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mercredi 17 juin 2026
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Abidjan a abrité le 16 JUIN 2026, un Sommet de haut niveau sur l « Initiative Cacao » Côte d'Ivoire-Ghana. A l’issue de cette rencontre au sommet, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, et son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, ont réaffirmé leur détermination commune à promouvoir une économie cacaoyère durable. « Avec mon frère, le Président John Dramani Mahama, nous réaffirmons aujourd'hui notre détermination à poursuivre ensemble la construction d'une économie cacaoyère juste, prospère et durable pour la Côte d'Ivoire, pour le Ghana et pour l'Afrique », a déclaré le Président ivoirien, Alassane Ouattara, à l’issue de cette rencontre qui a eu lieu Palais présidentiel d’Abidjan- Plateau. Pour le Président ivoirien, l'avenir de la filière cacao constitue, pour les deux États, un enjeu majeur de souveraineté économique, de stabilité sociale et de prospérité partagée. Le cacao fait vivre plusieurs millions de personnes dans les zones rurales, contribuant de manière significative au revenu de nos populations, à la création d'emplois ainsi qu’à la mobilisation des ressources nécessaires au financement des politiques de développement. Alassane Ouattara s’est réjoui des acquis importants obtenus grâce à l'initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana et a rappelé qu’ils ne doivent pas occulter les défis liés à cette filière, notamment la volatilité des prix mondiaux, les effets du changement climatique, les nouvelles exigences de réglementation internationale en matière de durabilité et de traçabilité, etc. Il a appelé à bâtir progressivement une coalition africaine des pays producteurs de cacao, capables de porter la voix du continent dans la gouvernance mondiale de la filière. Pour sa part, le Président ghanéen a insisté sur la nécessité de continuer d'investir encore plus d'efforts et encore plus de fonds dans cette filière pour lui permettre de se développer. John Dramani Mahama a souhaité que la Côte d'Ivoire et le Ghana continuent de renforcer la synergie entre les institutions pour renforcer les relations entre les deux pays, ce qui permettra le développement et la résilience de la filière. « Notre objectif est de donner aux agriculteurs tous les éléments nécessaires pour pouvoir continuer à produire les fèves de cacao », a-t-il indiqué. Il est à préciser que les deux pays assurent à eux seuls plus de 60 % de la production mondiale, tandis que le continent africain en fournit près de 80 %. La rencontre entre les deux Chefs d’Etats, a été précédé le 15 Juin 2026, de la 7e réunion du Comité de pilotage de l’Initiative Cacao-Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) au Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan-Cocody, sous les présidences du ministre des finances du Ghana, Docteur Cassiel Ato Baah, et du ministre ivoirien de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières M. Bruno Nabagné KONÉ, respectivement président et vice-président dudit Comité. Notons qu’à ce jour, l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire- Ghana a le mérite d’avoir obtenu la validation et la publication par l’ARSO de la Norme ARS 1000, le paiement du Différentiel de revenu décent (DRD), une prime de 400 dollars US la tonne de cacao directement payée aux producteurs des deux pays. El Hadj Bamba Mafoumgé
L'Ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire près la République de Guinée, Issifou Coulibaly, a reçu en audience, le 12 juin 2026, à la Représentation diplomatique ivoirienne à Conakry, le Directeur général adjoint (Dga) des Impôts de Côte d'Ivoire, Dr Aboubakari Cissé, au terme des travaux de la 42e Assemblée Générale et de la 39e Conférence Annuelle du Centre de rencontres et d'études des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), tenus du 09 au 12 juin 2026 dans la capitale guinéenne. Placées sous le thème de la gestion des risques axée sur la mobilisation des recettes intérieures en contexte de crise, ces assises internationales ont réuni les responsables des administrations fiscales de plus de trente pays membres du CREDAF. Ces assises ont également permis de mettre en lumière les expériences des pays membres, ainsi que les contributions de grandes organisations internationales telles que le Fonds Monétaire International (FMI), le Forum mondial sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales, et l'outil d'évaluation diagnostique de l'administration fiscale (TADAT). À l'issue de ces assises, l'Ambassadeur Issifou Coulibaly a reçu en audience, dans les locaux de la Représentation diplomatique ivoirienne, le Dr Aboubakari Cissé, qui conduisait la délégation de la Direction Générale des Impôts de Côte d'Ivoire à cette conférence. Les échanges entre les deux personnalités, qualifiés de « fructueux et cordiaux », ont porté sur plusieurs questions d'actualité, notamment le thème central retenu pour cette édition du CREDAF, relatif aux risques liés à la mobilisation des recettes fiscales en période de crise. À cette occasion, Dr Aboubakari Cissé a exprimé sa gratitude à l'Ambassadeur Issifou Coulibaly pour la chaleur de son accueil, sa disponibilité, ainsi que sa vision du renforcement de la coopération sous-régionale entre la Côte d'Ivoire et la Guinée. Il a également salué l'accompagnement constant assuré par la Représentation diplomatique ivoirienne aux délégations et experts ivoiriens en mission à Conakry. Pour sa part, l'Ambassadeur Issifou Coulibaly a félicité le Dr Aboubakari Cissé et l'ensemble de la délégation ivoirienne pour la qualité de leur participation aux travaux du CREDAF, tout en réaffirmant la disponibilité de la Représentation diplomatique à œuvrer, aux côtés des administrations techniques ivoiriennes, au renforcement des liens de coopération bilatérale entre Abidjan et Conakry, notamment dans les domaines fiscal, économique et administratif. Cette audience s'inscrit dans la dynamique de rapprochement entre la Côte d'Ivoire et la Guinée, deux pays appelés à renforcer davantage leurs échanges dans le cadre des instances sous-régionales et continentales de coopération économique et fiscale. EL HADJ B M

