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Renforcement du réseau électrique d’Abidjan sud- Des travaux d’envergure pour améliorer la qualité de la fourniture de l’électricité
Dans le cadre de l’amélioration de la qualité et de la fiabilité de la fourniture d’électricité, la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) informe sa clientèle qu’un important programme de renforcement du réseau haute tension d’Abidjan Sud sera déployé du 10 au 30 août 2026.
Ce programme comprend notamment le remplacement des conducteurs de la liaison 90 kV Vridi–Bia-Sud 2 par des équipements de haute performance, ainsi que le passage du poste de Bia-Sud en 225 kV. Ces opérations majeures permettront d’accroître durablement la capacité et la fiabilité du réseau afin de mieux répondre aux besoins croissants en électricité.
En raison de leur ampleur, ces travaux se dérouleront par phases successives, principalement les week-ends. Ils pourront occasionner, sur certaines périodes, des perturbations ponctuelles de la fourniture dans des zones d’Abidjan Sud : Marcory, Koumassi, Port Bouet, Anoumabo, Vridi… Les phases liées à la mise en service du poste 225 kV de Bia-Sud se poursuivront jusqu’en novembre 2026 et feront l’objet de communications au fur et à mesure.
Afin de suivre en temps réel le programme des travaux, les périodes d’intervention et les zones impactées, la Compagnie Ivoirienne d’Électricité invite sa clientèle à suivre le programme des travaux et leur évolution sur ses canaux officiels :
• Site web : www.cie.ci
• Réseaux sociaux officiels de la CIE, disponibles 24h/24 et 7j/7
• Centre de Relation Client au 179 (appel gratuit) et sur WhatsApp pro au 01.50.179.179
La CIE présente ses excuses à la population des zones concernées pour les désagréments éventuels et la remercie de sa compréhension. Les équipes sont pleinement mobilisées pour réaliser ces interventions dans les meilleures conditions de sécurité et de délai.
Couverture maladie universelle en Côte d’Ivoire - La barre des 26024877 d’enrôlés franchie
Ainsi que nous l’annoncions dans nos précédentes publications, la Côte d’Ivoire a franchi à la date du 04 Aout 2026, la barre des 26 millions de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle, (Cmu). Mathématiquement, au 6 Aout de la même année, nous sommes à plus de 26 millions ; précisément 26024877 dont 13 748 enrôlés le mercredi 05 Aout 2026. Chaque adhésion représente un pas certain vers une Côte d’Ivoire solidaire et en meilleure santé. Bravo dans cette mouvance de célébration du 66e anniversaire de la célébration de l’accession de notre pays à l’Indépendance.
Lentement mais surement donc, l’Institution de prévoyance sociale- Caisse nationale assurance maladie(Ips-Cnam), pilotée au quotidien par Karim Bamba, continue de faire bouger l’aiguille dans le bon sens, avec le nombre de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle(Cmu). Si l’on s’en tient aux chiffres officiels de la Direction générale de cette institution de prévoyance sociale, le nombre d’enrôlés au mercredi 29 Juillet 2026 était de 25 943108 personnes dont 16 306 sur la seule journée du 29 Juillet 2026. Ces résultats confirment la dynamique de généralisation de la couverture sanitaire en Côte d’Ivoire.
Après la Ronde sociale qui a eu lieu dans l’Indénié- Djuablin, les équipes de l’Ips- Cman et celles du ministère de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle sont sur le terrain pour non seulement sensibiliser les populations à s’enrôler à la Cmu, mais aussi faire booster les chiffres
Lentement mais surement, l’Institution de prévoyance sociale- Caisse nationale assurance maladie( Ips-Cnam) pilotée au quotidien par Karim Bamba, continue de faire bouger l’aiguille dans le bon sens, avec le nombre de personnes enrôlées à la Couverture maladie universelle(Cmu), qui est en train de frôler les 26 millions. Si l’on s’en tient aux chiffres officiels de la Direction générale de cette institution de prévoyance sociale, le nombre d’enrôlés au mercredi 29 Juillet 2026 était de 25 943108 personnes dont 16 306 sur la seule journée du 29 Juillet 2026. Ces résultats confirment la dynamique de généralisation de la couverture sanitaire en Côte d’Ivoire.
Après la Ronde sociale qui a eu lieu récemment dans l’Indénié- Djuablin, les équipes de l’Ips- Cman et celles du ministère de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle sont sur le terrain pour non seulement sensibiliser les populations à s’enrôler à la Cmu, mais aussi faire booster les chiffres
B. M
Légende photo : Karim Bamba, Directeur général de l’Ips- Cnam
66ans de la Côte d’Ivoire / Sem Alassane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire – « Notre ambition s’appuiera également sur notre capacité à mobiliser nos propres ressources »
« Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes chers compatriotes, Chers amis de la Côte d’Ivoire, Ce vendredi 7 août 2026, notre chère Côte d’Ivoire célèbre le soixante sixième anniversaire de son accession à l’indépendance. Cette commémoration constitue un moment important de rassemblement autour des valeurs qui fondent notre République.
Le 7 août est d’abord une journée de reconnaissance. C’est l’occasion d’avoir une forte pensée pour les Pères fondateurs de notre Nation, le Président Félix Houphouët-Boigny et ses compagnons de lutte, ainsi que pour toutes celles et tous ceux qui, depuis 1960, ont consacré leur intelligence, leur travail et parfois leur vie à la construction de notre pays. Le 7 août est aussi un jour d’hommage. Je veux rendre un vibrant hommage et adresser mes vives félicitations à nos Forces de Défense et de Sécurité, dont le professionnalisme et le sens élevé du devoir garantissent chaque jour la paix et la sécurité sur l'ensemble de notre territoire. Je veux également rendre hommage à toutes les forces vives de la Nation : nos agriculteurs, nos ouvriers, nos commerçants, nos entrepreneurs, nos enseignants, nos personnels de santé, nos fonctionnaires, nos artisans, nos artistes, nos jeunes, nos femmes, ainsi qu'à tous ceux qui, dans chaque village, chaque quartier et chaque commune, contribuent, souvent dans l’ombre, au progrès de notre pays.
Cette Fête Nationale est la vôtre. Cette année, nous la célébrons à Yopougon, une commune qui incarne l'énergie de notre jeunesse, la diversité de notre peuple, le dynamisme et la vitalité de la Côte d'Ivoire moderne. Après la ville de Bouaké en 2025, le retour de la célébration de la Fête Nationale à Abidjan traduit notre volonté d’en faire un moment de rassemblement partagé entre les capitales politique et économique et les villes de l'intérieur du pays. Cela illustre notre conviction que le développement doit irriguer l'ensemble du territoire national et accompagner l'émergence de pôles régionaux dynamiques, conformément à notre ambition de bâtir une Côte d'Ivoire plus équilibrée et plus solidaire. Mes chers compatriotes, Ces derniers mois, notre pays, comme le reste du monde, a été confronté à des défis importants. Le monde demeure exposé à de profondes incertitudes, marquées par des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires, les conséquences du changement climatique et un environnement économique international toujours fragile.
