Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

samedi 14 février 2026
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On attendait le nom du nouveau Premier ministre, le Président de la République, Sem Alassane Ouattara a décidé de reconduire le Premier ministre sortant, Robert Beugré Mambé. L’information a été donnée ce mercredi 21 par la Secrétaire générale de la Présidence, Masséré Touré Koné. Robert Beugré Mambé qui reprend ses charges là, où il les avait laissés, va donc former un nouveau gouvernement dans « les meilleurs délais », à défaut de reconduire l’ancienne équipe. Sur son bureau, le Chef du gouvernement trouvera le brulant dossier sur la crise dans la commercialisation du cacao.
Depuis quelques mois en effet, la filière café cacao, précisément les cacaoculteurs ne sont pas en joie, car ils ne jouissent pas pleinement des 2800 Fcfa le Kilogramme de cacao fixé à l’ouverture, de la principale campagne de commercialisation. Face à la situation, le gouvernement vient de valider une stratégie chiffrée à 280 milliards de Fcfa, pour collecter le stock d’invendu de fèves de cacao chez les producteurs à qui le Chef de l’Etat, a décidé de donner la joie morceau par morceau. Mais où trouver l’argent pour mettre en œuvre cette stratégie ? Dans l’univers des exportateurs, il nous revient que ceux-ci réclament 800Fcfa par kilogramme.

La potion du gouvernement
En plus de l’abandon des taxes dues à l’Etat sur les 123 mille tonnes de cacao invendues, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, face à la presse le 20 Janvier dernier, a dit que le gouvernement qui garanti l’opération, va recourir aux banques de la place. Mais pourquoi pas à certaines structures para étatiques comme la Cgrae, la Cnps et la Bni entre autres qui accompagnent très souvent l’Etat, dans ses levers de fonds. Mais aussi et surtout le marché financier régional dont les gros acteurs opèrent dans le secteur bancaire ivoirien et qui ont été nombreux dans l’opération de rachat de la dette de l’Etat sénégalais. Passée cette crise dans le monde agricole, le gouvernement doit rapidement faire face à cette autre affaire de primes des enseignants qui revient de façon récurrente. Des dossiers que le Premier ministre Robert Beugré Mambé connait bien.


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Le directeur général du Conseil du coton, de l’anacarde karité, Mamadou Berté, en sa qualité de parrain de la 6e édition des Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (Jnec-CI), a appelé le mardi 20 janvier 2026 à Abidjan, à une politique d’exportation mieux ajustée afin de garantir de meilleurs revenus aux producteurs de noix de cajou et de renforcer la compétitivité de la transformation locale.
C’était à l’hôtel Radisson Blu de Port-Bouët, à Abidjan, en présence de représentants du corps diplomatique, d’institutions nationales et internationales, ainsi que d’acteurs de la filière.
Aussi, M. Berté a indiqué que le thème, « Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu aux producteurs de noix de cajou et une transformation plus compétitive en Côte d’Ivoire ? », touche à deux enjeux majeurs de la filière, à savoir l’amélioration durable des revenus des producteurs et le développement d’une industrie locale performante, créatrice de valeur et d’emplois. Aussi, il a relevé que les performances enregistrées ces dernières années confirment la pertinence d’intégrer pleinement la problématique de l’exportation dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement de la chaîne de valeur de l’anacarde.
Malgré un contexte international marqué par la baisse du dollar et certaines mesures tarifaires, la Côte d’Ivoire a commercialisé, au titre de la campagne 2025, une production de 1.549.222 tonnes de noix de cajou, en nette progression par rapport aux 944.673 tonnes de 2014 et aux 1.225.200 tonnes de 2023.
La transformation locale a également connu une avancée significative, avec 679.579 tonnes transformées, soit près de 43% de la production nationale, contre environ 344.026tonnes en 2024. Ces performances positionnent la Côte d’Ivoire comme le 3e transformateur mondial de noix de cajou et le 2e exportateur de produits transformés.
Par ailleurs, M. Berté a aussi indiqué que parallèlement à cette dynamique de transformation, le pays demeure le premier exportateur mondial de noix brutes, avec plus de 860.000 T exportées, principalement vers le Vietnam et l’Inde. Il a rappelé que les exportations continuent de jouer un rôle central dans le financement de la filière, représentant plus de la moitié des revenus générés par le secteur.
Pour lui, l’exportation des noix brutes, longtemps perçue comme un levier de mobilisation de devises, doit désormais être repensée afin de créer davantage de valeur ajoutée au niveau local, d’assurer une meilleure redistribution des revenus aux producteurs et d’accompagner les transformations structurelles de la filière.
Il a assuré que le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité reste pleinement engagé à promouvoir une régulation équilibrée et transparente, à soutenir la modernisation et la compétitivité des unités de transformation, à améliorer l’organisation des producteurs et à favoriser un environnement propice aux investissements durables et responsables. « Notre ambition est de bâtir une filière anacarde performante, équitable et résiliente, créatrice de richesses et d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes », a-t-il déclaré, appelant les Jnec-CI à déboucher sur des recommandations concrètes et des orientations stratégiques partagées.
Pour sa part, le président de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (Aec-CI), Alex N’Guettia, a souligné le rôle central de l’exportation des noix brutes de cajou dans le développement durable de la filière anacarde, tout en appelant à une meilleure articulation avec l’ambition nationale de transformation locale.
Rappelant les réformes engagées depuis 2013 par l’État de Côte d’Ivoire, le président de l’Aeci-CI a salué la mise en place d’une gouvernance moderne, transparente et inclusive, qui a permis de faire de la transformation locale un pilier du développement économique et industriel du pays. Il a relevé que les exportateurs de cajou ont pleinement adhéré à cette vision stratégique et s’y sont engagés avec conviction.
Pour Alex N’Guettia, ce thème met en évidence un constat clair: si la transformation locale est stratégique pour l’économie nationale, sa mise en œuvre repose encore largement sur une politique d’exportation efficace et structurée.
Alex N’Guettia a réaffirmé que l’avenir de l’anacarde ivoirienne repose sur la transformation locale, laquelle nécessite, dans l’immédiat, un soutien fort et assumé à l’exportation. Il a appelé à une complémentarité renforcée entre les différents maillons de la chaîne de valeur, estimant que seule une action collective et solidaire permettra de réussir la transformation nationale de la filière.
B. Mafoumgbé