PLUS QU’UN MATCH, UNE LEÇON DE NATION

Il existe des moments où le sport cesse d’être un simple spectacle pour devenir un miroir. Un miroir dans lequel une nation aperçoit son visage, ses forces, ses fragilités, mais surtout ce qu’elle pourrait devenir si elle décidait de marcher dans la même direction.

Le premier match des Éléphants de Côte d’Ivoire lors de cette Coupe du monde appartient à cette catégorie particulière d’événements qui dépassent largement le cadre sportif. Bien sûr, les analystes commenteront le score, les performances individuelles, les choix tactiques ou les statistiques. Mais l’essentiel se trouvait peut-être ailleurs, dans ces quelques instants suspendus qui ont précédé le coup d’envoi.

Lorsque les joueurs ivoiriens, la main posée sur le cœur, ont commencé à chanter l’Abidjanaise, quelque chose de plus grand que le football est apparu. Dans les tribunes, des milliers de voix leur ont répondu. Devant les écrans, des millions d’Ivoiriens ont partagé la même émotion. Pendant quelques minutes, les différences se sont effacées derrière un même drapeau.

Il n’y avait plus de majorité ni d’opposition.
Plus de Nord ni de Sud.
Plus de générations qui s’observent avec méfiance.
Plus de catégories sociales séparées par leurs préoccupations quotidiennes.

Il n’y avait qu’un peuple.

Une seule voix.
Une seule âme.
Une seule espérance.

Et peut-être est-ce là la plus belle victoire de la soirée.

Car les nations ne deviennent pas grandes uniquement lorsqu’elles remportent des trophées. Elles deviennent grandes lorsqu’elles découvrent ce qui les unit profondément.

LE STADE, CETTE ÉCOLE OÙ LA NATION APPREND À SE REGARDER

Le football possède une vertu rare : il simplifie les vérités essentielles.

Sur un terrain, personne ne demande à son partenaire son origine avant de lui adresser une passe décisive. Aucun défenseur ne protège son camp selon son appartenance politique. Aucun attaquant ne marque pour sa région ou pour son groupe d’intérêt.

Tous jouent pour le même maillot.
Tous courent vers le même objectif.
Tous acceptent de mettre leur talent individuel au service d’une ambition collective.

Cette réalité sportive contient une immense leçon pour les nations modernes.

Une équipe gagne lorsque les individualités acceptent de servir le collectif.

Une nation progresse lorsque les intérêts particuliers acceptent de s’effacer devant l’intérêt général.

Les Éléphants nous rappellent ainsi une vérité fondamentale : la grandeur ne naît jamais de l’addition des égoïsmes. Elle naît toujours de la convergence des volontés.

La force d’un pays ne réside pas dans l’absence de différences. Elle réside dans sa capacité à transformer ces différences en complémentarités.

Une nation ressemble à une cathédrale. Chaque pierre possède sa forme propre, son histoire et sa fonction. Pourtant, aucune ne peut prétendre porter seule l’édifice. C’est leur assemblage harmonieux qui crée la grandeur de l’ensemble.

