité.
Elle l’éclaire.
J’ai quitté ce monde en vous laissant un pays en paix, respecté, confiant en son avenir. Je ne vous ai pas légué un pouvoir, mais une méthode ; non un système, mais une vision ; non un héritage matériel, mais un pacte moral.
Ce pacte tenait en trois mots : paix, dialogue, rassemblement.
Si vous les abandonnez, tout ce que vous avez construit deviendra fragile, comme une maison dont on aurait retiré les fondations.
J’ai fondé une nation, pas un camp
Lorsque nous avons conduit la Côte d’Ivoire vers l’indépendance, nous ne cherchions pas à remplacer une domination par une autre. Nous voulions bâtir un État où chaque citoyen, quelle que soit son origine, se sentirait chez lui.
La nation ivoirienne n’est pas née d’une victoire militaire ni d’une révolution violente. Elle est née d’une volonté politique rare : celle de construire sans détruire, de transformer sans humilier, d’émanciper sans diviser.
C’est pourquoi je vous dis aujourd’hui :
La Côte d’Ivoire ne survivra pas si vous la réduisez à un champ d’affrontement permanent.
Une nation n’est pas un butin.
Une nation est une responsabilité sacrée.
À mes héritiers politiques : PDCI-RDA et RHDP
Vous êtes issus d’une même matrice historique. Vos trajectoires ont divergé, vos ambitions se sont affirmées, vos stratégies ont évolué. Mais votre origine commune demeure.
Au PDCI-RDA, je dis : vous êtes la mémoire vivante de la construction nationale. Ne laissez pas cette mémoire se dissoudre dans les querelles internes. Un parti fondateur qui se déchire affaiblit la conscience historique du pays.
Au RHDP, je dis : vous êtes nés de la nécessité du rassemblement face aux périls. Ne transformez pas cette vocation en instrument de domination. L’unité imposée est toujours provisoire ; seule l’unité consentie est durable.
À vous tous, je rappelle : la Côte d’Ivoire est plus ancienne que vos partis et plus durable que vos mandats.
La paix n’est pas un état naturel
Ne vous trompez pas : la paix dont vous jouissez n’est pas normale. Elle est exceptionnelle dans l’histoire humaine. Elle exige discipline, retenue et sagesse.
J’ai choisi le dialogue parce que je savais que la violence politique est une dette que les générations futures paient toujours. J’ai privilégié la réconciliation parce que je connaissais la profondeur des blessures que peut infliger la haine.
Une seule décennie de division peut effacer un demi-siècle de progrès.
Si vous banalisez les discours de rupture, si vous instrumentalisez les frustrations, si vous laissez la méfiance s’installer, vous préparerez des crises dont vous ne maîtriserez pas les conséquences.
La diversité ivoirienne : un trésor exigeant
Votre pays est un carrefour de peuples, de cultures et de traditions. Cette diversité a fait votre force, car elle vous a obligés à inventer un modèle de coexistence.
Mais la diversité mal gouvernée devient une ligne de fracture. Lorsque les appartenances particulières l’emportent sur l’identité nationale, la cohésion se fissure.
Je vous le dis avec gravité :
Ne jouez jamais avec les équilibres humains. Ils sont plus fragiles que les institutions.
Vous êtes d’abord Ivoiriens.
Tout le reste vient après.
La jeunesse : juge et héritière
Votre jeunesse ne m’a pas connu. Elle ne se souvient pas des luttes fondatrices, des sacrifices, des choix difficiles. Elle juge votre présent à l’aune de ses attentes et de ses frustrations.
Si vous lui offrez des perspectives, elle bâtira.
Si vous l’abandonnez au désespoir, elle détruira.
Une nation qui néglige sa jeunesse prépare sa propre instabilité.
Formez-la à la citoyenneté, au travail, au respect de la République. Donnez-lui des raisons d’espérer dans son pays plutôt que de rêver d’ailleurs.
Le poison des ambitions démesurées
Le pouvoir attire, fascine, divise. Il révèle les grandeurs comme les faiblesses humaines. Mais souvenez-vous que le pouvoir n’est jamais une propriété personnelle. Il est confié, jamais possédé.
Lorsque la conquête du pouvoir devient plus importante que la préservation de la nation, le système politique se transforme en machine à produire des crises.
