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Bouaké- Une fillette secourue pour maltraitance par la police
Bouaké a frôlé le drame. Dans le quartier populaire de N’gattakro, une fillette a été secourue in extremis par les éléments de l’Antenne régionale de la Sous-Direction de la lutte contre la traite des enfants et la délinquance juvénile (SDLTEEDJ), unité spécialisée de la Police nationale placée sous la direction du Colonel Zaka Luc.
Tout commence par une dénonciation. Alertés le mercredi 25 février 2026 sur des faits présumés de maltraitance, les policiers se déploient sans délai. À leur arrivée, la scène est bouleversante.
Dans une cour modeste, les agents découvrent la petite Amoikan, frêle et silencieuse. Elle vit dans un poulailler. Elle porte un sac de riz en guise de vêtement. Son visage tuméfié, ses lèvres gonflées et les marques visibles sur son corps témoignent de sévices répétés et l’enfer qu’elle vit au quotidien. Le regard de l’enfant, à la fois apeuré et résigné, en dit long sur la souffrance endurée.
Très vite, elle désigne celle qu’elle accuse d’être à l’origine de ses blessures : sa grand-mère, une femme de 72 ans répondant au nom de Ya Sié Wa. Interpellée et conduite au poste pour les besoins de l’enquête, la mise en cause reconnaît avoir frappé l’enfant avec des branches d’arbre, évoquant des « corrections » infligées lorsque la fillette volait ou tuait des poulets.
Plus troublant encore, la septuagénaire explique que l’enfant lui aurait été confiée à l’âge de 10 ans par son défunt père, afin qu’elle la « délivre » de prétendus esprits. Un témoignage confirmé par un proche parent, présent au domicile, qui atteste des violences subies par la mineure.
Face à la gravité des faits, le Procureur de la République a immédiatement ordonné le placement de la fillette à la Maison de l’Enfance de Bouaké, où elle bénéficie désormais d’une prise en charge adaptée, incluant suivi médical et accompagnement psychosocial. Quant à la mise en cause, elle a été placée en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la justice.
Cette intervention, qui a sans doute sauvé une vie, illustre la détermination des forces de sécurité à protéger les plus vulnérables. Elle s’inscrit dans la dynamique nationale de lutte contre toutes les formes de violences faites aux enfants, portée avec constance par Madame Dominique Ouattara, Première Dame de Côte d’Ivoire et Présidente du Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS).
Sous son impulsion, la protection de l’enfance est devenue une priorité nationale, avec un renforcement des dispositifs de veille, de dénonciation et de prise en charge des victimes.
À Bouaké, la solidarité d’un citoyen courageux, conjuguée à la réactivité des forces de l’ordre, a permis d’arracher une enfant à la souffrance. Une histoire douloureuse, mais aussi un message d’espoir : celui d’un pays qui refuse désormais de fermer les yeux sur les violences faites à ses enfants.
Ayoko Mensah
Campagne Anacarde 2026- Le Hambol s’engage pour dynamiser la distribution de la sacherie
Le dispositif de supervision de la distribution de la sacherie brousse a poursuivi son déploiement le mardi 24 février 2026 dans le Hambol, précisément sur l’axe Katiola–Fronan–Niakara. Cette séquence terrain, conduite par les équipes du Conseil coton anacarde karité dont celle venue d’Abidjan et celle de la Délégation régionale du Hambol, aux côtés de l’OIA Anacarde et de la Coordination nationale de l’Anader, a mis l’accent sur l’ajustement opérationnel et la recherche d’une plus grande efficacité dans la mise en œuvre.
À Touro (village situé sur l’axe Bouaké-Katiola), les échanges avec les producteurs ont donné le ton d’une journée placée sous le signe de la responsabilité partagée. La sensibilisation conduite sur les bonnes pratiques agricoles a rappelé que la qualité de la noix brute commence au verger et se consolide à travers un conditionnement rigoureux. Le respect des recommandations apparaît ainsi comme un facteur déterminant pour maintenir le prix de la noix brute de cajou.
