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vendredi 10 avril 2026
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Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire abrite depuis ce 07 avril et ce jusqu’ au 10 du même mois, l’assemblée générale de la Plateforme d’échanges et de coordination de la gestion des espaces frontaliers (Pecogef). A l’ouverture des travaux, dans un complexe hôtelier, le ministre délégué en charge de l’Intégration et des ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, a dit que la Pecogef s’affirme aujourd’hui comme un instrument stratégique régional, capable de porter une vision commune et de proposer des réponses concrètes, innovantes et adaptées aux défis complexes auxquels font face nos zones frontalières. Pour M. Adama Dosso, les enjeux majeurs, notamment la persistance des menaces sécuritaires, les trafics illicites et les mobilités non maîtrisées, les tensions communautaires, la vulnérabilité socio-économique des populations, et les déficits en infrastructures et services de base, sont aussi porteurs d’opportunités : « Ils nous invitent à repenser nos frontières non plus comme des lignes de séparation, mais comme de véritables espaces d’intégration, de coopération et de développement partagé ». Par, ailleurs, il a rappelé que le gouvernement ivoirien a engagé une réforme structurante de la gouvernance des frontières, à travers l’adoption, le 05 juin 2025, de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières (Pngif-CI) : « Ce document stratégique constitue une véritable boussole nationale. Il vise à faire de nos frontières des espaces sécurisés, pacifiés, mieux gouvernés, et vecteurs de développement pour les populations. C’est dans cette dynamique que la PECoGEF apparaît comme un levier stratégique majeur, capable de rapprocher les États, les institutions et les populations ». Bien avant, le président du Pecogef, Francis Langumba Keili de la Sierra Leone, a souligné que cette Assemblée générale a pour objectif principale de consolider l’ancrage institutionnel de la Plateforme en validant ses textes proposés, en structurant ses mécanismes de gouvernance et en adoptant une stratégie régionale intégrée de mobilisation des ressources, en cohérence avec les priorités continentales en matière de paix, de sécurité et de développement territorial. Quant au secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d’Ivoire (Cnf- CI), Diakalidia Konaté, par ailleurs secrétaire exécutif de la Pecogef, il en a appelé aux États membres, aux institutions régionales, et aux partenaires techniques et financiers à faire de la Pecogef une priorité stratégique régionale : « Car investir dans les frontières, ce n’est pas investir en périphérie. C’est investir au cœur même de la stabilité de nos États. Si nous échouons aux frontières, nous fragilisons nos États. Mais, si nous réussissons aux frontières, nous construisons l’intégration africaine ». Aussi, le préfet Hors grade Konaté Diakalidia, n’a pas manqué d’ajouter : « Nous n’ouvrons pas seulement une assemblée générale, mais nous engageons une nouvelle étape de l’intégration ouest africaine » Au nom des partenaires techniques et financiers, David Preux, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) en Côte d’Ivoire, a réaffirmé leur volonté à contribuer à une gouvernance frontalière plus harmonisée, résiliente et davantage centrée sur la sécurité humaine et le développement. Bamba Mafoumgbé
Valeurs républicaines, responsabilité citoyenne et exigence collective au cœur du développement durable_ La Côte d’Ivoire s’élève, s’affirme, rassure. Elle construit ses routes comme on trace des lignes de confiance, elle dresse ses ponts comme on relie des destins, elle attire les regards comme une promesse en devenir. Mais derrière cette architecture visible, une question plus silencieuse se pose, presque à voix basse : sur quel sol moral repose cette dynamique ? Car toute nation qui avance sans interroger ses fondations ressemble à un arbre dont les racines s’effacent sous la terre. Et lorsque les racines s’affaiblissent, la première tempête révèle la fragilité de la hauteur. Il existe, dans la trajectoire des peuples, une vérité souvent négligée : ce ne sont pas les nations les plus riches qui durent, mais celles qui savent ce qu’elles doivent respecter. Le développement, dans son sens le plus exigeant, n’est pas une accumulation de richesses visibles. Il est d’abord une discipline invisible. Une manière d’habiter ensemble un espace commun en acceptant des règles qui nous dépassent. Une capacité à faire primer le collectif sur l’immédiat, le durable sur le rentable, l’intégrité sur la facilité. La Côte d’Ivoire contemporaine offre une image dynamique. Les indicateurs économiques progressent, les