La Côte d’Ivoire, quant à elle, a été durement éprouvée par des pluies d'une intensité exceptionnelle et des inondations qui ont causé des pertes en vies humaines et de nombreux dégâts matériels. En cette circonstance, je voudrais renouveler mes sincères condoléances aux familles endeuillées. Je partage leur douleur. J'adresse également toute ma compassion aux populations sinistrées. Chaque vie perdue est une blessure pour la Nation tout entière. Face à cette réalité, nous agissons avec davantage de détermination. J'ai demandé au Gouvernement d'accélérer les investissements dans les infrastructures de drainage et d'assainissement, de renforcer les dispositifs de prévention et de poursuivre les programmes de logements sociaux. Les opérations de libération des zones à risque se poursuivront dans le strict respect de l'État de droit, pour préserver des vies humaines. S’agissant des opérations de déguerpissement menées en dehors du cadre légal, notamment à Koumassi, elles font l'objet, en ce moment même, d'enquêtes approfondies. Je peux vous assurer que toutes les responsabilités seront établies et elles donneront lieu aux sanctions prévues par la loi.
Dans la Côte d’Ivoire que nous bâtissons, personne ne peut agir au nom de l'État en dehors de l'État, sans en subir les conséquences. La protection des populations, le respect de la dignité humaine et l'application de la loi demeureront toujours au cœur de l'action publique. Mes chers compatriotes, Malgré ces défis, notre pays a su maintenir sa trajectoire de développement. Notre économie reste dynamique, avec l’un des taux de croissance annuel les plus élevés de la région et du monde, confirmant la solidité de ses fondamentaux. Cette performance n'a de sens que si elle améliore concrètement la vie de nos concitoyens. C'est pourquoi, nous poursuivrons nos efforts afin de renforcer l'accès à l'eau potable, à l'électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité, au logement et à des services publics toujours plus performants. Nous continuerons également d'accorder une attention particulière à l’emploi, au pouvoir d'achat des ménages et à la protection des plus vulnérables.
Mes chers compatriotes, Notre ambition pour les années à venir est de bâtir une Grande Côte d'Ivoire, par l'étendue de son économie et l'importance de ses infrastructures, mais aussi par la qualité de son développement, la prospérité partagée de ses populations et la place qu'elle occupe en Afrique et dans le monde. C'est cette ambition qui inspire le Plan National de Développement 2026-2030 et donnera une impulsion nouvelle à la transformation économique, sociale et culturelle de notre pays. Je me réjouis de la forte mobilisation enregistrée lors du Groupe consultatif pour le financement du PND, tenu les 8 et 9 juillet derniers. Cela constitue un signal fort de la confiance envers notre pays. Je voudrais remercier l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs privés pour leur engagement à nos côtés. Cette confiance est le fruit de notre stabilité, de la crédibilité de nos institutions et des efforts que nous accomplissons, collectivement, depuis plusieurs années. Notre ambition s’appuiera également sur notre capacité à mobiliser nos propres ressources, à valoriser nos actifs stratégiques et à investir, durablement, dans notre avenir. C’est tout le sens du Fonds Souverain Stratégique pour le Développement de la Côte d’Ivoire, le FSD-CI, que nous avons mis en place en avril dernier. Il traduit notre volonté de renforcer notre souveraineté financière et de préparer, dès aujourd’hui, la prospérité des générations futures.
Ce nouvel instrument contribuera au financement des investissements structurants, au développement des secteurs stratégiques et à l’accompagnement de la transformation de notre économie. Mes chers compatriotes, Le développement ne peut être durable sans des institutions fortes, crédibles et adaptées aux défis de notre temps. Depuis plusieurs années, notre pays a retrouvé la paix, consolidé sa stabilité et renforcé ses institutions. Cette évolution nous invite naturellement à poursuivre leur modernisation afin qu'elles répondent toujours davantage aux exigences de notre démocratie et aux attentes de nos concitoyens. C'est dans cet esprit que le Gouvernement a engagé la réforme de la gouvernance électorale après la dissolution de la Commission Électorale Indépendante. Cette réforme, qui vise à parachever la normalisation de notre système électoral, est une nouvelle étape de notre maturité démocratique.
En distinguant plus clairement les responsabilités liées à l'organisation matérielle des élections, au recensement des votes et à l’observation du processus, nous voulons renforcer la transparence, accroître la confiance de tous les acteurs et consolider durablement notre démocratie. J'invite tous nos concitoyens à apporter leur contribution à cette œuvre de modernisation et à faire progresser, ainsi, dans le respect des institutions, la démocratie dans notre pays. Mes chers compatriotes, Conformément aux prérogatives que me confère la Constitution, j’ai signé deux décrets au titre de la Justice ; le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2064 détenus et le second décret, une remise de peine à 2597 détenus dont le reliquat de la peine est inférieur à trente-six (36) mois. Ainsi, 4661 détenus de droit commun, condamnés pour des infractions mineures, recouvreront la liberté. Mes chers compatriotes, Nous pouvons être fiers du chemin parcouru en 66 ans. Nous devons être confiants en l’avenir. La Grande Côte d'Ivoire à laquelle nous aspirons sera le fruit du travail, du talent, de l'engagement et de la confiance de tout un peuple. J'invite chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien à saisir pleinement les opportunités et à y apporter son énergie, son talent, ses idées et son engagement. À notre jeunesse, je veux vous dire que la Côte d'Ivoire croit en votre talent, en votre créativité et en votre capacité à ouvrir de nouveaux chemins. Vous êtes l’avenir et le présent de notre pays, et rien de ce que nous entreprenons ne se fera sans vous.
À nos femmes, votre courage, votre engagement et votre esprit d'initiative constituent une force essentielle de notre développement. À nos entrepreneurs, notre pays a besoin de votre audace, de votre capacité d'innovation et de votre volonté d'investir pour créer davantage de richesses et d'emplois. À nos agriculteurs, vous demeurez les premiers artisans de notre souveraineté alimentaire et de notre prospérité. Et à chacune et chacun d'entre vous, je veux dire que notre avenir commun se construira dans l'unité, le travail, la discipline, la solidarité et la confiance.
Ensemble, poursuivons cette ambition avec détermination et construisons une Grande Nation pour nous-mêmes et pour les générations futures. 6 Je vous invite à venir nombreux prendre part à la grande parade qui se tiendra à Yopougon, le vendredi 7 août 2026, afin de célébrer, ensemble, nos Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les femmes et les hommes qui, par leur engagement quotidien, contribuent à la vitalité et au rayonnement de notre Nation dans la paix. Je souhaite à chacune et à chacun d'entre vous une excellente Fête Nationale. Vive la République ! Vive la Côte d'Ivoire ! »
Abidjan le Jeudi 6 août 2026
Légende : Sem Alasane Ouattara- « Notre avenir commun se construira dans l'unité, le travail, la discipline, la solidarité et la confiance »
Manutentions - AGL CÔTE D’IVOIRE achemine des scanners médicaux à Divo et à Méagui
Africa Global Logistics (AGL) Côte d’Ivoire a pris en charge, du 15 au 17 juillet 2026, deux scanners médicaux et leurs accessoires, d’un poids cumulé de plus de huit tonnes. Réalisée pour le compte de General Electric Healthcare, l’opération a couvert leur dédouanement à l’aéroport d’Abidjan, leur transport spécialisé et leur livraison dans deux établissements de santé situés à Divo et à Méagui. Arrivés à Abidjan par fret aérien, les scanners ont été livrés au Groupe Médico-Chirurgical Arche de Zoé de Divo, situé à environ 190 kilomètres de la capitale économique, et à l’Espace Médical Saint Georges de Méagui, à près de 353 kilomètres d’Abidjan. Destinés à renforcer les capacités de diagnostic des deux établissements, ces équipements contribueront à améliorer la prise en charge des patients dans leurs zones de couverture.