À Katiola, la séance de travail tenue à la délégation régionale a permis d’examiner avec lucidité l’état d’avancement de la distribution. Si la mobilisation des comités villageois demeure réelle, certaines contraintes logistiques et organisationnelles ont été relevées. Les discussions ont notamment porté sur la nécessité d’intensifier la communication de proximité et d’alléger certaines procédures afin de faciliter l’accès effectif des producteurs à leurs dotations en sac de jute, en particulier dans les zones de Niakara et d’Affounkaha.
Cette étape dans le Hambol aura ainsi servi de cadre d’écoute et de réajustement stratégique pour garantir une campagne 2026.
B. Mafoumgbé
Renforcement de la coordination en faveur d’une production durable- Le Conseil du café-cacao initie une assemblée plénière
C’est ce jeudi 26 février 2026, que les travaux de l’assemblée plénière, de la plate-forme nationale de coordination des initiatives d'agroforesterie et de projet carbone, à Abidjan- Tiama. A l’ouverture des travaux, M. Whatami Coulibaly, représentant le directeur général du Conseil du café-cacao, a indiqué que la Côte d’Ivoire est confrontée à un défi majeur : préserver son couvert forestier tout en transformant durablement ses systèmes agricoles.
« La plateforme a pour objectif de mieux coordonner les initiatives d’agroforesterie, harmoniser nos efforts, consolider les données et renforcer la visibilité et l’impact de nos actions », a indiqué M. Coulibaly, non sans ajouter que l’ambition est de maximiser l’impact collectif et d’éviter la dispersion des efforts. Il n’a pas manqué d’ajouter que la filière café-cacao, pilier de l’économie nationale, contribue à près d’un tiers des recettes d’exportation et fait vivre directement plus de cinq millions de personnes, soulignant la nécessité de conjuguer performance économique et responsabilité environnementale.
C’est M. Ernest Atta, le représentant du directeur général de l’environnement qui a présidé les travaux de la première assemblée plénière de la Plateforme nationale de coordination des initiatives d’agroforesterie et des projets carbone dans la filière café-cacao. Avant de préciser : « Nous nourrissons de grandes attentes à l’égard de cette qui constitueront des leviers stratégiques pour bâtir une filière café-cacao ivoirienne à la fois compétitive et durable, tout en garantissant des revenus carbone réellement bénéfiques aux producteurs »
La représentante résidente du Pnud en Côte d’Ivoire, Mme Blerta Cela, a insisté sur l’urgence environnementale. « La Côte d’Ivoire a perdu plus de 80% de sa forêt en l’espace de quelques décennies », a-t-elle noté, rappelant que dans le même temps, le cacao représente environ 15% du Pib et l’une des plus grandes sources d’emploi.
Évoquant l’initiative « Cacao Carbone Plus » Mme Cela a indiqué que le marché carbone représente une opportunité majeure. Elle a toutefois mis en garde contre les risques liés à une mauvaise gouvernance, relevant que le mécanisme exige rigueur, cadre clair et partage équitable des bénéfices.
Organisée par le Conseil du café-cacao, cette rencontre vise à renforcer la coordination des actions en faveur d’une production cacaoyère durable. Elle permet notamment de dresser le bilan de l’année 2025, d’évaluer les défis en matière de gouvernance, de financement et d’inclusion, et d’adopter les orientations pour 2026. La réunion a également pour ambition d’assurer la révision de la stratégie annuelle de la Plateforme et de valider ses orientations prioritaires pour l’année à venir. Au-delà de cet exercice, l’assemblée marque une étape majeure avec le lancement officiel de l’initiative Cacao Carbone Plus (CCO+).
