Communiqué

Prix garanti bord champ (campagne 2025-2026): CACAO 2800 Fcfa / KgCAFE 1700 Fcfa / Kg

dimanche 18 janvier 2026
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Bonne nouvelle : le Conseil coton anacarde karité vient de frapper encore un grand coup. A Kansas City (Missouri, USA), le 4 décembre 2025, la filière cajou ivoirienne franchit une nouvelle étape stratégique. Ce à travers la signature d’une convention de partenariat entre le Conseil coton anacarde Karité et la société américaine The Andersons. Selon une note à la presse, cet accord vise à renforcer la commercialisation internationale de la noix de cajou produite en Côte d’Ivoire et à améliorer durablement les revenus des producteurs.
Acteur mondial majeur du commerce agricole, The Andersons expédie chaque année plus de 750 000 tonnes de marchandises vers divers marchés internationaux. Classée 15ᵉ exportateur en conteneurs en 2021 par le Journal of Commerce et 2ᵉ plus grand exportateur américain de grains et d’oléagineux, l’entreprise est reconnue pour son expertise logistique et commerciale. Sa collaboration avec la Côte d’Ivoire traduit ainsi un engagement fort envers la valorisation de la filière anacarde.
Pour M. Mamadou BERTE, Directeur général du Conseil coton anacarde karité, cet accord constitue « une avancée décisive » pour un pays déjà premier producteur mondial de noix brutes de cajou. Il souligne que ce partenariat permettra d’assurer un débouché fiable aux produits ivoiriens et de garantir des prix plus avantageux aux producteurs, renforçant ainsi la stabilité de leurs revenus.
L’un des points clés de cette convention repose sur la fourniture de plus de 100 000 tonnes de noix brutes de cajou à The Andersons pour la campagne 2026. Ce volume stratégique illustre la volonté du Conseil coton anacarde karité d’optimiser sa politique de commercialisation et de conforter la place du pays sur le marché mondial du cajou.
En s’engageant dans cette collaboration structurante, le Conseil confirme son ambition de protéger les intérêts des producteurs, de stimuler la compétitivité de la filière et de favoriser une croissance durable.
Si les projections se concrétisent, cet accord pourrait marquer un tournant majeur pour l’anacarde ivoirien et renforcer davantage l’influence du pays sur la scène internationale.
Bamba Mafoumgbé


Il y a des dirigeants qui embrassent le pouvoir comme une récompense.
Et il y a ceux qui le portent comme un fardeau nécessaire.
Alassane Dramane Ouattara appartient clairement à la seconde catégorie.

En Afrique de l’Ouest, où les régimes tombent comme des dominos mal empilés, le président ivoirien ressemble à cet homme qui tient une vaisselle déjà fêlée : il sait qu’il ne l’a pas choisie, mais il sait aussi que si elle tombe, ce n’est pas seulement lui qui paie le prix. C’est tout un pays.

Né à Dimbokro, héritier de Kong, formé dans les couloirs feutrés du FMI et de la BCEAO, Ouattara a longtemps parlé le langage froid des chiffres avant d’être happé par la grammaire chaotique de la politique ivoirienne. Technocrate par formation, homme d’État par nécessité, il fait partie de cette génération rare de dirigeants africains qui ont appris le monde avant de prétendre gouverner un territoire.

Mais son destin bascule vraiment le jour où la Côte d’Ivoire cesse d’être un dossier, pour redevenir une urgence.

Pendant des années, il a été l’homme du “temps long” : celui qui corrige les courbes, renégocie les dettes, remet les indicateurs dans le vert. Puis la crise post-électorale de 2010–2011 en fait un dirigeant de front. Le pays est au bord de l’implosion, les institutions sont fracturées, les armes parlent plus fort que les urnes.

Ouattara arrive au pouvoir dans le fracas, mais gouverne dans la méthode. Il ne se rêve ni en sauveur, ni en prophète : il se pense en réparateur. Son logiciel reste celui de la rigueur – croissance soutenue, finances publiques stabilisées, infrastructures à marche forcée, digitalisation de l’État. Les bilans économiques lui donnent raison, mais la politique, elle, ne tient pas un tableau Excel.