infrastructures s’étendent, l’investissement s’intensifie. Mais toute croissance pose une question essentielle : que devient l’âme du pacte qui soutient cette progression ? Car un pays peut se transformer sans se structurer. Il peut se moderniser sans se moraliser. Il peut croître sans se consolider. Le pacte civique, dans cette perspective, n’est ni un concept abstrait ni un slogan institutionnel. Il est une respiration collective. Un accord tacite entre les citoyens et la République. Une promesse silencieuse que chacun fait à l’autre : respecter ce qui nous protège tous, même lorsque personne ne regarde. Ce pacte ne se signe pas dans les textes, il s’éprouve dans les comportements. Il vit dans les gestes du quotidien : la probité dans l’exercice d’une fonction, la rigueur dans la gestion d’un bien public, le respect des règles même lorsqu’elles semblent contraignantes. Lorsque ce pacte est solide, la société devient stable comme une pirogue bien équilibrée sur le fleuve. Mais lorsqu’il s’effrite, les institutions elles-mêmes deviennent vulnérables. Non pas parce qu’elles disparaissent, mais parce qu’elles cessent d’être respectées. Et une institution que l’on contourne perd progressivement sa force symbolique, puis sa capacité d’action. La Côte d’Ivoire ne traverse pas une crise ouverte de ses valeurs. Elle fait face à quelque chose de plus insidieux : une érosion lente, presque imperceptible, des exigences civiques. Une dérive qui ne s’annonce pas, qui ne se revendique pas, mais qui s’installe dans les habitudes. Comme une fissure dans un mur que l’on ne remarque pas immédiatement, mais qui, avec le temps, fragilise toute la structure. Cette dérive se manifeste dans la banalisation des écarts, dans la tolérance implicite de pratiques irrégulières, dans l’acceptation progressive du contournement des règles comme norme sociale. Elle se nourrit de cette idée dangereuse selon laquelle l’intérêt individuel peut se substituer à l’intérêt collectif sans conséquence. Or, aucune société ne peut durablement fonctionner sur cette confusion. Les institutions, quant à elles, ne tiennent pas seulement par leur existence juridique. Elles tiennent par le respect qu’elles inspirent. Une institution respectée est une institution forte, même avec des moyens limités. Une institution constamment contestée, délégitimée ou instrumentalisée devient fragile, même lorsqu’elle est formellement solide. Le respect des institutions n’interdit pas la critique. Il l’exige même. Mais une critique utile est une critique qui construit, qui éclaire, qui améliore. Non une critique qui détruit sans proposer, qui délégitime sans responsabilité. La citoyenneté, dans ce contexte, ne peut être réduite à la revendication de droits. Elle est d’abord une exigence de devoirs. Être citoyen, c’est accepter de participer à l’équilibre collectif. C’est comprendre que chaque comportement individuel a une conséquence collective. C’est refuser de contribuer, même indirectement, à l’affaiblissement du bien commun. Une société où chacun exige sans s’engager devient instable. Elle ressemble à un marché où tout le monde réclame sans jamais produire. À l’inverse, une société où chacun assume sa part de responsabilité devient résiliente. Elle peut traverser les crises, absorber les chocs, se réinventer sans se désagréger. Mais aucune refondation du pacte civique ne peut réussir sans exemplarité. L’exemplarité n’est pas un supplément moral. Elle est une condition de crédibilité. Lorsque ceux qui incarnent l’autorité publique donnent le sentiment de s’affranchir des règles, ils fragilisent l’ensemble du système. Car le citoyen observe, compare et ajuste son comportement en conséquence. Un discours sans incarnation perd sa force. Une règle sans modèle perd son sens. L’exemplarité agit comme une lumière : elle éclaire le chemin et rend possible l’adhésion. Sans elle, la norme devient abstraite, distante, inefficace. C’est pourquoi l’éducation civique constitue un levier fondamental. Les valeurs ne se décrètent pas, elles se transmettent. Elles s’apprennent dans les familles, se structurent à l’école, se consolident dans la société. L’école, en particulier, doit redevenir un espace où l’on n’enseigne pas seulement des savoirs techniques, mais une manière d’être au monde. Apprendre à respecter, à écouter, à différer ses intérêts, à comprendre la notion de bien commun : voilà des apprentissages aussi essentiels que les disciplines académiques. Mais l’éducation civique ne peut reposer uniquement sur l’école. Elle est une responsabilité partagée. La famille pose les premières pierres. La société façonne les comportements. Les institutions donnent le cadre et l’exemple. Lorsque ces trois dimensions sont alignées, le pacte civique se renforce naturellement. Lorsqu’elles