Bamba Mafoumgbé
Bouna/ Lutte contre la fuite de la noix de cajou- La gendarmerie met la main sur un contrebandier et son butin
La brigade de gendarmerie de Bouna a procédé, le mardi 24 février 2026 aux environs de 4 h du matin, à Vonkoro, localité frontalière avec le Ghana, à l’arrestation de K.P, trafiquant d’anacarde âgé de 38 ans, pour son implication présumée dans une opération de fuite illicite de 25 tonnes de noix de cajou sorties du territoire pour ce pays limitrophe. Rapporte le correspondant local de l’Aip.
Selon des sources, le mis en cause qui circulait à moto, aurait facilité sur l’axe Bouna-Vonkoro, le passage d’un camion transportant 25 tonnes de sacs de noix de cajou à destination du pays voisin.
Par ailleurs, ajoute la source, informé de l’activité suspecte grâce à un réseau d’information et de surveillance qu’il a institué, le procureur de la République près le tribunal de Bouna, Coulibaly Pan Jean, figure centrale de la lutte contre la fuite des produits vers les pays limitrophes, a immédiatement ordonné le déploiement d’un dispositif d’interception. Le commandant de brigade de Bouna et ses hommes ont ainsi pris la direction de l’axe menant au Ghana.
À leur arrivée à Vonkoro, située à 35 km de Bouna, le camion était déjà très avancé. Le véhicule avait franchi le poste frontière, traversé le pont sur le fleuve Volta noire et réussi à passer avec l’intégralité de sa cargaison sur le territoire ghanéen.
Sur instruction du procureur, la gendarmerie a alors tendu une embuscade à K.P., qui, de retour en Côte d’Ivoire vers 4 h du matin sur sa moto, a été interpellé à Vonkoro. Conduit à Bouna, une perquisition effectuée, sous ordre du procureur, à son domicile au quartier Gborontchara, a permis la saisie d’un camion de 15 tonnes contenant 55 sacs de 100 kg de noix de cajou, qui s’apprêtait également à prendre la destination du Ghana.
Placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Bouna, K.P attend son déferrement devant le Pôle pénal économique et financier d’Abidjan, où il devra répondre des faits qui lui sont reprochés et citer les éventuels complices.
Le 11 février à Bouna, le préfet de la région du Bounkani, Yacouba Doumbia, avait, au cours d’un atelier du conseil du coton et de l’anacarde-karité, appelé les forces de défense et de sécurité (Fds) à la vigilance et à l’intransigeance dans la lutte contre la fuite des produits aAE.gricoles, notamment l’anacarde, vers les pays limitrophes.
Elysée Koffi
Crise du cacao / Bruno Koné- « Le gouvernement travaille à renforcer la résilience du secteur »
En marge de la 62e édition du Salon international de l’Agriculture à Paris, le ministre ivoirien de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, M. Bruno Nabagné Koné, était l’invité de France 24, le lundi 23 février 2026. Bien évidemment, il est revenu sur la crise actuelle du cacao. Face aux interrogations sur les difficultés du cacao ivoirien à trouver preneur, le ministre a tenu à clarifier : il ne s’agit pas d’un désintérêt spécifique pour le cacao de Côte d’Ivoire, mais d’une crise mondiale qui affecte l’ensemble du marché. Premier producteur mondial, le pays ne peut échapper aux turbulences internationales.
Par ailleurs, Bruno Koné a assuré que le gouvernement travaille à des solutions à court, moyen et long terme afin de renforcer la résilience du secteur. L’objectif est clair : stabiliser la filière café-cacao tout en protégeant les revenus des producteurs.
Aussi, le ministre a insisté sur les « instructions fermes » du président Alassane Ouattara pour préserver le pouvoir d’achat des planteurs. Il a rappelé que ces dernières années ont connu des prix historiquement élevés, notamment lors des campagnes 2024-2025 et 2025-2026, traduisant la volonté de l’État de mieux rémunérer les producteurs. Si la conjoncture s’est aujourd’hui retournée, le gouvernement entend maintenir le cap des réformes engagées et adapter ses réponses à la nouvelle donne internationale.
