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dimanche 19 juillet 2026
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Abidjan Terminal, filiale d’AGL (Africa Global Logistics) et opérateur du premier terminal à conteneurs du Port d’Abidjan, a renouvelé son engagement en faveur du concours Miss Mathématique, dont la cérémonie de récompense de la 20ᵉ édition s’est tenue le jeudi 16 juillet 2026 au Palais de la Culture de Treichville. Partenaire de cette initiative depuis quelques années, Abidjan Terminal accompagne ce concours qui encourage les jeunes filles à s'orienter vers les filières scientifiques et technologiques, véritables moteurs de l'innovation et de la compétitivité économique.
En récompensant les lauréates de la catégorie Troisième (classe de 3e) par la remise d’ordinateurs, de tablettes ainsi que de manuels de mathématiques et de physique, Abidjan Terminal entend leur offrir les outils nécessaires pour poursuivre leur parcours académique dans les meilleures conditions et développer les compétences numériques désormais indispensables à leur réussite.
Au-delà de cette dotation, les lauréates bénéficieront d’une immersion au cœur des activités d’Abidjan Terminal afin de découvrir les métiers de la logistique portuaire, de l’ingénierie, de la planification des opérations, de la digitalisation et de la gestion des flux. Cette visite leur permettra de mieux appréhender les opportunités professionnelles qu’offrent aujourd’hui les filières scientifiques.
« Nous accompagnons avec conviction le concours Miss Mathématique parce que nous croyons profondément que l'investissement dans l'éducation est l'un des plus puissants leviers de développement. Il est possible que chaque jeune fille que nous encourageons aujourd'hui se cache peut-être une future ingénieure, une spécialiste de
la data, une experte en logistique ou une dirigeante qui contribuera à bâtir l'économie de demain. Notre engagement dépasse donc le cadre d'un simple partenariat ; il s'inscrit dans une volonté durable de favoriser l'accès des jeunes filles aux filières scientifiques et de contribuer à la formation des talents dont notre pays aura besoin pour relever les défis de demain. », a déclaré Asta Rosa Cissé, Directrice Générale d'Abidjan Terminal.
« Grâce à ce partenariat, nos lauréates bénéficient non seulement d'équipements qui soutiennent leur réussite, mais découvrent également des métiers d'avenir où leurs compétences scientifiques pourront pleinement s'exprimer. », s’est félicité M. Hilaire ATINDEHOU, président de la Société Mathématique de Côte d’Ivoire. À travers cette initiative, Abidjan Terminal confirme son ambition de contribuer à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes talents capables d'accompagner les mutations technologiques, industrielles et logistiques de la Côte d'Ivoire, tout en favorisant une plus grande représentation des femmes dans les métiers scientifiques et techniques.
B. M

Les pensionnaires de la Case des Enfants, les enfants de l'Orphelinat Garçon de Bingerville et ceux du Village SOS d'Abobo ont vécu une journée exceptionnelle, le vendredi 17 juillet 2026, à l'occasion de la visite de la délégation de l'Olympique de Marseille à la Case des Enfants, au Plateau.

 

Conduite par son président, Stéphane Richard, la délégation du prestigieux club français était accompagnée de plusieurs dirigeants et joueurs venus partager un moment de proximité avec ces enfants.

 

La Première Dame, Madame Dominique Ouattara et présidente Fondatrice de la Fondation Children Of Africa, était représentée à cette cérémonie par Madame Nadine Sangaré, Directrice de la Fondation.

 

Madame Nadine Sangaré, directrice de la Fondation Children Of Africa, a rappelé la vocation de la Case des Enfants, qui accueille depuis près de trente ans des enfants ayant connu l'abandon, la précarité ou la souffrance, afin de leur offrir un cadre de vie sécurisé, une éducation et l'espoir d'un avenir meilleur.

 

Pour la représentante de Madame Dominique Ouattara, cette visite dépasse largement le cadre d'une simple rencontre sportive. « Pour ces enfants, voir de près les représentants d'un club aussi prestigieux que l'Olympique de Marseille est bien plus qu'une visite : c'est un message d'espoir. C'est la preuve que les rêves sont permis et qu'avec du travail, de la persévérance et de la confiance en soi, tout devient possible », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que les joueurs de l'Olympique de Marseille constituent de véritables sources d'inspiration pour ces jeunes. « Les étoiles que vous êtes pour des millions de supporters feront aujourd'hui briller les yeux de nos enfants. Parfois, un regard qui s'illumine, un rêve qui naît ou une vocation qui se révèle peut changer toute une vie », a-t-elle affirmé, avant d'exprimer la gratitude de Madame Dominique Ouattara envers l'ensemble de la délégation pour ce geste de solidarité qui laissera un souvenir impérissable dans le cœur des enfants.

 

Prenant la parole à son tour, Monsieur Siandou Fofana, Ministre du Tourisme et des Loisirs, a souhaité la bienvenue au Président Stéphane Richard, aux dirigeants et aux joueurs de l'Olympique de Marseille, partenaires de la stratégie nationale « Sublime Côte d'Ivoire ». Il a salué leur décision d'inscrire cette visite à leur programme, estimant qu'elle témoigne d'une volonté de mettre la notoriété du club au service des enfants les plus vulnérables.

 

Le Ministre a insisté sur la portée éducative de cette rencontre. Selon lui, les joueurs de l'Olympique de Marseille incarnent des modèles de courage, de résilience et de dépassement de soi. Il a rappelé aux enfants que les plus grandes victoires naissent souvent des épreuves, des difficultés et des échecs surmontés. Les invitant à croire en leur avenir, il les a exhortés à cultiver l'excellence, la persévérance et une attitude positive, convaincu que ces valeurs leur permettront de réaliser leurs ambitions. Il a également exprimé le souhait que cette visite marque le début d'un partenariat social durable entre l'Olympique de Marseille et la Case des Enfants, afin d'offrir à ces jeunes des repères, des mentors et davantage d'opportunités pour construire leur avenir.

 

Très ému, monsieur Stéphane Richard, Président de l'Olympique de Marseille, a confié que cette rencontre représentait sans doute le moment le plus marquant du séjour de la délégation en Côte d'Ivoire. Il a rappelé que le football fait naître des rêves chez des millions d'enfants à travers le monde et que les joueurs sont conscients de la responsabilité qui accompagne leur statut.

 

S'adressant aux jeunes, il les a encouragés à croire en leurs capacités et à ne jamais renoncer à leurs ambitions.

Il a également rendu un vibrant hommage à Madame Dominique Ouattara pour son engagement constant en faveur des enfants vulnérables. Selon lui, la Case des Enfants est une œuvre qui dépasse largement le cadre de l'action sociale traditionnelle et constitue un formidable investissement pour l'avenir de la jeunesse ivoirienne. « Pour nous, contribuer aujourd'hui à cette œuvre par notre présence est un immense bonheur », a-t-il déclaré, avant d'assurer les enfants que l'Olympique de Marseille continuera à leur faire vivre de belles émotions.