À Méagui, cette livraison permettra notamment de remplacer un scanner défectueux dont le renouvellement était attendu depuis près de trois ans et de rétablir un service essentiel pour les populations de la localité et des zones environnantes. AGL Côte d’Ivoire a pris en charge l’ensemble de la chaîne logistique, depuis l’analyse du dossier d’importation et l’accomplissement des formalités douanières jusqu’au transport, au déchargement et au positionnement final des équipements sur les sites bénéficiaires.
Compte tenu du poids, de la sensibilité et de la haute valeur des scanners, les équipes ont réalisé en amont des études d’itinéraire et de site afin d’anticiper les contraintes d’accès, de transport et de manutention propres à chaque établissement. Des moyens spécialisés de levage et de déplacement ont ensuite été mobilisés pour assurer la livraison des équipements dans les conditions techniques et sécuritaires requises.
L’ensemble de l’opération a été conduit conformément aux standards HSE d’AGL, avec une coordination continue entre les équipes chargées du dédouanement, du transport et de la manutention. « Cette opération démontre notre capacité à maîtriser de bout en bout la logistique d’équipements sensibles et à
haute valeur ajoutée. En accompagnant notre client dans le déploiement de ces scanners jusqu’à Divo et Méagui, nous mettons notre expertise opérationnelle au service des besoins de notre client et du renforcement des infrastructures de santé dans les territoires », a déclaré Dieudonné Gaïbaï, Directeur Général d’AGL Côte d’Ivoire.
« L'acquisition de ces scanners de dernière génération représente une avancée majeure pour notre établissement et pour les populations que nous servons. Cette opération, menée avec rigueur et efficacité, témoigne du savoir faire d'AGL Côte d’Ivoire dans la conduite de projets logistiques d'envergure. Nous nous réjouissons de cette collaboration et espérons pouvoir renouveler cette expérience à l'avenir », a indiqué Dr Messan Athanase Ahoure, responsable de l’hôpital St Georges de Méagui. Cette opération illustre le rôle de la logistique spécialisée dans le déploiement d’équipements essentiels au développement des territoires. En maîtrisant l’ensemble de la chaîne, depuis l’arrivée des scanners à Abidjan jusqu’à leur livraison sur site, AGL Côte d’Ivoire accompagne ses clients dans la réalisation de leurs projets sur l’ensemble du territoire national.
B. Mafoumgbé
Le septième matin de la Côte d’Ivoire- Ou pourquoi une nation ne devient véritablement libre que lorsqu’elle éclaire sa propre conscience( Contribution)
LE JOUR OU LES NATIONS S’ECOUTENT ELLES-MEMES
Il existe des dates qui appartiennent au calendrier. Et il en existe d’autres qui appartiennent à l’âme.
Le 7 août est de celles-là.
Chaque année, les drapeaux se déploient, les hymnes retentissent, les places publiques se remplissent et les générations se succèdent dans le même mouvement de mémoire. Pourtant, derrière le faste des cérémonies, une question demeure suspendue au-dessus de la nation, semblable à cette étoile que les voyageurs aperçoivent lorsque le soleil disparaît : que signifie véritablement être libre ?
Depuis soixante-six ans, la Côte d’Ivoire avance. Elle construit, entreprend, invente, produit, rayonne. Son histoire est celle d’un peuple qui a appris à transformer les blessures en semences, les épreuves en espérance et les défis en promesses.
Mais les anciens initiés d’Afrique enseignaient qu’un arbre ne devient pas grand parce que son tronc est épais. Il devient grand parce que ses racines plongent plus profondément que son ombre ne s’étend.
Il en est ainsi des nations.
Le monde admire leurs routes, leurs ponts, leurs gratte-ciel, leurs performances économiques. Les sages, eux, observent une autre architecture : celle de la conscience collective. Car une civilisation ne s’effondre presque jamais par manque de richesses ; elle vacille lorsque ses valeurs cessent d’alimenter ses institutions.
C’est pourquoi le 7 août ne devrait jamais être seulement la célébration d’une indépendance acquise. Il devrait être le jour où un peuple accepte de regarder son propre visage avec vérité, sans complaisance mais sans découragement, comme le cultivateur examine son champ avant les prochaines semailles.
Les traditions spirituelles, qu’elles soient africaines, bibliques ou philosophiques, nous rappellent qu’il existe un langage discret inscrit dans les nombres. Non parce qu’ils gouverneraient mystérieusement notre destin, mais parce qu’ils servent depuis des millénaires de métaphores pour exprimer des réalités humaines profondes.
Le chiffre sept s’invite à cette sagesse universelle.
Sept jours pour achever la Création. Sept couleurs pour composer une seule lumière. Sept notes pour faire naître toutes les musiques. Sept dons de l’Esprit pour élever l’homme. Dans toutes ces images, le sept n’est pas une quantité : il est l’accomplissement d’un cycle, le moment où l’œuvre cesse d’être une simple construction pour devenir une création porteuse de sens.
Quelle étrange coïncidence porte alors notre histoire : c’est précisément un 7 août que la Côte d’Ivoire célèbre sa naissance comme État indépendant.
Comme si le calendrier lui rappelait chaque année que la liberté véritable ne se mesure pas seulement à l’absence de domination, mais à la capacité d’un peuple à faire de sa liberté une œuvre de justice, de responsabilité et de fraternité.
Aujourd’hui, notre pays atteint soixante-six années d’existence souveraine.
Le double six évoque le temps du labeur, de la construction, de l’effort patient. Pendant ces décennies, la Côte d’Ivoire a bâti des infrastructures, développé son économie, renforcé ses institutions et ouvert des chemins nouveaux vers la modernité.
Mais tout bâtisseur sait qu’il arrive un moment où l’on ne demande plus seulement : « Qu’avons-nous construit ? » On demande : « Pourquoi l’avons-nous construit ? Et pour qui ? »
Le septième matin commence précisément lorsque les pierres deviennent une maison, lorsque la richesse devient une responsabilité et lorsque la puissance accepte d’être éclairée par la sagesse.
L’Afrique possède une image magnifique pour exprimer cette vérité.
Le baobab ne pousse jamais dans la précipitation. Pendant longtemps, il semble presque immobile. Pourtant, dans le secret de la terre, il prépare une force capable de traverser les siècles. Les anciens disaient que le baobab ne grandit pas pour lui-même ; il grandit pour offrir un jour son ombre au voyageur, ses fruits à l’enfant et sa mémoire au village.
Ainsi devrait grandir une nation.