LE CHANT DE L’HYMNE : LA MÉTAPHORE D’UN DESTIN COMMUN

L’hymne national est souvent perçu comme un simple rituel protocolaire. En réalité, il est bien davantage.

Il est une mémoire chantée.
Une promesse collective.
Une conversation silencieuse entre les générations qui ont bâti la Nation et celles qui en portent désormais l’avenir.

Lorsque l’Abidjanaise résonne dans un stade mondial, ce n’est pas seulement une mélodie qui s’élève. C’est l’écho d’une histoire commune. C’est la voix des pionniers, des bâtisseurs, des enseignants, des paysans, des ouvriers, des fonctionnaires, des entrepreneurs, des artistes et de tous ceux qui ont contribué à construire le pays.

L’image est saisissante. Elle ressemble à un immense fleuve nourri par une multitude de ruisseaux.

Chaque citoyen représente une goutte d’eau.
Chaque région constitue un affluent.
Chaque culture apporte sa richesse.
Chaque communauté ajoute sa couleur.

Mais toutes ces eaux finissent par former le même courant.

C’est cela, une Nation.

Transformer la diversité en mouvement.
Transformer les différences en richesse.
Transformer les singularités en destin commun.

LA LEÇON ADRESSÉE AUX RESPONSABLES POLITIQUES

Cette image devrait inspirer tous ceux qui exercent une responsabilité publique.

Partout dans le monde, les peuples sont fatigués des querelles permanentes, des affrontements stériles et des divisions entretenues. Ils recherchent des raisons de croire en l’avenir. Ils recherchent des exemples.

Imagine-t-on la force symbolique d’une photographie réunissant, autour des intérêts fondamentaux du pays, des responsables politiques de sensibilités différentes ?

Imagine-t-on le message envoyé à la jeunesse ivoirienne ?

Imagine-t-on la puissance d’une image montrant que l’amour de la patrie est plus fort que les rivalités du moment ?

Les peuples ne demandent pas l’unanimité.

Ils demandent la maturité.

Ils savent que les divergences sont naturelles dans une démocratie. Mais ils attendent de leurs dirigeants qu’ils soient capables de dépasser ces divergences lorsque l’essentiel est en jeu.

Le stade nous rappelle aujourd’hui ce que la République attend de ses élites : non pas penser pareil, mais avancer ensemble.

DE LA CAN 2023 À LA COUPE DU MONDE : L’ÂGE DU SOFT POWER IVOIRIEN

La CAN 2023 a marqué un tournant historique dans le rayonnement de la Côte d’Ivoire.

Le monde a découvert un pays moderne, organisé et capable d’accueillir un événement continental d’envergure. Les infrastructures ont impressionné. L’hospitalité a séduit. L’organisation a rassuré.

Mais la plus grande réussite fut sans doute ailleurs.

La Côte d’Ivoire a gagné quelque chose qu’aucun investissement financier ne peut acheter directement : une image positive.

Or, dans le monde contemporain, l’image est devenue une ressource stratégique.

Chaque victoire des Éléphants contribue désormais à renforcer ce capital immatériel.
Chaque performance sportive participe au rayonnement du pays.
Chaque émotion partagée construit ce que les spécialistes appellent le soft power.

Les Éléphants ne représentent plus seulement une équipe de football.

Ils représentent une marque nationale.
Une histoire.
Une ambition.
Une vision.

Ils sont devenus les ambassadeurs d’une Côte d’Ivoire qui souhaite être admirée autant pour ses réalisations que pour ses valeurs.

LA GRANDE CÔTE D’IVOIRE COMMENCE PAR UNE GRANDE ÂME

La victoire contre l’Équateur est importante. Mais elle n’est qu’une étape.

Le véritable enjeu est ailleurs.

Il réside dans la capacité de la Côte d’Ivoire à conserver cet esprit d’unité au-delà du stade. À faire vivre cette communion nationale dans les écoles, les administrations, les entreprises, les partis politiques et les familles.

La Grande Côte d’Ivoire dont nous rêvons ne se construira pas uniquement avec des ponts, des ports, des routes ou des indicateurs économiques.

Elle se construira d’abord avec une conscience collective.

Elle naîtra du jour où chaque citoyen comprendra que son destin personnel est lié au destin national.