Yiri, le centre d’innovation du groupe Africa Global Logistics (AGL), et Digital Africa (filiale de Proparco, groupe AFD), lancent jusqu’au 30 janvier 2026, un appel à candidatures pour le programme Accelerate x Fuzé, destiné à sélectionner et accompagner des startups innovantes et technologiques proposants des solutions en lien avec les activités du groupe AGL en Afrique de l’Ouest. Les startups intéressées peuvent soumettre leur candidature via la plateforme dédiée : https://acceleratexfuzechallenge.com . À l’issue d’un processus de sélection rigoureux, fondé sur le potentiel d’innovation, les synergies possibles avec le groupe AGL ainsi que la traction commerciale, 15 startups prometteuses seront retenues pour un pitch de sélection final qui aura lieu le 4 février 2026 dans les locaux du centre d’innovation Yiri à Abidjan. A l’issue de ce pitch, 5 startups seront sélectionnées pour intégrer le programme Accelerate X Fuzé. Elles rejoindront le centre d’innovation Yiri d’AGL à Abidjan pour un programme d’accompagnement complet de six mois. Au terme du programme, deux start-ups bénéficieront d’un co-financement de la part de Digital Africa et AGL. Ce parcours d’accélération propose un accompagnement structuré autour de trois piliers complémentaires :
• Accès au marché et visibilité : co-développement de projets pilotes avec AGL, accès à des opportunités
de démonstration, visibilité médiatique, ainsi qu’un réseau élargi favorisant le networking et les partenariats commerciaux. • Compétences et mentorat : mentorat personnalisé assuré par des experts sectoriels, ateliers thématiques, coaching individuel et sessions dédiées avec des experts métiers.
• Financement et accélération : Mise en place de lignes de financement SAFE (Simple Agreement for Future Equity.Les startups sélectionnées bénéficieront également d’un accès privilégié à un réseau panafricain d’entrepreneurs, d’investisseurs et de leaders industriels, ouvrant la voie à des opportunités concrètes de développement et de passage à l’échelle.« L’innovation entrepreneuriale est un moteur essentiel de la transformation économique de l’Afrique. Avec le programme Accelerate x Fuzé, AGL, à travers le centre d’innovation Yiri, s’engage aux côtés de Digital Africa pour soutenir des startups capables de répondre aux défis structurels du transport et de la logistique, tout en créant de la valeur durable pour les territoires et les communautés. », a indiqué Asta-Rosa Cissé, Directrice Régionale d’AGL ôte d’Ivoire-Burkina Faso.Après une première étape à Kigali, lancée en novembre 2025 et dédiée à l’Afrique de l’Est, le programme Accelerate x Fuzé s’invite désormais en Afrique de l’Ouest en s’appuyant sur l’expertise en accompagnement entrepreneurial du centre d’innovation Yiri d’AGL et sur la capacité de financement et d’appui technique de Digital Africa.
À travers ce programme, AGL et Digital Africa, avec le soutien de leurs partenaires, réaffirment leur engagement en faveur de l’innovation entrepreneuriale africaine, du développement de solutions à impact et de la structuration durable de l’écosystème des startups en Afrique.
B. M

La Direction générale des Impôts, Dgi est secouée par une fronde menée par l’un des syndicats de cette régie financière. L’Alliance nouvelle des agents impôts dont le secrétaire général est DOUGROU Michaël, ne manque pas l’occasion pour dire « ses vérités ». Parfois de façon crue et mal fondées. Aussi bien sur les réseaux sociaux que sur des chaines de télévisions privé de la place. Ainsi, les téléspectateurs de la chaîne en clair Life TV ont été servis par les sorties récemment par le premier responsable du syndicat indiqué plus haut.
Cet agent dénonce le manque de dialogue interne avec la Direction générale, le maintien en poste de certains responsables admis à faire valoir leurs droits à la retraite, la vacance de 73 postes non pourvus, la non promotion des agents méritants dont M. YAO Boni, pour ses bons et loyaux services rendus à la Dgi. A ces griefs, il vient ajouter le mépris viscéral de cet agent qui n’est pas un foudre guerre au travail, pour son Dg dont il avait dans un passé récent demandé la démission. A la suite de tout cela, une équipe de reportage s’est rendue à la Dgi pour comprendre les récriminations exposées par M. DOUGROU Michaël.

Mais quelle est la réalité des faits ?

En effet, selon nos sources, s’agissant du maintien en poste de certains cadres supérieurs, il convient de préciser que cette disposition dérogatoire découle du pouvoir discrétionnaire du Président de la République, Chef de l’exécutif, comme cela est expressément prévu par la Constitution de notre pays et par le Statut général de la fonction publique. 
Conformément à la Constitution et au statut général de la fonction publique, le Président de la République dispose des prérogatives pour la prorogation ou le maintien en poste d’un fonctionnaire civil ou militaire qui en fait la demande. C’est donc de toute évidence et logique que le Directeur général des Impôts n’a ni compétence ni les prérogatives nécessaires pour maintenir en poste un fonctionnaire admis à faire valoir ses droits à la retraite.

En ce qui concerne le maintien du Directeur du domaine, de la conservation foncière de l’enregistrement et du timbre est accordé par le Président de la République. C’est donc légal et conforme aux textes, comme l’a si bien reconnu M. DOUGROU lui-même lors de son passage télé « Le grand Talk » de Life TV, du lundi 12 janvier. « Oui, c’est légal et conforme aux textes », a-t-il reconnu face au feu roulant de nos confrères.
Pour des personnes ressources, « M. DOUGROU étale clairement ses lacunes, son ignorance au grand jour des textes qui régissent la Fonction publique. Il ne sait rien des règles de fonctionnement de l’Administration publique.(…)»

S’agissant des prétendus 73 postes vacants, les informations en notre possession détruisent, cette affirmation qui est sans fondement. C’est vrai qu’il y existe des postes vacants actuellement à la Dgi dus essentiellement aux nombreux départs à la retraite au 31 décembre 2025. Toutefois, il est bon de signaler que le nombre donné l’Anadgi frise la manipulation. Ce chiffre ne colle pas avec la réalité, rétorque une source officielle »

En réalité, ce sont au total, 14 postes qui sont vacants dont un poste de Directeur régional, un poste de receveur principal et quatre postes de receveurs.
Sans oublier deux postes de Fondés de pouvoirs qui sont vacants.