La Côte d’Ivoire n’est pas appelée seulement à devenir un territoire prospère. Elle est appelée à devenir une terre où la prospérité sert la dignité humaine, où le développement nourrit la paix et où la réussite individuelle élève le destin collectif.
Car la plus haute indépendance n’est pas celle qui délivre un pays d’une domination extérieure. C’est celle qui libère chaque citoyen de l’indifférence, de la corruption, du mépris du bien commun et de la tentation de préférer l’intérêt particulier à l’espérance nationale.
Peut-être est-ce là le véritable message que murmure chaque année le 7 août à ceux qui savent encore écouter le silence : une nation ne devient pas grande le jour où elle conquiert sa liberté. Elle devient grande le jour où chacun décide intérieurement de devenir digne de cette liberté.
QUAND LE SEPT RENCONTRE LE DOUZE
De la conscience des hommes à l’architecture d’une Nation
Les anciens maîtres de sagesse disaient qu’il existe deux manières de bâtir une cité.
La première consiste à élever des murs.
La seconde consiste à élever des consciences.
La première protège les frontières.
La seconde protège l’avenir.
Toutes les grandes civilisations ont compris cette vérité avant même d’écrire leurs lois. Les pyramides n’ont pas seulement résisté parce qu’elles étaient faites de pierre ; elles ont traversé les siècles parce qu’elles étaient d’abord portées par une vision. Les cathédrales d’Europe ne sont pas devenues éternelles uniquement grâce au génie de leurs architectes, mais parce qu’elles traduisaient une foi capable d’unir plusieurs générations autour d’une même œuvre. Les grands empires africains – du Ghana ancien au Mali, du Songhaï au royaume baoulé – ne tenaient pas seulement par leurs armées ; ils tenaient par une idée du bien commun, de la parole donnée et de la responsabilité.
Une nation survit rarement grâce à sa puissance seule.
Elle survit parce qu’elle conserve un principe d’ordre supérieur.
C’est ici que le langage symbolique nous conduit vers un autre nombre : le douze.
Depuis l’aube des civilisations, le douze représente moins une quantité qu’une organisation. Douze mois ordonnent l’année. Douze heures rythment le jour et la nuit. Douze tribus fondent Israël. Douze apôtres sont envoyés pour porter un message au monde. Dans l’Apocalypse, la Jérusalem céleste repose sur douze fondations et s’ouvre par douze portes, image d’une cité où chaque élément trouve sa juste place.
Le douze est le chiffre de la communauté lorsqu’elle cesse d’être une foule pour devenir un peuple.
Si le sept invite chaque homme à transformer son cœur, le douze demande à ce cœur transformé de construire des institutions justes.
Voilà le grand passage que toute nation est appelée à franchir.
La Côte d’Ivoire n’est plus une promesse ; elle est une responsabilité.
Elle n’est plus un projet ; elle est une œuvre en cours.
Et une œuvre de cette ampleur exige davantage que des talents individuels. Elle demande une intelligence collective, une discipline librement consentie et une fidélité au bien commun.
Nos anciens Akan avaient une manière lumineuse de dire cette vérité : « Un seul doigt ne peut laver tout le visage. »
Aucun citoyen, aucun dirigeant, aucune institution ne peut, à lui seul, porter le destin national. Mais lorsque chaque main accepte sa part de l’effort, le pays devient comme une grande kora dont chaque corde participe à la même mélodie.
C’est peut-être là le plus grand défi de notre époque.
Nous vivons dans un monde où chacun revendique sa liberté. Pourtant, les peuples qui durent sont ceux où chacun accepte aussi sa responsabilité.
La liberté sans devoir devient le désordre.
L’autorité sans justice devient la domination.
La richesse sans partage devient une fracture.
Le progrès sans conscience devient une illusion.
Le véritable patriotisme ne consiste donc pas seulement à aimer son pays lorsque l’hymne national retentit ou lorsque le drapeau flotte au vent. Il consiste à accomplir avec excellence ce que personne ne voit : respecter la loi lorsqu’elle ne nous avantage pas, servir avec intégrité lorsque personne n’applaudit, protéger le bien public comme s’il était notre propre héritage.
Car les nations ne meurent presque jamais sous les coups de leurs ennemis.
Elles s’affaiblissent lorsque leurs enfants cessent de croire que l’intérêt collectif mérite davantage d’efforts que leurs intérêts particuliers.
Le sept nous apprend que toute renaissance commence dans le cœur.
Le douze nous enseigne que cette renaissance ne prend toute sa force que lorsqu’elle devient une culture, une administration, une école, une justice, une économie et une gouvernance inspirées par les mêmes valeurs.
Autrement dit, la conscience doit finir par prendre la forme d’institutions.
C’est ainsi que le visible devient le reflet de l’invisible.
À soixante-six ans, la Côte d’Ivoire possède aujourd’hui les moyens de franchir une nouvelle étape de son histoire. Le temps n’est plus seulement à construire davantage ; il est à construire mieux.
Mieux dans la confiance.
Mieux dans la transparence.
Mieux dans la solidarité.
Mieux dans la transmission.
Car une Nation n’atteint sa véritable maturité ni lorsque ses villes touchent le ciel, ni lorsque son économie impressionne les marchés. Elle atteint sa maturité lorsque chaque citoyen comprend que la grandeur d’un pays ne dépend jamais uniquement de ceux qui le gouvernent, mais aussi de la qualité morale de celles et ceux qui le servent, l’éduquent, le cultivent, le protègent et l’aiment.
Alors le sept rejoint le douze.
La transformation intérieure devient une organisation collective.
La sagesse devient gouvernance.
La foi dans l’avenir devient civilisation.
Et la liberté cesse d’être une conquête du passé pour devenir une responsabilité quotidienne.
C’est à ce prix seulement qu’une indépendance devient un héritage vivant, transmis de génération en génération comme un flambeau que chacun reçoit avec gratitude et remet, plus lumineux encore, à ceux qui viendront après lui.
LE BAOBAB DE L’AVENIR
La prophétie d’une Nation qui choisit la lumière
Il est une vérité que les anciens d’Afrique transmettaient sans jamais l’écrire : l’avenir ne se prédit pas, il se cultive.
Le vieillard qui plante un baobab sait qu’il ne s’assiéra probablement jamais sous son ombre. Pourtant, il plante. Non par naïveté, mais parce qu’il comprend que la plus haute forme de sagesse consiste à offrir demain à ceux que l’on ne connaîtra jamais.
Toute nation digne de ce nom est un baobab.
Ses racines plongent dans la mémoire de ses ancêtres. Son tronc est fait des sacrifices de celles et ceux qui l’ont servie avec loyauté. Ses branches portent les rêves de la jeunesse. Ses fruits appartiennent aux générations futures.
Ainsi se mesure la véritable grandeur d’un peuple : non à ce qu’il possède aujourd’hui, mais à ce qu’il prépare pour demain.
La Côte d’Ivoire entre désormais dans une saison décisive de son histoire.
Le temps de la conquête est derrière elle.
Le temps de la maturation est devant elle.
Il ne s’agit plus seulement d’accumuler des performances économiques, d’attirer des investissements ou de multiplier les infrastructures. Tout cela demeure nécessaire. Mais les civilisations qui traversent les siècles savent qu’une prospérité qui n’élève pas la dignité humaine finit toujours par s’épuiser.