Dans nos traditions, le chef est celui qui protège la communauté, pas celui qui la met en péril pour triompher.
L’Afrique et le monde vous observent
La Côte d’Ivoire n’est plus un pays ordinaire. Elle est devenue un repère, un point d’équilibre dans une région secouée par les incertitudes. Votre stabilité est une source d’espoir pour d’autres peuples.
Ne gaspillez pas cet avantage.
Une nation respectée à l’extérieur est d’abord une nation qui se respecte elle-même, qui protège ses institutions et qui refuse la logique de la destruction.
Le jugement de l’histoire
Vous pouvez tromper vos contemporains. Vous ne tromperez pas le temps.
Un jour, les générations futures examineront votre action avec distance. Elles ne se demanderont pas qui a gagné ou perdu telle élection. Elles se demanderont si vous avez préservé l’unité, consolidé la paix et préparé l’avenir.
L’histoire ne pardonne pas aux héritiers qui dilapident ce qu’ils n’ont pas construit.
L’appel ultime à la Nation
Peuple de Côte d’Ivoire,
Ne laissez personne vous convaincre que la division est inévitable. Les nations ne sont pas condamnées au conflit ; elles y glissent lorsque la vigilance disparaît.
Exigez de vos dirigeants qu’ils soient dignes de la mission qu’ils prétendent assumer. Refusez les discours de haine. Défendez la République par votre comportement quotidien.
Car la nation n’existe pas seulement par ses dirigeants, mais par ses citoyens.
Conclusion — Le sens véritable de mon héritage
Si mon nom doit encore résonner, qu’il ne soit pas une bannière brandie pour opposer les uns aux autres, mais un rappel de ce qui vous a permis de vivre ensemble.
Je ne vous demande pas de regarder en arrière. Je vous demande de vous souvenir du chemin qui mène vers l’avant.
Préservez l’unité.
Protégez la paix.
Servez la Côte d’Ivoire.
Lorsque vous êtes unis, votre pays devient un phare pour l’Afrique.
Lorsque vous êtes divisés, il devient vulnérable aux tempêtes de l’histoire.
Ainsi parle, depuis l’éternité, celui que vous avez appelé le Père de la Nation — non pour être pleuré, mais pour être compris.
Par Norbert KOBENAN
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Politique
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lundi, 23 mars 2026 18:53
Au lancement du Sirexe2026 - Le Vice Premier ministre, Téné Birahima Ouattara « vend » les potentialités minières et énergétiques de la Côte d’Ivoire
Le Palais des Congrès du Sofitel Ivoire d’Abidjan, a abrité ce lundi 23 Mars 2026, la cérémonie de lancement officiel de la deuxième édition du Salon International des ressources extractives et de l’énergie (SIREXE 2026). Ce sous la présidence du Vice- premier ministre, ministre de la défense, M. Tene Birahima Ouattara. Qui avait à ses côtés, M. Mamadou SANGAFOWA-COULIBALY, ministre ivoirien des mines, du pétrole et de l’énergie initiateur et président du comité d’organisation du SIREXE et de Madame Bogolo Joy KENEWENDO, ministre des minéraux et de l’énergie du Botswana. Ce dernier pays à l’honneur pour cette édition 2026.
Les félicitations du Vice- premier ministre au comité d’organisation
A l’occasion, le Vice – premier ministre, ministre de la défense, Téné Birahima Ouattara, a félicité au nom du Président de la République Alassane Ouattara, le ministre Sangafowa, pour le succès rencontré lors de la première édition du Serexe. Il a exprimé ses remerciements à l’ensemble des participants, dont la présence distinguée, la qualité et l’importance réhaussent l’éclat de cette cérémonie. Ils démontrent se faisant, combien le secteur extractif suscite d’intérêts et d’espoirs pour notre continent.