Elle naîtra du jour où la réussite de l’autre cessera d’être perçue comme une menace pour devenir une victoire commune.

Elle naîtra du jour où nous regarderons plus loin que les échéances immédiates pour bâtir un héritage durable.

Un peuple debout.
Une seule voix.
Une seule âme.
Une même espérance.
Une même ambition.

Car au fond, les nations les plus admirées ne sont pas celles qui ne connaissent jamais les désaccords. Ce sont celles qui savent les transformer en énergie créatrice.

Et lorsque l’Histoire regardera notre époque, elle ne retiendra pas le nombre de nos querelles.

Elle retiendra notre capacité à construire ensemble.

Car au soir des nations comme au soir des hommes, ce ne sont jamais les cris qui demeurent. Ce sont les œuvres.

Et les peuples qui marquent durablement l’Histoire sont toujours ceux qui apprennent à chanter d’une seule voix avant de marcher vers un même destin.


Norbert KOBENAN
Chroniques de la Grande Côte d’Ivoire – Quand le sport révèle l’âme d’une Nation et éclaire le chemin de son destin.

La 7e réunion du Comité de pilotage de l’Initiative Cacao-Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) s’est tenue ce lundi 15 juin 2026, au Sofitel Hôtel Ivoire, Abidjan-Cocody, sous les présidences du ministre des finances du Ghana, Docteur Cassiel Ato Baah, et du ministre ivoirien de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières M. Bruno Nabagné KONÉ, respectivement président et vice-président dudit Comité. Cette rencontre de l’organe suprême de l’Initiative, qui fait office d’assemblée générale de l’organisation, a également enregistré les présences du Directeur Général du Conseil du Café-Cacao, M. KONÉ Brahima Yves, du Chief exécutive du Ghana Cocoa Board, Docteur Ransford ABBEY, du Secrétaire Exécutif de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG), M. Alex ASSANVO et des experts en charge de la production et des questions économiques et financières des deux pays. D’entrée de jeu, le Secrétaire exécutif de l’ICCIG a révélé que cette réunion porterait sur l'examen des modifications à apporter pour un fonctionnement amélioré de l’Initiative et les thématiques d’harmonisation des prix, de mise en œuvre de la norme ARS 1000 et du financement de la recherche sur la lutte contre le changement climatique et le Swollen Shoot. Selon le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, vice-président du Comité de pilotage, M. Bruno Nabagné KONÉ, cette rencontre vise également à préparer le sommet des Chefs d’États de la Côte d’Ivoire et du Ghana, qui se tiendra à Abidjan, ce mardi 16 juin 2026. « Il nous appartient de leur offrir des bases solides, des analyses partagées et une ambition commune, à la hauteur des attentes de nos peuples », a-t-il lancé à l’endroit des membres du Comité de pilotage. Quant au ministre des Finances du Ghana, Docteur Cassiel Ato Baah, Président du Comité de pilotage, il a insisté sur la nécessité de cette coopération entre la Côte d’Ivoire et le Ghana dans le secteur du cacao. « Nous devons mieux anticiper les défis, atténuer les chocs et façonner l'avenir de la filière plutôt que de simplement réagir à ses perturbations », a-t-il plaidé. Notons qu’à ce jour, l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire- Ghana a le mérite d’avoir obtenu la validation et la publication par l’ARSO de la Norme ARS 1000, le paiement du Différentiel de revenu décent (DRD), une prime de 400 dollars US la tonne de cacao directement payée aux producteurs des deux pays. B. M
La filière café-cacao ivoirienne franchit une étape décisive dans sa modernisation. Le directeur général du Conseil du Café-Cacao, Yves Koné, a annoncé, le vendredi 12 juin 2026, à Abidjan, l’entrée en vigueur du Système national de traçabilité (SNT) et l’utilisation obligatoire de la carte du producteur à compter du 1er septembre 2026, date d’ouverture de la campagne principale de commercialisation 2026-2027. Le premier responsable de l’institution a indiqué que cette réforme vise à garantir la conformité du cacao et du café ivoiriens aux nouvelles exigences internationales, notamment celles de l’Union européenne relatives à la lutte contre la déforestation. « A partir du 1er janvier 2027, les produits tels que le cacao et le café devront démontrer qu’ils ne proviennent pas de zones déforestées. La Côte d’Ivoire a choisi d’anticiper en mettant en place des outils modernes de traçabilité », a