La Dgi peut-elle fonctionner avec 73 postes vacants ?

Pour redynamiser les services des impôts en vue d’une collecte plus efficiente des recettes fiscales, le Dg Ouattara Abou Sié, est à la manœuvre. Selon des informations en notre possession, le processus de nomination des nouveaux responsables au 14 postes est déjà engagé depuis longtemps selon nos sources. En bon responsable, le Directeur général a déjà entamé le processus. La Dgi peut-elle fonctionner avec 73 postes vacants alors que les notes d’intérim signées par le Directeur général sont disponibles sur le site intranet de la Direction générale des Impôts ? « Les raisons de la sortie de M. DOUGROU sont à rechercher ailleurs. En ce qui concerne les réformes organisationnelles, structurelles, il faut se féliciter de la politique de réformes ambitieuse dans laquelle s’est inscrite la Dgi depuis plusieurs années sous l’impulsion de Monsieur OUATTARA Sié Abou. », nous révèlent nos sources proches de la régie financière.

La Dgi s’est lancée dans une politique de réforme tout azimut dont le point d’ancrage est la digitalisation des outils et moyens de gestion. Cela a permis un accroissement significatif des recettes fiscales et une amélioration de la qualité de services aux usagers-clients. Ainsi, depuis 2017, date de prise de fonction effective de l’actuel Dg des Impôts jusqu’à 2025, les recettes fiscales collectées au profit du budget de l’Etat ont connu un rythme de progression remarquable et jamais égalé comme l’attestent les chiffres ci-dessous. Ces chiffres n’intègrent pas les recettes affectées aux collectivités territoriales et à d’autres démembrements de l’Etat qui se chiffrent à plusieurs centaines de milliards.

• Des chiffres qui plaident en faveur du Dg depuis 2017

• 2017 - 1963 Milliards
• 2018 - 2149 Milliards

• 2019 - 2307 Milliards
• 2020 - 2359 Milliards
• 2021 - 2820 Milliards
• 2022 - 3208 Milliards
• 2023 - 3736 Milliards
• 2024 - 4250 Milliards
• 2025 - 4568 Milliards (provisoire)

Concernant le cas YAO Boni, admis à faire valoir ses droits à la retraite au 31 décembre dernier et ancien lauréat du prix d’excellence, édition 2010, M. DOUGROU demande une célébration en son honneur ou une distinction spéciale. Cette proposition achève de comprendre que le responsable de l’ANADGI ne connait pas la Dgi qu’il prétend servir. Cette proposition met à nu son ignorance et ses incohérences notoires. Il est à rappeler que depuis 2001, la Dgi a institué des prix d’Excellence pour promouvoir l’excellence, distinguer les meilleurs de ses Agents et créer la saine émulation entre ceux-ci. Ainsi, chaque année, les meilleurs agents sont célébrés au cours d’une cérémonie rehaussée par la présence des plus hautes Autorités du pays notamment le Président de la République, les Présidents d’institution. Pour revenir au YAO Boni, lauréat des lauréats de l’édition 2010 du prix d’excellence Dgi, a été distingué au cours de la cérémonie du prix d’excellence de la Dgi. Au niveau National, M. YAO Boni a été décoré par le Président de la République au cours de la Journée nationale de l’excellence. Peut-on avoir meilleure reconnaissance, meilleure distinction que celle de la Nation à travers le Chef de l’Etat ? Par la suite, il a connu des promotions : d’abord nommé Chef de brigade de contrôle fiscal ensuite chef Cme du Plateau avec rang de sous-directeur. Les meilleurs agents de la Dgi au prix d’excellence ont toujours reçu une distinction et une promotion. Personne n’est oublié.

Ouattara Abou Sie, toujours ouvert au dialogue et à la concertation.

Sur la question du dialogue, comment un responsable syndical qui participe régulièrement aux réunions du Cadre permanent de concertation (Cpc). Meiux ; ce forum a pour objet de débattre des problèmes d’ordre professionnel, social et maintenir un climat apaisé au sein de l’administration fiscale. Les réunions mensuelles de cette structure présidée par un Conseiller spécial du DG sont toujours sanctionnées par des Comptes rendus.
Dans un contexte où les régies financières sont mises à contribution, pour collecter le maximum de ressources en interne pour financer le budget de l’Etat, il est temps, grand temps de faire du syndicalisme de façon intelligente, en restant focus sur l’obligation de résultat.

Elysée Koffi

Lors de cette rencontre avec la presse, ce mardi 20 Janvier 2026, à l’Immeuble Caisstab du Plateau, le ministre d’Etat Kobénan Kouassi Adjoumani a salué la présence très remarquée de l’Oia- Café Cacao dont le président, Diakité Siaka, qui est désormais l’interlocuteur unique entre la filière café-Cacao et le gouvernement ivoirien. Ce dernier(Diakité Siaka) a dit merci au Président de la République, pour ses grandes actions aux profits des producteurs de café et cacao.
A la veille, c’est -à- dire, le 19 Janvier, lors d’une rencontre d’échanges avec le Dg du Conseil Café- cacao, M. Obed Blondé DOUA, Vice-Président de l’Oia Café-Cacao, issu du collège des producteurs de cacao, au nom du président Diakité n’a pas dit le contraire. « L’Oia remercie le Président Alassane OUATTARA, son gouvernement et le Directeur général du Conseil du Café-Cacao pour cette assurance qu’ils nous donnent.
Celle qui consiste à acheter le cacao qui se retrouve en ce moment entre les mains des producteurs. Nous faisons entièrement confiance au Président Alassane OUATTARA et à son Gouvernement. Nous sommes convaincus que, très bientôt, nous serons soulagés avec l’achat de notre cacao », s’est ainsi exprimé le porte-parole de l’Oia. Non sans ajouter que le Président DIAKITE vous demande de demeurer sereins. « Le Président Alassane OUATTARA a pris en mains nos préoccupations. Il nous rassure que tout est mis en œuvre pour enlever notre cacao dans les jours à venir. », a-t-il terminé.
B. M