Consolider les acquis et accélérer la transformation locale
La Côte d’Ivoire transforme désormais près de 40 % de sa production, avec l’ambition d’atteindre 50 % dans les prochaines années. À terme, l’objectif affiché est de transformer l’ensemble de la production sur le sol ivoirien. Pour le ministre, cette montée en puissance de la transformation constitue un levier essentiel pour créer davantage de valeur ajoutée, renforcer la compétitivité du pays et réduire sa vulnérabilité face aux chocs extérieurs.
Bamba Mafoumgbé
Campagne anacarde 2026- Le Conseil Coton Anacarde Karité lance la mission de supervision de la distribution de la sacherie brousse
La mission de supervision de la distribution de la sacherie brousse aux producteurs d'anacarde a officiellement débuté le lundi 23 février 2026, marquant une étape décisive dans le déploiement de la nouvelle campagne. Initiée par le Conseil Coton Anacarde Karité, cette opération de grande envergure s’inscrit au cœur de la réforme structurelle de la filière. Elle traduit une ambition claire : consolider la modernisation et la professionnalisation de la commercialisation de la noix brute de cajou en Côte d’Ivoire, tout en garantissant la qualité du produit dès le premier maillon de la chaîne.
Déployées simultanément sur plusieurs axes stratégiques du pays, trois équipes de mission ont investi le terrain pour s'assurer de la fluidité des opérations. Aux côtés des représentants du Conseil Coton Anacarde Karité, les membres de l'OIA Anacarde et de la Coordination nationale de l'Anader ont activement pris part aux échanges avec les agents de distribution et les autorités locales. Cette immersion a permis de vérifier la stricte application du mode opératoire dont l’échange et restitution de sacs, et autres ; d'évaluer la disponibilité des stocks et de recueillir les préoccupations des acteurs afin d'y apporter un suivi réactif et efficace.
Dans la région de Bouaké, la délégation a entamé sa tournée à Sakassou par une séance de travail technique avec les responsables de l'ANADER, sous la supervision de la Déléguée régionale du Gbêkê et du Hambol, Mme Silué et du Coordonnateur national de la filière Anacarde, Soro Klotioloma. Le point de situation révèle un avancement satisfaisant des opérations, avec une distribution effective dans la majorité des localités programmées. Si les stocks sont jugés suffisants, le Conseil du Coton Anacarde Karité a rappelé des recommandations essentielles, notamment sur le respect rigoureux des procédures et les conditions optimales de conservation des sacs pour préserver l'intégrité de la récolte. Le périple s'est poursuivi dans les villages de Bowali et d'Ando-Simbo, où la délégation a pu échanger directement avec les producteurs. Si la distribution s'y déroule globalement sous de bons auspices, les bénéficiaires ont soulevé des points d'attention relatifs à l'inscription de certains exploitants et au renforcement de l'organisation coopérative. À Béoumi, plus précisément à Ouengrê et Assengou, les discussions ont également porté sur les défis phytosanitaires rencontrés dans les vergers, témoignant d'une approche globale de l'accompagnement agricole.
Le Conseil Coton Anacarde Karité réaffirme ainsi son engagement constant auprès des producteurs pour une campagne 2026 maîtrisée et performante. Le déploiement se poursuit dans d'autres zones de production avec vigilance afin de transformer les acquis de la réforme en succès durable.
B. M
Un seul jeûne, une seule lumière- L ’âme d’une Nation à genoux devant Dieu
En ces jours rares où le Carême des chrétiens et le jeûne des musulmans marchent ensemble dans le calendrier comme deux fleuves qui se rejoignent, la Côte d’Ivoire reçoit une grâce que l’histoire n’offre pas souvent aux peuples : celle de se souvenir que, avant d’être une terre de débats, elle est une terre de prière.
Car lorsque les ventres se vident au même moment pour Dieu, les cœurs, eux, commencent à se remplir les uns des autres.