Les maîtres spirituels de toutes les traditions convergent sur ce point : la lumière véritable n’est jamais une domination ; elle est un rayonnement.
Le soleil ne choisit pas les maisons qu’il éclaire.
La pluie ne demande pas l’identité des champs qu’elle féconde.
Le fleuve ne refuse pas son eau à celui qui vient s’y désaltérer.
La nature enseigne sans discours que la grandeur consiste moins à posséder qu’à irriguer.
Que serait alors une Côte d’Ivoire fidèle à sa vocation profonde ?
Ce serait un pays où l’autorité inspire davantage qu’elle n’impose.
Un pays où la justice rassure avant de punir.
Un pays où l’école ne transmet pas seulement des connaissances, mais forme des consciences.
Un pays où la réussite individuelle devient une promesse collective.
Un pays où l’État est fort parce que la confiance entre les citoyens est plus forte encore.
Car le destin d’une nation ne dépend jamais uniquement de ses dirigeants. Il dépend du niveau de conscience de son peuple.
Chaque fonctionnaire intègre, chaque enseignant passionné, chaque agriculteur courageux, chaque entrepreneur honnête, chaque artisan consciencieux, chaque parent qui transmet le respect, chaque jeune qui refuse la facilité participe silencieusement à l’édification de la République.
Les grandes révolutions commencent rarement dans les palais.
Elles naissent dans les consciences.
À cet instant précis, le symbolisme du sept et du douze prend toute sa profondeur.
Le sept rappelle que la première victoire est toujours intérieure. Aucune réforme durable ne peut remplacer un cœur qui choisit librement la vérité, l’intégrité et le service.
Le douze rappelle que cette victoire personnelle ne prend toute sa force que lorsqu’elle devient une culture commune, des institutions solides, une gouvernance juste et une fraternité vécue.
Lorsque le cœur et la cité se rejoignent, la nation cesse d’être une addition d’individus. Elle devient une communauté de destin.
Peut-être est-ce cela que nous invite à méditer le 7 août.
L’indépendance n’est pas un monument devant lequel on dépose des gerbes une fois par an. Elle est une responsabilité que l’on renouvelle chaque matin.
Elle n’est pas un héritage que l’on consomme.
Elle est une promesse que l’on honore.
Alors, en célébrant les 66 ans de notre souveraineté, ne demandons pas seulement ce que notre pays nous a donné.
Demandons-nous aussi ce que nous ajoutons, chaque jour, à son patrimoine moral.
Les routes finiront par être remplacées.
Les bâtiments seront rénovés.
Les technologies deviendront anciennes.
Mais une conscience juste traverse les générations.
Un peuple qui choisit la vérité laisse une empreinte plus durable que celui qui accumule les richesses sans préserver son âme.
C’est pourquoi la plus belle ambition pour la Côte d’Ivoire n’est peut-être pas de devenir uniquement l’une des plus grandes économies du continent.
Sa vocation pourrait être plus élevée encore : devenir une nation où la prospérité marche avec la justice, où la modernité dialogue avec les traditions, où l’excellence économique s’accompagne d’une excellence morale.
Alors, le sept aura porté son fruit.
Le douze aura trouvé son ordre.
Et les soixante-six années parcourues ne seront plus seulement le récit d’un temps écoulé, mais les fondations d’un siècle nouveau.
Les anciens Akan disaient que « le palmier ne boit pas sa propre sève ». Tout ce qu’il puise dans la terre devient huile, vin, ombre, fibres ou nourriture pour les autres.
Qu’il en soit ainsi de notre Nation.
Qu’elle transforme ses talents en espérance, ses richesses en solidarité, sa puissance en paix et sa liberté en responsabilité.
Alors, le monde ne regardera plus seulement la Côte d’Ivoire comme une terre de croissance.
Il la reconnaîtra comme une terre de sagesse.
Et lorsque les générations futures ouvriront le grand livre de notre histoire, elles pourront écrire avec gratitude :
« Ils avaient reçu une indépendance. Ils en ont fait une civilisation. »
C’est peut-être là la plus haute signification du 7 août.
Non pas seulement célébrer le jour où un peuple est devenu libre, mais choisir, chaque année, de devenir plus digne encore de cette liberté.
Bonne Fête de l’Indépendance à la Côte d’Ivoire.
Par Norbert KOBENAN
Lutte contre la corruption en Afrique - Soro Mamadou, le Vp de la confédération syndicale internationale région Afrique en mouvement
Dans le cadre de la mobilisation des partenaires sociaux dans le combat contre la corruption pour promouvoir le développement, la Confédération Syndicale Internationale Région Afrique (CSI-Afrique), de concert avec ses affiliées en Côte d’Ivoire, l’UGTCI, la CISL-DIGNITE, la FESACI-CG, l’UNATR-CI et HUMANISME, a initié une campagne d’affichage sur le thème « Combattons la corruption pour promouvoir le développement », dans la ville d’Abidjan.
Les affiches sont bien visibles, en venant de l’aéroport, près du Parc des Expositions, à Cocody Cité Rouge et à Treichville Avenue 1, Gare de Bondoukou, depuis le 24 juillet 2026.
La campagne court jusqu’au 31 août 2026.
OXFAM et la SOLIDARITY CENTER deux organisations de la société civile au plan international, participent à cette campagne.
Ensemble, « Combattons la corruption pour promouvoir le développement ».
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L'ivoirisation des compétences face au choix de la FIF- La souveraineté sportive en question et la nécessaire soumission au droit commun
La récente officialisation par la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), sous la plume de son Président Yacine Idriss Diallo, de la désignation de Monsieur Hervé Jean-Marie Roger Renard à la tête des Éléphants, remet au premier plan un débat fondamental qui dépasse le simple cadre du rectangle vert : celui de l'employabilité et de la promotion des compétences nationales. Alors que les services du Ministère de l'Emploi œuvrent inlassablement à promouvoir et à défendre le principe de l'ivoirisation des postes de responsabilité au sein des entreprises et des organisations en Côte d'Ivoire, le choix de la FIF de s'en remettre à l'expertise étrangère sans se soumettre aux règles en vigueur interpelle et met en lumière une infraction caractérisée aux dispositions légales du pays.
En droit du travail ivoirien et dans l'esprit des politiques publiques de l'emploi, l'ivoirisation des postes vise à garantir la préférence nationale, favorisant l'accès des cadres locaux aux plus hautes fonctions lorsqu'ils disposent des qualifications requises. L'encadrement juridique de l'emploi des non-nationaux repose sur des textes réglementaires précis qui s'imposent à l'ensemble des entités exerçant sur le territoire national, sans exception aucune.
Les dispositions clés de la réglementation en la matière sont formelles :
Le Décret n° 96-287 du 3 avril 1996 :
Relatif à l'instauration et à la régulation du visa de contrat de travail pour les travailleurs étrangers, posant les bases de la protection de l'emploi national.
L'Arrêté Interministériel n° 1437 du 19 février 2004 (portant modification de l'arrêté antérieur n° 4810) :
C'est le texte cardinal qui renforce l'obligation d'un plan d'ivoirisation.