expliqué Yves Koné. Selon le directeur général du Conseil du Café-Cacao, le SNT permettra désormais de suivre chaque cargaison de café ou de cacao depuis la parcelle du producteur jusqu’au point d’exportation. Cette innovation constitue un atout majeur pour préserver l’accès du cacao ivoirien aux marchés internationaux, particulièrement au marché européen qui demeure l’une des principales destinations des exportations ivoiriennes. Afin d’assurer l’efficacité du dispositif, la détention de la carte du producteur deviendra obligatoire pour toute transaction de café ou de cacao effectuée dans le cadre du SNT. Yves Koné a lancé un appel aux producteurs qui ne disposent pas encore de leur carte à se rapprocher des délégations régionales du Conseil du Café-Cacao afin de finaliser leur enrôlement. Au-delà de la traçabilité, la carte du producteur offrira plusieurs avantages aux planteurs. Elle permettra notamment de sécuriser les paiements, de garantir le respect du prix bord champ fixé par l’Etat et de faciliter l’accès à la Couverture maladie universelle (CMU), dont la prise en charge est assurée à 100 % pour les détenteurs de la carte. Prenant la parole au nom du Groupement des négociants ivoiriens (GNI), Ismaël Koné a salué une réforme qui ouvre, selon lui, « une nouvelle ère pour les producteurs « Ce système permettra aux producteurs de mieux documenter leurs productions, d’accéder plus facilement au crédit, de bénéficier d’une plus grande transparence dans les transactions et de sécuriser leurs revenus », a-t-il déclaré. Le porte-parole du GNI a également souligné que cette réforme renforcera la crédibilité du cacao ivoirien auprès des partenaires internationaux et répondra efficacement aux exigences croissantes des marchés. Du côté du Groupement professionnel des exportateurs de Café et de Cacao (GEPEX), le rreprésentant, Lionel Soular, a qualifié le SNT de ‘’véritable changement de paradigme » pour l’ensemble de la filière. « Ce n’est pas seulement un outil de conformité réglementaire. Il constitue également un puissant levier de modernisation, d’inclusion financière et de développement durable », a affirmé Lionel Soular. Pour Mamadou Bamba, représentant des organisations de producteurs, la mise en œuvre de cet outil répond à plusieurs préoccupations longtemps exprimées par les planteurs. « Grâce à la carte du producteur et à la digitalisation des paiements, les producteurs auront désormais l’assurance de percevoir intégralement le prix fixé par le Conseil du Café-Cacao ainsi que les différentes primes qui leur sont destinées », a-t-il indiqué. B. M
De son retour de la Terre Sainte en Arabie Saoudite où il a effectué le pèlerinage, le cinquième (5eme) pilier de l'islam, El Hadj Bamba Mafoumgbé, journaliste, patron de Afrikchallenge, tel un héros a été accueilli dans la liesse populaire, avant son premier vendredi le 12 juin à la mosquée Hadja Madina du Dokoui. Après la prière, dans atmosphère hautement spirituelle, la parole a été donnée à El Hadj Bamba Mafoumgbé. Ses premières pensées sont allées vers le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara pour qui, il a fait toutes les bénédictions possibles. Sans oublier, le Premier ministre Robert Beugré Mambé, les autres chefs des institutions de la République et les membres du gouvernement ivoirien. A préciser que deux conseillers de la Primature étaient présents à cette prière officiée par l’Imam Touré Dago. Il s’agit de Dr. Sangaré et Hadja Abiba Dembélé, tous deux Conseillers à la Primature. Ils ont a apprécié à sa juste valeur l'action de reconnaissance du pèlerin à l’endroit des hautes autorités ivoiriennes. A son domicile, El Hadj Bamba a réitéré les mêmes bénédictions à l’endroit de la communauté musulmane de la Mosquée Hadja Madina, de ses amis, parents et connaissances. Il a clos son propos sur une paix pérenne en Côte d'Ivoire et dans la sous-région, socle de tout développement. Koné De Sayara