Son style est vertical, concentré, parfois abrupt. Ses partisans y voient la main ferme dont un pays abîmé avait besoin. Ses adversaires y lisent la preuve d’une dérive autoritaire. Dans une région où la faiblesse de l’État ouvre la porte aux armées et aux milices, Ouattara assume une autre erreur possible : celle d’être trop fort plutôt que trop absent.

Le moment de vérité, toutefois, ne se joue pas en 2011, mais en 2020.
Quelque part entre une promesse et un deuil.

En mars, le président annonce qu’il ne sera pas candidat à un nouveau mandat. Le geste est salué, parfois même encensé : enfin un dirigeant africain qui accepte de passer la main, entend-on dans les chancelleries. Le récit est prêt, presque écrit d’avance : celui d’un technocrate devenu démocrate, d’un homme qui quitte la scène au sommet de ses résultats.

Puis, en juillet, Amadou Gon Coulibaly meurt.
D’un coup, le scénario se fissure.

Le dauphin n’était pas seulement un successeur désigné. Il était l’architecture même de la transition. Son décès brutal révèle ce que beaucoup savaient et que peu osaient dire tout haut : la Côte d’Ivoire n’avait pas, à ce moment précis, de succession apaisée, ni de consensus minimum pour l’organiser.

Le 6 août 2020, quand Ouattara annonce sa candidature, il ne renie pas seulement une parole. Il choisit un risque plutôt qu’un autre. La communauté internationale y voit un précédent inquiétant. L’opposition y voit une confiscation. Le chef de l’État, lui, y voit un pare-feu : prolonger un mandat pour éviter d’avancer à découvert sur un champ politique miné.

On peut contester le choix. On ne peut pas nier l’équation dans laquelle il s’inscrit.

En privé, Alassane Ouattara se décrit rarement comme un “leader fort”. Il se voit plutôt comme un veilleur : celui qui reste éveillé pendant que les autres dorment, non parce qu’il aime la nuit, mais parce qu’il sait ce qui peut y rôder.

L’exil lui a appris la patience.
La crise lui a appris la brutalité du réel.
Le deuil lui a rappelé que le pouvoir n’offre aucun bouclier contre la douleur.

Deux noms résument ce coût humain : Amadou Gon Coulibaly et Amadou Soumahoro. Les perdre, pour lui, ce n’est pas seulement perdre des hommes clés. C’est enterrer une partie de son “nous”. Quand il parle de ces compagnons, il le fait rarement devant les caméras. Mais derrière la réserve, on devine une solitude accrue, presque minérale.

Le pouvoir isole, le deuil l’enterre”, pourrait-il écrire en marge de ses discours.
Reste alors une seule béquille : le sens du devoir.

Sur la scène régionale, le paradoxe Ouattara est encore plus flagrant.
À Abidjan, son style divise.
À Abuja, Accra ou Dakar, il rassure.

Doyen des chefs d’État de la CEDEAO, il est, qu’on le veuille ou non, l’un des derniers piliers d’un ordre régional bousculé. Mali, Guinée, Burkina Faso : la liste des pays passés en mode transition ou rupture s’allonge. Les cartes de l’influence se redessinent, les opinions se radicalisent, les modèles se déplacent vers des régimes en treillis.

Dans ce paysage fracturé, la Côte d’Ivoire fait figure d’exception relative : ni paradis démocratique, ni enfer autoritaire, mais État fonctionnel, croissance soutenue, armée sous contrôle, institutions qui, malgré leurs défauts, tiennent debout. À qui attribuer ce résultat ? À l’histoire longue du pays ? À sa classe moyenne renaissante ? Au pragmatisme de son président ?

Sans doute un peu de tout cela. Mais dans la mécanique régionale, le rôle d’ADO est clair : il représente ce camp fragile des États qui, malgré les tensions et les critiques, ont jusqu’ici résisté à la tentation du basculement militaire.

Reste une question, simple mais tranchante : jusqu’où peut-on prolonger la stabilité sans la confondre avec la personnalisation du pouvoir ?