L'obligation du Plan d'Ivoirisation : L'Article 3 de l'Arrêté n° 1437
stipule de manière non équivoque que « toute demande de visa de contrat au profit d'un travailleur non ivoirien doit être accompagnée d'un plan d'ivoirisation du poste, approuvé par le ministre en charge de l'emploi ».
Le texte précise que la demande de visa est strictement irrecevable si elle n'est pas assortie de ce plan, dont la durée maximale est fixée à deux ans.
Aussi, avant de pouvoir solliciter l'engagement d'un profil non national, l'employeur est tenu de prouver que le poste a fait l'objet de recherches ou de publications auprès des organismes de placement nationaux (tels que l'AGEPE) afin de s'assurer qu'aucun cadre local ne dispose des compétences requises.
Lequel plan d'ivoirisation a pour finalité d'organiser, sur une période déterminée, la formation et le transfert de compétences au profit d'un cadre national destiné à remplacer à terme le travailleur étranger.
Pourtant, dans le domaine hautement stratégique du sport de haut niveau, la FIF semble s'être totalement affranchie de ces obligations cardinales. Face à cette nomination, les constats sont amers et sans appel :
le Ministère de l'Emploi a-t-il été saisi ? Je ne pense pas.
Aucune démarche réglementaire préalable n'a été accomplie auprès des autorités compétentes pour valider un quelconque plan d'ivoirisation.
Y a-t-il eu une publication officielle du poste pour garantir la transparence et l'employabilité locale ? Sauf erreur de ma part je n'en ai pas connaissance. Le poste n'a fait l'objet d'aucun appel à candidatures public auprès des organismes nationaux de placement pour donner leur chance aux techniciens ivoiriens.
En agissant ainsi, la Fédération donne le fâcheux sentiment que le sport-roi en Côte d'Ivoire serait une zone de non-droit soustraite aux lois de la République. Cette loi est faite pour tout le monde et elle doit être respectée par tous, qu'il s'agisse d'une entreprise industrielle ou d'une association sportive délégataire d'une mission de service public.
Le vivier national méprisé et la leçon de la construction par la durée
Pourtant, notre pays regorge de nombreux talents ivoiriens dotés de diplômes de haut niveau et d'une expertise technique incontestable, trop souvent relégués au second plan.
À l'international, l'exemple de grandes nations sportives démontre que la performance durable repose sur la stabilité et la confiance accordée aux compétences nationales.
La France vient de rappeler au monde entier, à travers l'exemple de Didier Deschamps qui a passé quatorze années à la tête de la sélection , que rien de grand ne s'obtient sans la construction sur le long terme. Dans la même lignée, les techniciens qui ont successivement dirigé l'équipe nationale française ont tous été de grands joueurs nationaux, de Laurent Blanc à Didier Deschamps, et aujourd'hui Zinedine Zidane.
Être Président de la FIF est un privilège insigne, mais les dirigeants doivent garder à l'esprit que leurs choix impactent directement trente millions de citoyens.
Au-delà des symboles, une interrogation demeure : qui peut objectivement nous citer le palmarès de joueur d'Hervé Renard ?
Aujourd'hui, force est de constater que le football local ou national n'intéresse plus comme avant.
Ne faisons pas en sorte que les Ivoiriens ressentent un désamour profond pour leur propre équipe nationale.
Cet avertissement n'est dicté par aucune posture partisane nous ne sommes pro-personne, nous sommes résolument pro-Côte d'Ivoire.
Non, ce choix n'est pas acceptable.
Vos décisions impactent toute une nation.
Nul n'est au-dessus de la loi
L'Ivoirisation des compétences ne doit pas être un vain mot réservé aux seuls secteurs administratifs ou industriels ; elle doit irriguer l'ensemble des institutions nationales.
Si la procédure actuelle a court-circuité les règles fondamentales régissant l'emploi des non-nationaux, la conclusion s'impose d'elle-même :
le processus doit être entièrement repris.
Nul n'est au-dessus de la loi en Côte d'Ivoire.
En l'absence de respect des textes sur l'employabilité et d'un plan d'ivoirisation assorti d'objectifs de transmission de savoir-faire, le football ivoirien s'enferme dans un cycle perpétuel de dépendance extérieure, bafouant la dignité et la compétence avérée des cadres sportifs nationaux.
Une contribution d’ El Hadj HAROUNA KOLOGO
Affaire rachat du stock résiduel inventorié de cacao- Le Conseil du Café-Cacao clôt le rachat des 100 000 tonnes
À quelques semaines de l'ouverture de la campagne cacaoyère 2026-2027, le Conseil du Café-Cacao (Ccc) a annoncé la clôture officielle du programme exceptionnel de rachat des 100 000 tonnes de fèves inventoriées, mis en œuvre en collaboration avec l'Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao.
Le régulateur estime désormais ce dossier définitivement clos et invite les acteurs de la filière à se mobiliser autour des prochains défis du secteur.
Dans un communiqué publié le 5 août 2026, le Ccc rappelle que cette opération exceptionnelle avait été lancée entre le 12 et le 18 janvier 2026, dans un contexte marqué par une crise sans précédent sur le marché mondial du cacao.
Face à un effondrement de plus de 70 % des cours internationaux, le dispositif visait à désengorger le marché intérieur et à soutenir les producteurs en rachetant un stock de 100 000 tonnes de fèves inventoriées auprès de 1 400 coopératives agréées.
Le cacao concerné a été acquis au prix garanti de 2 800 FCFA le kilogramme. Toutefois, le Conseil du Café-Cacao précise que cette mesure ne couvrait pas l'ensemble de la récolte principale d'octobre à mars.
Le volume de rachat avait été volontairement limité à 100 000 tonnes en raison des contraintes budgétaires, les ressources disponibles ne permettant pas d'étendre cette garantie à l'ensemble de la production.
Afin de faciliter l'écoulement des volumes non concernés par ce programme, le Gouvernement avait décidé d'anticiper d'un mois l'ouverture de la campagne intermédiaire, fixée exceptionnellement au 1er mars 2026 au lieu du 1er avril. Les fèves commercialisées dans ce cadre bénéficiaient du prix garanti de 1 200 FCFA le kilogramme.
Des revendications jugées sans fondement
À l'approche de la nouvelle campagne, le régulateur indique constater la réapparition de revendications émanant de certaines coopératives et de responsables syndicaux, qui réclament un nouveau rachat de cacao au prix de 2 800 FCFA le kilogramme.
Le Conseil du Café-Cacao rejette ces demandes, estimant qu'elles « n'ont aucun fondement ».
Selon l'institution, le cacao concerné devait être écoulé pendant la campagne intermédiaire, ouverte depuis le mois de mars et qui s'achèvera le 31 août 2026.
Le communiqué dénonce également les agissements de « certains individus mal intentionnés » qui chercheraient, selon le Ccc, à obtenir des financements supplémentaires pour des volumes dont la valeur correspond désormais au prix garanti de la campagne intermédiaire.
Dans ce contexte, le régulateur appelle l'OIA Café-Cacao, qu'il présente comme la seule organisation nationale habilitée à représenter les producteurs, à œuvrer au retour du calme et à contribuer à préserver la sérénité au sein de la filière.