Voici le temps où l’homme descend de lui-même pour remonter vers le Très-Haut. Le temps où la faim devient une parole. Le temps où la soif devient une école. Le temps où le silence enseigne plus que les discours.
Le jeûne est le contraire du bruit du monde. Il est la pédagogie divine qui nous apprend que l’essentiel ne s’achète pas, ne se consomme pas, ne se domine pas. Il nous rappelle que l’homme n’est grand que lorsqu’il s’agenouille.
Dans la tradition chrétienne, il est ce désert où le cœur se dépouille pour renaître. Dans la tradition musulmane, il est cette lumière intérieure qui apprend à l’âme la maîtrise d’elle-même. Mais dans les deux chemins, il est la même visitation : celle d’un Dieu qui ne regarde ni nos appartenances ni nos différences, mais la vérité de notre intention.
Car Dieu n’a jamais été le Dieu des murs. Il est le Dieu des ponts.
En cette période où l’homme accepte volontairement d’avoir moins pour laisser Dieu être plus, une nation entière reçoit une leçon silencieuse. Le jeûne nous apprend ce que les programmes politiques ne peuvent pas enseigner : la maîtrise de soi, la patience, le respect de l’autre, la compassion pour celui qui manque du nécessaire.
Quand un riche a faim volontairement, il comprend enfin le pauvre. Quand un homme se prive par amour de Dieu, il découvre que la vraie richesse est dans le partage.
Voilà pourquoi le jeûne est un acte social autant qu’un acte spirituel. Il est la plus grande école de justice intérieure.
Ce temps de pénitence est aussi un temps de vérité. Il nous met face à nos colères, à nos orgueils, à nos paroles qui blessent, à nos indifférences qui tuent lentement. Il nous apprend que le plus grand combat n’est pas contre l’autre, mais contre ce qui en nous empêche d’aimer.
Le Carême et le Ramadan nous disent ensemble que la transformation du monde commence par la transformation de l’homme.
Que ce temps sacré fasse tomber les murs invisibles que nous avons construits entre nous, qu’il guérisse nos mémoires blessées et qu’il fasse de notre diversité une richesse spirituelle.
Car au bout du jeûne, il y a toujours une fête. Et cette fête n’est pas seulement celle de la rupture du jeûne ou celle de la Résurrection. Elle est celle d’un homme devenu nouveau.
Si nous sortons de ce temps avec un cœur plus doux, une main plus ouverte, une parole plus juste, alors la Côte d’Ivoire aura vécu plus qu’une coïncidence religieuse. Elle aura vécu une visitation.
« Dieu n’est pas le Dieu des murs. Il est le Dieu des ponts. »
*PRIÈRE FRATERNELLE*
Dieu de miséricorde,
Toi que nous cherchons dans la diversité de nos chemins,
purifie nos intentions,
apaise nos colères,
fais de nos privations un pain pour les pauvres
et de nos prières un pont entre les cœurs.
Apprends-nous à nous reconnaître frères et sœurs
et à faire de la Côte d’Ivoire une terre de paix.
Amen — Amîn.
Par Norbert KOBENAN
Campagne de commercialisation 2026 de la noix de cajou- Le rappel du Dg Berté Mamadou aux acteurs ( COMMUNIQUE)
Le Conseil Coton Anacarde Karité informe les opérateurs économiques intervenant dans la filière anacarde que la date officielle d'ouverture de la campagne 2026 de commercialisation de la noix de cajou a été fixé depuis le 09 février 2026.
Les prix planchers obligatoires de la noix de cajou brute bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère sont fixés comme suit :
- un prix bord champ plancher obligatoire de 400 F CFA/kg ;
- un prix plancher obligatoire magasin intérieur de 425 F CFA/kg ;
- un prix plancher obligatoire magasin usine de 454 F CFA/kg ;
- un prix plancher obligatoire magasin portuaire de 484 F CFA/kg ;
Les noix de cajou avec un taux d'humidité de plus de 10% ne seront pas acceptées au déchargement dans les magasins.