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, ce mardi 20 janvier 2026, lors de la conférence de presse tenue au sein de son ministère à Abidjan-Plateau. Il avait à ses côtés, le Directeur général du Conseil café-cacao et le président de l’Organisation interprofessionnelle agricole du café-cacao, ( Oia- Café cacao),M. Diakité Siaka.
Lors de cette rencontre avec la presse, le ministre d’État, ministre sortant de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, a annoncé l’engagement du gouvernement matérialisé par un arrêté, à procéder à l’inventaire des stocks de cacao invendus, en vue de sécuriser le revenu des producteurs.
« Trois mesures majeures ont ainsi été arrêtées : l’inventaire de tous les stocks de cacao invendus dans les zones de production, la mise en place d’un dispositif d’achat de ces stocks au prix garanti de 2 800 Fcfa/kg, en collaboration avec l’Oia Café-Cacao et les autorités administratives, ainsi que l’organisation de séances d’information et de sensibilisation de l’ensemble des acteurs de la filière afin de faciliter l’enlèvement des produits », a déclaré M. Kobenan.
Selon lui, ces dispositions visent à rétablir rapidement la liquidité en zone de production, à sécuriser l’évacuation du cacao vers les usines et les ports, tout en renforçant le rôle des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur.
« Cette rencontre visait à clarifier la situation actuelle de la filière cacao et à présenter les dispositions arrêtées par le gouvernement en vue de régler totalement et définitivement les préoccupations soulevées sur le terrain », a- t-il précisé.
Le ministre d’État a toutefois souligné que depuis septembre 2025, les cours du cacao sur le marché international ont enregistré une baisse d’environ 30 %, passant de plus de 5 000 Livres sterling la tonne à environ 3 500 Livres la tonne. Malgré ce recul, le prix bord champ en Côte d’Ivoire demeure inchangé, ayant été fixé par le président de la République, Alassane Ouattara, sur la base des ventes anticipées déjà réalisées.
Pour lui, la campagne principale 2025-2026 se déroule dans un contexte de forte mobilisation des volumes, avec des pics d’acheminement vers les circuits de collecte, de stockage, de transformation et d’exportation. Cette situation, combinée à certaines contraintes logistiques et portuaires, a occasionné par endroits des ralentissements temporaires dans l’enlèvement des produits.
Le ministre d’Etat a précisé que ce mécanisme ne constitue pas une action ponctuelle, mais s’inscrira dans la durée, tout au long de la campagne principale, afin de décongestionner le bord champ, de restaurer la fluidité des achats et de permettre un déroulement normal de la campagne.
« La stratégie retenue repose sur l’implication prioritaire d’opérateurs nationaux crédibles, solides et structurés, chargés de conduire les opérations d’achat et d’enlèvement en collaboration avec leurs partenaires traditionnels, notamment les broyeurs, les multinationales et les exportateurs internationaux », a- t-il ajouté.
Le gouvernement, avec le Conseil du Café-Cacao et l’Organisation interprofessionnelle agricole du Café-Cacao, assure l’encadrement, la traçabilité, la coordination logistique et le respect strict des règles de commercialisation, dans l’objectif de protéger les revenus des producteurs et de préserver la stabilité sociale. « Le gouvernement reste pleinement mobilisé et que les opérations d’enlèvement produiront des effets concrets dans les prochains jours », a-t-il conclu.
L’Etat a renforcé le dispositif de surveillance aux frontières et validé, en collaboration avec le Conseil du Café-Cacao et l’Organisation interprofessionnelle agricole (OiaCafé-Cacao) un plan d’enlèvement des surplus de cacao. Ce plan est entré dans sa phase opérationnelle et les enlèvements débuteront dans les prochains jours.
123 000 tonnes de cacao à collecter
Selon le ministre, les services de l’État ont recensé un stock d’environ 123 000 tonnes de cacao dans les zones de production, avec une concentration particulièrement élevée dans la région de Duékoué. Toutefois, il se veut rassurant : « Les stocks sont progressivement en train d’être enlevés, le processus de commercialisation suit son cours. »
Pour accélérer ce mouvement et éviter toute chute des prix, le gouvernement a arrêté trois mesures clés : L’inventaire exhaustif de tous les stocks de cacao invendus. La mise en place d’un dispositif spécial d’achat, garanti par le Conseil du Café-Cacao, en collaboration avec l’Organisation interprofessionnelle agricole (Oia) et les autorités administratives. Aussi, il est enclenché des campagnes d’information et de sensibilisation à l’endroit de l’ensemble des acteurs de la filière, afin de faciliter l’enlèvement rapide des produits. Les besoins financiers à mettre en place avec le concours des banques sont évalués à environ 280 milliards de Fcfa.
Rappelons qu’avant l’ouverture de la campagne principale cacao 2025-2026, le Conseil du Café-Cacao avait vendu par anticipation plus de 85 % de la production nationale estimée, conformément au mécanisme de commercialisation en vigueur. Cette anticipation a permis au gouvernement de fixer un prix au producteur historiquement élevé, à 2 800 Fcfa le kilogramme.
Bamba Mafoumgbé


Lundi 19 janvier 2026 a marqué un moment décisif pour la démocratie ivoirienne. Au palais de l’Assemblée nationale à Abidjan-Plateau, Jérôme Patrick Achi a prononcé un discours inaugural de haute portée stratégique, non pas seulement pour lancer la session parlementaire, mais pour offrir une vision et une méthode à une institution qui se veut désormais un pilier de stabilité, de transformation et de cohésion nationale.

Une tribune solennelle, une maison commune

D’entrée de jeu, Achi a replacé l’Assemblée nationale — qu’il a appelée la « maison commune de la démocratie ivoirienne » — au centre de l’exercice démocratique. Ce n’est pas une image creuse : c’est une métaphore architecturale qui invite à penser le Parlement comme un espace ouvert, inclusif et protecteur de toutes les voix. Cette référence à la maison rappelle que la démocratie est, avant tout, un être collectif — elle se construit, se nourrit et se défend ensemble.

Il a souhaité la paix, la santé et la réussite pour 2026, posant la première pierre d’une année sous le signe de l’exemplarité et de la responsabilité collective.

Héritage et vision : l’ancrage d’une méthode

Achi a honoré ses prédécesseurs et salué l’œuvre du Président Alassane Ouattara, encadrant ainsi son propre mandat dans une continuité plutôt que dans une rupture. Cette posture est stratégique : elle indique que l’exercice du pouvoir parlementaire ne doit pas être un acte de division, mais de cohérence institutionnelle et de renforcement collectif.