En d’autres termes : quand le pare-feu devient-il, à son tour, un risque ?

C’est là que la trajectoire d’Alassane Ouattara se fait la plus ambivalente, et donc la plus intéressante pour l’analyse internationale. En 2020, il choisit la continuité au nom de la paix civile et de la stabilité régionale. Cinq ans plus tard, à l’heure d’une nouvelle investiture, il ne peut plus se contenter de brandir l’argument du risque. Il lui faut assumer une autre responsabilité : celle de préparer concrètement l’après.

Les ponts se fissureront un jour, les graphiques de croissance changeront de pente, les classements internationaux tourneront la page. Ce qui restera, ce n’est pas la courbe du PIB. C’est la capacité du pays à survivre politiquement à la sortie de scène de l’homme qui l’a tenu.

Un dirigeant n’est vraiment solide que le jour où son départ ne fait plus peur.

Ce lundi 8 décembre 2025, au palais présidentiel, lorsque Alassane Ouattara prêtera de nouveau serment devant les juges, les drapeaux, les caméras et les invités étrangers, la scène sera impeccable, presque millimétrée. Les hymnes couvriront un instant les sourdes inquiétudes, les applaudissements masqueront un moment les doutes, les discours réaffirmeront la promesse de stabilité.

Mais derrière la solennité, une vérité s’imposera, silencieuse et tenace : chaque mandat supplémentaire réduit le droit à l’erreur.

S’il échoue à préparer une transition maîtrisée, cette investiture sera l’instant où le pare-feu commence à se transformer en mur porteur trop sollicité. S’il réussit à organiser l’après, à faire émerger une génération capable de porter le pays sans le parapluie de son nom, alors ce 8 décembre 2025 pourra être relu comme le dernier acte assumé d’un dirigeant qui aura su tenir jusqu’au bout – pour mieux accepter de partir.

Dans un continent où les peuples oscillent entre la peur du vide et la fatigue des figures éternelles, la Côte d’Ivoire offre avec Ouattara un cas d’école : celui d’un homme qui n’a jamais vraiment courtisé le pouvoir, mais qui n’a jamais pu s’en délester tant que son retrait menaçait la paix.

La vraie question, désormais, n’est plus de savoir pourquoi il reste.
Elle est de savoir comment il partira.

Car au bout du compte, une seule phrase restera :

Le pouvoir n’était pas pour lui un trône.
C’était un équilibre.
Et ce 8 décembre 2025, au palais présidentiel, cet équilibre lui appartient encore.
L’Histoire, elle, le lui réclamera bientôt.


Par Norbert KOBENAN


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Dans le cadre du projet d’appui à l’autonomisation des communautés frontalières de la Côte d’Ivoire , 115 producteurs agricoles issus des localités de Boutisso, Desséné, Mandougou, Touresso,Vacérisso, Vahidougou et Vayasso ont beneficié les 3 et 4 Décembre 2025 à la salle de conférence du conseil régional à Touba, d’un renforcement de capacités suivi d’un don de matériels agricoles d’une valeur d’environ 15 millions de Fcfa. Cela, en vue d’offrir aux producteurs les outils nécessaires à la transformation durable de leurs activités. Rapporte une note à la presse des services de la Cnfci.

 

Mise en œuvre par la Cnfci avec l’appui de la Commission de l’Union africaine, cette initiative vient ainsi répondre aux défis liés à la productivité agricole dans les zones frontalières de la Côte d’Ivoire notamment le manque d’intrants de qualité, l’insuffisance d’équipements adaptés et l’absence d’encadrement technique structuré.

 

Au cours de son intervention, le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire, M. Konaté Diakalidia a d’abord exprimé sa gratitude à la Commission de l’Union Africaine, pour son engagement et son soutien constant à la Cnfci.

 

Ensuite, il a encouragé les bénéficiaires à mettre en pratique les techniques apprises et à utiliser avec soin les kits agricoles reçus et les a exhortés à en faire bon usage, à les utiliser avec rigueur, responsabilité et solidarité, afin qu’ils produisent les résultats attendus.