sont dissonantes, il se fragilise. Le numérique, dans ce paysage, joue un rôle ambivalent. Il est à la fois un accélérateur et un révélateur. Les réseaux sociaux amplifient les comportements, diffusent les opinions, structurent les perceptions. Ils peuvent devenir des vecteurs de désinformation, de radicalisation, d’irrespect. Mais ils peuvent également être des outils puissants de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation positive. Tout dépend de l’usage. Une société consciente maîtrise ses outils et les oriente vers le progrès. Une société distraite les subit et en amplifie les dérives. Le numérique n’est ni bon ni mauvais en soi. Il est le miroir de la maturité collective. Dans cette quête de refondation, la Côte d’Ivoire dispose d’une boussole historique précieuse : l’houphouëtisme. Non pas comme un héritage figé, mais comme une méthode vivante. Une manière d’appréhender la gouvernance fondée sur la paix, le dialogue, la responsabilité et la recherche constante de l’équilibre. Félix Houphouët-Boigny avait compris que la stabilité durable ne repose pas sur la contrainte, mais sur l’adhésion. Que la paix n’est pas un état passif, mais une discipline active. Refonder le pacte civique ivoirien, c’est donc revenir à cette exigence : faire de la paix une pratique quotidienne, du dialogue une méthode permanente, de la responsabilité une norme collective. Mais cette refondation ne peut être l’œuvre d’un seul acteur. Elle engage l’ensemble de la société. L’État doit être juste, lisible et crédible. Les partis politiques doivent élever le niveau du débat et privilégier l’intérêt national. Les médias doivent informer avec rigueur et responsabilité. Les citoyens doivent agir avec conscience. Et la jeunesse, surtout, doit porter une nouvelle exigence, une nouvelle manière d’habiter la République. Car au fond, la question n’est pas seulement de savoir si la Côte d’Ivoire continuera à se développer. Elle est de savoir comment elle se développera. Sur quelles valeurs. Avec quelle exigence. Pour quel horizon. Une nation forte n’est pas celle qui construit le plus vite. C’est celle qui respecte le mieux ce qu’elle construit. Une République durable n’est pas celle qui accumule les moyens. C’est celle qui élève les consciences. Le véritable défi n’est donc pas technique. Il est moral. Il est civique. Il est collectif. Refonder le pacte civique ivoirien, c’est remettre l’essentiel au centre. C’est comprendre que le développement n’est pas seulement une affaire de routes, de chiffres ou de projets. C’est une affaire de. conscience. Et aucune nation ne peut durablement avancer si elle oublie ce qui la tient debout. Par Norbert KOBENAN
À l’occasion du traditionnel Paquinou édition 2026, période de fort flux migratoire vers l’intérieur du pays en Côte d’Ivoire, le Conseil Coton Anacarde Karité a déployé l’opération « Paquinou Cajou Yofê » du 2 au 4 avril dans les gares UTB d’Adjamé, Yopougon, Yamoussoukro et Bouaké. L’objectif est clair et précis : rapprocher les produits dérivés de l’anacarde des consommateurs, sensibiliser les producteurs sur les bonnes pratiques agricoles, l’importance d’utiliser les bons sacs en jute, le respect du prix et les dangers liés à la fuite des produits aux frontières. Dans un contexte où la Côte d’Ivoire demeure leader mondial de la production de noix brutes de cajou, le constat est que la consommation locale reste encore à développer. Cette initiative de proximité a transformé les gares routières en véritables espaces d’échanges, de découverte et de sensibilisation. Profitant de l’affluence exceptionnelle liée aux déplacements de la période de Pâques, les équipes du Conseil Coton Anacarde Karité ont su capter l’attention de milliers de voyageurs. Animations musicales, dégustations, quiz interactifs et sensibilisations ont rythmé ces journées, créant une ambiance conviviale autour de l’anacarde. Les agents ont sensibilisé le public aux bienfaits nutritionnels des produits dérivés, tout en déconstruisant certains préjugés, notamment l’idée selon laquelle, l’anacarde associée au lait serait dangereux. L’opération a également permis de promouvoir les bonnes pratiques agricoles et le respect des prix au sein de la filière anacarde. Sur place, les artisans ont bénéficié d’une visibilité accrue, avec des ventes stimulées par l’engouement des voyageurs, mais aussi des transporteurs et commerçants, pleinement associés à cette dynamique. Au total, plus de 17 000 personnes ont été directement sensibilisées. Au-delà de l’animation festive, cette action illustre la volonté du Conseil Coton Anacarde Karité de renforcer la consommation locale et de positionner l’anacarde comme un produit accessible, pratique et ancré dans les habitudes alimentaires ivoiriennes. B M.