Dans un contexte de relance économique, le Niger renforce ses capacités de financement. La Banque africaine d’import-export, Afreximbank, a accordé à l’État du Niger un financement de 250 millions d’euros, soit l’équivalent d’environ 164 milliards de Fcfa. L’annonce de la finalisation de ce financement a été faite dans un communiqué en date du 10 juin 2026 par Nab Consulting, une société de conseil en services financiers. La structure a indiqué avoir co-arrangé les négociations avec Coris Bank Niger. Ce financement accordé au Niger à travers le ministère de l’Économie et des Finances s’inscrit dans le cadre d’une opération destinée à soutenir le programme de relance économique du pays. Les ressources mobilisées ont vocation à accompagner la mise en œuvre de projets prioritaires dans des secteurs essentiels à la croissance économique du pays, notamment l’agriculture, l’énergie, la santé et les infrastructures. Elles serviront également à soutenir le tissu économique national, en particulier les petites et moyennes entreprises (Pme) et les petites et moyennes industries (Pmi). « La finalisation de cette facilité de 250 millions d’euros constitue une étape importante dans la mobilisation de ressources au service du programme de relance économique du Niger. Elle traduit la capacité de l’État à travailler avec des partenaires financiers crédibles pour soutenir des secteurs stratégiques de développement, dans un cadre structuré et conforme aux priorités nationales », a déclaré le Dr Maman Laouali Abdou Rafa, ministre de l’Économie et des Finances. La structuration de ce financement, selon la source, repose sur l’identification de flux de recettes d’exportation éligibles, destinés à être affectés et sécurisés au bénéfice d’Afreximbank. Ce montage a permis, à l’en croire, de renforcer la solidité de la transaction, d’apporter au prêteur un niveau de confort et de sécurité adapté. « Cette opération marque une étape importante dans la capacité des États africains à mobiliser des financements structurés sur la base de mécanismes de sécurisation crédibles », a affirmé le président de Nab Consulting, Dr Ismael Kamara. Fondé et dirigé par Dr Ismael Kamara, expert financier international disposant de plus de 26 ans d’expérience, le communiqué précise que Nab Consulting dispose d’une expertise dans la structuration de financements en Afrique. Au cours des trois dernières années, le cabinet a structuré ou accompagné la structuration d’un portefeuille de 29 transactions, finalisées ou en cours de finalisation, représentant un montant cumulé indicatif d’environ 2,93 milliards d’euros, soit près de 1 922 milliards de francs Cfa. Ces opérations ont été réalisées dans plusieurs pays africains, notamment le Niger, la Guinée, le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Burundi, la Mauritanie, le Cameroun et la Sierra Leone. Ayoko Mensah
Quel bilan pouvez-vous nous faire du Hadj 2026 ? Nous disons que le bilan est positif, parce qu ’avant chaque édition, nous nous fixons des objectifs. L’un des objectifs est de permettre de venir faire le pèlerinage en Terre Sainte d’Arabie Saoudite, et de retourner au pays. Que ce soit au niveau du contingent étatique que des opérateurs privés, le bilan est positif. Tous nos pèlerins sont arrivés à part quelque uns qui n’ont pu effectuer le déplacement pour cause de maladie ou de décès. Donc, c’est une satisfaction et nous disons Allahmdoulaye Rabil Allamina. Le quota de la Côte d’Ivoire, c’est dix mille pèlerins. Faudrait-il s’attendre à plus la prochaine édition ? Le 29 mai 2026, nous avons participé à une rencontre organisée par la Charika du ministère du Hadj et de la Oumrah. Pour le l Hadj 2027, Il nous a été indiqué que pour l’instant, dans le chronogramme que chaque pays conserve son quota précédent. Depuis quelques, il y a une innovation avec l’introduction du badge NuSuk. Des bilan et acquis à consolider à ce niveau ? Nous avons participé à une réunion avec a Charika et à RawalMina qui gère la Côte d’Ivoire nous leur avons adressé nos remerciements pour cette initiative. En 2025 beaucoup de pèlerins ont souffert de la non possession du badge Nusuk, qui est une carte d'identification du pèlerin, qui lui permet d'accéder à tous les lieux saints et de bénéficier des services. En arrivant à Medine, beaucoup de pèlerins n’avaient pas ce précieux document d’accès aux sites cultuels. Cette année Dieu merci, nous n’avons pas eu ce problème. C’est un énorme avantage à saluer et à consolider. Un dernier message aux pèlerins et mots de remerciement à l’endroit des autorités ? Aux pèlerins et pélerines, c’est de leur demander de continuer à remercier le Tout Puissant Allah. Sub qui nous a permis d’accomplir au Hadj. Des milliers de personnes ont tenté de s’identifier en ligne, ils n’ont pas pu. D’autres ont payé le coût du Hadj, mais Dieu les a rappelé. Quand d’autres ont effectué le déplacement, mais