Dans son propos, il a insisté sur l’importance d’un Parlement fort, prévisible et rigoureux, capable de traduire la vision nationale en lois concrètes. Cette vision — baptisée dans les discours officiels « Grande Côte d’Ivoire » — fait de l’institution législative non une chambre de formalités, mais un moteur de transformation sociale et économique.

Anthropologie politique du travail parlementaire

Déclarer que « sans loi, il n’y a pas de transformation durable » et que « sans délibération, il n’y a pas de République » place le Parlement au centre du projet national. Ici, Achi déploie une anthropologie politique : la démocratie ne se limite pas aux élections, mais s’incarne dans le débat continu, exigeant et structuré.

Cette conception rejoint l’idée que l’Assemblée est le cœur battant du système démocratique, mission qu’il accompagne d’un appel direct à légiférer avec assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt général.

L’intégration des défis mondiaux à l’action législative

Patrick Achi n’a pas cantonné l’Assemblée à un rôle intérieur. Il a décrit un monde en ruptures géopolitiques, économiques, sociales et technologiques, où les institutions doivent être solides pour protéger la Nation des turbulences externes. Cette approche traduit une compréhension de la parlementarisation transnationale : un Parlement n’est plus un corps isolé, mais un acteur de diplomatie parlementaire et de stabilité internationale.

L’évocation des défis contemporains — des tensions alimentaires à la révolution numérique — montre également une capacité à ancrer le débat législatif dans les réalités sociétales concrètes, plutôt que dans des abstractions politiciennes.

Le contrat social renouvelé

L’un des passages forts du discours fut la formulation d’un consensus social élargi : la législature 2026-2030 doit traduire l’ambition collective du peuple entier, par des lois qui améliorent la vie quotidienne — notamment en santé, fiscalité, protection sociale, droits humains et intégration économique sous-régionale.

Cette ambition doit se lire comme un contrat social renouvelé entre les représentants et les représentés : non pas un engagement abstrait, mais une série d’actions mesurables et intelligibles.

La sagesse institutionnelle comme boussole

Au cœur de ce discours se trouve une conviction pédagogique essentielle : la démocratie ne s’évalue pas à la vigueur des campagnes, mais à la sérénité de ses institutions après le vote. Cette phrase peut sembler simple, mais elle recèle une sagesse profonde. Elle rappelle que la démocratie est un long voyage de régulation, de compromis et de travail collectif, non une victoire ponctuelle.

Cette sagesse s’incarne dans un appel à travailler ensemble « dans l’écoute des convictions de chacun », soulignant que la loyauté à l’État dépasse celle aux partis.

Métaphores et images qui façonnent une culture parlementaire

Le mot « moteur » employé pour décrire le rôle du Parlement est particulièrement révélateur. Il ne s’agit pas d’un organe décoratif ou consultatif : il est un moteur silencieux mais décisif de transformation nationale. Cette image reste gravée car elle transforme le lieu de débat en un lieu d’action — un lieu où le travail législatif devient énergie nationale.

Un cap pour une Côte d’Ivoire forte, solidaire et ambitieuse

L’analyse du discours de Patrick Achi dévoile un message double — institutionnel et moral. Institutionnel, parce qu’il pose les bases d’un parlementarisme exigeant, structuré et orienté vers des résultats concrets. Moral, parce qu’il appelle au sens du service public, à la responsabilité collective et à l’écoute républicaine.

Dans un monde de ruptures, la Côte d’Ivoire montre par son ouverture de session parlementaire qu’elle ne veut pas seulement faire de la politique ; elle veut faire de la politique intelligente, ancrée dans la réalité, et au service d’un projet national partagé.

Par Norbert KOBENAN


ENCADRE/ À RETENIR – MESSAGES CLÉS

• L’ouverture de la législature 2026 marque un tournant : l’après-élection devient plus décisif que l’élection elle-même.

• L’Assemblée nationale est appelée à être la maison commune de la démocratie, et non le prolongement des joutes partisanes.

• Un Parlement fort repose sur la maîtrise de la parole, la rigueur du travail législatif et le respect des minorités.

• La stabilité institutionnelle est désormais un critère majeur de crédibilité internationale.

• La démocratie se juge moins à la vigueur des campagnes qu’à la sérénité des institutions après le vote.

• La réussite de la législature dépendra de la capacité des députés à privilégier l’intérêt général sur les intérêts partisans.

NK

Monsieur KONE Brahima Yves, Directeur Général du Conseil du Café-Cacao, a rencontré ce lundi 19 janvier 2026, à la salle de conférence du 23e étage de la Caistab, au Plateau, le bureau exécutif de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole (OIA) Café-Cacao, avec, à sa tête, son président, Monsieur Siaka DIAKITE. Rapporte une note à la presse
« Je vous ai fait appel ce matin pour vous dire que le gouvernement de Côte d’Ivoire a pris toutes les dispositions pour enlever entre les mains de nos producteurs nationaux toute la production de cacao dans les prochains jours », a d’emblée annoncé le Directeur général à la délégation de l’OIA Café-Cacao.
Et de poursuivre : « L’Etat de Côte d’Ivoire, à travers Le Conseil du Café-Cacao, ne laissera pas dans les difficultés les producteurs de cacao. Tout sera mis en œuvre pour acheter toute la production de cacao détenue entre les mains de nos producteurs et issue des plantations de Côte d’Ivoire. »
« Je vous demande donc de faire passer cette information auprès de vos adhérents et de les rassurer : le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA ne les a pas oubliés. Au contraire, il se tient à leurs côtés pour juguler, au plus vite, cette situation de la commercialisation du cacao 2025-2026. »
Telle fut l’assurance donnée par le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao au bureau exécutif de l’OIA Café-Cacao.
En réponse, M. OBED BLONDE DOUA, Vice-Président de l’OIA Café-Cacao, issu du collège des producteurs de cacao, a lu une déclaration de son organisation devant la presse nationale et étrangère.
« L’OIA remercie le Président Alassane OUATTARA, son gouvernement et le Directeur Général du Conseil du Café-Cacao pour cette assurance qu’ils nous donnent. Celle qui consiste à acheter le cacao qui se retrouve en ce moment entre les mains des producteurs. »
« Nous faisons entièrement confiance au Président Alassane OUATTARA et à son Gouvernement. Nous sommes convaincus que, très bientôt, nous serons soulagés avec l’achat de notre cacao », s’est ainsi exprimé le porte-parole de l’OIA. Dès lors, M. OBED BLONDE DOUA, au nom de l’OIA, a lancé un appel au calme et à la sérénité à l’attention des producteurs.
« Le Président DIAKITE vous demande de demeurer sereins : le Président Alassane OUATTARA a pris en mains nos préoccupations. Il nous rassure que tout est mis en œuvre pour enlever notre cacao dans les jours à venir. »
C’est sur cette note d’espérance et d’assurance que s’est achevée la rencontre entre le Directeur du Conseil du Café-Cacao et la délégation de l’OIA
Ayoko Mensah