 

Notons que les autorités administratives et coutumières de la région notamment le corps préfectoral, le représentant du président du conseil régional du Bafing, les élus locaux et les chefs coutumiers ont rehaussé de leur présence la cérémonie officielle de remise des kits agricoles.

Bamba Mafoumgbé

Dans la commune de Bouaflé, le Rhdp a décidé de faire bloc autour du ministre Adama Koné. Kologo Harouna candidat titulaire et son suppléant (également du Rhdp ont décidé de se retirer aux profits du ministre Adama Koné le choix du parti. Une information confirmée par les DECISIONS DU 04/12/2025/CC/SG: rendue par le Conseil constitutionnel qui « ordonne à la Cei la radiation de sa candidature ainsi que celle de son suppléant » et publié le 05 Décembre 2025.
Joint par téléphone, M. Kologo Harouna a dit « se retirer aux profits du ministre Koné » Ainsi peut-on dire sans se tromper, que dans cette circonscription électorale, la discipline du parti a prévalu
Ayoko Mensah

Mohamad ITANI, Directeur général de Nestlé Côte d'Ivoire, élevé Commandeur dans l'ordre du mérite de l'éducation nationale par le ministre de l’enseignement technique de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Cette distinction est le résultat de l'engagement de Nestlé Côte d'Ivoire pour l'employabilité des jeunes, et sa contribution à l'école de la seconde chance, promue par le Gouvernement ivoirien. En effet Nestlé a ouvert depuis 2017 un centre de formation agréé qui reçoit et forme gratuitement des jeunes étudiantes et diplômés dans le secteur technique et industriel.

L'entreprise organise des formations et coachings gratuits pour renforcer les compétences des jeunes afin de faciliter leur insertion professionnelle avec plus de 18000 bénéficiaires à ce jour. Également, avec le programme My Own Business, Nestlé aide à lancer ou agrandir les activités des entrepreneurs dans la boisson Nescafé
Ces initiatives s'inscrivent dans sa volonté de participer à un développement durable en misant sur les compétences des jeunes.
B. Mafoumgbé avec Sercom

Les 27 premières entreprises lauréates du Programme économique Pour l'Innovation et la Transformation des Entreprises PEPITE 2030 incarnent le visage de l'avenir, l'esprit d'innovation et la vitalité de notre tissu entrepreneurial, a déclaré le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé , le jeudi 04 décembre 2025 à Abidjan Sofitel Hôtel Ivoire. A appris afrikchallenges.info , de sources officielles.

Le chef du gouvernement ivoirien présidait la cérémonie officielle de présentation de cette première cohorte.

« Les choix opérés, selon une approche compétitive et une rigueur reconnue, devront conduire aux résultats escomptés dans quelques années. Au sortir de cette cérémonie, les besoins individuels de chacune des entreprises sélectionnées seront analysés selon les données récentes et approfondies afin de tenir compte de leur situation économique réelle à fin 2025 ».

Et de poursuivre : « Ces travaux indispensables permettront notamment de bâtir des plans d'accompagnement solides et adéquats en ligne avec leurs ambitions respectives et assortis d'objectifs mesurables et réalistes. Je ne doute pas que grâce à l'accompagnement personnalisé de l'État dont elles bénéficieront, la réussite des Pépites servira de modèle et de source d'inspiration pour d'autres entreprises ».

Pour ce faire, Robert Beugré Mambé a invité les entreprises ivoiriennes, ainsi que les jeunes entrepreneurs et inventeurs à saisir cette opportunité historique en répondant massivement aux appels à candidatures qui seront bientôt lancés dans chaque segment dès 2026.

Par ailleurs, il a encouragé les structures publiques à jouer pleinement leur rôle d'appui en veillant à la fluidité des procédures et à la célérité dans l'accompagnement des champions nationaux. Non sans appeler les partenaires techniques et financiers à apporter leur expertise technique et leur soutien financier à cette initiative qui vise à amplifier le dynamisme économique de la Côte d'Ivoire.