La période du 09 février au 15 mars 2026 est exclusivement dédiée aux transformateurs locaux.
Il est demandé à tous les acteurs de la filière de veiller au respect scrupuleux de ces dispositions.
« Pour un développement durable des filières Coton, Anacarde et Karité ».
La Direction Générale
62ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture 2026- La Côte d’Ivoire signe plusieurs mémorandums d’ententes stratégiques
Bruno Nabagné Koné, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, et la délégation ivoirienne enregistrent déjà les premiers résultats concrets de leur participation à la 62ᵉ édition du Salon international de l’agriculture 2026, où la Côte d’Ivoire est pays invité d’honneur. Trois jours seulement après l’ouverture de l’événement, le pavillon ivoirien a abrité, ce lundi 23 février 2026, la signature de deux mémorandums d’entente stratégiques.
Le premier a été conclu avec AGRIMUNDI, acteur majeur de la coopération internationale agricole, spécialisé dans la recherche appliquée, la structuration de réseaux d’innovation et le transfert de technologies.
Le second a été signé avec MAS Seeds, entreprise de référence dans la production de semences de haute qualité.
Ces accords s’inscrivent dans le renforcement de l’axe de coopération agricole Abidjan-Paris. Le partenariat avec AGRIMUNDI repose sur une logique de collaboration réciproque axée sur le partage d’innovations, de technologies, de connaissances et de capacités d’ingénierie, afin de renforcer durablement la compétitivité, la résilience et la durabilité des filières agricoles ivoiriennes.
À court terme, le programme cible prioritairement les productions vivrières à fort impact social, avec des résultats rapides attendus en matière de sécurité alimentaire et d’emplois. À moyen terme, il s’étendra à des thématiques structurantes telles que la semence, la valorisation de la biomasse, les solutions bioénergétiques et le positionnement régional de la Côte d’Ivoire comme pôle d’innovation agricole.
Dans ce cadre, MAS Seeds assurera la mise en œuvre technique et opérationnelle du projet, en mobilisant les ressources humaines et matérielles nécessaires. De son côté, le ministère ivoirien apportera son accompagnement institutionnel et politique, facilitera l’accès aux terres agricoles et mettra à disposition les données locales utiles à la réussite du programme.
L’objectif est de renforcer la souveraineté alimentaire, notamment sur la filière maïs, préserver les revenus des producteurs et bâtir une agriculture durable au service des générations actuelles et futures.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de la Ministre française de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement ivoirien et de l’ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en France BANDAMAN Maurice
Rappelons qu’en marge du Salon, le ministre Bruno Nabagné Koné avait souligné l’importance stratégique de la coopération agricole franco-ivoirienne lors de l’inauguration du stand du ministère français de l’agriculture.
Bamba M. avec Sercom
Les Mardis de Nk/Toumodi- La leçon d’Etat
Ou ce qui se serait passé si la démocratie ivoirienne n’avait pas grandi
Imaginons Toumodi dans l’ancien logiciel politique.
Le scrutin est repris après une annulation du Conseil constitutionnel. Dès l’ouverture des bureaux de vote, les états-majors se préparent non pas à accepter un verdict mais à le contester. Le soir des résultats, les camps s’enferment dans le silence stratégique. Les téléphones ne sonnent pas pour féliciter mais pour mobiliser. La victoire devient suspecte. La défaite devient impossible. Les institutions sont accusées avant même d’avoir parlé. La rue remplace le droit. La tension devient la norme.
Rien de tout cela ne s’est produit.
C’est précisément pour cette raison que Toumodi est un événement politique.
Dans cette circonscription du centre de la Côte d’Ivoire, tout aurait pu confirmer les réflexes classiques des démocraties fragiles : contestation préventive, délégitimation de l’arbitre, dramatisation du résultat. Au lieu de cela, la candidate battue appelle son adversaire pour le féliciter avant même la proclamation officielle. Le vainqueur se rend chez elle pour lui témoigner respect et considération. Là où l’on attendait la crispation, il y a eu la civilité. Là où l’on redoutait la suspicion, il y a eu la reconnaissance.