 

Cette visite s'est déroulée dans une ambiance particulièrement chaleureuse, ponctuée de moments de convivialité. Les tout-petits ont pu exprimer leur joie et leur bonheur à travers des chants, des ballets et des poèmes qu’ils ont offert à leurs visiteurs. Au-delà de la dimension sportive, cette rencontre a offert aux enfants une véritable leçon d'espérance, en leur rappelant que les rêves les plus ambitieux peuvent devenir réalité lorsque le courage, le travail et la détermination accompagnent chaque étape de leur parcours.

Bamba M.

 

La Fondation Children Of Africa a procédé, le jeudi 16 juillet 2026, au lancement officiel de la 10ᵉ édition du séjour éducatif des meilleurs élèves de Côte d'Ivoire à Cap-d’Ail, en France. Organisée au siège de la Fondation, la cérémonie s'est déroulée en présence de nombreuses personnalités, des parents des élèves sélectionnés ainsi que des partenaires engagés dans cette initiative qui récompense l'excellence scolaire depuis une décennie.

Pour cette édition anniversaire, 14 élèves, dont sept filles et sept garçons âgés de 15 à 16 ans, bénéficieront d'un séjour de 21 jours à Cap-d'Ail. Ils auront l'occasion de participer à des activités éducatives, culturelles et sportives, tout en découvrant de nouveaux horizons.

Madame Nadine Sangaré, Directrice de la Fondation Children Of Africa, représentant Madame Dominique Ouattara, Présidente de la Fondation, a tenu à expliquer aux parents le processus de sélection des bénéficiaires. Elle a précisé que les élèves sont identifiés en étroite collaboration avec le ministère de l'Éducation nationale sur la base de leurs résultats obtenus durant les trois trimestres de l'année scolaire. À ces critères académiques s'ajoutent les exigences fixées par l'Association Cité Club Universitaire, notamment un âge compris entre 15 et 16 ans et une représentation équilibrée des différentes régions du pays. « Nous voulons donner leur chance aux meilleurs élèves de toute la Côte d'Ivoire. La sélection est effectuée avec rigueur, transparence et équité », a-t-elle souligné.
Depuis la création du programme, 103 élèves ivoiriens ont déjà vécu cette expérience. Un bilan dont s'est réjouie la Directrice de la Fondation, rappelant que plusieurs anciens bénéficiaires poursuivent aujourd'hui un parcours remarquable. « Nous sommes particulièrement heureux d'accueillir d'anciens bénéficiaires. Certains poursuivent brillamment leurs études, comme Yao Christine qui vient d'obtenir son baccalauréat avec la mention Très Bien, tandis que d'autres sont déjà pleinement engagés dans la vie active », a-t-elle indiqué.
Madame Nadine Sangaré a rappelé que cette initiative traduit la vision de Madame Dominique Ouattara, qui fait de l'éducation l'un des piliers de son engagement en faveur de la jeunesse africaine. « Si nous célébrons aujourd'hui la 10ᵉ édition de ce séjour éducatif, c'est grâce à une collaboration exemplaire entre la Fondation Children Of Africa et l'Association Cité Club Universitaire. Depuis dix ans, ce partenariat repose sur des valeurs communes : l'excellence, le partage, l'ouverture au monde et la conviction que l'éducation demeure l'un des plus puissants leviers de développement », a-t-elle affirmé.
En s'adressant aux jeunes lauréats, Madame Nadine Sangaré les a invités à profiter pleinement de cette opportunité. « Soyez curieux, ouverts, respectueux et fiers de représenter la Côte d'Ivoire. Que ces 21 jours soient pour vous une source d'inspiration, d'apprentissage et de découverte », leur a-t-elle conseillé avant de leur souhaiter un excellent séjour en France.

Monsieur Moustapha Sangaré, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Education National, a remercié la Première Dame pour cette initiative au profit de l’éducation. Pour ce dernier, à travers cette initiative, la Fondation renforce la perception et l’esprit d’ouverture des jeunes lauréats.

Le Dr Alain Nys, Président de l’Association « Cité Club Universitaire » a présenté la colonie aux nouveaux lauréats. Les lauréats séjourneront au Centre Méditerranéen d’Etudes Françaises (CMEF) situé à Cap d’Ail dans le sud de la France. Pendant trois (03) semaines, les jeunes lauréats pourront allier la formation aux activités ludiques. Le Dr Alain Nys les a encouragés à profiter au maximum de ce séjour éducatif aux côtés de jeunes venant de plusieurs autres pays.

Mademoiselle Diby Marie-Line, porte-parole des lauréats 2026, a remercié la Première Dame pour cette opportunité qu’elle leur offre à travers ce programme.

Depuis dix ans, le partenariat entre la Fondation Children Of Africa et l'Association Cité Club Universitaire contribue à former une génération de jeunes Ivoiriens ouverts sur le monde, convaincus que l'excellence scolaire mérite d'être encouragée et récompensée.
Bamba Mafoumgbé

Les pays producteurs africains de cacao ont -ils compris enfin que non seulement ensemble on est fort mais que l’union fait la force ? Certainement oui. Si l’on s’en tient aux informations en provenance du Nigeria. A l’issue d’une rencontre à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Nigeria ont décidé de se mettre ensemble. « Le Nigeria, le Ghana, la Côte d'Ivoire et le Cameroun ont décidé d'unir leurs efforts, pour renforcer la transformation locale du cacao et réduire progressivement les exportations de fèves de cacao », précisent nos sources.
« Réunis à Abuja, les quatre pays prévoient de mettre en place une alliance visant à développer les industries locales, créer davantage de valeur ajoutée et renforcer leur poids sur le marché mondial du cacao. L'objectif est de permettre aux États producteurs de tirer davantage de bénéfices de leur production en exportant une plus grande part de produits transformés, tels que le beurre de cacao, la poudre de cacao ou encore le chocolat, plutôt que des fèves brutes. Ensemble ces pays représentent une part importante de la production mondiale de cacao et souhaitent désormais tirer davantage de bénéfices de cette ressource. », rapporte le site d’informations économiques et financières, www. businessday.ng. Les lignes sont donc en train de bouger et l’aiguille va dans le bon sens et aller dans le même sens que la Côte d’Ivoire et le Ghana : deux gros pays producteurs mondiaux de fèves de cacao qui portent l’Initiative cacao Ghana Côte d’Ivoire.
Quand les assises d’Abuja interviennent près d’un mois après la rencontre au Sommet entre leurs Excellences Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et John Dramani Mahama du Ghana, il faudrait s’en féliciter.

Cette initiative s’inscrit dans le droit fil de l’engagement
Car, l’initiative d’Abuja initiative s’inscrit dans le droit fil de l’engagement pris par leurs Excellences Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, et John Dramani Mahama, Président de la République du Ghana, lors du Sommet de haut niveau d’Abidjan du 16 juin 2026, au cours duquel les deux Chefs d’État ont explicitement convenu d’élargir la Cigci à d’autres pays producteurs africains afin de renforcer le pouvoir de négociation collectif du continent sur les marchés mondiaux.