« Qu’il s’agisse du Pétrole, du gaz naturel, des mines ou de l’énergie, le ministre Sangafowa COULIBALY, a pu s’appuyer sur une équipe experte motivée, avec qui il a su dessiner une trajectoire de développement avec assurance, malgré d’importants défis dans chacun des trois sous-secteurs. Mieux, il a su anticiper sur la nécessité de doter notre pays d’un cadre inédit d’échanges d’expertises, d’expériences et surtout, un rendez-vous des affaires pour connecter davantage d’idées et de moyens, afin d’accélérer le développement des secteurs extractifs dans le cadre de la construction du Hub énergétique, que le Président de la République appelle avec insistance », a indiqué le Vice – premier ministre qui a , au nom du Président Alassane OUATTARA, exprimer sa profonde gratitude à la République sœur du Botswana, pays à l’honneur du SIREXE 2026, pour avoir accepté l’ invitation de la Côte d’Ivoire, à partager son expérience réussie dans le domaine du développement minier.
« Je voudrais, au nom de Sem Alassane OUATTARA, Président de la République, exprimer notre profonde gratitude à la République sœur du Botswana, pays à l’honneur du SIREXE 2026, pour avoir accepté notre invitation à partager son expérience réussie dans le domaine du développement minier. Cela dénote l’excellence des relations qui unissent nos deux pays. Madame Bogolo Joy KENEWENDO, ministre des minéraux et de l’énergie du Botswana », a ajouté le Vice- premier ministre.
Il n’a pas oublié d’exhorte nos deux ministres à assurer son application effective pour des résultats concrets à accélérer la concrétisation du protocole d’accord qui sera signé pendant le SIREXE entre la Côte d’Ivoire et le Botswana, dans les domaines minier et énergétique, traduira la dynamique que les deux pays comptent insuffler à la coopération Sud-Sud.
Entre 2025 et 2026, la Côte d’Ivoire se positionne comme l’un des six principaux hubs pour l’investissement en exploration et production pétrolière, attirant plus de 500 millions de dollars de capitaux. Depuis septembre 2021, date de découverte du gisement Baleine, ce sont 19 Contrats de Partage de Production (CPP) qui ont été signés avec des opérateurs nationaux et internationaux et 13 autres sont en cours de négociation. Sans oublier la loi sur le contenu local dans les activités pétrolières et gazières dont les effets sont de plus en plus palpables est en train de transformer complètement le tissu local de Pme.
Mais avant lui, Mamadou SANGAFOWA-COULIBALY, initiateur du Sirexe a situé les enjeux de l’édition 2026 dont le thème est : « Industries extractives et énergétiques : Quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? », qui aura lieu du 18 au 22 novembre 2026, au Parc des Expositions d’Abidjan- Port Bouet.
S’agissant du choix du Botswana comme pays à l’honneur, le ministre Sangafowa a dit que le choix du gouvernement ivoirien, porté sur la République du BOTSWANA, première puissance minière du continent, se justifie par l’expertise avérée de votre pays en matière de gouvernance minière et de valorisation industrielle des ressources minérales.
Les opportunités offertes par le Sirexe
« C’est une réussite africaine fondée sur un leadership exemplaire que nous saluons. Le SIREXE offre l’opportunité de partager le modèle inspirant de votre pays en matière de gouvernance du secteur extractif et de l’énergie. La Côte d’Ivoire entend renforcer la coopération bilatérale avec le BOTSWANA, au moment où elle aborde un tournant décisif dans l’industrie extractive, pour une meilleure valorisation de ses récentes découvertes de classe mondiale », a dit le ministre Sangafowa.
Faisant allusion à l’actualité internationale qui est marquée par la crise au moyen orient, qui voit les infrastructures énergétiques être prises pour cibles, il a dit aux africains, que « ce fait révèle plus que jamais la nécessité pour l’Afrique de veiller à sa sécurité énergétique, notamment par des investissements appropriés dans la valorisation locale de ses ressources minérales. C’est l’objet de la Banque Africaine de l’Energie en cours de mise en place »
Quant à Madame Bogolo Joy KENEWENDO, ministre des minéraux et de l’énergie du Botswana, elle loué la qualité des relations entre les deux pays. Non sans dire que le thème choisi est un moment opportun pour aborder ces questions, car l’énergie constitue un levier essentiel de croissance économique, d’industrialisation et de développement social. Il est donc tout à fait pertinent d’associer les secteurs des ressources extractives et énergétiques dans notre ambition commune de promouvoir le bien-être des nations africaines.
« Dans un contexte de concurrence internationale accrue pour l’accès aux ressources minérales, notamment en Afrique, il est essentiel de sensibiliser de manière proactive les décideurs afin de garantir que le niveau d’engagement et d’investissement soit suffisant pour stimuler des investissements responsables, favorisant une exploitation durable, inclusive et rentable de nos ressources. C’est tout l’intérêt de rencontres telles que le Sirexe 2026 », a précisé la ministre Botswanaise.