Un scrutin local qui dément les scénarios de crise.
Dans un système institutionnel faible, l’annulation d’un scrutin est perçue comme une fracture. Elle devient un prétexte à l’escalade politique. À Toumodi, elle a produit l’effet inverse : la démonstration que l’arbitrage constitutionnel est accepté et que le jeu électoral peut reprendre sans rupture. La crédibilité d’une démocratie ne se mesure pas à l’absence de contentieux mais à la manière dont ceux-ci sont tranchés. Ici, le droit a prévalu sur la force.
La défaite qui n’a pas eu lieu – politiquement.
Dans les systèmes politiques où le pouvoir est vécu comme une question de survie, perdre est impensable. On conteste, on bloque, on délégitime. À Toumodi, la défaite n’a pas été niée : elle a été reconnue. Ce geste, en apparence simple, marque une transformation profonde du rapport au pouvoir. Celui-ci n’est plus un patrimoine à conserver mais une fonction à exercer temporairement. C’est la définition même de la démocratie compétitive.
Des institutions qui auraient pu être fragilisées – et qui sortent consolidées.
Dans un autre contexte, l’annulation du scrutin aurait affaibli le Conseil constitutionnel et exposé la Commission électorale indépendante. À Toumodi, c’est l’inverse qui s’est produit. L’arbitre a tranché. L’organisateur a exécuté. Les acteurs ont accepté. Cette séquence produit ce que toutes les réformes institutionnelles recherchent sans toujours l’obtenir : la confiance.
Un signal national qui aurait pu être négatif.
À l’approche des grandes échéances, un conflit électoral local aurait envoyé un message d’instabilité. Il aurait alimenté le doute des partenaires économiques et diplomatiques. Il aurait renforcé l’idée d’une démocratie sous tension permanente. Toumodi envoie le signal inverse : la compétition politique peut être intense sans devenir existentielle.
Une transformation culturelle qui aurait pu ne jamais advenir.
Dans les démocraties consolidées, la scène décisive d’une élection n’est pas l’annonce du vainqueur mais la réaction du perdant. Si cette réaction est pacifique, le système est solide. Sinon, il ne l’est pas. Toumodi montre que la Côte d’Ivoire est en train de franchir ce seuil invisible où la culture démocratique remplace la logique de confrontation.
Ce qui s’est produit n’est donc pas banal. C’est tout ce qui aurait pu mal se passer et qui ne s’est pas produit.
Dans un pays qui a fait de la stabilité politique le socle de sa croissance économique et de son attractivité internationale, cette normalisation du comportement électoral vaut autant qu’une réforme structurelle. Elle signifie que la performance économique est désormais adossée à une consolidation institutionnelle réelle.
Toumodi n’est pas un tournant spectaculaire.
C’est mieux que cela.
C’est la preuve que la démocratie ivoirienne n’a plus besoin de démonstrations extraordinaires pour exister.
Elle commence à fonctionner normalement.
Et, dans l’histoire des nations, la normalité démocratique est toujours une conquête.
ENCADRÉ PÉDAGOGIQUE
CE QUE TOUMODI NOUS APPREND — PAR L’ABSURDE
Si la démocratie était restée conflictuelle :
? la défaite aurait été contestée
? les institutions auraient été accusées
? la tension aurait remplacé le droit
? l’image du pays aurait été fragilisée
Or rien de tout cela ne s’est produit.
Donc :
? accepter les résultats renforce l’État
? reconnaître l’adversaire stabilise la nation
? des institutions respectées produisent de la confiance
? la paix électorale est un actif stratégique
? la maturité politique accélère l’émergence
La Grande Côte d’Ivoire se construira autant par ces comportements que par ses infrastructures.
Par Norbert KOBENAN
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