Priorité aux réformes
Au-delà de ce dossier, le Conseil du Café-Cacao invite les différents acteurs à concentrer leurs efforts sur les prochaines échéances stratégiques.
Il cite notamment l'entrée en vigueur de la Carte du producteur, prévue à compter du 1er septembre 2026, ainsi que l'application du Règlement de l'Union européenne sur la déforestation (RDUE), attendue le 1er janvier 2027.
Le Ccc conclut en réaffirmant que le programme de rachat des stocks inventoriés a été entièrement exécuté et clôturé depuis plusieurs mois, tout en appelant l'ensemble des intervenants de la filière à privilégier le dialogue et la préparation de la prochaine campagne cacaoyère.
AYOKO MENSAH
COMMUNIQUE DE PRESSE
Abidjan, le 5 août 2026
Depuis quelques semaines, des communications par voie de presse font état d’un stock restant de cacao que Le Conseil du Café Cacao se serait engagé à acheter à 2800F CFA /kg.
Pour rappel, afin de faire face à l’effondrement des cours mondiaux du cacao de plus de 70% et à l’accumulation des stocks de cacao en région, le Gouvernement a instruit le Conseil du Café-Cacao à acheter 100,000 tonnes de cacao afin de fluidifier la commercialisation.
A cet effet, 280 milliards de F CFA ont été débloqués et mis à la disposition du Conseil du Café Cacao pour l’exécution de cette opération.
Ainsi, ce programme de rachat des 100,000 tonnes de cacao, qui a été lancé et exécuté par Le Conseil du Café Cacao en relation avec l’OIA Café-Cacao selon des critères bien définis, est belle et bien terminée.
Le Conseil du Café Cacao tient donc à préciser qu’il n’a jamais été question de racheter la totalité de la production mais seulement le stock de 100,000 tonnes identifiées, inventoriées et disponibles dans les magasins bien reconnus.
La Direction
La République que les anciens espèrent encore - Quand la parole se retire pour laisser place à la conscience
Et lorsque les anciens eurent achevé de parler, un long silence descendit sur l’assemblée.
Ce n’était pas le silence de l’oubli, ni celui de la résignation. C’était un silence plus profond, plus rare, plus exigeant : celui qui suit les paroles capables de survivre à ceux qui les prononcent. Car la sagesse véritable ne cherche jamais à couvrir le bruit du monde. Elle cherche un refuge plus durable : la conscience des hommes.
Alors l’un des anciens se leva. Son visage portait la gravité de ceux qui ont vu passer plusieurs saisons de l’Histoire. Il regarda la terre, puis les visages, et dit :
« Côte d’Ivoire, terre de promesses et d’espérance, souviens-toi que les Nations ne meurent pas faute de richesses. Elles déclinent lorsqu’elles cessent de croire en leurs valeurs. »
Cette parole, simple en apparence, contenait une vérité immense.
Depuis soixante-six ans, notre pays a traversé des aurores et des nuits. Il a connu l’enthousiasme des commencements, la ferveur des bâtisseurs, l’épreuve des fractures, la douleur des divisions, la patience de la reconstruction et la joie du renouveau. Chaque époque a laissé son empreinte. Chaque crise a porté une leçon. Chaque victoire a imposé un devoir.
L’Histoire n’est pas seulement ce que les peuples ont vécu. Elle est ce qu’ils choisissent de retenir de ce qu’ils ont vécu.
Ne jamais laisser les blessures gouverner l’avenir
Une Nation mûrit lorsqu’elle cesse de nier ses blessures, mais refuse de leur abandonner son avenir.
La Côte d’Ivoire ne doit jamais permettre que les ombres d’hier confisquent la lumière de demain. Le passé doit instruire, non emprisonner. Il doit éclairer les consciences, non nourrir les rancœurs.
La mémoire nationale n’a de grandeur que lorsqu’elle devient une école de paix.
Il faut donc se souvenir sans haïr, corriger sans humilier, pardonner sans oublier les leçons, et avancer sans reproduire les fautes anciennes. Une République véritablement forte n’est pas celle qui prétend n’avoir jamais connu de blessures. C’est celle qui transforme ses cicatrices en sagesse collective.
Le temps est venu de comprendre que la paix ne consiste pas seulement en l’absence de conflit. Elle est la qualité du lien entre les citoyens. Elle est la confiance dans les institutions. Elle est la certitude que chacun compte, que nul n’est condamné par son origine, son appartenance ou sa condition.
Le pouvoir passe, le service demeure
Que la politique reste un service avant de devenir une conquête.
Cette exigence devrait être inscrite au fronton de toutes les institutions. Car le pouvoir n’est jamais une propriété. Il est une charge provisoire confiée à ceux que l’Histoire place, pour un temps, au sommet des responsabilités.
À vous, dirigeants d’aujourd’hui et de demain, souvenez-vous que les peuples oublient souvent les discours, mais qu’ils gardent longtemps la mémoire des décisions justes. Gouvernez avec la fermeté de ceux qui savent protéger l’intérêt général, mais aussi avec l’humilité de ceux qui savent qu’ils ne sont que des passeurs.
L’autorité véritable ne se mesure pas à la peur qu’elle inspire, mais à la confiance qu’elle suscite.
Une grande République n’attend pas de ses dirigeants qu’ils soient infaillibles. Elle leur demande d’être responsables, courageux, lucides, capables d’écouter et assez grands pour corriger leurs propres erreurs.
Le pouvoir passe. Le service demeure. Les fonctions s’effacent. L’exemple reste.
L’économie n’a de grandeur que lorsqu’elle élève l’homme
Que l’économie demeure un moyen de créer la dignité avant de devenir un instrument d’accumulation.
Une Nation ne peut se satisfaire de chiffres brillants si une part de sa population demeure au bord du chemin. Le progrès ne prend tout son sens que lorsqu’il devient visible dans la vie quotidienne : dans l’école accessible, dans le soin disponible, dans l’emploi digne, dans le revenu sécurisé, dans la route qui désenclave, dans l’électricité qui éclaire, dans l’eau qui protège la santé et dans l’administration qui respecte le citoyen.
La croissance sans justice peut enrichir un pays tout en appauvrissant son âme.
La Grande Côte d’Ivoire ne sera donc pas uniquement celle des autoroutes, des ports, des immeubles et des performances économiques. Elle sera celle où un enfant, quel que soit son village, pourra croire sans naïveté en son avenir ; où une femme trouvera dans son travail la reconnaissance de son mérite ; où un jeune pourra entreprendre sans être condamné d’avance par l’absence de relations ; où un ancien sera honoré pour sa sagesse ; où le bien public sera protégé comme un patrimoine sacré.
Le développement devient véritable lorsqu’il cesse d’être une abstraction et devient une expérience vécue.
Des racines profondes pour des branches hautes
Les anciens aiment rappeler qu’« un arbre ne choisit pas ses racines, mais il choisit la direction de ses branches ».
Nos racines plongent dans une histoire riche de peuples, de langues, de royaumes, de traditions et de coutumes. Elles portent la mémoire des villages, la parole des chefs, la foi des familles, le respect des anciens, le sens de l’hospitalité et la valeur de la parole donnée.