Plateforme de coopération sectorielle africaine et internationale, le Sirexe s’inscrit pleinement dans la politique d’ouverture et d’action de la Côte d’Ivoire, pour une intégration réussie et le développement inclusif du continent africain.
Rappelons qu’à l’édition 2024, 22 pays représentés avec 2 200 participants professionnels, repartis satisfaits, 350 exposants et plus de 50 000 visiteurs. Par ailleurs, 150 médias nationaux et internationaux ont couvert l’évènement pendant que près de 4 000 milliards de Fcfa en intentions et accords d’investissement ont été signés.
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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Economie
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lundi, 23 mars 2026 07:28
Résilience climatique et cohésion sociale - Yamoussoukro accueille la session régionale du projet COSO à partir de ce 23 mars 2026
La ville de Yamoussoukro abrite, à partir de ce lundi 23 au mercredi 25 mars 2026, la Session du Comité de Coordination Régionale suivie du Forum annuel sur la cohésion sociale, organisés dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions Nord du Golfe de Guinée, avec l’appui de la Banque mondiale. Rapporte une note officielle à la presse du Conseil coton anacarde karité.
Cette rencontre sous-régionale réunira des délégations de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo et du Bénin autour du thème :
« Résilience climatique et cohésion sociale dans les régions Nord du Golfe de Guinée ».
Mis en œuvre sur la période 2022-2027, ce projet vise à renforcer la collaboration entre les États membres afin de prévenir les risques de fragilité, de conflits et de violences, tout en améliorant la résilience socioéconomique et climatique des populations vivant dans les zones frontalières du Nord du Golfe de Guinée. Ces régions sont particulièrement exposées aux tensions intercommunautaires, aux défis sécuritaires ainsi qu’aux effets du changement climatique, d’où la nécessité d’un cadre permanent de concertation et de coordination régionale.
La note ajoute que les travaux s’ouvrent ce lundi 23 mars 2026 à l’hôtel Président de Yamoussoukro avec la session du Comité de coordination régionale, instance chargée d’assurer l’harmonisation de la mise en œuvre du projet dans les quatre pays. Cette session permettra d’évaluer la feuille de route 2025-2026, de partager l’état d’avancement du projet dans chaque pays et d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération régionale. Pour l’exercice en cours, la présidence du Comité est assurée par la Côte d’Ivoire.
En Côte d’Ivoire, le projet, financé par la Banque mondiale, est exécuté par le Conseil Coton Anacarde Karité. En raison de sa présence dans les zones de production du Nord et de sa mission de développement des filières coton, anacarde et karité, le Conseil Coton Anacarde Karité contribue à la mise en œuvre des actions visant le renforcement de la résilience des communautés rurales, ainsi qu’à l’adaptation des producteurs aux effets du changement climatique.
Les 24 et 25 mars 2026, le forum annuel sur la cohésion sociale se tiendra à l’Hôtel Président de Yamoussoukro, en présence d’acteurs publics, de partenaires techniques, de chercheurs, de collectivités territoriales et de représentants des communautés, afin de partager les expériences, d’identifier les bonnes pratiques et de définir des actions communes pour renforcer durablement la cohésion sociale et la résilience climatique dans les régions du Nord du Golfe de Guinée.
Bamba M.
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Agriculture
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dimanche, 22 mars 2026 15:57
Après un incendie au poste source de Djibi-Perturbation de l’électricité dans la commune de Cocody
La Compagnie Ivoirienne d'Électricité (CIE) a annoncé, ce dimanche 22 mars 2026, une perturbation de la fourniture d’électricité dans plusieurs quartiers de la commune de Cocody, à la suite d’un départ de feu survenu sur le réseau électrique haute tension du poste source de Djibi.
Selon un communiqué officiel reçu par www. afrikchallenges.info, l’incident s’est produit dans la nuit du 22 mars 2026 et a affecté plusieurs zones, notamment Djrogobité, Angré, Bingerville, Djibi et la Riviera. Cette situation a entraîné des coupures et des perturbations dans la distribution de l’électricité au sein de ces localités.