Après la séance inaugurale de la Troisième législature ténue le samedi dernier, a eu lieu ce lundi 19 Janvier 2026, à Abidjan, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire 2026 de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. A l’occasion, Son Excellence Jérôme PATRICK ACHI, le Président cette institution, a prononcé, un mémorable discours ( Document)
« Monsieur le Vice-Président de la République, représentant Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte
d’Ivoire, - Madame la Présidente du Sénat, - Monsieur le Haut Représentant du Président de la République, Madame et Messieurs les Présidents d’Institutions de la République, - Excellence Monsieur le Nonce Apostolique, Doyen du Corps diplomatique, - Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques et consulaires, - Honorables Députés, Chers collègues, - Vénérables Sénateurs, - Messieurs les Officiers Généraux et Officiers Supérieurs, Vénérés Chefs traditionnels et Éminents Guides religieux, Mesdames et Messieurs,
Après la séance inaugurale de la Troisième législature, tenue samedi dernier dans cet hémicycle, nous voici de nouveau réunis, conformément à notre Loi fondamentale, pour procéder à l’ouverture solennelle de la première Session ordinaire de l’année 2026.
Cette cérémonie constitue un moment majeur de la vie démocratique de notre pays, en ce qu’elle consacre le véritable démarrage de nos travaux parlementaires pour la législature 2026 - 2030. Il m’est particulièrement agréable de vous souhaiter, à toutes et à tous, la bienvenue dans cet hémicycle, maison commune de la démocratie ivoirienne, lie u du débat, de la délibération et de l’expression de la souveraineté populaire.
Je veux également adresser à chacune et à chacun d’entre vous mes vœux les plus sincères de santé, de paix et de réussite pour l’année 2026. Puisse cette nouvelle année, et la législature qui s’ouvre, être placée sous le signe de la responsabilité, de l’exemplarité et de l’exigence collective que nous devons au peuple ivoirien.