Les deux Présidents ont conjointement signé une déclaration visant à : Harmoniser les politiques de prix bord-champ afin d’optimiser la rémunération des producteurs, stabiliser le marché et renforcer notre coopération commerciale, garantir aux producteurs une rémunération juste et décente et les placer au cœur de la chaîne de valeur du cacao d’une part, et renforcer la coopération scientifique, avec un accent particulier sur la gestion intégrée des maladies du cacaoyer, notamment le Swollen Shoot d’autre part.
Sans oublier la création de la valeur ajoutée en accroissant les capacités de transformation, en encourageant les échanges régionaux et continentaux, et en stimulant la consommation nationale et régionale de produits dérivés du cacao et l’élargissement Côte d’Ivoire-Ghana Cocoa Initiative à d’autres pays africains, notamment le Nigeria et le Cameroun.

En se tenant donc ensemble, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont franchi un pas décisif pour harmoniser leurs stratégies de marché et coordonner leurs annonces de prix bord-champ afin d’empêcher les acheteurs d’exploiter les écarts de prix, tout en mutualisant leurs ressources en matière de recherche scientifique pour la lutte contre les maladies et l’amélioration de la productivité. Les deux pays ont formellement appelé leurs voisins producteurs à les rejoindre. Après cette rencontre nous avons bien voulu avoir la réaction du Secrétariat exécutif de l’Initiative Cacao Ghana-Côte d’Ivoire. Elle est on ne peut plus précise : « Cette réunion à Abuja sur la valeur ajouté est la première incarnation concrète de cette vision partagée de nos chefs d’états. »
Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Turks and Caicos, colonie britannique, 2026. Ce que l’Afrique doit regarder. Commençons par l’arithmétique, puisqu’elle dit tout.
Les paiements jugés corrompus dans l’affaire Michael Misick sont évalués à environ vingt et un millions de dollars. La procédure engagée par la Couronne britannique pourles poursuivre a coûté, au minimum, cent vingt-quatre millions de dollars. Ce n’est pas une estimation militante. C’est le chiffre confirmé au Parlement des Turks and Caicos le 13 mars 2026, en réponse à une question parlementaire. Et le gouvernement précise que le compte n’est pas clos. Les salaires ne sont pas encore tous intégrés.

Six fois le montant présumé du larcin, pour financer le procès du larcin. Payé par le contribuable de l’archipel. Pas par Londres.
Voilà l’état de la justice coloniale au XXIe siècle. Elle est ruineuse, elle est interminable, et elle est sélective.
Un procès de dix ans, sans jury, devant un juge unique. Le procès s’est ouvert le 8 décembre 2015. Il devait durer six mois. Les plaidoiries
finales se sont achevées en juin 2025. Le verdict est tombé le 4 février 2026. Dix ans. Un juge d’instruction original mort en cours de route. Des accusés décédés. Une pandémie.
Des reports sans fin.
Et surtout : pas de jury. Michael Misick, ancien Premier ministre élu et réélu, a été jugé par un seul homme. Un juge unique, statuant seul sur les faits comme sur le droit. Ce mécanisme n’existait pas dans l’ordre constitutionnel que les électeurs de l’archipel
avaient connu. Il a été rendu possible par les modifications introduites pendant la période de gouvernement direct de Londres, après que le Royaume-Uni a suspendu la Constitution des Turks and Caicos et dissous le gouvernement élu en 2009.
Traduisons. La puissance coloniale suspend la démocratie locale. La puissance coloniale
modifie le cadre juridique. La puissance coloniale crée une équipe de poursuite spéciale,
la SIPT, dirigée par des avocats britanniques. Et sous ce cadre ainsi refaçonné, le
dirigeant élu qu’elle avait chassé est condamné, sans jury, par un juge uni que, aux frais
du peuple qui l’avait élu.
Michael Misick purge quatre ans et vingt-six jours. Son frère, l’avocat Thomas « Chal »
Misick, quatre ans. L’ancien ministre McAllister Hanchell, trois ans. Trois hommes noirs. Trois insulaires. En prison.
Ceux qui auraient versé l’argent. Une corruption suppose deux mains. Celle qui reçoit, et celle qui donne.
L’accusation elle-même l’a établi : l’argent venait de développeurs étrangers, promoteurs immobiliers et touristiques, venus s’approprier certaines des dernières terres vierges des Caraïbes. Ce sont eux, selon le dossier de la Couronne, qui ont payé.
Regardons ce qu’ils sont devenus.
Mario Hoffman, développeur de Salt Cay. Poursuites pénales abandonnées. Un règlement civil : sept millions de dollars et la restitution de 1 506 acres. Sans aucune reconnaissance de responsabilité, pénale ou civile. Le communiqué officiel le précise
noir sur blanc. Jak Civre, homme d’affaires italien. Poursuites pénales abandonnées. Règlement civil : 4,7 millions de dollars, plus 250 000 dollars de frais.Richard Padgett, promoteur britannique. Lui a été poursuivi. Il a plaidé coupable d’avoir versé des inducements corrompus à des membres du gouvernement. Il a même reconnu avoir participé à la production de documents falsifiés destinés à tromper la
Commission d’enquête britannique. Sa peine : deux ans avec sursis. Ses plaidoyers ont été enregistrés par liaison vidéo depuis l’Angleterre, au motif que sa santé lui interdisait le voyage.
Faites le compte.
Aucun de ceux qui auraient versé l’argent n’a passé une seule nuit en prison. Les
trois qui l’auraient reçu y sont aujourd’hui. On ne demande pas au lecteur d’en tirer une conclusion. On lui demande simplement de regarder.Pour les uns, un chèque, une restitution de terres, et l’affaire est classée. Une justice transactionnelle, négociée, discrète, sans casier et sans barreaux. Pour les autres, dix ans de procédure, un juge unique, et la cellule. Il y a un nom pour un système où l’argent achète l’issue civile et où la peau détermine l’issue pénale. Ce nom, l’Afrique le connaît. Elle l’a porté pendant des siècles.

Qui a signé ?