Alertés, les Sapeurs-Pompiers sont intervenus rapidement, permettant de circonscrire le feu aux environs de 06h00. Grâce à leur action, les risques de propagation ont été maîtrisés et les premières opérations techniques ont pu être engagées.
La CIE indique que, suite aux premiers travaux effectués, la réalimentation des zones impactées a débuté de manière progressive à partir de 07h54. Les équipes techniques restent mobilisées afin d’assurer un retour complet à la normale dans les meilleurs délais.
Tout en présentant ses excuses pour les désagréments occasionnés, la compagnie précise que cet incident est indépendant de sa volonté. Elle invite par ailleurs ses clients à contacter son Centre de Relation Client, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, via le numéro 179, ou à travers ses plateformes digitales, pour toute information complémentaire.
Ayoko Mensah
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Société
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dimanche, 22 mars 2026 11:44
Cacao / Face aux critiques sur le système de Commercialisation- Bruno KONE : « Nous allons étudier les forces et les faiblesses du système puis faire nos recommandations aux autorités, qui trancheront sur l'opportunité ou non d'une évolution. »
Souveraineté alimentaire, cacao, transformation… Pour le nouveau ministre ivoirien de l'Agriculture, le pays doit consolider sa stratégie en résolvant le problème du financement du secteur mais aussi de la compétitivité des filières dans un environnement international toujours plus incertain. Il a pris ses fonctions fin janvier en pleine crise du cacao . Succédant à Kobenan Kouassi Adjoumani, Bruno Nabagné Koné a quitté le ministère de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme pour prendre la tête de celui de l'Agriculture. Ministre depuis 2011, ce financier de formation, qui a démarré sa carrière côté privé dans les télécoms, se voit donc confier une nouvelle mission : s'assurer que l' agriculture , l'un des piliers de la croissance en Côte d'Ivoire , conserve son rôle clé. Le secteur, qui emploie 40 % des actifs, contribue à hauteur de 20 % au produit intérieur brut (PIB) et assure 40 % des exportations du pays. Une puissance agricole liée au statut de premier producteur mondial de cacao , mais aussi à un accent mis sur l'essor d'autres filières, dont l'hévéa et l'anacarde. Autant de matières premières aujourd'hui bousculées par la volatilité des cours mondiaux comme par l'impact du réchauffement climatique. Dans ce cadre contraint, la Côte d'Ivoire fait le pari, depuis des années, d'investir dans la transformation pour créer emplois et valeur ajoutée sur place. Si le pays commence à récolter les fruits de ses efforts, il doit encore surmonter nombre d'obstacles pour consolider les progrès réalisés. Le nouveau ministre, rencontré fin février en marge du Salon de l'agriculture à Paris, détaille la stratégie pour assurer l'avenir de l'agriculture ivoirienne.
Question : Jeune Afrique : En réponse aux difficultés des producteurs de cacao pour écouler leur récolte, la Côte d'Ivoire a réduit le prix d'achat des fèves afin de relancer les ventes. De quelle marge de manœuvre dispose le pays pour répondre à la crise qui secoue le secteur ?
Bruno Nabagné Koné : Vous savez que la Côte d'Ivoire est depuis des décennies le premier producteur et exportateur mondial de fèves. Avec le Ghana, numéro deux, nous comptons pour environ 60% de l'approvisionnement. Cette position nous permet de peser sur le marché de deux façons, via la gestion des stocks de fèves et la transformation. Le premier levier explique notre décision, conjointe avec le Ghana,
de limiter notre production ces dernières années afin d'éviter un excédent de cacao et une chute des prix. C'est dans la même optique que l'État a décidé, en début d'année, d'acheter une partie de la récolte , jouant sur le volume de fèves sur le marché et soutenant ainsi les petits producteurs. Le second levier, c'est le renforcement des capacités de transformation, un processus dans lequel nous sommes engagés de longue date. Nous sommes aujourd'hui à 40 % du volume de fèves traités sur place et nous devrions atteindre notre objectif de 50 % dans les deux ans. Transformer localement évite de brader les fèves en cas de prix défavorables. C'est surtout la clé pour créer de la valeur ajoutée sur place.