Les guichets du poste à péage de Mondoukou seront ouverts à partir du mardi 7 avril 2026. Ce, après un bon moment de passage à blanc. Les automobilistes devront donc débourser quelque chose à partir du 7 Avril 2026. L’information est de M. Issa Sanogo, président du Conseil supérieur des fédérations des syndicats des chauffeurs professionnels de transport des marchandises voyageurs et assimilés de Côte d'Ivoire ( Cosfesyncprotramava-CI). Il l'a livrée le samedi 4 avril 2026. C'était au siège de sa structure à Yopougon BAE juste dans les encablures de Sbta, Utb et CGI à l'occasion d'une conférence de presse. L'orateur s'est d'emblée réjouit de cette nouvelle infrastructure routière flambant neuve, qu'il a d'ailleurs qualifiée de ''cadeau royal'' en cette période de fête Pascale. Occasion toute rêvée pour lui d'exhorter les chauffeurs professionnels à s'en approprier, car cela permettra, dira -t-il, d'améliorer l'entretien du réseau routier ivoirien. Parlant justement d'entretien routier, il en a profité pour exprimer sa gratitude au Fonds d'entretien routier (Fer), pour le travail d'Hercule qu'il abat dans ce sens. Pour lui, cette structure est en veille constante dans son exercice de maintien en bon état du réseau routier concédé. Dès qu'il y a un nid de poule, ou une crevasse quelque part, la répartition s'en suit automatiquement, soutient Issa Sanogo. Qui, à ce stade de son propos, a rendu un vibrant hommage au Président de la République Alassane Ouattara pour tout ce qu'il fait et continue de faire pour le monde du transport terrestre. Le patron des chauffeurs professionnels en a profité pour appeler les siens au strict respect du code de la route en cette période Pascale, sans oublier de leur rappeler qu'ils doivent aussi respecter la stricte application du Règlement 14 de l'Uemoa relatif au respect du poids des marchandises. Car, selon Issa Sanogo, les routes sont si chères, construites à des coûts de milliards qu'il serait aberrant de les détruire avant leur durée de vie. S'agissant des sommes à débourser pour le poste à péage de Mondoukou, le conférencier a souligné que des voix plus autorisées plus que la sienne les diffuseront aux usagers. Koné de Sayara
Impeccable, formidable, magistrale. Les qualificatifs ne suffisent pas pour qualifier la haute prestation de Diaby Brahima le Directeur général du Haut Conseil le vendredi 3 avril 2026 à gare routière d'Adjamé, plus précisément à JM Transport. C'était à l'occasion de la sensibilisation sur la sécurité routière en cette période Pascale. La cérémonie a réuni le ministère des transports et des affaires maritimes, représenté par le service communication, l'Oser, la Direction régionale d'Abidjan. Quant aux organisations professionnelles du transport, l'on remarquait la présence de plusieurs structures comme la Fenscci, la Cngr-CI et le Haut Conseil. La gendarmerie et la police nationale de la sécurité routière y étaient également. Autant tout simplement dire que le premier transporteur ivoirien, M. Amadou Koné a mis tout le monde à cette mission de sensibilisation. Dont toutes les interventions ont été à la hauteur des attentes. Avec un point d'honneur pour le Directeur général du Haut Conseil qui a tenu un discours d'anthologie au nom du Ministre et en son nom personnel. Vêtu d'un impeccable costume, Diaby, d'un pas équilibré à son tour d'allocation, commence d'emblée par les formules protocolaires de remerciements. Après avoir exprimé sa gratitude à tous et à toutes, il s'est tourné vers le ministre des Transports et des affaires maritimes qu'il a remercié d'avoir mis tout ce beau monde en mission. Il a clos cette phase avec le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. Par ailleurs, l'orateur a égrené un chapelet de faits, dont la mise en bon état de tout le réseau routier ivoirien. « Sous la vision éclairée du Président Ouattara, nous avons les meilleures routes de la sous- région '', dit -il . Et d'affirmer sans fioritures que cela est aujourd'hui à l'origine du renflouement de toutes les compagnies de transport en autocars flambants neufs. Ce qui permet selon lui, de transporter entre 5 et plus de 7 millions de personnes à Abidjan quotidiennement et un peu plus de 11 millions sur les routes Ivoiriennes. » Apres ce tableau reluisant, il a abordé le tableau desconseil. Pour lui, ni les bonnes routes, ni les bons minicars, ni les bons autocars ne justifient les accidents. Il a clos son propos en rappelant magistralement que la vidéo verbalisation et le permis à points rappellent les conseils du propriétaire du véhicule qui, tendant très tôt sa clé à son chauffeur, lui conseille d'aller doucement. La fin de son intervention a été saluée par des applaudissements nourris. Rappelons que Etienne Kouakou de l'Oser et Touré Adama de la Cngr-CI sont tous intervenus pour livrer le message du ministre, insistant sur le strict respect du code de la route. Koné De Sayara.