C’est ainsi, Honorables Députés, chers Collègues, que nous renforcerons ce vivre-ensemble républicain qui nous importe tant. Au moment où je prends la parole pour l’ouverture de la première session de notre législature, je voudrais saluer la mémoire de tous les anciens Députés qui ont occupé un siège dans cette auguste Assemblée, depuis sa création, avec une pensée émue et toute particulière pour mon père, feu le Député ACHI Jérôme qui y siégea de 1959 à 1970.
Excellence Monsieur le Vice-Président de la République, Au nom de l’Assemblée nationale et en mon nom personnel, je vous remercie pour votre présence distinguée, qui réhausse la portée de notre rentrée parlementaire, en votre qualité de représentant de Son Excellence Monsieur le Président de la République.
Je vous prie de bien vouloir transmettre au Président de la République l’expression de notre plus profonde reconnaissance pour son attention constante à notre égard, et l’honneur qu’il nous fait en nous témoignant à nouveau sa confiance, ainsi que notre très haute considération pour son engagement inlassable au service de la Nation. Homme d’État d’exception, bâtisseur infatigable, l’œuvre du Président de la République, patiemment construite, parfois dans l’adversité la plus rude, a permis à notre pays de re nouer avec la stabilité, la crédibilité internationale et l’espérance collective.
Il a rendu possible ce que beaucoup jugeaient improbable : transformer l’épreuve en renaissance, l’incertitude en confiance, la fragilité en puissance maîtrisée. Que l’Histoire, juste et implacable, lui rende la place qui est déjà la sienne parmi les grands hommes d’État de notre Nation. J’associe à ces sentiments de gratitude, son épouse, Madame Dominique Ouattara, pour son soutien toujours bienveillant. Son engagement constant en faveur du progrès et du rayonnement de nos institutions, constitue une source permanente d’inspiration et d’encouragement. Madame la Présidente du Sénat, Au nom des Députés et en mon nom personnel, je vous remercie très sincèrement, ainsi que les membres du Bureau du Sénat.
Votre présence illustre avec éloquence la communauté de destin qui unit nos deux Chambres, faces complémentaires d’un même Parlement et ce, depuis l’avènement de la IIIème République de Côte d’Ivoire et sa modernité institutionnelle, souhaitée par Son Excellence Monsieur le Président de la République et approuvée par le peuple ivoirien. Je forme ainsi le vœu clair de perpétuer et de renforcer la parfaite synergie qui caractérise nos relations et nos Institutions, au service de la grandeur de notre nation. Monsieur le Haut Représentant du Président de la République, je vous exprime également toute ma gratitude pour votre présence distinguée parmi nous ce matin. Je voudrais également rendre un hommage appuyé à mon prédécesseur, le Président Adama BICTOGO. Je salue le travail législatif important accompli au cours de la précédente législature, sur lequel nous nous appuierons avec respect et responsabilité.
Je veux aussi honorer son action déterminée, qui a permis de réhausser le rayonnement de notre Institution, en particulier en matière de diplomatie parlementaire.
Excellence Monsieur le vice-Président de la République, L’honneur que j’ai eu de servir et d’apprendre, durant de si nombreuses années, aux côtés du Président de la République, SEM Alassane Ouattara, comme Ministre, puis comme Secrétaire général de la Présidence de la République et enfin comme Premier ministre, Chef du Gouvernement, m’engage aujourd’hui d’une façon toute particulière.
Son Excellence Monsieur le Président de la République m’offre l’opportunité unique de tirer parti de l’expérience acquise à ses côtés pour utiliser pleinement les instruments que nous confère l’Assemblée nationale, au service de la mise en œuvre effective de sa vision, approuvée avec ferveur par le peuple ivoirien lors des dernières élections : celle de bâtir une Grande Côte d’Ivoire, toujours plus stable, solidaire et ambitieuse.
Chers collègues Députés,Mesdames et Messieurs, Le monde dans lequel s’ouvre cette législature est un monde de ruptures. Ruptures géopolitiques, avec un affaiblissement durable du multilatéralisme, une montée des rapports de force et des crises majeures, militaires et meurtrières. Ruptures économiques, marquées par la fragmentation des échanges, la raréfaction des ressources financières et la contraction de l’aide au développement. Ruptures sociales et technologiques, où l’accélération numérique et l’intelligence artificielle redessinent en profondeur le travail, la production et les rapports entre les sociétés.
Dans ce contexte, les déséquilibres se creusent : une concentration extrême des richesses, moins de 1 % de la population mondiale détient près de 50 % du patrimoine mondial, des tensions a alimentaires persistantes pour plus de 730 millions de personnes chaque jour et une instabilité accrue dans de nombreuses régions du monde. Ces fractures ne sont pas abstraites. Elles ont des conséquences directes sur nos économies, nos sociétés et nos États.
Dans notre sous-région, ces tensions prennent une forme encore plus concrète. Les crises sécuritaires, politiques et économiques rappellent une vérité essentielle : la stabilité n’est jamais un héritage garanti. Elle est une construction quotidienne, exigeante, qui repose sur la solidité des institutions, l la responsabilité des dirigeants et la confiance des peuples.
Elle est une construction quotidienne, exigeante, qui repose sur la solidité des institutions, la responsabilité des dirigeants et la confiance des peuples. C’est dans cet environnement incertain que la Côte d’Ivoire a fait, depuis 2011, et grâce à Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, un choix clair : celui de la stabilité, de la réforme et de la projection dans le temps long Stabilité politique, par la préservation de la paix civile. Stabilité économique, par la poursuite d’une croissance soutenue et d’investissements structurants.
Stabilité institutionnelle, par le fonctionnement régulier et crédible de ses institutions démocratiques. Mais cette stabilité n’est ni un acquis, ni un privilège. Elle est une responsabilité. Elle appelle des lois justes, des choix budgétaires rigoureux et une action publique lisible, orientée vers l’avenir, porteuse de progrès et de résultats tangibles. Dans ce monde instable, la solidité de nos institutions et la performance de leur action constituent notre première ligne de défense. Et le Parlement, au cœur de cette architecture, en est l’un des piliers essentiels. Excellences, Mesdames et Messieurs, Honorables Députes, Chers collègues, En octobre 2025, le peuple ivoirien a fait un choix souverain en renouvelant avec ferveur sa confiance au Président de la République, SEM Alassane Ouattara. Ce choix portait une ambition assumée : celle d’accélérer la transformation de notre pays, dans la stabilité politique, la croissance économique et le progrès social. En décembre, les élections législatives sont venues confirmer cette orientation, en donnant à l’Assemblée nationale une majorité large au RHDP, notre parti, pour accompagner la mise en œuvre du projet « Pour une Grande Côte d’Ivoire ».
C’est une vision structurante, c’est un choix historique avec un objectif central : faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. C’est le choix d’un pays qui veut transformer sa croissance en une prospérité toujours plus forte et partagée Le choix d’un pays qui investit dans son capital humain, de l’école à l’université, pour préparer sa jeunesse aux métiers de demain. Le choix d’un pays qui modernise son agriculture, s’industrialise, transforme localement ses ressources, développe son secteur privé et crée durablement de la valeur sur son sol, pour toutes les Ivoirienne s et tous les Ivoiriens.
C’est le choix d’un pays qui renforce son système de santé, modernise ses infrastructures, sécurise son approvisionnement énergétique et réduit les inégalités sociales et territoriales. C’est le choix d’un pays qui connaît la valeur sans pareil de la paix et de la stabilité, qui investit dans sa défense pour sécuriser ses progrès, et dans le rassemblement des hommes et de leurs talents pour les accélérer.