n’ont pu effectuer cet important pilier de l’Islam. Ce qui ont pu, c’est une grâce divine. Allah a dit que si je vous fais grâce, remerciez-moi et je vous augmenterai. En outre, je voudrais leur demande de continuer à préserver les acquis du Hadj. Ce n’est pas facile, Dieu vous a fait grâce, il faut continuer de le remercier. A l’endroit des hautes autorités ivoiriennes, en Premier El Hadj Alassane Ouattara, nous lui disons merci pour son engagement et son soutien inestimable. Qui nous nous permet de consolider les acquis et à parfaire l’organisation du Hadj. Si la Côte d’Ivoire est considérée comme l’un des pays meilleurs organisateur du Hadj, c’est grâce à lui. Nous formulons toutes nos bénédictions pour qu’il ai longue vie et une bonne santé. Nos remerciements vont également à notre ministre de tutelle ; le Général El Hadj Diomandé Vagondo, ministre de l’Intérieur et de la sécurité. Il suit de bout en bout tout ce qui se fait de concert avec la Direction général des Cultes et le Commissariat du Hadj. Propos recueillis à La Mecque par El Hadj Bamba Mafoumgbé
À l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Roadshow Milan du Forum Diaspora for Growth, le 6 juin 2026, S.E.M. André Philippe Gauze, Ambassadeur - Consul Général de Côte d’Ivoire à Milan, a salué la mobilisation de la communauté ivoirienne d’Italie et rappelé l’importance de cette rencontre pour renforcer les liens entre la Côte d’Ivoire et sa diaspora. Plus de 700 particicpants mobilisés par le Consulat général. C'est jamais vu. Évoquant la présence de S.E.M. Adama Dosso, Ministre délégué auprès du Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, il a souligné la portée historique de cette visite officielle à Milan, une ville qui accueille près de 80 % de la communauté ivoirienne vivant en Italie. Ce forum a eu lieu a l'initiative du ministre Adama Dosso qui a porté son sur Milan. Il a également rappelé que, sous le leadership du Président de la République, Alassane Ouattara la diaspora ivoirienne occupe désormais une place stratégique dans les priorités nationales, comme en témoignent la création d’un ministère dédié, l’organisation de forums consacrés à la diaspora et l’ouverture récente du Consulat Général de Côte d’Ivoire à Milan. Invitant les participants à saisir pleinement cette opportunité de dialogue avec les autorités ivoiriennes, il s’est dit convaincu que les échanges permettront d’identifier des solutions concrètes au bénéfice de la diaspora et du développement de la Côte d’Ivoire. Les ivoiriens de la diaspora ont reçu des informations précises sur les pensions dé retraite grace à la Cnps, sur les projets immobiliers portés par le gouvernement ivoirien et l'épargne entre autres. « Vive la diaspora ivoirienne, vive l’amitié entre la Côte d’Ivoire et l’Italie, et vive la Côte d’Ivoire. » Retrouvez très prochainement l’intégralité du discours sur la chaîne YouTube: Forum Diaspora for Growth
L’accès durable à l’eau potable constitue l’un des piliers du développement économique et social de la Côte d’Ivoire. Dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique, la SODECI s’engage à mettre l’innovation technologique au service de la qualité du service public. La visite de M. Djibril OUATTARA, ministre de la Transition numérique et de l’innovation technologique, au Centre de Gestion Intégrée des Opérations (CGIO) illustre cette convergence entre excellence opérationnelle et révolution numérique. Nommé ministre de la Transition numérique et de l’innovation technologique le 23 janvier 2026, Djibril OUATTARA a entrepris une série de visites auprès des acteurs stratégiques de l’économie nationale. C’est dans ce cadre qu’il était à la SODECI. Cette rencontre offre l’opportunité de présenter les innovations qui permettent aujourd’hui à la SODECI de piloter en temps réel ses infrastructures, d’améliorer la relation client et de préparer les services d’eau de demain Cette étape visait à découvrir les dispositifs technologiques qui contribuent à la modernisation du service public de l’eau, notamment : Le Centre de Gestion Intégrée des Opérations (CGIO) • Les outils de supervision en temps réel des réseaux • Les solutions digitales destinées aux clients • Les projets liés à l’Internet des Objets (IoT) • La feuille de route Intelligence Artificielle • Les initiatives en matière de transition énergétique. LA SODECI, ACTEUR MAJEUR DU SERVICE PUBLIC DE