Abidjan Terminal a conduit, le mardi 31 mars 2026, un exercice de sûreté grandeur nature sur ses installations, en conformité avec les exigences du Code ISPS (International Ship and Port Facility Security). Cette simulation visait à tester l’efficacité des dispositifs de prévention, d’intervention et de coordination en situation de crise. Le scénario de cet exercice, déclenché aux environs de 9h30, portait sur une tentative d’intrusion par des individus armés cherchant à dérober un conteneur de matières dangereuses. Cette situation a donné lieu à une simulation de tirs, nécessitant l’activation immédiate des procédures d’urgence. Alertées sans délai, les équipes HSSE d’Abidjan Terminal, en étroite coordination avec les forces de sécurité – notamment le Groupe de sécurité portuaire (Gsp), la Police spéciale du Port, les pompiers du Port, la Direction générale des affaires maritimes (Dgam) et la capitainerie du Port – se sont pleinement mobilisées pour contenir la menace, sécuriser les installations et protéger les personnes. Cet exercice illustre le haut niveau de préparation et de conformité d’Abidjan Terminal aux standards internationaux en matière de sûreté portuaire. Il s’inscrit dans une démarche continue d’amélioration des dispositifs de sécurité, garantissant la protection des biens, des personnes et des flux logistiques stratégiques. S’exprimant à l’issue de l’exercice, Édouard ANCELY, Directeur général adjoint d’Abidjan Terminal a salué la mobilisation des équipes et la qualité de la coordination interservices : « Je tiens à féliciter l’ensemble des équipes internes ainsi que nos partenaires institutionnels pour leur réactivité et leur professionnalisme. Cet exercice démontre notre capacité collective à faire face à des situations critiques, dans le strict respect des exigences du Code ISPS. Abidjan Terminal demeure pleinement engagé à se conformer aux réglementations en vigueur, contribuant ainsi au rayonnement de la plateforme portuaire d’Abidjan et au renforcement de la confiance de nos clients et partenaires. » De son côté, le représentant du Directeur général de la Dgam, Capitaine Koné Y. Souleymane a également souligné la qualité de l’exercice et la synergie entre les acteurs : « La synergie que nous avons déployé est essentielle pour garantir un environnement portuaire sûr et résilient. J’encourage Abidjan Terminal à poursuivre avec la même rigueur sa démarche de conformité aux exigences du Code ISPS, afin de contribuer à bâtir un écosystème portuaire de référence, sécurisé et compétitif. Je félicite l’ensemble des parties prenantes pour la parfaite coordination observée lors de cet exercice. » À travers cette initiative, Abidjan Terminal réaffirme son rôle d’acteur clé de la chaîne logistique nationale et sous régionale, engagé pour une plateforme portuaire moderne, performante et conforme aux standards internationaux de sûreté. Bamba M.