« L'essence de PEPITE est d'identifier les besoins des pépites pour les accompagner à devenir des entreprises plus grandes, plus viables, appelées à devenir des futurs champions. Ensemble, engageons-nous avec foi et détermination afin que d'ici à 2030, la Côte d'Ivoire puisse compter sur une véritable constellation de champions nationaux qui sont les moteurs de la prospérité partagée et de la souveraineté économique de notre beau pays, une grande Côte d'Ivoire », a-t-il insisté.

Selon le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, ces 27 pépites ivoiriennes sont issues de 10 des 15 pôles stratégiques.

Dans le dispositif d'accompagnement pour soutenir efficacement ces entreprises sélectionnées, a-t-il annoncé, l'État a prévu des ressources dans le budget, ce qui permettra de déployer les mesures de soutien dès le début de l'année 2026.

Maxime Kré Yao est directeur général de l'entreprise "Nourrivoire" créée en 2017 et spécialisée dans la transformation du manioc en attiéké.

« Actuellement, nous sommes à plus de 150 millions Fcfa de chiffres d'affaires. Le potentiel est là. Et nous avons foi que grâce à l'accompagnement de PEPITE, d'ici à 2030, l'entreprise pourra multiplier par 10 son rendement et rayonner dans toute la Côte d'Ivoire », a-t-il dit.

Pour Olga Yenou, directrice générale de l'entreprise TAFI S.A., spécialisée dans la transformation de fèves de cacao en produits semi-finis, grâce au programme, sa capacité actuelle de transformation qui est de 4 000 tonnes sera portée à 30 000.

S'inscrivant dans la Stratégie Nationale de Construction et d'Accélération des Champions Nationaux 2026-2030, le PEPITE vise à identifier, soutenir et transformer des startups, Toutes Petites Entreprises (TPE), Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Entreprises de Taille intermédiaire (ETI) au sein des 15 pôles stratégiques nationaux.
Ayoko Mesah
Légende photo : Le Premier ministre Robert Beugré Mambe et la première cohorte des bénéficiaires de PEPITE

7 décembre 2019 – 7 décembre 2025

Il y a des êtres dont le souvenir devient un devoir. Des hommes qui ne s'effacent pas, mais s’inscrivent dans l’argile du temps comme un sceau indélébile de sagesse, d'action et de don de soi.

Charles Koffi Diby est de ceux-là.

Un destin forgé dans le service de l’État

Né pour servir et non pour se servir, Charles Diby a parcouru les sentiers exigeants de la haute fonction publique avec le souffle d’un bâtisseur et l’élégance d’un sage.

Financier rigoureux, économiste avisé, diplomate respecté, il fut tour à tour :

Ministre de l’Économie et des Finances, où il a rétabli la confiance, maîtrisé les équilibres budgétaires et repositionné la Côte d’Ivoire sur l’échiquier international.

Ministre des Affaires Étrangères, artisan du rayonnement diplomatique et de l’intégration régionale.

Président du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel, voix consultative de la nation, promoteur du dialogue et de la réflexion citoyenne.

Et avant cela, au Trésor Public, il a laissé une empreinte magistrale en tant que Directeur Général. Homme de méthode, il a impulsé la modernisation, la transparence, et l’excellence administrative.
Un souffle qui guide encore le Trésor Public

Aujourd’hui, alors que le Trésor Public ivoirien célèbre ses 62 ans, son nom revient à chaque étape, à chaque réforme, comme un repère silencieux :

Il a incarné l’exigence du travail bien fait.

Il a exigé de chacun, et s’est exigé davantage encore de lui-même.

Il a ouvert la voie à l’ère numérique, à la performance managériale, à la qualité durable.

Chaque innovation porte encore, en filigrane, sa rigueur. Chaque geste d’un agent, sa mémoire. Chaque flamme d’engagement, son héritage.

Ce que j’ai semé, veillez à ce qu’il fleurisse.

À vous, ses collaborateurs, ses compagnons de route, sa famille du Trésor, de la Marahoué, de la Côte d’Ivoire entière…

Merci d’avoir su transformer la douleur en fidélité, Merci de faire vivre son nom, non dans la plainte, mais dans l’action. Merci de faire de sa mémoire une graine qui germe.