Il faut ajouter une pièce au dossier, celle que personne à Londres ne veut voir.
Aux Turks and Caicos, sous administration britannique, le Gouverneur nommé par la
Couronne conservait la responsabilité de la bonne gouvernance. Il siégeait. Il
supervisait. Il signait.
La défense de Michael Misick a toujours été la même : le Gouverneur britannique a
approuvé les transactions contestées.
Si c’est faux, il fallait le démontrer publiquement. Si c’est vrai, alors la question devient
insoutenable : pourquoi le représentant de la Couronne, qui contresignait, n’a-t-il jamais
été inquiété, tandis que l’élu local qui lui présentait les dossiers est en prison ?
L’administration coloniale a enquêté sur sa propre administration, s’est innocentée elle - même, et a envoyé la facture au colonisé.
Et si le vrai chef d’accusation était l’indépendance ?
Posons la question que personne ne pose.
Les Turks and Caicos figurent toujours sur la liste des Nations unies des territoires non
autonomes. C’est-à-dire, dans le langage du droit international, des territoires en
attente de décolonisation. Nous sommes en 2026.
Michael Misick n’a pas été un administrateur docile. Il a porté une ambition de
développement autonome. Il a placé l’archipel sur la carte du monde. Et il a osé porter
dans le débat public la question qui, à Londres, ne se pose jamais : celle de la
souveraineté des Turks and Caicos.
En 2009, le gouvernement élu est dissous. La Constitution est suspendue. Le pouvoir
revient à Londres.
Nous n’affirmons pas une causalité. Nous constatons une séquence. Et nous demandons simplement à ceux qui, en Afrique, ont vu tomber Lumumba, Sankara,
Nkrumah, s’ils trouvent cette séquence entièrement inconnue.
Un dirigeant noir qui parle d’émancipation devient rarement, aux yeux de l’ancienne
métropole, un simple justiciable. Il devient un problème. Et les problèmes se traitent par
les tribunaux quand ils ne se traitent plus par les armes.
Le précédent Lula
Le monde a déjà vu ce film, et il en connaît la fin.
Luiz Inácio Lula da Silva a été poursuivi. Condamné. Emprisonné. Radié de la vie
politique. On a dit de lui exactement ce que l’on dit aujourd’hui de Michael Misick : un
corrompu, un profiteur, une affaire jugée, un dossier clos.
Puis les juridictions supérieures ont examiné la procédure. Elles ont annulé les
condamnations. Elles ont constaté la partialité du dispositif. Lula est sorti de prison,
s’est représenté devant son peuple, et a été réélu Président de la République fédérative
du Brésil.
L’histoire n’a pas retenu les réquisitoires. Elle a retenu la procédure.
C’est exactement ce qui est en jeu ici. Michael Misick portera son affaire devant le
Comité judiciaire du Conseil privé de Sa Majesté, à Londres La plus haute juridiction
d’appel pour les territoires britanniques d’outre-mer.
Et la question posée devant elle ne sera pas : cet homme est-il vertueux ? Elle sera : ce
procès était-il juste ?
Un procès de dix ans est-il un procès équitable ? Un juge unique, sans jury, dans un
cadre constitutionnel réécrit par la puissance qui poursuit, est-ce un tribunal impartial ?
Un dispositif qui coûte six fois le préjudice allégué, financé par les victimes supposées,
est-ce une justice ou une industrie ?
Ce que l’Afrique a à voir là-dedans
On nous dira : c’est une petite île des Caraïbes, à des milliers de kilomètres.
Non.
C’est le laboratoire. C’est la démonstration, en 2026, qu’une puissance européenne peut
encore suspendre un parlement élu, réécrire une constitution, installer ses propres
procureurs, refondre les règles du procès, condamner le dirigeant
qu’elle a destitué,
épargner ses propres ressortissants, et présenter la note au peuple.
Si cela est acceptable aux Turks and Caicos, cela sera acceptable ailleurs.
Nous ne demandons pas la grâce. Nous ne demandons pas l’impunité. Nous ne
demandons à personne de croire Michael Misick innocent.
Nous demandons quatre choses, et elles sont indiscutables :
1. Un examen entier et loyal de l’appel devant le Conseil privé, dans un délai
raisonnable.
2. L’égalité devant la loi : que ceux qui donnent répondent comme ceux qui reçoivent.
3. Un audit indépendant des cent vingt-quatre millions de dollars, et la transparence
sur la rémunération des procureurs.
4. Que le Royaume-Uni assume, devant les Nations unies, la responsabilité d’un
territoire qu’il administre encore et qu’il n’a jamais décolonisé.
L’Afrique sait reconnaître une justice qui juge des hommes en fonction de ce qu’ils sont
plutôt que de ce qu’ils ont fait.
Elle en a vu passer. Elle ne se taira pas sur celle-ci
Tribune libre.
Reproduction autorisée avec mention de la source.

Source: Turks and Caicos, colonie britannique, 2026.

L’édition 2026 du Gala de la Fondation Children of Africa se tiendra le 9 octobre prochain à Abidjan. L’annonce a été faite par la directrice nationale de la Fondation, Nadine Sangaré, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée à l’évènement, ce mardi 14 Juillet 2026, au u cabinet de la Première dame à Abidjan.
La Fondation entend consacrer son action à la jeunesse, considérée comme « la plus grande richesse » de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Selon Nadine Sangaré qui parlait au nom de la Première Dame Dominique Ouattara, a annoncé la construction d’une Maison de la jeunesse à Abidjan afin d’offrir aux jeunes un cadre dédié à la formation, à l’innovation, à la culture et à l’entrepreneuriat, un projet majeur qui sera mis en avant lors de son gala annuel 2026. Ce rendez-vous de solidarité, est placé sous le thème « Lumière d’Afrique, ensemble pour une jeunesse qui brille »

 
La future Maison de la jeunesse d’Abidjan sera un espace dédié à l’apprentissage, à l’innovation, à la culture, à l’entrepreneuriat, au développement personnel et à l’épanouissement des jeunes.« À travers ce projet, nous souhaitons donner aux jeunes les moyens de devenir des acteurs de changement et les bâtisseurs de la Côte d’Ivoire de demain », a déclaré Nadine Sangaré. 


Elle a lancé un appel aux entreprises, mécènes, fondations et personnes de bonne volonté pour soutenir la réalisation de cette infrastructure. « Chaque contribution constituera un investissement dans l’avenir de notre jeunesse », a ajouté la Directrice nationale de Chidren of Africa


Aussi, les grandes lignes de l’ouvrage très écologique et respectueux des normes environnementales, ont été présentées par l’architecte de la Maison de la jeunesse d’Abidjan, Fadi Mouawad, a expliqué que cette infrastructure a été conçue comme un espace multifonctionnel destiné à accompagner les jeunes dans leur formation, leur créativité et leur épanouissement. Cet ouvrage sera implanté au bord de la lagune, sur une superficie estimée entre 20 et 26 hectares, la Maison de la jeunesse bénéficiera d’un emplacement stratégique favorisant son intégration dans l’environnement urbain.


« L’idée est de développer un projet qui soit à la fois un lieu de formation, de rencontre et d’échange au service de la jeunesse », a indiqué l’architecte, insistant sur l’importance de l’accessibilité du site. Sur le plan architectural, le projet s’inspire de la nature et du mouvement. La forme du cerf constitue un symbole central de la conception, représentant l’énergie, l’agilité et la transmission entre les générations. Il est à préciser que La Maison de la jeunesse comprendra plusieurs pôles d’activités, notamment des espaces de loisirs, un grand hall, une salle polyvalente, des espaces de production, une bibliothèque, un amphithéâtre couvert ainsi que des espaces culturels, pédagogiques et artisanaux. Le projet prévoit également des ateliers de formation, des espaces éducatifs, des centres d’accompagnement, des zones administratives et des espaces dédiés aux associations et aux initiatives communautaires. 