Le vendredi 3 avril 2026, au Noom Hôtel - Plateau, le Conseil Coton Anacarde Karité, sous la direction de son Directeur général, Mamadou Berté, a organisé une rencontre avec l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (Aeci-CI), présidée par N’Guettia Assouman, pour présenter les nouvelles dispositions pratiques de la campagne de commercialisation 2026 et renforcer la professionnalisation de la filière anacarde. L’objectif était de garantir un cadre transparent, efficace et discipliné, tout en protégeant les producteurs et en respectant les prix réglementés. Le Directeur général, Mamadou Berté a rappelé avec fermeté : « Il est de notre responsabilité de veiller à ce que les producteurs soient payés au prix fixé. Toute déviation sera sanctionnée et les agréments seront suspendus ou retirés si nécessaire. Aucun mauvais comportement, notamment à l’égard des prix ne sera toléré. Cette campagne sera décisive et chaque exportateur doit jouer pleinement son rôle. » Il a également souligné l’importance de la discipline et de l’anticipation, précisant que la digitalisation et la dématérialisation des processus permettent une meilleure régulation et un suivi précis des opérations. Koné Gabésongon, Directeur de la Commercialisation, a fait un rappel des dispositions mis en place sur ces dernières années avant d’insister sur les innovations pratiques de cette campagne 2026. Il a évoqué la mise en place et le renforcement d’une mission de contrôle inopiné pour s’assurer du bon déroulement des prestations confiées à des opérateurs privés ainsi que l’étiquetage des entrepôts des exportateurs et des transformateurs pour améliorer le suivi des opérations de déchargement de noix de cajou pendant la campagne. Quant aux nouvelles modalités de collecte des redevances et cotisations professionnelles sur les exportations de noix brutes de cajou, il est revenu à M. Simplice GU, Directeur du système d’information, des études et de la prospective, d’expliquer le fonctionnement de ce nouveau dispositif automatisé qui vise à réduire la pénibilité du traitement des chèques et à sécuriser la mobilisation de ressources pour le financement des programmes de développement de la filière. Le Directeur de la commercialisation a annoncé des séances supplémentaires d’informations et de formation des opérationnels pour une meilleure prise en main de cette nouvelle disposition. Le président de l’Aec-CI a salué ces initiatives, rappelant que « ces mesures traduisent une vision claire : celle d’une filière disciplinée et professionnelle. Chaque exportateur doit s’approprier pleinement ces outils et respecter scrupuleusement les dispositions pour faire de cette campagne un modèle d’efficacité et d’exemplarité. » Avec les dispositions prises, la campagne 2026 marque un tournant stratégique pour la filière anacarde, affirmant la volonté du Conseil Coton Anacarde Karité et des exportateurs, de valoriser les noix de cajou ivoiriennes à l’international, de garantir des revenus justes aux producteurs et de renforcer la souveraineté économique nationale. Bamba Mafoumgbé, Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Légende photo : M. Berte Mamadou, Dg du Conseil Coton anacarde karité
Mtn Côte d’Ivoire franchit un nouveau cap en faveur de l’innovation.L’opérateur de téléphonie mobile a officiellement lancé, sous le parrainage du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, une bourse dédiée aux professionnels des médias et aux créateurs de contenus, visant à promouvoir, innover et crédibiliser le secteur. La cérémonie de lancement a eu le jeudi 2 avril 2026, dans un complexe hôtelier à Marcory, en présence de plusieurs acteurs du numérique, notamment des journalistes, des créateurs de contenus et des partenaires institutionnels. L’objectif de cette initiative s’inscrit dans une volonté claire : celle de former, d’accompagner et d’encourager une nouvelle génération de professionnels à s’adapter aux mutations numériques et à promouvoir une information de qualité. Ce programme de bourse d’innovation média s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’entreprise de télécommunication et vise à renforcer un écosystème médiatique solide et innovant, capable de promouvoir une image équilibrée et positive de l’Afrique, tout en mettant en avant ses initiatives, ses talents et ses réussites. « Nous croyons fermement que soutenir les médias, c’est investir dans l’avenir de nos sociétés et dans la croissance de notre continent. À travers ce programme, nous voulons offrir des opportunités concrètes aux talents qui façonnent l’information de demain », a indiqué Mitwa Ng’ambi, directrice générale de Mtn Côte d’Ivoire. A travers sa filiale en Côte d’Ivoire, entend accompagner chaque année des journalistes et des créateurs de contenus avec cinq bourses d’études pour une formation d’une durée de 12 semaines en Afrique du Sud. Mais, au préalable, les candidats devront postuler via l’adresse suivante : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Pour faire acte de candidature, il faut remplir des critères spécifiques : être journaliste professionnel ou créateur de contenu informatif comptant au moins trois années d’expérience, disposer d’une bonne capacité rédactionnelle et d’une aisance digitale, fournir un CV actualisé et une lettre de motivation, et avoir une bonne maîtrise orale et écrite de l’anglais. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a salué cette démarche, qui s’inscrit dans une vision stratégique claire : « celle de contribuer à l’émergence d’un écosystème médiatique plus solide, plus crédible et pleinement adapté aux mutations de notre temps ». Selon lui, en mettant l’accent sur le renforcement des compétences, le soutien aux projets éditoriaux innovants et l’émergence de nouveaux talents, ce programme s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement. C’est dans cette optique qu’il affirme marquer son entière disponibilité à examiner, avec la plus grande attention, les modalités d’un accompagnement institutionnel de ce programme. Kone de Sayara
Le monde ne s’effondre pas toujours dans le fracas. Il se fissure souvent dans le silence. Silence des consciences, silence des convictions, silence des renoncements. C’est dans cette zone grise, entre lucidité et compromis, que se joue aujourd’hui une part essentielle de notre destin collectif. Le temps du Chemin de Croix, dans la tradition chrétienne, est précisément l’un de ces instants de vérité. Il ne s’agit pas seulement de commémorer un événement religieux, mais d’interroger le sens profond de notre marche collective. Car le Chemin de Croix n’est pas un récit ancien. Il est une réalité contemporaine. À bien des égards, notre monde semble engagé dans une forme de procession silencieuse, où les valeurs fondamentales sont progressivement mises à l’épreuve. Trahison, mensonge, corruption, cupidité, hypocrisie : ces maux ne sont plus des anomalies. Ils tendent, dangereusement, à devenir des normes tolérées, parfois même intégrées dans les logiques de fonctionnement de nos sociétés. Ce glissement est d’autant plus préoccupant qu’il ne se manifeste pas toujours de manière brutale. Il s’opère lentement, presque imperceptiblement, à travers un engourdissement progressif des consciences. On ne renie plus ouvertement les principes ; on les contourne. On ne rejette plus frontalement la vérité ; on la relativise. Le compromis, au départ présenté comme un équilibre nécessaire, devient parfois une abdication silencieuse. Dans ce contexte, la foi elle-même semble vaciller. Non pas nécessairement disparaître, mais se transformer. Elle devient plus discrète, plus intime, mais aussi parfois plus fragile. Une forme de « mondanité spirituelle » s’installe : croire sans s’engager, prier sans transformer sa vie, afficher des convictions sans en assumer les exigences. Or, le cœur du message chrétien repose sur un principe fondamental : la croix. Non comme symbole de souffrance inutile, mais comme chemin de vérité, d’engagement et de transformation. Une foi sans croix est une foi sans profondeur. Une foi sans exigence est une foi sans impact. Lorsque cette dimension disparaît, c’est toute la société qui en ressent les effets. L’injustice trouve un terrain favorable. La médiocrité s’installe là où l’excellence devrait être recherchée. La chaleur du cœur, faite de solidarité, de compassion et de responsabilité, cède la place à l’indifférence ou à l’intérêt personnel. Dans les sphères publiques comme dans les relations quotidiennes, le risque est grand de voir s’installer une normalisation du reniement. Non pas un reniement spectaculaire, mais un reniement discret : celui de la vérité, de la parole donnée, de l’intégrité. La peur, quant à elle, devient un facteur structurant. Peur de perdre, peur de déplaire, peur de s’opposer. Elle conduit souvent à justifier l’inaction ou le silence, alors même que ces attitudes contribuent à perpétuer les déséquilibres. C’est ici que l’image du « feu » prend tout son sens. Dans les Évangiles, l’apôtre Pierre, au moment décisif, se tient près d’un feu pour se réchauffer. Mais ce feu est celui des gardes, celui du monde, celui du compromis. Et c’est à cet endroit qu’il renie. Cette image, profondément symbolique, interroge notre époque. À quel feu choisissons-nous de nous réchauffer ? Le feu du monde est séduisant. Il