Question : Le contexte actuel repose la question de l'évolution du
système de commercialisation des fèves – encadré par le Conseil
café cacao (CCC) et fondé sur la vente par anticipation de la récolte
ainsi que sur un prix d'achat du cacao déterminé en fonction de la
moyenne des ventes de l'année écoulée. Faut-il revoir ce modèle ?
Bruno Nabagné Koné : Il faut commencer par souligner qu'il a permis de préserver le pouvoir d'achat des petits producteurs. Et il a aussi été crucial pour structurer, via le Conseil café cacao , la réponse de la Côte d'Ivoire sur un marché du cacao mondialisé. Ce modèle a donc ses avantages. Cela dit, on entend les critiques qui lui sont faites, ce qui nous conduit à mener actuellement une évaluation. Nous allons étudier les forces et les faiblesses du système puis faire nos recommandations aux autorités, qui trancheront sur l'opportunité ou non d'une évolution.
Question : De l'avis de nombre d'observateurs, les difficultés observées en Côte d'Ivoire et au Ghana fragilisent l'alliance conclue entre les deux pays en 2018 pour défendre une meilleure rémunération des cacaoculteurs et, plus globalement, la place des deux pays dans la chaîne de valeur du chocolat. Les changements de prix d'achat du cacao, annoncés séparément, ont pu donner l'impression d'un front désuni… Est-ce le cas ?
Bruno Nabagné Koné : C'est tout le contraire, et la période délicate que nous traversons va être un élément de renforcement de l'alliance : nos deux pays ont plus que jamais intérêt à travailler ensemble pour sortir des difficultés. Pour revenir sur les décisions de modifier le prix d'achat du cacao, ce n'est pas parce qu'elles n'ont pas été annoncées en même temps qu'elles ont été prises de façon unilatérale. C'est tout l'inverse, elles ont évidemment été actées après concertation. L'environnement réglementaire dans les deux pays n'est pas identique. Le Ghana Cocoa Board (Cocobod) a un fonctionnement différent de celui du CCC. Pour autant, il y a une vraie action conjointe via l'alliance nouée, qui est présidée par un Ivoirien, Alex Assanvo, et dont le siège se trouve à Accra. Les deux chefs d'État suivent de près l'avancée de l'initiative, qui est structurée en neuf points, dont la rémunération des petits producteurs, la capacité commune de réaction sur le marché international ou encore lutte contre la contrebande de fèves.
Question : Au niveau mondial, la Côte d'Ivoire se distingue également sur l'hévéa et l'anacarde, avec une place de troisième producteur de caoutchouc naturel et une double position de premier producteur et de deuxième transformateur sur la noix de cajou. Quels sont les défis à relever sur ces deux filières ?
Bruno Nabagné Koné : Avant de parler des défis, il y a une leçon à tirer de ces réussites :quand la Côte d'Ivoire s'intéresse à un secteur, elle parvient à conquérir une position de premier plan. C'est ce qui s'est produit sur l'anacarde ces quinze dernières années. Et c'est ce que nous voulons reproduire sur d'autres produits, dont le karité, le soja et le niébé. C'est le résultat d'un effort collectif. En effet, il faut une volonté politique, le travail de suivi de l'administration, notamment du ministère de l'Agriculture et de ses différentes structures, mais aussi l'engagement des producteurs sur le terrain et celui du secteur privé, qui joue un rôle prépondérant dans le décollage des filières. À chaque fois, l'enjeu est le même : instaurer un lien fort entre production et transformation afin de créer un cercle vertueux et de capter un maximum de valeur ajoutée localement. Et c'est ainsi que l'agriculture restera un moteur de la croissance ivoirienne. Sur l'hévéa, on observe un décalage entre la production et les capacités de transformation, d'où la nécessité d'augmenter les volumes de matière première afin de faire tourner les usines. Concernant l'anacarde, il s'agit de consolider l'essor en travaillant de front sur les volumes, les financements, la commercialisation et la compétitivité de la filière. Celle-ci a permis une accélération du développement des régions nord et centre, auparavant limitées à la seule production de coton.
Question : Qu'en est-il justement de cette matière première, sa‐
chant que la Côte d'Ivoire pointe régulièrement dans le top 3 des
producteurs africains ?