À l’extérieur, l’infrastructure disposera d’équipements sportifs et récréatifs, comprenant notamment des terrains de football, des aires de loisirs, des espaces sécurisés pour les jeunes, une place publique et des zones de détente. Avec une surface bâtie estimée à près de 18 800 m² et plusieurs milliers de mètres carrés d’aménagements extérieurs, la Maison de la jeunesse ambitionne de devenir un pôle majeur d’accompagnement des talents africains, en favorisant la formation, l’innovation, la culture et l’entrepreneuriat. Pour  sa  réalisation, les besoins  sont estimés à  plus de 4 milliards de Fcfa. 
Depuis sa création en 1998, La Fondation Children of Africa, dont la présidente est la Première Dame Dominique Ouattara, œuvre en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, notamment les enfants et les femmes.
Les actions de la Fondation reposent sur trois axes prioritaires


Les actions de la Fondation reposent sur trois axes prioritaires : la santé, l’éducation et le social. Ainsi, dans le domaine sanitaire, l’organisation mène régulièrement des campagnes de vaccination et de dépistage ophtalmologique, équipe des centres de santé communautaires et facilite l’accès aux soins pour les familles défavorisées. Cet engagement s’est notamment concrétisé par la construction de l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, devenu un établissement de référence dans la prise en charge de la santé maternelle et infantile en Afrique de l’Ouest.


Dans le secteur éducatif, Children of Africa a réalisé plusieurs infrastructures scolaires, dont le collège de jeunes filles de Kong, devenu aujourd’hui un lycée mixte, ainsi que le groupe scolaire d’excellence Children of Africa à Abobo. La Fondation contribue également à l’amélioration des conditions d’apprentissage à travers l’équipement d’écoles maternelles, de cantines scolaires et de salles multimédias.
Elle dispose par ailleurs de dix bibliobus qui sillonnent plusieurs localités du pays afin de promouvoir la lecture auprès des enfants. En matière de protection sociale et de l’enfance, la Fondation a mis en place plusieurs centres d’accueil, notamment La Case des enfants au Plateau, ainsi que des structures à Soubré, Ferkessédougou et un centre de réinsertion pour mineurs à Bouaké.


Cette fondation organise également chaque année l’Arbre de Noël, une initiative qui permet d’offrir des milliers de jouets aux enfants, en plus des dons de vivres et de non-vivres aux populations vulnérables, aux orphelinats et aux pouponnières. La directrice nationale a également rappelé la création d’un centre d’accueil à Adiaké destiné aux femmes victimes de violences, afin de leur offrir un accompagnement dans leur processus de reconstruction.
Selon Nadine Sangaré, les différents galas organisés par Children of Africa ont permis de mobiliser des ressources pour financer des projets sociaux structurants.


En 2024, le gala « We Are Africa » a contribué au renforcement de l’offre de soins spécialisés avec la réalisation d’une nouvelle aile de cardiologie pédiatrique à l’Hôpital Mère-Enfant. Soulignons que pour ce gala, que sur le volet artistique et culinaire, des artistes de talent, le groupe artistique Magic Système d’une part et d’autre part, plusieurs chefs de renoms sont annoncés.


Bamba Mafoumgbé,Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 


La Banque nationale d’investissement (Bni) a organisé une conférence le 10 juin 2026, à son centre intégré de Cocody, pour présenter le bilan et les résultats de son exercice 2025. La rencontre était présidée par son directeur général, Youssouf Fadiga. À cette occasion, le premier responsable de l’institution bancaire a dévoilé des résultats financiers en nette progression, confirmant ainsi le positionnement de la BNI comme une institution de référence dans le paysage bancaire ivoirien. Le 13 juillet 2026, nous apprenons que la banque cède 21,09 % du capital de la BICICI, qu’elle détenait à la société d’investissement Brandon & Mcain Capital. Face à cette nouvelle actualité, plusieurs quotidiens ivoiriens, ont posé des questions au professeur Prao Yao Séraphin. Selon lui, au lieu d’affaiblir la BNI, l’Etat doit plutôt imiter le modèle de développement bancaire chinois, par la création de très grandes banques publiques.