L’Assemblée nationale aura, dans cette trajectoire, aux côtés du Gouvernement, une responsabilité déterminante. Car sans loi, il n’y a pas de transformation durable. Sans budget orienté vers l’avenir, il n’y a pas de progrès réel. Notre rôle est de traduire cette vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République en actes concrets, mesurables et utiles, afin de faire gagner la Côte d’Ivoire et d’améliorer durablement la vie des Ivoiriens.
Honorables Députés, Chers collègues, Le temps de la Grande Côte d’Ivoire est venu et nous allons y travailler avec notre volonté la plus farouche.
Et cette Grande Côte d’Ivoire va exiger de nous un Grand Parlement, c’est-à-dire un Parlement à la hauteur de l’histoire qui s’écrit. Une Assemblée nationale plus forte par la qualité de son travail, l’audace de ses idées, la constance de ses méthodes et la clarté de ses responsabilités. Une grande Assemblée nationale ne se proclame pas. Elle se construit. Elle se construit par la fluidité des échanges avec le Gouvernement, par la rigueur du travail législatif, par l’écoute des populations, par l’évaluation exigeante de l’action publique dans le respect des institutions et de la séparation des pouvoirs, et par une culture assumée et partagée du résultat.
L’évaluation parlementaire sera ce levier moderne de l’action publique, au service de son efficacité, au service de la vision du Chef de l’État : donner à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens une nation toujours plus prospère, solidaire et ambitieuse. Honorables Députés, Chers collègues, Cette volonté de servir la vision du Président de la République et d’atteindre nos objectifs de développement, nous impose, à toutes et tous, des valeurs cardinales et un rôle très clairement défini.
Notre Assemblée devra être un facteur de stabilité institutionnelle, un espace de débat de qualité et un repère de prévisibilité dans l’action publique. Prévisible dans ses procédures, rigoureuse dans ses travaux, responsable dans ses décisions, soutenue dans son budget, ses moyens de fonctionnement et ceux de ses députés. L’Assemblée nationale ne décide jamais à la place du Gouvernement. Elle s’assure que chaque décision est prise pour le peuple, dans le respect de l’intérêt général et dans une harmonie constructive.
La séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif est toujours une complémentarité, une discipline collective à œuvrer au progrès et au bien-être de nos populations. L’Assemblée nationale ne se contente pas d’observer le débat public : elle doit être le cœur battant de notre système démocratique, car sans délibération, il n’y a pas de loi ; sans loi, il n’y a pas de République. Ici ne se résume pas seulement une majorité ou une opposition ; ici se forge la loi qui fédère la Nation. C’est à ce prix que notre Parlement sera un pilier de confiance pour les citoyens, les partenaires et les investisseurs de notre pays. Honorables Députés, Chers collègues,
Cette première session ordinaire de l ’année 2026 s’ouvre avec vingt-quatre projets de loi inscrits à l’ordre du jour : six projets de loi ordinaires, treize projets de loi de ratification d’ordonnances, et cinq projets de loi d’autorisation de ratification de conventions internationales.
Ces textes portent notamment sur l’exercice de la médecine, la fiscalité, la protection sociale, les droits humains et l’intégration économique régionale. Parmi eux figure le projet de loi relatif à la biologie médicale, destiné à adapter l’exercice de ce cette profession aux exigences de la réforme hospitalière. Nous aurons également à nous prononcer sur la ratification de l’ordonnance relative à la mise en œuvre du démantèlement tarifaire dans le cadre de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine, étape décisive pour l’intégration économique de notre continent. Seront aussi examinés des textes majeurs relatifs à la protection sociale, à la conformité de notre droit maritime aux normes communautaires, ainsi qu’à la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme relatif aux droits des personnes handicapées. Ces lois, par leur portée stratégique, contribueront à renforcer le cadre juridique de notre développement et à répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens. Je vous invite à aborder ces travaux avec assiduité, rigueur et sens élevé de l’intérêt général, en formulant, chaque fois que nécessaire, des amendements constructifs, pour améliorer la qualité et l’impact de nos lois.
Je m’emploierai, de la même manière, à être votre avocat et à défendre toutes les actions et mesures qui pourront contribuer à l’atteinte des grandes missions qui nous sont assignées. Nous procéderons à la mise en place des organes de l’Assemblée nationale : le Bureau, les groupes parlementaires et les commissions permanentes. Leur fonctionnement harmonieux conditionnera l’efficacité de notre action collective. Enfin, nous œuvrerons au renforcement de la place de notre institution dans le champ de la coopération interparlementaire en garantissant nos acquis et en favorisant l’ouverture de nouveaux chapitres. Monsieur le Vice-Président de la République, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions, Chers collègues Députés, Mesdames et Messieurs, En ouvrant cette première session ordinaire de l’année 2026, nous ouvrons une séquence de responsabilité, de maturité démocratique et de travail exigeant au service de la Nation.
Le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, a donné à notre pays une vision claire et une trajectoire lisible : bâtir une Grande Côte d’Ivoire, stable, solidaire et ambitieuse à l’horizon 2030.Aux côtés du Gouvernement, l’Assemblée nationale a désormais la responsabilité de transformer cette vision en résultats incontestables, au bénéfice de chaque Ivoirienne et de chaque Ivoirien, grâce à un débat législatif de qualité, empreint de respect républicain, dans une quête constante du bien commun. Pour ma part, je réaffirme mon engagement à conduire les travaux de cette Assemblée avec impartialité, équité et exigence, dans l’écoute des convictions de chacun et dans une fidélité absolue à l’intérêt général. Ensemble, faisons de cette législature un pilier de stabilité démocratique, un moteur de transformation économique et sociale, et un levier décisif pour la transformation économique et sociale, et un levier décisif pour la réussite de la Côte d’Ivoire !Vive l’Assemblée nationale ! Vive la République ! Et que Vive la Côte d’Ivoire ! Je vous remercie. »
Légende photo : Jerome Achi Patrick, Président de l’Assemblée nationale : « La stabilité n’est jamais un héritage garanti »
DISCOURS D’OUVERTURE DE LA PREMIERE SESSION ORDINAIRE 2026 DE L’ASSEMBLEE NATIONALE
DISCOURS PRONONCE PAR MONSIEUR PATRICK ACHI PRESIDENT DE L’ASSEMBLEENATIONALE
Abidjan, le 19 janvier 2026

Président, quels sont vos vœux pour le monde du transport terrestre en ce début d'année ?
Les vœux, on en formule toujours. Mais ceux que je vais tout à l'heure ne concerne pas seulement les acteurs du transport terrestre. Mais concernent toute la Côte d'Ivoire, avec des points particuliers pour le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et tout le gouvernement qui vient d'être formé. Fasses DIEU leur donner une bonne santé à chacun et à chacune afin de mener à bon port les missions destinées à leur déplacement respectifs.
Selon vous, qu'est-ce qui n'a pas marché l'an dernier et qui devrait être amélioré cette année ?
Nous critiquons toujours l'incivisme routier avec son corollaire d'accidents tous azimuts qui endeuillent à chaque le pays. En termes d'amélioration des acquis, nous pensons qu'il faut améliorer encore davantage tout le processus de lutte contre l'incivisme routier.
Avez-vous des remarques à faire à certains dirigeants de structures œuvrant dans le secteur ?
Oui. Bien-sûr. Et tout de suite, nous nous tournons vers le Directeur général de Quipux Afrique qui ne s'est jamais souvenu de l'immense travail qu'on a eu à faire pour l'aboutissement de son projet. Particulièrement moi-même qui ai réuni tous les syndicats chauffeurs et les convaincre sur la nécessité du projet. On a été farouchement combattu par des gens dont je fais l'économie de citer leurs noms. Dieu merci, on a résisté et le projet a pris. Mais quand c'est comme ça, qu'est-ce que tu fais ? La moindre des choses, c'est de nous appeler et nous témoigner ta gratitude. Mais non ! Au contraire même, nous sommes les plus grandes victimes de ce qu'on a concouru à mettre sur pied. Le Dg devrait nous appeler pour nous dire que ce qu'on a monté ensemble, a mûri. Ce sont des choses qui réconfortent. Mais il ne l'a jamais fait. En un mot comme en mille, nos efforts n'ont jamais été reconnus par le DG de Quipux Afrique. Cependant, il n'est jamais trop tard pour mieux faire.
Propos recueillis par Koné de Sayara.

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