L’EAU Depuis 1960, la SODECI assure, dans le cadre d’une délégation de service public, la production et la distribution d’eau potable sur l’ensemble du territoire national. L’entreprise accompagne la croissance démographique et le développement urbain du pays en mettant l’innovation et la performance opérationnelle au service des populations. • Plus de 2,3 millions de clients ; • Plus de 16 millions de personnes desservies ; • Une présence sur l’ensemble du territoire national. LE CENTRE DE GESTION INTEGREE DES OPERATIONS (CGIO) Véritable tour de contrôle des activités de la SODECI, le Centre de Gestion Intégrée des Opérations (CGIO) centralise la surveillance et le pilotage des infrastructures de production et de distribution d’eau potable. Le CGIO permet : • La supervision à distance des installations ; • Le suivi en temps réel de la qualité de l’eau et de la pression dans le réseau ; • La surveillance du système d’assainissement de la ville d’Abidjan; • La coordination des interventions techniques ; • La réduction des délais d’intervention en cas d’incident. Sa particularité réside dans la co-localisation des différentes expertises opérationnelles au sein d’un même centre décisionnel, favorisant une gestion transversale et collaborative des opérations. Le site abrite également le Centre de Relation Clients, renforçant ainsi la proximité entre les activités techniques et les attentes des clients. LA TRANSFORMATION DIGITALE AU CŒUR DE LA PERFORMANCE La SODECI a engagé une transformation numérique ambitieuse afin d’améliorer continuellement son efficacité opérationnelle. Aujourd’hui : • 55 % des paiements sont réalisés via les canaux digitaux ; • Les parcours clients sont progressivement dématérialisés ; • Les outils de gestion des données sont modernisés ; • Les processus métiers gagnent en rapidité et en fiabilité. L’INTERNET DES OBJETS AU SERVICE DU CLIENT CONSOMMATEUR La SODECI déploie à grande échelle les technologies de l’Internet des Objets (IoT) afin de renforcer la maîtrise du cycle de l’eau. À ce jour : • 32 727 objets connectés (compteurs, capteurs, analyseurs, sondes…) sont déployés sur l’ensemble de l’infrastructure ; • Les données sont collectées et analysées en temps réel ; • Le fonctionnement des infrastructures est suivi en continu ; • Les incidents sont immédiatement détectés. Cette approche permet une gestion plus intelligente des ressources et une amélioration constante de la qualité de service pour le bien être du consommateur. L’IA, LEVIER DE MODERNISATION La SODECI prépare une nouvelle étape de sa transformation numérique avec l’intégration progressive de l’Intelligence Artificielle dans ses activités. Les principaux axes de développement concernent : • L’assistance client augmentée ; • L’automatisation de certaines tâches ; • L’analyse prédictive ; • L’optimisation des interventions ; • L’amélioration de la prise de décision. Le chatbot « Marcel’IA » figure parmi les premières solutions destinées à enrichir l’expérience client et faciliter l’accès à l’information. LA TRANSFORMATION NUMERIQUE AU BENEFICE DES USAGERS Pour la SODECI, la digitalisation n’est pas uniquement une évolution technologique. Elle constitue avant tout un moyen de simplifier le quotidien des populations à travers : • Des paiements plus accessibles ; • Une meilleure disponibilité des services ; • Une relation client renforcée ; • Une information plus rapide ; • Une amélioration continue de l’expérience client. LE NUMERIQUE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT DURABLE La transformation numérique de la SODECI s’inscrit également dans une démarche environnementale. L’entreprise vise une réduction de 36 % de son empreinte carbone grâce notamment à : • La solarisation progressive des sites de production ; • L’amélioration de l’efficacité énergétique ; • La modernisation des équipements ; • La digitalisation des processus. Les sites de Bonoua et Port-Bouët figurent parmi les références de cette stratégie qui contribue à l’objectif national de développement des énergies renouvelables. QUELQUES CHIFFRES CLES • 1960 : début de l’exploitation du service public de l’eau par la SODECI • A ce jour : o 2,3 millions de clients o 16 millions de personnes alimentées en eau potable. o 55 % de paiements digitaux o 32 727 objets connectés déployés o 36 % de réduction visée de l’empreinte carbone
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