Mais les racines ne doivent pas devenir des chaînes. Elles doivent nourrir l’élévation.
Les branches de la Côte d’Ivoire doivent désormais s’élancer vers la science, l’innovation, la justice, la solidarité, la culture, l’excellence et la paix. Une Nation n’honore pas ses traditions en les enfermant dans le passé. Elle les honore en les transformant en force pour l’avenir.
Le véritable défi est là : devenir moderne sans devenir amnésique, s’ouvrir au monde sans se perdre, progresser sans renier l’essentiel.
Chaque citoyen ajoute une pierre invisible à la République
Le destin d’une Nation ne se décide pas seulement dans les palais du pouvoir. Il se forge dans les classes, les tribunaux, les casernes, les hôpitaux, les champs, les ateliers, les bureaux, les marchés et les familles.
À vous, fonctionnaires, enseignants, magistrats, militaires, forces de sécurité, agriculteurs, ouvriers, artisans, entrepreneurs, artistes, chercheurs, chefs traditionnels, guides religieux et acteurs de la société civile : souvenez-vous que chaque acte accompli avec probité ajoute une pierre invisible à l’édifice national.
La République se construit autant par les grandes décisions que par les gestes ordinaires.
Un enseignant qui transmet avec conscience, un agent public qui refuse la corruption, un magistrat qui juge avec impartialité, un entrepreneur qui respecte ses engagements, un citoyen qui protège le bien commun : tous participent à la grandeur nationale.
Les institutions donnent une forme à la République. Les comportements lui donnent une âme.
Jeunesse ivoirienne : ne demande pas seulement l’avenir, façonne-le
À vous, jeunesse ivoirienne, l’Histoire ne demande pas d’attendre. Elle vous demande d’agir.
N’attendez pas que l’avenir vous soit offert. Façonnez-le. Refusez la facilité lorsque le travail est nécessaire. Refusez la haine lorsque le dialogue reste possible. Refusez la résignation lorsque l’espérance demeure vivante.
Les grandes révolutions ne commencent pas toujours dans la rue. Elles commencent souvent dans l’esprit d’une génération qui décide de devenir plus exigeante envers elle-même.
Le pays a besoin de votre énergie, mais aussi de votre discipline. Il a besoin de votre créativité, mais aussi de votre constance. Il a besoin de vos rêves, mais aussi de votre capacité à les transformer en projets, en entreprises, en inventions, en œuvres et en services utiles à la communauté.
L’Histoire ne demande pas à chaque génération d’être parfaite. Elle lui demande de transmettre un pays un peu meilleur que celui qu’elle a reçu.
Du développement à l’élévation
Voilà le véritable sens de ces soixante-six années.
Non pas célébrer le chemin parcouru avec suffisance, mais accueillir avec humilité la responsabilité du chemin qui demeure.
Non pas vivre de la gloire des bâtisseurs d’hier, mais devenir les bâtisseurs de demain.
Non pas seulement développer la Côte d’Ivoire, mais l’élever.
Une Nation devient véritablement grande lorsque chacun comprend que son destin personnel est lié au destin collectif. Aucun succès individuel n’est durable dans un pays qui s’affaiblit. Aucune prospérité privée ne peut longtemps survivre à la fragilité publique.
La République n’appartient ni à un gouvernement, ni à un parti, ni à une génération. Elle appartient à tous ceux qui acceptent d’en devenir les gardiens.
Ce que les générations futures devront pouvoir dire
Et lorsque viendra le centenaire de l’indépendance, puisse une génération nouvelle regarder notre époque sans amertume et dire :
« Ils ne nous ont pas seulement construit des routes ; ils nous ont ouvert des chemins d’espérance. Ils n’ont pas seulement bâti des ponts ; ils ont rapproché les cœurs. Ils n’ont pas seulement développé une économie ; ils ont élevé une conscience nationale. Ils nous ont transmis une République plus juste, plus fraternelle et plus forte qu’ils ne l’avaient reçue. »
Alors seulement, les anciens pourront reposer en paix.
Car leur plus grand héritage ne sera pas la terre laissée derrière eux, mais les valeurs qu’ils auront inspirées à ceux qui leur ont succédé.
Bonne fête de l’Indépendance, Côte d’Ivoire.
Que Dieu bénisse notre Nation. Qu’Il éclaire ses dirigeants, inspire sa jeunesse, fortifie ses institutions et fasse de notre diversité une source inépuisable d’unité, de paix et de prospérité.
À soixante-six ans, la Côte d’Ivoire n’a plus seulement rendez-vous avec son développement. Elle a rendez-vous avec sa grandeur.
Et la véritable grandeur d’une Nation commence toujours dans la conscience de son peuple.
Par Norbert KOBENAN
Augmentation des prix du carburant à la pompe - Le ministre Amadou Koné rassure les transporteurs et les consommateurs
Les transporteurs, autant que tous les autres automobilistes devront désormais débourser un peu plus pour s'octroyer du carburant qui vient d'enregistrer une hausse. Face à cette mesure qui pourrait faire grincer des dents dans le milieu du transport, le ministre Amadou Koné du Transport et des Affaires Maritimes, est monté au créneau le lundi 3 août dernier pour rencontrer les responsables du secteur du transport et ceux des consommateurs. Au menu, la non augmentation du coût du transport. Entouré de ses plus proches collaborateurs, notamment le Directeur de cabinet, Coné Dioman, le Dgttc Sacko Oumar et le Dircom Samou Diawara, Amadou Koné, a, tout le long de son intervention, demandé à ses hôtes de ne pas augmenter les coûts du transport, estimant que l'actuel renchérissement va baisser. '' Ça va baisser '', a -t-il toujours affirmé sans fioritures, mettant également dans la balance les efforts consentis par le gouvernement et toutes les réalisations structurantes et structurelles. Le DG du Haut Conseil, Diaby Brahima dit avoir pris bonnes notes. Et a promis rencontrer la base. Toutefois, il a égrené quelques revendications non résolues suite à la dernière augmentation. Quant au président Touré de la Cngr-CI, il s'est félicité de la tenue de cette rencontre, tout en regrettant le fait que les responsables des organisations professionnelles qu'ils sont, n'ont pas été associés en amont à cette décision. Pour le président Touré que dire à la base s'ils n'ont pas associé au sujet à la base ?
Adama Touré a été clair en notant que sans cette rencontre et surtout sans la considération du ministre à leur égard, le mot d'ordre d'une grève serait lancé dans les tout-petits prochains jours. Pour sa part, Soumahoro Ben N'Fally des consommateurs, il a estimé que toutes décisions publiques prises sans les acteurs, sont prises contre eux. Le ministre a rassuré qu'il y a certes renchérissement pendant ce mois, mais qu'il aura baisse de coût dès que possible. Il a salué la qualité de sa collaboration avec les responsables de transport.
Le ministre Amadou Koné a insisté sur la professionnalisation du secteur et a parlé du renouvellement du parc -auto. Il n'a pas occulté la question de la Convention inter- professionnelle. Un Comité tripartite Ministère, transporteurs et consommateurs devrait rapidement travailler sur le sujet et faire des propositions concrètes au ministre.
Koné De Sayara
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