Il n’est pas parti, Il est devenu Présence. Non plus une voix qu’on entend, Mais une boussole qu’on suit.

L'homme, l'exemple, la flamme

Il avait cette manière rare de dire des vérités sans blesser, de corriger sans humilier, de guider sans s’imposer.

Pour sa famille, il fut tendresse et protection. Pour ses amis, loyauté et hauteur. Pour ses collègues, exigence et respect. Pour ses collaborateurs, une école vivante de leadership.

✨ Ce 7 décembre, souvenons-nous, honorons, avançons

Que chaque rose déposée à Pakouabo soit le reflet d’un engagement renouvelé. Que chaque prière soit un pont entre le visible et l’invisible. Que chaque larme soit un témoignage d’amour éternel.

Charles Koffi Diby, le frère, le patron, le sage, le père, le modèle… Vit encore dans les plis de notre mémoire, Et dans les hauteurs de notre ambition collective.

Il n’y a pas d’adieu pour ceux qui deviennent lumière

Car les justes ne meurent pas. Ils deviennent racines dans nos convictions, Et étoiles dans nos combats.

Par Norbert KOBENAN

La deuxième édition du Marché de noël de l’association des épouses des présidents d’institution et de ministres (Aem) a été officiellement lancée le vendredi 5 décembre 2025, à la patinoire du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. L’événement s’est déroulé en présence de la Première Dame, Madame Dominique Ouattara, invitée d’honneur de cette édition placée sous le thème : « Un geste, un sourire, un Noël pour tous ».

Organisée sur trois jours, cette rencontre festive met en lumière le savoir-faire, la créativité et le talent des artisans ivoiriens. Les visiteurs pourront découvrir une large sélection d’œuvres et de produits artisanaux illustrant la richesse du patrimoine culturel national.

À l’issue de la cérémonie de lancement, la Première Dame a exprimé sa satisfaction quant à l’initiative de l’Adem : « Je trouve que c’est une très belle initiative de l’ADEM dirigée par ma petite-sœur Patricia Ahoussou Kouadio, et de l’ensemble des épouses des Présidents d’Institution et de Ministres. C’est une très belle initiative qui va permettre d’aider beaucoup de personnes démunies. C’est organisé de façon magistrale. Je suis très heureuse d’avoir pu assister au lancement », a-t-elle déclaré.

Auparavant, le parrain de l’événement, Monsieur Adama Bictogo, a salué l’engagement constant de la Première Dame en faveur du bien-être des populations, rappelant que son action inspire fortement l’Adem dans ses initiatives sociales : « Aujourd’hui, vos jeunes sœurs vous ont emboîté le pas », a-t-il affirmé, soulignant le rôle moteur de l’association dans l’amélioration des conditions de vie des élèves.

La Présidente de l’ADEM, Madame Patricia Ahoussou Kouadio, a pour sa part exprimé sa gratitude envers la Première Dame pour son soutien constant, notamment financier. Elle a rappelé que cette deuxième édition du Marché de Noël s’inscrit dans la continuité des actions menées par l’association, notamment la construction et la réhabilitation de cantines scolaires et de bibliothèques à travers le pays. « Nos actions accompagnent la politique sociale du Gouvernement, car les besoins sont énormes. Chaque article vendu lors de ce marché permettra d’aider les populations », a-t-elle souligné.

Madame Essé Bintou, Adjointe au Maire de Cocody, s’est également réjouie du choix de sa commune pour abriter cette édition du Marché de Noël.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par des remises de présents à la Première Dame et à plusieurs personnalités, ainsi que par la distinction de partenaires et de membres engagés aux côtés de l’Adem.
Ayoko Mensah

La Côte d’Ivoire poursuit depuis plusieurs années un processus de transformation numérique d’envergure visant à moderniser l’action publique, renforcer l’efficacité administrative et soutenir la compétitivité de l’économie nationale. Digitalisation des paiements publics, déploiement de l’identité biométrique, essor des services en ligne, structuration de l’écosystème fintech : l’ensemble de ces avancées positionne le pays comme un acteur majeur de l’innovation technologique en Afrique de l’Ouest.
Dans ce contexte, la question de la souveraineté digitale se présente désormais comme un enjeu central, condition de la résilience de l’État, de la sécurité nationale et de la consolidation du développement économique.