promet le confort, la reconnaissance, la sécurité. Mais il peut aussi conduire à des concessions successives, jusqu’à altérer l’essentiel. À l’inverse, le feu de Dieu est exigeant. Il invite à la cohérence, à la vérité, à l’engagement. Il ne garantit pas toujours la facilité, mais il donne un sens. Il ne protège pas de l’épreuve, mais il éclaire le chemin. Le véritable enjeu, aujourd’hui, n’est pas seulement moral ou religieux. Il est profondément humain et collectif. Il s’agit de savoir quel type de société nous voulons construire. Une société où les valeurs sont négociables ou une société où elles constituent un socle ? Une société où l’intérêt prime sur la vérité ou une société où la vérité éclaire l’intérêt ? Une société où l’on s’adapte à la dérive ou une société qui choisit de se redresser ? Le Chemin de Croix, dans sa dimension spirituelle, nous rappelle que toute transformation authentique passe par une prise de conscience, un effort, parfois un renoncement. Mais il nous rappelle aussi qu’aucune nuit n’est définitive. Pour les croyants comme pour tous les citoyens attachés aux valeurs humaines fondamentales, ce temps est une invitation. Une invitation à réinterroger nos choix, nos priorités, nos engagements. Car le monde ne change pas seulement par les décisions des institutions. Il change par la qualité des consciences. Et c’est peut-être là, dans ce travail intérieur souvent invisible, que commence le véritable relèvement. Au terme de ce chemin, une question demeure, simple mais décisive : allons-nous continuer à nous réchauffer au feu du monde, ou choisir de raviver, en nous et autour de nous, le feu de la vérité, de la justice et de la foi ? La réponse, silencieuse mais déterminante, appartient à chacun. Par Norbert KOBENAN
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Robert Beugré Mambé, avec à ses côtés le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a présidé une réunion inter-ministérielle sur la prochaine saison des pluies, en vue de prémunir les populations contre les effets néfastes des eaux de pluies. Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à la rencontre, au terme de laquelle trois d’entre eux se sont exprimé. Etant entendu que les fortes pluies, faites de précipitations extrêmes entraînent des conséquences majeures touchant la sécurité humaine, la santé et même l'économie, le ministre de la Sécurité, Vagondo Diomandé est intervenu pour dire : « Nous avons tenu cette réunion, afin de prendre toutes les dispositions qui s'imposent pour éviter les situations déplorables que nous avons connues par le passé. Pour rappel, malheureusement nous avons enregistré l'année dernière 26 morts du fait des pluies et plusieurs personnes ont été impactées. », a-t-il déploré. Pour lui, il était donc nécessaire aujourd'hui de faire le tour de la question et voir toutes les mesures qui s'imposent. Celles-ci partent d'abord des mesures de prévention au public. Prévention qui touche à l'entretien de tout ce qui est dispositif de drainage des eaux. Car l’on a toujours voulu éviter ces situations difficiles. A en croire Vagondo Diomandé, le gouvernement ne veut pas qu’intervenir, mais plus tôt prévenir afin que les populations soient averties et prennent toutes les dispositions, pour ne pas être impactées par les effets négatifs des pluies qui sont annoncées. Et de révéler que pour cette année, il est prévu à peu près 1500 mm d’eau. Comme ce fut le cas l'année dernière. Le ministre de l’Hydraulique, Amedé Koffi Kouakou, a lancé un appel aux populations afin qu’elles libèrent les caniveaux et autres égouts pour faciliter l’écoulement des eaux pluviales pour le bien-être de tous. Il a lancé un message de civisme aux populations afin que celles–ci évitent de jeter les ordures dans les caniveaux, empêchant les eaux de pluies de s’écouler normalement. Toutes choses qui ont pour conséquences les inondations et éboulements aux effets dévastateurs qui endeuillent malheureusement des familles. Quant au ministre en charge de l’environnement et de la transition écologique, Abou Bamba, il a promis interdire l'usage, la fabrication et le commerce des sachets plastiques. Car ce sont eux qui obstruent effectivement les ouvrages de drainage et d'assainissement. Il en est de même pour les remblais qui bouchent les exutoires des eaux de pluie. Le ministre compte sensibiliser et communiquer de façon quotidienne pour s'adresser aux ivoiriens et aux autres parties prenantes afin que leurs comportements ne contribuent pas à entraîner des inondations dues faux pluies qui vont aboutir à des pertes en vie humaine. Source : Primature

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