Bruno Nabagné Koné : Nous sommes certes bien placés en termes de volume de récolte sur le continent. Cependant, il nous manque la partie aval, à savoir la constitution d'une industrie textile, les usines existantes étant obsolètes. Sur le modèle de ce qu'on fait d'autres pays de la région, il faut relancer ce volet pour arrêter d'exporter la fibre brute, recommencer à transformer et, in fine, consolider la position de la Côte d'Ivoire sur le plan agricole. Sachant qu'à travers le coton, on touche du doigts deux autres défis du secteur agricole dans son ensemble : la question de la durabilité, via notamment la gestion de l'eau, et celle du foncier, autre chantier national à mener pour cartographier les terres déjà cultivées et les surfaces disponibles.
Question : Comme dans nombre de pays africains, le financement du secteur agricole demeure un écueil. Comment le surmonter ?
Bruno Nabagné Koné : Nous sommes parfaitement conscients du problème. Seuls 6 % des financements octroyés aux entreprises en Côte d'Ivoire vont à l'agriculture. D'où le formidable effet de levier attendu si l'on parvient à faire décoller les fonds destinés au secteur. Il s'agit de convaincre les banques et les investisseurs de s'y intéresser puis de le financer, ce qui suppose de les rassurer en réduisant le plus possible les risques. Pour y parvenir, nous intervenons à plusieurs niveaux. Via la loi d'orientation agricole, nous menons un vaste plan d'identification des producteurs dans le pays, ce qui doit permettre de présenter des profils d'emprunteurs plus solides. En parallèle, nous développons des systèmes d'assurance individuelle pour réduire les incertitudes sur les récoltes. Enfin, nous multiplions les formations à destination des agents du secteur bancaire pour améliorer leur connaissance des modèles économiques des principales denrées produites dans le pays. Sur la filière riz, qui va être une priorité cette année, la capacité à mobiliser des financements, notamment auprès de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD), sera cruciale pour parvenir à mettre en œuvre notre plan, baptisé Stratégie nationale de développement de la filière riz (SNDR 2.0), qui vise à faire décoller production. Sachant que celle-ci est pluviale à 80 %, on ne pourra effectuer un saut significatif qu'en développant la culture irriguée, ce qui implique d'investir dans des barrages hydroélectriques et des systèmes d'irrigation.
Question : Augmenter la production de riz est essentiel pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays. En la matière, les progrès sont trop lents au regard de la hausse de la consommation. Comment l'expliquer ?
Bruno Nabagné Koné : Nous allons prendre ce sujet à bras le corps. C'est indispensable pour conquérir notre indépendance alimentaire et pour mettre fin à une situation paradoxale : dépenser plus d'un milliard d'euros par an pour importer un aliment qu'il est possible de cultiver sur place. C'est une bataille de haute lutte qui prend la forme d'une fuite en avant, l'essor démographique nourrissant une augmentation exponentielle des besoins. Nous produisons environ 1,5 million de tonnes par an quand la consommation se situe, elle, à 2,8 millions et bientôt à 3 millions de tonnes. Pour cette filière, comme pour toutes les autres, il faut s'assurer d'être compétitif. Or le riz ivoirien l'est en raison de trois principaux facteurs : les semences, les techniques de production, dont l'irrigation, et la main-d'œuvre. C'est donc sur ces trois leviers que nous allons jouer. Exemple : en développant l'irrigation, on peut passer d'une récolte par an actuellement à deux, voire trois, ce qui augmente la production et, par ricochet, la compétitivité du secteur.
Question : Faut-il aller jusqu'à interdire les importations de riz ?
Bruno Nabagné Koné : En règle générale, quand on veut mettre en œuvre une stratégie agricole, il vaut mieux éviter de se mettre à dos des acteurs du secteur. Cela dit, sur le riz en particulier, la question n'a pas encore été mise sur la table. Si c'est la voie pour atteindre l'autosuffisance, il faut l'étudier sérieusement. Et, si une décision venait à être prise en ce sens, il faudrait s'assurer de sa mise en application.
Question : Il demeure un fossé entre les cultures de rente, comme le cacao, l'hévéa ou le palmier à huile, et les cultures vivrières, destinées directement à l'alimentation. Quelle doit être la place de chacune dans le modèle agricole ivoirien ?