Prof Prao Séraphin, pourquoi voulez-vous que la Côte d’Ivoire s’inspire du modèle de développement bancaire de la Chine?
La Côte d’Ivoire peut s’inspirer du modèle de développement bancaire de la Chine car il a soutenu une croissance économique rapide grâce à trois piliers : l'alignement strict du crédit sur les objectifs de l'État, l'essor fulgurant du numérique et une forte résilience face aux crises.
La première raison est que le pays veut accélérer son développement économique à travers des plans nationaux de développement (PND). Le Plan national de développement (PND) 2026-2030 est destiné à transformer structurellement l'économie et à améliorer le bien-être des populations. En effet, le plan vise une croissance annuelle de 7,2 % en moyenne et un revenu par habitant de 4 500 USD d'ici 2030, afin de hisser le pays au rang de "pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure". Dans ce plan, le gouvernement ambitionne de financer des investissements massifs dans les infrastructures. Or, les banques publiques chinoises ont joué un grand rôle dans le développement du pays en canalisant l'épargne nationale vers des investissements massifs dans les infrastructures (routes, ponts, énergie), stimulant directement le développement industriel.
La deuxième raison est la souveraineté et le contrôle stratégique. En effet, quand l'État conserve un rôle majeur dans le secteur bancaire, cela lui permet d'orienter l'épargne nationale vers le développement économique intérieur tout en se protégeant des chocs financiers internationaux. En outre, en conservant une forte maîtrise des capitaux, L'État protège ainsi le secteur bancaire des crises financières internationales et des chocs externes.
La troisième raison est la facilitation de l'inclusion financière par le numérique. En Chine, l'essor des géants de la "Fintech" (technologies financières) et des banques en ligne a permis de bancariser des centaines de millions de personnes, même dans les zones rurales, avec une très grande simplicité d'utilisation sur les téléphones mobiles.
La quatrième raison est que les banques constituent un soutien aux ambitions géopolitiques. Les institutions financières chinoises, telles que la Banque de Chine, soutiennent l'expansion internationale des entreprises nationales. Par exemple, L'Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), contrôlée à plus de 70% par l'État chinois, est le bras armé financier de Pékin. Elle soutient l'économie réelle, finance les grands projets d'infrastructures et sert de fer de lance pour l'internationalisation du yuan (RMB) à l'échelle mondiale. En tant que plus grande banque du monde par ses actifs, son poids dans la stratégie nationale s'articule autour de trois piliers clés. En premier lieu, le soutien à l'économie nationale. En effet, elle finance les méga-projets gouvernementaux, notamment les corridors logistiques des nouvelles routes de la soie (stratégie One Belt, One Road) ainsi que les secteurs de l'industrie, de l'énergie et des transports. En second lieu, l’expansion internationale. ICBC appuie les entreprises chinoises à l'étranger (projets Going Global) et s'implante dans des centres financiers stratégiques pour faciliter les flux commerciaux mondiaux. En troisième lieu, l’internationalisation du yuan. Elle est régulièrement désignée comme agent officiel de compensation (RMB clearing bank) dans des zones géographiques majeures (comme en Russie ou au Brésil), ce qui permet à Pékin de promouvoir sa monnaie et de réduire sa dépendance aux systèmes de paiement occidentaux.
Quel est l’état des lieux du système bancaire chinois?
Réponse : Notons que le développement du secteur financier chinois a débuté avec la conversion du pays à l’économie de marché à partir des réformes entamées en 1978. Mais ce n’est qu’après la crise financière de 2008 que sa croissance s’est fortement accélérée, portée notamment par l’expansion des banques. Le secteur bancaire en Chine est désormais de très loin le plus grand au monde, avec l’équivalent de quelque 33 milliers de milliards de dollars à son actif à fin 2018, autant qu’au bilan des banques de l’ensemble des pays de la zone euro. En seulement une décennie, la Chine a ainsi transformé les contours du système financier mondial. Ce développement s’est effectué à l’intérieur de frontières fermées. La faible concurrence et la posture conciliante des autorités, qui souhaitaient avant tout soutenir la croissance économique, ont permis l’essor d’un vaste secteur de l’ombre, opaque et vecteur de risque systémique, et entraîné une explosion du taux d’endettement des agents économiques.
Fin 2025, le total des actifs du secteur bancaire chinois a atteint environ 467 300 milliards de yuans (soit près de 65 milliards de dollars selon les taux de l'époque), en hausse de 7,9 % sur un an. Les actifs des grandes banques commerciales dominaient avec 204 200 milliards de yuans. Les quatre plus grandes banques mondiales sont chinoises (ICBC, China Construction Bank, Agricultural Bank of China et Bank of China), dominant un secteur qui pèse plus de 44 000 milliards de dollars. Ce mastodonte, fortement contrôlé par le gouvernement, finance près de 195 % du PIB du pays.
Quel est l’état des lieux du système bancaire ivoirien?
Le système bancaire ivoirien est le leader incontesté de l'UEMOA, concentrant environ 35,6% des parts de marché régionales.
Le secteur bancaire ivoirien en 2025 affiche une excellente santé financière et une solidité confirmée. Il domine l'espace UEMOA en concentrant près de 36 % des parts de marché régionales. Malgré une croissance ralentie par le contexte électoral, la rentabilité et le total bilan des établissements de crédit ont poursuivi leur progression.
Concernant la structure du marché bancaire, le système compte 28 banques agréées et 4 établissements financiers à caractère bancaire. La Côte d'Ivoire abrite la majorité des banques ayant un total bilan supérieur à 1 000 milliards de FCFA dans la sous-région. Notons que la Société Générale Côte d'Ivoire (SGCI) reste le leader historique du marché. Mais, le paysage est marqué par l'ascension spectaculaire de banques locales comme la BNI, devenue la deuxième plus grande banque du pays grâce à une forte croissance de son bilan (atteignant plus de 3 166 milliards FCFA), et NSIA Banque.
Concernant la performance, le bilan global fait ressortir que les encours de crédits aux entreprises et aux particuliers sont en hausse, soutenus par le dynamisme des crédits de trésorerie, du crédit-bail et de la consommation. Au niveau de la rentabilité, les Produits Nets Bancaires (PNB) et les résultats nets ont enregistré de solides progressions en 2025, témoignant d'une excellente maîtrise des charges et des risques.
En matière de respect des dispositifs règlementaires, le cadre prudentiel a été renforcé, notamment sur les exigences de fonds propres et les dispositifs de Lutte Contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT). Plus de 90 % des banques ivoiriennes respectent rigoureusement les exigences de fonds propres et les normes prudentielles de la Commission Bancaire de l'UMOA.