La maîtrise des données constitue le premier pilier de cette souveraineté. Une proportion significative des données publiques et privées demeure aujourd’hui hébergée hors du territoire national, exposant l’administration, les institutions financières et les entreprises à des risques juridiques, stratégiques et opérationnels. Le développement de solutions d’hébergement souverain — notamment à travers les infrastructures technologiques du VITIB à Grand-Bassam, zone franche dédiée aux TIC — constitue une opportunité structurante pour renforcer la confiance numérique, sécuriser les actifs informationnels et assurer l’indépendance décisionnelle de l’État. Le VITIB, de par son positionnement stratégique, peut devenir un pôle technologique majeur permettant d’accueillir des data centers nationaux, des services cloud conformes au cadre juridique ivoirien et des entreprises innovantes opérant dans un environnement sécurisé.

La question des infrastructures de paiement représente un second axe prioritaire. La plateforme TrésorPay–TrésorMoney, portée par le Trésor Public, marque une étape importante dans la modernisation des transactions publiques, en renforçant la traçabilité, la transparence et la rapidité des paiements de l’État. Toutefois, une partie essentielle de l’écosystème financier repose encore sur des rails internationaux ou des infrastructures technologiques appartenant à des opérateurs privés. La Côte d’Ivoire gagnerait à consolider une infrastructure nationale de paiement interopérable, sécurisée et maîtrisée, afin de réduire les dépendances extérieures et d’affermir sa souveraineté économique.

La cybersécurité constitue un troisième volet déterminant. La digitalisation croissante des services publics expose le pays à des risques accrus d’attaques informatiques. Le renforcement des capacités institutionnelles — notamment celles de l’ANSUT, de l’ART-CI, de l’ANID, des services spécialisés de la Police scientifique et des équipes CERT — est essentiel pour anticiper, prévenir et contrer ces menaces. La mise en place d’une coopération renforcée avec les organisations régionales telles que la CEDEAO permettra également de mutualiser les compétences et d’améliorer la résilience collective.

L’identité numérique, quant à elle, demeure la clé de voûte de l’État moderne. La carte biométrique ivoirienne, en cours de déploiement, doit être pleinement intégrée aux services administratifs, fiscaux, sécuritaires et financiers. Une identité numérique fiable et universelle facilite l’inclusion financière, améliore la gouvernance, réduit les risques de fraude et optimise la gestion publique. Elle permet également de mettre en cohérence les registres nationaux, condition de toute stratégie de développement digital.

Enfin, l’intelligence artificielle ouvre une nouvelle dimension de souveraineté. Dans un contexte où l’IA influence la finance, la santé, la sécurité et l’éducation, la Côte d’Ivoire doit structurer une stratégie nationale lui permettant de développer ses propres capacités, de former massivement sa jeunesse et d’encadrer l’utilisation des technologies émergentes. Le pays a l’opportunité de devenir un hub régional de compétences numériques, à condition d’investir dès à présent dans les infrastructures, la recherche et la gouvernance technologique.

Pour mémoire, la souveraineté digitale n’est pas un objectif secondaire : elle constitue un prérequis pour la stabilité, la sécurité et la compétitivité de la Côte d’Ivoire dans un environnement international en mutation rapide. La consolidation de cette souveraineté repose sur une action coordonnée de l’État, de ses institutions spécialisées, du secteur privé, des partenaires techniques, ainsi que des pôles technologiques comme le VITIB. En maîtrisant ses données, ses paiements, sa cybersécurité, son identité numérique et son développement en intelligence artificielle, la Côte d’Ivoire se donne les moyens d’un leadership numérique durable et d’une préservation efficace de son autonomie stratégique.


Par Norbert KOBENAN

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