Bruno Nabagné Koné : Alors que, par le passé, les productions de rente étaient associées à des cultures vivrières, cette pratique s'est perdue ces dernières décennies. Résultat, la combinaison des deux est aujourd'hui une pratique marginale, qui plus est, peu valorisée. Or l'essor et l'avenir du secteur passera par ce modèle, vertueux sur les plans tant agricole que de la souveraineté alimentaire. C'est un autre chantier à mener, qui suppose notamment de faire évoluer les mentalités.
Bruno Nabagné Koné, ministre de l'Agriculture de Côte d'Ivoire, à Paris le 25 février 2026 en marge du Salon de l'agriculture dont la Côte d'Ivoire était le pays invité d'honneur cette année. © Thomas par Estelle Maussion pour Jeune Afrique.
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jeudi, 19 mars 2026 20:45
Economie cacaoyère- Les pays producteurs de l’Icco annoncent un conclave
En marge des assises statutaires (113èmesession Ordinaire du Conseil et Organes subsidiaires) de l’Organisation Internationale du Cacao (ICCO), qui se sont tenues du 09 au 13 mars 2026, à Abidjan (Côte d’Ivoire), les pays producteurs ont manifesté des inquiétudes.
En effet, au cours des travaux de l’Organisation, le secrétariat de l’ICCO a fait une communication sur la situation du marché mondial du cacao.
Face à cette situation dramatique concernant les prix, les pays producteurs ont manifesté une inquiétude eu égard à la volatilité des prix sur le marché et l’impact néfaste sur les revenus du petit producteur d’Afrique, d’Asie, et des Amériques.
Sous le leadership de l’Ambassadeur Aly TOURE (Cote d’Ivoire), porte-parole des pays producteurs de l’ICCO, le Collège des Producteurs de l’ICCO (23 pays) ont convenu d’une rencontre de haut niveau les 08 et 09 avril 2026 en vue d’un échange approfondi sur la situation du marché et son impact sur les producteurs.
C’est le lieu d’indiquer qu’outre la problématique du revenu vital pour les producteurs, la répartition équitable de la valeur( sur 100 milliards de dollar générés par le marché mondial du cacao, moins de 10% reviennent aux pays producteurs),l’amélioration des barrières commerciales et l’accès au marché, il faut ajouter les initiatives relatives au clonage du cacao, la fabrication du chocolat en laboratoire et surtout face aux prix sur le marché et aux enjeux écologiques, l’industrie chocolatière adopte des substituts.
S’il est reconnu que beaucoup de travail a été accompli pour relever ces défis, avec plus ou moins de succès, il reste encore beaucoup à faire pour garantir une économie mondiale du cacao durable qui profite à toutes les parties prenantes du secteur du cacao, et en particulier des petits producteurs.Nous sommes tous d’accord pour dire que les producteurs de cacao travaillent très dur pour produire le cacao, appelé historiquement « la Nourriture des Dieux ». Malheureusement, beaucoup d’entre eux vivent encore en-dessous du seuil de pauvreté. Nous devons redoubler d’efforts pour changer cette situation. Pendant trop longtemps, les parties prenantes se sont concentrées davantage sur la durabilité sociale et environnementale de la production de cacao, négligeant le pilier primordial de la durabilité, à savoir l’atteinte de la durabilité économique par des prix justes et rémunérateurs. Nous reconnaissons et apprécions les efforts qui ont été faits dans ce sens, mais il faut faire plus et plus vite.Les producteurs de cacao doivent obtenir des prix justes pour leur cacao. Ils doivent être payés à un prix qui leur assure un revenu décent leur permettant de mener une vie décente. Nous savons que cela est possible. Nous savons que cela est à notre portée.
A la faveur de la 5 -ème conférence Mondiale sur le Cacao qui s’est tenue à Bruxelles le 22 avril 2024, Sa Majesté la Reine Mathilde disait et nous la citons. « Je n’oublie pas les messages qui m’ont été donnés en Côte d’Ivoire par les acteurs de la filière. La durabilité de la cacao culture, signifie un travail et une rémunération décente pour les producteurs, des enfants qui puissent aller à l’école et des forêts qui sont préservées ».Après la crise mondiale du Cacao en 2017, nous voici encore face à une crise qui nécessite que les pays producteurs de Cacao soient solidaires et définissent des stratégies à court, moyen, et long terme selon l’Ambassadeur Aly Touré.
Elysee Koffi
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