Quel est l’état des lieux des banques publiques ivoiriennes ?
Réponse : La Côte d'Ivoire comptait 5 banques publiques. La BNI (Banque Nationale d'Investissement), anciennement Caisse Autonome d'Amortissement, elle a été transformée en banque en 2004. C'est un pilier du développement économique du pays, qui gère notamment les dépôts des établissements publics et participe activement aux investissements stratégiques. Puis la BHCI (Banque de l'Habitat de Côte d'Ivoire). Autrefois institution publique de référence créée pour soutenir le secteur immobilier, elle a fait l'objet d'un processus de restructuration et de privatisation partielle. Ensuite la Banque des Dépôts du Trésor Public, bien qu'ayant une nomenclature spécifique, est souvent agréé dans la liste officielle des banques pour centraliser les dépôts de l'État et des comptables publics. On avait également Versus Bank, une institution historiquement reconnue pour être un acteur majeur du financement et de l'accompagnement des petites et moyennes entreprises. Enfin, la Banque Populaire de Côte d’Ivoire, anciennement appelée la Caisse nationale des caisses d’épargne, détenue à 100% par l’État ivoirien. Mais deux banques sont passées du côté du secteur privé. En effet, l'État a cédé ses parts. Versus Bank n'est plus une banque publique depuis décembre 2024, date à laquelle l'homme d'affaires Koné Daouda Soukpafolo, à travers HARVEST Capital Holding, a racheté 52,89 % des parts. De même, la Banque Populaire de Côte d'Ivoire (BPCI) n'est plus une banque publique. Fin décembre 2023, l'État ivoirien a officiellement transféré la totalité de ses actifs et le contrôle de l'établissement à Atlantic Financial Group (AFG).
Quel est la situation de la Banque Nationale d’Investissement (BNI)?
Réponse : En pleine croissance, la Banque Nationale d’Investissement (BNI) est devenue la 2ᵉ banque de Côte d'Ivoire en termes de total de bilan. Pour l'exercice 2025, le total du bilan s’établit à 3 166 milliards de FCFA, soit une hausse de 34 % par rapport au 31 décembre 2024, où il était de 2 358 milliards de FCFA. De son côté, le Produit Net Bancaire (Pnb) atteint 118,2 milliards de FCFA, en progression de 17 % comparé aux 100,7 milliards de FCFA réalisés en 2024. La dynamique de croissance se confirme également au niveau du résultat net qui s’élève à 46,8 milliards de FCFA en augmentation de 20 % par rapport à l’exercice précédent où la banque a eu 38,9 milliards de FCFA. Sur le plan du positionnement, la BNI a amélioré son rang sur le marché ivoirien, passant de la 3ᵉ à la 2ᵉ place en termes de total bilan. Cette performance repose notamment sur une amélioration globale des indicateurs de rentabilité portée par la diversification du portefeuille et une meilleure maîtrise des charges. On note une progression remarquable du Produit Net Bancaire sur le long terme avec une hausse cumulée de +269 % entre 2018 et 2025, soit une croissance annuelle moyenne de 20,5 %. Selon le Directeur Général, Youssouf Fadiga, « Ces résultats solides démontrent notre capacité à anticiper les évolutions du secteur et à répondre efficacement aux attentes de nos clients ».
La BNI vient de céder sa participation de 21,09 % dans la BICICI à Brandon & Mcain Capital. Que pensez-vous de ce retrait?
Réponse : Je ne pense pas que cela soit une bonne chose pour la BNI qui recevait des dividendes de la BICICI. En effet, l’établissement public créé en 1959 a conclu un accord portant sur la cession de l’intégralité de sa participation, représentant 3 514 941 actions, soit 21,09 % du capital de la BICICI, à la société d’investissement Brandon & Mcain Capital. Au moins, trois raisons militent en faveur de mécontentement.
La première est que la BNI soutient activement le secteur agricole en Côte d’Ivoire. En effet, elle a financé près de 160 000 tonnes de cacao, soit environ 175 milliards de FCFA en revolving à mi-novembre 2022. La BNI a historiquement été et demeure un partenaire clé du secteur agricole ivoirien. En 2023, le montant de l’enveloppe des financements des campagnes agricoles s’élevait à 200 milliards de FCFA répartis entre les campagnes café-cacao, anacarde, huile de palme et hévéa. Les retours sur investissement ont été significatifs avec une progression des encours de crédit de 21 milliards de FCFA par rapport à l’exercice 2022. Cet indicateur, bien qu’encourageant, est tout de même à modérer au regard du taux d’utilisation (60 %) de l’enveloppe qui a été allouée à l’ensemble des acteurs de la filière et des conditions météorologiques qui ont eu un impact sur les niveaux de récolte. De ce point de vue, l’Etat devrait renforcer financièrement la BNI au lieu de la laisser céder ses parts de la BICICI.
Deuxièmement, dans les trois banques publiques ivoiriennes, la BNI a joué un rôle crucial dans le financement et la mise en œuvre des initiatives du Plan national de développement 2023-2025. Leur implication dans le soutien financier aux PME et dans le renforcement des champions nationaux stimule la croissance économique et favorise l'autonomisation des entreprises locales. La Bni continue encore de soutenir des projets prioritaires dans des secteurs clés, contribuant ainsi à la croissance économique et à la création d'emplois. La Bni est un instrument de la politique gouvernementale et un levier de croissance pour la Côte d’Ivoire. Elle a la noble mission d’accompagner non seulement l’État dans tous ses projets de développement, mais aussi tous les acteurs privés de l’écosystème socio-économique dans la satisfaction de leurs besoins pour la construction d’une nation à fort impact sur l’échiquier régional et international.
Troisièmement, la Bni a pour ambition de financer le secteur minier et à favoriser les investissements de la diaspora. En effet, sous le leadership Youssouf Fadiga, la Bni voudrait accompagner les acteurs du secteur minier, de la phase de recherche à celle de l’exploitation, puis la mise en place de programmes destinés à favoriser les investissements de la diaspora, ainsi que le renforcement de l’appui aux PME dans la structuration et le financement de leurs projets. Cette orientation s’inscrit dans la dynamique impulsée par le gouvernement en faveur d’une plus grande implication des investisseurs nationaux dans les secteurs stratégiques.
Ayoko Mensah avec Sercom

 Engagé dans une démarche de concertation permanente avec les représentants des travailleurs, le SEMPA-BMOD (Syndicat des Entreprises de Manutention des Ports et Bouche à Oreille des Dockers) a poursuivi récemment ses échanges avec les organisations syndicales des dockers, dans le cadre du processus de dialogue social initié il y a quelques mois.
Cette nouvelle rencontre avait pour objectif de faire le point sur l’avancement des travaux engagés par les différentes commissions mises en place et de poursuivre les discussions autour des préoccupations exprimées par la communauté des dockers. Elle s’inscrit dans une volonté commune de parvenir à des solutions durables visant à améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs portuaires.
Plusieurs organisations syndicales ont pris part à cette étape importante du processus, notamment la FENADCI, l’ORLIDOCI, le CNDD, la FSDR, la CSDCI, le GSDR-CI, la CSD-CI, le SYLIDOPSA et le SYNDUS.
Au cours de la séance de travail, les différentes commissions techniques paritaires ont présenté l’état d’avancement de leurs analyses ainsi que leurs principales conclusions et recommandations. Ces commissions avaient été constituées pour examiner plusieurs sujets prioritaires, parmi lesquels la cogestion de la main-d’œuvre docker, l’élaboration d’une nouvelle convention collective, le rétablissement des avantages individuels acquis, la réactivation des matricules suspendus, le paiement des indemnités de garantie et de la prime de présence, la décoration des dockers, la réhabilitation des installations sanitaires ainsi que l’audit du dispositif d’auto-assurance.
Les travaux menés ont permis d’enregistrer plusieurs points de convergence entre les différentes parties prenantes, illustrant les avancées réalisées depuis l’ouverture du cadre de concertation. Si certains sujets ont trouvé des orientations communes, d’autres nécessitent encore des approfondissements afin de permettre l’émergence de solutions partagées et pérennes.
Pour le Secrétaire Général du SEMPA-BMOD, Alexis N’Guessan-Zoukou, cette démarche traduit la volonté des acteurs de privilégier l’écoute et la recherche collective de solutions : « Nous avançons progressivement vers des solutions concertées. Les travaux en cours traduisent la volonté commune d’apporter des réponses durables aux préoccupations exprimées, dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de confiance. »
Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans le processus de dialogue social engagé entre le SEMPA-BMOD et les organisations syndicales des dockers. Elle confirme l’engagement des différentes parties à maintenir un cadre d’échanges constructif, indispensable à la consolidation d’un climat social serein et à l’amélioration durable de la performance des activités portuaires en Côte d’Ivoire.
Ayoko Mensah

Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le travail des enfants dans la filière café-cacao, le Comité National de Surveillance (CNS), en partenariat avec le Conseil du Café-Cacao, a procédé au déploiement des Agents d’Opération chargés de la Traçabilité Sociale (AOTS) dans les zones de production. Leur mission est d’assurer un suivi rigoureux des pratiques sociales, de vérifier l’absence de travail ou d’exploitation des enfants dans les plantations et de sensibiliser les producteurs aux enjeux liés au respect des droits humains.
À la suite d’une mission d’évaluation menée par le Secrétariat technique de la Plateforme de Partenariat Public-Privé, des difficultés opérationnelles ont été relevées. Pour y répondre, un atelier en deux étapes a été initié : la première, consacrée à la validation des outils et activités des AOTS ; la seconde, dédiée à leur formation et recyclage sur les dimensions sociales de la production cacaoyère. Cet atelier, organisé du 12 au 16 juillet 2026 à Yamoussoukro, vise à affiner le dispositif de traçabilité sociale et à renforcer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Dr GBONGUE Mamadou, Directeur adjoint chargé des projets et du suivi-évaluation au Conseil du Café-Cacao, représentant le Directeur Général, M. KONE Brahima Yves, a insisté sur l’importance d’outiller cette brigade de surveillance pour garantir une application optimale de la traçabilité sociale et parvenir à l’éradication totale du travail des enfants.
M. Amani KONAN, consultant national auprès du cabinet de la Première Dame, a salué l’appui constant du Conseil du Café-Cacao au CNS et rappelé l’engagement ferme des autorités ivoiriennes, sous l’impulsion de Mme Dominique Ouattara, dans cette lutte. Il a également présenté les initiatives et mécanismes mis en place par le CNS pour combattre ce fléau.
Pour sa part, Mme AIPO Melissa Djama, Secrétaire technique de la Plateforme de Partenariat Public-Privé, a souligné que cet atelier constitue une étape décisive pour définir une feuille de route claire et renforcer la coordination des actions. Elle a remercié les participants et partenaires, notamment le CNS, le BIT, l’OIT et la Fondation ICI, pour leur engagement commun en faveur d’une filière café-cacao respectueuse des droits humains et exempte de travail des enfants.
Par ailleurs, Il faut noter que la traçabilité sociale dans la filière café-cacao désigne l’ensemble des mécanismes chargé du suivi des conditions de vie et de travail des producteurs tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Elle a pour rôle de garantir le respect des droits humains, une rémunération équitable et la lutte contre le travail des enfants ou le travail forcé.
Ce dispositif de lutte contre le travail des enfants marque une avancée majeure vers une traçabilité sociale nationale, garantissant des pratiques responsables et durables dans la filière café-cacao.
B. M

 

Pourquoi les peuples ne meurent jamais d’abord de pauvreté, mais d’un affaiblissement de leur conscience.


Lorsque le bruit devient une illusion de puissance

Notre époque confond souvent le mouvement avec le progrès, l’agitation avec l’action, la parole avec l’œuvre. Jamais l’humanité n’a autant parlé d’avenir ; rarement elle a autant oublié les vertus silencieuses qui le rendent possible.

Pourtant, les grandes nations ne naissent pas dans le vacarme. Elles grandissent dans la patience des bâtisseurs. Elles avancent moins au rythme des slogans qu’à celui des consciences qui acceptent librement la discipline, le mérite et le sens du bien commun.

Le tonnerre impressionne les regards. Mais ce sont les racines silencieuses qui nourrissent les forêts.

Les cathédrales ne tiennent pas grâce à leurs clochers

Une nation ressemble à une cathédrale.

Le voyageur admire ses flèches, ses vitraux, ses pierres sculptées. Il oublie que tout repose sur des fondations qu’il ne verra jamais.

Ainsi en est-il des peuples.

Les infrastructures, la croissance économique, les technologies et les institutions sont les clochers visibles. Mais leurs fondations demeurent invisibles : le civisme, l’intégrité, le respect de la parole donnée, la discipline collective et la confiance.

Lorsqu’une société cesse d’entretenir ces fondations, l’effondrement commence longtemps avant que les murs ne se fissurent.

Les civilisations tombent toujours de l’intérieur avant de tomber sous les coups du dehors.

Le fleuve qui refuse ses berges finit par devenir un marécage

La liberté est souvent comparée à un fleuve.

Mais un fleuve sans rives ne devient pas plus libre.

Il disparaît.

Ses eaux se dispersent, perdent leur force et finissent par nourrir des marécages au lieu d’irriguer des vallées.

Les règles jouent pour une nation le rôle des berges.

Elles ne limitent pas la liberté ; elles lui donnent une direction.

L’histoire ne connaît aucune société prospère où chacun aurait fait exclusivement ce qu’il voulait.

Toutes les grandes œuvres humaines sont nées d’une liberté éclairée par le sens de la responsabilité.

Le vrai chantier n’est plus le béton, mais la conscience

Nous bâtissons des routes.

Nous élevons des ponts.

Nous modernisons les ports.

Nous construisons des immeubles.

Mais le chantier le plus décisif demeure invisible.

C’est celui de la conscience nationale.

Car une route peut être inaugurée en quelques mois.

Une culture du mérite exige parfois une génération.

Une administration performante commence moins par les bâtiments que par la probité de celles et ceux qui la servent.

Le développement n’est jamais seulement une question de moyens.

Il est d’abord une question de caractère.

Ce qu’une nation choisit d’admirer finit par la définir

Chaque peuple écrit son avenir à travers les modèles qu’il célèbre.

Lorsqu’il admire l’effort, il produit des bâtisseurs.

Lorsqu’il glorifie le mérite, il attire les talents.

Lorsqu’il récompense l’intégrité, il renforce la confiance.

Mais lorsqu’il banalise le passe-droit, applaudit la médiocrité ou transforme l’invective en spectacle, il fabrique lentement sa propre fragilité.

Une civilisation est toujours le reflet de ce qu’elle décide d’honorer.

Les baobabs enseignent une leçon que notre époque oublie

Le baobab ne pousse jamais dans la précipitation.

Pendant longtemps, il semble presque immobile.

Pourtant, c’est durant ce silence qu’il prépare sa force.

Notre époque veut récolter avant de semer.

Réussir avant d’apprendre.

Convaincre avant de comprendre.

Construire une grande nation suppose exactement le contraire.

Il faut accepter le temps long.

Car seules les racines patientes résistent aux tempêtes.

La Grande Côte d’Ivoire ne sera pas seulement une économie forte

Une nation devient grande lorsque ses citoyens comprennent que l’intérêt général protège aussi leurs intérêts particuliers.

Lorsque servir devient plus noble que se servir.

Lorsque la vérité vaut davantage que la rumeur.

Lorsque le débat remplace l’insulte.

Lorsque le mérite l’emporte sur le privilège.

Lorsque la responsabilité devient une culture.

Alors seulement, les infrastructures cessent d’être du béton.

Elles deviennent les pierres d’une civilisation.

Le silence qui change l’histoire

Les peuples qui transforment le monde ne sont pas toujours ceux qui parlent le plus fort.

Ce sont ceux qui travaillent lorsque personne ne les regarde.

Ce sont ceux qui plantent des arbres dont ils n’attendront jamais l’ombre.

Ce sont ceux qui préfèrent laisser un héritage plutôt qu’un simple souvenir.

La Grande Côte d’Ivoire naîtra peut-être de cette révolution.

Le jour où chacun comprendra que la première victoire d’une nation ne se conquiert ni dans les discours, ni dans les affrontements, ni dans les applaudissements.

Elle se conquiert dans ce lieu invisible où naissent toutes les grandes civilisations : la conscience de ses citoyens.

Car les empires peuvent être bâtis par la puissance.

Mais seules les consciences bâtissent les nations qui traversent les siècles.


Par Norbert KOBENAN

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